Voici une sélection, ce 19 mai 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> Nous tenons la réunion du
FAC Développement et nous abordons en premier lieu l'avenir de l'action
extérieure, d'autant plus que l'aide au développement est en net recul. Nous
constatons néanmoins que l'Europe demeure le premier donateur mondial d'aide
humanitaire et d'aide au développement. Cependant, si nous voulons être un
acteur géopolitique, nous devons adopter une approche plus stratégique. Cela
signifie que nous devons adapter nos outils – aide humanitaire, commerce,
sécurité et partenariats de défense – aux besoins de nos partenaires. Mais nous
devons également prendre en compte nos propres intérêts, car c'est ainsi que
fonctionne un acteur géopolitique.
Le deuxième point que nous aborderons concerne la Plateforme mondiale. Là
aussi, les ressources sont limitées, ce qui nous oblige à adopter une approche
plus stratégique : concentrons nos efforts là où ils auront le plus
d’impact et où ils coïncideront avec nos intérêts. De plus, si nos projets de
soutien aux pays profitent en réalité à nos concurrents, nous devons examiner
comment éviter que cela ne se produise. Enfin, si un partenaire soutient la
Russie ou l’Iran, nous devons faire preuve de flexibilité afin de pouvoir
réorienter notre engagement.
Enfin, nous aborderons l'impact de la guerre en Iran. Il est clair qu'elle
affecte les populations les plus vulnérables, et nous devons bien sûr examiner
les mesures à prendre. Nous renforçons notre coopération avec les acteurs
régionaux, notamment les pays du Golfe. Nous soutenons également l'ONU afin
qu'elle apporte une aide concrète aux plus démunis, car nous constatons la
hausse des prix de l'énergie, l'inflation et la pénurie d'engrais qui touchent
de nombreux pays et risquent d'entraîner des famines. Un programme chargé
aujourd'hui pour le Forum sur le développement des Affaires étrangères.
> [Déclaration lors de la Journée internationale
contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie] Là où persistent les
inégalités et la discrimination, la démocratie ne peut prospérer. L'égalité
n'est pas une option, elle est le fondement des sociétés libres et résilientes.
Pourtant, partout dans le monde, trop de personnes LGBTI sont encore victimes
de violence, de discrimination, de discours haineux et de stigmatisation, et
sont la cible de campagnes de désinformation, simplement en raison de leur
identité. Lorsque la pleine jouissance des droits humains des personnes LGBTI
est compromise, leur participation diminue et les sociétés deviennent moins
inclusives et moins démocratiques.
À l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie
et la transphobie (IDAHOT), l’UE réaffirme son ferme engagement à garantir la
pleine et égale jouissance de tous les droits humains aux personnes LGBTI.
Nous assistons aujourd'hui à un recul mondial des droits humains universels. La
discrimination s'intensifie, notamment fondée sur l'orientation sexuelle et
l'identité de genre. 65 pays criminalisent encore les relations homosexuelles
consenties, en violation flagrante du droit international des droits humains.
Cela doit cesser. L'UE exhorte tous les États à abroger les lois criminalisant
les relations homosexuelles consenties et à stopper l'adoption de nouvelles
législations discriminatoires visant les personnes LGBTI. Chaque pays doit
prendre les mesures nécessaires pour garantir à chacun la liberté de vivre sa
vie comme il l'entend, sans crainte ni persécution.
L’UE s’oppose fermement à toutes les formes de discrimination. L’égalité est
également inscrite dans nos traités fondateurs et dans la jurisprudence y
afférente.
Bien que des progrès aient été réalisés au sein de l'UE, nous sommes déterminés
à aller plus loin. L'UE continuera de soutenir les organisations de la société
civile LGBTI et les défenseurs des droits humains, notamment par un financement
durable et prévisible. Leur travail est essentiel à la sauvegarde des valeurs
démocratiques et de l'État de droit, malgré les pressions croissantes
auxquelles ils sont confrontés. L'UE continuera de plaider pour une protection
renforcée des défenseurs des droits humains LGBTI, en particulier dans un
contexte de rétrécissement de l'espace civique et de répression accrue.
Au cours des prochaines années, la nouvelle stratégie de la Commission en
matière d'égalité LGBTIQ+ vise à renforcer la protection contre la violence, à
lutter contre la haine et la discrimination, y compris en ligne, à élargir
l'espace permettant aux personnes de vivre librement et sur un pied d'égalité,
et à mobiliser la société dans son ensemble pour instaurer une véritable
égalité.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> La compétitivité peut parfois sembler abstraite, mais ses implications
pratiques sont bien réelles. Il s'agit d'aider les entreprises à investir, à
innover et à se développer en réduisant les charges et les coûts inutiles.
