dimanche 6 août 2023

Propos centristes. France – La France est devenue un des pays les moins inégalitaires / Loi sur la fin de vie / Relancer la production de logements / Situation à l’hôpital cet été / Coup d’Etat au Niger…

Voici une sélection, ce 6 août 2023, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Gérald Darmanin (ministre de l’Intérieur et des Outre-mer)
En juillet, malgré les émeutes, la sécurité des Français a été préservée. On le doit à nos policiers et gendarmes avec -10% d’homicides, -4% de coups et blessures volontaires, - 4% de violences sexuelles, - 10% de vols violents, - 6% de vols avec armes, - 3% de vols dans les véhicules.

 

Catherine Colonna (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Les conditions inéquitables, les fondements arbitraires et l’issue abusive de ce procès témoignent de l’acharnement judiciaire subi par M. Navalny et du non-respect des règles du procès équitable et de l’État de droit par les autorités russes.

> [Coup d’Etat au Niger] J’ai rencontré le Premier ministre du Niger qui est à Paris, puisqu’il n’a pas pu rentrer dans son pays. Il se trouvait en Italie au moment de la tentative de coup d’État, lorsqu’elle a démarré, pour représenter le Niger dans des conférences internationales : la conférence sur la sécurité alimentaire, qui se déroulait à Rome. C’est le gouvernement légitime du Niger qui est notre interlocuteur, tout comme l’est le président démocratiquement élu, qui est le président Bazoum. Donc le Premier ministre et moi venons de nous entretenir de la situation pour échanger nos analyses, pour constater que la communauté internationale est unanime, comme les pays de la région le sont, à condamner cette tentative, à condamner cette aventure menée par quelques militaires au Niger. Et pour demander le retour immédiat à l’ordre constitutionnel, demander la restauration de la démocratie au Niger et assorti à ces demandes très claires, d’une part, des mesures qui sont d’ores et déjà appliquées par la Cédéao, et également, assorti d’un délai, d’une menace qu’il faut prendre très au sérieux d’intervention d’une force régionale si les putschistes devaient ne pas écouter les demandes des chefs d’État de la région, et devaient ne pas restaurer la démocratie immédiatement, c’est-à-dire dans le délai de sept jours, lequel expire demain, dimanche.

> [Coup d’Etat au Niger] Les décisions qui ont été prises par la Cédéao immédiatement après le coup d’État constituent une pression, constituent une demande claire de la part des pays de la région, en relayant celle de l’ensemble de la communauté internationale, de restaurer l’ordre constitutionnel, de respecter la volonté du peuple nigérien dans le délai de sept jours. C’est-à-dire, en clair, de renoncer au pouvoir, que les putschistes renoncent au pouvoir avant dimanche. Ces efforts sont en cours, ils ne sont pas achevés, nous sommes encore à l’intérieur de ce délai. Si, puisque c’est votre question, les responsables de cette tentative de coup d’État devaient ne pas écouter les demandes qui leur sont faites par la Cédéao, eh bien les chefs d’État concernés devraient prendre une décision, ils ont indiqué laquelle. Je crois que la perspective qu’il faille en venir à d’autres moyens doit être prise très au sérieux. Les chefs d’état-major de la région se sont réunis, ont fait des préparatifs, ont fait savoir que des préparatifs avaient été faits. Donc maintenant, il est temps pour les putschistes de renoncer à leur aventure.

> [Coup d’Etat au Niger] La présence de forces françaises au Niger se fait sur la base d’accords qui ont été signés avec les autorités légitimes de ce pays il y a plusieurs années, donc elles sont présentes au Niger à la demande de ces autorités. Néanmoins, vous le savez, je le répète, depuis le coup d’État, la France a suspendu sa coopération, tant civile que militaire, pour d’évidentes raisons, donc cette coopération, elle est suspendue. Bien évidemment, nous ne reconnaissons pas les décisions prises par les putschistes, nous ne reconnaissons que les décisions des autorités légitimes. (…)
Je le redis, cette coopération a dû être suspendue, du fait des tentatives de coup d’État qui sont en cours depuis un peu plus d’une semaine maintenant au Niger. La demande unanime de la communauté internationale est, je le répète à nouveau, de restaurer la démocratie immédiatement et avant expiration du délai qui a été fixé par les pays de la région, qui tombe demain. Donc ils ont jusqu’à demain pour renoncer à cet aventurisme, ces aventures personnelles, et restaurer la démocratie au Niger.

