dimanche 14 juin 2026

Propos centristes. France – Protection des enfants / Respect des victimes / G7 d’Evian / Pacte européen sur l’asile et la migration / Guerre de l’Intelligence artificielle / Lutte contre la fast-fashion / Relation franco-canadienne…


Voici une sélection, ce 14 juin 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Déclaration lors de la rencontre avec Mark Carney, Premier ministre du Canada] Monsieur le Premier ministre, très cher Mark. Il y a un peu plus d'un an, vous choisissiez la France pour votre première visite à l'étranger, ce qui est un immense honneur que nous n'avons pas oublié.
Plus récemment, nous nous sommes entretenus à Erevan, en marge du huitième sommet de la Communauté politique européenne, quelques mois plus tôt lors du Forum économique mondial ou encore en marge de la réunion de la Coalition des volontaires. Tout cela signe la grande convergence de vues, la proximité, le partenariat entre le Canada et la France. En effet, si je puis dire aujourd'hui, plus que jamais, nous avons une même lecture du monde.
Nous constatons que l'ordre international est fragmenté, qu'il est marqué par le retour des rapports de force, par la contestation des règles communes, par la coercition économique, par les ingérences, les luttes informationnelles. Au fond, nous croyons dans l'État de droit, dans l'ordre international, dans la science, dans le changement climatique et ce qu'il implique, dans le respect de nos valeurs démocratiques et leur protection, et dans la protection aussi de notre enfance. Ce constat, nous l'avons dressé l'un et l'autre, et face à cela, nos deux pays partagent la même conviction : les démocraties doivent être lucides, fortes et capables d'agir ensemble. Nous devons renforcer notre autonomie de décision, notre sécurité économique, notre résilience industrielle, énergétique et technologique, en un mot, notre souveraineté.
Ce qui n'est en aucun cas un choix de repli, mais une condition pour être des démocraties capables de protéger leurs citoyens et défendre leurs intérêts. Notre relation bilatérale s'inscrit dans une dynamique plus large, celle du rapprochement stratégique entre le Canada et le continent européen. À cet égard, je veux dire combien, il y a quelques semaines, le sommet que j'évoquais de la Communauté politique européenne a été un moment important, puisque le Canada a été le premier pays géographiquement non-européen à être invité comme observateur. Mais au fond, votre présence à Erevan disait combien le Canada est un pays politiquement et géo-stratégiquement profondément aligné avec l'Europe et réciproquement. C'était un signal politique fort, le symbole de ce qui nous unit, ses valeurs partagées, un attachement commun à un système international fondé sur des règles et des normes agréées.
Nous allons évoquer aujourd'hui ensemble des sujets évidemment centraux comme les enjeux de sécurité et de défense. Vous avez pris depuis votre arrivée aux responsabilités des décisions importantes d'augmentation du budget canadien de la défense, la France a fait de même ces dernières années. Nos industries de défense ont des complémentarités réelles. L'enjeu est évidemment maintenant de passer de la convergence politique à des coopérations industrielles concrètes, durables, mutuellement bénéfiques. Mais je veux souligner combien votre présence dans les grandes coalitions, en particulier la Coalition des volontaires aux côtés de l'Ukraine, est un signe important aussi de cette cohérence, y compris opérationnelle et militaire.
Nous voulons également travailler sur plusieurs secteurs stratégiques, essentiels pour notre souveraineté : l'intelligence artificielle, le quantique, le nucléaire civil, les minerais critiques et stratégiques, la transition énergétique et d'autres encore. La France et le Canada, l'Europe et le Canada ont des partenariats essentiels à bâtir et renforcer dans ces sujets. Ces thèmes, d'ailleurs, seront au cœur de notre G7.
Nous parlerons aussi d'économie et de commerce. Le contexte est connu, les tensions commerciales sont mauvaises pour la croissance économique. Nous croyons tous deux à un libre-échange fondé sur les règles au profit de tous, sur le refus des logiques de coercition économique. A la veille du sommet d’Évian, nous avons pu lancer hier, ensemble, et je vous en remercie, avec nos autres collègues du G7, avec également la Chine, le FMI, les pays partenaires qui seront présents à Évian, une discussion importante sur la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux à l'occasion du sommet de convergence mondiale pour la croissance. Nous poursuivrons également ces échanges dans quelques jours.
Nous aborderons également ensemble la question de la protection des mineurs en ligne, nous partageons là le même objectif : avant un certain âge, nos enfants ne doivent pas être exposés à des contenus dangereux et leur cerveau ne peut être capté par des algorithmes addictifs et opaques. Plus nous sommes nombreux à le dire, plus nous pouvons peser sur la régulation dans ce domaine. Là encore, au moment où 14 États membres de l'Union européenne, les Britanniques aussi nous ont rejoints dans cet effort, le fait que le Canada prenne une telle décision quelques mois après la mise en place par l'Australie, qui a été aux avant-postes de celle-ci, eh bien nous nous mettons dans une coalition très cohérente avec ce que je dis depuis tout à l'heure. Ce sont ces pays qui pensent la même chose sur les questions de sécurité et de défense, sur la protection des démocraties, sur la protection des mineurs, sur le commerce aussi.
Nous évoquerons naturellement l'Ukraine et le Proche et Moyen-Orient. Le Canada et la France sont des puissances de paix, nous maintenons depuis maintenant 4 ans notre soutien à l'Ukraine, rejetant les menaces de la Russie, condamnant l'escalade irresponsable de Moscou. Je l'évoquais, votre présence et votre soutien constant au sein de la coalition des volontaires est un signe très fort à cet égard. Au Proche et Moyen-Orient, nous partageons le même attachement au respect du droit international, à la résolution des conflits par la diplomatie, et c'est cette voie qui permettra, je l'espère, d'aboutir très prochainement à l'accord entre les États-Unis d'Amérique et l'Iran. Nous nous tenons prêts, quant à nous, à contribuer à sa mise en œuvre en accompagnant la reprise sans condition du trafic dans le détroit d'Ormuz et en apportant notre expertise et notre soutien à un accord global. Celui-ci devra être robuste sur les volets nucléaires et balistiques ainsi que sur la stabilité régionale.
À cet égard, là aussi, le Canada et la France, ensemble depuis le début, défendent la souveraineté, la sécurité, l'intégrité territoriale du Liban pour donner sa chance à la paix et accompagner les efforts des autorités libanaises pour assurer leur mission de souveraineté et lutter contre toute forme de terrorisme.
Enfin, je veux ici rappeler qu'aucune stabilité durable pour la région n'est possible sans la stabilisation de Gaza et la mise en œuvre de la solution des deux États. Celle-ci, qu'il y a un an ensemble, nous avons défendue par un mouvement diplomatique commun avec plusieurs autres pays amis. Celle-ci est dans les faits plus menacée que jamais par des décisions irresponsables, et nous souhaitons ici réitérer notre soutien, évidemment, à la déclaration de New York d'il y a bientôt un an, notre attachement collectif aussi aux sociétés civiles palestiniennes et israéliennes, lesquelles sont d'ailleurs réunies en ce moment même à Paris.
Monsieur le Premier ministre, cher Mark, le Canada et la France partagent aujourd'hui plus qu'une amitié ancienne, plus qu'une culture, une histoire, une langue commune, qui sont évidemment ô combien importantes et que nous chérissons ensemble. Nous partageons une même lecture stratégique du monde, des actions communes, une volonté de renforcer notre autonomie stratégique, une conviction que nos démocraties ont un rôle essentiel à jouer dans l'ordre international. Quelques jours avant le sommet du G7, cette convergence franco-canadienne est un moteur au service de cet agenda et au service de nos deux pays. Je vous remercie très sincèrement de votre présence à Paris aujourd'hui, de ce moment d'amitié et de travail, et de cette communauté de valeurs et de vues ainsi réaffirmée.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> [Narcotrafic / Grâce aux mesures contenues dans la loi du 13 juin 2025, ce sont, depuis 1 an : 3001 interdictions de paraître, 176 fermetures de commerce liés au trafic, 366 expulsions de locataires de leur logement pour nuisances liées au trafic] Je remercie l’ensemble des préfets de France pour leur implication quotidienne et constante dans la lutte contre le narcotrafic. Des résultats concrets et visibles sont obtenus, notamment grâce aux dispositions administratives nouvelles. On ne lâche rien.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Les Européens vont continuer de soutenir l’Ukraine et les autorités russes auraient tort de penser que ce soutien va s’affaiblir. La pression sur la Russie va continuer de s’accentuer.

