Voici une sélection, ce 4 mars 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la
République)
> [Adresse aux Français
consacrée à la situation au Proche et au Moyen-Orient] Mes chers compatriotes,
Depuis samedi dernier, la guerre s’empare une nouvelle
fois du Proche et du Moyen-Orient. Ouverte par les frappes que les Etats-Unis
d’Amérique et Israël ont initiées contre l’Iran, elle s’étend à présent dans la
région et emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité de
tous.
La République islamique d’Iran porte la responsabilité première de cette
situation. C’est elle qui a développé un programme nucléaire dangereux et des
capacités balistiques inédites, qui a armé et financé des groupes terroristes
dans les pays voisins, le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen, les milices
chiites en Irak, et qui a soutenu le Hamas et a toujours affirmé son objectif
de détruire l’Etat d’Israël. C’est la République islamique d’Iran qui a une
nouvelle fois, en janvier dernier, donné l’ordre de tirer sur son propre
peuple.
Compte tenu de tout cela, et des négociations qui ne progressaient plus, les
Etats-Unis d’Amérique et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires,
elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne
pouvons pas approuver. Il reste que l’Histoire ne pleure jamais les bourreaux
de leur peuple. Et aucun ne sera regretté.
Une nouvelle situation est en train d’apparaitre. Les frappes devraient
continuer dans les prochains jours pour affaiblir l’Iran et détruire ses
capacités de riposte. Et en représailles les frappes de l’Iran dans toute la
région devraient alors se poursuivre. Dans ce contexte, avec l’Allemagne et le
Royaume-Uni nous avons clairement dit qu’un arrêt au plus vite des frappes est
souhaitable, et qu’une paix durable dans la région ne se fera que par la
reprise de négociations diplomatiques. Et je veux ici former le vœu pour le
peuple iranien qu’il puisse lui-même librement décider de son destin.
Face à cette guerre en train de s’étendre et dont nul ne sait dire aujourd’hui
le terme, ma responsabilité est d’agir pour protéger notre pays, garantir la
sécurité de nos compatriotes, et défendre l’intérêt national.
Nous avons renforcé la sécurité de nos bases militaires dans la région. Deux
d’entre elles ont subi des frappes limitées ayant causé des dégâts matériels.
Je veux redire ici mon soutien, ma confiance à l’ensemble de nos forces armées.
Nous avons aussi renforcé la sécurité de nos ambassades et de nos intérêts
présents dans ces pays. Et je demeure particulièrement vigilant sur ce point.
Près de 400.000 de nos compatriotes sont présents dans la région, soit comme
résidents soit de passage. Nous sommes en train d‘organiser en bon ordre le
rapatriement de nos concitoyens qui le souhaitent, en commençant par les plus
vulnérables. Deux premiers vols seront à Paris dès ce soir. Je sais l’angoisse,
l’impatience qui existent et je veux ici vous dire que les équipes sont
pleinement mobilisées, dans les pays concernés comme à Paris, pour organiser
les retours dans les meilleures conditions. Vous continuerez d’être informés en
temps réel.
Nous veillons évidemment à la sécurité sur le sol national aussi. A ma demande,
le gouvernement a renforcé le dispositif de protection militaire Sentinelle et
la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposées.
Ensuite, au-delà de ces éléments de sécurité premiers pour nos compatriotes,
nos bases, nos emprises nous devons être aux côtés de nos amis et alliés de la
région pour leur sécurité et leur intégrité territoriale. C’est en effet notre
responsabilité. Elle est strictement défensive elle vise à protéger et
restaurer le plus vite possible la paix. Il en va de la crédibilité de la
France d’être ce partenaire de confiance qui honore ses engagements, surtout
dans ces temps troublés.
Nous avons des accords de défense qui nous lient, le Qatar, le Koweït, et les
Emirats Arabes Unis, ces derniers sont tout particulièrement ciblés, et nous
leur devons solidarité. Nous sommes aussi liés par des engagements solides avec
la Jordanie, l’Irak, et notamment là-bas nos alliés kurdes. Nous avons réagi
immédiatement et avons abattu en légitime défense des drones dès les premières
heures du conflit pour défendre l’espace aérien de nos alliés qui savent
pouvoir compter sur nous. En plus des moyens déjà présents, des Rafales, des
systèmes de défense anti-aériennes et de radars aéroportés ont été déployés ces
dernières heures. Et nous continuerons autant que de besoin cet effort.
Chypre, membre de l’Union européenne, pays avec lequel nous venons de signer un
partenariat stratégique, a été frappé également ces derniers jours, ceci
requiert notre soutien. C’est pourquoi, j’ai décidé l’envoi là aussi de moyens
de défense anti-aérienne supplémentaires et d’une frégate française, le
Languedoc, qui arrivera au large de Chypre dès ce soir. Nous assurons par
ailleurs une coordination étroite avec nos alliés, nos partenaires européens,
en premier lieu nos amis grecs, afin que cet effort en Méditerranée orientale
soit consolidé par les Nations volontaires.
Depuis ces dernières heures, la guerre s’étend au Liban, à partir duquel le
Hezbollah a commis la faute majeure de frapper Israël et mettre les Libanais en
danger. Israël serait en train de décider une opération terrestre : ce
serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique. Le Hezbollah
doit impérativement cesser toute frappe. Et j’appelle Israël à respecter le
territoire libanais et son intégrité.
Enfin, nous avons des intérêts économiques à préserver car les prix du pétrole,
les prix du gaz, la situation du commerce international sont profondément
perturbés par cette guerre. Aujourd’hui le détroit d’Ormuz est de fait fermé.
Et c’est par ce détroit que transitent environ vingt pour cent du pétrole et du
gaz naturel liquéfié dans le monde. Le canal de Suez et la mer Rouge sont aussi
sous tension et menacés. Nous sommes à l’initiative pour bâtir une coalition
afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le
trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale. C’est ce
que nous avons su faire il y a plusieurs mois en mer Rouge. C’est ce que nous
devons faire aujourd’hui là-bas.
Face à cette situation instable et aux incertitudes des jours à venir, j’ai
donné ordre au porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens, son escorte
de frégates de faire route vers la Méditerranée.