C'est plus important que jamais face à l'intensification de la concurrence
mondiale, à l'accélération des cycles technologiques et à l'importance
croissante de la course au leadership économique.
Dans le cadre de mes propres portefeuilles, je fais progresser ce programme de
deux manières clés : premièrement, en simplifiant la législation existante
– notamment les amendements que nous avons proposés au RGPD – et deuxièmement,
en introduisant de nouvelles législations là où des lacunes existent, comme la
future loi sur l'équité numérique.
Dans les deux cas, la simplification et la compétitivité ne signifient ni
dilution ni déréglementation. Il s'agit de réduire la complexité tout en
offrant une plus grande sécurité juridique, une plus grande clarté et une plus
grande confiance aux 450 millions de consommateurs européens. 🇪🇺 J'ai
eu le plaisir de partager certaines de ces réflexions lors d'un événement
organisé par Privacy Laws & Business et McCann FitzGerald LLP, consacré au
RGPD et à la loi sur l'équité numérique (DFA). Un grand merci à Doug McMahon et
Stewart Dresner pour leur invitation à prendre la parole. Notre législation
n'est efficace que si nous prenons en compte les retours d'information. Il est
donc toujours précieux d'échanger directement avec les régulateurs, les
praticiens et les professionnels du secteur.
Mon principe directeur reste simple : bien conçue, la réglementation
est le moteur de l'innovation et de la simplification.
> La justice pour l'Ukraine ne peut attendre.
Quatre ans après le début de la guerre d'agression brutale menée par la Russie,
l'Europe franchit une nouvelle étape décisive pour que justice soit faite pour
les immenses souffrances infligées au peuple ukrainien. Aujourd'hui, l'UE a
adhéré à l'accord portant création du Tribunal spécial pour le crime
d'agression contre l'Ukraine. Ceci permettra d'enquêter sur les principaux
responsables de cette guerre illégale, notamment les hauts responsables
politiques et militaires, et de les poursuivre en justice. L'UE a également
ratifié la Convention instituant la Commission internationale des réclamations
pour l'Ukraine, qui contribuera à indemniser les victimes des dommages, pertes
et souffrances causés par l'agression russe. Une paix juste et durable ne
saurait se fonder sur l'impunité. Justice, responsabilité et droits des
victimes doivent demeurer au cœur de la réponse internationale à la guerre
menée par la Russie.
Nous soutenons ces efforts par un appui financier concret, en nous engageant à
verser 10 millions d'euros au Tribunal spécial et jusqu'à 1 million d'euros à
la Commission des réclamations. L'Ukraine mérite justice. L'Europe continuera
de se tenir fermement aux côtés de ses peuples.
> Gouverner l'IA – ou être gouverné par l'IA –
telle est la question.Lors de mon intervention au Sommet sur l'IA à Dublin,
j'ai souligné l'intersection entre l'IA et la géopolitique et le potentiel
extraordinaire de l'IA pour créer des opportunités : transformer la
productivité, impulser des avancées majeures dans les domaines de la santé et
des sciences, et redéfinir la manière dont les citoyens interagissent avec les
services publics et les marchés.
Cependant, toute innovation majeure s'accompagne d'une responsabilité tout
aussi importante : préserver nos valeurs, nos droits et notre souveraineté
démocratique. L'approche de la Commission européenne en matière d'IA est
centrée sur l'humain et fondée sur les droits – elle s'appuie sur un principe
plus profond que la seule technologie : la démocratie. Nous n'avons pas à
choisir entre innovation et valeurs. La force de l'Europe réside dans son
attachement aux deux.
Tandis que d'autres s'efforcent de dominer l'IA, l'Europe œuvre à façonner
une IA digne de confiance. Et à long terme, la confiance deviendra l'une des
richesses les plus précieuses de l'économie numérique mondiale. Le défi à
relever n'est pas seulement de savoir comment gérer la révolution de l'IA pour
renforcer nos économies et nos sociétés, mais aussi comment répondre à
l'instabilité géopolitique actuelle tout en préservant la souveraineté
numérique et démocratique de l'Europe à long terme.
