mardi 17 septembre 2019

Actualités du Centre. Macron veut de «nouvelles réformes, amples, profondes, mas moins ambitieuses»

Emmanuel Macron
Alors que l’on peut légitimement se poser la question de savoir si la majorité présidentielle centriste et centrale se sent encore assez forte pour porter l’agenda des réformes promises par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle de 2017, ce dernier, lors d’un séminaire de rentrée avec les membres du gouvernement et les parlementaires de sa majorité, le 16 septembre, s’est voulu très clair en annonçant une «deuxième phase» de son quinquennat qui doit être, selon lui, «celle de nouvelles réformes, amples, profondes, pas moins ambitieuses».
Pour autant le chef de l’Etat a estimé que «nous sortons d'une crise politique, sociale, profonde» et que «plusieurs catégories de la population restent nerveuses».
Il a donc mis en garde ses troupes en leur demandant de se «garde de toute forme d’arrogance».
Néanmoins, face à «une crise qui a exprimé ce qui existait depuis des décennies» et face aux «vents [qui] ne sont pas de face mais de traverse», si «il faut être précautionneux» et prendre en compte «les inquiétudes sont là», il ne s’agit pas de renoncer à la mission réformatrice qui a fait son élection:
«Si nous avons tenu bon, nous devons nous garder (…) d'une prudence qui nous conduirait à l'immobilisme».
Et après avoir rappelé que pendant les deux premières années «50 lois ont été votées et promulguées», soit «deux saisons pleines, complètes», et que «peu de gouvernements et de parlements ont autant travaillé et porté des réformes en profondeur», il a fixé les cinq domaines principaux de ce que les membres de sa majorité appellent l’«Acte II» de son quinquennat: le travail, l’écologie, la sécurité, les retraites et l’immigration.
Sans oublier de mentionner la loi bioéthique qui sera discutée cette automne au Parlement et qui, s’il estime que «c’est le texte de tous les dangers», il affirme aussi qu’il est «très bien préparé».
Pour mener à bien la tâche qui s’annonce, Emmanuel Macron veut de l’unité dans sa majorité:
«J’attends de vous l'unité. A la fin des fins, quand sonne la cloche, malgré les différences, on y va ensemble.»
Car, si «c'est normal qu'il y'ait des divergences», en revanche, «on ne peut pas être cacophoniques» et «il faut souquer ensemble parce que sinon on perd».
«Nous nous retrouvons, a-t-il ajouté, aussi dans une phase politique qui nous oblige tous. Les élections municipales vont poser la question de la capacité de notre mouvement politique à s’enraciner.»
Quant au combat politique, selon lui, la majorité n’a «qu’un opposant sur le terrain : c’est le Front national. Il faut confirmer cette opposition, car ce sont les Français qui l’ont choisie ».
Concernant le travail il a rappelé que c’était bien sa préoccupation première comme il l’avait martelé pendant les présidentielles:
«C'est le fil rouge de notre action depuis deux ans et demi. La bonne manière de lutter contre la pauvreté n'est pas de la subventionner mais d'émanciper par l'activité économique».
Revenant sur la réforme des retraites, il a affirmé que c’est un «chantier absolument essentiel, au cœur de notre programme».
Mais il n’a pas fait l’impasse sur les difficultés avec cette ligne de conduite, «penser, comment on travaille tout au long de sa vie», parce que:
«La bataille que nous commençons, c'est d’expliquer ce qui ne va pas. Rappelons aux gens ce qu'ils vivent : les 42 régimes! Le caractère obsolète des régimes spéciaux! Ces profondes injustices et iniquités.»
Et de pointer:
«Ce sujet, personne ne l’a abordé depuis 1945, personne ne l’a abordé tout court. Modifier un système qui existe, c’est pire qu’en construire un, parce que les gens ont déjà quelque chose.»
Cette réforme doit être menée avec cette «nouvelle méthode» dont il a parlé auparavant, c'est-à-dire en «assumant un temps de débat, avec les syndicats», en «ne fermant rien trop tôt» et en «avançant avec beaucoup de calme».
En matière d’écologie, il a reconnu que le gouvernement n’avait pas su bien expliqué son action et sa philosophie face à des mouvements qui jouent constamment la surenchère en misant sur les peurs des Français: «Le cadre de référence a toujours été donné par les plus durs, les plus extrêmes».
Cependant, il a estimé que, dorénavant, «nous avons tous les leviers pour mettre en place pour notre pays une transition 'en vrai'».
Ce qu’il faut, selon lui, c’est une écologie du « compromis » construite « avec les corporations, les paysans, les industriels » pour aboutir à une « transition en vrai ».
Parlant des questions de sécurité, il veut «parachever le travail sur la police de sécurité du quotidien» se battre contre la radicalisation et le «communautarisme», ce dernier par «l'école, les services publics, la République» parce qu’«Il y a une sécession à l’égard de la République dans certains quartiers».
Pour ce qui est de l’immigration, il a rappelé que «nous sommes une terre d'immigration» et que «cela crée des tensions mais il faut le regarder en face».
«La difficulté qui est la nôtre, a-t-il poursuivi, c'est que nous sommes face à un phénomène nouveau : les flux d'entrée n'ont jamais été aussi bas en Europe et les demandes d'asile jamais aussi hautes en France. Je crois dans notre droit d'asile, mais il est détourné de sa finalité par des réseaux, des gens qui manipulent. Si nous ne le regardons pas en face, nous le subirons. Cela donne quoi ? Des quartiers ou le nombre de mineurs non accompagnés explose».


