Voici une sélection, ce 2 mai 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Brésil
♦ União Brasil
Antonio Rueda (président)
> Aujourd'hui, 28 avril, c'est la Journée mondiale de l'éducation.
L'éducation ne se limite pas à la formation. Elle permet à chacun d'acquérir de
l'autonomie, d'accéder aux opportunités et de construire son propre avenir.
C'est l'éducation qui transforme véritablement des vies.
> La levée du veto sur les barèmes de peines met enfin un terme à une période d'injustice qui a divisé notre pays. Les personnes condamnées à des peines disproportionnées auront désormais droit à des peines calculées conformément à la loi, et non selon des considérations politiques. Ceux qui ont été lésés le 8 janvier ont déjà payé le prix de leurs actes. Pouvons maintenant nous tourner vers les véritables défis auxquels le Brésil est confronté. União Brasil reste ferme dans sa défense d'un pays où la loi s'applique à tous, sans persécution ni abus. Voilà la véritable démocratie.
> La date limite pour régulariser votre inscription sur les listes électorales est le 6 mai. Maintenir à jour votre statut électoral est une démarche simple mais essentielle pour garantir votre droit de participer aux décisions du pays. L'information et la participation sont des composantes fondamentales de la démocratie.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Le Mercosur est un bloc commercial de plus de 4 000 milliards de dollars.
Aujourd’hui, j’ai parlé avec le président argentin des progrès réalisés autour
de l’accord commercial Canada-Mercosur et du resserrement du partenariat
canado-argentin en exploitation minière, énergie et défense.
> Grâce à Maisons Canada, nous transformons la façon de construire des logements au pays. Nous utilisons des technologies canadiennes pour bâtir des maisons modulaires et préfabriquées qui vont nous permettre d’augmenter l’offre de logements – et de faire baisser vos coûts.
> La population canadienne soutient ses athlètes partout où ils pratiquent leur sport. Le sport nous rassemble. C’est pourquoi nous effectuons de nouveaux investissements importants pour améliorer l’accès au sport et soutenir nos talentueux athlètes, du terrain de jeu au podium.
> Nous bâtissons en grand au Canada. L’initiative
Une Équipe Canada forte est un nouvel effort national qui vise à faire en sorte
que les jeunes Canadiennes et Canadiens puissent obtenir des emplois sûrs et
bien rémunérés dans les métiers spécialisés. (…)
L’initiative Une Équipe Canada forte vise à recruter, former et embaucher
jusqu'à 100 000 travailleurs de métiers spécialisés de plus au Canada.
> Nous bâtissons un Canada fort, aux côtés des travailleurs syndiqués. Hier, j’ai rencontré des membres de la LiUNA, un syndicat qui représente des dizaines de milliers de travailleurs qui construisent les routes, les ponts et les autoroutes dont nous dépendons. La LiUNA veille ainsi à ce que ces travailleurs canadiens bénéficient des salaires élevés et des conditions de travail qu’ils méritent.
> Dans ce monde incertain, le Canada et l’Arabie saoudite ont d’importantes occasions de renforcer leur partenariat et de favoriser la croissance économique, la sécurité régionale et la stabilité mondiale. Le moment est propice à cela et, durant mon entretien téléphonique d’aujourd’hui avec Son Altesse Royale Mohammed ben Salmane, nous nous sommes engagés à en tirer parti.
> La situation financière du Canada est solide, et
nous la mettons à profit pour réaliser de grands projets, réduire vos coûts et
créer plus d'occasions pour les Canadiennes et les Canadiens. (…)
Nous venons de publier notre première Mise à jour économique du printemps. Elle
présente la situation budgétaire solide de notre pays et de nouvelles mesures
qui veilleront à ce que l’ensemble des Canadiens puissent contribuer à bâtir un
Canada fort et à partager son succès.
> Nous lançons le Fonds pour un Canada fort, le
premier fonds souverain du Canada, afin de créer davantage de prospérité pour
les Canadiennes et Canadiens, maintenant et pour les générations à venir. (…)
Il investira dans les grands projets qui transforment notre économie et
permettra aux Canadiennes et aux Canadiens de participer directement à la
prospérité de notre pays. (…)
Le Fonds investira avec le secteur privé dans des projets favorisant notre
transformation économique – et donnera la chance aux Canadiens d’en partager
les bénéfices.
> Il y a un an, les Canadiennes et les Canadiens nous ont fait confiance pour bâtir un Canada fort. Ensemble, nous bâtissons un Canada qui n’est pas seulement fort, mais bon; pas seulement prospère, mais équitable; pas réservé à quelques-uns, mais là pour tous.
● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)
> [Défense du pays] Pourquoi
s'inquiéterait-on de l'absence de troupes étrangères et pourquoi
craindrions-nous des difficultés à nous défendre nous-même. La république de
Corée est la cinquième puissance mondiale en matière de défense, et elle
dépense chaque année l'équivalent de 1,4 fois le PIB nord-coréen pour sa
défense. (…) Nos armées sont bien entraînées, tout aussi motivées, et l'écart
entre notre capacité économique et celle du Nord est incomparable. Nos
exportations dans l'industrie de défense se classent désormais au quatrième
rang mondial.
En tant que pays souverain, nous devons adopter une attitude confiante et
entretenir une véritable amitié avec les pays alliés pour notre diplomatie.
> Il est important de mener une «diplomatie pragmatique, stratégique et flexible afin d'accroître notre marge de manœuvre et de réduire notre dépendance à l'une ou l'autre région spécifique, afin de garantir un moteur de croissance stable. (…) A l'avenir, nous étendrons notre horizon diplomatique vers le Sud global.
> La croissance du PIB au premier trimestre a été le double des estimations, atteignant son plus haut niveau en cinq ans et six mois. La reprise de notre économie, amorcée à la fin de l'année dernière, s'accélère. (…) Mais des signes indiquent que les répercussions de la prolongation de la guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis près de deux mois, pourraient affecter l'économie réelle.
> [Relations avec les pays alliés] Il est nécessaire de mener sa politique en se basant sur le respect mutuel et le bon sens, afin de résoudre les problématiques actuelles et de bâtir des liens sains et tournés vers l'avenir.
> [1er mai] C'est très significatif» d'avoir institué un jour férié national pour le 1er mai. Je souhaite que cette journée serve à partager la valeur et le sens du travail.
> Je ne ferai ni compromis, ni concessions en ce qui concerne la sécurité sur le lieu de travail. La protection des travailleurs est la responsabilité la plus élémentaire pour toute nation et toute entreprise. Nous ne pourrons allez de l'avant que si nous arrivons à nous défaire de la logique désuète consistant à croire qu'être en faveur des entreprises signifie forcément qu'on est opposé aux travailleurs. La croissance ne peut avoir un avenir que si elle reçoit le soutien des milieux ouvriers.
> Je demande aux travailleurs de faire preuve de solidarité entre eux. Si certains travailleurs syndiqués formulent des revendications de manière abusive ou illicite et s'attirent les critiques de l'opinion publique, cela aura un impact négatif sur leur syndicat et sur les autres travailleurs.
> La direction des sociétés doit considérer les travailleurs comme des partenaires précieux pour la bonne gestion de l'entreprise, tandis que les travailleurs et les syndicats doivent faire preuve de responsabilité.
> Il faut un esprit de solidarité et de responsabilité pour que l'ensemble de la population, y compris les travailleurs, vive ensemble, en écartant l'égoïsme et la poursuite de survie individuelle. Les employeurs devraient bien entendu adopter le même état d'esprit vis-à-vis des travailleurs.
> L'atténuation des écarts sur le marché du travail est essentielle pour que le travail soit correctement respecté et équitablement rémunéré.
> Il est «important d'accélérer l'amélioration des conditions de sécurité sur les lieux de travail afin de réduire la mortalité au travail.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> À l'occasion de la célébration de la Fête du Travail, je salue
l'engagement des travailleurs et des travailleuses de Côte d’Ivoire ainsi que
leur importante contribution à la transformation de notre beau pays. Excellente
Fête du Travail à toutes et à tous !
> « Lire pour bâtir », tel est le thème de la 16e édition du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) à laquelle j’ai pris part, ce mercredi. Le livre et la lecture sont au cœur de la construction du savoir, les véritables piliers de l’éveil des consciences et de la vitalité culturelle de notre pays. J’invite tous nos concitoyens et particulièrement les plus jeunes à participer activement à cet important rendez-vous de la culture et de la connaissance.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Depuis plus de deux mois, Donald Trump et les républicains de la Chambre
des représentants ont paralysé le Département de la Sécurité intérieure en
raison de leur exigence toxique de dépenser des milliards de dollars de
l'argent du contribuable pour financer les brutalités de l'ICE. Aujourd'hui,
les extrémistes ont cédé. Les démocrates de la Chambre ont imposé l'adoption
d'une loi qui rouvre la TSA, la FEMA, les services secrets, les garde-côtes et
tous les autres services du Département de la Sécurité intérieure, à
l'exception de l'ICE et de sa machine à expulser massivement et violemment.
Nous poursuivrons le combat pour que l'ICE soit maîtrisée et qu'elle agisse
comme toutes les autres forces de l'ordre du pays.
> Le droit de vote sans entrave est fondamental
pour notre démocratie. Au lieu de protéger la liberté de vote des citoyens
américains, les extrémistes républicains ont recours à la suppression du vote
et au découpage électoral à visée raciale pour s'accrocher désespérément au
pouvoir. La majorité conservatrice et corrompue de la Cour suprême, nommée par
Donald Trump, a bafoué la loi sur le droit de vote. Pourquoi ? Parce que
les extrémistes doivent tricher pour gagner.
L'histoire américaine est jalonnée d'épreuves, qui cèdent ensuite la place à
une ère de progrès significatifs. Aujourd'hui, nous devons faire appel au
courage, à la force de caractère et à la conviction des héros des droits
civiques comme Rosa Parks et John Robert Lewis. Les démocrates de la Chambre
des représentants poursuivront le combat pour des élections libres et
équitables. Nous ne nous arrêterons pas tant que la loi John R. Lewis sur la
promotion du droit de vote ne sera pas promulguée et que nous n'aurons pas mis
fin une fois pour toutes à la suppression du vote en Amérique.
> La Cour suprême semble tout faire pour donner artificiellement à Donald Trump une majorité républicaine au Congrès et au Sénat, qu'il risque évidemment de perdre car sa présidence a été un désastre et les républicains n'ont été que des flagorneurs et des instruments de son programme extrémiste. Nous allons nous assurer que les élections de novembre se déroulent de manière libre et équitable.
