dimanche 19 juillet 2026

La Quotidienne centriste du 19 juillet 2026. Faut-il pouvoir enfermer à vie les pédocriminels en série?


Abuser sexuellement d’un enfant est un des pires crimes qui existe et ceux qui les commettent sont souvent des récidivistes dont il est peu probable qu’ils décident de ne plus passer à l’acte.

Certains sont des pédocriminels en série, c’est-à-dire qu’ils comptent à leur actif de nombreuses victimes.

Selon les spécialistes, il y a peu de probabilités qu’ils puissent s’amender et ne plus poursuivre leur parcours criminel comme c’est le cas pour des tueurs en série. Doivent-ils donc être passibles d’un emprisonnement à vie comme ces derniers?

C’est la question à laquelle doit répondre en ce moment les députés lors de l’examen de la loi sur la protection des enfants.

Or cette mesure divise l’Assemblée nationale avec, d’un côté, ceux qui souhaitent que la justice puisse soustraire ces individus définitivement de la société pendant que d’autres renâclent à une mesure aussi radicale.

Précisons qu’évidemment cette perpétuité ne serait pas automatique mais pourrait être appliquée par un tribunal.

La gravité et l’ignominie du viol d’un enfant sont déjà des motifs à sévir de manière particulièrement forte.

S’il s’agit d’un violeur en série, l’horreur prend une dimension supplémentaire.

Dès lors, pouvoir les condamner à la prison à vie, sachant de plus que nombre de leurs victimes ne s’en remettront jamais et que certaines se suicideront, est une mesure qui a du sens.

Car il s’agit ici, non seulement de condamner pour des actes commis mais aussi d’éviter des actes futurs au moment où le pédocriminel serait remis en liberté.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]