Propos centristes. France – Baisse des impôts dans le budget 2020 ; renforcement de l’offre de soins ; diminution de 50% des pesticides…

Voici une sélection, ce 17 septembre 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
Nous devons nous garder de toute arrogance, et nous garder de la prudence qui mène à l'immobilisme.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
Un accord ad hoc européen avec l’Italie, la France, l’Allemagne, le Portugal et le Luxembourg a été trouvé pour permettre le débarquement à Lampedusa des 82 personnes à bord de l'Ocean Viking. Il nous faut maintenant nous entendre sur un véritable mécanisme temporaire européen.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
Rentrée parlementaire avec Emmanuel Macron au ministère des relations avec le Parlement : un discours volontariste et ambitieux sur le travail, l’Europe, l’écologie, la lutte contre les communautarismes et la maîtrise de l’immigration.

Elisabeth Borne (Ministre de la Transition écologique et solidaire)
- [Sur l’épandage de pesticides à proximité des habitations] On aura une distance minimale nationale, qui pourra être adaptée localement.
- [réduire l'usage des pesticides] Il faut qu'on arrive à tenir l'objectif qu'on s'est fixé, soit la baisse de 50% à horizon 2025 des pesticides.
- [Sur les prix de l’essence à la pompe après les attaques de drones sur les installations pétrolières saoudiennes] Il pourrait y avoir une hausse de quelques centimes (...) Si nécessaire, on mobilisera nos stocks stratégiques pour qu'il n'y ait pas de tension sur le marché, ni une augmentation des prix.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
De l’école peut rayonner une logique de confiance et de progrès social pour la société. Les 80 « Cités éducatives » que nous lançons avec Julien Denormandie  vont donner aux acteurs locaux les moyens d’agir sur les facteurs sociaux de la réussite scolaire:

