lundi 20 septembre 2021

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Chine: nous récoltons ce que nous avons semé

Ce ne sont pas les démocraties qui ont fait de la Chine leur pire ennemie mais bien la Chine qui a fait de la démocratie le régime à abattre.

En revanche, si la Chine est devenue l’ennemie publique numéro un pour la liberté dans le monde, c’est bien à cause des démocraties.

Ce sont elles qui ont sorti le pays de son sous-développement auquel il était voué à demeurer encore longtemps sans notre «aide» avec deux objectifs principaux.

Le premier, uniquement économique, était de profiter de la main d’œuvre à bas prix et docile pour produire en quantité à des coûts très bas et donc à des prix de vente sans concurrence.

Voilà qui arrangeait les entreprises mais aussi les consommateurs.

A cela s’ajoutait l’idée que le développement économique de la Chine permettrait à ces mêmes entreprises occidentales de s’ouvrir le plus grand marché de la planète, donc de réaliser des profits gigantesques.

L’idée était d’être doublement gagnant.

Le deuxième était que la croissance du pays créerait un appel d’air pour les valeurs de la démocratie qui serait conforté par la naissance d’une classe moyenne.

Mais le premier objectif était bien le principal.

On s’en rendit compte en 1989 lors la sanglante répression du mouvement démocratique des étudiants sur la place Tienanmen.

Si des sanctions furent prises contre le régime communiste – en particulier en matière de vente de matériel militaire – cela n’empêcha guère la progression de la relation commerciale qui permet aujourd’hui à la Chine d’être la deuxième puissance mondiale, en attendant peut-être de devenir la première et d’être une menace directe pour la démocratie.

Nous avons assisté sans broncher à la montée d’une dictature de plus en plus répressive dont la prise du pouvoir par Xi Jinping a été à la fois le point d’orgue et la nouvelle normalité avec un retour aux pratiques maoïstes de la pire espèce dont on peut voir les effets, non seulement, dans le musèlement de toute voix dissonante, dans la disparition de toute opposition mais aussi dans les terribles répressions au Tibet et au Xinjiang, sans parler de l’abolition de la démocratie à Hongkong.

De même, la politique étrangère extrêmement agressive des communistes chinois fait peser un péril gigantesque pour la paix dans le monde.

Son implantation dans la mer de Chine où son armée s’est installée au mépris de toutes les règles du droit internantional sur des îlots appartenant souvent à d’autres pays dans une politique du fait accompli démontre que la Chine n’a jamais été cet empire qui n’avait aucune volonté hégémonique et impérialiste comme sa propagande l’affirmait.

Cette fable diffusée jusqu’à plus soif pendant près de quarante ans voulait faire croire que les communistes n’avait qu’un but, assurer la cohésion du pays et rien d’autre.

Mais justement, si cette cohésion était en péril c’est bien parce que la Chine est, en réalité, faite de bric et de broc, qu’elle est tout sauf une nation «naturelle», un pays uni et qu’elle n’a jamais hésité à faire la guerre pour s’agrandir.

C’est bien sûr le cas pour le Tibet et le Xinjiang déjà cités, mais également pour toutes les régions qui avaient leurs différences culturelles et que Pékin au fil du temps et des dynasties impériales (en incluant celle du Parti communiste) a annexé sans vergogne en partant de ce petit royaume combattant de Qin qui gagna la guerre face à ses rivaux en 221 avant Jésus-Christ et dont la superficie représentait alors une infime partie de qu’est la chine contemporaine.

Le monde chinois est ainsi aussi divers que l’est l’Europe, un Cantonais et un Pékinois ayant autant de différence qu’un Français et un Allemand, la couleur de peau ne faisant évidemment pas l’unité ethnique et culturelle que la Chine tente de faire accroire.

Si demain on les laissait choisir, nombre de régions chinoises se prononceraient sans doute pour une indépendance.

De son côté le marché chinois – eldorado moderne pour les fantasmes des capitalistes occidentaux – ne fut ouvert que partiellement et, surtout, afin de bénéficier du savoir-faire occidental, pour le copier (et le piller par ailleurs avec l’espionnage scientifique et industriel) pour ensuite être refermé tout en continuant à inonder ceux des pays démocratiques.

Le tout avec une politique économique et commerciale qui ne respectait aucune norme internationale, avec un capitalisme d’Etat qui permettait de subventionnait sans cesse et à coup de sommes gigantesques des pans entiers de la machine de production, faussant la concurrence alors même que la Chine venait d’être admise à l’OMC…

Enfin – et ce n’est pas la moins grande de nos fautes – nous avons laissé la Chine polluer sans vergogne pendant des décennies et le faire encore aujourd’hui en gobant tous les mensonges qu’elle profère à ce sujet sur son action en faveur de l’environnement.

Cerise sur le gâteau, c’est peut-être les mensonges de la dictature chinoise qui ont permis à la covid19 d’être cette pandémie mondiale meurtrière dont nous ne sommes pas encore sortis depuis son apparition dans le Wuhan il y a presque deux ans.

Oui, nous, les démocraties, nous sommes responsables de cette situation à la fois par notre mollesse et, surtout, notre avidité.

