vendredi 10 avril 2026

Editorial du CREC. Hostilités au Moyen-Orient, ni les mollahs, ni Trump n’ont gagné et c’est tant mieux


Qu’est-ce qu’une victoire selon Trump ou les mollahs?

Et qui a gagné des Etats-Unis ou de l’Iran?

Voilà des questions que les médias mais aussi nous tous se posent après le cessez-le-feu au Moyen-Orient.

Imaginons que Trump ait gagné la guerre qu’il a déclenché contre l’Iran.

L’extrémiste populiste corrompu aux tendances plus qu’autocratiques aurait paradé, se penchant déjà sur ses prochains méfaits comme truquer les élections de mi-mandat sans oublier ses volontés d’annexer le Groenland et le Canada qu’il aurait remis sur le tapis ainsi que celle d’étouffer le scandale Epstein, le tout avec une forte légitimité que donne la victoire aux yeux de public qui aurait sans doute oublié qu’il avait déclenché un conflit sans raison autre que pour ses propres intérêts politiques, économiques et judiciaires.

Imaginons maintenant que les mollahs l’aient emporté.

Ce régime totalitaire d’une rare violence qui assassine son peuple et pend ses opposants à la chaîne, véritable sponsor du terrorisme dans le monde, y aurait trouvé un motif d’aller encore plus dans la radicalité, si tant est que ce soit possible.

Il aurait eu une aura renforcée auprès de tous les extrémistes du monde entier et plus particulièrement des islamistes qu’ils soient sunnites ou chiites, suscitant de nouvelles vocations d’autant plus fortes et nombreuses que le vaincu aurait été la première puissance mondiale honnie dans une grande partie de la population musulmanes mais aussi du monde.

Que ce soit Trump ou les mollahs qui auraient été victorieux, la vaincue aurait d’abord et surtout été la démocratie républicaine libérale et pour ce qu’elle défend, la liberté, l’égalité, la fraternité et le respect.

Personne n’a gagné cette guerre et c’est tant mieux pour le monde, pour les valeurs humanistes et pour tous les démocrates dont les centristes que nous sommes.

Malgré leurs fanfaronnades, leurs vantardises, leur esbroufe et, bien sûr, leurs mensonges les deux belligérants sont des perdants.

On pourrait même dire que Trump l’est un peu plus parce que c’est lui qui a déclenché cette guerre qu’il pensait gagner en quatre jours comme le lui avait promis son ami Netanyahu qui, lui, est peut-être un gagnant, encore que cela se discute.

Bien sûr, on ne peut pas ne pas y associer le régime totalitaire iranien dont les agissements ont donné une certaine légitimité à l’attaque israélo-américaine.

Oui, personne n’aurait regretté les mollahs s’ils avaient été chassés du pouvoir.

Mais les vrais perdants, ceux qui ont vraiment souffert et qui risquent encore de souffrir sont les peuples iranien et libanais, sans oublier tous ceux du Golfe persique, voilà qui n’est pas acceptable.

Car, à quoi ont servi les morts, à quoi ont servi les destructions?

On peut juste espérer que les responsables de cette guerre, Trump et les mollahs, rendent des comptes devant leur peuple et soient punis.

Au nom de cette démocratie qu’ils ne cessent de vouloir abattre.

 

 


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