Mes chers compatriotes, je voulais ce soir vous rendre compte de la situation
et de nos actions.
Beaucoup de choses sont encore instables mais la France demeure une puissance
qui protège les siens, une puissance attachée à la paix, fiable, prévisible et
déterminée.
Vive la République,
Vive la France.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Ces derniers jours, j’ai échangé régulièrement avec plusieurs de mes
homologues européens et du Moyen-Orient, dans le contexte des différentes
opérations militaires qui touchent cette région. La France est résolument
engagée aux côtés de ses partenaires pour contribuer à leur sécurité, assurer
la protection de ses emprises et de ses ressortissants, et défendre ses
intérêts dans le respect du droit international.
> La France est un allié fiable, aux
côtés de ses partenaires et alliés dans la région, au service de leur sécurité.
En plus des moyens déjà présents, des Rafale et des systèmes de défense
anti-aérienne ont été déployés ces dernières heures. (…)
C’est, dans une logique défensive, la protection du ciel de ces pays, notamment
de ceux avec lesquels nous avons des accords de défense.
> Nous ne pouvons pas être isolés ! L’intérêt de cette dissuasion avancée, c’est notre capacité à travailler avec plusieurs pays et à partager une vision de la défense.
> La dissuasion nucléaire consiste à être suffisamment fort pour préserver nos intérêts vitaux et protéger notre pays. (…) Cette souveraineté de bout en bout ne varie pas. Cela reste une décision totalement française, financée totalement par la France.
Roland Lescure (ministre de l’Economie,
des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> J’ai activé une cellule de crise à Bercy pour suivre quotidiennement
l’évolution de la situation et les conséquences économiques, financières et
énergétiques qui découlent du conflit en cours au Moyen-Orient.
Je réunirai par ailleurs tous les jours les fédérations d'entreprises
concernées pour faire le point sur leurs activités et les répercussions. J'ai
tenu une première réunion aujourd'hui avec Serge Papin et Maud Bregeon.
Enfin, je m’entretiendrai régulièrement avec les services économiques au
Moyen-Orient pour qu’ils puissent me remonter les informations du terrain.
Ces points de situation permettront à l’ensemble des services de Bercy
d’anticiper les différentes évolutions et scénarios qui se présentent, dans un
contexte qui reste incertain et dont les conséquences dépendront largement de
la durée et de l'intensité du conflit.
Concernant nos stocks d’hydrocarbures, il n’y a aujourd’hui aucun risque
d’approvisionnement en gaz ou en essence à court terme en France. Notre
exposition directe aux produits énergétiques de la région reste limitée.
Nous restons néanmoins vigilants face à un effet prix risqué sur le gaz, dont
les cours ont déjà augmenté après la fermeture du détroit d’Ormuz.
La situation évolue rapidement : l’ensemble de nos services, en France et dans
le monde, ainsi que mon équipe et moi-même, sommes pleinement mobilisés.
> Ce conflit inédit crée des
incertitudes économiques et financières que nous suivons de près. A court
terme, il n’y a aucun risque d’approvisionnement en gaz et pétrole en France.
Tous les jours, je réunis une cellule de crise pour suivre l’évolution des
marchés financiers, des indicateurs économiques et des marchés de l’énergie.
Nous sommes aussi en contact étroit avec les services économiques régionaux des
pays concernés ainsi que les filières industrielles impactées.
> [Pris de l’essence] Je ne tolérerai pas qu'on ait des hausses de prix à la pompe qui aillent
au-delà de ce que la hausse du pétrole justifie.
J’ai demandé à la DGCCRF d’effectuer des
contrôles pour s’assurer que les prix à la pompe reflètent la hausse du prix du
baril que nous observons actuellement avec le conflit au Moyen-Orient.
L'objectif est de s'assurer effectivement
qu'on est sur des hausses de prix raisonnables compte tenu de la hausse du prix
du baril qui, elle aussi, est aujourd'hui relativement raisonnable. Donc, pas
de panique.
Évidemment qu'on comprend que, face à une
hausse du prix du baril, on puisse avoir une hausse de quelques centimes du
prix à la pompe, mais à ce stade, c'est tout.
> Il n'y a aucun
risque, mais vraiment j'insiste, d'approvisionnement ni sur le gaz, ni sur le
pétrole pour les semaines qui viennent. Evidemment, tout va dépendre de l'intensité et de la durée du conflit.
(…)
Il faut garder son sang-froid, être
conscient des risques, mais en aucun cas raconter n'importe quoi ni créer des
problèmes qui n'ont pas lieu d'être. La situation est normale et qu'il y a de l'essence partout.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et
des Affaires étrangères)
> Discours fondateur du Président de la République à l'Île Longue annonçant
un durcissement de notre posture de dissuasion nucléaire, qui demeurera
indépendante et française de bout en bout. Une étape stratégique est
franchie. La dissuasion avancée est l'opérationnalisation concrète de la
dimension européenne : exercices conjoints, signalement, dissémination possible
de nos forces. Elle permettra par ailleurs un renforcement de nos coopérations
européennes pour gérer l'escalade sous le seuil nucléaire : alerte avancée,
défense anti-aérienne, frappes dans la profondeur. Nous concrétisons ainsi un
dialogue stratégique inédit avec 7 nouveaux pays européens, à commencer par
l'Allemagne, en plus de notre dialogue établi avec le Royaume-Uni. Cet effort
donnera de la profondeur à notre dissuasion et contribuera à la sécurité de
notre continent.
> Le Hezbollah a commis une lourde faute en rejoignant un conflit avec Israël dans lequel les autorités comme le peuple libanais refusent d'être entraînés. La population en a payé ce matin le prix, avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés provoqués par la riposte israélienne. Le Hezbollah doit immédiatement mettre fin à ses attaques. Israël doit respecter l'intégrité territoriale du Liban, et s’abstenir de toute frappe sur les infrastructures et les populations civiles, qui doivent être protégées. Le Liban doit être préservé de l'embrasement régional, et le cessez-le-feu prévu par l’accord du 27 novembre 2024 mis en œuvre dans toutes ses dimensions. A cet égard, la France soutient pleinement la décision du gouvernement libanais d’exiger l’arrêt des activités militaires du Hezbollah, la remise de ses armes et la mise en œuvre par tous les moyens nécessaires du plan de l’armée pour garantir le désarmement des groupes armés. La France restera engagée pour la souveraineté et la stabilité de ce pays et organisera dès que possible la conférence internationale de soutien à ses forces armées.
