Voici une sélection, ce 16 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Discours devant la première promotion du Service national] Officiers,
sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins et aviateurs et parmi vous
appelés du Service National, personnel civil de la Défense, il y a un peu moins
d'un an, à Varces, j'annonçais la création d'un nouveau Service National,
exclusivement militaire, fondé sur le volontariat.
Ce Service national poursuit trois objectifs. Renforcer le lien entre la nation
et son armée, renforcer la résistance de notre pays et consolider la formation
de la jeunesse de France. L'ambition est de monter en puissance progressivement
avec 3 000 appelés cette année, 10 000 en 2030. Nous y sommes. Le Parlement a
voté la loi de programmation militaire, le Conseil constitutionnel l'a validée,
elle a été promulguée il y a quelques semaines, c'est maintenant une réalité.
Je me trouve donc aujourd'hui devant vous, à Orange, pour baptiser la première
promotion 2026 des appelés du Service national. Oui, vous êtes les premiers,
les premiers à avoir répondu volontairement à l'appel de la nation dans ce
nouveau cadre, les premiers à avoir ainsi choisi de consacrer dix mois de votre
vie au service de la France, les premiers aussi à tracer une voie que d'autres
emprunteront après vous.
Vous n'êtes pas ici par hasard, vous avez choisi de vous engager, vous avez été
sélectionnés et vous recevez la confiance des armées, et cette confiance vous
oblige, cette confiance vous confère la mission d'apprendre avec humilité et
servir avec discipline. Vous allez vous former à un métier, acquérir des
compétences, découvrir la vie d'une unité militaire et contribuer à ses
missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux
encore, le sens du collectif, c'est-à-dire compter sur les autres, s'appuyer
sur eux, être dignes de leur confiance.
L'esprit d'engagement, ce n'est jamais servir seul, c'est aussi cela que nous
voulons vous transmettre avec le Service national. Vous allez prendre la mesure
du premier des enseignements de cet engagement, la vie des autres est aussi la
vôtre. À Varces, je vous disais que j'avais confiance en votre soif
d'engagement et que l'armée de la République était le cadre naturel pour
exprimer cette volonté de servir. Ce qui vous rassemble aujourd'hui, c'est ce
désir de servir, plus grand que soi, et de se rendre utile à la France. Il faut
désormais à votre promotion un nom, un nom qui parle à votre génération, un nom
qui rappelle ce que la France doit à sa jeunesse, un nom qui porte une certaine
idée de l'engagement et de la liberté. Ce nom sera celui d'Henri Fertet.
Henri Fertet est né le 27 octobre 1926. Il était lycéen à Besançon. C'était un
élève intelligent et appliqué, passionné d'histoire et d'archéologie. Et dès
l'été 1942, il rejoignit la Résistance. Il avait 16 ans, un peu moins que votre
âge, lorsqu'il choisit de ne pas rester spectateur de son temps. Il participa
comme chef d'équipe à trois opérations, s'illustra par son courage, son esprit
d'initiative, sa détermination, mais arrêté par les Allemands, emprisonné et
torturé durant 87 jours, condamné à mort, il fut fusillé le 26 septembre 1943 à
la citadelle de Besançon avec ses camarades. Henri Fertet combattit au péril de
sa vie pour que la France puisse redevenir libre.
Vous, héritiers de ce combat qui fut celui de tant d'autres, avez aujourd'hui
la chance de vivre dans la France libre. Votre époque n'est pas la sienne,
votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu'il fit, celui de servir
la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement. Parce que la
vie d'Henri Fertet est une leçon d'engagement, la France reconnut ce jeune
homme qui devint compagnon de la libération après sa mort. Il fut décoré de la
Légion d'honneur, de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la
résistance française, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la
médaille des déportés et internés résistants. Il reçut, à titre posthume, le
grade d'aspirant des forces françaises de l'intérieur. Oui, compagnon de la
libération, c'est aussi à ce titre que le nom d'Henri Fertet doit être connu de
votre génération.
Les 1038 compagnons de la libération, dont une centaine n'avaient pas 20 ans au
début de la Seconde Guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse
française. Militaires, civils, venus de tous les horizons, illustres comme
anonymes, ils avaient fait le choix de la France et de la liberté, le choix de
servir plutôt que subir. C'est pourquoi j'ai décidé qu'à l'avenir chaque
promotion du Service national portera le nom d'un compagnon de la libération,
afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France et que
leurs histoires de Français deviennent histoire de France.
Dans sa dernière lettre à ses parents, Henri Fertet écrivait « Je veux une
France libre et des Français heureux ». Des mots simples qui nous rappellent
que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédées, il nous
revient de la préserver, cultiver et propager. La liberté n'a de sens que dans
la mesure où elle offre à chacun de vivre, d'espérer, de construire son avenir.
Cet idéal, celui d'Henri Fertet, vous accompagnera désormais. Il donnera une
profondeur supplémentaire à ce que vous allez vivre ces prochains mois, la
découverte du métier des armes, les traditions, la camaraderie, le goût de
l'effort, l'obéissance choisie, parfois aussi l'inconfort et l'incertitude qui
cultivent le caractère. Vous allez aussi découvrir la richesse de nos armées,
de leurs missions, les nombreux métiers qu'elles offrent et les talents
qu'elles font fructifier. Vous y apporterez votre jeunesse, vos compétences,
votre enthousiasme et votre énergie. En retour, les armées vous transmettront
le culte du dépassement de soi, le sens de la mission et la fraternité d'armes.
Ces vertus, je le sais, vous accompagneront tout au long de votre vie.
Dans quelques mois, votre Service national prendra fin. Certains d'entre vous
poursuivront leur chemin dans nos armées d'actives ou de réserves. Mais chacun,
quel que soit son choix, demeurera un acteur de la cohésion nationale et
emportera avec lui cette conviction. Servir la France est une fierté et un
honneur. Alors, appelés de la première promotion du Service national, vous qui
portez désormais le nom d'Henri Fertet, portez-le avec fierté. Soyez digne de
la confiance qui vous est faite. Soyez fidèle à l'engagement que vous avez
choisi.
Vive la promotion Henri Fertet du Service national. Vive la République. Vive la
France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Quand on casse, on doit en payer les conséquences. C’est le sens du projet
de loi « casseurs-payeurs » présenté ce matin en Conseil des ministres.
Manifester est une liberté fondamentale. Mais trop souvent des casseurs
profitent des manifestations pour commettre des violences et des dégradations.
Concrètement, au-delà du volet pénal, nous engagerons systématiquement leur
responsabilité civile :
- Ceux qui viennent en groupe pour commettre des violences ou des dégradations
devront payer jusqu’à 10 000 euros de réparation.
- Ceux qui restent après les sommations de dispersion alors que des violences
ou des dégradations sont commises pourront eux aussi devoir participer à la
réparation.
- Les dommages et intérêts dus aux victimes pourront être prélevés sur les
allocations familiales et les aides au logement, dans le respect d’un reste à
vivre.