Lors de ma table ronde avec le député Malcolm Byrne et Sasha Rubel, responsable
des politiques d'IA chez Amazon, nous avons exploré plusieurs questions
importantes :
- Comment préserver les garanties démocratiques et les valeurs fondamentales
tout en encourageant l'innovation en matière d'IA ?
- Comment simplifier et affiner la législation pour qu'elle apporte une valeur
ajoutée plutôt qu'une complexité supplémentaire ?
- Et comment garantir que le véritable potentiel de l'IA soit libéré, sans pour
autant la laisser nous gouverner ?
> La liberté de circulation est l'une des plus
grandes réussites de l'UE. Mais voyager à travers l'Europe ne devrait pas rimer
avec réservations compliquées ou incertitude en cas d'imprévu. Aujourd'hui,
lors de la réunion du Collège des commissaires, sur proposition de mes
collègues, le vice-président exécutif Raffaele Fitto et le commissaire
Apostolos Tzitzikostas, la Commission a adopté un nouveau paquet
« passagers » afin de rendre les voyages en Europe plus simples, plus
équitables et plus transparents pour les consommateurs
Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ?
- Réservation simplifiée auprès de plusieurs opérateurs ferroviaires :
les voyageurs pourront trouver, comparer et réserver des trajets impliquant
différents opérateurs ferroviaires en une seule transaction, sur la plateforme
de leur choix, y compris pour les voyages transfrontaliers.
- Droits des passagers garantis pour l'intégralité du voyage : les
passagers voyageant avec un seul billet bénéficieront d'une assistance, d'un
changement d'itinéraire, d'un remboursement et d'une indemnisation tout au long
de leur voyage.
Cette mesure arrive à point nommé. La semaine dernière, la Commission a
également publié des orientations clarifiant les règles de l'UE en matière de
droits des passagers, compte tenu de la situation au Moyen-Orient. En cas
d'annulation d'un vol, les passagers conservent leur droit à un remboursement,
à un réacheminement ou à une indemnisation, sauf circonstances exceptionnelles
telles que des pénuries locales de carburant. Il est important de noter que la
hausse des prix du carburant, à elle seule, ne constitue pas une circonstance
exceptionnelle au regard de la réglementation européenne. Je remercie mon
collègue, le commissaire Tzitzikostas, qui pilote ces dossiers du point de vue
des transports, pour son excellente collaboration. En tant que commissaire à la
protection des consommateurs, je salue chaleureusement cette initiative qui
apporte des avantages concrets aux consommateurs européens. De la réservation à
l'arrivée, l'Europe met en place des règles plus claires, des droits renforcés
pour les passagers et une plus grande sérénité pour les voyageurs dans toute
l'Union.
> Largement reconnue comme le berceau de la
démocratie au Ve siècle avant J.-C., la Grèce a revêtu une signification
particulière lors de ma première visite en tant que commissaire européen. C’est
ici que la démocratie a vu le jour, comme une idée. Aujourd’hui, partout en
Europe, notre mission est de la renouveler sans cesse dans la pratique :
grâce à des institutions fortes, des médias indépendants, une société civile
active, des gouvernements responsables et un État de droit solide.
Avec le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, j’ai évoqué les réformes en cours
en Grèce concernant l’État de droit, la résilience démocratique, la liberté des
médias et la protection des enfants en ligne. Avec le ministre d'État Akis
Skertsos, le ministre auprès du Premier ministre Pavlos Marinakis et le
ministre de la Justice Giorgos Floridis, nos échanges ont porté sur les
réformes de la justice, la lutte contre la corruption, la liberté de la presse
et l'importance de préserver la confiance du public dans les institutions. J'ai
également rencontré des organisations de la société civile et des autorités
indépendantes, dont le travail est essentiel à la vie démocratique. Elles
contribuent à garantir la protection des droits, le contrôle du pouvoir et la mise
en œuvre concrète de la responsabilité, au-delà des simples textes de loi. Au
Parlement hellénique, les échanges avec des représentants de tous les horizons
politiques ont été très enrichissants. Le débat ouvert, les contre-pouvoirs
institutionnels et l'engagement démocratique demeurent indispensables à la
résilience des démocraties européennes. Tout au long de cette visite, un
message s'est imposé : la démocratie et l'État de droit ne sont pas un héritage
définitif. Ils se renouvellent à chaque génération, par la vigilance, le
dialogue et la confiance. Retour à Bruxelles demain matin pour une réunion du
Collège des commissaires.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> L’UE salue l’engagement supplémentaire des États-Unis en matière de
financement humanitaire. Face à des besoins humanitaires croissants dans le
monde, un engagement fort demeure essentiel pour fournir une aide vitale à
l’échelle mondiale. Nous nous réjouissons de poursuivre notre étroite
coopération avec les États-Unis, les autres donateurs internationaux et le chef
des Nations Unies pour l’aide humanitaire.
