Sébastien Lecornu a réuni ce jour les formations politiques afin d’évoquer avec elles les graves menaces qui pèsent sur le débat démocratique et sur les prochaines élections dont la présidentielle du fait des ingérences étrangères.
Selon le Premier ministre:
«Les ingérences numériques étrangères menacent de plus en plus le débat et la
vie démocratique. Si elles n’ont pas eu d’effet majeur sur les dernières
élections municipales, elles laissent entrevoir de lourdes menaces sur
l’élection présidentielle de 2027. La vigilance s’impose dès les élections
provinciales de Nouvelle-Calédonie en juillet au regard des ingérences que le
territoire a déjà connues. Face à cette menace, nous faisons le choix de la
transparence en publiant les rapports présentés aujourd’hui à la presse et aux
formations politiques. Dans les prochains jours, je consulterai l’ensemble des
formations politiques pour renforcer nos protections électorales, notamment par
de nouveaux référés permettant d’agir rapidement contre les manipulations de l’information.
La confiance dans notre démocratie est à ce prix.»
Ces ingérences ne datent évidemment pas d’aujourd’hui et dans leur version actuelle remontent en France de la présidentielle de 2017 lorsque la Russie a tenté de faire battre Emmanuel Macron lors de sa première candidature.
Avec le développement de l’IA, il est de plus en plus aisé de subvertir une campagne et donc une élection dans un pays démocratique.
Comme l’explique l’expert en cybersécurité Benoît Grünenwald
à France24 :
«Avec l'IA, on peut créer tout contenu possible et imaginable : vidéo,
texte, son, et bien entendu combiner tout cela pour tenter d'être le plus
crédible possible. C'est comme avec le «phishing» – ou «hameçonnage» – dans le
cas d'arnaques en ligne. Avant, on recevait un simple e-mail. Désormais, vous
allez aussi recevoir des SMS, des appels vocaux, voire des appels vidéo
trafiqués. On parle ici d'ingénierie sociale, quand on attaque non pas des
systèmes mais des cerveaux.»
S’il est encore difficile d’analyser l’impact de ces ingérences dans les résultats des élections des pays démocratiques, il n’est pas nul.
C’est pourquoi il est important de mettre en place une vigilance de tous les instants.
A noter que la France, avec l’Anssi (Autorité nationale en matière de cybersécurité et de cyberdéfense) et Viginum (service chargé de détecter et contrer les opérations d'influences étrangères) s’est dotée d’organismes et d’outils qui lui permettent de répondre du mieux possible à ces menaces.
Pour l’instant.
[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

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