> Aves les États-Unis, nous sommes alliés mais nous ne sommes ni alignés ni des vassaux.

> Nous vivons dans une époque qui est très incertaine, où il y a une forme d’imprévisibilité dans les décisions de l’administration américaine.

> Xenia Fedorova est une propagandiste patentée. Lui ouvrir des colonnes ou des studios, c’est servir la soupe de Vladimir Poutine.

> Nous n’écartons pas la possibilité de discussions avec les autorités Russes, à condition qu’elles soient coordonnées avec les Ukrainiens.

> [Israéliens et Palestiniens] Il est indispensable que, dans ces deux peuples, les voix appelant à la réconciliation puissent être soutenues.

> [Accord annoncé entre l’Iran et les États-Unis] Nous appelons à conclure un accord. (…) Les signaux positifs s’accumulent, mais nous restons prudents. (…) Cet accord sur le nucléaire iranien ne suffira pas. D’autres préoccupations majeures doivent être traitées, notamment l’arsenal de missiles de l’Iran, mais aussi son soutien à des groupes terroristes.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Réunion de travail ce matin à Bercy pour la préparation du Budget 2027. Avec le ministre des Comptes Publics, nous défendons les priorités qui comptent : protéger les enfants, mieux prendre en charge les personnes en situation de handicap et renforcer les moyens pour la santé publique.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> [Loi sur les violences sexuelles et protection de l’enfance] Notre responsabilité, c’est de mettre un terme aux violences sexuelles, notamment celles dont nos enfants sont les victimes. Ce sont les crimes les plus insupportables, ceux qui anéantissent. Les empêcher est une priorité nationale. Nous allons faire vite, efficace et collectif. Le 15 juillet, l’examen du projet de loi sur la protection de l’enfance débutera à l’Assemblée. Nous y ajouterons des mesures supplémentaires pour mieux protéger les victimes et davantage sanctionner les auteurs. Notamment pour permettre de condamner à perpétuité ceux qui ont violé des enfants ou motiver le classement sans suite.
De nombreux travaux ont eu lieu : des commissions d’enquête, une proposition de loi intégrale, des travaux que j’ai moi-même conduits pendant six mois avec les parlementaires de tous les groupes politiques. Le consensus est possible. D’ailleurs, nous avons transmis au Conseil d'État, pour examen, la proposition de loi intégrale, défendue par une centaine de parlementaires de tous bords. Et lundi, à Matignon, nous réunissons avec le Premier ministre les parlementaires qui ont travaillé sur ces sujets pour examiner collectivement les mesures qui sont nécessaires. En clair, tout ce qui doit encore être fait sera fait.

> [Loi sur les violences sexuelles et protection de l’enfance] Je rappelle que, contrainte budgétaire ou non, nous avons fait déjà beaucoup. En créant des salles d’audition dédiées pour les enfants victimes de violences, des maisons de protection des familles avec des gendarmes formés dans tous les départements ou en garantissant le dépôt de plainte pour les femmes et les enfants victimes de violences et le recueil de preuves – même sans plainte – directement à l’hôpital. Tout cela n’existait pas il y a quelques années. C’est aujourd’hui un contentieux de masse qui nécessite encore plus de moyens. L’effort sera maintenu pour la justice et les associations. C’est une nécessité.

> [Mort de Lyhanna] C’est une révolution à laquelle nous assistons. Un « MeToo » des enfants. Toute la société est en train de prendre conscience de l’ampleur du phénomène des violences sexuelles. Des parents ont enterré leur petite fille et il n’y a pas plus insupportable au monde que d’avoir à affronter cette épreuve. Au-delà, un mouvement sociétal extrêmement puissant est en train de s’engager. Cela concerne la justice, la police, mais aussi l’Éducation nationale, la santé, le monde associatif et, bien sûr, les familles. Parce que le lieu le plus protecteur peut aussi devenir le lieu où les violences sont infligées. Nous n’avons pas le droit de faillir collectivement.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> L’ultra fast-fashion est un fléau qui porte atteinte non seulement à la planète mais aussi à notre modèle économique. La proposition de loi d’initiative parlementaire permet de fixer des règles de marché claires tout en protégeant l’emploi français.

 

Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> « Le monde a été conçu par d’autres et pour d’autres. Il faut repenser ce modèle et faire avancer ce changement, guidé par l’expérience des personnes handicapées. »
C’est par ces mots qu’António Guterres, Secrétaire général des United Nations, a ouvert la Conférence des États signataires de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
20 ans après son adoption, la Convention est une boussole pour orienter nos politiques publiques nationales.
À l’international, la France continuera d’être un acteur du multilatéralisme engagé pour garantir l’effectivité des droits des personnes concernées.

 

● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)

> Après le vote du Sénat, la commission des lois de l’Assemblée nationale n’a pas adopté ce matin le projet de loi « Justice criminelle et respect des victimes », pourtant amendé et amélioré dans cette même commission. Ce texte sera donc présenté en séance de l’Assemblée nationale la dernière semaine de juin, dans sa version sénatoriale. Dans ce moment si difficile, si délicat, pour renforcer la confiance du peuple français dans l’institution judiciaire, il m’apparaît nécessaire et responsable de proposer au Parlement de travailler à l’efficacité de notre justice, pour les victimes, pour les acteurs de la justice, de la manière la plus consensuelle possible. Cette future loi est très importante : elle crée une soixantaine de cours criminelles supplémentaires et réduira donc fortement les délais pour obtenir une audience, un procès, une décision alors qu’il faut aujourd’hui attendre près de 6 ans pour juger un viol. Cette loi permet également d’améliorer les enquêtes grâce aux preuves génétiques et de rationaliser le traitement des nullités de procédure. Les débats au Sénat ont également permis des avancées majeures sur l’assistance par avocat des victimes dès le dépôt de plainte ainsi que sur la formation obligatoire des magistrats siégeant en cour criminelle en matière de violences sexuelles. Une mesure est particulièrement discutée : le plaider-coupable en matière criminelle. La commission des lois de l’Assemblée nationale avait accepté de la conserver, en le réduisant aux braquages et aux coups mortels ainsi que je l’avais proposé. Elle a toutefois voté contre le texte. Dans un esprit de responsabilité et afin de répondre à l’urgence d’amélioration de notre justice criminelle, il me parait nécessaire de proposer à la représentation nationale le retrait de cette disposition, faute de consensus. Un travail d’approfondissement de ce sujet, dans un climat apaisé, pourra être conduit dans les prochains mois, sous l’égide de la Commission des lois, afin que cette mesure utile aux Français et en vigueur chez nombre de nos voisins européens, puisse être expérimentée dans notre pays.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Soit on joue selon les règles du jeu, soit on quitte le terrain.
Lundi, j'ai reçu les conclusions du groupe de travail du Conseil national du Commerce sur les plateformes de e-commerce extra-européennes : un rapport, huit propositions.
Et surtout une convergence de tout le secteur sur un même constat : certains acteurs respectent nos règles. D'autres non. Cette asymétrie est insoutenable, il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures.
Ce n'est pas un rapport de plus. C'est la traduction d'un combat partagé. Ce combat date de mes premiers pas à Bercy.
Les chiffres sont accablants : sur près de 700 prélèvements réalisés par la DGCCRF, 75% sont non conformes, 46% sont dangereux.
Nous agissons d'ores et déjà. Pour preuve : une amende de 200 millions d'euros de la Commission européenne pour Temu il y a quelques jours et une autre de 22 millions d'euros pour Shein la semaine dernière.
Un commerçant français, un artisan, une enseigne de centre-ville respectent les normes produits et se conforment aux obligations environnementales. Tout cela a un coût légitime.
Pendant ce temps, des plateformes étrangères arrivent avec des produits dangereux et des prix cassés. C'est de la concurrence déloyale pour nos commerçants et une menace pour les consommateurs.
Le rapport propose des solutions concrètes que nous portons en France et à Bruxelles, pour continuer la lutte. Nous ne lâcherons pas.
Jouez avec les règles du jeu ou quittez le terrain.