> La décision
rendue aujourd'hui par cette majorité illégitime de la Cour suprême porte un
coup dur à la loi sur le droit de vote et vise à saper la capacité des
communautés de couleur à travers le pays d'élire le candidat de leur choix.
Mais nous ne sommes pas là pour reculer, nous sommes là pour
riposter . Cette décision, rendue plus tôt dans la journée, est
inacceptable, mais pas inattendue. Car il ne s'agit même pas de la Cour
Roberts, mais de la Cour Trump. Et ce à quoi nous pouvions nous
attendre de la part de la Cour Trump, c'est qu'elle s'efforce de poursuivre son
plan visant à supprimer le vote et à truquer les élections de mi-mandat et les
suivantes . Car ces extrémistes ont trahi l'Amérique sur tous les plans.
Ils ont échoué sur le plan économique, sur le plan de la santé, et ils échouent
dans cette guerre du choix irresponsable et coûteuse. Les
extrémistes ont complètement et totalement trahi l'Amérique. Ils en ont donc
conclu, avec la complicité de la Cour Trump, qu'ils devaient tricher pour gagner .
Mais la réalité de notre expérience, de notre parcours, qui dure depuis plus de
400 ans, c'est que nous considérons chaque revers – et celui-ci en est un
– comme une simple préparation à un retour en force .
L'Amérique a une occasion unique de poursuivre ce retour en force en exerçant
son droit de vote en novembre et en affirmant clairement que ce
n'est ni Donald Trump ni sa majorité à la Cour suprême qui devraient décider
qui vous représentera au Congrès. C'est le peuple américain . Or,
ils ont tout fait pour anéantir notre parcours, notre lutte, notre marche
vers une union plus parfaite .
Et aujourd'hui , l'action positive a disparu, la diversité a
disparu, l'équité a disparu, l'inclusion a disparu, la tolérance raciale a
disparu, la loi sur le droit de vote a été en grande partie abolie. Mais
devinez quoi, extrémistes, nous sommes toujours là . Et nous ne partirons
pas. Et nous croyons en ce pays. Notre pays n'est pas parfait, certes, mais
nous reconnaissons que nous avançons vers une union plus parfaite. Et en ce
moment crucial, nous exhortons chacun à puiser dans le courage, la
force de caractère et la conviction de ces héros, tels que John Lewis, Rosa
Parks et tant d'autres , sur les épaules desquels nous nous tenons. Ils
ont dû traverser des périodes de turbulence, d'épreuves et de tribulations.
Mais à chaque fois, ils ont surmonté ces difficultés et ont su
inaugurer une nouvelle ère de progrès. C'est ce que représente le moment
présent . C'est turbulent. C'est chaotique. C'est extrême.
Mais nous allons tous puiser dans ce courage, cette force de
caractère, cette conviction. Nous devons nous mobiliser, nous lever et
défendre ce qui est juste pour renverser la situation. Nous ne
laisserons pas leur plan de fraude électorale, qui vise à truquer les élections
de mi-mandat et les suivantes, aboutir . Lorsque nous reprendrons la
majorité après les élections de novembre 2026, l'une de nos premières actions
sera de faire adopter la loi John Robert Lewis sur le droit de vote
afin de mettre un terme définitif à l'ère de la suppression du droit de vote en
Amérique .
> [Tentative d’attentat contre Trump] je tiens à remercier le Secret Service et les forces de l'ordre pour leur courage et leur héroïsme. Je suis reconnaissant que tous les participants au dîner des correspondants de la Maison-Blanche, du Président et de la Première Dame jusqu'aux plus humbles, soient sains et saufs. Et je suis particulièrement heureux que ce courageux agent du Secret Service, blessé par balle, ait pu quitter l'hôpital et soit en voie de guérison complète. Écoutez, je pense qu'ici, en Amérique, nous pouvons avoir de profonds désaccords, mais il est important de pouvoir les exprimer sans agressivité. Et il est certain que la violence n'est jamais la solution, qu'elle vise la droite, la gauche ou le centre. Nous avons des problèmes que nous devons régler ensemble, c'est un principe inscrit dans le Premier Amendement, célébré hier soir. Mais le Premier Amendement garantit également le droit de manifester pacifiquement et d'adresser des pétitions pacifiques au gouvernement.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> [Trump a déclaré au Congrès que la guerre contre l’Iran était « terminée »
— une tentative de justifier le fait de ne pas avoir sollicité d’autorisation
après que le conflit a atteint le seuil des 60 jours] C’est des conneries.
C’est une guerre illégale et chaque jour que les Républicains restent complices
et la laissent se poursuivre est un jour de plus où des vies sont mises en
danger, où le chaos éclate, et où les prix augmentent, pendant que les Américains
paient l’addition.
> Les Républicains persistent à imposer des candidats parmi les plus douteux et les moins qualifiés que j'aie jamais vus. Les fidèles de Trump présentés aujourd'hui ne font pas exception, comme Darin Smith pour le tribunal de district du Wyoming. Non seulement il est incompétent, mais il était au Capitole le 6 janvier. C'est scandaleux. Trump atteint des sommets de médiocrité chaque jour.
> Hegseth et Trump qualifient leur guerre contre l'Iran de « victoire éclatante ». 13 militaires américains ont été tués. 400 ont été blessés. Le Pentagone affirme avoir dépensé au moins 25 milliards de dollars. Ce n'est pas une victoire. Il est temps de se retrousser les manches et de trouver une solution diplomatique à ce chaos.
> Après avoir tenu le Congrès dans l'ignorance pendant des semaines quant à l'état de la guerre désastreuse menée par Trump, Pete Hegseth s'est présenté au Capitole pour témoigner. Après sa tentative de rejeter la faute sur les démocrates, une chose est devenue on ne peut plus claire : Le principal obstacle à la paix est l'incompétence du secrétaire à la Défense et du président des États-Unis.
> L'inflation a atteint 3,5 % en mars, son niveau le plus élevé depuis près de trois ans, et la guerre contre l'Iran, orchestrée par Trump, ne fait qu'aggraver la situation et accentuer la hausse des prix. Les gens paient plus cher. Tout cela à cause de Donald Trump.
> Les prix s'envolent et atteignent des niveaux jamais vus depuis des années, et tout ce à quoi pense le président, c'est à financer sa salle de bal luxueuse avec l'argent de vos impôts. Un individu cruel qui se fiche éperdument des dégâts qu'il cause.
> Le prix de l'essence est désormais en moyenne de 4,23 dollars, soit une hausse de 40 % depuis que Trump a lancé sa guerre coûteuse et irresponsable contre l'Iran.
> Trump ne peut gagner l'élection qu'en la truquant. Il l'a dit lui-même. Et c'est précisément ce que la droite tente de faire : du découpage électoral partisan à la loi SAVE, en passant par les attaques contre le vote par correspondance, et bien plus encore. Nous ne les laisserons pas truquer le système.
> La Cour suprême vient de tourner le dos à l'une
des promesses les plus sacrées de la démocratie américaine : celle selon
laquelle chaque voix compte. (…)
Cette décision bouleverse un demi-siècle de jurisprudence, défie l'esprit du
mouvement américain des droits civiques et anéantit des générations de progrès
vers la justice raciale.
> Trump s'en prend à Disney, mais autorise l'Arabie saoudite et les États arabes du Golfe à posséder des médias et des chaînes de télévision américaines ? S'agit-il des mêmes fonds souverains avec lesquels lui et sa famille font des affaires et dont ils tirent des millions ?
> Les Américains travaillent de plus en plus pour pouvoir payer leur loyer, leurs courses et leurs factures. Au lieu de les aider, les Républicains prévoient d'utiliser 400 millions de dollars de l'argent du contribuable pour financer la somptueuse salle de bal de Trump. Voilà bien là leurs priorités.
> Les tentatives perverses de Trump pour instrumentaliser le système judiciaire sont une fois de plus flagrantes avec sa pitoyable seconde inculpation de Jim Comey. Comme la dernière fois, il échouera. L'Amérique rejette les tyrans. La loi n'est pas de son côté. Les faits ne sont pas de son côté. Et le peuple américain n'est pas de son côté.
> Apparemment, Trump ne se contentait pas de faire payer aux Américains une guerre qu'ils ne souhaitent pas. Il a supprimé mille milliards de dollars d'allégements fiscaux pour les millionnaires et les milliardaires. Maintenant, il veut aussi que les Américains déboursent 400 millions de dollars pour la construction d'une salle de bal dorée à la Maison Blanche, non pas pour vous, mais pour lui et ses amis milliardaires. Trump et sa clique n'ont aucune honte.
> La semaine dernière, les Républicains ont adopté une résolution budgétaire allouant 140 milliards de dollars à l'ICE et à la police des frontières. Pendant ce temps, les Démocrates ont proposé amendement sur amendement pour réduire le coût de la vie. Les Républicains se sont opposés à chacun d'eux. Au lieu de s'efforcer de baisser le prix de l'essence, ils veulent financer une police incontrôlée qui tue des citoyens dans leurs voitures.
> Aujourd'hui, je me joins à la communauté arménienne pour honorer la mémoire d'1,5 million d'Arméniens tués par les Turcs ottomans. Un siècle plus tard, en raison de la campagne d'agression et de violence menée par l'Azerbaïdjan, le peuple arménien a de nouveau été témoin d'une atteinte à ses droits fondamentaux au Haut-Karabakh. Je continuerai d'appeler le gouvernement américain à soutenir une paix véritable, juste et durable qui garantisse la libération des prisonniers de guerre arméniens détenus injustement par l'Azerbaïdjan, ainsi que la reconnaissance et la réalisation des droits des Arméniens du Haut-Karabakh, injustement chassés de leurs terres ancestrales.
> [Tentative d’attentat contre Trump] Je suis soulagé qu'aucun blessé grave ne soit à déplorer ce week-end. La violence politique n'a pas sa place dans notre démocratie. Je salue la rapidité d'intervention des forces de l'ordre qui ont permis d'appréhender le tireur et de sauver de nombreuses vies, notamment celles des agents du Secret Service. Les républicains de la Chambre des représentants peuvent et doivent adopter dès aujourd'hui le projet de loi bipartisan du Sénat visant à financer le Secret Service.