Ces deux comportements nous ont amené à tout accepter du régime communiste chinois et à jeter aux orties nos valeurs et notre dignité.

Aujourd’hui, la puissance de la Chine ne nous permet plus d’agir pour la contraindre à changer son régime politique et son modèle économique.

Nous nous sommes nous-mêmes piégés alors même que nous aurions pu, dès le départ, demander des contreparties au développement du pays qui n’aurait pas pu avoir lieu sans nous.

Mais chacune des démocraties était tellement obsédée de retirer le plus de bénéfices sonnant et trébuchant de la croissance chinoise, que nous nous sommes fait la guerre pour plaire aux dirigeants communistes qui, évidemment, ont profité de cette course effrénée et de notre cupidité.

Tout est-il désormais trop tard et la dictature communiste a-t-elle définitivement gagnée?

Certes, le défi chinois est immense pour les démocraties.

Cependant laisser la Chine continuer sur sa lancée est un risque beaucoup trop important.

Nous avons fait Xi Jinping, à nous de nous en défaire par une action concertée qui ne peut être uniquement économique ou militaire, ou de soft-power.

Elle doit être globale, puissante et se mettre en place dans la durée parce qu’il en va, in fine, de la sécurité de nos pays et, encore plus essentiel, de la démocratie dans le monde.

Nous devons prendre nos responsabilités, celles que nous avons tant bafouées au cours de ces trois décennies que l’Histoire considèrera certainement comme celles du retour de la Chine mais tout aussi certainement comme celui du renoncement, voire de la capitulation, de l’Occident, donc de son déclassement.

A nous de faire en sorte que les trente prochaines années ne soient pas celles de la domination inconditionnelle et incontestée d’un régime dictatorial des plus brutaux que la planète ait jamais vu.

dimanche 19 septembre 2021

Propos centristes. France – Crise du «contrat du siècle»; covid19, 50 millions de vaccinés; hausse du pouvoir d’achat en 2021; présidence française de l’UE; environnement; grand parti centriste et central…

Voici une sélection, ce 19 septembre 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
- A moins de quatre mois de la présidence française de l'Union européenne, la France et l'Allemagne continuent de travailler ensemble pour faire progresser notre agenda commun. Nous poursuivrons nos discussions sur les grandes priorités que nous souhaitons voir aboutir durant les 6 mois de présidence française, en particulier les négociations sur la législation climatique, pour traduire notre ambition de baisse des émissions de gaz à effet de serre en actes, l'adaptation de notre régulation du numérique et également la lutte contre les contenus illicites, la régulation économique des grandes plateformes et le renforcement de notre cybersécurité.  Cette rencontre nous permettra également de préparer les prochaines échéances du Conseil européen qui se réunira en Slovénie au début du mois d'octobre. 

- [Afghanistan] Il nous faut poursuivre nos efforts pour permettre que quelques ressortissants européens et des personnes menacées puissent quitter le pays, fournir un soutien humanitaire à celles et ceux qui sont en situation de détresse, et évidemment soutenir les pays voisins qui ont accueilli les Afghans. Nous serons également particulièrement vigilants quant aux relations avec les talibans avec des organisations terroristes car il en va de notre sécurité.

- Bienvenue au TGV du futur: le «TGV M»! Déployé en France à partir de 2023, il sera plus accessible, plus connecté et plus écologique.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
- Cette année 2021, nous tablons sur une hausse du pouvoir d’achat des Françaises et des Français. Il est évidemment encore trop tôt pour avoir une donnée consolidée mais une hausse comprise entre +1,5 et +2 %. C’est par nos dispositifs d’urgence et de soutien qui ont permis à la France, je le dis, d’être le pays qui a le mieux protégé le pouvoir d’achat de ses concitoyens durant cette crise. Et nous continuons. Compte tenu du niveau d’inflation qui a été constaté, la ministre du Travail a annoncé hier une revalorisation du SMIC de 2,2 % au 1er octobre prochain.
C’est également conforme à la philosophie défendue par le Président de la République depuis 2017 : faire en sorte que le travail paye. Je rappelle que les mesures prises depuis 2017 – la prime d'activité, la suppression de la taxe d'habitation, la prime exceptionnelle défiscalisée, l'exonération des heures supplémentaires – auront permis d'accroître le pouvoir d'achat d'un salarié au SMIC de plus de 170 euros par mois. Cela veut dire plus de 2 000 euros sur 12 mois, soit l'équivalent de 1,7 mois de salaire en plus.

- Réussir la transition écologique et améliorer le pouvoir d'achat des Français ne sont pas des objectifs contradictoires. Ils sont au contraire intimement liés.

- La loi Climat et résilience promulguée cet été fixe ainsi un calendrier, un cap, à partir de 2028 : interdiction de mise en location des passoires thermiques. Nous devons collectivement être au rendez-vous. C’est un marathon qui va conduire à ce que tous les ménages soient aidés et parviennent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. C’est bon pour la planète mais c’est bon aussi pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens, car, on l’a constaté ici cet après-midi, un logement isolé, c’est évidemment une facture de chauffage qui diminue. Le cumul des aides permet aujourd’hui de couvrir jusqu’à 90 % du coût des travaux pour les ménages les plus modestes. C’est un facteur essentiel de réussite de la transition écologique. C’est notre stratégie, et elle est claire : faire réussir cette indispensable transition écologique. Il n’y a plus désormais le choix mais en accompagnant, en aidant, en incitant.