> Il faut que le plus rapidement possible les armes se taisent.
> Le scénario que privilégie la France, c'est la désescalade. Tout cela doit cesser le plus rapidement possible.
> Des rafales ont déjà neutralisé des drones qui visaient le ciel des Émirats arabes unis.
> [Blocage du détroit d'Ormuz] Les risques sont trop grands pour que la circulation puisse se faire. Nous allons proposer une coalition pour sécuriser la navigation.
> La guerre ne crée pas en elle-même les conditions de la paix et de la stabilité. Le risque du chaos est réel. Les armes doivent se taire au plus vite pour que la diplomatie reprenne ses droits et qu'émerge une solution politique permettant la coexistence pacifique de l'Iran avec son environnement régional et le respect des droits fondamentaux du peuple iranien.
> Cette guerre, qui a été initiée par
les frappes d’Israël et des États-Unis et auxquelles l’Iran a répondu de
manière totalement inconsidérée et indiscriminée, entraîne dans le conflit un
certain nombre de pays de la région avec lesquels nous avons des relations, des
accords de défense et dans lesquels nous avons des intérêts, y compris des
bases militaires. Et donc ce que j’ai dit hier et ce que le Président de la
République a rappelé, c’est que la France se tient prête à défendre ses
partenaires à leur demande, de manière proportionnée, et évidemment
conformément au principe de légitime défense collective, qui est un principe du
droit international. (…)
Nous avons le droit d’intervenir et que nous nous tenons prêts à le faire.
Évidemment, c’est au Président de la République de prendre la décision.
> [Alliances avec plusieurs États de la
région] Ce sont des échanges qui sont en cours, à propos du renforcement de
leur défense par le biais de mise à disposition d’équipements. Lorsque les
décisions auront été prises, elles seront communiquées. Mais effectivement, par
les canaux diplomatiques, des échanges sont très fréquents, à tous les niveaux,
mais également par les canaux militaires. Je le redis, il faut bien voir que
dans ce conflit, il y a bien sûr les États-Unis et Israël d’un côté, l’Iran de
l’autre, mais nous avons beaucoup de pays tout autour -
on parlait du Liban, à l’instant - qui se retrouvent malgré eux dans une guerre
qu’ils n’ont pas choisie. Et notre responsabilité de partenaire de confiance,
de pays concerné, puisque nous avons 400.000 ressortissants dans la douzaine de
pays qui sont concernés, c’est de ne pas nous mettre la tête dans le sable, et
c’est d’apporter des réponses de protection, pour ces pays et pour nos intérêts
sur place.
> La France est prête à se protéger, protéger ses ressortissants, protéger ses intérêts dans la région et ses partenaires. Elle dispose de moyens dont certains sont déjà disposés, parce qu’avant la guerre, il y avait des exercices ou des opérations dans la zone. D’autres sont à la disposition du chef de l’État pour, s’il le juge opportun, apporter ce niveau de réassurance, soit pour nous-mêmes et dans le cadre d’éventuelles opérations de protection, soit pour nos partenaires, parce qu’une présence, une simple présence, que ce soit en mer Rouge ou en Méditerranée, a un effet dissuasif.
> On a 400.000 ressortissants français dans la douzaine des pays qui sont aujourd’hui concernés par la situation. Pour l’essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d’autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons, pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s’inscrire sur le Fil d’Ariane, sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. À ce stade, ce sont plus de 25.000 personnes que nous identifions comme Français de passage s’étant inscrits. Et c’est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons.
> [Rôle de la France au Liban] D’abord
de condamner la lourde erreur du Hezbollah, qui a entraîné un pays qui étant
pourtant en train de se remettre sur les rails dans une guerre qu’il n’a pas
choisie. De dénoncer les violations par Israël de l’intégrité territoriale du
Liban. Et d’appeler toutes les parties à respecter cet accord de cessez-le-feu,
qui enfin nous permettait d’entrevoir un meilleur avenir pour le Liban. (…)
Les autorités libanaises hier ont été très claires. Elles ont dénoncé les
frappes menées par le Hezbollah sur le nord d’Israël. Elles ont appelé à son
désarmement. Elles ont déclaré comme illégale la branche armée du Hezbollah. Et
ce désarmement, il est indispensable, il est essentiel. Nous l’appelons de nos
voeux et nous ne faisons pas que l’appeler de nos voeux. Nous avions prévu
d’organiser ce jeudi une conférence consacrée au renforcement des forces armées
libanaises, celles qui doivent disposer du monopole des armes. Cette
conférence, nous espérons pouvoir la tenir au plus vite. Mais pour ça, il faut
bien sûr que l’escalade militaire puisse s’arrêter dans la région.
> [Discours de Macron sur la dissuasion
nucléaire] C’est un discours historique, qui fait franchir une étape à notre
dissuasion, qui est un trésor national et qui va rester indépendante et
française de bout en bout. Plus précisément, l’appréciation des intérêts vitaux
appartiendra uniquement au Président de la République, et la décision d’emploi
de l’arme nucléaire appartiendra exclusivement au Président de la République.
Il y a deux dimensions nouvelles. La première, c’est que nous allons durcir
notre dissuasion, en relevant notre arsenal, le nombre de nos têtes nucléaires.