Barack Obama (ancien président des Etats-Unis)
> La décision rendue aujourd'hui par la Cour suprême sape un pilier
fondamental du Voting Rights Act, autorisant les législatures d'État à
redessiner les circonscriptions électorales afin de diluer et d'affaiblir
systématiquement le pouvoir de vote des minorités raciales – pourvu qu'elles
agissent sous couvert de « partisane » plutôt que de « biais
racial » explicite. Elle illustre une fois de plus la volonté de la
majorité de la Cour actuelle d'abandonner son rôle essentiel de garantir
l'égalité de participation à notre démocratie et de protéger les droits des
groupes minoritaires contre les abus de pouvoir de la majorité. La bonne
nouvelle, c'est que de tels revers peuvent être surmontés. Mais cela ne sera
possible que si les citoyens de tout le pays, attachés à nos idéaux
démocratiques, continuent de se mobiliser et de voter en nombre record – non
seulement lors des prochaines élections de mi-mandat ou des scrutins
importants, mais à chaque élection et à tous les niveaux.
> Bien que nous ne connaissions pas encore les motivations de la fusillade survenue hier soir lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche, il est de notre devoir à tous de rejeter l'idée que la violence ait sa place dans notre démocratie.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat)
> La Virginie est devenue le premier État du Sud à garantir jusqu'à 12
semaines de congé familial et médical rémunéré. Les élections ont des
conséquences, et certaines peuvent être très positives !
> Dans les 24 heures qui ont suivi la décision de
la Cour suprême, à la majorité, d'invalider les dernières protections de la loi
sur le droit de vote, la Louisiane et le Tennessee ont déjà indiqué qu'ils
allaient redessiner leurs cartes électorales, ce qui aura pour effet évident
d'exclure les électeurs noirs.
La décision de la Cour fait fi de la réalité au profit d'un fantasme d'extrême
droite intéressé, et elle restera à jamais dans les annales.
● Haiti
♦ En avant
> En Avant accorde une grande importance aux questions de sécurité et
d'ordre car nous savons que c'est la première condition pour que la vie
reprenne dans le pays.
> Toutes les initiatives visant à structurer l'État doivent passer par la bonne gouvernance.
● Inde
♦ Congrès national indien
> Les actes de harcèlement et les atrocités commis contre les Dalits et les
classes défavorisées ont connu une augmentation alarmante dans les États
dirigés par le BJP.
De plus, ce n'est pas seulement la fréquence de ces incidents qui a augmenté ;
chaque fois qu'un dirigeant politique tente de se rendre sur place pour
présenter ses condoléances à la famille de la victime, il est empêché de le
faire. S'il parvient à atteindre les lieux, des membres des castes dominantes
lui jettent des pierres et l'agressent, tandis que la police reste passive.
Au lieu de sévir contre les lanceurs de pierres – malgré des renseignements
préalables indiquant qu'une délégation se rendait auprès de la famille de la
victime – la police agit de manière perverse. Au lieu de prendre les mesures de
sécurité adéquates, comme elle aurait dû le faire, elle laisse des membres des
castes dominantes jeter des pierres sur la délégation ; puis, elle porte
plainte contre les membres mêmes de la délégation, inculpant plus de 50
personnes.
Ainsi, les politiques répressives autrefois employées par les colonialistes
britanniques sont désormais, dans l'Inde indépendante, mises en œuvre par ceux
qui sont actuellement au pouvoir – des individus imprégnés d'une mentalité
« Manuvadi ». Ils déploient sans relâche ces tactiques répressives,
non seulement contre les Dalits, les classes défavorisées, les minorités, les
pauvres, les ouvriers et les agriculteurs, mais aussi contre tous les partis
d'opposition et leurs dirigeants. L'ironie de la situation est que les
officiers de police — y compris les officiers de l'IPS, les magistrats de
district (DM) et les officiers de l'IAS — qui ont réussi les rigoureux examens
de l'UPSC et qui sont investis d'autorité par la Constitution, utilisent ces
mêmes pouvoirs constitutionnels à la demande du régime en place pour écraser
l'opposition, ainsi que pour réprimer les Dalits, les classes défavorisées, les
ouvriers et les agriculteurs.
Le plus honteux dans tout cela est que le magistrat de district, en lien avec
le récent incident de Ghazipur, et plus précisément le meurtre d'une jeune
femme de la communauté Vishwakarma, a invoqué l'article 163 de la Bharatiya
Nyaya Suraksha Sanhita, disposition qui a remplacé l'ancien article 144 du Code
de procédure pénale, afin d'empêcher les délégations des partis politiques de
présenter leurs condoléances à la famille de la victime. Alors même que la loi
interdit explicitement la divulgation de l'identité de la victime, dans cet
arrêté pris en application de l'article 163, et plus précisément dans les
premiers paragraphes, le magistrat de district a révélé l'identité de la
plaignante.
Cela démontre son mépris total pour la loi ; à ses yeux, ni la loi ni la
Constitution n'ont de valeur. D'un côté, la loi interdit explicitement la
divulgation de l'identité de la plaignante ; de l'autre, dès le premier
paragraphe, il révèle son nom. Ce faisant, il diffuse l'information et annonce
de facto au public : « Attention, l'article 163 a été invoqué ; n'entrez pas
dans cette zone… Si vous tentez d'y pénétrer, vous serez arrêtés.
Outre les récents événements de Ghazipur, une jeune femme de la communauté
Kushwaha a également été assassinée à Hardoi. De plus, comme on l’a lu dans les
journaux d'hier, le dernier incident en date s'est produit à Pratapgarh, dans
l'Uttar Pradesh, où une jeune femme dalit a été assassinée et son corps
retrouvé pendu à un arbre. La scène est véritablement honteuse : ses vêtements
ont été retrouvés éparpillés d'un côté, ses sandales de l'autre ; pourtant, à
ce jour, les mesures fermes qui auraient dû être prises concernant ces
incidents restent lettre morte.
Voici ce qui s'est passé à Pratapgarh ; jugez par vous-mêmes. Ainsi, un schéma
inquiétant persiste dans tout l'Uttar Pradesh : les membres des castes
dominantes persécutent et assassinent sans relâche des femmes appartenant aux
Dalits et aux classes défavorisées. De plus, il semble que des tentatives
soient même faites – par le biais de pressions – pour manipuler et falsifier
les rapports d'autopsie dans ces affaires. Il est profondément honteux que cela
se produise sous le regard d'un parti politique – un parti qui est arrivé au
pouvoir en invoquant fréquemment le souvenir de l'état d'urgence de 1975, mais,
pendant cet état d'urgence, les Dalits et les classes défavorisées de ce pays
se sentaient en sécurité. Aujourd'hui, cependant – à la demande du gouvernement
central – un état d'urgence non déclaré, mais extrêmement dangereux, a été
imposé à l'Inde. (…)
Pour le Bharatiya Janata Party, leur seul objectif – jusqu'aux prochaines
élections – est de participer aux élections. Les Dalits, les classes
défavorisées, les femmes, les filles, les agriculteurs et les ouvriers de ce
pays n'ont absolument aucun espoir d'obtenir justice de leur part. Les actes de
violence se multiplient. J'ai eu connaissance de plusieurs incidents de ce
genre, dont un au Madhya Pradesh, sur lequel je tiendrai prochainement une
conférence de presse. Une jeune femme y a été violée puis assassinée. Lorsque
sa famille a porté plainte et s'est présentée au tribunal pour témoigner, les
témoins ont été tués. Trois membres de cette même famille ont péri. Cela
signifie que si vous osez porter plainte contre des caïds locaux, ces derniers
n'hésiteront pas à assassiner les témoins. A propos de l'incident d'Ajmer, au
Rajasthan : une jeune femme a été violée en réunion par plusieurs
individus. Lorsqu'elle a porté plainte au tribunal et que sa déposition était
enregistrée – alors même que l'un des accusés avait déjà été arrêté –, les
autres agresseurs ont exercé des pressions sur elle la veille de l'audience.
Ils ont exigé qu'elle modifie son témoignage ; face à son refus, ils l'ont
sauvagement agressée. Son oncle, son père et sa tante ont été attaqués à la
hache, subissant de graves blessures aux mains et aux jambes.
Suite à cet incident – et plus précisément le lendemain de notre conférence de
presse à ce sujet – deux autres criminels présumés ont finalement été arrêtés.
Alors, pourquoi ces puissants individus agissent-ils ainsi ? Pour le
compte de qui agissent-ils ? Qui les protège et les couvre ? Pourquoi
sont-ils devenus si audacieux ? Pourquoi leur audace a-t-elle atteint un
tel niveau ? D'abord, ils commettent des viols ; ensuite, lorsque les
familles des victimes portent plainte, ils les forcent à accepter un
compromis ; et si les familles refusent de céder, ils assassinent les
témoins.
Alors, l’État de droit existe-t-il réellement sous les gouvernements du BJP, ou
non ? Les gouvernements et les dirigeants du BJP respectent-ils la
Constitution et les lois du pays, ou non ? Leurs ministres en chef et
leurs administrations se considèrent-ils au-dessus des lois ?
● Japon
♦ Alliance centriste pour la réforme
> Le 29 avril, le député Junya Ogawa s'est rendu au parc Yoyogi de Tokyo,
lieu du 97e rassemblement central du 1er mai, organisé par Rengo (Confédération
japonaise des syndicats). Il a visité les lieux et salué ses collègues.
Lors d'un discours prononcé devant le parc, le député Ogawa a exprimé sa vive
inquiétude face à la situation politique actuelle, déclarant que « la méfiance
du public envers la politique a atteint son paroxysme en raison des affaires de
détournement de fonds et des scandales ». Il a soutenu que la politique ne
devait pas servir les intérêts d'une classe privilégiée ou d'intérêts
particuliers, mais être un « instrument public » au service de la confiance que
chaque citoyen place en lui. Il a affirmé sa détermination à ce que l'Alliance
réformiste centriste prenne l'initiative de défendre une « politique honnête et
sincère, exempte de mensonges ».
Sur le plan économique, le député Ogawa a fait de la relance de la classe
moyenne, anéantie durant les « trente années perdues », sa priorité absolue. Il
a souligné que « le peuple japonais a travaillé avec diligence et a amélioré sa
productivité. Cependant, les résultats se sont concentrés entre les mains de
quelques actionnaires et dans les bénéfices non distribués, sans se répercuter
sur les salaires des travailleurs. » Pour corriger cette structure inéquitable,
il s'est engagé à mettre en place un système garantissant une augmentation
durable des salaires réels grâce à une réforme de l'impôt sur les sociétés et à
un soutien direct aux petites et moyennes entreprises. Il a notamment insisté
sur l'importance de « mesures combinant aides et allégements fiscaux » afin
d'accroître directement le revenu disponible des générations actives et des
familles avec enfants, qui souffrent de l'inflation.