> Le 17 juin prochain, la proposition de loi anti-fast-fashion passera en Commission mixte paritaire. C'est une étape importante de notre combat.
Des plateformes de e-commerce hors Union Européenne, qui nous inondent de leurs produits, se présentent comme des alliées du pouvoir d'achat.
C'est faux. Ce sont des vêtements de mauvaise qualité, produits dans des conditions douteuses et acheminés massivement par avion.
En bref, ce n'est pas du pouvoir d'achat : c'est un risque pour le consommateur, pour notre environnement, et une concurrence déloyale pour nos commerçants et nos industriels qui, eux, jouent le jeu.
Cette proposition de loi, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en 2024 puis par le Sénat en 2025, est une première en Europe.
Elle repose sur trois mesures concrètes.
- Un malus pouvant atteindre 50% du prix du produit, applicable dès le 1er septembre 2026, ciblant les acteurs de l'ultra fast-fashion tout en protégeant nos entreprises françaises et européennes.
- L'obligation d'afficher des messages de sensibilisation au réemploi, à la sobriété et au recyclage sur ces plateformes.
- L'interdiction de toute publicité pour ces produits.
Ce texte, c'est la juste réponse à un marché qui ne l'est pas.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> La reconquête de notre souveraineté alimentaire ne se décrète pas à Paris : elle se construit dans chaque territoire ! En Normandie aujourd’hui, j’ai assisté aux conclusions des conférences régionales de la souveraineté alimentaire lancées en décembre dernier. Une mobilisation inédite et collective des agriculteurs, filières, collectivités et élus pour anticiper l’avenir de notre agriculture et fixer les objectifs de souveraineté pour les années à venir. La dynamique existe. Les projets existent. Les territoires ont parlé et l’État sera au rendez-vous pour transformer ces propositions en actes concrets.

 

Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation)
> Plus de 2800 maisons France services sont aujourd'hui implantées partout en France, permettant à chacun de trouver une maison France services à moins de 20 minutes de chez soi.

 

Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Le droit à réparation, c'est le pilier sur lequel la France a fondé sa relation avec le monde combattant depuis plus d'un siècle. Un édifice construit blessure par blessure, parcours par parcours, mais qui doit aujourd'hui faire face aux défis de la haute intensité. Lancée en avril, j’ai ouvert la première session des Assises du monde combattant, consacrée à ce sujet fondamental, creuset de l'engagement. Experts juridiques, chercheurs, hauts fonctionnaires et officiers généraux ont réfléchi ensemble : comment simplifier les procédures, fluidifier les parcours de la blessure à la reconstruction, mieux coordonner les acteurs, tout en préservant l'humain au cœur du dispositif. Car l'État ne pourra jamais effacer une blessure de guerre. Mais il a le devoir d'accompagner pleinement la reconstruction de celles et ceux qui ont accepté de porter cette blessure pour lui.

> Entretien avec M. Viktor Makhmudov, Secrétaire du Conseil de sécurité nationale auprès du Président d'Ouzbékistan. Nous avons échangé sur la coopération de défense entre nos deux pays, déjà substantielle en matière opérationnelle et capacitaire et les perspectives pour l'approfondir et la renforcer. La France et l'Ouzbékistan partagent une volonté commune d'approfondir leur dialogue sur les questions de sécurité et de défense.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La décision de l’administration Trump d’interdire aux ressortissants étrangers l’accès au dernier modèle d’Anthropic marque un accélérateur de la bataille géopolitique de l’IA. L’intelligence artificielle n’est pas un simple actif économique. Le roi est nu. Les États-Unis assument désormais ouvertement l’IA comme un instrument stratégique relevant de la sécurité nationale. Une arme de domination à ne pas mettre entre toutes les mains. Ceux qui, en Europe, continuent de s’opposer à la préférence européenne ou à l’autonomie stratégique dans le domaine technologique au nom d’une vision naïve du marché doivent regarder la réalité en face. Et ne nous racontons pas d’histoires : démocrates ou républicains, les successeurs de Donald Trump ne reviendront pas sur ce type de décision. Le contrôle sur les modèles est une accélération de la pratique de Biden de restrictions des exportations sur les chips. L’Europe ne peut pas se contenter d’être un marché ouvert dépendant des technologies conçues, financées et contrôlées ailleurs. Elle doit investir davantage, soutenir ses innovateurs et se donner les moyens de maîtriser les technologies qui détermineront la puissance au XXIe siècle. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur ce débat.

> On aurait tort de sous estimer la signification de l’entrée en bourse de Space X et la portée de l’ambition de son fondateur Elon Musk. C’est un moment de bascule majeur. Fusées réutilisables, vols habités vers Mars, data centers dans l’espace: les rêves de Musk, que nous avons trop souvent accueilli avec dérision, ont sorti la NASA de sa torpeur et relancé la course à la conquête spatiale. On peut, comme moi, admirer cette volonté de repousser la frontière, de redevenir une civilisation d’exploration, et mesurer le défi immense que cela représente pour notre Europe. Car derrière l’aventure entrepreneuriale se cache un enjeu majeur de souveraineté : accès autonome à l’espace, risques de militarisation, protection des communications sécurisées, accès aux données, peut-être demain à la capacité de calcul de l’IA, etc. Les États-Unis l’ont bien compris en subventionnant les tirs de Musk pour lui permettre de défier la concurrence dans ses lancements commerciaux. Comme le décrit le fondateur de Palantir, Alex Karp, dans son ouvrage saisissant « The Technological Republic », après s’être concentrés pendant des décennies sur des « consumer products » et du software, le secteur de la tech américaine se réconcilie avec l’industrie au service d’un projet de puissance. Nous ne pouvons rester spectateurs. Ne sous-estimons pas nos forces. Nous avons les acteurs industriels historiques, une capacité de lancement autonome avec Ariane, mais aussi les start ups de la New Space. Nous avons su rattraper notre retard dans le passé avec le succès de programmes comme Galileo, le GPS européen. Mais pour passer à l’échelle, simplifions nos règles et investissons massivement: le prochain budget européen (CFP) devra répondre à cette exigence. Et cessons la naïveté: comme les autres, utilisons la commande publique pour soutenir nos acteurs européens. Le déploiement du projet de communications sécurisées de la commission européenne IRIS2 sera l’un des premiers tests. Nous aussi rêvons d’espace !

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> À neuf mois d’une présidentielle avec un Parlement qui n’a aucune majorité, on a déjà besoin d’assurer un budget. Je plaide pour qu’il soit sobre et technique, raisonnable et qu’il soit adopté rapidement à l’aide d’un 49.3. On a aussi besoin d’une stabilité fiscale des entreprises.