Ce texte a fait l’objet d’un travail approfondi avec le Conseil d’État au cours
de l’été. À l’issue de son examen, il a validé l’ensemble de ses dispositions
et reconnu leur motif d’intérêt général : dissuader les violences et mieux
indemniser les victimes. Une règle simple : ceux qui cassent doivent participer
à la réparation.
> Le dérèglement climatique est une réalité
scientifique depuis des décennies. La France est particulièrement concernée,
avec un réchauffement plus rapide et plus marqué que la moyenne mondiale.
L’État a bâti une stratégie d’adaptation : 85 % des actions du plan national
(PNACC3) sont aujourd’hui engagées. Mais les événements extrêmes de 2026
montrent que nous devons accélérer notre préparation à des conditions
climatiques plus dures.
J’ai demandé à la ministre Monique Barbut d’identifier, d’ici début octobre,
les mesures concrètes et rapidement opérationnelles qui permettront d’accélérer
la mise en œuvre de ce plan. Elles concerneront le bâtiment, les transports,
l’agriculture, l’eau et la forêt, mais aussi l’enseignement et les conditions
de travail.
Nous devons aussi préparer le temps long. C’est pourquoi je saisis le Conseil
économique, social et environnemental. Qui doit agir et financer ? Comment
mieux prévenir pour réduire les dommages économiques et sociaux ? Comment
adapter nos territoires sans accroître les inégalités ? Comment concilier
souveraineté alimentaire, adaptation de notre agriculture et soutenabilité
économique ? Comment organiser un partage équitable et durable de l’eau ?
L’objectif : éclairer les choix à faire pour préparer la France.
> À toutes celles et tous ceux qui ont parlé sans
être entendus, qui ont attendu sans être protégés, nous devons davantage qu’une
indignation : nous leur devons des actes.
Contre les violences sexistes et sexuelles, nous devons construire une chaîne
de protection continue, de la prévention jusqu’à la justice. Dans le budget
pour 2027, le Gouvernement propose près de 1,5 milliard d’euros contre les
violences sexistes et sexuelles, auxquels s’ajoutent 2,6 milliards d’euros pour
la protection de l’enfance. S’ils sont votés, ces moyens permettront notamment
de recruter 300 magistrats, 700 enquêteurs et 300 encadrants scolaires
supplémentaires.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Hier à Orange, aux côtés du Président de la République, j’ai rencontré les
premiers jeunes appelés du Service national de la promotion Henri Fertet,
lycéen fusillé à l’âge de 17 ans à Besançon en 1943. Partout en France,
d’autres jeunes appelés font eux aussi leur rentrée au sein de nos armées.
Pendant dix mois, ils vont apprendre, se former, faire corps et servir leur
pays. Cette première promotion incarne pleinement l’ambition du Service
national : renforcer le lien entre notre jeunesse, nos armées et la Nation et
permettre à une nouvelle génération de s’engager concrètement au service de la
France. Je veux également remercier tous les militaires et les encadrants
mobilisés partout sur le territoire. Par leur engagement, ils accueillent,
accompagnent et transmettent aux appelés les valeurs et les exigences de nos
armées. Soyez fiers de votre engagement au service de la France.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Le décor est posé pour lancer la séquence budgétaire.
Vendredi 11 septembre dernier, j’ai tenu une conférence de presse pour
actualiser les prévisions de croissance et poser le cadre macroéconomique pour
le budget 2027.
C'est un exercice inédit de transparence, car la situation l’exige.
2026 est une année marquée par des crises multiples : géopolitiques,
climatiques, économiques qui pèsent sur notre croissance.
Le Gouvernement a donc révisé la croissance de notre pays en 2026 à +0,5 %.
Pour 2027, nous prévoyons un rebond de la croissance à 1 %.
Malgré ce trou d'air, notre pays a des atouts : un commerce extérieur
dynamique, un plan d’électrification qui nous protège contre la volatilité des
prix du pétrole et du gaz et une attractivité renforcée dans les secteurs
d’avenir (tech, IA, décarbonation).
Il est impératif de doter la France d'un budget pour 2027. Nous avons peu de
marge de manœuvre, mais nous devons préserver nos moteurs de croissance pour
affronter un monde plus incertain.
Transparence, crédibilité et responsabilité guideront nos choix.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Il y a quatre ans ce jour Mahsa Amini était tuée par la police des mœurs
du régime iranien. Tuée à 22 ans pour un voile mal ajusté. Pour avoir voulu
vivre libre. Sa mort a fait surgir un cri qui a traversé l’Iran et le monde :
Femme, Vie, Liberté Un cri que la répression sanglante du régime iranien ne
parviendra pas à éteindre. La France n’oublie pas Mahsa Amini. Elle se tient
aux côtés des Iraniennes et des Iraniens qui aspirent légitimement à la justice
et à la dignité. Ils doivent pouvoir décider librement de leur avenir. Leurs
droits fondamentaux doivent être respectés. Femme, Vie, Liberté
> Le détroit d’Ormuz doit être libéré. Suite aux attaques récentes des Houthis en Mer Rouge, j'ai convoqué une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ce soir.
> Vladimir Poutine cible ce qui fait notre force : l’Europe. Ces actes irresponsables cherchent à nous diviser. Ne tombons pas dans son piège. Unis, rien ne peut résister aux Européens.
> Quiconque s'intéresse à la paix et à la sécurité au Moyen-Orient devrait soutenir la tenue d'élections législatives et présidentielles en Palestine. La France et l’Europe feront leur part. Consacrons-nous tous à cet objectif : des élections palestiniennes maintenant.
> [Propos lors du déplacement en Finlande] Lorsque [la
ministre des Affaires étrangères finlandaise] es venu au mois de juillet de
l'année dernière, pour proposer que nous puissions faire franchir à nos deux
pays une étape dans l'amitié et la relation qui les lie depuis plus de 110 ans
maintenant, et singulièrement depuis l'indépendance, j'ai été très enthousiaste
à l'idée que nous puissions le faire aboutir. Le faire en un an à peine, ça
témoigne de l'ambition partagée que nous avons de construire ensemble un avenir
meilleur pour nos deux peuples et pour nos deux pays.
Et c'est donc avec beaucoup de satisfaction que nous venons de signer ce
partenariat stratégique qui repose sur cinq piliers, cinq engagements très
forts au service de nos souverainetés respectives.
Défendre l'Europe d'abord, premier pilier. Et je remercie le président Stubb,
le Premier ministre de la Finlande, pour leur accueil ce matin à Rovaniemi, où
nous avons d'abord visité la Lapland Air Wing, la base aérienne qui protège la
Laponie finlandaise, qui surveille une part importante de cette frontière,
puisque nous sommes ici à la frontière de l'Union européenne avec la Russie. La
Finlande, le peuple finlandais, connaît bien et peut-être mieux que quiconque
ce que c'est que la menace russe. Et c'était donc important pour moi de
participer à cette visite et au passage de prendre la mesure des exercices
auxquels les forces françaises vont se livrer dans le cadre de la Forward Land
Force, la force terrestre avancée qui est opérée par la Finlande et par la
Suède et à laquelle le président de la République a confirmé lors du sommet de
l'OTAN à Ankara que nous participions.