Agnès Buzyn (ministre de la Solidarité et de la Santé)
- Nous avons tenu nos engagements et créé tous les leviers nécessaires à la transformation du système de santé. D’une part, avec la loi Ma santé 2022, avec la création d’hôpitaux de proximité, des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), d’un espace numérique en santé pour tous les citoyens… Autant d’outils qui vont rendre le système plus pertinent, mieux pensé et plus structuré pour répondre aux nouveaux besoins de santé. D’autre part, avec la négociation conventionnelle, les médecins libéraux ont fait un pas gigantesque en acceptant de s’organiser à l’échelon territorial, en lien avec les autres professionnels des soins. Ils ont pris l’engagement d’offrir à tous les patients d’un territoire un médecin traitant et des plages de rendez-vous non programmés, qui réduiront la pression sur les urgences. La loi a été adoptée à une très large majorité au Parlement, ce qui prouve qu’il y avait un consensus autour du diagnostic et des solutions que nous avons proposées. Enfin, Ma santé 2022 couvre aussi la mise en place du pacte pour les urgences.
- Ma santé 2022 est déjà une réalité du quotidien: les Français peuvent déjà faire des téléconsultations remboursées, qui réduisent les délais d’attente, et vont pouvoir se faire vacciner contre la grippe chez le pharmacien partout en France en octobre, ou très prochainement obtenir des médicaments pour des infections urinaires sans nécessairement aller chez le médecin. Nous avons augmenté, en deux ans, de 37 % le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles, et de 21 %, celui des centres de santé. On a créé un contexte pour faciliter l’installation des médecins et augmenté le cumul emploi retraite pour qu’ils aient un intérêt à partir plus tard. L’offre de soins est en train de se renforcer, et les Français le voient.
- La vaccination en pharmacie est acceptée: les médecins ont une telle charge qu’ils comprennent que, pour des actes simples, c’est un confort pour eux et pour les Français, et que c’est un plus en termes de couverture vaccinale. Les premières infirmières de pratiques avancées, issues d’une formation de deux années supplémentaires, pourront prendre en charge à partir de 2020 les malades atteints de pathologies chroniques stables. Cela permettra de libérer 2 millions de consultations à terme, soit l’équivalent de 800 nouveaux médecins. Les Français vont devoir s’approprier l’idée qu’ils peuvent être très bien soignés par un médecin qui coordonne le parcours de soins où d’autres professionnels interviennent. Le modèle en silo où chacun travaille seul dans son cabinet est révolu.
- Nous partons d’une situation de démographie médicale dégradée, et peu de jeunes au sortir de l’internat veulent s’installer seuls en libéral. Dans la situation de pénurie que nous connaissons, on ne peut pas les forcer à aller en zones sous denses car ils auront encore moins envie de s’y installer et opteront pour des postes salariés vacants en médecine du travail, scolaire ou hospitalière, ou quitteront simplement l’exercice clinique. En revanche, nous avons augmenté le nombre de maître de stage de 17 % en zone sous-denses, pour que les jeunes médecins les découvrent dans de bonnes conditions. Nous avons clairement fait le choix pragmatique de l’incitation et non de la coercition.
- Tout notre système de santé est en train d’évoluer, c’est un changement qui s’inscrit sur le temps long… mais avec des résultats déjà perceptibles. Sur 1 200 territoires en difficulté d’accès aux soins, 80 % disposent d’un projet avec la création de maisons de santé, de CPTS, d’assistant partagé ville-hôpital, etc. L’Aveyron n’est ainsi plus un désert médical, car tous les élus locaux ont travaillé dans le même sens, avec les soignants. Ils ont compris que la compétition entre eux ne servait à rien et ont développé une politique départementale dynamique d’incitation à l’installation. Ils ont offert aux professionnels des conditions de travail attractives, et on note depuis une dynamique favorable d’installation et de création de maisons de santé. C’est le fameux miracle aveyronnais!
- Il y a souvent une incompréhension sur la direction que nous prenons, et cela nécessite beaucoup d’informations, car le système de santé est complexe. Un groupe de travail national réunit les associations d’élus pour qu’ils soient associés aux changements. J’ai aussi demandé aux agences régionales de santé (ARS) de renforcer leurs liens avec les élus régionaux, départementaux et les maires, et de faire beaucoup de pédagogie. Les ARS sont aussi en train de changer, passant d’un rôle de contrôle et de régulation à un rôle davantage tourné vers l’animation territoriale et l’accompagnement.
- Quant au financement à la qualité, nous l’avons augmenté cette année pour favoriser la pertinence des actes plutôt que le nombre d’actes. On est en train, progressivement, de diversifier le modèle. Cette année, nous allons mettre en place le financement au forfait pour le diabète à l’hôpital.
- Il va y avoir [à la rentrée universitaire de 2020] des entrées en santé via ParcoursSup et des entrées latérales, via des licences déjà existantes de biologie ou de psychologie par exemple, pour diversifier le profil des médecins et ne pas les sélectionner que sur le bachotage. Cela va aussi diversifier l’origine sociale des futurs médecins. Et leur nombre augmentera. Mais le système restera sélectif, car nous souhaitons préserver un niveau de compétence élevé, et nous restons limités par les capacités de formation des universités.
- Nous exerçons mal le droit d'asile : nous recevons mal les personnes qui sont en situation de danger dans leurs pays et nous ne sommes pas assez fermes avec l'immigration économique

Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
- C’est une baisse historique des impôts des Français que prévoit le budget 2020. Depuis 2017, ce sont plus de 20 milliards d’euros d’impôts qui ont été rendus aux Français. Nous tenons nos engagements.
- La sécurité juridique est un enjeu crucial pour les entreprises et les particuliers qui ont besoin d’un environnement stable et de visibilité pour développer leurs activités.

Julien Denormandie (ministre du Logement)
Création d’une plateforme d’accompagnement pour tous les locataires victimes de marchands de sommeil, d’un propriétaire peu scrupuleux et pour tous les locataires qui ont un doute sur la salubrité de leur logement. L’état vous accompagne.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
- C’est une double rentrée parlementaire, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, exigeante en termes de réformes. Sur les sujets sérieux qui nous attendent, le Parlement doit être capable de débats sereins, dans un cadre respectueux des opinions de chacun.
- Marine Le Pen se fait le chantre de la fracture territoriale. Nous ne l’avons pas attendue. Nous avons devant nous un long travail de reconstruction pour qu’aucun territoire ne se sente à l’écart du chemin. C’est le sens du travail engagé depuis des mois.
- François-Xavier  Bellamy, en parlant de « malédiction » au sujet de l’extension de la PMA pour toutes, ressemble plus à un apprenti sorcier qu’à un responsable public. En agitant des peurs comme il le fait, il ne rend pas service au débat démocratique.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance)
Les 1000 premiers jours de vie (...) sont décisifs, sur le plan affectif, sur le plan cognitif, c'est là qu'on construit parfois le pire et qu'on peut bâtir le meilleur. Nous devons construire, imaginer beaucoup plus que ce qu'on a fait jusque-là.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’égalité hommes femmes et aux luttes contre les discriminations)
Nous avons créé douze groupes de travail thématiques dans le cadre de ce Grenelle, dont celui des « violences intrafamiliales ». Nous y parlerons des violences à l’intérieur de la famille ou dans les différentes formes de couples, qu’il s’agisse de familles recomposées, de couples en séparation ou de couples de même sexe.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- Négocier le budget européen, ce n’est pas se battre sur des chiffres, c’est porter les priorités des Français en Europe. Par exemple, nous voulons maintenir le niveau du budget de la PAC pour défendre notre souveraineté alimentaire, et pour rendre possible la transition écologique.
- L’état de droit, c’est notre identité européenne. Ce qui permet aux citoyens de ne pas vivre dans l’arbitraire : liberté des médias, de l’enseignement, indépendance des juges ; protection des minorités.

Jean-Baptiste Djebarri (secrétaire d’Etat aux transports)
- [Grève RATP] Les syndicats ont fait un copier-coller du rapport Delevoye, en disant, dans 10 ans, vous travaillerez 10 ans de plus et votre pension sera inférieure de 30%, ce n’est évidemment pas le projet du gouvernement.
- [Aigle Azur] L'objectif, c'est que l'offre d'Air France reprenne le maximum d'emplois [...] Nous visons 90% des emplois.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
Rencontre avec des assistants familiaux à Villeneuve d’Ascq. Une société digne est une société qui protège ses enfants. Le travail que vous faites nous permet de nous regarder dans le miroir. 

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
- Hommage ce jour à Jacques Chaban-Delmas pour les 50 ans de son discours sur la Nouvelle Société. Cet homme d’État volontaire et visionnaire rêvait d’une société libérée de ses archaïsmes, tournée vers le progrès. 50 ans après, portons notre projet avec la même énergie.
- Avec la Présidente d’Arte Véronique Cayla, nous échangeons sur le développement de cette chaîne unique en Europe. Son action pour le franco-allemand et pour l’éducation est précieuse.  La singularité de son modèle doit être garantie.