- Si nous produisons plus et si le travail paye davantage, ce n'est pas le fruit du hasard, c'est dû aux efforts de redressement engagés au cours de ces quatre années pour libérer et renforcer nos capacités d'initiative et de production. Plus que jamais, nous devons – tout en restant vigilants et mobilisés face à la crise sanitaire – agir pour la reprise économique et contre le chômage, le retour d'un maximum de nos concitoyens vers l'emploi, l'activité et le travail. C'est l'objectif majeur qu'ensemble nous devons poursuivre. C'est ce qui créera le plus de croissance et constituera, n'en doutez pas, la meilleure arme en faveur du pouvoir d'achat.

- Concilier la transition écologique et la protection du pouvoir d'achat est pour mon gouvernement un objectif prioritaire. C'est la raison pour laquelle, évidemment, je suis particulièrement attentif à l'évolution du prix des énergies qui augmente et qui pèse sur les factures des Français. Les prix de l'énergie avaient certes fortement baissé au premier confinement, compte tenu du ralentissement de l’économie mondiale provoqué par la crise sanitaire. Ils sont en hausse depuis novembre 2020, en forte hausse, et les prix du gaz et de l’électricité, vous le savez, en particulier sur les marchés européens, sont à un niveau très haut, compte tenu notamment d’une forte demande mondiale poussée par la reprise, dans le secteur du gaz en particulier, et d’une réduction de la production en Russie et en Norvège.
A cause de ces hausses, les factures de chauffage des ménages risquent d’être particulièrement élevées cet hiver, en particulier les ménages se chauffant au gaz. Face à cela, évidemment, notre rôle est d’anticiper, de prévoir et de tout faire pour protéger le pouvoir d’achat, en particulier celui des plus modestes de nos concitoyens. Nous disposons d’un outil, le chèque énergie, d’un montant moyen de 150 euros, qui existe déjà, qui est versé en début d’année et qui bénéficie aujourd’hui à environ 5,8 millions de ménages, et ce quel que soit leur mode de chauffage – le gaz, le fioul, le bois, etc. Je vous annonce qu’une aide exceptionnelle de 100 euros sera versée à la fin de l’année sous la forme d’une revalorisation de ce chèque énergie. Cette aide sera versée automatiquement – il n’y aura pas de démarches à faire – en décembre à ces 5,8 millions de ménages déjà éligibles au chèque énergie. Ce sera donc bien, j’insiste, un chèque énergie supplémentaire qui s’ajoutera au chèque énergie existant, lequel sera normalement versé au début de l’année 2022. Et je précise également que ce chèque ne pourra être utilisé que pour payer des factures d’énergie.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
- [Crise du «contrat du siècle»] C'est très symbolique. Il y a eu mensonge, il y a eu duplicité, il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris. Donc ça ne va pas entre nous, ça ne va pas du tout, ça veut dire il y a crise. (…) Nous avons rappelé nos ambassadeurs pour essayer de comprendre et pour montrer à nos pays anciennement partenaires que nous avons un très fort mécontentement, qu'il y a vraiment une crise grave entre nous.

- [Crise du «contrat du siècle»] Quand on a un allié, on ne le traite pas avec une telle brutalité, une telle imprévisibilité un partenaire majeur qu'est la France donc il y a vraiment une crise. (…) Dans une vraie alliance, on se parle, on se respecte. Ça n’a pas été le cas.

- [Crise du «contrat du siècle»] A la demande du Président de la République, j'ai décidé du rappel immédiat à Paris pour consultations de nos deux ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie. Cette décision exceptionnelle est justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces effectuées le 15 septembre par l'Australie et les Etats-Unis.

- [Crise du «contrat du siècle»] L'Otan a engagé une réflexion, à la demande du président de la République, sur ses fondamentaux. Il y aura au prochain sommet de l'Otan à Madrid l'aboutissement du nouveau concept stratégique. Bien évidemment, ce qui vient de se passer aura à voir avec cette définition. (…) Mais il faut qu’en même temps l’Europe se dote de sa boussole stratégique et ce sera sous la responsabilité de la France au premier semestre 2022.

- [Crise du «contrat du siècle»] La méthode Biden ressemble à celle de Trump. Les tweets en moins.

- Je pense que l’Europe est en train de sortir de l’innocence diplomatique.

- Si les Européens ne sentent pas que pour rester dans l’Histoire, il faut qu’ils s’unissent et défendent ensemble leurs propres intérêts, alors leur destin sera totalement différent.

- Il y a 40 ans, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi d’abolition de la peine de mort. Opposée à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances, la France reste fermement engagée pour l’abolition universelle de ce châtiment inhumain et inefficace.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)
- D'ici deux ans il n'y autra plus de néonicotinoïdes en France.

- [Chasse et biodiversité] J'en ai marre des psychodrames sur le sujet c'est le Conseil d'État qui tranchera.

- [COP26] Il y a une urgence à mettre tout le monde d'accord. (...) La Chine ne donne pas des signaux très encourageants.