Toujours au chapitre de la défense de l'Europe, ce partenariat stratégique fait
évidemment une référence à l'annonce majeure qui a été faite par nos deux
gouvernements aujourd'hui de la participation de la Finlande au dialogue sur la
dissuasion avancée, ce qui marque une étape très importante pour notre
partenariat bilatéral, notre coopération de défense et le renforcement de la
sécurité européenne. Cette décision de la Finlande que nous saluons est
pleinement conforme aux obligations internationales de nos deux pays. C'est un
effort distinct qui a sa propre valeur et qui est parfaitement complémentaire
de celui de l'OTAN. Par cette coopération, la France et la Finlande réaffirment
leur ambition d'une Europe plus forte, plus sûre et mieux défendue.
Deuxième pilier, bâtir des sociétés durables en agissant de concert au plan
international pour l'atténuation du dérèglement climatique, pour l'adaptation à
ses conséquences dévastatrices et pour la résilience de nos deux pays.
Troisième pilier, les technologies émergentes en matière de production et
d'innovation. Nous venons d'avoir un échange sur l'intelligence artificielle et
le quantique, deux sujets que nous connaissons bien tous les deux, Elina et
moi, du fait de nos parcours respectifs, et une dimension de notre partenariat
qui s'illustre déjà avec la fourniture par Bull d'un supercalculateur, Lumi-AI,
au service de la souveraineté finlandaise.
Quatrième pilier, l'enseignement, la recherche et la culture, avec des
échanges, des projets et des coopérations croisées. Je veux citer le rôle
important que joue le lycée franco-finlandais d'Helsinki, qui est un moteur de
la coopération éducative franco-finlandaise.
Et cinquièmement, un dialogue politique renforcé entre nos deux ministères
notamment, ce qui ne sera pas difficile étant donné la qualité et la fluidité
de nos relations.
Et je terminerai à mon tour pour rendre hommage à Simo, ce héros finlandais qui
résista dans la neige et le froid contre l'envahisseur russe pendant la guerre
d'hiver, et en disant, comme je l'ai dit ce matin à Rovaniemi, que ce « sisu »,
cet état d'esprit finlandais dont on n'a pas de traduction exacte en français,
un mélange de détermination, de courage et de résilience, c'est exactement ce
dont l'Europe a besoin aujourd'hui, dont les pays européens ont besoin face aux
défis qui sont devant eux. Et ce « sisu », je le dis ici, ce n'est pas qu'un
état d'esprit collectif, c'est une attitude individuelle avant toute chose :
chacun porte une part de cette résistance à ce qui nous menace et des solutions
à apporter aux défis qui sont devant nous.
> Jamais les relations entre la France et la Finlande n'ont été aussi étroites. Ce partenariat stratégique, c'est à la fois le révélateur de l'étroitesse de cette relation, du niveau qu'elle a atteint, et c'est en même temps un process qui nous permet d'aller plus loin, et notamment au travers du cinquième pilier, que sont ces consultations régulières qui vont nous permettre d'entrer dans une plus grande intimité et de faire avancer les dossiers les uns après les autres. Donc, en quelque sorte, de les accélérer.
> La réaction qui a été la mienne après les frappes inacceptables de la Russie sur les chemins de fer visant des trains à quelques centaines de mètres de la frontière entre l'Ukraine et la Pologne, c'est-à-dire la frontière de l'Union européenne et de l'OTAN, frappes qui avaient pour objectif de dissuader les Européens, les partenaires internationaux de l'Ukraine de se rendre en Ukraine, ma réaction, c'est que ça m'a donné envie de retourner en Ukraine au plus tôt pour manifester notre solidarité, la solidarité de la France, mais la solidarité de la France mais la solidarité aussi de l'Europe vis-à-vis de l'Ukraine, et de démontrer que rien ne peut nous intimider et que rien nous fera abandonner notre stratégie de soutien à l'Ukraine, de pression sur la Russie et de préparation de la paix. Et j'ai dit au fond, avec ces provocations répétées, quand on frappe un chemin de fer à quelques centaines de mètres de la frontière avec l'Union européenne et l'OTAN, on cherche à intimider l'Europe, on cherche à la diviser. Parce qu'on sait bien qu’unis, rien ne peut résister aux Européens. Et c'est dans cet esprit que nous allons continuer à travailler, à consolider cette unité qu'en réalité, par sa stratégie, Vladimir Poutine n'a fait que renforcer. En témoigne l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN que nous avons saluée, dont nous nous réjouissons et qui sont au fond le résultat des erreurs de calcul de Vladimir Poutine.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> 160 000 enfants victimes de violences sexuelles chaque année. Nous n’avons
plus le droit de détourner le regard. Avec la loi intégrale, le Premier
ministre choisit les actes : près de 1,5 Md€ dès 2027, 300 magistrats, 700
enquêteurs et 300 encadrants scolaires supplémentaires, mais aussi des moyens
renforcés pour la santé, la prise en soin et l’accompagnement des victimes.
Protéger les femmes et les enfants est un combat de toute la société. L’État
sera au rendez-vous, avec des moyens et dans la durée.
> À la demande du Premier ministre, j’ai réuni aujourd’hui les acteurs de notre système de santé et de solidarité pour faire le point sur notre préparation face aux risques cyber. Les données de santé et les données sociales de millions de Français comptent parmi les plus sensibles. Face à la multiplication des cyberattaques, leur protection exige une mobilisation de l’ensemble de notre écosystème. Nous devons désormais aller plus loin et nous assurer de la mise en œuvre effective des mesures de sécurité, partout et dans la durée. Je souhaite renforcer notre pilotage et engager rapidement une mission de l’IGAS pour mieux identifier les risques et les responsabilités, mais aussi vérifier la mise en œuvre effective des mesures de sécurisation prioritaires.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> La France et l’Allemagne empruntent « à peu près au même taux », selon Mathilde
Panot. À peu près = près d'un point d'écart avec l'Allemagne, du jamais-vu
depuis 2012. Un point = 3 milliards d’euros dès la première année, plus de 30
milliards d’euros sur 10 ans. Donc oui : à 30 milliards d’euros près, c'est le
même taux. Mais bon, on n'est pas à 30 milliards d’euros près, hein ?