Le deuxième élément majeur, c’est que nous allons créer des coopérations
nouvelles avec les pays européens, dans le cadre de cette dissuasion avancée
qui va leur permettre de participer à des exercices, de s’associer à des manœuvres
de signalement, ou de pouvoir accueillir sur leur sol des déploiements de
circonstances. Ce qui est très avantageux pour nous. (…)
C’est le Président de la République qui appréciera souverainement si les
intérêts vitaux de la France sont effectivement concernés, et c’est lui qui,
sur cette base, appréciera souverainement l’opportunité de faire emploi de
l’arme nucléaire. Et cette dissuasion nucléaire restera intégralement financée
par la France, par le contribuable français. (…)
Nous développons avec eux des projets de coopération pour tout le volet de
notre sécurité qui n’est pas nucléaire. C’est ce qu’on appelle dans le jargon
militaire le volet conventionnel. Les systèmes d’alerte pour savoir quand des
missiles, nucléaires ou non, entrent dans nos espaces ou se dirigent vers nos
espaces aériens. La défense anti-aérienne ; c’est le grand sujet du
moment, dans la guerre avec l’Iran. (…)
Et puis ensuite, ce qu’on appelle maintenant - on a pris l’habitude de ce terme
depuis la guerre en Ukraine - les frappes dans la profondeur. C’est une arme
offensive, mais qui a vocation à gérer une escalade militaire sous le seuil
nucléaire, puisqu’on a vu avec la guerre en Ukraine qu’on pouvait avoir une
très forte intensité de conflictualité, de guerre, sans que les seuils
nucléaires ne soient franchis. Et donc ces projets de coopération, c’est à
l’échelle européenne qu’il faut les mener. Et c’est aussi une manière pour nos
partenaires de contribuer à la défense du territoire national par le
développement de ces projets communs.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des
Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La prise en charge de l’obésité doit être mieux organisée, mieux
coordonnée et mieux adaptée aux besoins des patients. C’est pourquoi j’avais
annoncé, en janvier 2026, lors de la publication de la feuille de route
nationale pour améliorer la prise en charge de l’obésité, la création d’un
Parcours Coordonné Renforcé (PCR) dédié aux adultes en situation d’obésité
complexe. Ce dispositif concrétise une avancée importante pour structurer des
parcours de soins plus lisibles et plus efficaces.
Issu d’une expérimentation menée dans le cadre de l’article 51, ce parcours
repose sur une prise en charge globale associant :
- un accompagnement médical,
- un suivi diététique,
- un soutien psychologique,
- et de l’activité physique adaptée.
Chaque patient bénéficie ainsi d’un programme de soins et d’éducation
thérapeutique personnalisé, construit en fonction de ses besoins. Face à un
enjeu majeur de santé publique, nous poursuivons notre mobilisation pour
améliorer l’accompagnement des patients et soutenir les professionnels dans des
parcours de soins mieux coordonnés.
> Ce lundi 2 mars, au Centre Médico-Psychologique adulte de Sens, deux infirmières ont été violemment agressées à l’arme blanche par un patient suivi en hôpital de jour. Je me suis rendue sur place pour leur témoigner, ainsi qu’à l’ensemble des équipes du Centre hospitalier spécialisé de l'Yonne, tout mon soutien. Au-delà de l’émotion, je veux redire ma reconnaissance aux professionnels de santé. Chaque jour, ils accueillent, écoutent et accompagnent des patients souvent en grande souffrance, avec engagement, humanité. Un grand merci. Nous devons protéger celles et ceux qui soignent.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès
du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education
nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de
l’Apprentissage)
> Il n’y a pas de métiers réservés à un genre. La
mixité se fait avec les femmes et les hommes. Lutter contre les stéréotypes,
c’est une question d'égalité des chances et de liberté, afin que chacun puisse
choisir son avenir professionnel. C’est une nécessité pour notre société et un
levier essentiel pour notre économie et notre compétitivité.
● Autres ministres
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du
Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des
Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Tous les moyens nécessaires ont été mis en place pour protéger nos
compatriotes.
> Face à une situation évolutive qui appelle prudence et vigilance, les services de Bercy sont mobilisés.
Benjamin Haddad (ministre délégué
auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de
l’Europe)
> [Discours de
Macron sur la dissuasion nucléaire] C’était un discours
majeur qui était attendu par nos partenaires européens dans un contexte
d’aggravation de la menace, de turbulences géopolitiques. C’est un discours qui
fera date, qui est, au fond, fidèle à la tradition stratégique française :
la dissuasion nucléaire, elle doit être crédible face aux menaces. Elle doit
rester bien sûr autonome à la main du président de la République et elle doit
protéger les intérêts vitaux de la France. Et il y a une tradition en France,
depuis le général de Gaulle, qui a été réitérée par tous les présidents de la
République ensuite, que les intérêts vitaux, qui sont à l’appréciation du
président de la République, ils ont bien sûr une dimension européenne. On ne
peut pas ignorer ce qu’il se passe au-delà de nos frontières. (…)
Qui pourrait imaginer que la sécurité de la Pologne, de l’Allemagne, de nos
partenaires stratégiques en Europe n’aurait pas un impact sur les intérêts
vitaux ? (…)
Fondamentalement, nous avons mené un dialogue stratégique avec un certain
nombre de pays pour définir ce que pourrait être la dissuasion avancée qui est
le fait de pouvoir associer certains de ces pays à des exercices, par exemple,
à contribuer de façon conventionnelle à la dissuasion nucléaire française, à
pouvoir avoir des déploiements de circonstances de nos forces stratégiques
aériennes, par exemple, chez nos pays partenaires. Au fond, il faut le
rappeler, parce que cela avait fait l’objet de beaucoup de caricatures, de
beaucoup d’attaques politiciennes, on le sait, en amont de ce discours, en
particulier venant de l’extrême droite, il ne s’agit en aucun cas de partager
la décision de la dissuasion nucléaire. Celle-ci restera bien sûr toujours
indépendante, souveraine, autonome, française de bout en bout, mais
d’opérationnaliser de façon concrète le fait qu’il y a une dimension européenne
dans les intérêts vitaux de la France. (…)
Les pays avec lesquels il y a eu ce
dialogue, et d’ailleurs je souligne que ces pays, on voit les dirigeants qui
s’expriment aujourd’hui, qui saluent ce discours du président de la République,
il y a la Pologne, l’Allemagne, la Belgique, la Grèce, le Danemark, la Suède et
les Pays-Bas. Bon, cela, ce sont des pays avec lesquels il y a eu ce dialogue
pour l’instant. Sur la question que vous posez, vous savez que cela relève
toujours de l’appréciation souveraine du chef de l’État et qu’il y a à ce
sujet, en France, depuis le général de Gaulle, une forme d’ambiguïté
stratégique sur ce qui relève des intérêts vitaux, même si, une fois de plus,
la dimension européenne de ces intérêts vitaux a été rappelée depuis le général
de Gaulle par les présidents de la République. (…)
Ces pays sont nos alliés, ils sont nos alliés dans le cadre de l’OTAN avec
l’article 5 de l’OTAN, ce sont des pays partenaires et d’ailleurs on peut y
rajouter aussi la Grande-Bretagne qui n’est pas membre de l’Union européenne
mais qui est un pays évidemment allié, partenaire, avec qui nous avons resserré
aussi les liens stratégiques l’an dernier à Northwood. Et ces pays, bien sûr,
sont des alliés de la France. (…)
Ce qui change de façon très concrète : d’abord, c’est un durcissement de
notre posture et un rehaussement de la crédibilité de notre posture avec
l’augmentation du nombre d’ogives nucléaires. On ne communique pas sur le
nombre d’ogives.
