Il y a un espoir que l’autocrate corrompu et pro-Poutine, Viktor Orban, soit battu lors des prochaines élections législatives hongroise du 12 avril.
Bien sûr, comme à son habitude, il tente de disqualifier une opposition qu’il a martyrisé systématiquement depuis des années et dont il a réduit les libertés, de même qu’il va tout faire pour que le scrutin tourne en sa faveur en bourrant les urnes là où il faut.
Il est aussi aidé par les «truqueurs d’élections» de Poutine qui déversent sans cesse une propagande en sa faveur et des fake news contre son principal opposant, Péter Magyar.
Mais le rejet qu’il inspire à une majorité de Hongrois pourrait malgré tout le chasser du pouvoir.
Selon les sondages, l’opposition avec le parti Tisza est créditée en moyenne de 47,2% des intentions de vote contre 39,69% pour son parti, le Fidesz
Si cet heureux événement ne se produit pas alors il faudra vraiment se poser la question du maintien de la Hongrie dans l’Union européenne.
Depuis des années, Orban se moque d’elle, l’empêche de fonctionner tout en se remplissant personnellement les poches en détournant les aides qu’il reçoit de Bruxelles.
Il l’insulte sans cesse, est ami avec ses pires ennemis – Trump, Poutine et Xi – et menace constamment de couper les vivres à l’Ukraine dont il hait le président, Volodymyr Zelnesky sur fond de nationalisme guerrier sachant que les deux pays ont des différends notamment frontaliers.
Il bloque ainsi en ce moment la nouvelle aide de 90 milliards d’euros votée pourtant unanimement – donc avec sa voix – par le Conseil européen au motif fallacieux que Kiev empêcherait l’oléoduc qui passe par son territoire et qui livre le pétrole de Poutine à Budapest, de fonctionner.
Et, lors du dernier Conseil européen, il a menacé de prendre d’autres mesures de rétorsion contre l’Ukraine comme, par exemple, en lui coupant l’électricité que lui fournit l’UE et qui passe par le territoire hongrois.
Il n’est plus possible qu’un ennemi de l’intérieur comme Orban puisse demeurer dans l’Union européenne sachant que l’un de ses objectifs est de la faire imploser.
Les autres pays membres doivent passer des menaces et des condamnations de ses propos et de ses agirs à des décisions fortes qui doivent aboutir à sortir la Hongrie de l’UE, tout au moins, de suspendre adhésion tant que l’autocrate sera au pouvoir.
Une telle mesure serait également destinée à tous les autres ennemis de l’intérieur de l’UE dont certains sont au pouvoir comme le premier ministre slovaque, Fico, d’autres aux portes comme le tandem Bardella-Le Pen en France ou les partis d’extrême-droite en Pologne qui militent en faveur d’un «Polexit».
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