> Réussir la réforme de la facturation électronique est notre priorité commune. Les premiers résultats témoignent d'une excellente dynamique : 70 % des entreprises déclarantes à la TVA ont déjà désigné leur solution de réception, et cinq millions de factures électroniques ont déjà été échangées, pour plus de 15 milliards d'euros. Nous devons continuer d’accompagner les entreprises qui basculent. Je le redis : aucune sanction pour aucune entreprise en 2026. Les services de la dgfip restent mobilisés, avec une attention particulière pour les entreprises les plus petites et les moins numérisées. Je sais aussi pouvoir compter sur les 23 000 experts-comptables qui exercent partout en France.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Face aux violences faites aux femmes et aux enfants, nous avons besoin
d'une révolution. Beaucoup a été fait en 10 ans. Nous allons tout renforcer,
tout accélérer. Cette révolution, nous la ferons ensemble.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Derrière la banalisation de ce que l'on appelle encore trop souvent «gaz
hilarant» ou «ballons», il y a une réalité que nous ne devons ni ignorer ni
banaliser : le protoxyde d'azote est un danger sanitaire, environnemental et de
sécurité publique. Au ministère de l’Intérieur, j’ai reçu des maires et élus
d’Île-de-France directement confrontés aux ravages du protoxyde d’azote dans
leurs communes. Merci à Demba Traoré, Stephen Hervé, Inès Merbah, Farid Aïd,
Loline Bertin, Idir Madadi et Moumin Ismaël Aden, ainsi qu'au Sénateur Ahmed
Laouedj pour leurs échanges constructifs. Les maires sont en première ligne
face aux conséquences du détournement du protoxyde d’azote : risques pour la
santé, bonbonnes abandonnées dans l’espace public, comportements dangereux,
accidents, trafics. Ensemble nous devons renforcer la prévention et apporter
des réponses concrètes sur les défis qu'ils rencontrent. Depuis mon arrivée au
gouvernement, je mène ce combat aux côtés des victimes, des familles, des
professionnels de santé, des forces de sécurité et des élus locaux. Avec la loi
RIPOST, nous avons franchi une étape importante pour mieux répondre à l’usage
détourné de ce produit. Mais le combat continue. Le protoxyde d’azote n’est pas
un jeu. C’est un danger.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Nous signons aujourd’hui la première Charte nationale de déontologie
des salons de l'orientation. Finies les promesses d'inscription sur place, les
informations non vérifiées sur les frais de scolarité ou sur les débouchés.
Dorénavant, des engagements clairs en matière de transparence et de loyauté de
l'information doivent être délivrés aux étudiants et aux familles. Son respect
conditionnera l'octroi du parrainage de l'État. Sur la régulation de
l’enseignement supérieur privé, le gouvernement mène une politique d’ensemble
et cohérente : réforme de Qualiopi, projet de loi régulation de l’enseignement
supérieur, charte des salons. Une action déterminée par le seul intérêt des
jeunes et des familles.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Au troisième Haut-comité pour le Numérique écoresponsable, pour signer la
charte de bonnes pratiques sur les appareils reconditionnés et lutter contre la
concurrence déloyale. La sobriété est un vecteur de compétitivité et de
souveraineté.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Sarah Knafo siège au Parlement européen avec l’AfD avec qui elle dit avoir
« des intérêts communs ». L’AfD, ce sont des élus qui relativisent le
passé nazi de l’Allemagne, défendent la « remigration » et remettent en cause
les droits fondamentaux des femmes et des personnes LGBT. Ce rapprochement n’a
rien d’anodin. La banalisation de ces idées est dangereuse et menace nos
libertés, en Allemagne comme en France.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> Dans un contexte international instable, renforcer notre défense est une
nécessité. C’est aussi une opportunité majeure pour notre industrie, nos
territoires et l’emploi. Notre industrie de défense représente déjà plus de 210
000 emplois. Elle aura besoin de 100 000 femmes et hommes supplémentaires d’ici
2030. C’est tout le sens du Plan national pour l’emploi dans l’industrie de
défense que je lance aujourd’hui. Anticiper les besoins, former, orienter,
accompagner les entreprises : nous mobilisons tous les acteurs, au plus près
des territoires, pour répondre aux besoins réels de notre industrie de défense.
Nous devons faire de cette montée en puissance une opportunité. 9 régions et 27
bassins d’emplois ont été identifiés comme prioritaires. Renforcer notre
défense, c’est investir dans notre souveraineté et c’est aussi créer des
emplois!
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Très heureux d’avoir échangé, place Vendôme, avec les directrices et
directeurs interrégionaux ainsi que les cadres de la Direction générale de
l’administration pénitentiaire (DGAP), à l’occasion de leur comité de direction
élargi. L’occasion de les remercier personnellement pour leur mobilisation dans
le contexte de transformation et de modernisation profondes que nous opérons. À
travers eux, c’est à l’ensemble des agents de l’administration pénitentiaire
que j’ai souhaité réaffirmer mon soutien dans le travail essentiel qu’ils
accomplissent pour la sécurité des Français.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Le SPACE de Rennes est un rendez-vous majeur pour notre élevage et pour
l’agriculture française. J’y ai rencontré des femmes et des hommes qui, malgré
une année éprouvante marquée par la sécheresse et la canicule, continuent
d’avancer, d’investir, d’innover et de préparer l’avenir. Notre responsabilité
est d'être à la hauteur de leur engagement, de leur donner les moyens de
produire, de rester compétitifs et de défendre notre souveraineté alimentaire.
C'est pour eux que nous agissons, tous les jours.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Quelle fierté de rencontrer les premiers jeunes du service militaire
volontaire à Orange aux côtés du Président de la République. Ils viennent de
toute la France, ont des parcours divers. Et ont en commun d’aimer leur pays et
de choisir de le servir. L’École transmet les valeurs de la République et
prépare chacun à exercer sa citoyenneté. Ces jeunes donnent aujourd’hui une
traduction concrète à ces valeurs : l’engagement, le sens du collectif, le
service des autres. Bravo à ces premiers volontaires du Service national ! Leur
engagement nous oblige.
> Ces derniers jours, plusieurs professeurs et personnels de l’Éducation nationale ont été menacés ou agressés. Je veux leur dire une chose simple : l’institution sera toujours à leurs côtés. On peut demander à rencontrer un professeur pour avoir des explications sur une décision prise. Mais on ne l’insulte pas, on ne le menace pas, on ne l’agresse pas. Et lorsqu’un parent - ou qui que ce soit d’autre - franchit cette ligne, il doit y avoir des conséquences. Protection fonctionnelle, action judiciaire et, désormais, dans les situations les plus graves, possibilité de changer un enfant d’école pour protéger les personnels : nous avons les moyens d’agir et nous les utiliserons à chaque fois que c’est nécessaire. Aucune violence contre un personnel de l’Éducation nationale ne sera tolérée. Aucune ne restera sans réponse.
> Comment faire de l’IA un outil au service des apprentissages ? Comment mieux former nos professeurs et donner envie de le devenir ? Ces défis, nous les partageons de part et d’autre de l’Atlantique. J’ai échangé avec mon homologue de la province de l’Alberta, au Canada, sur les réponses que nous y apportons. Croiser nos expériences et les formaliser par une lettre d’intention, c’est nourrir notre action pour la réussite des élèves et pour ceux qui la rendent possible : nos professeurs.
> Vive la Fête du sport ! Au jardin des Tuileries comme partout en France, plus de 1 200 événements ont été organisés aujourd’hui pour mettre le sport au cœur de la rentrée. Dans les écoles et les établissements, le sport est bien plus qu'une activité physique : c’est un formidable levier d’éducation, de santé et de cohésion. C’est aussi une véritable alternative aux écrans ! Merci aux sportifs, aux professeurs, aux bénévoles et à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour faire découvrir la diversité des pratiques sportives et donner à chacun l’envie de bouger.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> La science avance aussi parce que les connaissances, les données et les
résultats circulent. À la clôture du Forum BlueSky de l’OCDE, j’ai présenté
notre nouvelle stratégie nationale de science ouverte et la création d’une
forge nationale pour les logiciels développés dans l’enseignement supérieur et
la recherche. Une ambition : faire de la science ouverte un principe par
défaut, sans naïveté. Aussi ouvert que possible, aussi vigilant que nécessaire.