> [Coup d’Etat au Niger] Comme depuis le début, les coups d’État n’ont pas lieu d’être, ils sont inacceptables, ils font un tort considérable aux pays qui les pratiquent, et il est donc inacceptable, du point de vue de la communauté internationale, du point de vue des pays de la région, et illégitime évidemment, de se lancer dans de telles tentatives. De plus, nous voyons qu’il y a, depuis quelques jours, une répression qui est en cours. Des atteintes à la liberté de la presse, des arrestations de ministres… Le Niger qui avait élu démocratiquement son président, doit retourner à l’ordre constitutionnel, doit voir la volonté du peuple nigérien respectée. Voilà le message très clair, et de la France, et des pays de la région, et des Nations unies, et des pays de l’ensemble de la communauté internationale. Les coups d’État n’ont plus lieu d’être et ne sont plus de mise, c’est le coup d’État de trop, c’est inacceptable.

> [Coup d’Etat au Niger] Certains ont des contacts avec le président Bazoum qui lui-même en a avec l’extérieur, le président de la République a eu l’occasion de l’avoir un certain nombre de fois, il correspond avec lui, il n’est pas le seul, j’avais tout à l’heure, lors de l’entretien avec le Premier ministre Ouhoumoudou, à nouveau la possibilité de constater que le président Bazoum communique avec l’extérieur.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Armées)
> [Coup d’Etat au Niger] Cette déclaration de la junte est sans réflexion, sans légitimité et donc sans fondement. La France, comme les pays de la Cedeao et de nombreux pays alliés, ne reconnaît que les autorités légitimes nigériennes.

> [Coup d’Etat au Niger] Le Niger est l'un des pays les plus pauvres au monde: 40% de la richesse du pays proviennent d'aides extérieures, qui vont cruellement manquer si l'ordre constitutionnel n'est pas rétabli. Le contexte sécuritaire est également très dur, avec Boko Haram d'un côté, et l'Etat Islamique au Grand Sahara de l'autre.
Si nous sommes présents militairement au Niger, c'est parce que les autorités légitimes nigériennes ont demandé le concours de la France pour lutter contre le terrorisme. Cette aide a pris plusieurs formes: formation, concours en matière de renseignement mais aussi appui au combat sous commandement nigérien. En cela, le mode opératoire diffère de celui de la force Barkhane que nous avions au Mali.
Cette coopération militaire, en place depuis 2019, a commencé à produire des résultats importants notamment dans la zone dite des trois frontières [Mali, Burkina Faso et Niger]. Lorsque je me suis rendu sur place, j'ai pu constater que des milliers de km2 avaient été rendus aux populations, notamment à des fins de pastoralisme et de production agricole. Donc non seulement le président Bazoum est pris en otage, mais au fond toute la population nigérienne l'est aussi.
Ce putsch vient fragiliser cette lutte contre le terrorisme dans une zone sahélienne où les groupes terroristes armés connaissent un regain d'activité. C'est une erreur de jugement grave qui va totalement à l'encontre des intérêts du pays.
Une relation très forte s'est nouée sur le terrain entre soldats français et nigériens. Les généraux putschistes, dont le premier d'entre eux est un général de palais qui n'a jamais vraiment combattu, trahissent cet esprit et ce courage des soldats nigériens qui mènent la lutte en lien avec l'armée française.

> [Coup d’Etat au Niger] L'ultimatum est lancé, il ne m'appartient pas de le commenter. (...) On constate que la Cedeao prend ses responsabilités dans la gestion de cette crise, avec des prises de positions fortes en faveur du respect du droit international, des processus démocratiques. C'est un jalon important qu'il faut (...) soutenir.
Beaucoup de pays - dont le Nigeria, le Sénégal, le Bénin ou la Côte d'Ivoire - sont en train (...) de planifier des actions pour sortir de cette crise.

> [Coup d’Etat au Niger] Wagner n'est pas à l'origine de ce coup d'Etat. Mais - de manière opportuniste - Wagner peut chercher à conforter cette junte qui tente de se mettre en place. Mais il faut regarder lucidement les conséquences d'un tel choix.
Wagner ne fait rien gratuitement: cela reste une approche de prédation financière avec les charges qui vont avec. Wagner ensuite n'apporte aucune solution de sécurité et certainement pas en matière de lutte contre le terrorisme. Il faut regarder objectivement la situation malienne après le départ de Barkhane et de la Minusma: 40% du territoire malien sont hors de contrôle de l'Etat! C'est une faillite, un échec. Nombre d'acteurs de la Cedeao en sont conscients.

