mercredi 7 juillet 2021

Présidentielle 2022. Sondage (Harris) – Macron en tête aux premier et deuxième tours (24% et 55%)

Selon la 9e vague du sondage présidentiel de l’Institut Harris-Interactive pour Challenges, les intentions de vote en faveur d’Emmanuel Macron sont de 24% tandis que Marine Le Pen serait à 22% (avec candidature d’Eric Zemmour) ou 24%.

Au second tour, Macron l’emporterait face à la candidate d’extrême-droite avec 55% contre 45% soit le même écart que la semaine dernière.

A noter que l’autre candidat centriste, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, obtiendrait 1% (=).

Scores des autres personnalités testées:
- Nathalie Artaud (LO): 1% (=)
- Philippe Poutou (NPA): 1% (=)
- Fabien Roussel (PC): 2% (+1):
- Jean-Luc Mélenchon (LFI): 10% (=)
- Yannick Jadot (EELV): 7% (=)
- Anne Hidalgo (PS): 7% (=)
- Xavier Bertrand (Droite, soutenu par LR), 17% (=) ou 16% (candidature Eric Zemmour)
- Nicolas Dupont-Aignan (DF):4 % (=) ou 2% (candidature Eric Zemmour)
- François Asselineau (UPR): 1% (=)
- Eric Zemmour (extrême-droite): 5%
- Jean-Lassalle (populiste démagogue): 1% (=)

(Sondage réalisé par internet les 2 au 5 juillet 2021 auprès d’un échantillon de 1260 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur entre 1,8 et 3,8 points selon l’institut)

 

 

 

Vues du Centre. La honteuse récupération de l’universalisme humaniste par les droites extrême et radicale

Par Aris de Hesselin & Alexandre Vatimbella

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Aris de Hesselin est un avocat international, centriste et un européen, défenseur d’une mondialisation humaniste.
Alexandre Vatimbella est le directeur du CREC.

Le problème avec des études comme celle sur l’intersectionnalité ou des théories comme la CRT (critical race theory) –  qui sont autant d’outils de recherche sur les inégalités, les injustices, la stigmatisation, l’oppression, l’irrespect, l’absence de reconnaissance et de dignité que peuvent vivre certains individus et certains groupes –, ce n’est pas la réalité de certaines de leurs équations et la justesse de certaines de leurs conclusions mais bien l’instrumentalisation idéologique qui en est faite dans un combat politique où sont mis en évidence le communautarisme, le séparatisme et le rejet de l’autre pour la simple raison qu’il n’est pas comme moi.

En découlent, notamment, la cancel culture et le woke qui sont autant d’instruments revendicatifs – dont les utilisateurs se trouvent souvent à l’extrême-gauche – qui ont pour objectifs de créer des murs infranchissables entre les personnes gardés par une police de la pensée, d’opposer les différences et les individualités alors qu’il faudrait, au contraire les rapprocher.

Mais quelle que soit la toxicité de l’instrumentalisation de ces études et théories pour le vivre ensemble et le commun, cela ne donne aucune légitimité à la récupération politiciennes par les droites extrême et radicale de ces dérives afin de se présenter en héraut de l’universalisme humaniste alors même que la base de leur fond idéologique est la division, la diabolisation et le rejet de l’autre, posés comme principes du «eux versus nous».

Cet enfumage est intolérable tout comme est inacceptable la manipulation des recherches universitaires par l’autre bord.

D’autant que nous sommes ici au cœur de ce qui fait, à l’opposé, le Centrisme, l’identité centriste, celle des valeurs humanistes qui appellent à se rassembler et se fondre dans une seule communauté humaine où l’on reconnait l’autre et que l’on respecte sa dignité, c’est-à-dire son individualité et ses différences qui enrichissent évidemment l’universalisme pour en faire le plus beau concept d’une humanité unie et solidaire.

Aris de Hesselin & Alexandre Vatimbella