Pour parvenir à une société durable, le député Ogawa a également évoqué des réformes
fondamentales de la politique énergétique et du système de sécurité sociale.
Convaincu de la nécessité d'une « politique qui ne fasse pas peser le fardeau
sur la génération suivante », il a affirmé qu'il est indispensable de repenser
l'équilibre entre charges et prestations sociales face au déclin démographique.
Concernant la sécurité nationale, il a plaidé pour le développement de capacités
de défense réalistes et une diplomatie de paix approfondie, arguant que le
renforcement de la crédibilité du Japon au sein de la communauté internationale
garantirait la sécurité et la stabilité de ses citoyens.
Enfin, il a lancé un appel vibrant aux travailleurs rassemblés : « La politique
peut changer. Vos voix sont le moteur de ce pays. » L'Alliance réformiste
centriste a conclu son discours en exprimant sa détermination à lutter de
toutes ses forces durant la seconde moitié de la session parlementaire
ordinaire, transformant les voix du peuple en force et bâtissant une société où
les travailleurs sont véritablement récompensés et peuvent espérer en l'avenir.
Le député Ogawa, ainsi que les membres de la Chambre des représentants Koichi
Kawanishi, Shinichi Isa et Takayuki Ochiai, ont participé à ce discours de rue.
Les sénateurs Makiko Kishi, Ayaka Shiomura et Shinichi Shiba, du Parti démocrate
constitutionnel, y ont également pris part.
> L'Alliance réformiste centriste, le Parti
démocrate constitutionnel du Japon et le Parti Komeito, se fondant sur les
résultats d'une enquête conjointe sur la hausse des prix menée par les trois
partis, ont élaboré une « Recommandation urgente pour la protection des vies et
des moyens de subsistance, fondée sur une enquête sur l'impact de la flambée
des prix du pétrole brut liée à la situation en Iran » et l'ont soumise au
gouvernement le 28 avril.
Cette enquête, intitulée « L'impact de la flambée des prix du pétrole brut liée
à la situation en Iran », a été menée à l'échelle nationale avec la
collaboration de députés et de membres des assemblées locales appartenant aux
trois partis. Plus de 12 000 réponses ont ainsi été recueillies. Nous
exprimons notre sincère gratitude à tous les participants.
Dans le sondage individuel, 98,2 % des personnes interrogées (y compris celles
qui ont constaté une légère hausse des prix) ont estimé que les prix avaient
augmenté, ce qui signifie que la quasi-totalité de la population a perçu une
augmentation des prix. Face à la hausse des prix, de nombreux répondants ont
cité la « réduction des tarifs de l'électricité et du gaz », « l'élargissement
des subventions, notamment sur les carburants », et « les aides
sociales pour les personnes à faibles revenus » comme autant de mesures
qu'ils espèrent voir mises en œuvre.
Dans une enquête menée auprès des entreprises, 83,6 % (y compris celles se
déclarant « assez affectées ») ont affirmé être « affectées »
par la flambée des prix du pétrole brut et des matières premières. Parmi les
mesures attendues figurent « l'élargissement des subventions », « un
soutien financier, tel qu'une aide à la trésorerie », et « des aides à
l'ajustement de l'emploi ».
Les trois principaux partis – le Parti centriste, le Parti démocrate
constitutionnel et le Komeito – considèrent que les personnes interrogées dans
le cadre de cette enquête sont le reflet fidèle des préoccupations actuelles de
la population. Ils ont élaboré une « Proposition urgente pour la
protection des moyens de subsistance et des moyens de subsistance, fondée sur
une enquête relative à l'impact de la flambée des prix du pétrole brut en Iran »,
qui met l'accent sur les mesures les plus fréquemment demandées, et insistent
fortement sur la mise en œuvre rapide de mesures économiques et de budgets
supplémentaires pour concrétiser ces propositions.
Le 28 avril, Kai, secrétaire général de l'Alliance réformiste centriste,
Tanabe, secrétaire général du Parti démocrate constitutionnel, et Nishida, secrétaire
général du Parti Komeito, ont remis cette « Recommandation d'urgence »
au secrétaire général du Cabinet, Kihara. Après en avoir exposé les grandes
lignes, ils ont formulé des demandes précises, notamment : « Nous
vous demandons de fournir proactivement des informations sur les stocks afin
que les entreprises puissent avoir une vision plus claire de leurs
opérations » et « L'élaboration d'un budget supplémentaire prenant du
temps, nous vous demandons de préparer un ensemble de mesures politiques
prospectives. »
Kihara a déclaré : « La collecte de 12 000 questionnaires représente
un travail considérable. Le gouvernement souhaite également prendre en compte
ces témoignages de terrain », avant d'exposer les efforts déployés par le
gouvernement. Il a ensuite précisé : « Le gouvernement n'envisage pas
de budget supplémentaire pour le moment, mais face à l'évolution de la
situation, nous n'excluons aucune mesure et nous apporterons notre soutien à la
population et aux entreprises. »
Les trois partis continueront d'exhorter le gouvernement à mettre en œuvre des
mesures économiques et un budget supplémentaire conformément à la «
Recommandation d'urgence », et continueront d'écouter les voix du terrain et de
proposer des politiques adaptées à la situation.
Masakazu Hamachi (député)
> Au nom de notre groupe, je prendrai la parole en faveur des
amendements proposés à la loi sur l'assurance maladie et aux autres lois
connexes.
Au Japon, grâce à son système d'assurance maladie universelle de pointe,
l'assurance maladie constitue une infrastructure essentielle au soutien de la
santé et des moyens de subsistance des citoyens. Cependant, face au
vieillissement de la population, qui connaît la croissance la plus rapide au
monde, à la sophistication croissante des soins médicaux et à l'augmentation du
coût des médicaments, une crise majeure se pose quant à notre capacité à
maintenir un système de soins de santé adéquat à l'avenir. Bien que la
revendication d'un système de sécurité sociale bénéficiant à toutes les
générations soit ancienne, la structure actuelle, qui repose sur le fardeau des
actifs, n'a pas évolué et le mécontentement lié au poids des cotisations d'assurance
sociale ne cesse de croître.
Compte tenu de cette préoccupation, j'exposerai ci-dessous les raisons pour
lesquelles je la soutiens.
Un changement positif réside dans l'extension de la réduction de la part
forfaitaire des cotisations d'assurance maladie nationale aux lycéens, ce qui
permet de réduire les cotisations pour les familles avec enfants. Contrairement
à l'assurance maladie des employés, l'assurance maladie nationale ne prévoit
pas de cotisations patronales et les cotisations sont calculées en fonction du
nombre de personnes composant le foyer. Cette situation alourdissait particulièrement
le fardeau des personnes à faibles revenus et des travailleurs indépendants,
mais cette réforme permettra de réduire la cotisation annuelle moyenne de
20 000 yens par foyer à l'échelle nationale, ce qui est tout à fait
louable. Autre point important : la prise en compte des revenus dans le
calcul des cotisations d'assurance maladie pour les personnes âgées. Comme vous
le savez, le financement de l'assurance maladie des personnes âgées est assuré
à parts égales par les fonds publics et par les cotisations d'assurance, dont
les trois quarts sont constitués de subventions versées par la population
active. Dans certains régimes d'assurance maladie des employés, les subventions
accordées aux personnes âgées dépassent les prestations versées aux assurés, ce
qui fragilise les finances de ces régimes. De plus, même parmi les personnes
âgées, une injustice a été constatée : le calcul des primes d'assurance se base
sur les déclarations de revenus, tandis que les personnes dont les impôts sont
prélevés à la source en sont exclues. Cette révision corrige cette injustice et
permettra également de réduire les primes d'assurance pour la population
active, ce qui est louable. Actuellement, aucune subvention publique n'est
accordée pour les primes d'assurance aux personnes âgées dont les revenus sont
comparables à ceux des personnes en âge de travailler qui paient 30 % de leur
cotisation. Par conséquent, on craint que si le revenu est pris en compte et
que le nombre de personnes payant 30 % augmente, les aides aux personnes âgées
ne soient en réalité majorées. Nous demandons que cette question soit traitée
rapidement.
Ensuite, le soutien à la grossesse et à l'accouchement sera considérablement
renforcé.
Jusqu'à présent, une aide financière était versée sous forme d'allocation
forfaitaire de naissance. Cependant, face à l'augmentation des coûts liés à
l'accouchement et aux fortes disparités régionales et entre établissements, il
est devenu difficile d'assurer une prise en charge nationale de ces coûts.
Cette réforme introduit un système de prise en charge en nature, dans lequel
les coûts de l'accouchement, hors prestations de service telles que les repas
de fête et les soins médicaux remboursés, seront directement versés aux
établissements de santé. En clair, les coûts habituels d'un accouchement seront
couverts par l'assurance maladie, sans aucun frais à la charge du patient, ce
qui renforcera la sérénité des futures mamans. Concernant les consultations
prénatales, des efforts seront déployés pour harmoniser les prestations à
l'échelle nationale et uniformiser les coûts. Actuellement, les prestations
varient d'une commune à l'autre : si 30 % des communes proposent des
consultations gratuites, 10 % facturent 30 000 yens ou plus. À
l'avenir, les communes et les établissements de santé seront tenus de définir
des normes et des tarifs standards, afin d'améliorer la transparence des
consultations prénatales. Pour l'instant, le système actuel de versement d'une
allocation forfaitaire de naissance et le nouveau système de prestations en
nature couvertes par l'assurance coexisteront pour la prise en charge des frais
liés à la naissance. Bien qu'une période de transition raisonnable soit
nécessaire, afin d'assurer la cohérence des systèmes, cette période de
coexistence devrait être supprimée au plus vite et les prestations du nouveau
système devraient être prioritaires. Par ailleurs, je demande instamment que le
soutien aux soins périnatals soit assuré par des fonds publics, afin de
maîtriser les cotisations d'assurance sociale. Ce sont là les principaux points
que j'ai examinés, mais de nombreuses autres préoccupations ont été soulevées
lors des questions posées par la commission.