Stanislas Guerini (délégué général)
20,6 milliards € d'impôts en moins en 3 ans. Concrètement: baisse de l'impôt sur le revenu des classes moyennes, suppression progressive de la taxe d'habitation, baisse des cotisations salariales... Notre action porte ses fruits, poursuivons nos efforts !

Aurore Bergé (porte-parole)
[Immigration] Nous n'avons pas le droit de ne pas regarder la situation en face. C'est un sujet en soi qu'il faut prendre avec maturité et calme. Nos concitoyens vivent cette situation. Le progressisme sans les classes populaires, ça n'existe pas.

Olivia Grégoire (députée)
- Baisse de 9.3 milliards d’impôts sur 2020 ; baisse de plus de 20 milliards d’impôts d’ici 2022 ; augmentation du pouvoir d’achat de 2% en 2019( contre moins d’1% en moyenne sur les 10 dernières années). Un budget qui continue à tenir les promesses engagées auprès des français
- La réforme des retraites prendra du temps : nous ne voulons pas encore raccommoder le système avec des bouts de ficelle comme lors des trois précédents quinquennats, nous voulons tisser un nouveau contrat social qui soit à la fois juste, lisible et efficace.

Laurent SaintMartin (député)
Le Budget 2020 sera plus encore celui du pouvoir d’achat ! Dernière tranche de taxe d’habitation supprimée, hausse des minima sociaux, et baisse de l’impôt sur le revenu pour tous !

Marie-Christine Verdier-Jouclas (députée)
En 2020, les impôts baissent de 9,3 mds €, soit 20,6 mds € d'impôts en moins en 3 ans ! Suppression progressive de la taxe d'habitation, baisse de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes ... C'est un acte fort que nous menons pour le pv d'achat!

Anne-Laure Cattelot (députée)
Le gouvernement s’engage pour les ménages ! Baisse de l’impôt sur le revenu. Suppression de la taxe d’habitation pour 4 Français sur 5 . 9 milliards d’euros de baisse au total dans le projet de loi de Finances 2020!

Emilie Cariou (députée)
Projet de loi de Finances de 2020: augmentation du pouvoir d’achat des ménages. En accord avec les propositions des LaREM 9 Mds d’€ de baisse de fiscalité ; baisse de l’impôt sur le revenu ; suppression de la taxe d’habitation ; défiscalisation des heures sup.

Damien Pichereau (député)
Sur les Municipales 2020, Emmanuel Macron déclare que notre responsabilité collective est de « ne pas diviser, ne pas oublier d’où l’on vient », et « ne pas manquer de bienveillance ». Tout à fait en ligne avec notre Président !

Sylvain Maillard (député)
Quand certains disent que les commissions d'investiture sont illégitimes, ils oublient qu'ils en sont issus. Ce qui est mortel en politique, c'est la division.

●MoDem
Sarah El Hairy (porteparole)
Les députés MoDem de LaREM mobilisés aux côtés du Président de la République et du Gouvernement  pour répondre aux débats du quotidien sur l’immigration, la laïcité, le pouvoir d’achat & relever les transitions de notre décennie démographique, écologique, européenne.

Isabelle Florennes (députée)
- Il faut retrouver le marqueur de notre campagne : la bienveillance. Cela permet de faire vivre le débat.
- Immigration : il faut accueillir et loger dignement les personnes qui arrivent mais il nécessaire de s’accorder en Europe. Nous sommes aujourd’hui mauvais sur l’ensemble de cette chaîne. Le débat sur le sujet doit permettre d’être plus efficace et plus humain.
-La lutte contre les communautarismes doit être assumée clairement. Cela passe notamment par l’école et les services publics.
- La difficulté de notre agenda écologique c’est que c’est un agenda du présent, faire des lois qui s’appliquent dès maintenant. Nous devons nous y tenir.