- Riches échanges en amont de la COP26 avec Mike Bloomberg, envoyé spécial de l'ONU, sur les actions concrètes à mener avec le monde de la finance et les entreprises pour atteindre la neutralité carbone. La mobilisation de tous est cruciale pour faire de ce sommet une réussite.

- Fleuron national, prouesse technologique, mode de déplacement sûr, rapide et écologique : c'est tout ça, le TGV!

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)
J’ai lancé la procédure de dissolution de la maison d’édition islamiste «Nawa», en raison notamment de la diffusion de plusieurs ouvrages légitimant le jihad. Une mesure de gel des avoirs visant l'association et ses dirigeants a également été prise.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)
- [Covid19] Le cap des 50 millions de primo vaccinés est franchi ! C'est une belle et grande réussite collective qui nous permet de protéger la santé des Français et de poursuivre la relance économique de notre pays.

- 40 ans après l'abolition de la peine de mort, réécoutons les mots de Robert Badinter. Les esprits chagrins ne doivent jamais nous faire oublier ce que ce vote historique représente : une victoire de l'humanité qui doit toujours être défendue.

- Depuis 2017, l'engagement du Gouvernement pour l'égalité professionnelle a fait bouger les lignes. Mais le chemin vers l'égalité salariale est encore long. En cette journée internationale de l’égalité de rémunération, notre détermination à continuer le combat est totale.

 

Roselyne Bachelot (ministre de la Culture)
Je salue l'accord signé dans le secteur audiovisuel entre les auteurs et les producteurs. Il fixe les clauses types garantissant le respect des droits moraux et patrimoniaux des auteurs à insérer dans les contrats de production pour accéder aux aides du CNC.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)
[Sages-femmes] Leur engagement est une chance pour notre pays et la santé des femmes. Cet engagement nous oblige. J’ai annoncé hier la revalorisation des sages-femmes hospitalières de près de 4400€ net/an, la pleine reconnaissance de leur profession médicale à travers une filière dédiée, la revalorisation des actes de ville, leur meilleur accès à la formation et la recherche.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)
- France relance: agir vite et fort pour regagner notre souveraineté par la recherche, par la formation, par l’innovation.

- L'emploi et la jeunesse, priorités de France relance.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
- Réunion des ministres de l’agriculture du G20. L’alimentation au cœur des équilibres mondiaux.

- Réunion de travail avec les représentants de l’agriculture biologique pour apporter des solutions aux défis actuels et futurs, et accompagner les ambitions des filières. Les surfaces en AB ont doublé depuis 2017.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)
- La promesse républicaine doit être plus forte, attractive, et concrète, pour lutter contre toutes les idéologies qui cherchent à la concurrencer chez les jeunes de nos quartiers, de nos territoires.

- Notre fonction publique, en particulier la haute, s’ouvre à une nouvelle génération qui reflète toute la diversité de la France. Les 1700 étudiants boursiers issus de nos universités qui font leur rentrée dans ces nouvelles prépas, c’est l’idéal d’ascension républicaine en actes.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)
- Ne jamais cesser de dire et de mettre en valeur le rôle de nos forces de police et de gendarmerie.

- [TGV] Une couleur. Une performance technologique jamais égalée. La fierté de la SNCF et de ses cheminots. Une révolution en termes d’aménagement du territoire. Toutes choses qui nous invitent à continuer, comme nous le faisons depuis 4 ans, à penser pour plusieurs décennies.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)
- La diversité dans la fonction publique progresse, mais nous devons aller plus loin, nous permettons à ceux qui veulent contribuer à l'intérêt général de pouvoir le faire, quelle que soit leur origine.

- Les destins de la France et de l'Afrique ne peuvent être déliés. Les diasporas sont une chance pour jeter des ponts, créer un narratif nouveau.

- Oui, l'Afrique fait rêver ! C'est un continent d'opportunité, un continent d'avenir. Nos diasporas, sont les forces vives de la France pour permettre de révéler cet avenir !

- Le mentorat est essentiel pour inclure nos jeunes issus de la diversité et leur permettre de prendre conscience de l'opportunité de faire partie de cette diaspora : ils sont ce pont entre l'Afrique et la France !

- Je crois beaucoup en l'entrepreneuriat des femmes issues des diasporas, donnons leur les moyens, les compétences, les financements et les informations pour concrétiser la créativité et l'innovation des femmes !

- Je choisis de porter les deux cultures : françaises et africaines. Comme moi, tous les membres de la diaspora franco-africaine ont leur place en France et peuvent être les artisans du nouveau partenariat gagnant-gagnant.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)
Avec «TGV M», le voyage continue ! Le train du futur sera encore plus performant, plus innovant, et plus écologique. La France est résolument tournée vers l’avenir, poursuivons cette belle histoire.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)
- [Covid19] Nous avons toujours géré cette crise en prenant des décisions progressivement en fonction de la situation sanitaire.

- On va prendre un décret d’ici la fin de l’année, avec le ministère des Finances, pour rendre obligatoire sur les annonces immobilières la mention de l’encadrement des loyers.

- C'est ce qui nous sépare du PS aujourd'hui : nous sommes dans une majorité - avec Territoires de progrès -, qui veut bien affronter le réel et avancer dans des solutions possibles. Nous sommes dans la gauche du réel.