> Nous avons besoin d'une transformation de la démocratie. Elle doit être plus oxygénée et doit prendre en compte la parole de tous. Nous avons déjà modifié 25 ou 26 fois la Constitution, nous pouvons l'ajuster. Il faut associer les citoyens, à travers les conventions, les référendums.
On doit donner plus de pouvoir au Parlement, œuvrer à davantage de décentralisation et de déconcentration. On parle de suradministration, on subit une surcentralisation aussi. Ceci dit, l'Assemblée avance, même si ça ne se voit pas toujours. On a voté 116 textes depuis 2024, sur l'agriculture, la défense, etc. Mais c'est cahin-caha et conflictuel. On a besoin de davantage d'écoute, à tous les niveaux. Par exemple, la convention citoyenne sur la fin de vie nous a beaucoup éclairés. Nous reprenons le texte le 22 juin et nous aurons un vote définitif le 15 juillet, le processus démocratique aura été exemplaire.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> [Mort de Lyhanna] L’État a failli dans cette affaire. La responsabilité de l’État la plus importante, c’est de protéger les Français, notamment les plus vulnérables d’entre eux, les enfants. Ce qu’il y a d’insupportable avec ce drame, c’est que ce meurtre aurait pu être évité si la justice avait fonctionné correctement. Évidemment, tous ceux qui ont exercé des responsabilités, et j’en fais partie, doivent s’interroger sur ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait ces dernières années pour que la justice puisse accomplir sa mission. Dans cette affaire, quelqu’un devra payer. Les Français ont le droit de savoir ce qu’il s’est passé. Car nos enfants sont sacrés.

> Le minimum de mesures de protection, c'est se rendre coupable. Désormais, dans tout le périscolaire, on ne recrute plus un seul animateur qui n'a pas attesté de son absence sur le fichier des prédateurs sexuels.

> On a aujourd'hui une situation où vous avez des juges qui décident d'une peine et où après, il y a quasiment un nouveau procès qui démarre avec le juge d'application des peines qui vient amoindrir la peine. Je propose de supprimer le juge d'application des peines.

> Sur le terrorisme, on a toute une chaîne pénale qui est organisée. Il faut faire pareil sur la pédocriminalité. On doit avoir un parquet national dédié à la lutte contre la pédocriminalité.

> La guerre de l’IA a déjà commencé. Et il n’y aura que deux camps : les gagnants et les perdants. La prochaine élection présidentielle ne pourra pas faire l’impasse sur ce sujet, au risque de la vassalisation totale de la France. Nous avons des atouts : une impulsion politique depuis plusieurs années, des pépites françaises comme Mistral, et des capacités de recherche. Mais il faut changer d’échelle. C’est l’un des quatre chantiers capitaux de ma campagne. À tous ceux qui méprisent ce sujet, nous disons que l’IA doit être traitée comme l'énergie ou les matières premières. Nous ne pouvons pas compter sur d'autres car cela nous rend vulnérables, la décision des États-Unis le montre. Anthropic est leur détroit d'Ormuz. C'est pourquoi je porte l'ambition que la France et l'Europe maîtrisent les compétences, l'énergie décarbonée, et considèrent la dépendance aux modèles étrangers comme un risque de sécurité économique. Je souhaite aussi agir pour que notre pays dispose des leviers de financement nécessaires pour passer à l’échelle, notamment à travers le développement de la retraite par capitalisation que je propose. Nous pouvons y arriver. Mais cela doit commencer maintenant.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Tribune co-écrite avec Nannette Lafond Dufour, présidente du Women's forum for the economy: « G7 d’Évian : Liberté, Égalité, Compétitivité»] Depuis plusieurs années, la France, fidèle à ses valeurs, porte une conviction profonde : la performance économique et le progrès humain ne se croisent pas par hasard et se nourrissent l’un l’autre. Aujourd'hui, face aux bouleversements technologiques, cette vision va bien au-delà d’une ambition politique : c’est un impératif de performance. Nous sommes entrés dans l’ère des ruptures simultanées. L’intelligence artificielle questionne la valeur travail, la décarbonation réinvente les chaînes de production, la course aux talents est devenue un enjeu mondial majeur.
Considérer la place des femmes dans l’économie sous le seul angle de l’équité ou de la responsabilité sociale serait une erreur stratégique majeure, car c’est bien de compétitivité qu’il est question. En 2019, au G7 de Biarritz, le Women’s forum appelait déjà à un accès effectif des femmes aux financements et au leadership. Sept ans plus tard, l’enjeu a changé d’échelle. Les secteurs qui commanderont la croissance mondiale de 2030 à 2050 sont identifiés : l’IA générative, les infrastructures critiques, la deeptech, le quantique, les énergies décarbonées... Or, les femmes sont encore les grandes absentes de ces secteurs.
Ce constat dessine un paradoxe économique absurde. À l’heure où nos industries manquent de main-d'œuvre, où les tensions de recrutement sur les métiers techniques se font jour et où la souveraineté européenne est décrétée comme priorité absolue, nos économies ne tournent pas à leur plein potentiel. Aucune grande puissance ne peut prétendre mener la bataille technologique globale en se privant de la moitié de ses cerveaux.
C’est le message que nous adressons au Président de la République alors que s’ouvre le G7 d’Évian. Pour porter cette voix, une coalition inédite s'est rassemblée. Géants du CAC40, licorne de la French Tech, fleurons familiaux, acteurs de l’impact, nous représentons l’énergie, les transports, les services, le luxe, l’intelligence artificielle, l’éducation, l’immobilier, la santé durable ou encore le secteur bancaire : Arlequin AI, Groupe Caisse des Dépôts, Groupe Duval, European Digital Group, Grandir Group, L’Oréal Groupe, Mantu, Pileje laboratoire, RATP Dev, Groupe Revive et Schneider Electric. Notre dénominateur commun n’est ni notre activité, ni notre taille, ni notre histoire. Il repose sur une conviction : la parité n'est pas un indicateur de conformité, mais un indicateur de réussite économique. Chacun, selon son contexte, souhaite s’engager.
La parité n'est pas un indicateur de conformité, mais un indicateur de réussite économique. 
Notre dénominateur commun n’est ni notre activité, ni notre taille, ni notre histoire. Il repose sur une conviction : la parité n'est pas un indicateur de conformité, mais un indicateur de réussite économique. Chacun, selon son contexte, souhaite s’engager.
Cette transformation systémique ne se décrète pas par la loi. Les politiques publiques tracent la route, mais ce sont les entreprises qui en sont le moteur. C’est par les modalités de recrutement sur le terrain, l’audit sans concession des biais algorithmiques des solutions utilisées, le fléchage massif des budgets de reconversion pour anticiper l’IA et la transformation des pratiques managériales que nous ferons bouger les lignes.
La France a dès lors une responsabilité historique à Évian, celle de réaffirmer que l’égalité entre les hommes et les femmes est un puissant levier de prospérité. Permettre aux femmes de coder les algorithmes, de concevoir nos réacteurs et de piloter nos réseaux logistiques n’est pas une question de quotas. C’est un investissement évident et incontestable dans le PIB des pays du G7.
Le combat n’est plus d’aménager la place des femmes dans l’économie d’hier. Il est de leur permettre de participer pleinement à la construction de l’économie qui s’invente sous nos yeux.
Le G7 est le lieu où doit être résolue cette équation : comment faire de l’égalité entre les hommes et les femmes l’une des conditions de notre puissance et de notre compétitivité ?