> Je salue l’engagement financier humanitaire annoncé par les États-Unis. Cet engagement témoigne d’une solidarité forte envers les populations vulnérables du monde entier. L’UE est prête à collaborer étroitement avec les États-Unis pour apporter une réponse efficace aux crises humanitaires à travers le monde. Aujourd’hui plus que jamais, un soutien accru à l’aide d’urgence est essentiel pour permettre aux organisations humanitaires de fournir une aide vitale aux personnes touchées par les conflits, les déplacements de population, l’insécurité alimentaire et les catastrophes naturelles. La voie à suivre est claire : garantir le partage continu des responsabilités internationales et défendre l’importance d’une action humanitaire fondée sur des principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance. Une coordination étroite entre les donateurs et les acteurs humanitaires demeure cruciale pour maximiser l’impact et garantir que l’aide parvienne aux personnes qui en ont le plus besoin, quels que soient leur identité, leur lieu de résidence et leurs convictions. Dans un contexte mondial de plus en plus fragile, un financement humanitaire durable de la part des donateurs et une coopération multilatérale restent primordiaux. L’UE continuera de travailler avec ses partenaires pour faire respecter le droit international humanitaire, protéger les civils et faciliter l’accès humanitaire dans les situations de crise à travers le monde.
> Terrible nouvelle de Kherson : une mission de l’OCHA clairement identifiée, dont le chef de l’OCHA en Ukraine, a été la cible d’une attaque de drone lors d’une visite à Ostriv. Les travailleurs humanitaires sont protégés par le droit international humanitaire et ne doivent jamais être pris pour cible.
> Plus de 1 500 drones russes et des dizaines de missiles ont été lancés contre des villes ukrainiennes depuis hier. Des habitations civiles, une école et des infrastructures essentielles ont été touchées. Des civils innocents ont été tués et blessés. Les Ukrainiens ont plus que jamais besoin de protection, de soutien et de solidarité.
> Des alertes plus rapides, des outils plus performants, des vaccins et des traitements accessibles aux populations en temps voulu. Nous lançons l’Initiative mondiale pour la résilience sanitaire afin de renforcer la préparation en Europe et dans le monde.
> En
décembre, ici à Berlaymont, j'ai rencontré des victimes de pratiques de
conversion. Je n'oublierai jamais ce que j'ai entendu.
Appelons-la Sarah.
Elle m'a raconté son histoire de honte, d'abus et d'isolement.
Et Sarah n'était pas seule. Nous avons entendu d'autres histoires
terrifiantes. Médication forcée. Violence verbale et physique. Décharges
électriques. Isolement. Harcèlement psychologique. Abus sexuels. Viol.
Et tout cela s'appelait ... « thérapies ».
Mais aucune de ces thérapies n'a fonctionné. Au contraire, ces pratiques
entraînent de graves troubles mentaux, trouble de la personnalité qui peuvent
mener à une dépression grave.
Imaginez un instant. On te dit par tes parents, par tes proches : « Il y a
quelque chose qui ne va pas chez toi. Mais ne vous inquiétez pas, nous allons
vous aider. Nous allons te soigner. »
Mettez-vous à la place de cette personne, petit à petit, vous commencez à
croire que vous avez un problème, que vous êtes malade. Vous ressentez une
certaine honte. Et vous ne savez plus à qui vous confier d'autant que ceux qui
veulent vous aider sont parfois des personnes que vous aimez le plus, vous leur
faite confiance.
Sarah, je me souviens a dit que ça ressemblait « à un film d'horreur. Elle
était perdue dans un cauchemar, jour et nuit, elle voulait disparaître, elle
pensait au suicide ».
C'est ce que sont vraiment les pratiques de conversion. Pas une thérapie.
Pas des soins. C'est de la violence, déguisée.
Personne ne devrait avoir à ressentir ça. Personne ne devrait avoir à vivre
ça. Cela n'a absolument aucune place dans notre Union.
Des histoires comme celle de Sarah expliquent aussi pourquoi tant de jeunes
Européens ont décidé qu'ils ne pouvaient plus rester silencieux.
L'un d'eux était Mattéo, un jeune homme de 20 ans, et ses amis. Ils ont
décidé que quelque chose devait changer en Europe.
