mardi 4 août 2026

La Quotidienne centriste du 4 août 2026. Agression de l’Ukraine: les morts en Russie sont aussi de la responsabilité de Poutine


L’Ukraine peut désormais frapper le territoire russe avec succès.

Cette capacité vient d’une part de la formidable ingénierie acquise par le pays depuis le début de l’invasion de Poutine, de la faiblesse de l’armée russe et des soutiens de Kiev qui lui ont donnée l’autorisation de ces attaques de drones.

Ces dernières causent des dégâts sur les infrastructures, notamment les raffineries et les centrales électriques, sur les installations militaires, sur les entrepôts qui fournissent l’armée mais aussi sur les villes où des pertes civiles sont à déplorer si l’on en croit les dires de Moscou, sachant que celles-ci sont involontaires de la part des Ukrainiens.

Quoi qu’il en soit, une réalité demeure.

Non seulement Poutine est responsable de tous les morts russes qu’ils soient des militaires ou des civils mais concernant ces derniers tués par des drones ukrainiens, voilà qui le réjouit car cela qui lui permet de présenter Volodymyr Zelenski comme un tueur d’innocents auprès de sa population et d’alimenter sa propagande anti-ukrainienne à l’extérieur.

Reste qu’il ne faut jamais oublier que le criminel c’est lui et seulement lui.

S’il n’avait pas envahi l’Ukraine mais également s’il avait accepté de parler de paix quand Zelensky le lui a proposé, il n’y aurait jamais eu de victimes civiles russes.

C’est son refus, ses bombardements incessants sur les villes ukrainiennes pour assassiner des innocents dont des femmes et des enfants parce qu’il veut une victoire écrasante pour réduire l’Ukraine à un simple appendice de l’empire qu’il veut constituer qui sont les causes des morts de ses compatriotes.

Alors, il faut déplorer ces victimes civiles mais qu’elles soient ukrainiennes ou russes, le seul responsable s’appelle Vladimir Poutine.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


Vues du Centre. Pour une opposition sans concession mais intelligente face au RN

Par Jean-François Borrou


Ce n’est pas parce que le RN dit que le soleil réchauffe et que l’eau désaltère qu’il faut dire le contraire…

A trop vouloir s’opposer au RN de manière manichéenne à l’instar de LFI, on risque de dire et faire n’importe quoi qui, pire, lui profitera ce qui est d’ailleurs peut-être la stratégie des amis de Mélenchon.

Oui, évidemment, tous les démocrates doivent s’opposer fermement et sans concession aux projets et au programme de l’extrême-droite mais de manière intelligente.

Le systématique frontal permet ainsi au RN et à toute la galaxie qui gravite autour de se parer des habits des boucs-émissaires d’un complot des puissants et de l’Etat profond, et d’affirmer aux Français que quoiqu’ils disent ils sont voués aux gémonies.

Et cette victimisation fonctionne!

Mais, attention, certains ont choisi une voie tout aussi dangereuse qui est de récupérer les thèmes du RN et de le concurrencer sur le terrain de la démagogie et du populisme.

Malheureusement, c’est parfois le cas dans l’espace centriste/central.

Ici, aussi, c’est une stratégie perdante puisque cela légitime les discours irresponsables et irréalistes de l’extrême-droite, donc, in fine, lui profite encore.

Ni confrontation manichéenne, ni compétition populiste, seulement une parole et des actes qui démontent les affirmations mensongères et haineuses du RN où se mêlent allègrement fake news et théories complotistes et qui, en même temps, se basent sur un vrai projet politique concret et réalisable.

De même lorsque le RN dit des choses sensées ou vraies, il faut faire remarquer qu’il est obligé de le faire et se rallier malgré lui au camp des responsables, non par conviction mais pour ne pas apparaître comme ridicule et incompétent même face à son électorat de fan(atique)s.

Au moment où l’extrême-droite est aux portes du pouvoir, cette opposition n’est pas souhaitable, elle est une exigence et une urgence.

Jean-François Borrou

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.]

 

 


L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Présidentielle 2027: l’axe central faillira-t-il face à sa mission historique, sauver la démocratie?


Tout sauf les extrêmes.

Ce mot d’ordre est le cri de ralliement qui doit absolument unir tous les défenseurs de la démocratie républicaine libérale qui sont aujourd’hui identifiés sous l’appellation d’axe central pour cette élection présidentielle de l’année prochaine.

Il faut bien comprendre que ce qui regroupe tous les partis qui vont de la social-démocratie à la droite conservatrice, ce n’est pas un programme politique commun mais des valeurs et des principes qui sont les fondements de cette démocratie républicaine libérale.

Cet axe central s’est constitué de fait au cours de ce début de 21e siècle face à la montée des extrêmes et plus particulièrement de l’extrême-droite puis de la résurgence d’un populisme récupéré largement par ces extrémismes.

Il n’a évidemment pas de siège social, ni d’existence matérielle mais est un espace politique qui s’est constitué de fait et qui a pour unique objectif de sauver la démocratie républicaine libérale.

C’est une mission historique qui doit durer le temps de la menace qui n’a jamais été aussi prégnante.

Actuellement, l’axe central fonctionne plus ou moins dans notre pays avec le gouvernement de Sébastien Lecornu, non dans sa composition mais du fait que son existence est dû à une alliance informelle entre les formations allant du PS à LR en passant par Renaissance, le MoDem et Horizons même si le PS a pu voter des motions de censure.

Mais, avec l’élection présidentielle l’axe central avance complètement diviser puisque presque toutes les formations le composant vont présenter un candidat au premier tour.

A priori, rien d’anormal, chacun venant défendre son programme qui représente sa propre sensibilité et l’on est en droit d’espérer qu’il y aura un rassemblement autour du candidat de l’axe central qui sera présent au second tour.

Sauf qu’il y a un risque qu’il n’y en ait aucun!

Il existe en effet une probabilité, certes faible mais réelle, que ce second tour voit s’affronter un candidat d’extrême-gauche face à une candidate d’extrême-droite.

Si tel était le cas, ce serait en partie dû à l’absence d’union de l’axe central au premier tour.

Et si tel était le cas, l’axe central faillirait à sa mission historique en permettant l’élection d’un adversaire de la démocratie républicaine libérale.

Nous n’en sommes pas encore là et il faut espérer que ce scénario catastrophe ne surviendra pas.

Reste que pour l’éviter, tous les candidats et les partis de l’axe central doivent faire preuve de responsabilité sachant que ce qui est en jeu c’est le future même de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Il ne s’agit pas de renier ses convictions politiques mais de défendre le cadre qui permet de les exprimer.