Face à la menace, c’est une question aussi de crédibilité. Il y a eu cet
investissement, d’ailleurs, de modernisation, déjà depuis plusieurs années,
dans le cadre de la loi de programmation militaire, c’est-à-dire l’augmentation
du budget de défense de la France. Je le rappelle, le budget de défense, en
général, le budget de défense de la France aura doublé sur les deux mandats
d’Emmanuel Macron. Et après, dans le cadre de la dissuasion avancée, cela peut
se concrétiser de façon très concrète, par des exercices conjoints, par du
signalement en commun par des déploiements de circonstances, en effet, de
forces stratégiques comme des avions sur le territoire, dans la profondeur du
continent européen, c’est-à-dire pour participer aussi à la réassurance de ces
partenaires. Voilà, et encore une fois, cela fera l’objet d’un dialogue qui
continuera d’être approfondi avec ses partenaires.
> Cela a toujours été d’ailleurs le cœur de la doctrine nucléaire française que ce n’est pas une arme normale. Et d’ailleurs, dans la relation que nous avons avec nos partenaires, et dans le cadre de ce dialogue stratégique, il faut voir aussi la façon dont les armements conventionnels de nos partenaires peuvent contribuer à la dissuasion collective du continent européen. Par exemple, quand on parle de défense antimissile, quand on parle de capacité de signalement, de détection avancée, quand on parle de capacité de frappe en profondeur, donc l’articulation aussi, de façon très concrète, des armements conventionnels de nos partenaires peuvent aussi contribuer à la dissuasion et donc à la sécurité de la France. Parce que, fondamentalement, il faut dire dans cette situation, c’est un instrument de puissance et de défense de l’intérêt national et de la sécurité de la France. La France tient son rang de puissance majeure en Europe, qui prend ses responsabilités dans ce moment de basculement géopolitique et d’aggravation de la menace. Et le discours qui est un discours majeur du président de la République, c’est un discours de puissance, c’est un discours pour être respectés, pour être craints, il faut être forts pour dissuader la menace. C’est précisément pour cela que nous renforçons notre posture.
> Déjà, il faut rappeler de façon très concrète qu’aujourd’hui, on a une situation dans la région qui est, au fond, le fait d’un régime iranien qui s’est soustrait à ses responsabilités dans le cadre, par exemple, du dialogue sur le nucléaire, qui a continué la fuite en avant sur le nucléaire, alors que les Européens, les Américains, avaient fait des propositions de négociation, ce régime qui a soutenu les proxies terroristes du Hezbollah, du Hamas, qui déstabilise la région, qui a développé aussi son programme de missiles balistiques. Et donc, la France a eu toujours un discours extrêmement ferme, qui est d’ailleurs aussi une constante de la France.
> Le discours très clair du président
de la République, qui a dit qu’il y avait un risque d’escalade, parce que quand
on commence ce type d’opérations, on ne sait pas généralement quand elles se
terminent. Donc fondamentalement, nous avons dit « attention à l’escalade,
attention au risque d’embrasement régional ». Nous nous tenons aussi à la
disposition de nos partenaires dans la région, nous avons des partenaires
stratégiques, pour assurer aussi, de façon proportionnée, dans le cadre du
droit international, leur défense, je pense aux États du Golfe. (…)
Il faut reconnaître aussi, tout de même, le régime iranien qui, une fois de
plus, par son comportement déstabilisateur, par ses activités de prolifération
nucléaire, par son soutien à ses proxies dans la région, qui a une
responsabilité écrasante aujourd’hui dans cette escalade, d’ailleurs dans
l’escalade aussi contre les voisins. Et il faut le rappeler, puisqu’on a eu
d’ailleurs beaucoup de commentaires hier après la disparition de l’ayatollah
Khamenei, il faut rappeler, lui, sa responsabilité dans les crimes de ce
régime, dans le soutien au terrorisme, dans l’oppression de sa population, les
jeunes, les femmes, les minorités, dans le soutien aux proxies terroristes du
Hamas et du Hezbollah, dans la répression sanglante qui a fait des dizaines de
milliers de morts il y a deux mois, des jeunes qui courageusement venaient
simplement demander de s’exprimer, demander la liberté. Le peuple iranien a le
droit de choisir librement son destin. Et donc la France ne peut que se
satisfaire de la disparition de l’ayatollah Khamenei, je le dis parce que
certains que l’on a beaucoup entendu dans d’autres situations, à l’extrême
gauche, comme La France insoumise, on ne les a pas entendues quand il y a eu
des dizaines de milliers de morts en Iran. On ne les entend pas aujourd’hui
condamner la brutalité de ce régime et la brutalité de l’ayatollah Khamenei.
> Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est exprimé de façon très claire à ce sujet, en disant que la France était prête à contribuer à des opérations défensives aux côtés de ses partenaires dans la région. Vous savez que nous avons des partenaires, des alliés dans le Golfe, et donc de façon proportionnée, encadrée bien sûr dans le principe de légitime défense du droit international, à la demande de ces partenaires
> La France a aussi des dispositifs dans la région. Nous avons d’ailleurs un hangar qui a été frappé à côté d’une base militaire. Et donc c’est pour cela qu’encore une fois, la France prendra des dispositions. La France fera toujours tout ce qu’il faut pour se défendre et encore une fois, pourra prendre, le cas échéant, à la demande de ses partenaires de façon proportionnée, dans le cadre du droit international, des mesures défensives.