L'un des problèmes réside dans le remboursement des frais médicaux élevés. Ce
système, pilier de l'assurance maladie universelle, est indispensable en tant
que dernier filet de sécurité. L'année dernière, le gouvernement a été
contraint de revoir son projet de budget en raison de l'augmentation de ces
remboursements. Cette fois-ci, le Conseil de la sécurité sociale a mis en place
un comité d'experts et a mené neuf consultations auprès des parties prenantes,
notamment des associations de patients. Nous saluons la prise en compte de
l'impact sur le budget des ménages bénéficiant de soins de longue durée, le
maintien du montant pour les traitements multiples et la fixation d'un plafond
annuel. Cependant, le comité d'experts n'a présenté le montant final aux
parties prenantes qu'à l'issue des consultations, et force est de constater des
irrégularités dans la procédure. De plus, pour les personnes ne remplissant pas
les conditions requises pour les traitements multiples ou le plafond annuel,
cela risque d'entraîner une augmentation significative de leur charge
financière, et l'on ne peut affirmer que l'accord des parties prenantes ait été
obtenu. C'est pourquoi l'Alliance réformiste centriste, en collaboration avec
d'autres partis politiques, a déposé une proposition de loi visant à réformer
le système de remboursement des frais médicaux élevés afin que les citoyens
puissent l'utiliser en toute sérénité.
Ce projet de loi, relatif à un programme, renforce et précise les critères
d'admissibilité au remboursement des frais médicaux élevés, tels que stipulés à
l'article 115 du projet de loi gouvernemental. Nous ne nous sommes pas contentés
de nous opposer au projet de loi gouvernemental, mais avons présenté une
proposition réaliste visant à maintenir le système de remboursement des frais médicaux
élevés tout en répondant aux préoccupations des patients et des autres parties
prenantes, et ce, de manière compatible avec le projet de loi gouvernemental.
Malheureusement, il n'a pas été adopté et son examen a été reporté.
En revanche, lors de la dernière séance de questions-réponses avec le Premier
ministre, ce dernier a donné des réponses positives, reconnaissant l'esprit de
ce projet de loi et déclarant que, lors des prochains examens, « le format
d'un conseil où participent les parties prenantes, notamment les associations
de patients, sera maintenu, comme dans le cas présent, et les documents nécessaires
seront présentés pour mener des discussions approfondies », « des
mesures seront prises pour garantir que les personnes nécessitant une attention
particulière puissent recevoir les soins médicaux nécessaires » et
« le défaut du système, qui entraîne la réinitialisation de l'éligibilité
à plusieurs traitements lors d'un changement d'assureur, sera examiné dès que
possible ». À l'avenir, nous prendrons ces réponses du Premier ministre au
sérieux et exigerons fermement que des mesures acceptables pour les patients
soient prises.
Une autre préoccupation concerne la prise en charge partielle, hors assurance,
des traitements médicamenteux en vente libre. Bien que je comprenne l'objectif
de l'amendement, qui vise à instaurer une contribution spéciale correspondant à
un quart du prix du médicament remboursé afin de garantir l'équité entre les
patients sous ordonnance et ceux traités avec des médicaments en vente libre,
les personnes exemptées de cette contribution restaient floues. Lors des
auditions de la commission, des réponses précises ont été apportées concernant
les personnes concernées : le terme « enfants » inclut les
adolescents et les jeunes, et l'expression « patients atteints de maladies
chroniques telles que le cancer et les maladies incurables » désigne les
patients atteints de maladies incurables et de cancer, y compris ceux souffrant
de maladies incurables non couvertes par les fonds publics, ainsi que les cas
où des traitements médicamenteux en vente libre sont utilisés dans le cadre de
soins exigeants physiquement et nécessitant une prise en charge continue. De
plus, il a été précisé que le terme « patients hospitalisés » ne se
limite pas à des pathologies spécifiques et qu'aucune contribution ne sera
facturée pour une utilisation prolongée, comme dans le cas de la dermatite
atopique, où les symptômes persistent toute l'année et nécessitent des
consultations externes. Les critères de l'ordonnance ministérielle ont été
clarifiés.
Lors des prochains examens, nous vous encourageons vivement à respecter les
considérations énoncées dans les dispositions complémentaires et à vous
abstenir de toute extension hâtive ou injustifiée.
Enfin, compte tenu de la situation en Iran, les trois partis – le Parti
centriste, le Parti démocrate constitutionnel et le Parti Komeito – ont présenté
aujourd'hui une proposition urgente appelant à des mesures économiques et à un
budget supplémentaire pour soutenir la population. Des inquiétudes se font également
jour dans le secteur médical, notamment concernant l'approvisionnement en
circuits de dialyse. Je conclus mon intervention en plaidant pour la mise en
place rapide d'un cadre d'approvisionnement prioritaire en matériel médical.
Akira Nagatsuma (député)
Ce matin, l'Alliance réformiste centriste, le Parti démocrate
constitutionnel et le Komeito ont demandé au secrétaire général du Cabinet, M.
Kihara, d'accélérer l'élaboration d'un budget supplémentaire pour l'exercice
2026 afin de faire face à l'aggravation de l'inflation et aux pénuries de biens
causées par la guerre avec l'Iran. Cette demande se fonde sur notre évaluation
de l'urgence de la situation, étayée par les avis de plus de 10 000
particuliers et entreprises que nous avons recueillis. Nous vous prions de
traiter cette question avec la plus grande attention.
Je souhaiterais à nouveau poser des questions concernant le projet de loi
modifiant la loi sur la sécurité économique et le projet de loi modifiant la
loi sur la JBIC, qui figurent actuellement à l'ordre du jour.
Le Japon est le pays développé le plus lent à réagir en matière de sécurité économique,
et son renforcement est une question urgente. Cependant, compte tenu de l'évolution
rapide de la situation, ce projet de loi est indéniablement dépassé. Premièrement,
j'aimerais m'interroger sur son efficacité en prenant deux crises comme
exemples, puis aborder les risques qu'il comporte, à savoir encourager le
gaspillage des deniers publics et le népotisme.
Crise économique provoquée par le blocus du détroit d'Ormuz
Premièrement, la crise principale est la perturbation économique causée par la
fermeture du détroit d'Ormuz. Il s'agit bien d'une crise de sécurité économique.
Si ce projet de loi était appliqué à la crise économique actuelle, quels en
seraient les effets et quelles mesures seraient envisageables ?
Si ce projet de loi avait été adopté avant la fermeture du détroit d'Ormuz,
quel impact aurait-il eu sur la pénurie de biens ?
Parmi les biens actuellement en pénurie et sources de problèmes au niveau
national, lesquels sont désignés comme « biens particulièrement
importants » ? Quelles mesures peuvent être prises avant et après la
fermeture ?
De même, quels sont les « projets d'infrastructures sociales spécifiques »
et les « opérateurs d'infrastructures sociales spécifiques » dont la
prestation de services a été perturbée par la crise économique actuelle ?
Quelles mesures peuvent être prises avant et après la fermeture ?
Enfin, si cet amendement est adopté, le « conseil public-privé »
mentionné à l'article 3-2 sera-t-il convoqué pour examiner la perturbation
économique causée par la fermeture du détroit d'Ormuz ? (Ministre Onoda)
Avant même d'aborder les aspects juridiques, la dépendance du Japon au pétrole
brut du détroit d'Ormuz atteignait 93 % juste avant la récente guerre avec
l'Iran, un niveau jamais vu depuis 60 ans. La Corée du Sud et Taïwan
affichaient une dépendance de 70 %, ce qui témoigne d'un manque flagrant de réactivité.
Comment expliquer une telle dépendance ?
Quelles mesures comptez-vous prendre pour la réduire, et à quel pourcentage, à
l'avenir ?
Si ce projet de loi avait été adopté, aurait-il permis d'éviter une telle
erreur et un niveau de dépendance aussi élevé ? Je pose ces questions.
(Ministre Onoda, Ministre Akazawa)
La nécessité de désigner les fournitures médicales
Actuellement, dans le domaine médical, les antibiotiques et les respirateurs
sont considérés comme des fournitures médicales essentielles. Cependant, des
dispositifs vitaux tels que les appareils de circulation extracorporelle, le
matériel d'hémodialyse, le matériel d'anesthésie et les instruments
chirurgicaux en sont exclus. J'estime qu'ils devraient en faire partie. Qu'en
pensez-vous ?
La pénurie de matériel médical due aux pénuries de naphta est particulièrement
préoccupante. Quelles mesures seront prises à cet égard dans le cadre de ce
projet de loi ?
Par ailleurs, quelles dispositions seront prises en prévision d'une future pénurie
de naphta ? (Ministre Onoda, Ministre Ueno)
Concernant la modification du projet de loi
Ce projet de loi a été rédigé avant la guerre contre l'Iran, et je m'interroge
sur son efficacité face à des situations similaires à l'avenir. Je vous serais
reconnaissant de bien vouloir le réviser si nécessaire. Qu'en pensez-vous ?
(Ministre Onoda)
L'impact du mythe
La seconde crise est la menace que représente « Claude Mythos », un
modèle d'IA de pointe développé par « Anthropique ». Capable
d'identifier instantanément les vulnérabilités des systèmes, il peut, en cas
d'exploitation, forcer n'importe quel coffre-fort. C'est pourquoi on le décrit
comme étant « équivalent à une arme nucléaire ». Ce n'est qu'une
question de temps avant que d'autres entreprises, outre Anthropique, ne développent
des IA aux capacités similaires et que leur utilisation abusive ne se propage.
Ce problème ne peut être résolu par la seule loi actuelle sur la cyberdéfense
active ni par l'Office national de la cybersécurité ; il s'agit d'une
question de sécurité économique, car elle pourrait perturber les chaînes
d'approvisionnement. Les institutions financières seront probablement les premières
cibles. Avec l'émergence de « Claude Mythos », peut-on affirmer que
le risque de vol de dépôts a augmenté ? (Ministre Katayama) Je
souhaiterais tout d'abord interroger l'Agence des services financiers.
On peut également envisager des situations où les communications, l'eau,
l'électricité et les transports seraient paralysés, provoquant un chaos social
généralisé. Dans quelle mesure le gouvernement est-il conscient de cette
crise ?
Ce projet de loi ajoute les services médicaux fournis par les hôpitaux à la
liste des entreprises pouvant être désignées comme « entreprises
d'infrastructure sociale spécifique ». En incluant les 15 secteurs déjà
couverts, quelles mesures de protection ces entreprises peuvent-elles prendre
contre le « mythe de Claude » en vertu de ce projet de loi ? Je
voudrais poser la question. (Ministre Onoda)
Contre-mesures contre Mythos
Aux États-Unis, le projet « Glass Wing » a été lancé pour contrer des
menaces telles que « Claude Mythos », et des efforts sont en cours
pour mettre en œuvre des systèmes de défense utilisant l'IA. Au Japon, nous
n'en sommes malheureusement qu'au stade du simple partage de la crise.