> Hier, le groupe Gauche démocrate et républicaine a présenté, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à lever, dans les territoires d’outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures. Ce texte a été rejeté. Et c’est important. D’abord parce qu’il s’agit d’une fausse promesse faites aux populations locales et que les fausses promesses se transforment en colère et amertume. Cela fait plus de quarante ans qu’ont été enclenchées des campagnes d'exploration au large de la Guyane et aucune n'a débouché sur un gisement exploitable. TotalEnergies a cherché, et renoncé lui-même en 2019. L’adoption de ce texte aurait par ailleurs été un contresens historique. Investir beaucoup d’argent en prenant le risque de multiplier des contentieux, de laisser s’écouler de longues années pour finalement ne pas trouver de pétrole n’apporte aucune réponse rapide aux enjeux de développement de la Guyane. C’est d’autant plus inexplicable que la Guyane peut aujourd’hui investir dans les métaux critiques et les énergies renouvelables par exemple. Des secteurs d’avenir où les investisseurs se bousculent. Et quoi qu’on en dise, nous ne pouvons pas appeler le monde à sortir des énergies fossiles pour protéger notre capital naturel et limiter l’impact des catastrophes naturelles, tout en rouvrant, chez nous, la porte à de nouvelles explorations pétrolières. C’est contraire aux recommandations des scientifiques, c’est contraire à nos engagements internationaux et c’est faire le jeu des fossiles alors que la France est championne des énergies bas carbone.

 

Elisabeth Borne (députée)
> La politique est utile quand elle fixe un cap et s’en donne les moyens. Le Plan Vélo que j’ai lancé comme ministre des Transports puis Première ministre produit aujourd’hui des résultats concrets dans l’Ain : infrastructures, industrie, formation des élèves. Les mobilités durables, c’est une question d’écologie, de souveraineté, de santé et de pouvoir d’achat. Préservons et renforçons cette action !

 

Marc Ferracci (député)
> Quand les États-Unis de Trump peuvent restreindre l’accès à des modèles IA avancés au nom de leur sécurité nationale, l’Europe doit comprendre ce qui se joue. Anthropic qui coupe l’accès à son modèle le plus performant, c’est un signal d’alarme. Nous ne pouvons pas dépendre de technologies dont l’accès peut être coupé du jour au lendemain. L’IA doit être au cœur de notre souveraineté industrielle, de notre cybersécurité et de notre compétitivité. Face aux États-Unis et à la Chine, nous devons investir, développer nos propres modèles, maîtriser notre puissance de calcul et soutenir nos champions. Nous n’avons pas le droit de manquer la révolution de l’intelligence artificielle.

 

Jean-René Cazeneuve (député)
> LFI et le RN ont choisi de s'unir pour empêcher le Parlement de débattre de l'état de nos finances publiques. Refuser le débat ne fait pas disparaître la réalité. On ne fait pas baisser la fièvre en cassant le thermomètre. Face à une dette qui nous coûte déjà 52 milliards d'euros d'intérêts par an, la France mérite mieux que la politique de l'autruche.

 

Pierre Cazeneuve (député)
> Dans un monde normal, avec autant de mensonges adressés aux Français notamment sur le sujet des retraites, Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon ne devraient même pas avoir le droit de se présenter à l’élection présidentielle !

 

Violette Spillebout (députée)
> Alors que notre proposition de loi prévoit la généralisation de l’attestation d’honorabilité dans le scolaire et le périscolaire, l’association MeTooÉcole appelle dès maintenant les maires à vérifier l’honorabilité des animateurs des centres de loisirs qui seront recrutés dès cet été et sans attendre !
Une mesure indispensable pour mieux protéger les enfants dans tous les lieux qui les accueillent.
Une demande de bon sens que je soutiens, dans ma ville de Lille, comme partout en France.

 

Marie Lebec (députée)
> Les premiers effets de la suppression du numerus clausus sont visibles : +32% d'installations de médecins généralistes libéraux en 2025. Les premiers à en bénéficier? Les zones d’intervention prioritaires. Cette tendance va se poursuivre dans les années à venir.

> [Nationalisation / Intervention à l’Assemblée] Au fond, ce texte ne parle pas d’ArcelorMittal. Il parle d’une vieille illusion : celle qui consiste à croire que lorsque l’économie résiste, lorsque la concurrence mondiale frappe, lorsque les marchés se transforment, il suffirait que l’État rachète pour que les problèmes disparaissent. Cette illusion a changé de nom au fil des décennies ; aujourd’hui, elle s’appelle nationalisation. Elle repose pourtant toujours sur une même idée : remplacer l’efficacité par l’affichage et faire passer un changement d’actionnaire pour une politique industrielle.
La réalité industrielle, toutefois, ne se décrète pas. Qu’apporterait une nationalisation? La réponse est simple : elle ne changerait rien aux défis auxquels la sidérurgie européenne est confrontée.
Le problème est ailleurs. Le problème, c’est une concurrence mondiale déloyale. Le problème, ce sont les surcapacités massives qui pèsent sur les prix de l’acier. Le problème, ce sont les coûts de l’énergie, qui restent plus élevés en Europe que chez nombre de nos concurrents. Le problème, c’est que la Chine exporte aujourd’hui, à elle seule, l’équivalent de la consommation européenne d’acier.
Face à ces réalités, que changerait la nationalisation française ? Absolument rien. Elle ne ferait que déplacer le problème : du bilan de l’entreprise vers celui de l’État et du marché vers le contribuable. Là est le paradoxe de ce texte. On nous présente la nationalisation comme une solution protectrice, mais qui protégerait-elle vraiment ? Certainement pas les finances publiques. Chacun sait qu’une telle opération coûterait plusieurs milliards d’euros, sans aucune garantie de succès industriel. Or ce sont autant de milliards qui ne pourront plus être investis ailleurs : dans l’innovation, dans la réindustrialisation, dans la décarbonation ou dans le soutien aux filières stratégiques.
Il faut aussi avoir l’honnêteté, chers collègues, de considérer les expériences récentes. Trop souvent, dans cet hémicycle, certains présentent les nationalisations ou les changements de gouvernance comme des remèdes miracle – comme si les difficultés économiques disparaissaient dès lors que l’État devenait propriétaire ! L’histoire économique de notre pays nous enseigne pourtant l’inverse.
L’État peut accompagner. L’État peut soutenir. L’État peut investir. La nationalisation, toutefois, n’est pas une solution pour ArcelorMittal. Elle ne réglerait aucunement les difficultés liées à l’emploi, à la demande d’acier et au coût de l’énergie. L’État se tient déjà aux côtés d’ArcelorMittal. À Dunkerque, ArcelorMittal investit plus de 1 milliard d’euros pour transformer son outil industriel et réduire massivement ses émissions de CO2. L’État est au rendez-vous : dans le cadre de France 2030, il accompagne cette transformation de manière concrète et déterminante. À terme, ces investissements permettront d’éviter, chaque année, le rejet 4 millions de tonnes de CO2  soit près de 70 millions de tonnes d’ici à 2040.
Les projets sont financés. Les travaux sont lancés. Les réductions d’émissions attendues sont considérables. ,Autrement dit, la transition industrielle est déjà en cours.
L’État n’est pas, pour autant, un actionnaire magique. Surtout, l’argent public n’est pas une ressource illimitée. Notre responsabilité est donc de concentrer nos efforts là où ils sont réellement utiles.
Oui, il faut accélérer la décarbonation de notre industrie ; oui, il faut soutenir l’investissement productif ; oui, il faut défendre nos intérêts au niveau européen ; oui, il faut lutter contre les pratiques de dumping et contre le contournement des règles commerciales. C’est là que se joue l’avenir de la sidérurgie française –⁠ pas dans un changement de statut juridique.
Je comprends les inquiétudes exprimées par les salariés –
 elles sont légitimes – ainsi que l’émotion que suscitent chez eux les restructurations industrielles, mais nous leur devons mieux que des symboles et des chimères ; nous leur devons de vraies solutions. Or la nationalisation, si elle donne le sentiment d’agir, ne répond pas aux causes profondes des difficultés de la sidérurgie.
Ce qui est frappant dans ce débat, c’est que les extrêmes finissent toujours par se retrouver. Les uns rêvent d’une économie administrée comme au bon vieux temps de l’Union soviétique, les autres prétendent combattre l’État partout, sauf lorsqu’ils veulent le voir s’installer dans les conseils d’administration. S’ils diffèrent sur le discours, ils se retrouvent souvent dans le réflexe interventionniste. Dans les deux cas, on vend des solutions simples à des problèmes complexes. Dans les deux cas, on entretient l’idée qu’il existerait un bouton magique permettant d’échapper aux réalités économiques.
Gouverner, ce n’est pas promettre des raccourcis. ArcelorMittal est un groupe mondial, et penser qu’on pourrait isoler sa filiale française pour en faire un îlot protégé n’est pas à la hauteur des attentes des salariés. Gouverner, c’est affronter le réel.
Parce que nous refusons les illusions, parce que nous refusons de faire croire que quelques milliards d’euros d’argent public suffiraient à régler un problème structurel et mondial, parce que nous croyons à une politique industrielle fondée sur l’investissement, la compétitivité et la souveraineté européenne, nous voterons contre cette proposition de loi.