> Nous avons fait des déclarations communes en ce sens avec les Britanniques et les Allemands. Et donc, nous avons bien sûr un alignement avec nos partenaires. Mais bien sûr, la France est toujours souveraine dans sa capacité à agir, en particulier sur le plan militaire.
Le président de la Républiques ’est exprimé très clairement depuis le début. Déjà, il a dit que l’Iran, aujourd’hui, a été en violation du droit international, que ce soit dans la poursuite de la prolifération nucléaire, en violation du traité de non-prolifération nucléaire, que ce soit dans le fait de soutenir, d’armer des proxies terroristes qui déstabilisent la région chez ses voisins, que ce soit le Hamas ou que ce soit le Hezbollah. Et bien sûr, dans les massacres, les crimes qui ont été commis contre sa population, en particulier ces dernières semaines, les femmes, les jeunes qui venaient manifester de façon pacifique pour demander de pouvoir s’exprimer librement et prendre le contrôle de leur destin comme ils y ont bien sûr droit. Mais il a aussi très clairement mis en garde contre l’escalade parce que l’on sait très bien que ce type de guerre, l’histoire récente le prouve…
> On sait quand ce type de guerre
commence, on ne sait généralement pas quand elles se terminent. Et donc, c’est
pour cela que le Président avait, dès le départ, mis en garde contre une
escalade régionale qui serait dangereuse. (…)
On voit aujourd’hui, par exemple, que le Hezbollah, et cela avait été
d’ailleurs condamné par la France de façon très claire, que le Hezbollah
entraîne les Libanais dans un conflit qui n’est pas le leur. Et de la même
façon, c’est pour cela que je disais aussi la responsabilité écrasante de
l’Iran, de ce régime, dans le fait de soutenir des proxies comme le Hezbollah
qui déstabilisent la région.
> La parole stratégique est vraiment celle du président de la République, mais comme vous êtes chargé des affaires européennes, sur la mission Aspides, parce qu’on voit, on regarde un petit peu les cours du pétrole, de la manufacture aussi qui changent, la mission Aspides est donc une vocation de l’Union européenne, des pays de l’Union européenne, pour assurer le trafic maritime en mer Rouge qui est en train d’être dérouté. L’Union européenne, justement, a annoncé qu’il y avait un renforcement, ça veut dire quoi concrètement pour la France qui avait déjà des moyens sur place ?
> Quand on parle du risque d’escalade, qu’il y a bien sûr aussi des conséquences économiques globales, à commencer bien sûr par l’augmentation du prix du pétrole, qui a un impact sur la circulation, les échanges, on le voit évidemment dans la région.
> Le principe de liberté de circulation, de navigation, c’est un principe, bien sûr, du droit international, comme vous le soulignez, que la France a toujours défendu. Et c’est pour cela, d’ailleurs, que nous participons aussi à des opérations de circulation, de liberté de circulation dans d’autres régions, dans l’Indopacifique, par exemple.
> Le président de la République, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot sont en lien constant avec leurs homologues dans la région. Nous, sur la question du Liban, notre principe a toujours été extrêmement clair, c’est que c’est la défense de la souveraineté du Liban, c’est le fait que les Forces armées libanaises puissent prendre le contrôle du territoire, et c’est le soutien au gouvernement libanais pour pouvoir prendre le contrôle de son territoire. Et c’est le travail qui a été fait, le soutien financier, économique, bien sûr, qui a été apporté par la France, par l’Union européenne ces dernières années en ce sens.
> [La dissuasion avancée à nos partenaires européens] C’est un travail qui a été enclenché et un dialogue aussi stratégique qui a été mené avec des partenaires comme l’Allemagne depuis déjà assez longtemps, qui, au fond, tire les conséquences de la nouvelle donne géopolitique dans laquelle nous sommes : une brutalisation des relations internationales, la question qui se pose sur l’avenir des garanties de sécurité américaine, l’agression de la Russie contre l’Ukraine et la menace stratégique que fait peser la Russie sur les Européens. C’est un discours, un discours majeur qui fera date, qui est fidèle à la tradition et la doctrine nucléaire de la France, au fond, depuis le général de Gaulle. La décision ultime dans la dissuasion, elle reste bien sûr souveraine, autonome, indépendante, française de bout en bout. C’est la décision seule du président de la République, parce que l’on a entendu beaucoup de caricatures ces derniers mois à ce sujet, donc il faut le rappeler de façon extrêmement claire. Mais nous avons toujours dit, depuis là aussi le général de Gaulle, que les intérêts vitaux de la France avaient une dimension européenne. Ce que nous faisons, ce qui est nouveau à travers ce discours, c’est que nous concrétisons cette dimension européenne des intérêts vitaux en invitant nos partenaires à des exercices, à contribuer de façon conventionnelle à la dissuasion nucléaire française, à des exercices de signalement ou à pouvoir, le cas échéant, positionner des forces stratégiques françaises, aériennes notamment, dans la profondeur du continent européen, c’est-à-dire chez nos voisins. Et c’est pour cela que nous avons engagé un dialogue avec des partenaires, je disais l’Allemagne, déjà le Royaume-Uni dès l’an dernier, autre puissance nucléaire bien sûr européenne, mais aussi la Grèce, la Belgique, la Pologne, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède et le Portugal pour pouvoir précisément aujourd’hui dire que l’intérêt national de la France, la puissance de la France, bien sûr, dépasse nos seules frontières. Qui pourrait imaginer un seul instant qu’une crise majeure qui interviendrait en Pologne ou en Allemagne n’aurait pas de conséquences sur la sécurité des Français ? C’est au fond ce que dit le président de la République à travers ce discours.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Il y a deux ans, la France inscrivait dans sa Constitution la liberté
garantie pour les femmes d’avoir recours à l’IVG. Mais ce droit demeure fragile
: dans de nombreux pays, il est contesté, restreint, parfois supprimé. Je
porterai toujours cette conviction : partout où les droits des femmes reculent,
la France doit être au premier rang pour les défendre.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne
sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus
retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Certains s'érigent contre des interventions en expliquant qu'elles
bafouent le droit international. Mais ils oublient souvent de dire que ceux
contre qui se dirigent les interventions bafouaient le droit international
matin, midi et soir, depuis parfois des années ou des décennies.