> L’orientation des jeunes ne peut pas être un marché où toutes les promesses sont permises. Aux côtés de Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, nous signons avec le Groupe AEF, L’Étudiant et Studyrama une charte de déontologie pour les salons d’orientation. Une exigence : garantir aux étudiants et à leurs familles une information claire et fiable pour faire des choix éclairés. Une nouvelle étape pour mieux réguler l’enseignement supérieur privé par la qualité.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Une fois de plus, une attitude escalatoire et agressive de la part de la
Russie. Je rentre de deux jours en Ukraine. On voit que les frappes contre les
civils, contre les infrastructures ukrainiennes se multiplient, à la fois à
travers les drones, les attaques de missiles balistiques. Tout ça montre en
fait une forme de fébrilité de la part de la Russie qui est en difficulté sur
le terrain, qui voit la guerre aujourd'hui sur son territoire, avec
l'innovation que montrent les Ukrainiens, avec les frappes en profondeur sur
les raffineries par exemple. Et donc une volonté de la part de la Russie
d'intimider, intimider non seulement la population ukrainienne, mais aussi
intimider les opinions publiques européennes. Et donc la meilleure réponse,
c'est de rester calmes, de rester résilients. J'ai vu ces deux jours à Kyiv et
à Tchernihiv, une population ukrainienne extrêmement résolue, extrêmement
courageuse, déterminée, qui, malgré la fatigue, malgré les frappes et la façon
dont ça bouleverse le quotidien, qui reste absolument déterminé à mener ce
combat.
> Dès le début de la guerre, Poutine pensait que les Européens perdraient leur concentration, que les Ukrainiens perdraient leur détermination et que le temps jouait en sa faveur. Ce calcul a échoué à plusieurs reprises. Aujourd’hui, le soutien à l’Ukraine vient des Européens, nous accélérons notre aide militaire et économique et nous sommes plus unis que l’année dernière.
> La Russie n’a pas réussi à intimider ni à diviser les Européens à plusieurs reprises. Cela échouera encore une fois. Nous resterons calmes, poursuivrons et accélérerons notre soutien à l’Ukraine.
> Le leadership stratégique de la France est reconnu et attendu par nos partenaires. Il suffit de voir la réception du discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion avancée. Hier la Finlande a annoncé être le dixième pays à rejoindre l’initiative.
> Europe de la défense, autonomie stratégique: pendant longtemps la France était seule pour pousser cette vision au niveau européen. Aujourd’hui nos partenaires nous rejoignent et les Européens réarment et prennent en charge leur sécurité.
> Nos alliés peuvent compter sur le soutien de la France. La meilleure façon de dissuader la menace, c’est d’être forts et unis. C’est le sens de notre présence dans les Pays Baltes, en Roumanie, de l’approfondissement de notre relation stratégique avec la Pologne.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Jean-René Cazeneuve (député)
> Contrairement à ce que veulent nous faire croire LFI et le RN, les
retraités ne seront pas les seuls à devoir faire des efforts : le redressement
de nos finances publiques doit être et sera l’affaire de tous.
> L’effort pour redresser nos finances publiques doit être collectif. Avec des taux d’intérêt qui ont atteint 4,5 % ce matin, notre dette pèse sur notre capacité à investir dans tous les secteurs, notamment la transition écologique, l’IA et nos entreprises. L’effort doit être porté par tous : l’État, la Sécurité sociale, les collectivités, mais également notre système de retraites. Nous devons réduire les dépenses de la manière la plus juste possible : chacun doit prendre sa part de l’effort.
Pierre Cazeneuve (député)
> LFI et le RN font mine de s'indigner de l'effort demandé aux retraités
dans le budget. Rappel : la moitié de cet effort aurait pu être évité si la
reforme des retraites n'avait pas été suspendue, suspension qu'ils ont exigé
sous peine de censure. Ce sont des tartuffes !
Violette Spillebout (députée)
> La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Un texte
essentiel pour mieux protéger les femmes et les enfants et renforcer notre
réponse face aux violences.
> La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles ne peut pas être une loi de plus, sans que les moyens lui soient dédiés. Aujourd’hui, SébastienLecornu franchit une étape décisive en annonçant pour la première fois les moyens qui accompagneront cette loi : 1,5 milliard d’euros dès 2027, dans le cadre d’une trajectoire pluriannuelle. Justice, enquête, prévention, santé, accompagnement des victimes : nous devons enfin nous donner les moyens d’agir à la hauteur de l’urgence. La mort de Lyhanna nous oblige. Et elle nous oblige.
> Ce matin à l’Assemblée nationale, deux auditions
dans le cadre de la commission spéciale chargée d’examiner la loi intégrale
contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants.
La coalition féministe et enfantiste, avec plusieurs associations, fondations
et organisations syndicales engagées sur le terrain.
Les spécialistes du psychotraumatisme, de la dissociation et de l’emprise.
Avant début de l'examen en commission lundi prochain, avec mes collègues du
groupe députés Ensemble, nous travaillons la loi, et restons extrêmement
vigilant aux moyens budgétaires qui seront dédiés à chaque article de cette loi
essentielle pour notre société.
> J’étais aux côtés de Constance Bertrand et Mié Kohiyama pour l’avant-première du documentaire : Le Monde à l’Endroit, coproduit par BeBrave France. Un film nécessaire, consacré au travail de l’exceptionnelle Dre Muriel Salmona sur les conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles subies dans l’enfance et sur l’accompagnement des victimes. Sortie partout en France le 30 septembre ! Et j’espère bientôt à l’Assemblée nationale pendant nos débats sur la Loi Intégrale, pour un éclairage indispensable à nos débats et pour contribuer à faire avancer la reconnaissance et la prise en charge des victimes.
> Je suis allée soutenir les forces de l’ordre mobilisées devant l’Assemblée nationale. Leurs attentes sont claires : davantage de moyens pour enquêter, des outils modernisés, un meilleur traitement des plaintes, des métiers plus attractifs et une juste reconnaissance de leur engagement, notamment à travers les salaires et les primes de risque. Des sujets très concrets sur lesquels nous serons pleinement mobilisés lors de l’examen du prochain budget.
> Pour le logement, à la préférence nationale du RN, j’oppose la préférence travail. Celles et ceux qui travaillent, parlent français, respectent les règles de la République et contribuent à notre pays ont toute leur place dans le logement social.
> Depuis novembre 2025, avec Gabriel Attal nous proposons de refonder profondément notre système de retraites. Sortir du totem de l’âge, mettre fin aux mesurettes et construire un système universel plus juste : 1 € cotisé = 1 € sur son compte retraite, avec une part de capitalisation accessible à tous. Recréeons la confiance entre les générations !
Paul Midy (député)
> Les forces de l’ordre manifestent aujourd’hui devant l’Assemblée
nationale, il faut entendre leur colère. Avec les députés Ensemble, nous sommes
allés à leur rencontre pour échanger sur des solutions concrètes. Les 15
milliards d’euros supplémentaires que nous avons votés avec la loi de
programmation du ministère de l’Intérieur doivent arriver sur le terrain et
soutenir concrètement les policiers.