Jean-Noël Barrot (député)
- Pour notre mouvement, cette rentrée est marquée par la préparation des élections municipales. Le 18 juillet dernier, nous avons désigné 200 chefs de file dans les villes de plus de 9000 habitants. Avec les mouvements départementaux, nous poursuivons le travail de détection des talents et d'accompagnement des équipes sur le terrain, dans un esprit d’ouverture et de rassemblement. Membres du gouvernement, parlementaires, élus locaux, adhérents et sympathisants : nous avons la responsabilité collective de promouvoir les idées démocrates défendues de longue date par François Bayrou. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé plusieurs chantiers pour faire rayonner notre Mouvement, ses valeurs et ses visages, comme la plateforme de consultation publique ouverte à l’occasion du Grand débat national ou encore un cycle de conférences qui débutera au mois d’octobre.
- Brexit, guerre commerciale, tensions au Moyen-Orient, ralentissement de la croissance allemande : c’est dans un environnement international incertain que va s’ouvrir la discussion du Budget. Dans ce contexte, la France semble tirer son épingle du jeu grâce aux réformes entreprises depuis deux ans. Nous débattrons notamment de la réduction d’impôt sur le revenu annoncée par le Président de la République à l’issue du Grand débat national, et de la refonte de la fiscalité locale pilotée par Jacqueline Gourault. Nous examinerons cet automne deux autres textes majeurs : la révision des lois bioéthiques, et le projet de loi pour une économie circulaire, deux sujets sur lesquels nos parlementaires sont pleinement mobilisés.
- Le Mouvement Démocrate est un pôle de stabilité et une composante essentielle de la majorité. Nous défendons depuis longtemps les réformes entreprises depuis deux ans. C’est le cas de la retraite par points qui va faire l’objet d’une grande concertation lancée par le Premier ministre. Mais le Mouvement Démocrate porte aussi une parole singulière du fait de son histoire, de ses valeurs humanistes et de son enracinement local. Comme nous l’avons fait depuis 2017, nous serons vigilants à ce que les politiques menées garantissent la justice sociale et territoriale auxquelles nous sommes profondément attachés. 


●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Nous avons proposé un amendement pour assurer un véritable service minimum dans les transports. Les entreprises pourraient faire appel aux salariés indispensables à celui-ci.

Jean-Christophe Lagarde (président)
Quand on écoute les Parisiens, ils veulent changer de maire, il n'y en a qu'un sur quatre qui veut la garder. À partir de cela, je suis pour un rassemblement de ceux qui veulent une alternance et ont un projet cohérent.


lundi 16 septembre 2019

Actualités du Centre. Italie – l’ancien premier ministre Matteo Renzi réfléchit à la création d’un parti centriste


Matteo Renzi
L’ancien président du conseil (premier ministre) italien, Matteo Renzi devrait annoncer, selon la presse transalpine, son départ du Partito democratico (Parti démocrate, centre-gauche) et la formation d’un nouveau parti centriste.
Cette information, très commentée en Italie au moment même où le Parti démocrate vient de faire une alliance gouvernementale avec le mouvement populiste Cinq étoiles afin d’empêcher le leader de la Ligue (extrême-droite), Matteo Salvini, de provoquer de nouvelles élections législatives, n’a pas été confirmée par l’intéressé qui doit prendre la parole demain pour faire, selon lui, « une annonce importante ».
L’idée de Renzi – qui était un allié d’Emmanuel Macron lors des dernières élections européennes – serait de mettre sur pied une formation positionnée au centre et qui aurait pour but de rassembler tous les centristes dispersés dans plusieurs partis.
L’ancien président du conseil ne devrait pas pour autant remettre en cause l’existence du nouveau gouvernement de Giuseppe Conte qu’il devrait continuer à soutenir.
Il se dit même que l’idée est d’élargir la base même de ce dernier en lui donnant une assise plus large avec un appel à une partie du centre-droit qui est toujours alliée, pour l’instant, à Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi dont on rappelle la proximité avec l’ancien ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini.
Mais cette initiative, si elle se confirme, ne fait pas du tout l’unanimité dans les rangs mêmes des partisans de Renzi.
Beaucoup d’entre eux ont indiqué qu’ils ne rejoindraient pas ce nouveau parti s’il était mis sur pied et certains ont même lancé des appels à leur chef de file pour qu’il ne saute pas le pas.
De son côté, l’ancien président du conseil et membre du Parti démocrate, Enrico Letta, estime qu’il n’y a aucune raison qui justifierait cette scission.
D’autres figures du parti affirment qu’il est possible d’avoir un Parti démocrate pluriel et que Renzi et les siens n’ont pas besoin de s’en aller et peuvent très bien animer un courant centriste en son sein.
Cependant, tant politiquement que personnellement, Matteo Renzi se sent un peu à l’étroit au sein du Parti démocrate où, après sa démission mouvementée de son poste de premier ministre, il est minoritaire.
On ne sait pas qui pourrait le suivre dans sa nouvelle aventure politique tant cette possibilité d’un nouveau parti a, semble-t-il, déstabilisé ses soutiens.
On parle d’un possible groupe de 31 députés qui serait un soutien au gouvernement de Conte.