La réarticulation de la France au Sahel n'est pas seulement militaire, elle mobilise de nombreux ministères. Au Niger, beaucoup d'actions importantes ont été mises en œuvre en matière d'accès à l'eau potable, sur le volet éducatif, les programmes énergétiques, etc.
Sur le plan militaire, la réarticulation avance à bon rythme. Avec le chef d'état-major Thierry Burkhard, nous redéfinissons chaque partenariat dans un "sur-mesure" en fonction des besoins exprimés.
Nous avons des forces pré-positionnées de manière historique. Cette présence militaire s'est installée parfois dans une forme de routine et nous n'avons pas assez pris en compte les nouveaux besoins, notamment en matière de coopération technologique et industrielle. D'autres pays comme la Turquie ou Israël proposent désormais des solutions en matière de drones ou de cyber. Nous devons nous aussi nous diversifier, le spatial ou la défense sol-air sont des besoins exprimés.
Cette réarticulation se traduit par moins de soldats en permanence dans les emprises, mais plus de forces projetées depuis Paris pour ces besoins spécifiques, sans oublier les pays sans base permanente (françaises, ndlr). Cela implique notre industrie de défense. Nexter par exemple peut proposer des choses intéressantes sur le créneau des blindés légers ou sur le canon Caesar. Airbus Defense and Space propose des solutions de location d'image satellitaire. Certains pays se réarment navalement, comme le Sénégal, avec des acquisitions de patrouilleur Piriou. Ce travail sur-mesure prend du temps. A l'automne, je ferai une nouvelle tournée dans une demi-douzaine de pays pour signer les partenariats mis à jour.

 

Sylvie Retailleau (ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche)
> À la rentrée2023, aucun étudiant ne verra sa bourse diminuer d'un montant supérieur à l'augmentation de revenus de ses parents. Ces effets de seuils étaient une injustice ! Nous les avons supprimés.

 

Christophe Béchu (ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires)
> De nombreuses communes du sud de la France sont touchées par des feux de forêt et de végétation. Les vents violents et la sécheresse des sols accentuent la propagation des incendies et rendent difficile le travail de nos sapeurs-pompiers. Leur réactivité est exemplaire, je leur apporte tout mon soutien. 90% des feux sont d'origine humaine, une nouvelle fois, j'en appelle à la responsabilité de tous. Vigilance maximale pour les prochains jours et sensibilisation pour protéger la biodiversité.

 

Olivia Grégoire (ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme)
> Le tourisme c’est aussi découvrir le savoir-faire de nos territoires. Nous souhaitons inciter plus d’entreprises à s’ouvrir au public pour qu’il puisse découvrir ces richesses nichées au cœur de nos régions et qui en sont les premiers promoteurs.

 

Olivier Becht (ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger)
> [Négociations entre l’UE et les Philippines sur un traité de libre-échange] Comme pour toutes les négociations, notre position est claire : nos accords doivent bénéficier à notre économie, contribuer à notre résilience et soutenir le développement durable. La France ne transige pas sur ses valeurs.

 

Patrice Vergriete (ministre délégué chargé du Logement)
> Relancer la production de logements sera l’une de mes priorités. L’évolution prochaine du zonage donnera plus de moyens pour ce faire, notamment pour le logement intermédiaire aux loyers 10% inférieurs à la moyenne. Comme Fécamp, beaucoup de territoires en bénéficieront.

 

Agnès Firmin Le Bodo (ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé)
> [Situation dans nos hôpitaux] La situation n’est pas pire que celle de l’été dernier. On ne peut pas se satisfaire de cette situation, tout d’abord si certains services sont fermés, cinq sont réellement fermés, je tiens à dire que les urgences vitales sont, elles, toujours assurées, je crois qu’il est important de le signaler à nos concitoyens. Se satisfaire que 18 % de nos services fonctionnent avec une régulation par le 15, ou que dix ont des fermetures partielles, notamment la nuit, non, ni le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, ni moi-même, ne nous en satisfaisons. Nous avons, avec l’aide des ARS, avec l’aide des directeurs d’hôpitaux, anticipé cet été dans les urgences, notamment avec la continuité des mesures dites Braun, qui avaient été mises en place l’été dernier, avec la régulation préalable par le 15, qui produit ses effets, qui permet, d’abord aux urgences d’être là ce pourquoi elles sont réellement, c’est-à-dire des urgences. La régulation par le 15 permet notamment d’éviter 30 % d’orientations, soit dans les services hospitaliers, soit en ville, puisque simplement un conseil téléphonique permet d’orienter les patients et de leur donner un conseil.