Constance Le Grip (députée)
> Il y a 4 ans, Mahsa Amini était arrêtée et mourait sous les coups de
la sinistre «police des mœurs» du régime des mollahs et des Gardiens de la
Révolution Islamique. Femme, Vie, Liberté, toujours !
> Moment fort et émouvant ce soir à Neuilly, avec le dévoilement d'un olivier planté en hommage à toutes les victimes de l'antisémitisme. Plus que jamais, dans notre ville, nous restons mobilisés dans le combat essentiel contre la haine antisémite, et nous tenons aux côtés de nos compatriotes de confession ou de culture juive. Pour la tolérance, la solidarité, la concorde et le respect !
● MoDem
Erwan Balanant (député)
> La Convention Citoyenne pour la Démocratie réunira dès l’automne citoyens,
parlementaires, membres du CESE pour travailler à une réforme de notre
démocratie. Ravi d’avoir évoqué ce matin, lors du lancement, le lien évident
avec la mission gouvernementale que je mène actuellement.
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> [Feux de forêts] Je regrette notre impréparation. Les incendies de
2022 représentaient un avertissement. Ceux de 2026 ont été un basculement. Nous
n’avons pas profité de ces années pour nous préparer. La population n’était pas
préparée aux risques, elle n’a pas acquis de culture de la prévention.
Je regrette également notre manque de progression en ce qui concerne
l’équipement technologique. Il est nécessaire pour faire face à ces défis
climatiques. Je tiens à rappeler que la Gironde a tout vécu cette année. Nous
avons subi des submersions marines, des inondations, des épisodes de canicule,
de sécheresse, des incendies, de la grêle, des tornades, des maladies bovines
et de la forêt… Nous devons sortir de ce système qui consiste à réagir aux
crises vers un système d’accompagnement à long court. (…)
Il est nécessaire d’équiper nos territoires de davantage d’ingénierie. Il nous
faut des drones multitâches, des moyens technologiques de nuit, des
exosquelettes pour aider nos pompiers face à ces murs. Tout le travail ne peut
pas venir de l’aérien.
Nous devons également avoir la capacité de venir en aide rapidement aux
personnes qui ont tout perdu et qui souhaitent reconstruire leurs biens, en
prenant en compte les défis climatiques.
Nous en sommes à notre troisième Plan national d’adaptation au changement
climatique. Tout cela est très technique, il faut désormais passer à la
pratique. Depuis les municipales, nous avons 200 nouveaux maires. Ils n’ont pas
forcément eu le temps de s’informer sur toutes les mesures à adopter.
Je préconise donc des exercices dans des conditions réelles, comme l’avait fait
le maire de Lège-Cap-Ferret en 2022. Il a trouvé des solutions, pris en compte
toutes les problématiques, et quand il a fallu évacuer, tout s’est passé dans
le calme.
Je conseille aux élus de mettre en place ce genre
d’exercice avec leur préfecture.
C’est très parlant et ça permet de préparer un plan général de sauvegarde.
> 80% des touristes qui se rendent en Gironde sont
Français. Il ne suffit pas de faire une campagne de communication destinée aux
visiteurs venant de l'étranger. Nous devons faire preuve de solidarité,
notamment à l’encontre de nos entreprises qui n’arrivent pas à rattraper le
manque à gagner. Il va falloir être très réactif dans notre aide aux
entreprises.
Il y a toute une stratégie à travailler pour l’avenir. Il faut travailler au
développement de nos infrastructures sur l’ensemble du territoire et arrêter de
penser à court terme. Il est nécessaire d’arrêter de penser court-terme. On ne
peut pas faire l’impasse sur la filière du tourisme. Investir dans le tourisme,
ce n’est pas engager une dépense à fonds perdu : c’est investir dans
l’attractivité et la vitalité de nos territoires. Ces investissements créent de
l’activité, de l’emploi et de la valeur sur le long terme. Il faut donc les
penser comme des investissements rentables, capables de générer une véritable
plus-value économique et territoriale.
> Compte tenu des blocages, je crains que le gouvernement ne soit obligé de passer le budget par ordonnances. Nous n’arriverons pas à grand-chose, si ce n’est à caricaturer certains sujets, ce qui ne va pas calmer les peurs. Nous allons débattre du lundi au samedi du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale sans pouvoir mettre de texte au milieu, c’est regrettable.
> [Duel LFI-RN à la présidentielle] Je fais ce que je peux pour que l’on ne se retrouve pas dans cette configuration. Pour moi, cela passe par une présence sur le terrain, la rencontre avec les élus et les citoyens. Je suis capable de débattre, d’émettre des propositions qui pourront satisfaire les électeurs.
> [Candidature centrale à la présidentielle] Pour l’instant, il est nécessaire qu’il n’y ait pas d’invectives entre ces candidats. Il ne faut antagoniser personne. Il ne faut pas aller trop loin, au risque de susciter des départs de déception. Aujourd’hui, les Français ont bien compris les différences des extrêmes. Au centre, il existe des désaccords, mais ça n’empêche pas de créer des compromis. Je souhaite que le Parti radical œuvre à la création d’un contrat de législature. Nous devons également parler des législatives qui suivront, de la constitution d’une majorité pour ne pas retomber dans cette instabilité institutionnelle.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> Les ingérences mettent en danger nos démocraties. Elles prennent des
formes multiples : désinformation, cyberattaques, sabotages, intimidation,
chantages. En la matière, la Russie de Vladimir Poutine est un champion
olympique. La Russie, mais aussi d'autres pays ou groupes non étatiques, usent
des ingérences pour décider à notre place. Nous avons la responsabilité de ne
rien leur céder. Aujourd'hui, le Parlement européen a adopté à une large
majorité le rapport sur la lutte contre ces ingérences étrangères. Un texte qui
appelle la Commission et les États membres à être à la hauteur face à
l'urgence. Le RN et LFI ont voté contre ce rapport. Preuve (s'il en fallait
encore une) qu'ils n'ont aucune volonté d'agir contre ces menaces pour nos
démocraties.
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Face à la radicalité des extrêmes, nous devons défendre une nouvelle
vision, profondément optimiste : une radicalité pro-européenne ! (…) Il
est temps aujourd’hui de défendre une vision nouvelle, fondamentalement
positive. Celle d’une radicalité pro-européenne.
> Monsieur le Premier ministre Mark Carney, vous
avez montré ce qu’il fallait faire face à Trump : refuser la
compromission, riposter, protéger vos intérêts. Parler le langage de la
puissance.
Sachez que le Canada est le bienvenu dans l’Union européenne. Parce que nous
partageons les mêmes valeurs et que nos intérêts sont convergents.
> Le Canada est un allié et
un partenaire de longue date ; il mérite d'être traité avec le plus grand
respect. Alors que les États-Unis ont choisi la confrontation avec un allié,
nous optons pour une étreinte chaleureuse.
Au-delà de la politique tarifaire agressive des États-Unis, l'Europe doit
accélérer le renforcement de son marché unique, gagner en indépendance et
intensifier sa coopération économique avec des partenaires de confiance tels
que le Canada.