- [Chèque énergie] L'augmentation de 100 euros, c'est un effort sans précédent. Pour améliorer le confort chez soi et baisser la consommation d’énergie, la solution c’est de faire des travaux.

- [Crise du «contrat du siècle»] C'est d'abord un coup de tonnerre et un coup très dur. C'est la nécessité de réagir à ce qui ne se fait pas entre alliés.

- Eric Zemmour porte une espèce de nostalgie identitaire, de goût pour la France que moi je trouve être plutôt un goût pour le rance. (…) Je ne crois pas que ça durera, je pense que deux-trois marottes qui virent à l'obsession, ça ne fait pas une stature d'homme d'Etat.

 

Jean-Baptiste Djebbari (ministre chargé des Transports)
La décarbonation n’est pas la fin de l’aviation. C’est un nouveau départ.

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)
- [Covid19] 50 millions! Bravo à tous les soignants et à tous les acteurs de ce succès. La vaccination, c'est la solution!

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)
Nous luttons contre la radicalisation dans le sport. Le ministère de l’Intérieur accompagne les acteurs sportifs par la prévention et la formation des entraîneurs, des organisations sportives et des jeunes usagers.

 

Nadia Hai (ministre chargée de la Ville)
Le décrochage n'est pas une fatalité : avoir une deuxième chance est un droit.

 

Brigitte Bourguignon (ministre chargée de l'Autonomie)
Je veux que l’on parle autrement des métiers du grand âge, qui sont d’abord des métiers d’avenir, tournés vers les autres. Après avoir déjà renforcé leur attractivité par des revalorisations et une action sur les formations, nous lançons une campagne pour transformer leur image.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)
- [Crise du «contrat du siècle»] C’est une grave rupture de confiance de la part de l’Australie. Si on n’a plus confiance, on ne peut pas avancer et je ne vois pas comment on peut faire confiance aux partenaires australiens. A Washington, «America first demeurera». Et les Britanniques [avec le Brexit] sont revenus dans le giron américain avec une forme de vassalisation acceptée. Il faut donc agir en Européens et renforcer nos capacités de réflexion, d'autonomie stratégique et de défense.

- [Afghanistan] Le premier pays de l’Union européenne à accueillir des Afghans qui étaient menacés dans leur pays et qui ont droit à l’asile, avant même l’arrivée des Taliban au pouvoir. C’est notre honneur et ceux qui nous expliquent qu’on n’a pas à le faire, on ne leur doit rien. Mais ce n’est pas un accueil sans condition et sans limite. Il faut être à la fois honnête et raisonnable.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)
- 40 ans de l’abolition de la peine de mort, saluons le courage de Robert Badinter qui a fait entrer la France dans les démocraties modernes. «Là où il y a démocratie, il n’y a pas de place pour la peine de mort, car le droit à la vie est le premier des droits humains» (R. Badinter).

- La lutte contre le harcèlement, c’est la société tout entière qui doit s’en emparer. C’est une responsabilité collective. La vie de nos enfants est trop précieuse pour laisser une seconde de répit à ce fléau.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)
Nous ne pouvons pas construire un avenir sans une participation massive de notre jeunesse.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)
- Le temps des déclarations est passé : il nous faut fournir des données et des preuves. Unissons-nous : les coalitions internationales sont un levier pour atteindre plus efficacement la neutralité carbone.

- Les financements des banques multilatérales sont essentiels pour orienter les capitaux privés vers la transition écologique.

 

Assemblée nationale
Richard Ferrand (président)
[Crise du «contrat du siècle»] Lors du G7 Parlementaire, j’ai fait part à Speaker de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi de mon profond trouble après l’acte inamical qui entache gravement la relation de confiance établie avec nos partenaires américains.

 

► Haut-commissariat au Plan
François Bayrou (Commissaire, président du Mouvement démocrate)
- Les partis sont en crise, ils explosent tous. Nous avons le devoir de proposer le contraire : une organisation nouvelle, qui unifiera les deux mouvements qui ont été les supports de la campagne de 2017 et qui sont tous les deux des mouvements du Centre très proches philosophiquement. Leur histoire n’est pas la même, mais il n’y a pas de différence dans leur vision de la situation et dans les valeurs qu’ils affirment. Le MoDem a porté ce drapeau, longtemps avant la constitution d’En Marche ! en 2017. Aujourd’hui, je suis sûr que l’on peut trouver une organisation nouvelle, unifiée, sans que personne n’y perde de son identité. Ni ce qu’il est, ni ce qu’il a. (…)
Personne ne se soumet à personne. On décide d’avancer ensemble et Dieu sait qu’il y a du boulot ! On l’a vu aux municipales. Pau est une des seules villes françaises, avec le Havre, où la majorité l’a emporté. Aux régionales, on a également vu les résultats. Il y a un énorme travail de conquête à effectuer. Ce qui compte, c’est ce que l’on veut apporter à l’œuvre commune et non de profiter de l’œuvre commune pour sa propre promotion. (…)
Tout élargissement est possible, à condition que tout le monde comprenne que les deux mouvements fondateurs ont une responsabilité particulière. Ce sont eux qui ont fait campagne en 2017, eux qui ont été solidaires à cette époque. Depuis cette date, ce sont eux, par leur solidarité, qui ont permis toutes les avancées. Qu’il y ait des sensibilités différentes, bien sûr. Mais il faut que tout le monde comprenne qu’il s’agit d’un combat commun, que le but n’est pas de recréer des concurrences internes. La division perpétuelle, et le chacun pour soi, j’en fais mon ennemi personnel.