Sans argent. Et aucune organisation derrière eux. Juste les réseaux
sociaux, une détermination pure et une profonde conviction de faire la
différence.
Et leur arme de prédilection : la démocratie.
Ils ont recueilli plus d'un million de signatures à travers l'Europe. Un
million de personnes qui ont dit : assez.
Aujourd'hui, la Commission européenne répond à cet appel. Et c'est une
célébration de notre démocratie européenne.
Les pratiques de conversion reposent sur un mensonge : celui que les
personnes LGBTIQ+ ont besoin d'être « réparées », qu'il y a quelque chose qui
cloche chez elles. Il n'y a rien à réparer, rien à guérir, personne à changer.
On ne peut pas torturer une personne pour effacer son identité. On ne peut pas
légiférer dessus. Et pourtant, ces pratiques persistent. Ce n'est pas un
problème marginal. Une personne LGBTIQ+ sur quatre, et près de la moitié des
personnes transgenres, déclarent avoir subi ces pratiques. La présidente von
der Leyen m'a confié une mission personnelle : lutter contre les pratiques de
conversion. Je l'ai prise au sérieux dès le premier jour.
En novembre 2025, l'initiative citoyenne visant à interdire ces pratiques a été
soumise à la Commission. Nous avons mis à profit les six mois qui nous étaient
impartis pour recueillir des données, évaluer soigneusement l'initiative et
préparer notre réponse. Aujourd'hui, nous agissons.
La Commission européenne adresse un message clair et sans ambiguïté à chaque
État membre de l'Union : Interdisez les pratiques de conversion. Maintenant.
Nous appelons les États membres à interdire ces pratiques par le biais d'une
recommandation de la Commission. Ceci envoie un signal fort : ces pratiques
sont néfastes et doivent être illégales. Les États membres ont un rôle
essentiel à jouer, car cela relève en grande partie de leur responsabilité.
Huit États membres ont déjà interdit ces pratiques. Ils ont prouvé que c'est
possible. Nous capitalisons sur cette dynamique et appelons les autres à
suivre. Grâce à cette recommandation, je plaiderai personnellement auprès des
ministres de toute l'Union pour mettre fin à ces pratiques barbares. Notre
recommandation protégera toutes les personnes LGBTIQ+, en particulier les plus
vulnérables. Elle cible les pratiques de conversion qui tentent de modifier ou
de supprimer l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'expression de
genre d'une personne. Nous la soutenons par des actions concrètes : campagnes
de sensibilisation pour prévenir les abus, meilleur accès à la justice pour les
victimes et formations pour renforcer le soutien médical et psychologique.
Cette recommandation sera soutenue par notre groupe d'experts sur l'égalité des
personnes LGBTIQ+, qui réunit les États membres et la Commission. Notre premier
Forum politique LGBTIQ+ avec la société civile se concentrera sur la manière
dont nous pouvons lutter ensemble contre les thérapies de conversion. Nous avons
également lancé une étude dédiée afin de comprendre l'ampleur et l'impact de
ces pratiques dans toute l'UE. Car il nous fallait des faits, pas des
suppositions ; des preuves, pas de l'instinct. Nous disposons désormais des
deux. Et nous agissons en conséquence. Permettez-moi de conclure. Cette année
marque le trentième anniversaire de la toute première Marche des Fiertés à
Bruxelles. Quelques milliers de personnes défilant dans les rues pour des
droits qui semblaient alors inaccessibles. Ce dimanche, nous célébrons la
Journée internationale contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie. Et
cette semaine, nous franchissons une étape concrète vers l'éradication
définitive des thérapies de conversion. À Sarah, à Mattéo et ses amis, et à
chacune des millions de personnes qui ont signé cette pétition : nous vous
avons entendus. Et voici notre réponse : nous sommes d'accord avec vous. À
toutes les personnes LGBTIQ+ qui ont souffert de ces pratiques : vous n'aviez
rien de mal. Vous n'aviez jamais besoin d'être « réparés ». Vous êtes
parfait(e) tel(le) que vous êtes. Et l'Union européenne est à vos côtés.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> 88 % des Kosovars croient en la perspective européenne du pays. Nous
sommes prêts à répondre à leur appel à intensifier nos efforts sur les
questions économiques, le progrès démocratique et les réformes. 2026 peut être
une année charnière pour le Kosovo, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités
européennes. Cela exige que les forces politiques s'unissent et instaurent une
stabilité institutionnelle durable.