> [Salaire des intérimaires] Alors, nous ne les avons pas plafonnés, je rappelle que c’était la première loi qui avait plafonné, et c’était légitime de plafonner le salaire des intérimaires, nous l’avons augmenté, ce plafond, à 1390 euros par jour, pour une garde de 24 heures, cette demande elle était légitime, elle était nécessaire, parce qu’il n’était pas envisageable que dans un service un médecin qui vient faire une garde de 24 heures puisse gagner parfois entre 5000 et 6000 euros, je dis bien parfois, mais au-delà du plafond autorisé par la loi, alors qu’un autre médecin qui faisait le même métier gagnait ça, lui, en un mois, donc cette différence était inacceptable. Ça entraînait aussi, dans les services, du recours à beaucoup d’intérimaire et donc à un manque, j’allais dire d’unité du service, c’était une forte demande des professionnels eux-mêmes, je tiens à saluer le travail qui a été fait par tous pour que cette régulation, ce n'est pas une suppression, c’est bien une régulation de l’intérim, puisse se mettre en place, ça a été fait, ça a été bien fait, ça a quelques conséquences, mais sur lesquelles, je crois, collectivement nous pouvons nous satisfaire de l’effet produit. Donc, c’est un peu compliqué dans certains services. (…)
On ne peut pas se satisfaire que ce soit la norme, nous avons un manque de professionnels de santé, c'est tout l'enjeu de l'attractivité des métiers. L’urgence, je crois que ça a été dit par le professeur Philippe Revel de Bordeaux, qui disait que l'urgence était de fidéliser les professionnels en place, c'est ce que nous souhaitons faire avec Aurélien Rousseau, tout en travaillant sur l'attractivité, l'attractivité des métiers c'est, j’étais hier au CHU de Reims, j’ai eu une discussion avec un gynécologue qui m’a dit « mais vous faites quoi pour l'attractivité des métiers ? » L’attractivité des métiers c'est redonner du sens à tous les professionnels, que ce soit à l'hôpital, mais aussi en ville, n'oublions pas en ville, notre système de santé repose bien sur ces deux jambes, c'est redonner du sens, c'est redonner de l'autonomie, comme nous l'a demandé le président de la République, aux services.

> Le 3 avril dernier le président de la République, suite à la Convention citoyenne, comme vous venez le dire, a souhaité que le Gouvernement lui présente un projet de loi sur l'accompagnement français de la fin de vie, notre modèle français, avec un travail sur les soins palliatifs absolument nécessaire, donc nous présenterons de façon simultanée une stratégie décennale pour accélérer sur le développement des soins palliatifs, le droit des patients et la protection des personnes, avec notamment toute une réflexion autour de l'accompagnement du deuil, autour des directives anticipées, des discussions accompagnées, l'accompagnement des aidants sur cette période difficile de la fin de vie, et puis un troisième volet qui est l'introduction dans notre loi d'une aide active à mourir qui sera soit la modalité euthanasie faite par un professionnel de santé, soit le modèle suicide assisté, où c'est la personne qui elle-même, de façon accompagnée, puisse faire le geste. (…)
La Convention citoyenne a elle-même mis, j’allais dire des recommandations, d'abord il faut exclure les mineurs, et c'est la volonté du président de la République, donc les mineurs ne feront pas partie de ce texte de loi, le pronostic vital doit être engagé à moyen terme, et puis la volonté libre et éclairée, autrement dit le discernement de la personne, font partie des conditions nécessaires pour être éligible à une discussion autour de l’aide active à mourir. (…)
Donc c'est tout le travail de co-construction que nous faisons depuis le mois de mai, à la fois avec un groupe transpartisan de parlementaires, mais aussi avec un groupe de discussion autour des soignants, sur quelles sont les modalités qui permettent d'accéder à cette aide active à mourir. La collégialité de professionnels qui entourent la personne malade est une nécessité, nous pensons aussi devoir de proposer un passage vers les soins palliatifs, si tel n'a pas été le cas. Un soutien psychologique nous semble aussi nécessaire. Donc ces modalités sont en train d'être travaillées, je le redis, de façon collégiale, et cette nouvelle façon de faire est très intéressante, sur un sujet comme celui-là, où vous l'avez évoqué, 75 % de nos concitoyens souhaitent que la loi puisse évoluer. (…)
Alors, une partie des médecins sont réticents, c'est ceux que nous entendons. Certains médecins pensent aussi que, accompagner le patient jusqu’à son dernier choix, ils peuvent aussi le faire. La discussion est de savoir, les échanges nombreux et très intéressants que nous avons autour des médecins, est-ce que ce sont eux qui font le geste, et donc dans ce cas-là, est-ce que l’on va vers le modèle dit euthanasie, qui est plutôt le modèle belge ? Ou alors, est-ce que nous allons vers le modèle suicide assisté, est-ce que c'est plutôt le modèle suisse ? La question, qui est la nôtre, qui n’est pas encore tranchée. (…)
Et la question c'est : comment on peut permettre aux personnes qui physiquement répondent aux critères d'éligibilité, mais qui ne peuvent pas faire le geste, comment on accompagne ces personnes. Donc rien n'est tranché, les discussions se sont toutes ouvertes, mais nous avons la volonté toujours d'écouter et de coconstruire avec les soignants aussi.