- Pour moi, la question de la proportionnelle n’est pas tranchée. Elle va encore se poser dans les mois qui viennent. Si l’on ne comprend pas que notre système démocratique est malade, et qu’il faut apporter des réponses inédites, c’est que l’on ne comprend rien.

- Trop de gens vivent la Ve République comme si nous étions dans la IVe République, celle des marchandages. Je n’ai fait aucun marchandage avec Emmanuel Macron. J’ai indiqué simplement quelles étaient les conditions nécessaires. Mais il n’y a pas eu une minute de négociations. La IVe République était un perpétuel chantage, une épreuve de force permanente. La Ve République, c’est le contraire de ça. C’est une adhésion.

- [Présider ce futur mouvement central ] On verra. Je n’ai pas ce genre de problème d’ego. Cela fait longtemps que j’ai dépassé cela.

- Pour moi, la politique, ce n’est pas de la tactique, des petites habiletés, des coups de billard à trois bandes, des petits coups tordus… je ne crois qu’aux choix majeurs et tranchés qui engagent une vie, la sienne, celle des autres… Président de la République, ce n’est pas une fonction politicienne, c’est une fonction historique, qui consiste à donner à un peuple des raisons de vivre. C’est ce que Hollande, par exemple, n’a pas voulu comprendre et que Macron a saisi et intégré.

- [Éric Zemmour] Ce qui me navre en lui, je le connais depuis 30 ans, c’est l’obsession qu’il développe désormais pour l’origine, la religion, le nom, le prénom… Si vous vous appelez Mehdi ou Rachid, pour lui, nous n’avez pas le droit d’être français. Il y a là une atteinte profonde, pas seulement au droit, mais à l’idée même que l’on se fait d’être français. Cela conduit sur des pentes qui dans l’Histoire ont entraîné des cataclysmes.

- Macron affirmait vouloir rassembler le pays] C’était son cap. Cela l’est encore. Ces dernières années, dans la succession des gilets jaunes et des anti-pass, dont beaucoup sont les mêmes, quelque chose de profond s’est découvert qui jusque-là cheminait souterrainement et fermentait dans la société française. Des femmes et des hommes intégrés, pas des marginaux ou pas seulement, se sont révélés en sécession contre toute autorité. Pas seulement l’autorité politique, mais aussi l’autorité médiatique et même l’autorité scientifique.
C’est très profond, cela remonte à des questions d’éducation au sens large du terme. Mais enfin, la plaie est débridée ! Maintenant, on voit. Je fais extrêmement attention, j’écoute ce qu’ils disent, je regarde, même si après avoir beaucoup discuté, je n’ouvre plus de controverse avec eux parce que cela ne fait qu’attiser les choses. Il ne faut pas les considérer avec colère ou mépris. Il faut essayer de comprendre ce qui se passe, et en tirer des conclusions. Y compris vous les médias. Écoutez ce qui se dit de vous dans les manifs ! Cette remise en cause de toutes les légitimités (même celle des médecins qui était jusqu’à maintenant le corps le plus respecté !) appelle à une refondation du lien entre les Français. Et, pour moi, le vrai enjeu de la présidentielle 2022, c’est celui-là.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Stanislas Guerini (délégué général)

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- [Covid19] e n’est pas la première fois qu’on nous dit « c’est impossible » et que nous le faisons, ensemble. 50 millions de vaccinés et autant de Français protégés contre le virus. Bravo à nos personnels soignants qui jamais n’ont relâché leurs efforts !