> L'enjeu est que cette opération de renversement du pouvoir iranien soit utile à son peuple et à la sécurité du monde.
> Nous vivons aujourd'hui dans un monde aujourd'hui qui est très largement régi par les rapports de force, par la brutalité. Je pense qu'il ne faut pas s'en réjouir. Il faut assumer ce rapport de force. (...) Et donc, la réalité, c'est qu'on ne peut pas être les derniers à respecter des règles que plus personne ne respecte. Sinon, on va se faire écraser et on sera affaibli. donc il faut être pragmatique et il faut assumer de parler aussi le langage de la force et d'incarner aussi une force.
> Quand j'ai entendu les déclarations de Jean-Luc Mélenchon, cela m'a rappelé les mots des pires antisémites d'extrême droite.
> Tous les candidats que nous soutenons se sont engagés à ne faire aucune alliance, aucun désistement, ni pour LFI, ni pour le RN.
> Dans le cadre d’une série de déplacements européens cette semaine, j’ai rencontré à Tallinn le Premier ministre estonien. Pays frontalier de la Russie, victime d’ingérences et de cyberattaques, l'Estonie nous rappelle combien le soutien à l’Ukraine est au cœur de notre sécurité collective. De la perspective européenne pour l’Ukraine à l’utilisation des avoirs russes gelés, notre vision et nos attentes convergent largement. Nous avons également abordé l’urgence d’approfondir le marché commun et les politiques européennes en soutien à l’innovation avec une conviction partagée : l’Europe a tous les atouts pour s’affirmer comme une grande puissance économique face à la Chine et aux États-Unis. À nous de lui en donner les moyens !
● MoDem
Bruno Fuchs (député)
> La diplomatie parlementaire est une force additionnelle à la diplomatie de
la France. Par ex : avec le parlement du Sénégal, nous allons mener une mission
conjointe pour faire des propositions communes sur la mobilité: visas, titre de
séjour.
Frédéric Petit (député)
> Nous devons protéger les civils ukrainiens avant que les Russes ne détruisent les infrastructures hydrauliques, ce que
nous craignons et savons qu'ils feront au printemps ou à l'été.
► Autres
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie
industrielle)
> Il existe un large champ pour accroître la coopération UE-Norvège sur les
minéraux critiques. Ravi d’avoir pu discuter de ces opportunités avec la
Ministre norvégienne du Commerce et de l’Industrie.
> Des partenariats respectueux de l’intégrité territoriale & de la souveraineté nationale : c’est le sens de notre coopération avec le Groenland sur nos projets stratégiques (graphite, magnésium) Et j’espère de bien d’autres à venir!
> Le Canada, partenaire privilégié de l’Europe pour notre apport de minéraux critiques. Et acteur de 1er plan pour la coordination de l’approvisionnement mondial, en particulier au sein du G7.
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement
européen)
> À l’approche de l’annonce par
la Commission européenne de la stratégie portuaire de l’UE et de la stratégie
industrielle maritime de l’UE, le groupe Renew Europe a adopté un document de
position intitulé : « L’Europe commence en mer : préparer l’avenir des ports,
de l’industrie et de l’économie maritime européenne. » Les ports et l’industrie
maritime doivent devenir un pilier central de la compétitivité et de la
résilience de l’Europe.
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Nous devons avancer sur la compétitivité de l’Europe. Stéphane
Séjourné va présenter une loi fondamentale
d’accélération industrielle, introduisant notamment la préférence européenne
dans des secteurs stratégiques.
> Stop aux fausses informations diffusées par LR et le RN : le bouton nucléaire français ne sera jamais partagé avec d’autres pays. Par contre, grâce au principe de dissuasion avancée, nous serons plus unis en Européens pour répondre aux menaces. Dans le total respect de la souveraineté française.
> L'extrême droite et une partie des Républicains ont diffusé des fausses informations. Depuis le premier jour, le président de la République est extrêmement clair. Il a réaffirmé qu'avec cette dissuasion nucléaire avancée, nous serons plus puissants en étant unis, en Européens, et en travaillant ensemble, y compris sur ces questions. Et que cela se fera sans que la décision — d'activer l'arme nucléaire ou de la définition de nos intérêts vitaux — ne soit partagée. C'est fondamental.
> Nous portons avec Emmanuel Macron le projet d’une Europe puissance. C’est la seule condition de notre indépendance et de la défense de nos intérêts dans le monde.
> Benyamin Netanyahou et Donald Trump ont lancé une opération extrêmement périlleuse. Alors évidemment, pas d'hypocrisie : je ne vais pas pleurer le sort de Khamenei et des responsables des Gardiens de la révolution qui ont été tués. C'est un régime sanguinaire qui a massacré sa population. J'ai une pensée pour les Iraniennes et les Iraniens. L'Iran riposte, la région est en train de s'embraser. C'est une situation extrêmement préoccupante. Donald Trump et Benyamin Netanyahou se sont engagés dans cette opération en dehors de tout cadre légal et sans même informer leurs partenaires et alliés. Donald Trump piétine le droit international. Évidemment que ce régime doit tomber, mais malheureusement, on a un certain nombre d'exemples, par le passé, qui confirment que les bombes ne permettent pas de faire tomber un régime. Nous devons réitérer l'appel à la désescalade et au respect du droit international
> Trump et Netanyahu se sont lancés dans une opération extrêmement périlleuse, dont les répercussions sécuritaires et économiques pour le monde entier sont encore inconnues à ce jour. Ils auront besoin quoi qu’il arrive de l’Union européenne. Et il revient au seul peuple iranien le droit de changer de régime.