Envisagez-vous de recourir au « conseil public-privé » mentionné dans
ce projet de loi pour lancer un projet similaire à Glass Wing ?
Cette question sera-t-elle abordée au sein de ce conseil ? (Ministre
Onoda)
Afin d'éviter qu'il ne soit trop tard, je pense que nous aurions dû lancer
rapidement un projet de « Glass Wing japonais » avant l'examen de ce
projet de loi. Qu'en pensez-vous ? Il s'agit d'un enjeu majeur qui
requiert une attention urgente. (Ministre Onoda, Ministre Katayama)
Ajout du domaine médical
Le secteur médical est intégré au système d'infrastructures essentielles, mais
les établissements de santé disposent de ressources financières limitées et
souffrent d'une pénurie de personnel. Les hôpitaux seront-ils tenus de changer
de prestataire pour la mise à jour et la construction de leurs systèmes au
profit de fournisseurs plus onéreux, ou bien devront-ils renforcer leurs équipes
spécialisées ? Je souhaiterais poser la question.
Dans l'affirmative, cette mesure sera-t-elle obligatoire et ne pourra-t-elle
pas s'y opposer ?
Une compensation financière sera-t-elle prévue pour les coûts engendrés ?
Par ailleurs, quel est le nombre maximal et le type d'hôpitaux susceptibles d'être
désignés comme infrastructures essentielles ? Je souhaiterais obtenir
confirmation à ce sujet. (Ministre Onoda, Ministre Ueno)
Résumé jusqu'à présent
Ensuite, j'aimerais aborder la question du risque que cela n'encourage les dépenses
inutiles et le népotisme. Avant toute chose, il convient de réexaminer la Loi
sur la promotion de la sécurité économique, promulguée il y a trois ans et
demi.
Comment le gouvernement contrôle-t-il les abus de pouvoir depuis trois ans et
demi ? Des incidents de ce type se sont-ils produits ?
Comment évaluez-vous l’amélioration des intérêts des particuliers et des
entreprises par rapport à la période précédant l’adoption et la mise en œuvre
de la loi ? Veuillez fournir des chiffres à l’appui. (Ministre Onoda)
La nature de la prise de risque
Ce projet de loi exempte le soutien de la JBIC du « principe d'équilibre des
recettes et des dépenses » et du « principe de certitude de remboursement »,
l'assimilant ainsi à des subventions non réglementées. Hormis les prêts à taux
zéro accordés pendant l'urgence liée à la COVID-19, je n'ai jamais entendu
parler d'une banque octroyant des prêts en se basant sur l'hypothèse de pertes.
Si des pertes surviennent suite aux prêts de la JBIC, la pertinence de cette décision
sera-t-elle vérifiée et rendue publique ?
Par ailleurs, existe-t-il des critères stricts pour que le ministre compétent
approuve les plans d'affaires ? Selon certaines sources, un haut
fonctionnaire d'un ministère de l'Économie aurait déclaré : « En fin
de compte, il y aura des cas où la décision relèvera du jugement politique du
cabinet du Premier ministre. »
Les entreprises qui font d'importants dons au Parti libéral-démocrate ne bénéficieront
certainement pas d'un traitement de faveur, n'est-ce pas ? Je souhaite le
confirmer.
De même, le Premier ministre Takaichi n'investira pas de fonds dans les 17
secteurs promus dans sa stratégie de croissance au risque de subir des pertes,
n'est-ce pas ? Je souhaite également le confirmer. (Ministre Onoda,
Ministre Katayama)
Promouvoir les activités commerciales importantes à l'étranger et transformer
la structure industrielle
Ce projet de loi autorise la JBIC à investir dans des projets à haut risque, même
au risque d'essuyer des pertes. Si ce mécanisme conduit à la mobilisation de
fonds privés pour des technologies industrielles obsolètes qui devraient être
progressivement abandonnées, cela n'entraînerait-il pas non plus des pertes,
mais aussi un retard dans la transformation de la structure industrielle ?
Par ailleurs, je souhaiterais interroger la JBIC sur les mesures prévues pour éviter
qu'une telle situation ne se reproduise. (Ministre Onoda, Ministre Katayama)
Abus du fonds
Ce projet de loi inclut subrepticement un mécanisme d'expansion des « fonds »,
souvent qualifiés de tirelires des ministères et devenus le symbole du
gaspillage de l'argent du contribuable. Il étend des fonds déjà encadrés par la
loi. Jusqu'à présent, ces fonds étaient gérés par deux organismes, le JST et le
NEDO, en vertu de la loi sur la promotion de la sécurité économique. Or, ce
projet de loi propose, par son article 63, d'étendre le nombre d'organismes
habilités à créer des fonds à un maximum de 35 sociétés administratives de
recherche et développement. Cela ne risque-t-il pas d'accroître le nombre de
fonctionnaires retraités occupant des postes lucratifs au sein de ces
organismes ? Est-il réellement question d'un maximum de 35 sociétés ?
Si cela s'avère vrai, c'est inadmissible. Je souhaite que l'expansion incontrôlée
de ce fonds soit stoppée et traitée comme une mesure relevant du budget
ordinaire. J'espère que vous en prendrez connaissance. (Ministre Onoda)
Utilisation dans les investissements américains
Concernant l'investissement de 550 milliards de dollars (environ 84 billions de
yens) promis au président Trump aux États-Unis, le ministre Akazawa a déclaré
devant la Diète que le « principe d'équilibre entre les recettes et les dépenses »
et le « principe de certitude de remboursement » seraient respectés.
Le dispositif de la JBIC, qui exempte ce dernier du « principe d'équilibre
entre les recettes et les dépenses » et du « principe de certitude de
remboursement » dans ce projet de loi, sera-t-il utilisé pour cet
investissement de 550 milliards de dollars aux États-Unis ? Je souhaite
obtenir une confirmation à ce sujet. (Ministre Onoda, Ministre Katayama)
Groupe de réflexion global sur la sécurité économique
Ce projet de loi propose la création d'un groupe de réflexion
pluridisciplinaire au sein de l'Institut de recherche sur l'économie, le
commerce et l'industrie (RIETI), un organisme administratif indépendant, et la
mise en place simultanée d'un groupe de réflexion distinct sur la sécurité au
sein du Cabinet du Premier ministre d'ici la fin de l'exercice budgétaire.
Un groupe d'experts gouvernementaux a suggéré de fusionner prochainement ces
deux groupes de réflexion, qui n'ont même pas encore été créés, car leurs
recherches pourraient se chevaucher et entraîner des doublons d'investissement.
Cela ne ferait qu'accroître le nombre de postes lucratifs à la retraite. Je
vous prie de bien vouloir reconsidérer cette proposition et de les fusionner.
Qu'en pensez-vous ? (Ministre Onoda)
Ceci conclut mes questions. Je prévois une augmentation des cas où des
nations instrumentalisent leur économie pour exercer des pressions sur d'autres
pays. Même notre allié, les États-Unis, n'y fait pas exception.
Pour le Japon, pays qui a prospéré en tant que nation commerçante, la survie ne
peut se faire sans mesures opaques, influencées par des intérêts particuliers
ou des dons d'entreprises.
Une élaboration des politiques fondée sur des données probantes est
essentielle. Nous devons définir les objectifs et les moyens de nos politiques
à partir de données et de preuves objectives, et non en fonction d'intérêts
particuliers ou de subventions, puis en vérifier et en améliorer l'efficacité.
C'est dans cette optique que nous examinerons ce projet de loi avec la plus
grande rigueur.
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Aujourd'hui, nous célébrons la Fête du Travail – la lutte pour des emplois
sûrs, des conditions de travail équitables et la création de valeur dans tout
le pays – et nous remercions tous ceux qui contribuent chaque jour au dynamisme
de la Norvège. Le 1er mai est aussi une journée historique. Les droits que nous
tenons aujourd'hui pour acquis, tels que la sécurité au travail, des conditions
de travail équitables et une vie professionnelle organisée, ont été conquis de
haute lutte par des générations. Nous sommes les héritiers de ceux qui se sont
battus avant nous. C'est pourquoi nous leur devons non seulement de la
gratitude, mais aussi la volonté de préserver ce qu'ils ont construit. La
valeur est créée partout dans le pays – dans l'industrie, l'agriculture, les
services et au sein de nos communautés locales. La Norvège a besoin de
personnes qui travaillent, non seulement dans certaines régions, mais partout
dans le pays. Car il s'agit de sécurité, de communautés locales dynamiques et
du droit à une vie digne, quel que soit son lieu de résidence. Beaucoup a été
accompli, mais il reste encore beaucoup à défendre et à préserver. Nous
continuerons à lutter pour des emplois sûrs, des communautés locales fortes et
une vie professionnelle digne de confiance. Bonne Fête du Travail !
> Les dernières baisses de taxes sur les carburants, obtenues par le Parti du Centre, entrent en vigueur. Cela se traduira par une baisse des coûts pour les particuliers et les entreprises des secteurs du transport, du BTP et des activités côtières. – De nombreux travailleurs traversent actuellement une période difficile, tant sur le plan financier personnel que pour leurs entreprises. C'est pourquoi je me réjouis de cette réduction d'impôts accordée aux particuliers et aux entreprises dès le début de la Fête du Travail. Il est difficile de croire que le Parti travailliste et le Parti conservateur, alliés, ont failli annuler une réduction d'impôts pour les travailleurs la veille du 1er mai. Heureusement, nous avons réussi à empêcher leur manœuvre et la réduction d'impôts sera effective dès minuit, déclare Trygve Slagsvold Vedum. L'augmentation du prix du diesel impacte directement le budget quotidien des particuliers et les coûts des entreprises. Il est donc essentiel d'utiliser activement la politique fiscale pour atténuer les fluctuations de prix et garantir l'activité économique dans tout le pays. Les dernières baisses mises en œuvre aujourd'hui concernent le diesel ordinaire, le diesel de chantier et le carburant pour la navigation et la pêche. Pour le diesel ordinaire, la taxe CO₂ est réduite de 1,66 NOK par litre. Conjuguée aux baisses précédentes, cette mesure entraîne une réduction significative du prix à la pompe. Il s'agit d'une mesure concrète à effet immédiat. Elle vise à permettre aux gens d'aller travailler, aux marchandises d'être transportées et à assurer la continuité de l'activité économique dans toute la Norvège. Parallèlement, elle repose sur un principe fondamental : C'est le Storting (Parlement norvégien) qui fixe les impôts et les taxes en Norvège. Les décisions doivent être prises par des élus responsables devant les électeurs, et non par des bureaucrates étrangers.