- [Tribune «Qui croit-on armer lorsqu’on veut rétablir la peine de mort?»]
On pourrait penser qu’une année d’élection présidentielle est l’occasion d’un vrai débat d’idées. Que le débat public pourrait s’élever grâce à la confrontation de propositions constructives. En cette rentrée politique, force est de constater qu’il n’en est rien.
Dans chaque famille politique, la masse des vieilles idées trop de fois recyclées ne comble pas le manque de vision. Après des mois de lutte collective contre l’épidémie de la Covid-19, nous avons pourtant le devoir d’aller de l’avant, ensemble. Mais pendant ce temps-là, certains ne proposent qu’un retour vers le passé, et en particulier vers ce qu’il avait de plus archaïque.
L’extrême droite, sous tous ses visages, contemple ses vieilles lunes, cherchant à faire croire que c’est en se repliant, en rebâtissant des échafauds, en refermant nos frontières et notre économie, que nous construirons un avenir meilleur. Ne tombons pas dans ces facilités. Nous le disons à toutes les forces républicaines : relevons le débat.
Nous l’avons écrit il y a un an dans une tribune, alors que Jordan Bardella et d’autres s’amusaient à brandir la peine de mort comme un marqueur idéologique et politique : ce ne sont pas les pratiques qui ont échoué qui feront le succès de demain.
Alors que le débat sur l’abolition de la peine de mort a duré près de 190 ans, pour aboutir grâce au gouvernement de François Mitterrand, par la voix de Robert Badinter en 1981, il faudrait désormais, dans la course à l’outrance, que ce sujet soit perpétuellement remis sur la table ?
La France a été le premier pays à abolir la torture en Europe. Certains nous promettaient alors l’effondrement de notre système judiciaire. La France est grande par ses idées, par son histoire, qui croit-on armer lorsqu’on veut rétablir la peine de mort ? Le pouvoir ? Certainement pas. La justice ? Les tribunaux n’en ont pas besoin. La soif de vengeance ? Est-ce là le rôle de l’État ?
Ainsi, Éric Zemmour, à son tour, se réfugie dans ce qu’il y a de plus rance, dans les peurs, dans des pseudos-réponses quand ce n’est pas dans des mensonges éhontés. Comme l’écrit l’essayiste Jean Birnbaum, « dans le brouhaha des évidences, il n’y a pas plus radical que la nuance », mais aujourd’hui quel opposant a le courage ?
On ne le sait que trop bien : les acquis en matière de respect de la dignité humaine risquent toujours d’être remis en cause. La peine de mort aujourd’hui. Et puis, demain, les droits des femmes, l’égalité entre tous, voire la protection des enfants lorsque les idées viendront à manquer. Il est de notre devoir de, toujours, faire preuve d’une extrême vigilance pour qu’aucune de ces avancées, jamais, ne soit ébranlée.
Il suffit d’un homme, d’un jour, d’un drame, pour que tout soit mis à bas. C’est pourquoi jamais nous ne devons baisser la garde, jamais nous ne devons considérer que la volonté d’abolir la peine de mort ne doit pas être prise au sérieux, comme jamais nous ne devrons envisager que quelque recul que ce soit puisse seulement être envisageable.
Pour notre société, que la justice soit faite, toujours, que les peines soient appliquées, que les victimes soient dédommagées, que les auteurs aient la possibilité de s’amender.
N’a-t-on donc rien appris depuis pour que l’on soit obligé de revenir perpétuellement à des solutions radicales, qui, en soi, n’apportent aucune réponse, ni aux victimes, ni à la société.
Depuis 40 ans, rien n’est venu contredire ce vote historique. L’extrême droite voudrait, avec l’aide de certains commentateurs, à tout prix, en faire un enjeu du débat politique. Ou plutôt, cherche-t-elle à l’utiliser pour alimenter l’attention médiatique : aller toujours plus loin, sans se soucier des conséquences.
À l’occasion des 40 ans de ce vote historique, nous réaffirmons notre attachement à l’abolition de la peine de mort, et au-delà, au respect des droits de l’homme, de tous les droits et de tous les hommes. Fiers de notre histoire, nous redisons que jamais nous n’admettrons que cet héritage humaniste soit remis en cause.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)
Partout en France, nous avons le privilège d'avoir un patrimoine exceptionnel. Il est de notre responsabilité de le connaître, reconnaître, valoriser et transmettre. (…) Le patrimoine n'a de sens que parce qu'il est vivant. Par les publics qui le découvrent. Par les artistes qui l'incarnent.

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]
Jean-Christophe Lagarde (président)


Olivier Henno (sénateur)
Le Président de la République est en campagne avec le chéquier des français. La question de la dette publique est passée aux oubliettes. Le «quoi qu’il en coûte» s’est transformé en «réélisez-moi, quoi qu’il en coûte!»

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
- Cette semaine de plénière du Parlement européen a confirmé que la défense européenne et le renforcement de notre souveraineté deviennent des objectifs de plus en plus partagés. Le travail continue.

- [Crise du «contrat du siècle] Tiens, les épidémiologistes de réseaux sociaux sont devenus des experts de l’Indo-Pacifique et des technologies sous-marines., maintenant qu’ils nous ont dit tout ce qu’ils pensaient de la chute de Kaboul. Décidément, le savoir encyclopédique des commentateurs m’impressionnera toujours, de même que leur grille de lecture qui, elle. ne varie jamais : celle d’expliquer a posteriori pourquoi un sujet extrêmement complexe aurait du être traité autrement.

 

Fabienne Keller
Faire respecter l’Etat de droit [dans l’Union européenn], c’est défendre nos valeurs, notre bien commun. (…)Le non respect de l’Etat de droit semble aussi contaminant que le Covid19. (…) [En Hongrie et en Pologne] la liberté de la presse et l’indépendance de la justice sont de plus en plus malmenées.