> Vingt départements n'ont pas d'unités de soins palliatifs, ce sont les unités qui prennent en charge les cas complexes, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas de lits de soins palliatifs. Le constat qui a été fait par la Cour des comptes, mais que nous avions fait avant ce rapport de la Cour des comptes, puisque nous avons, à la demande du président de la République et de la Première ministre, travaillé à cette stratégie décennale, c'est que ces 20 départements qui ne sont pas couverts, ne le sont pas faute de moyens, mais parce que là aussi nous avons un problème de formation des professionnels de santé, donc partir sur une stratégie à 10 ans va nous permettre de former à la fois des médecins en soins palliatifs, mais aussi beaucoup plus d'infirmières et d’aides-soignantes, sur cet enjeu majeur. (…)
Dans ce projet de loi, bien sûr, il faudra travailler ces moyens, mais dans l’intérêt de partir à 10 ans, c'est qu'on peut les planifier ces moyens, et c'est tout l'enjeu d'abord de former et ensuite de développer. Mais l'urgence, et vous l'avez dit, c'est que tous les départements français puissent être couverts en unités de soins palliatifs, c'est un objectif que nous fixerons, je le souhaite, avant la fin de l'année 2024.

 

Sabrina Agresti-Roubache (secrétaire d’Etat chargée de la Ville)
> Les « Quartiers d’été » seront pérennisés ! Partout en France, comme ici à Niort, les élus et associations s’engagent aux côtés de l’État pour organiser des activités de proximité et créer du lien social dans les quartiers défavorisés.

> Les buralistes sont bien plus qu’un simple commerce, ils sont une partie du tissu social de nos villes et proposent des services publics indispensables.

 

Partis politiques

● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Karl Olive (député)
> Les Français souhaitent que le pays avance au-delà de toutes postures politiciennes. C’est ce pragmatisme que nous souhaitons dans nos travaux à l’Assemblée et que met en avant le président Emmanuel Macron en évoquant l’Arc Républicain. La majorité relative voulue par les Français doit être un catalyseur de consensus.

> Explications des Émeutes. Le président Emmanuel Macron refait le match avec les éléments remontés par les maires et les préfets, ce qui devrait nous permettre de remporter le prochain! Oui à plus de fermeté dès lors que les règles sont connues de tous.
J’affirme que cela passe aussi par plus de démocratie locale:
- prévention spécialisée
- association de mamans
- police de proximité
- référents de quartier…
Et un peuplement qui soit l’exact contraire de concentration des mêmes populations dans les mêmes quartiers.

 

Michèle Peyron (députée)
> Toute ma solidarité et celle de mes collègues députés avec le peuple du Niger et son président Mohamed Bazoum, retenu en otage depuis 10 jours à Niamey. Je demeure confiante en la solidarité africaine à s'organiser pour le protéger et par là-même la démocratie au Niger.

 

Jean-Marc Zulezi (député)
> En cette période estivale d’abandon accrue, protégeons nos animaux!

> [Jour du dépassement] Toutes les ressources naturelles qui peuvent être régénérées en un an ont été consommées.  Nous devons inverser cette tendance et assurer le développement durable de notre société !

 

Anne-Laurence Pétel (députée)
> [Jour du dépassement] «Si l'on rapporte l'histoire de notre planète à une journée de 24h, l'Homme est apparu dans les 5 dernières secondes et l'époque industrielle dans les 2 derniers millièmes de seconde». Si insignifiant et si destructeur à la fois...