Trygve Slagsvold Vedum (leader)
> Le Parlement norvégien, dirigé par le Parti du Centre, a décidé de
réduire les taxes sur les carburants. La Norvège sera gouvernée par des
représentants élus norvégiens, et non par des bureaucrates à Bruxelles. Pas
d'imposition sans représentation. Il y a 250 ans, ce combat était mené par le
peuple américain. « Pas d'imposition sans représentation ! » Les Britanniques
voulaient les imposer sans leur accorder le droit de vote au Parlement. Ce
combat portait sur la justice et le pouvoir du peuple. Ceux qui paient des
impôts doivent avoir une réelle influence sur leur utilisation et leur montant
! En Norvège, nous l'avons inscrit dans la Constitution de 1814 : seul le
Parlement peut imposer des taxes et des droits. Ni le roi, ni les
fonctionnaires, mais les représentants élus du peuple. La victoire
d'aujourd'hui, avec la réduction des taxes sur les carburants, est donc
également importante sur le principe. C'est nous qui nous présentons aux
élections et qui sommes responsables devant les électeurs qui prendront ces
décisions, et non une bureaucratie à Bruxelles qui n'est responsable devant
personne.
> Journée historique pour le bénévolat en Norvège ! Le Parti du Centre obtient aujourd’hui la majorité pour sa proposition de compensation de la TVA basée sur des règles ! C’est un soutien important pour tous ceux qui, chaque jour, créent du dynamisme, de la vie communautaire et un sentiment d’appartenance au sein des communautés locales à travers le pays. La proposition garantit une compensation intégrale de la TVA pour les organisations bénévoles dans le budget 2027. – Enfin ! C’est la plus grande avancée pour le bénévolat depuis de nombreuses années, déclare Erling Sande. Le bénévolat est le ciment de notre société et bénéficie désormais de la prévisibilité qu’il mérite.
> Le Parti du Centre estime que le gouvernement doit prendre au sérieux notre sécurité alimentaire et qu'un accord agricole solide est nécessaire ce printemps. L'objectif est de combler l'écart de revenus entre les agriculteurs et les autres groupes d'ici 2027. C'est ce que visent les revendications agricoles et le gouvernement doit s'assurer de leur réalisation. La sécurité alimentaire en Norvège est trop fragile. Par conséquent, l'accord agricole de cette année doit être solide.
> Sommes-nous en train de passer d'une souveraineté princière à une souveraineté populaire, puis à une souveraineté bureaucratique ? Aujourd'hui, Trygve Slagsvold Vedum a présenté un exposé franc et important sur une évolution préoccupante : la Norvège abandonne progressivement un pouvoir qui appartient au peuple. Qui décidera réellement en Norvège ? Chaque 17 mai, nous célébrons la Constitution et le principe de souveraineté populaire : le pouvoir appartient au peuple et nous pouvons demander des comptes à nos élus par le biais des élections. Mais que se passe-t-il lorsque les décisions sont de plus en plus soustraites au pouvoir des électeurs norvégiens et confiées à des systèmes sur lesquels nous n'avons aucune influence ? Lorsque Jens Stoltenberg et d'autres fervents partisans de l'Union européenne militent pour un transfert accru de pouvoirs, ce principe même est remis en question. Nous risquons de voir des décisions prises par des bureaucrates déconnectés des réalités norvégiennes, sans responsabilité directe envers le peuple norvégien. L'article 75 stipule clairement que le Storting fixe les impôts et les taxes en Norvège. Le transfert de ce type de compétence ébranle les fondements mêmes de notre démocratie. Le Parti du Centre met fermement en garde contre cette évolution.
> Aujourd'hui, les réglementations européennes sont mises en œuvre sans discernement. Parallèlement, des pays comme le Danemark et la Suède disposent de systèmes plus efficaces pour évaluer l'impact réel de ces réglementations sur leur territoire. C'est pourquoi le Parti du Centre œuvre aujourd'hui pour obtenir une majorité en faveur d'une meilleure analyse et de mesures plus adaptées des réglementations européennes, un véritable « contrôle de voisinage ». Cette proposition vise à remédier à cette situation : S'inspirer des pratiques efficaces dans d'autres pays Étudier plus en profondeur les conséquences des mesures S'assurer que les mesures répondent effectivement aux objectifs visés Bruxelles n'a pas une vision globale de la Norvège. Des bases de décision plus solides garantissent une meilleure vie politique et un meilleur cadre de vie pour les Norvégiens.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
Ed Davey (leader)
> La démocratie britannique est plus menacée que jamais de mon vivant.
Trump, Musk et Poutine tentent de la détruire de l'extérieur, tandis que Farage
et le parti Reform s'efforcent d'importer ici la politique clivante du « MAGA »
prônée par Trump.
> Les valeurs britanniques méritent d'être défendues. Il en va de même pour les institutions qui nous protègent des individus autoritaires comme Donald Trump.
> Inciter à la violence dans nos rues est odieux. Le gouvernement doit expulser immédiatement l'ambassadeur iranien. Le régime iranien prépare des attentats terroristes au Royaume-Uni depuis des années. Trop, c'est trop.
> Les agriculteurs ne devraient pas avoir à payer le prix de la guerre insensée de Trump contre l'Iran. Le gouvernement doit défendre les agriculteurs britanniques, reconnus mondialement, protéger notre sécurité alimentaire et éviter que les familles ne soient confrontées à une hausse encore plus importante des prix dans les magasins.
> J'ai écrit au Premier ministre suite à l'horrible attentat terroriste antisémite de Golders Green. Il s'agit d'une urgence nationale. Les Juifs doivent être en sécurité au Royaume-Uni. Les violences et les intimidations à leur encontre doivent cesser.
> Après avoir été contraint de limoger Peter Mandelson pour mensonge, Keir Starmer va-t-il limoger son remplaçant, Christian Turner, pour avoir dit la vérité ?
> Les milliardaires étrangers du secteur technologique, comme Elon Musk et Mark Zuckerberg, devraient payer plus d'impôts pour lutter contre les dommages causés par leurs entreprises de médias sociaux, et non bénéficier d'une réduction d'impôt pour avoir soutenu Trump.
● Suisse
♦ Le Centre
> La création de la helpline 142 est une étape importante. Mais la
violence domestique reste un défi majeur. Le Centre agit: avec des
interventions pour mieux protéger les victimes, renforcer la prévention et
suivre systématiquement les auteurs.
> Le peuple a accepté l’initiative sur les soins
infirmiers. Désormais, il s'agit d’en assurer une mise en œuvre responsable.
Nous soutenons le secteur des soins et sommes conscients de leur importance
centrale pour notre société.
Un renforcement durable ne peut réussir qu'avec une approche globale: de
meilleures conditions de travail pour le personnel soignant, des
conditions-cadres fiables pour les institutions et des améliorations concrètes
pour les patientes et patients.
Les besoins dans les soins sont variés, c’est pourquoi il faut des solutions
légales flexibles plutôt que des prescriptions rigides. De bonnes conditions de
travail favorisent aussi la conciliation entre vie professionnelle et
familiale.
Les négociations entre les salariés et les employeurs ouvrent la voie à de
réels progrès. Les lois et les CCT existantes constituent une base solide. Leur
mise en œuvre rigoureuse est essentielle.
● Ukraine
♦ Serviteur du peuple
> Expérience ukrainienne pour la sécurité de l'Europe: Yegor
Tchernev sur un partenariat technologique avec la Pologne dans la production de
drones
L'Ukraine et la Pologne lancent une coopération à grande échelle dans le
domaine des technologies sans pilote. Le Premier ministre polonais Donald Tusk
a officiellement annoncé son intention de construire une armada moderne avec
des experts ukrainiens.
En tant que député de Serviteur du peuple, le vice-président du Comité de
la Verkhovna Rada sur la sécurité nationale, la défense et le renseignement, le
chef de la délégation permanente de l'Ukraine à l'AP de l'OTAN, Yegor Tchernev,
dans cette alliance, notre État agit comme un puissant donateur technologique,
qui a des développements uniques testés dans des conditions de combat réelles.
L'étape clé du partenariat sera la création de bureaux de conception et
d'entreprises de production conjointes. Cela permettra non seulement d'échanger
des expériences, mais aussi d'attirer des fonds européens pour la production de
masse de drones.
«Aujourd'hui, l'Ukraine devient en fait un donateur technologique pour la
Pologne, parce que nous avons de l'expérience, des développements et des
solutions efficaces. En outre, il est important pour nous de créer des
entreprises communes pour la production de drones sur les fonds européens. Cela
nous permettra de produire des produits de défense pour nos besoins jusqu'à la
fin de la guerre», a déclaré le parlementaire.
Il a ajouté que le déploiement de capacités sur le territoire de la Pologne
résout deux questions critiques: la protection de la production contre les
frappes de missiles russes, ainsi que la réduction de «l'épaule logistique»
pour la livraison rapide de produits finis au front.
En outre, le député est convaincu qu'en raison de l'expérience unique, du
développement technologique et du potentiel de défense, l'Ukraine peut jouer un
rôle important dans l'avenir de l'Union européenne de défense, dont la création
est activement discutée dans l'UE.
«L'idée d'intégrer les capacités de défense les plus grandes et les plus
efficaces de l'Union européenne et de l'Ukraine, ainsi que les technologies les
plus efficaces qui se sont déjà montrées sur le champ de bataille, peuvent
renforcer à la fois l'Ukraine et l'UE», a souligné le député.
En outre, la possibilité d'implication dans l'Union européenne de défense de la
Grande-Bretagne et de la Norvège est en cours de discussion. L'intégration des
technologies de combat ukrainiennes avec les capacités de ces alliés peut créer
l'alliance de sécurité la plus puissante du continent.
«La Grande-Bretagne en tant qu'État maritime, la Norvège, en tant qu'État
arctique, renforcera encore ce marché unique intégré des armes et, en général,
une alliance pour la sécurité de tous les pays européens», a déclaré Yegor
Chernev.
> Admission sur le marché de l'UE: l'Ukraine
simplifie les règles pour les producteurs biologiques
Le terme «bio» recevra enfin des limites claires et un contrôle strict: la
commission de la politique agraire et foncière de Verkhovna Rada a recommandé
au parlement d'adopter en deuxième lecture la loi d'intégration européenne
13204-1, conçue pour rétablir l'ordre dans l'étiquetage des produits
alimentaires, nettoyer le marché de la falsification et soutenir les
producteurs honnêtes.