 

● Initiatives centristes
[Tribune cosignée par des membres des partis centristes*: «Face aux maladies graves de l’enfant, luttons contre les inégalités»]
Notre pays peut s’enorgueillir d’être solidaire vis-à-vis des personnes en difficulté, en offrant des nombreuses prestations sociales ainsi que la prise en charge intégrale des soins médicaux, y compris pour des maladies graves aux traitements coûteux. La crise sanitaire liée au Covid prouve que l’État sait réagir rapidement. Les décisions prises pour protéger les citoyens, simplifier les démarches, le « quoi qu’il en coûte » ont représenté un véritable filet de sécurité pour les entreprises.
Pourquoi un pan entier de notre société, que sont les familles d’enfants victimes d’une maladie grave ou d’un accident de la vie, n’est-il pas soutenu avec la même réactivité, la même simplicité, alors que le coût de telles mesures serait moindre ?
Ainsi, des inégalités fortes pourraient être évitées :
- par la prévention : s’il existe une volonté légitime de nos institutions de lutter contre les causes des cancers de l’adulte, les enfants sont souvent oubliés en matière de prévention. Financer des études pour mieux cerner les causes de ces maladies, prendre des décisions protectrices lorsqu’on les connaît, apporter des informations transparentes relatives à la prévention, à la santé environnementale protégerait de nombreux enfants.
- par l’aide au paiement des charges : un adulte bénéficie de dispositifs protecteurs durant une maladie, un accident, une grossesse, notamment face à l’emploi ou au logement. Ceux-ci ne s’appliquent pas aux parents d’un enfant atteint d’une pathologie grave ou d’un accident de la vie. Alors qu’ils doivent souvent cesser leur travail pour s’occuper de leur enfant, ce qui entraîne une baisse importante des ressources et une hausse des dépenses, ils ne bénéficient d’aucune pause sur les charges courantes. La nature brutale et urgente de la situation devrait amener l’État à prendre des mesures exceptionnelles adaptées, en apportant à ces familles une réelle protection face à leurs débiteurs : loyer, crédit, besoins de première nécessité, charges fiscales.
- par la protection de l’emploi : si un adulte victime d’une maladie bénéficie de dispositifs qui le protègent face à l’emploi, ils ne s’appliquent pas aux parents d’enfants victimes d’une maladie ou d’un accident grave. Ils peuvent subir la menace de licenciements, fréquents pour ces salariés « moins productifs ». Des améliorations légales permettraient de mieux les protéger, et de soutenir leurs enfants qui se sentent responsables de ces difficultés.
- par la rapidité de l’accès aux aides : la solidarité nationale a été forte pour les entreprises confrontées au chômage partiel : le délai d’instruction par la Direccte était de 48 heures, pour plusieurs centaines de milliers d’entreprises bénéficiaires. À l’inverse, l’accompagnement des familles victimes d’une maladie grave, d’un accident de la vie, est inadapté à l’urgence de la situation : elles doivent multiplier les démarches, attendre plusieurs semaines voire mois pour bénéficier de leurs droits en matière d’accompagnement financier, scolaire ou même d’une carte d’invalidité pour leur enfant.
Nous souhaitons que les dispositifs efficaces mis en place pour les adultes puissent être étendus par les voies légales, réglementaires et budgétaires adaptées aux parents d’enfants malades et victimes d’un accident de la vie, afin de supprimer des inégalités qui affectent les plus fragiles.
En mai 2020, l’Assemblée Nationale votait à l’unanimité une loi globale pour accompagner des familles après le décès d’un enfant. Les familles d’enfants qui se battent avec courage méritent le même soutien. »
*(Liste des élus centristes signataires : Sereine Mauborgne, Députée du Var (LaREM) ; Béatrice Descamps, Députée du Nord (UDI) ; Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis (UDI) ; Laurianne Rossi, députée des Hauts-de-Seine (LaREM) ; Guy Bricout, député du Nord (UDI) ; Stéphane Travert, député de la Manche (LaREM) ; Olivier Damaisin, député du Lot et Garonne (LaREM) ; Pierre Cabaré, député de la Haute-Garonne (LaREM) ; Élisabeth Toutut Picard, députée de la Haute-Garonne (LaREM) ; Bénédicte Petelle, députée des Hauts-de-Seine (LaREM) ; Michel Lauzzana, député du Lot-et-Garonne (LaREM) ; Yannick Haury, député de Loire-Atlantique (LaREM) ; Michèle De Vaucouleurs, députée des Yvelines (MoDem) : Michel Zumkeller, député du Territoire de Belfort (UDI) ; Bertrand Pancher, député de la Meuse (Parti radical) ; Valérie Petit, députée du Nord (LaREM) ; Stéphanie Kerbarh, députée de Seine-Maritime (LaREM) ; Philippe Berta, député du Gard (MoDem) ; Françoise Ballet-Blu, députée de la Vienne (LaREM) ; Françoise Dumas, députée du Gard (LaREM) ; Benoit Potterie, député du Pas-de-Calais (LaREM) ; Michèle Peyron, députée de Seine-et-Marne (LaREM) ; Pierre Morel-À-L’Huissier, député de la Lozère (UDI) ; Anne Brugnera, députée du Rhône (LaREM) ; François Jolivet, député de l’Indre (LaREM) ; Yannick Favennec, député de la Mayenne (UDI) ; Loïc Dombreval, député des Alpes-Maritimes (LaREM) ; Hélène Zannier, députée de la Moselle (LaREM) ; Sébastien Cazenove, député des Pyrénées-Orientales (LaREM) ; Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire (LaREM) ; Véronique Riotton, députée de Haute-Savoie (LaREM) ; Habib Meyer, député des français établis hors de France (UDI) ; Sophie Métadier, députée d’Indre-et-Loire (UDI) ; M’jid Alice Thourot, députée de la Drôme (LaREM) ; Nicolas Turquois, député de la Vienne (MoDem)