En véritable libéral, Mark Carney appelle à juste titre à repenser et à
renouveler le multilatéralisme. En tant que libéraux, nous partageons la
conviction que, dans un monde en pleine mutation, nos alliances et nos
partenariats doivent franchir une nouvelle étape :
Alors que le Canada et l'Europe cherchent tous deux à diversifier leurs
échanges, le moment est venu d'intensifier nos relations commerciales. Cela
nécessite une approche nouvelle ainsi que des investissements conjoints dans
les infrastructures.
> La seule solution viable pour le Proche-Orient est une coexistence pacifique dans le cadre de deux États, une solution que notre famille politique soutient depuis longtemps. Il n'existe pas d'autre voie durable, et c'est précisément ce que défend Standing Together.
> L’Europe est confrontée à un choix clair : agir ensemble ou accepter les décisions prises à notre place par d’autres. Le résultat alarmant des élections en Saxe-Anhalt est un avertissement auquel le centre politique européen doit répondre avec fermeté, confiance et une vision crédible d’un avenir meilleur. Les Européens veulent un continent plus fort, plus uni et capable de façonner son propre destin. Notre tâche est de leur montrer comment nous y parvenons. Nous devons protéger nos intérêts stratégiques, investir dans nos industries et nos innovateurs, garantir une énergie fiable et abordable et construire les capacités de défense européennes nécessaires pour garantir notre sécurité. L’Europe doit également prouver sa pertinence dans la vie quotidienne des citoyens. Cela signifie réduire les factures d’énergie des familles et des entreprises, lutter contre le coût de la vie et augmenter l’offre de logements abordables. Nous ne pouvons pas permettre à l’extrême droite de vendre un passé imaginaire comme réponse aux problèmes d’aujourd’hui. L’histoire de l’Europe est inachevée et il est de notre responsabilité d’écrire le prochain chapitre avec optimisme et ambition. Le discours sur l’état de l’Union de la présidente von der Leyen doit tracer une voie crédible entre l’ambition européenne et ses réalisations. Renew Europe jugera la Commission sur sa volonté d’agir avec l’urgence et la détermination qu’exige le moment.
Bernard Guetta (député)
> [Opinion : Entre prudence et révolution, ce débat que l’Europe n’ose
pas trancher]
Avec une Défense et une politique étrangère qui s’affirment, l’Union change de
nature. Face à l’agression russe contre l’Ukraine et à l’incertitude pesant
désormais sur le parapluie américain, elle devient une puissance politique et
non plus seulement économique.
Elle augmente ses dépenses militaires. Elle a empêché Donald Trump d’annexer le
Groenland et de s’entendre avec Vladimir Poutine sur le dos de l’Ukraine dont
elle arme et finance la résistance. Face au dumping chinois, elle en vient même
à désacraliser son libre-échangisme.
Tout bouge en Europe mais l’Union ne se hâte que bien trop lentement tant il
est difficile à ses 27 Etats de savoir par quoi remplacer des institutions
conçues pour un marché commun et non pas pour une puissance politique.
Il faudrait à l’Union une incarnation. Il lui faudrait un exécutif à même de
décider aussi vite que les présidents chinois, russe ou américain. Il lui
faudrait pouvoir agir comme la puissance politique qu’elle devient mais l’Union
européenne devrait-elle alors devenir une Union de type fédéral ou confédéral ?
Ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas du tout le même projet.
Dans une Union fédérale, les Etats européens céderaient l’essentiel de leurs
prérogatives politiques aux Etats-Unis d’Europe comme les Etats américains
l’ont fait avec les Etats-Unis d’Amérique. Dans une Union confédérale, les
Etats européens conserveraient, au contraire, toutes leurs prérogatives
politiques et ne prendraient leurs décisions diplomatiques et militaires
qu’après concertation de leurs dirigeants nationaux.
Dans des Etats-Unis d’Europe, l’exécutif devrait procéder du suffrage universel
paneuropéen. Il en tirerait sa légitimité et le président de l’Union ou sa
présidente exercerait alors son pouvoir en s’appuyant sur la Commission et en
gouvernant sous le contrôle d’un Parlement aux pouvoirs étendus.
Dans une Union confédérale, c’est plus que jamais les 27 dirigeants nationaux
qui seraient aux commandes à travers le Conseil européen, leur assemblée qui
deviendrait ainsi une présidence collégiale de l’Union incarnée par son
président.
Ces deux possibilités sont tellement opposées qu’elles s’affrontent déjà en
coulisses et même sur le devant de la scène. Le 6 avril 2021, lorsque le
président du Conseil et la présidente de la Commission sont reçus par le chef
de l’Etat turc, qu’il n’y a que deux fauteuils et qu’Ursula von der Leyen se
retrouve reléguée sur un canapé, il ne s’agit pas seulement d’une muflerie.
Charles Michel avait voulu marquer là une prééminence de la présidence du
Conseil sur celle de la Commission et quand Ursula von der Leyen fait
aujourd’hui tout pour affirmer son contrôle sur le Service d’action extérieure
et la diplomatie de l’Union, elle n’exprime pas qu’une ambition personnelle.
Elle prend de fait position en faveur d’une Union fédérale dont l’exécutif ne
pourrait naître que d’une présidence élue de la Commission.
Dans cet éternel débat que la nouvelle donne internationale ne fait que
réembraser, les fédéralistes ont deux atouts de taille. L’un est qu’une Union
fédérale aurait tous les attraits d’une révolution institutionnelle venant
balayer d’habiles mais incompréhensibles traités. L’autre est que chacun peut
facilement voir ce que seraient les Etats-Unis d’Europe puisque leur modèle
serait largement inspiré des Etats-Unis d’Amérique.
L’option confédérale, elle, introduirait un changement majeur en renforçant le
Conseil au détriment de la Commission mais ne donnerait guère plus de clarté
aux institutions actuelles. Elle n’a ainsi rien pour séduire mais aurait le
triple avantage de sérieusement limiter la possibilité que l’extrême-droite ne
fasse élire l’un des siens à la présidence de l’Union, de préserver la
nécessité de compromis entre les familles politiques européennes et d’éviter
que les grandes décisions, celles qui engageraient l’avenir de l’Europe, ne
scinde l’Union.
On n’aime pas le penser tant c’est peu glorieux mais sans doute faut-il choisir
la prudence contre le panache.
> Nous ne sommes ni pro-israéliens ni pro-palestiniens. Nous sommes pour la paix - et disons-le ! Disons-le en décernant notre prix Sakharov à ces Juifs et Arabes qui, côte à côte – «Standing Together» -, défendent l'utopie que nous avons fait triompher en Europe : celle de la paix et de la fraternité.
Pascal Canfin (député)
> Alors, je sais qu'à l'extrême droite, cela ne vous pose aucun problème
d'être dépendants de Vladimir Poutine. Je sais que ça ne vous pose aucun
problème d'être dépendants des États-Unis, de Donald Trump. Mais nous, nous
réellement patriotes européens – les vrais – qui voulons créer
l'Europe-puissance, oui, ça nous gêne d'être dépendants des puissances
fossiles. C'est pour ça qu'on a besoin du marché du carbone. C'est pour ça
qu'on a besoin d'un prix du carbone, du CBAM. Et c'est pour ça qu'on continuera
à se battre contre tous vos mensonges, contre toutes vos inepties. Vous pouvez
compter sur nous.