> Discours historique hier d'Emmanuel Macron à l'Ile Longue sur l'évolution de notre dissuasion nucléaire et son approche stratégique à l'échelle européenne. Avec un principe que le président a rappelé : le bouton nucléaire ne se partage pas, les intérêts vitaux de la France sont définis par elle-seule. Mais ce qui est le plus marquant est la dissuasion «avancée», incluant un changement de paradigme majeur dans l'architecture de sécurité européenne. Plusieurs pays européens, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark, ont signifié leur volonté de rejoindre la France dans cette dissuasion avancée. Elle reflète une unité européenne en matière de défense, inédite et nécessaire dans ce monde où les équilibres géopolitiques se redéfinissent et les menaces évoluent.
Bernard Guetta (député)
> La Maison blanche vient officiellement de rejoindre le Kremlin sur un
point absolument épouvantable qui est: «Je fais ce que je veux lorsque je
décide que c'est dans mon intérêt de le faire». C'est exactement ce que vient
de faire Donald Trump avec cette intervention en Iran, comme Vladimir Poutine
l'a fait sur l'Ukraine. La différence, c'est que l'Ukraine est une démocratie
et que le régime iranien est abominable. On ne m'amènera pas à pleurer sur la
mort de cet abominable homme qu'était le Guide suprême iranien et sur
l'ébranlement de ce régime. Mais ça ne changera rien au drame de l'effondrement
du droit international.
Pascal Canfin (député)
Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, le conflit au Moyen-Orient
rappelle une fois de plus la vulnérabilité structurelle de l’Europe et de son
économie face à leur dépendance aux importations d’énergies fossiles.
Diversifier pour réduire notre dépendance est nécessaire mais cela ne sera
jamais suffisant pour assurer la sécurité énergétique de l'Union.
Notre dépendance ne se limite pas à notre incapacité à produire du pétrole et
du gaz sur le continent. Notre vulnérabilité vient aussi des chaînes
logistiques d’importation des énergies fossiles : leur perturbation, quels que
soient nos partenaires, peut entraîner des conséquences désastreuses sur notre
économie.
C’est précisément ce que nous observons aujourd’hui avec le possible blocage du
détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des exportations mondiales de
pétrole et de GNL, et l’annonce de l’arrêt d’une partie de la production
qatarie de GNL.
Dès qu’une tension géopolitique éclate, l’Europe se retrouve menacée par une
crise énergétique, non seulement en termes d’approvisionnement, mais aussi en
termes de volatilité des prix. Ces chocs pèsent lourdement sur notre industrie
et sa compétitivité.
Les énergies fossiles ne sont jamais une solution sûre. Même produites par des
partenaires de confiance, leur acheminement vers l’Europe dépend de chaînes
logistiques vulnérables aux crises géopolitiques et aux perturbations.
Tant que nous en dépendrons, notre approvisionnement restera exposé aux risques
— car les routes maritimes, les infrastructures et les réseaux de transport
sont autant de points de faiblesse dans un monde instable.
La seule vraie sécurité, c’est de nous en libérer. La seule stratégie durable ?
Réduire notre dépendance en électrifiant massivement notre économie —
transports, industrie, chauffage — et en accélérant la transition vers des
alternatives domestiques décarbonnées.
Cette crise doit être un rappel d’urgence. Depuis deux ans, à force de
mauvaises décisions, nous ralentissons petit à petit notre transition. J’espère
que ceux qui cherchent à affaiblir et à détricoter le Pacte vert en Europe vont
enfin ouvrir les yeux sur leur erreur stratégique historique.
Grégory Allione (député)
> 70% des saisies de drogue en Europe se font dans
nos ports. Le constat est sans appel, la réponse doit l'être aussi : alors
passons à l'offensive ! À l’approche de l’annonce par la Commission européenne
de la stratégie portuaire et de la stratégie industrielle maritime de l’UE, je
suis fier que mon groupe Renew Europe ait publié notre stratégie, intégrant une
priorité que j'ai portée : l’usage des moyens de la protection civile pour
briser les réseaux criminels et le narcotrafic.
Concrètement, nous proposons :
- Partage de données en temps réel
- Déploiement de technologies de surveillance de pointe
- Évaluations de risques conjointes
Pour des ports sûrs, résilients et compétitifs.
Oui, L'Europe protège.
Nathalie Loiseau (députée)
> Le monde, non pas la France, regarde Donald Trump
choisir une guerre qui pouvait être évitée, dont les conséquences se font déjà
sentir et dont les suites sont inconnues. Même le Congrès américain a été
méprisé. Hier Trump disait ne pas vouloir de changement de régime. Alors ?
> Le discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire est à la fois parfaitement en ligne avec la souveraineté nationale et totalement en phase avec l’évolution des menaces et des incertitudes stratégiques. Il était très attendu, parfois avec appréhension. Il est très bien reçu, a juste titre, en France et en Europe.
Laurence Farreng (députée)
> Discours d’Emmanuel Macron : La France prend la
tête de la « dissuasion avancée » en Europe. Avec des exercices
conjoints avec l’Allemagne, UK, la Belgique, la Pologne, la Grèce, la Suède. La
France gardera l’entier contrôle de son arsenal nucléaire.
> « Pour être libre il faut être craint et pour être craint il faut être puissant ». Discours d’Emmanuel Macron sur la doctrine nucléaire où il affirme renforcer notre capacité en têtes nucléaires et notre dimension européenne.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> La diplomatie doit reprendre ses droits, il n'y aura pas d'issues
uniquement par des actions militaires. Il faut avoir des solutions de
négociations", déclare Clément Beaune, ancien ministre chargé de l'Europe.
> Notre ligne politique de Français et d'Européens n'est pas d'agir en dehors du cadre du droit international.
> [Municipales à Paris] Le match sortant entre Rachida Dati et Anne Hidalgo et ses héritiers (...) est un match décevant dont les Parisiens ne veulent plus.
> [Municipales à Paris] Les Parisiens
n’ont pas à choisir entre la gauche de la radicalité et de l’échec ou la droite
des affaires et du retour en arrière.
Pierre-Yves Bournazel incarne une alternative
claire, exigeante, loin des extrêmes. Pour un Paris apaisé !

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