> Un chauffard, un refus d'obtempérer, une policière grièvement blessée. Elle est où l'indignation de LFI?

 

Caroline Yadan (députée)
> Quand Marine Tondelier affiche fièrement l’invitation de Médine aux Journées d’été des Écologistes, le 24 août 2023 au Havre, elle montre soit une ignorance coupable, soit une adhésion à des thèses favorisant la haine de la République, l'antisémitisme, l'homophobie et le séparatisme islamiste.

 

● MoDem
Bruno Millienne (député)
> [«La France était extrêmement inégalitaire il y a 200 ans, elle est aujourd'hui l'un des pays les plus égalitaires»selon La World Inequality Database (Base de données sur les inégalités mondiales), banque de données en ligne sur l'évolution historique de la répartition mondiale des richesses] N'en déplaisent à certains cassandres reconvertis en agitateurs de peurs fantasmées.

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
> La France, ce pays qui a le plus réduit les inégalités [selon La World Inequality Database (Base de données sur les inégalités mondiales), banque de données en ligne sur l'évolution historique de la répartition mondiale des richesses].

 

La quotidienne centriste du 6 août 2023. Quel impact si l’Ukraine gagne (ou ne perd pas) la guerre déclenchée par Poutine?

Imaginons que l’Ukraine gagne la guerre que lui fait Poutine ou, en tout cas, ne la perde pas, quel en serait l’impact au niveau mondial.

Bien sûr les Ukrainiens seraient fous de joie et on les comprend tandis que Poutine serait sans doute renversé ou, à tout le moins, dans une forte zone de turbulences.

Mais, dans ce monde où la démocratie est continuellement attaquée par des ennemis extérieurs et intérieurs, où les régimes autocratique et totalitaires clament fièrement que leurs régimes sont l’avenir de l’Humanité, y aurait-il un bouleversement, voire un renversement de ces tendances qui menacent les valeurs humanistes?

C’est difficile à dire mais, en se basant sur les comportements humains et les précédents, on peut penser qu’au-delà d’une réaction en surface des défenseurs de la démocratie, rien ne bougerait ou presque sur les mouvements profonds que l’on voit se mouvoir depuis des décennies et qui ont connu une accélération depuis le début de notre troisième millénaire.

Sauf si, évidemment, cette victoire de l’Ukraine entraînait un changement de régime – et pas seulement de dirigeants – en Russie et que cela déstabilisait des potentats comme en Chine ou en Iran (deux pays alliés de la Russie), menait à leur perte des dictateurs tels ceux de Biélorussie ou de Syrie et avaient des conséquences positives sur la situation en Afrique (avec l’effondrement prévisible de la milice Wagner).

Mais si cela est souhaitable, cela serait également le début d’une ère d’instabilité très dangereuse pour la paix mondiale avec des possibilités de fuite en avant de régimes en train de s’écrouler.

Dès lors, on peut penser que les démocraties ne tenteraient pas de tirer avantage de cette victoire autrement que pour renforcer leur défense comme une montée en puissance de l’OTAN et de l’Union européenne, deux organisations que rejoindrait l’Ukraine.

On voit bien que le mouvement déclenché par Poutine en envahissant sans raison autre que de renforcer son pouvoir l’Ukraine aura, quelle que soit l’issue de cette guerre, des conséquences qui pourraient être gigantesques et d’une possible puissance dévastatrice.

Lors de la chute du communisme à la fin du deuxième millénaire, la communauté internationale a réussi à éviter une déflagration générale.

Des pays comme ceux de l’Est de l’Europe se sont libérés du joug dictatorial et la Russie aurait pu les imiter.

Mais des peuples comme les Chinois ou les Iraniens n’ont pas été invités au banquet de la liberté et continuent à en payer le prix.

Et un terrorisme islamique ultra-violent et meurtrier a vu le jour.

Avec, également, le retour du bâton qui est la situation mondiale que nous connaissons actuellement.

Nous devons nous battre et espérer en la victoire de l’Ukraine.

Mais nous devons, comme le dit depuis le début le président français, Emmanuel Macron préparer cette paix (ou cette non-guerre) qui va suivre le conflit actuel.

Parce que cette période sera peut-être encore plus cruciale que celle que nous vivons actuellement sans savoir exactement ce qu’elle nous réserve.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]