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dimanche 18 janvier 2026

La Quotidienne centriste du 18 janvier 2026. Jusqu’où les Européens accepteront d’être humiliés par Trump?


Que ce soit par la Chine ou par la Russie, les Européens ont été souvent humiliés et bafoués ces dernières années sans vraiment réagir.

Aujourd’hui ils le sont aussi par les Etats-Unis.

Depuis son retour au pouvoir Trump n’a cessé de les attaquer souhaitant même la disparition de l’Union européenne affirmant qu’elle avait été créée pour nuire aux Etats-Unis alors même que ce sont ces derniers qui ont poussé à sa création!

En fait, Trump déteste tout ce qu’elle représente, la démocratie républicaine, l’Etat de droit, la paix, la coopération internationale sous l’égide du droit, entre autres.

Toujours est-il qu’il a pris de nombreuses décisions qui ont porté préjudice à l’Europe et qu’il n’a pas souhaité l’aider face aux périls auxquels elle fait face comme l’impérialisme de la Russie qui s’est matérialisé par l’agression de Poutine contre l’Ukraine mais aussi ses menaces directes à l’encontre de l’UE.

Il vient de passer à un stade supérieur avec sa volonté de s’approprier un territoire appartenant au Danemark, le Groenland, et en prenant des mesures de rétorsions contre les pays européens qui ont décidé de soutenir les Danois et de s’opposer à cette annexion.

Des pays qui sont tous des alliés des Etats-Unis et font partie de l’OTAN.

Les réactions de ceux-ci ont été fermes mais elles ne se sont traduites pour l’instant que dans des mots et non des actions comme cela a souvent été le cas jusqu’à présent.

Cela va-t-il changer avec, enfin, le refus d’une nouvelle humiliation?

On l’espère mais l’on demeure sceptique.

Emmanuel Macron appelle à la résistance et à la mise en place de l’instrument anti-coercition de l’UE qui est un outil commercial puissant adopté en 2023, et qui permet de répondre à tout pays qui utiliserait des armes commerciales pour faire pression sur l’un des 27 Etats membres en limitant les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.

Cette décision serait un signe fort à l’encontre de Trump et de ses projets anti-européens.

Elle viendrait après celle d’envoyer des militaires au Groenland prise par la France et l’Allemagne mais aussi par des pays comme la Slovénie.

Néanmoins, l’on voit déjà que tous les membres de l’UE ne sont pas aussi fermes que les sept pays qui ont pris fait et cause pour le Danemark et le Groenland (France, Allemagne, Suède, Norvège Finlande, Pays-Bas mais aussi Royaume-Uni).

D’où la possibilité que cela se termine par une énième humiliation qui, cette fois-ci, serait certainement très lourde de sens et aurait des effets dévastateurs pour le projet européen.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]