> L’UE et le Royaume-Uni partagent la même détermination à mettre fin à la guerre d’agression illégale menée par la Russie en Ukraine, à soutenir le processus d’adhésion à l’UE et à préparer la reconstruction du pays. J’ai remercié le Royaume-Uni pour son soutien budgétaire et sa coopération dans le cadre du mécanisme pour l’Ukraine. Nous sommes convenus de renforcer nos efforts conjoints pour lutter contre l’ingérence étrangère dans l’information et les menaces hybrides dans nos pays candidats.
● Parlement européen
> Martin Hojsík (vice-président)
> L'énergie dont nous avons besoin sous nos pieds. C’est la Géothermie de nouvelle
génération. Commission européenne, il est temps d'agir. Les États-Unis
investissent, le Japon investit, la Chine investit. Où est l'UE? Allons-nous
passer à côté d'une autre technologie de pointe, essentielle à notre #sécurité
et à notre compétitivité?
> [Slovaquie] Chemko Strážske symbolise l'incapacité de l'État à protéger la santé des populations et la nature depuis des années. Ce fardeau environnemental est débattu depuis des décennies, mais au lieu de solutions systémiques, on ne constate que de vaines déclarations publiques. C'est pourquoi je soutiens pleinement cette action en justice. Non pas pour en faire un énième affrontement politique, mais parce que les habitants de la région ont le droit de protéger leur santé et leur environnement. Si l'État n'en fait pas assez, il faut exercer des pressions pour qu'il agisse. Cet effort vise à ce que les habitants de Zemplín obtiennent enfin la réparation qu'ils méritent après toutes ces années. Zemplín a besoin de mesures concrètes et de résultats tangibles. Car les habitants de cette région méritent mieux que de simples paroles.
> Les gouvernements de Fico ne se contentent pas de piller les ressources, ils engendrent aussi la déchéance. À leurs yeux, l'État n'est pas là pour aider, soutenir et prendre soin des citoyens. Il est punitif, agaçant et exaspérant. Sauf si vous faites partie de leurs alliés ou d'un groupe d'électeurs clé. Dans ce cas, vous pouvez faire ce que vous voulez, ou bien ils feront tout pour vous corrompre. Il en résulte non seulement la déchéance de la Slovaquie, mais aussi une méfiance inexistante envers les institutions et une volonté inconsciente de les éviter autant que possible. Une fuite, non pas un départ, mais une fuite de la jeunesse. Remplacer Fico ne signifie pas seulement changer de gouvernement. Cela signifie aussi changer l'approche de l'État envers le peuple.
> Quels intérêts Fico défend-il réellement ? Ce ne sont pas les intérêts slovaques.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Lentement mais sûrement, les personnes raisonnables commencent à
comprendre que l'Irlande doit engager un débat sur l'énergie nucléaire. Notre
politique énergétique doit reposer sur la science, l'ingénierie, l'économie et
l'environnement. Notre approvisionnement et notre sécurité énergétiques sont
trop importants pour être laissés entre les mains d'idéologues.
> Il est clair que le bœuf brésilien ne répond pas aux normes que l'UE exige de ses propres éleveurs. Le Brésil a été placé sur une liste noire en raison de l'utilisation d'antibiotiques et d'hormones de croissance dans sa production bovine. C'était l'une de mes préoccupations concernant le Mercosur.
Dan Barna (vice-président)
> De savoureuses tomates roumaines, cultivées dans des serres financées par
l'UE dans la commune de Căpușu Mare, sont disponibles toute l'année dans les
supermarchés. J'ai visité deux projets réussis d'agriculture moderne dans la
commune de Căpușu Mare, dans le comté de Cluj, qui illustrent, chiffres à
l'appui, la véritable efficacité des fonds européens lorsqu'ils rencontrent
passion et détermination : les serres BIO Culture et la Serra Căpuș.
L'Europe est présente en Roumanie, à travers chaque projet qui contribue à
l'amélioration des conditions de vie des communautés. Merci à Alina Nedeluș,
Ion Susan et Dorin Vargas pour votre accueil. Félicitations à vos équipes et à
tous ceux qui œuvrent pour une agriculture moderne ! Vous prouvez qu'ici,
en Roumanie, nous pouvons avoir des serres de niveau international, dotées
d'équipements de pointe et de procédés technologiques innovants.
> Notre sécurité est garantie par l'unité transatlantique.