 

Paul Midy (député)
> Aujourd’hui, pour la première fois, les élèves de Première passent une épreuve anticipée de mathématiques au baccalauréat. C’est une très bonne nouvelle ! La France doit redevenir une grande nation de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens. Les révolutions technologiques de demain auront besoin de nouveaux talents. Relever le niveau en mathématiques, c’est donner à notre jeunesse les moyens d’innover, d’entreprendre et de construire les prochains champions français. La France peut être à la pointe de l’intelligence artificielle, de l’industrie et de la recherche. À nous de préparer cette ambition dès aujourd’hui !

 

Olga Givernet (députée)
> La mobilité est bien plus qu’une question de déplacements : elle conditionne l’accès à l’emploi, aux soins, aux services publics et participe au dynamisme de nos communes.

 

Constance Le Grip (députée)
> J'ai assisté cet après-midi à la 2ième édition de l'appel de Paris pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, conférence réunissant des représentants associatifs des sociétés civiles palestinienne et israélienne et accueillie à l'Institut du Monde Arabe par Jean-Noël Barrot. Une même volonté de dialogue, de paix et de projets concrets communs anime les participants à cette conférence. Malgré les immenses difficultés du moment et les souffrances endurées.

> En commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, ce mercredi, j'ai tenu à souligner le courage et la lucidité du Ministre des Affaires étrangères du Liban, M. Youssef Raggi. Sur la République Islamique d'Iran, sur le Hezbollah, sur les réalités des opérations militaires israéliennes auxquelles est confronté le Liban, le Ministre libanais parle clairement, fermement et franchement, contre le régime iranien et son proxy le Hezbollah, et réaffirme l'engagement du gouvernement libanais en faveur d'une désescalade avec Israël et d'une négociation en vue d'un cessez-le-feu et d'une paix durables.

> [Ingérences étrangères] Le Premier ministre a parfaitement raison d'évoquer des perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle future, et d'appeler, au-delà de la mobilisation des agences de l'Etat dédiées, VIGINUM et ANSSI sous l'égide du SGDSN, l'ensemble des acteurs politiques, les médias professionnels mais aussi nous tous, citoyens, à un devoir d'extrême vigilance et de résistance collective aux attaques hybrides menées contre notre pays.

> Le Groupe d'amitié France-Israël, que je préside, a auditionné des responsables associatifs membres du réseau ALLMEP (Alliance for Middle East Peace), issus des sociétés civiles palestinienne et israélienne, et venus en France pour participer à la Conférence internationale sur la paix au Proche-Orient et la solution à 2 États, qui se déroulera le 12 juin prochain. Nous avons reçu MM. Ali Abu Awwad (Taghyeer) et Mohammad Asideh (Rozana), Mme la Rabin Nava Hefetz (Gaza Children Village) et Mme Rachael Liss (ALLMEP). Travailler concrètement à la réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, bâtir un avenir commun, faire émerger une nouvelle génération de leaders, changer les gouvernances.

 

Christopher Weissberg (député)
> [Résolution présentée par le Parti communiste en faveur de Cuba / Intervention à l’Assemblée] J’ai pris beaucoup de plaisir en lisant cette proposition de résolution, car j’ai cru découvrir le scénario du quatrième volet de Retour vers le futur. Nous sommes en avril 1961 : John Fitzgerald Kennedy préside les États-Unis, Nikita Khrouchtchev dirige l’Union soviétique et, au siège du PCF, Maurice Thorez lit la Pravda en écoutant à la radio Fidel Castro commenter l’invasion de la baie des Cochons. Or nous sommes en 2026 et, si je partage nombre des constats faits dans ce texte sur la souffrance du peuple cubain, je me demande comment on peut rédiger aujourd’hui une proposition de résolution sur Cuba sans jamais utiliser les mots « liberté d’expression », « prisonniers politiques » ou « démocratie ».
Il est clair que la situation à Cuba a empiré, avec 400 000 enfants en rupture scolaire, 110 000 opérations chirurgicales reportées et des coupures d’électricité qui paralysent le pays. Le groupe Ensemble pour la République exprime sa pleine solidarité avec le peuple cubain et, depuis 1992, la France vote chaque année à l’ONU en faveur de la levée de l’embargo. Nous partageons cette position constante et transpartisane, car l’embargo américain est une impasse.
Le problème est que votre discours ne change jamais, qu’on soit sous Carter, Obama ou Trump: vous n’aimez pas les Américains, donc vous ne m’aimez pas, pas plus que la moitié des Français qui habitent dans ma circonscription de l’Amérique du Nord.
L’extraterritorialité du droit américain n’est pas une abstraction. Nous savons que BNP Paribas a été sanctionné, qu’Alstom a été racheté par General Electric après des poursuites américaines et que CMA-CGM a dû suspendre ses livraisons à Cuba en mai dernier. Nous condamnons ces pratiques, car elles menacent des entreprises françaises, des emplois et notre souveraineté économique. La politique de l’administration Trump envers Cuba s’inscrit dans une logique d’unilatéralisme que j’ai dénoncée à cette tribune à chaque fois que j’en ai eu l’occasion.
Qu’il s’agisse de Cuba aujourd’hui, de l’Iran hier, du Venezuela avant-hier –
 pays au sujet duquel j’ai tenu un discours très dur contre Trump, des menaces sur le Groenland, territoire d’un allié européen, ou des droits de douane imposés au Canada et à l’Europe, à la différence de nos collègues du RN, je ne considère pas qu’il faille louer le président américain pour son énergie, loin de là.
Voilà où la proposition de résolution échoue. Elle cite le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, tout en passant sous silence le fait que Cuba est l’un des États les plus critiqués au monde pour ses violations de ce texte. Elle nous demande de condamner le blocus mais ne demande rien à Cuba, parce que ses auteurs sont nostalgiques d’un temps révolu. Elle ne contient pas un mot sur le conditionnement démocratique, pas un appel à la libération des prisonniers politiques, pas un encouragement à l’ouverture.
La position de la France a toujours été équilibrée : elle est à la fois contre l’embargo et pour le dialogue démocratique. Or la proposition de résolution rompt avec cet équilibre. Notre groupe ne votera donc pas en sa faveur. Cela ne signifie ni que nous soutenons l’embargo américain –
 nous le condamnons comme le fait la France depuis trente-quatre ans – ni que nous sommes indifférents au sort du peuple cubain, à qui nous exprimons au contraire notre pleine solidarité. Nous voterons contre un texte à sens unique qui condamne les États-Unis sans rien exiger de Cuba, qui dénonce les violations du droit international sans mentionner celles commises par le régime cubain contre son propre peuple et qui invoque les droits fondamentaux sans se soucier des libertés fondamentales. La France a pour tradition d’être exigeante avec tout le monde, avec Washington comme avec La Havane.
Nous ne pouvons adopter un texte qui ne respecte pas cette tradition.

