vendredi 10 avril 2026

La Quotidienne centriste du 10 avril 2026. Grâce à Mélania Trump, l’affaire Epstein revient sur le devant de la scène!


Et c’est Melania qui a rouvert les hostilités!

Dans une déclaration quelque peu lunaire devant un parterre de journalistes la première dame des Etats-Unis est venue affirmer qu’elle n’avait jamais eu aucun lien particulier avec Geffrey Epstein, que ce n’était pas lui qui lui avait présenté Donald et que tout ce qui était publié à ce sujet dans les médias et les réseaux sociaux étaient des mensonges et des trucages.

Néanmoins, madame Trump a tout de même confirmé qu’elle a bien fréquenté le pédocriminel en compagnie de son époux.

Mais si l’on ne comprend pas pourquoi elle est intervenue alors que personne ne l’avait mise en cause et alors même que monsieur Trump avait tout fait pour étouffer l’affaire, notamment une guerre contre l’Iran, voilà qu’Epstein fait de nouveau l’actualité!

Du coup, les médias en ont refait leurs gros titres sans doute au grand dam de Donald Trump.

Car, comme le dit le New York Times, «Les propos tenus jeudi par Madame Trump visaient peut-être à laver son nom, mais ils n'aideront certainement pas la Maison-Blanche à se sortir des problèmes liés à Epstein».

Et pour CNN:
«L'explication la plus plausible de l'intervention inattendue de la Première dame Melania Trump concernant l'affaire Jeffrey Epstein est qu'elle essayait de l'étouffer. Mais sa déclaration saisissante devant les caméras du Cross Hall de la Maison Blanche – l’endroit même où son mari s’était adressé à la nation la semaine dernière au sujet de la guerre en Iran – aura presque certainement l’effet inverse.»

On ne sait si Donald Trump était à la manœuvre, peut-être espérant que l’intervention de sa femme aurait un effet bénéfique sur sa propre personne.

Cependant, cette tentative a fait un flop d’autant que Melania n’a jamais eu de grande crédibilité yeux des Américains et que l’opération de la mettre en avant récemment dans un documentaire d’Amazon payé de la poche même de Jeff Bezos pour faire plaisir au président des Etats-Unis n’a rien fait pour améliorer son image, bien au contraire mais a suscité nombre de polémiques.

Voilà donc l’affaire Epstein relancé ce qui est une bonne chose tant les protagonistes de ce scandale doivent être connus et sanctionnés.

Et l’on ne peut que remercier Melania.

En revanche, son Donald doit être un peu marri…

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


Editorial du CREC. Hostilités au Moyen-Orient, ni les mollahs, ni Trump n’ont gagné et c’est tant mieux


Qu’est-ce qu’une victoire selon Trump ou les mollahs?

Et qui a gagné des Etats-Unis ou de l’Iran?

Voilà des questions que les médias mais aussi nous tous se posent après le cessez-le-feu au Moyen-Orient.

Imaginons que Trump ait gagné la guerre qu’il a déclenché contre l’Iran.

L’extrémiste populiste corrompu aux tendances plus qu’autocratiques aurait paradé, se penchant déjà sur ses prochains méfaits comme truquer les élections de mi-mandat sans oublier ses volontés d’annexer le Groenland et le Canada qu’il aurait remis sur le tapis ainsi que celle d’étouffer le scandale Epstein, le tout avec une forte légitimité que donne la victoire aux yeux de public qui aurait sans doute oublié qu’il avait déclenché un conflit sans raison autre que pour ses propres intérêts politiques, économiques et judiciaires.

Imaginons maintenant que les mollahs l’aient emporté.

Ce régime totalitaire d’une rare violence qui assassine son peuple et pend ses opposants à la chaîne, véritable sponsor du terrorisme dans le monde, y aurait trouvé un motif d’aller encore plus dans la radicalité, si tant est que ce soit possible.

Il aurait eu une aura renforcée auprès de tous les extrémistes du monde entier et plus particulièrement des islamistes qu’ils soient sunnites ou chiites, suscitant de nouvelles vocations d’autant plus fortes et nombreuses que le vaincu aurait été la première puissance mondiale honnie dans une grande partie de la population musulmanes mais aussi du monde.

Que ce soit Trump ou les mollahs qui auraient été victorieux, la vaincue aurait d’abord et surtout été la démocratie républicaine libérale et pour ce qu’elle défend, la liberté, l’égalité, la fraternité et le respect.

Personne n’a gagné cette guerre et c’est tant mieux pour le monde, pour les valeurs humanistes et pour tous les démocrates dont les centristes que nous sommes.

Malgré leurs fanfaronnades, leurs vantardises, leur esbroufe et, bien sûr, leurs mensonges les deux belligérants sont des perdants.

On pourrait même dire que Trump l’est un peu plus parce que c’est lui qui a déclenché cette guerre qu’il pensait gagner en quatre jours comme le lui avait promis son ami Netanyahu qui, lui, est peut-être un gagnant, encore que cela se discute.

Bien sûr, on ne peut pas ne pas y associer le régime totalitaire iranien dont les agissements ont donné une certaine légitimité à l’attaque israélo-américaine.

Oui, personne n’aurait regretté les mollahs s’ils avaient été chassés du pouvoir.

Mais les vrais perdants, ceux qui ont vraiment souffert et qui risquent encore de souffrir sont les peuples iranien et libanais, sans oublier tous ceux du Golfe persique, voilà qui n’est pas acceptable.

Car, à quoi ont servi les morts, à quoi ont servi les destructions?

On peut juste espérer que les responsables de cette guerre, Trump et les mollahs, rendent des comptes devant leur peuple et soient punis.

Au nom de cette démocratie qu’ils ne cessent de vouloir abattre.