Petras Austrevicius (député)
> Les députés européens ont exprimé leur solidarité et leur soutien aux
Tatars de Crimée, rappelant les crimes de génocide perpétrés par les
Soviétiques à leur encontre. La Crimée fait partie de l'Ukraine ; les
crimes commis contre les Tatars de Crimée ne doivent pas être oubliés !
> Un groupe de députés européens appelle A. Costa et K. Kallas non seulement à condamner les nombreuses exécutions récentes à motivation politique en Iran, mais aussi à mener des efforts à l'ONU pour établir un tribunal spécifique à l'Iran afin de mettre fin à l'impunité et d'exiger des comptes.
> La Russie a lancé une nouvelle attaque majeure par drone contre l'Ukraine. Une douzaine de civils ont été tués, de nombreux blessés et de nombreuses infrastructures civiles détruites. Les crimes de guerre commis par la Russie exigent la mise en place immédiate du Tribunal spécial et son fonctionnement effectif.
> Le soutien à l'Ukraine doit se poursuivre, mais la composante militaire européenne va se renforcer, la réalité sécuritaire ayant changé. La coalition au pouvoir a reconsidéré avec soin ces déclarations, notamment en vue de sa présidence du Conseil de l'UE en 2027.
Engin Eroglu (député)
> J'ai récemment eu une excellente réunion avec Hannes van Raemdonck de Team
Nexperia concernant la situation actuelle de l'entreprise. Il est important
pour nous de tirer les leçons de cette affaire et de rester vigilants quant aux
secteurs critiques, tout en soutenant les entreprises européennes confrontées à
des pressions extérieures. Je suis convaincu que le Parlement continuera de
suivre de près l'évolution de la situation concernant les mesures coercitives
prises par la Chine, et nous veillerons à ce que l'UE conserve sa souveraineté
stratégique en matière de technologies et de capacités industrielles.
> L'Europe doit enfin se réveiller ! La visite du président Donald Trump en Chine a une fois de plus démontré à quel point l'équilibre des pouvoirs mondiaux a basculé. Trump est arrivé à Pékin en homme politique américain de puissance et est reparti de Chine en quête d'accords d'exportation. Concernant notamment la question de Taïwan, il est devenu évident que la Chine agit avec une confiance grandissante et influence de plus en plus le cadre de la politique étrangère mondiale. Le secrétaire d'État Marco Rubio a tenté d'atténuer, par ses discours, l'impression de faiblesse américaine, mais les images et les messages venant de Pékin racontaient une tout autre histoire. Pékin a ainsi démontré au monde entier la nouvelle hiérarchie entre les deux puissances. De grandes entreprises américaines se sont rendues en Chine dans l'espoir d'un meilleur accès au marché. Mais la réalité est la suivante : la Chine continue d'utiliser les entreprises occidentales de manière stratégique, les considérant de plus en plus comme une simple technologie de transition sur la voie d'une domination technologique totale. La Chine a atteint son objectif stratégique : obtenir davantage de puces haut de gamme en provenance des États-Unis tout en démontrant sa propre puissance au monde. Le président Xi Jinping a obtenu l'image qu'il souhaitait projeter auprès des publics nationaux et internationaux : un président américain assis à Pékin, souriant poliment à la table des négociations. Et qu'ont reçu les États-Unis en retour ? Davantage d'exportations de soja, de livraisons de bœuf et l'achat de 200 avions Boeing. Tandis que la Chine poursuit sa transformation en première puissance technologique mondiale, ses partenaires commerciaux se réduisent de plus en plus à de simples fournisseurs de matières premières et de produits agricoles. La Chine poursuit une stratégie à long terme. Dans le secteur agricole, il ne s'agit pas d'un hasard, mais d'une décision stratégique délibérée. Les États-Unis continuent de consacrer plus de 30 milliards de dollars par an au financement de leur secteur agricole. La Chine peut ainsi importer des produits agricoles américains à bas prix tout en orientant ses propres ressources étatiques vers les industries d'avenir : la production de haute technologie, la robotique, l'intelligence artificielle, l'exploration spatiale, la modernisation militaire et le développement du nucléaire. À chaque tonne de produits alimentaires importée, les systèmes de subventions américains sont indirectement consolidés, tandis que les dépendances économiques à long terme sont renforcées. Cette stratégie n'est ni nouvelle ni secrète. Elle est visible depuis des années. Malheureusement, des évolutions similaires s'observent également au sein de l'Union européenne. Plusieurs États membres et une partie du Parlement européen