 

● MoDem 
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)

> Je lis beaucoup d'appels au sursaut, notamment du RN et de LFI, depuis que Trump a restreint l'accès aux modèles d'IA les plus avancés de Claude. Les mêmes qui dans leur programme actent la vassalisation de la France se réveillent. C'est consternant et je voudrais dire pourquoi. Jean-Luc Mélenchon critique la « béatitude aveuglée de Macron » et dénonce une France en voie de colonisation numérique par les USA. Comme souvent, ce qui est excessif est insignifiant. C’est bien Emmanuel Macron qui a lancé, dès 2018, la stratégie nationale pour l'IA, prolongée par France 2030, et qui a attiré plus de 100 milliards d'euros d'investissements dans les data centers et l'IA en France. Et qu’a proposé depuis la France Insoumise ? La taxe Zucman, pour s’assurer que personne ne vienne investir en France, l’opposition à l’implantation de data centers ou encore le rejet du nucléaire. Et donc de notre indépendance énergétique, condition pourtant essentielle à notre souveraineté numérique. S'agissant de Jordan Bardella et du RN, la contradiction est tout aussi énorme. Voilà ceux qui, à Paris et à Bruxelles, combattent systématiquement l'Europe puissance et la préférence européenne au nom d'un repli national qui ne pèsera jamais face aux géants américains et chinois. Les voilà face à une réalité qui doit leur être insupportable : l’avenir de notre souveraineté passe par une Europe forte et non par un trumpisme béat dans lequel ils se confondent trop souvent par opportunisme. Là encore, il y a les paroles et les actes. Je rappelle que les députés RN -comme LFI- ont déposé et voté une motion de censure contre le budget 2024 (comme à chaque fois...). C’est ce même budget qui a financé la stratégie nationale IA, donc l'écosystème dont Mistral fait partie. Bref, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » pour reprendre la formule attribuée à Bossuet. Je dis enfin à celles et ceux qui liront leurs publications, sur les réseaux comme dans la presse : replacez leurs propos dans leur contexte et leur chronologie. Les actes avant les paroles.

 

Perrine Goulet (députée)
> [Violences sexuelles contre les enfants] On a besoin d'investir énormément dans le soin des victimes, mais aussi des auteurs. Parce que si on ne traite pas les auteurs, quoi qu'il arrive, ils sortiront de prison et ils pourront recommencer.

> [Castration chimique des violeurs] C'est regarder encore le sujet par le petit coin de la lorgnette. Ça peut être intéressant, mais tout seul, ça ne résoudra pas le sujet.

> [Protection des enfants] Il faut faire avancer et avoir les mêmes droits pour toutes les personnes fragiles.

> [Protection des enfants] Nous ne sommes pas dimensionnés pour accueillir toute cette libération de la parole sur ces violences systémiques faites aux femmes et aux enfants.

> [Protection des enfants] Personne ne comprend plus que les dossiers passent d’une juridiction à l’autre par courrier ou que les forces de l’ordre doivent retranscrire à l’écrit une audition filmé que le juge pourrait visualiser. Il est temps de faire passer la justice dans le 21e siècle.

> [Protection des enfants] Un texte sur l’enfance est sur la table, intégrons toutes les mesures législatives que les députés, notamment ceux de la délégation aux droits des enfants, ont proposé dans leurs travaux afin de ne pas perdre de temps pour mieux protéger les enfants.

> [Protection des enfants] Je salue la création de la délégation aux droits des enfants par le CESE. Elle fait suite à celle créée en 2022 à l’Assemblée. Maintenant on attend celle du Sénat.

 

Erwan Balanant (député)
> Nous alertons depuis plusieurs années. Nous avons écouté. Nous avons restitué. Nous avons proposé. Il faut maintenant agir. La proposition de loi intégrale pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants doit être examinée au plus vite par l’Assemblée.

 

Maud Petit (députée)
> Ce que vivent nos sœurs et frères Iraniens, qui se battent pour des droits, pour la liberté et pour la vie, est tout bonnement atroce... Ne les oublions pas.

 

Frédéric Petit (député)
> Dans un XXIe siècle profondément bouleversé par les guerres hybrides, d’information, de narration, notre diplomatie d’influence doit se diversifier et se renforcer, en s’appuyant davantage sur les sociétés civiles, en particulier dans les zones de conflit.

 

Sabine Thillaye (députée)
> La mobilité stratégique est l'une des conditions essentielles de notre crédibilité militaire. Sans capacité à déplacer rapidement nos forces, nos équipements et nos soutiens logistiques, aucune stratégie de défense ne peut être pleinement efficace. (…)
Dans un environnement international marqué par le retour de la guerre de haute intensité, la multiplication des crises et l'évolution rapide des menaces, la question de la mobilité militaire est devenue un enjeu majeur de souveraineté et de sécurité collective.
Nos travaux mettent en évidence plusieurs défis : l'adaptation des infrastructures, la simplification des procédures administratives, le renforcement de la coordination entre alliés européens et partenaires de l'OTAN ainsi que la nécessité d'investissements durables sur les principaux axes stratégiques de transport.
Cette réflexion s'inscrit également dans une dynamique européenne. L'Union européenne travaille actuellement à renforcer sa mobilité militaire afin de faciliter les mouvements de forces sur le continent, d'améliorer la résilience des infrastructures critiques et de mieux préparer nos capacités de réaction face aux crises.
L'Europe dispose déjà de réussites concrètes. L'European Air Transport Command (EATC), fruit d'une coopération étroite entre plusieurs pays européens dont la France et l'Allemagne démontre que la mutualisation de capacités stratégiques permet de gagner en efficacité, en réactivité et en autonomie.
Au-delà des aspects techniques, la mobilité stratégique est un choix politique. Elle conditionne notre capacité à protéger nos intérêts, à soutenir nos alliés et à construire une véritable Europe de la défense capable d'agir lorsque les circonstances l'exigent.

 

Carole Guillerm (députée)
> La commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale a adopté le rapport que j'ai eu l'honneur de présenter, en tant que rapporteure, sur l'accord de partenariat et de coopération renforcé entre l'Union européenne et la République kirghize. Le Kirghizstan reste un pays méconnu en France.
C'est pourtant un partenaire qui compte : enclavée entre la Chine, la Russie et ses voisins d'Asie centrale, cette jeune République cherche à diversifier ses alliances et vient d'être élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
Cet accord, qui en remplace un autre vieux de trente ans, ouvre une coopération ambitieuse : dialogue politique et sécuritaire, commerce et investissement, mais aussi santé, éducation, culture et droits de l'homme.
L'approuver, c'est défendre trois intérêts qui sont aussi ceux de la France :
- un intérêt géopolitique : ne pas abandonner l'Asie centrale à la seule influence de Moscou et de Pékin ;
- un intérêt économique : ouvrir la voie à nos entreprises dans des secteurs où l'expertise française est reconnue ;
- un intérêt normatif : disposer d'un cadre exigeant pour continuer à dialoguer sur l'État de droit et les droits humains.
Le texte poursuit désormais son parcours législatif. Je serai au rendez-vous pour le défendre.