> L’Europe
doit être un endroit sûr pour investir dans la décarbonation : c’est ce à quoi
contribuera un MACF plus fort et plus large, et c’est ainsi que nous
continuerons à associer compétitivité, souveraineté et action climatique. Et
n’oublions pas que le MACF produit également des effets au-delà de nos
frontières ! Grâce à l’existence du MACF, des pays comme le Brésil, la Turquie
ou le Vietnam développent leurs propres marchés du carbone.
Le Fonds temporaire de décarbonation complète cette approche en protégeant
nos exportateurs sur les marchés mondiaux. Le Parlement est prêt à avancer,
mais le Conseil doit encore adopter une position sur le Fonds. Les États
membres doivent maintenant prendre leurs responsabilités. Nous ne pouvons pas
demander à l’industrie européenne de se décarboner tout en laissant nos
exportateurs dans une situation de désavantage concurrentiel. L’absence de
position du Conseil risque de retarder une solution conçue pour garantir aux
exportateurs européens des conditions de concurrence équitables face à leurs
concurrents à l’étranger. Renew Europe appelle les États membres à engager sans
délai les discussions avec le Parlement.
> Nous ne pouvons plus continuer comme avant. Nous ne pouvons plus continuer à être aveugles, à ne pas savoir si nos infrastructures énergétiques, nos voies ferrées, nos routes, nos ports sont capables de survivre, d'opérer dans un monde et une Europe qui se réchauffe de plus en plus.
Nathalie Loiseau (députée)
> Je salue l’adoption, en séance plénière, des recommandations de la
commission spéciale EUDS. La commission que je préside formule des attentes
claires : notamment un Centre de résilience démocratique digne de ce nom,
l’application stricte des lois européennes sur le numérique, la protection de
nos infrastructures critiques contre les sabotages, une coopération policière
renforcée contre les réseaux criminels qui facilitent la guerre hybride, la
préservation du pluralisme et de l’indépendance de la presse. Nous devons aussi
aider davantage les pays candidats à l’adhésion à lutter contre les ingérences
et apprendre de leurs expériences. Le rapport de la commission spéciale a été
voté à une large majorité. L’extrême-droite a toutefois démontré une fois
encore que la protection de nos démocraties et la lutte contre les ingérences
ne faisaient pas partie de son programme. Personne n’est surpris, mais tout le
monde est prévenu.
> Vladimir Poutine ne veut pas la paix. Les bombardements russes sur l'Ukraine et ses civils sont incessants. Les intimidations et menaces à l'égard des États membres de l'UE s'intensifient. L'Ukraine se bat pour sa liberté, son intégrité et la sécurité de toute l'Europe. Il est de notre devoir de renforcer notre soutien à la résistance des Ukrainiens et Ukrainiennes. Comment ? En protégeant le ciel ukrainien, avec l'initiative Sky Shield. En utilisant les avoirs russes gelés qui dorment en Europe. Il nous faut aussi lutter contre les ingérences et la désinformation russes. Xenia Fedorova doit faire l'objet de sanctions européennes. La propagande russe n'a pas sa place dans notre espace médiatique.
Grégory Allione (député)
> Cet été, des pompiers
ont donné leur vie pour en sauver d’autres partout en Europe. Leur courage nous
oblige à ne pas oublier trop vite les incendies dévastateurs et les vagues de
chaleur à répétition. Les experts sont unanimes : nous dépasserons 1,5 °C. À
ceux qui le nient encore, l’été 2026 n’est qu’un avant-goût de ce qui nous
attend.
Notre meilleure arme, c’est la solidarité : les agriculteurs qui aident les
pompiers, les voisins qui s’entraident, les citoyens qui évacuent les plus
vulnérables. La préparation doit se construire là où les crises frappent, dans
nos territoires, au plus près de nos citoyens. Nous avons besoin de cette
culture permanente de la préparation, réunissant les gouvernements, les
autorités locales, les citoyens ainsi que nos capacités civiles et militaires.
> Je voudrais tout d'abord rendre hommage à mes camarades, ceux qui ont perdu la vie pour sauver celle des autres cet été. J'ai une pensée également pour nos concitoyens qui ont tout perdu. Et puis pour tous ces agriculteurs, bénévoles, voisins, qui se sont mobilisés, engagés, pour préserver ce qui est essentiel : la vie d'une part, mais aussi les biens. Leur courage, leur dévouement, leur engagement, leur sacrifice nous obligent. Ils nous obligent premièrement à ne pas oublier trop vite, une fois que les températures baissent, à ne pas oublier finalement ces feux dévastateurs, ces rivières asséchées, ces cultures ravagées et ces canicules répétées.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Pierre Rosanvallon appelle à renouer avec un « Parlement du long terme »,
à l’image de ce que faisait le Plan de l’après-guerre. Comme le disait Jacques
Delors, un « carrefour » permettant une large concertation entre
acteurs politiques, économiques, syndicaux, universitaires… et débouchant sur
un plan à cinq ans, débattu et voté au Parlement. C’est exactement ma conviction.
En faisant d’abord du Plan ce qu’il était aussi, une « boîte nationale à
idées », selon les mots de Delors, toujours. Avec un nombre inédit de
publications en un an et un grand rapport de prospective à paraître,
« France 2035, France 2050 », c’est ce que nous faisons. Ce rapport a
réuni pendant neuf mois plus de 100 économistes, sociologues, chefs
d’entreprise, artistes… à l’image de la « ruche » chère à Jean Monnet
! Mais nous devons aussi revenir à une planification sur plusieurs années,
concertée, avec des priorités peu nombreuses, stables, transparentes,
financées.
> La concurrence chinoise menace désormais la survie du cœur de l’industrie européenne. Une protection renforcée est urgente.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Pour mieux protéger les enfants, nous devons décloisonner nos dispositifs
avec un contrôle de l’honorabilité commun, quel que soit le secteur dans lequel
un adulte intervient.
> Une avancée majeure pour la protection des femmes et des enfants. Les propositions que nous avons portées ont une traduction concrète : 2,6Mds€ pour la protection de nos enfants. Protéger exige des actes, des moyens et une mobilisation dans la durée. Le travail continue.
> Des familles qui souhaitent adopter sont ciblées par des escrocs : fausses associations Facebook, fausse agence TikTok, demandes de virements… le tout avec des images générées par IA. S’attaquer au désir d’enfant & la confiance des familles est ignoble : j’ai saisi la Justice.
> Les prédateurs recrutent en ligne. La protection de l’enfance doit donc aussi agir en ligne ! C’es tout le sens du rapport « Agir en ligne face à l’exploitation sexuelle des mineurs ».
> Menacer une professeure est intolérable, abject et effrayant. Après l’assassinat de Samuel Paty, personne ne peut minimiser la moindre menace visant un enseignant. Soutien total à cette professeure, à ses collègues et à toute la communauté éducative. L’École doit être protégée.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.