L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. L’enfant n’est pas et ne sera jamais un droit


Posons le débat pour être le plus clair possible au moment où les députés sont sur le point d’autoriser la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes – dans le cadre de l’actualisation de loi sur la bioéthique –, c’est-à-dire la possibilité pour tous les couples hétérosexuels et homosexuels de faire valoir un droit à l’enfant à l’aide de la science et de la médecine.
Chez ceux qui s’opposent en l’état à la PMA pour toutes, il y a deux courants complètement différents.
Il y a d’abord ceux qui s’y opposent idéologiquement, au nom des valeurs judéo-chrétiennes de la société occidentale et qui voient dans l’atteinte à la structure de la famille traditionnelle, une attaque contre la structure même des bases de la communauté, de son lien social et de son vivre-ensemble.
Ce courant est positionné à droite et manifestera le 6 octobre prochain à Paris en prétextant qu’il se mobilise au nom de l’enfant, ce qui n’est pas vrai.
Ensuite, il y a ceux qui s’y opposent au nom d’un seul critère apolitique (dans le sens où il ne véhicule pas une idéologie partisane précise), celui du bienêtre et des droits de l’enfant sans aucun a priori idéologique et qui sont même prêts à changer d’avis le jour où l’on démontrera que la PMA pour toutes ne crée pas un environnement familial déséquilibré et néfaste pour l’enfant.
Ceci, rappelons-le parce que c’est un point essentiel dans leur combat, n’a pas été fait à l’heure actuelle.
Les spécialistes sérieux et non-embrigadés chez les opposants ou défenseurs idéologiques de la question sont incapables de répondre dans un sens ou dans un autre, ce qui demande dès lors que l’on applique ici le fameux principe de précaution.
Ce courant regroupe des gens venus de droite, de gauche et du centre qui se disent humanistes et placent l’être humain au cœur de la société, dont la dignité doit être respectée et dont l’intégrité, en tant que personne doit être défendue sans compromis et compromissions possibles.
Une fois bien clarifié ce point, je me situe dans ce dernier courant au nom de l’enfant et parce que celui n’est pas un droit mais un être humain.
Et tous ceux qui se revendiquent humanistes doivent dire, qu’en l’état des connaissances, la PMA pour toutes n’est pas acceptable.
Ainsi, aucune étude sérieuse n’a pu conclure aujourd’hui si un enfant d’un couple homosexuel était susceptible de connaître ou non des problèmes psychologiques du fait qu’il vivait dans un foyer sans père ou sans mère.
Et tant qu’il sera impossible de dire qu’aucun enfant ne peut souffrir de tels problèmes, la précaution doit s’appliquer.
Parce que si elle ne s’applique pas dans ce cas, elle ne s’applique jamais.
Le jour où il sera prouvé sans conteste qu’il n’y a aucun danger pour l’enfant, alors on pourra autoriser la PMA pour toutes.
Parce que l’enjeu est trop important pour « faire plaisir » à des adultes et pour accéder à leur « désir d’enfant » tout en revendiquant un « droit à l’enfant ».
L’enjeu c’est celui d’un enfant et de son futur d’adulte.
Oui, je le redis et le redirai encore à chaque fois que j’estimerai qu’il est en danger, l’enfant ne peut pas être un droit et ne pourra jamais l’être parce qu’il est un être humain.