La mise en œuvre de ses dispositions permettra à l'Ukraine de s'intégrer plus
rapidement dans le marché commun de l'UE, en assurant la transparence de la
circulation biologique et un niveau élevé de protection des consommateurs.
Selon le chef du Comité, l'un des initiateurs du projet de loi, député de Serviteur
du peuple Oleksandr Haida, le projet de loi supprime les lacunes qui ont permis
l'utilisation de la notion de «bio» lorsqu'il ne s'appliquait pas aux produits
alimentaires ou à la production biologique réelle.
«Pour les producteurs ukrainiens, cela signifie des règles de travail claires,
une confiance accrue des consommateurs et des opportunités supplémentaires pour
entrer sur les marchés de l'UE», a déclaré le parlementaire.
Selon lui, il s'agit d'un projet de loi important pour la mise à jour des
règles sur le marché biologique et l'harmonisation de la législation
ukrainienne avec les normes de l'Union européenne.
«Il introduit des règles de certification plus claires, renforce le contrôle à
tous les stades de la production et de la circulation, les registres d'État
sont mis à jour et de meilleures conditions pour les petits producteurs grâce
au mécanisme de certification de groupe sont en cours de création», a expliqué
Haida.
Ainsi, l'introduction d'un mécanisme de certification de groupe permettra aux
petites exploitations de s'unir pour l'adoption de procédures de vérification,
ce qui réduira considérablement leurs coûts et leur charge administrative. Une
mise à jour complète des registres d'État rendra le marché transparent pour les
investisseurs.
Parallèlement à la discussion du projet de loi, les membres du Comité ont
entendu des informations du vice-Premier ministre pour l'intégration européenne
et euro-atlantique de l'Ukraine, Taras Kachka, sur la mise en œuvre de la
législation de l'UE dans les domaines de l'agriculture, de la sécurité
alimentaire, des politiques vétérinaires et phytosanitaires, ainsi que de la
pêche.
Cette coordination des efforts, a souligné le chef du Comité agraire, est la
clé du succès.
«L'intégration européenne pour le secteur agricole est un travail quotidien spécifique sur les règles qui ouvrent de nouvelles opportunités pour les entreprises ukrainiennes. Nous respectons clairement les délais pour remplir les obligations envers l’UE afin que notre secteur agricole devienne une partie à part entière de la famille européenne», a résumé Oleksandr Haidu.
> Soutien budgétaire et renforcement de la défense:
détails de la nouvelle aide financière de l'UE pour l'Ukraine
L'Ukraine prévoit cette année un soutien financier à grande échelle de l'Union
européenne dans le cadre du programme de prêts de soutien à l'Ukraine avec un
montant total de 45 milliards d'euros. Le financement comprend deux domaines
clés: la défense et le budget.
Selon le député de Serviteur du peuple, le chef de la commission du budget de
la Verkhovna Rada, Roksolana Pidlas, des fonds pour les besoins militaires
devraient être reçus en mai, tandis que la première tranche à soutenir le
budget de l'État est attendue en juin.
Le parlementaire a expliqué que le mécanisme d'obtention de ces fonds diffère
selon leur nomination. En particulier, le volet de défense ne prévoit pas
d'exigences supplémentaires de la part des partenaires.
«L'argent pour les besoins militaires est inconditionnel, c'est-à-dire que nous
les obtiendrons certainement, et cela ne dépend que du calendrier que la
Commission européenne déterminera avec le gouvernement ukrainien. Dans le même
temps, les fonds d'appui budgétaire dépendent du respect par l'Ukraine des
conditions de réforme de l'économie, de la sphère de la lutte contre la
corruption et des réformes de l'État de droit», a déclaré le chef du Comité.
La partie militaire du prêt sera une ressource puissante pour renforcer l'armée
ukrainienne. Les fonds seront utilisés pour acheter et fabriquer des armes. La
direction prioritaire pour la première tranche sera les systèmes sans pilote.
«Cette production et cet achat peuvent avoir lieu à la fois en Ukraine auprès
des producteurs ukrainiens et dans l'Union européenne auprès des producteurs de
l'UE, ainsi que dans des pays tiers, si de tels échantillons ne sont pas
produits en Ukraine ou dans l'UE. Par exemple, des missiles pour les systèmes
Patriot peuvent être achetés aux États-Unis. La première tranche du prêt ira à
des drones», a déclaré le politicien.
Le député a ajouté que malgré les obstacles politiques temporaires sur la scène
internationale, le système budgétaire de l'Ukraine a conservé sa résilience. Le
gouvernement et le Parlement ont fourni des salaires et un financement stables
pour les principaux programmes gouvernementaux, ce qui a permis une période
difficile sans réductions de dépenses importantes.
«Cependant, nous devons tenir un mois de plus jusqu'à la première tranche
d'appui budgétaire. Dans le même temps, le premier transfert viendra comme à
l'avance. Des négociations sont en cours sur un protocole d'accord entre le
gouvernement de l'Ukraine et la Commission européenne, qui définira des
indicateurs trimestriels, les conditions des réformes en Ukraine qui devront
être mises en œuvre», a déclaré M. Roksolana Pidlasa.
Elle a souligné que grâce à ces fonds de l'UE, du Fonds monétaire international
et de la Banque mondiale, ainsi qu'aux propres recettes de l'Ukraine, les
besoins du budget de l'État cette année sont entièrement couverts.
Quant au retour des emprunts, a précisé l'homme politique, le caractère unique
du prêt de soutien en Ukraine est que le prêt est en fait irrévocable ou sera
remboursé au détriment des réparations russes futures.
«Le prêt de soutien à l'Ukraine est irrévocable, c'est-à-dire qu'il devra être
donné par des réparations russes, et s'ils ne le sont pas, l'Ukraine n'est pas
obligée de donner cet argent à l'Union européenne», a résumé Roksolana Podlasa.
> Nouvelle ère pour les énergies renouvelables: que
prévoit le projet de loi no 14271
La Verkhovna Rada a adopté en première lecture le projet de loi n° 142721, il
vise à harmoniser la législation ukrainienne avec celle européenne dans le
domaine des sources d'énergie renouvelables. En particulier, elle permettra à
l'Ukraine d'attirer davantage d'investissements dans le secteur concerné de
l'économie.
Cela a été annoncé par le député de Serviteur du peuple, président de la
sous-commission sur l'économie d'énergie et l'efficacité énergétique Serhiy
Nagornyak.
«Les normes du projet de loi ont voté pour la base permettent d'attirer
davantage les investissements dans le domaine des énergies renouvelables: dans
les centrales solaires, les centrales éoliennes, et dans le stockage de
l'électricité. En outre, ce document prévoit la simplification de la connexion
des nouveaux investisseurs au réseau Ukrenergo, aux réseaux des gestionnaires
de réseaux de distribution – tout cela pour que le processus à partir du moment
de l'entrée du site au projet soit plus court dans le temps», a déclaré le
parlementaire.
Selon lui, il est important que l'Ukraine ouvre aujourd'hui des installations
de génération supplémentaires réparties dans tout le pays. En outre, la
législation ukrainienne sera pleinement conforme aux normes de l'UE.
«J'espère que dans peu de temps nous pourrons examiner ce projet de loi en
deuxième lecture, puis il sera signé par le Président. Le développement des
sources d'énergie renouvelables est important pour nous, car aujourd'hui, grâce
à cette direction, nous pouvons couvrir une part importante du déficit du
système électrique", résume Serhiy Nahornyak.
● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Le Venezuela a faim ! Faim de pain dans un pays englué dans la
pauvreté, mais surtout, faim de liberté, de vérité et de dignité. Aujourd'hui,
en cette Fête du Travail, notre revendication est claire : nous ne voulons pas
de miettes, nous voulons un pays où nos droits sont respectés et où notre
travail est valorisé.
María Corina Machado (leader)
> Le Venezuela s'est mobilisé et est descendu dans la rue avec un seul cri :
Sans liberté, il n'y a ni travail décent ni prospérité ! Ce qui semblait
impossible il y a quelques mois est désormais une réalité : travailleurs,
enseignants, mères au foyer et étudiants ont envahi les rues à travers le pays.
Plus de 20 manifestations témoignent de l'organisation et de la détermination
du Venezuela à défendre ses droits et ses revendications avec courage civique.
Nous allons bâtir un pays où chaque travailleur sera rémunéré à la hauteur de
ses efforts et de ses compétences. Nous aurons un Venezuela, Terre de Grâce, où
nos jeunes bénéficieront d'opportunités d'emploi exceptionnelles leur
permettant de réaliser leurs rêves. Ce sera bientôt une réalité au Venezuela !
> Mes sincères remerciements à la ministre Plepytė pour cet échange extrêmement fructueux. L'histoire de la Lituanie est une source d'inspiration profonde pour le Venezuela ; elle nous rappelle que la liberté n'est jamais un don, mais une victoire conquise par la résilience et le courage civique. Notre combat est celui de la démocratie contre la tyrannie, de la prospérité contre la misère et de l'État de droit contre le chaos. Tant que le régime s'accroche au pouvoir par la répression, la volonté du peuple vénézuélien demeure inébranlable. Nous appelons la communauté internationale à soutenir notre mandat souverain et à intensifier la pression jusqu'à la libération de tous les prisonniers politiques et l'avènement d'une transition démocratique complète. Le Venezuela sera libre !
> J’exprime ma plus profonde gratitude à tous les membres du Parlement européen pour ce vote historique en faveur de cette résolution urgente. Ce vote accroît la pression sur le régime et démontre que l’Europe suit de près et soutient la transition démocratique au Venezuela. Il est impératif de libérer tous les prisonniers politiques, de mettre fin à la répression et d’organiser sans délai des élections générales libres et équitables. Nous, Vénézuéliens, savons que nous pouvons compter sur nos alliés des deux côtés de l’Atlantique !
> Le soutien massif apporté aujourd'hui par la majorité du Parlement européen au Venezuela et à notre cause pour la démocratie et la liberté réaffirme son engagement et sa détermination inébranlables à nos côtés, et maintient la pression sur une structure criminelle encore au pouvoir. Cette structure doit faciliter la transition, conformément aux aspirations de la majorité des Vénézuéliens. La pression, l'organisation et la mobilisation sont essentielles à la mise en œuvre de la feuille de route qui nous mènera vers la démocratie, comme en témoigne cette résolution claire exigeant la libération de tous les prisonniers politiques, la fin de la répression et l'ouverture de la voie à des élections présidentielles libres et transparentes.

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