 

► Autres 
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie industrielle)

> Pour assurer notre souveraineté, l’Europe doit mieux sécuriser ses matières premières critiques.

> Vous nous demandez de simplifier les normes européennes. Hier, nous l’avons fait! Deux accords conclus avec le Parlement européen et le Conseil pour réduire les contraintes qui pèsent sur les entreprises européennes.
Premier accord : moins d’obligations administratives pour les entreprises de taille intermédiaire. Ces entreprises sont souvent trop grandes pour bénéficier des allègements prévus pour les PME, mais trop petites pour disposer des moyens des grands groupes.
Deuxième accord : fin de l’obligation de fournir des notices sous format papier dans tous les produits. À l’heure du numérique, cela n’a plus de sens. Les notices pourront être dématérialisées. 3 millions d’euros économisés chaque année.
Les consommateurs continuent évidemment d’être protégés. Toute personne qui souhaiterait recevoir une notice papier pourra en faire la demande à l’entreprise sous 24 mois. Moins de bureaucratie, sans réduire les droits des citoyens.
La simplification n’est pas un détail technique. C’est une question de compétitivité. Chaque heure passée à remplir des formulaires est une heure qui n’est pas consacrée à investir, recruter ou innover.
Nous avons entendu le message des entreprises européennes. Vous demandiez moins de paperasse, moins de complexité et plus d’efficacité. Nous avons commencé à agir. Et nous continuerons.

> À Montréal, nous avons lancé aujourd’hui un dialogue sur la politique industrielle entre l’Union européenne et le Canada. Dans un monde marqué par les tensions commerciales et les rapports de force, les démocraties doivent être capables d’agir ensemble.
L’Europe doit nouer des partenariats ambitieux avec les pays qui partagent sa vision d’une économie ouverte, fondée sur des règles et sur la réciprocité. Le Canada est l’un de ces partenaires.
Avec un marché de 450 millions de citoyens, l’Union européenne dispose d’un levier considérable. Avec nos alliés canadiens, nous pouvons contribuer à faire prévaloir des règles communes plutôt que la loi du plus fort.
Avec Mélanie Joly et François-Philippe Champagne, nous avons décidé de faire de ce dialogue un outil concret au service de nos entreprises, de notre compétitivité et de notre souveraineté économique.
Première priorité : la réciprocité. Nous examinerons les conditions d’un meilleur accès mutuel à nos marchés publics et à nos marchés respectifs. L’ouverture doit fonctionner dans les deux sens.
> Deuxième priorité : la sécurité économique. Nous renforcerons nos échanges sur les outils de protection de nos intérêts stratégiques, notamment en matière de contrôle des investissements étrangers.
Troisième priorité : l’acier et l’aluminium. Nous analyserons conjointement la situation de ces marchés stratégiques et les opportunités de coopération industrielle entre l’Europe et le Canada.
Quatrième priorité : les semi-conducteurs. Nous souhaitons approfondir notre coopération afin de renforcer nos capacités industrielles et la résilience de nos chaînes de valeur.
Cinquième priorité : les matières premières critiques. Nous explorerons de nouvelles formes de coopération, notamment sur le graphite, indispensable à de nombreuses industries d’avenir.
Face aux stratégies de puissance qui bouleversent l’économie mondiale, nous devons défendre un commerce fondé sur des règles. Pas sur la contrainte. Pas sur les droits de douane massifs. Pas sur les barrières unilatérales. Mais sur l’équité et la réciprocité.
C’est le sens du dialogue que nous lançons aujourd’hui entre l’Union européenne et le Canada.

 

● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
> Le groupe Renew Europe salue l'accord conclu entre le Conseil et le Parlement européen sur le paquet « Défense omnibus », un ensemble de mesures visant à simplifier les procédures administratives et à rendre l'industrie de défense européenne plus rapide, plus performante et plus compétitive.

> Réuni à l’approche de la présidence irlandaise du Conseil de l’Union européenne, Renew Europe s’est engagé à soutenir un programme ambitieux apportant des résultats concrets aux citoyens, aux entreprises et aux intérêts stratégiques de long terme de l’Europe.
La déclaration appelle à accélérer les investissements dans les énergies propres, à supprimer les obstacles au sein du marché unique, à achever l’Union de l’épargne et de l’investissement, à moderniser le budget de l’UE en le concentrant sur les priorités stratégiques, et à renforcer les capacités européennes de défense au service de l’Ukraine et de la sécurité européenne.
La Déclaration de Cork engage Renew Europe à :
- Réduire les coûts de l’énergie grâce à un déploiement plus rapide des énergies propres et des infrastructures ;
- Renforcer le marché unique et supprimer les obstacles aux activités transfrontalières ;
- Achever l’Union de l’épargne et de l’investissement afin que les capitaux européens continuent d’être investis en Europe ;
- Construire un budget de l’UE plus efficace et davantage tourné vers l’avenir ;
- Renforcer la sécurité européenne, les capacités de défense et le soutien à l’Ukraine.
La déclaration souligne également la nécessité pour l’Europe de rester ouverte, compétitive et tournée vers l’extérieur, tout en réduisant ses dépendances stratégiques et en renforçant sa résilience dans un monde de plus en plus incertain.

 

Valérie Hayer (députée, présidente)
>
Nous nous réjouissons de travailler étroitement avec la future présidence irlandaise afin d’accélérer les textes législatifs essentiels au renforcement de l’indépendance européenne, devenue une nécessité stratégique dans un monde de plus en plus hostile.
La Déclaration de Cork trace la voie pour la présidence irlandaise. Renew Europe sera une force motrice aux côtés de ses partenaires irlandais pour mettre en œuvre un programme ambitieux visant à renforcer la croissance, la sécurité et la résilience de l’Europe.
Il s’agit de faire en sorte que l’Europe fonctionne mieux pour les Européens, avec des bénéfices concrets dans leur vie quotidienne.

> Entrée en vigueur le Pacte européen sur l’asile et la migration. Ce Pacte, c’est LA réponse européenne à un défi qui dépasse les frontières nationales. Nous l’avons initié et défendu, notamment lors de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, en responsabilité. Parce que n’en déplaise aux nationalistes et aux démagogues : la bonne réponse sur l’immigration, c’est la réponse européenne. Celle qui permet de mieux contrôler nos frontières extérieures, de lutter plus efficacement contre l’immigration illégale, d’améliorer les retours des personnes qui n’ont pas vocation à rester sur le territoire européen et de partager équitablement les responsabilités entre États membres.
Concrètement, le Pacte :
- renforce les contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne,
- accélère les procédures d’asile,
- améliore l’identification des personnes arrivant sur le territoire européen
- s’appuie sur les capacités de Frontex pour mieux contrôler les flux migratoires et rendre les retours plus efficaces.
Lorsqu’il s’est agi de voter ces mesures permettant de mieux contrôler les flux migratoires, ni le RN, ni LR, ni le PS n’ont été au rendez-vous. Tous ont refusé de soutenir ce Pacte européen sur l’asile et la migration, pourtant indispensable pour reprendre le contrôle de notre politique migratoire. Tous ont fait le choix des postures et des calculs électoraux.
Avec Renew Europe nous assumons le fait que l’immigration est un sujet politique majeur. Et qu’à ce titre, il doit être traité avec sérieux, méthode et efficacité. Avec pragmatisme et non dogmatisme. Face à un défi européen, il fallait une réponse européenne. Aujourd’hui, cette réponse existe. À nous désormais de l’appliquer pleinement.

 

● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)

> Protection à hauteur d’enfant. Un enfant victime ne doit pas avoir à raconter son histoire encore et encore. Réunir santé, justice et protection de l’enfance pour accueillir sa parole, le protéger et l’accompagner : bien sûr une profonde exigence.

 

 


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