continuent de sous-estimer la dimension géopolitique de ces changements. Le sommet UE-Chine annulé est passé presque inaperçu, alors qu'il constitue un signal fort et pourrait représenter un tournant majeur dans les relations bilatérales. L'échec de nombreux États européens s'explique par les mêmes erreurs stratégiques que celles commises par les États-Unis. L'Espagne célèbre ses exportations de porc, la France celles de blé et d'orge, et l'Allemagne celles de pommes, de pattes de poulet et d'oreilles de porc. Mais la question essentielle demeure : pouvons-nous ainsi préserver notre prospérité à long terme ? La réponse est non. Tandis que la Chine contrôle des pans entiers des industries de demain, l'Europe continue de débattre de la réglementation des emballages, de l'interdiction des moteurs à combustion et d'une bureaucratie excessive. L'Europe risque de devenir un vestige du passé industriel, technologiquement dépendante, affaiblie par sa politique énergétique et militairement sous-préparée. Même la vente de quelques avions est publiquement célébrée, bien que de telles transactions soient souvent des gestes symboliques destinés à masquer une faiblesse stratégique. Sous la présidence de Xi Jinping, la Chine a démontré sa volonté de payer presque n'importe quel prix pour atteindre la parité technologique et géopolitique avec les États-Unis. C'est la population chinoise, du simple paysan à la classe moyenne jusqu'aux plus hauts gradés, qui a payé le prix fort de cette stratégie. Chaque mot prononcé par Xi Jinping lors de sa rencontre avec Trump était vraisemblablement le fruit d'innombrables scénarios stratégiques.
> Ce qui était particulièrement frappant, c'était sa référence à « nos deux superpuissances ». Par cette déclaration, la Russie se trouvait une fois de plus indirectement reléguée au rang de puissance régionale, à l'instar de ce qu'avait décrit Barack Obama auparavant. La capacité des États-Unis à maintenir leur leadership à égalité avec la Chine reste incertaine. L'Afghanistan et les événements concernant l'Iran ont renforcé les doutes de la communauté internationale quant à la puissance américaine à long terme. L'Europe doit enfin se réveiller. Dans la compétition entre les systèmes, nous vivons encore dans un modèle plus performant que celui de la Chine. Notre système repose sur la diversité, le libre marché, l'État de droit et la stabilité institutionnelle. Lorsque des dirigeants échouent ou que des gouvernements changent, le système lui-même continue de fonctionner. Notre économie demeure adaptable, et même une influence étrangère peut ralentir l'Europe, mais non l'arrêter. Le président Trump pensait pouvoir imiter la Chine et ainsi renforcer les États-Unis. Ce fut une erreur stratégique. L'Europe ne doit pas la reproduire. Les dirigeants de l'UE ont confondu symbolisme moral et politique industrielle stratégique et, dans un contexte de bouleversements des rapports de force mondiaux, ont affaibli la compétitivité économique de l'Europe. Entre 2019 et 2024, sous Ursula von der Leyen, des décisions politiques ont été prises qui ont gravement nui à nos industries, à nos PME et à notre capacité d'innovation. L'Europe doit renouer avec une véritable économie de marché, moins bureaucratique, plus innovante et plus audacieuse dans sa volonté de soutenir l'entrepreneuriat et le capitalisme. Nous devons redevenir un pôle mondial d'innovation, d'investissement et d'employeurs désireux de créer des emplois et de développer les technologies de demain en Europe. Le XXIe siècle ne se jouera pas sur des déclarations morales, mais sur la puissance technologique, la capacité industrielle, la sécurité énergétique, la puissance financière et la détermination géopolitique. Ceux qui n'en prendront pas conscience ne façonneront pas le nouvel ordre mondial ; ils le subiront.
> Chaque mot prononcé par Xi Jinping lors de sa rencontre avec Trump avait probablement été préparé à l'aune d'innombrables scénarios stratégiques. Sa référence à « nos deux superpuissances » était particulièrement frappante. Par cette déclaration, la Russie se trouvait une fois de plus indirectement reléguée au rang de puissance régionale, comme l'avait déjà décrit Barack Obama. La capacité des États-Unis à maintenir leur leadership à égalité avec la Chine reste incertaine. L'Afghanistan et les événements concernant l'Iran ont renforcé les doutes de la communauté internationale quant à la puissance américaine à long terme. L'Europe doit enfin se réveiller. Dans la compétition entre les systèmes, nous vivons encore dans un modèle plus performant que celui de la Chine. Notre système repose sur la diversité, le libre marché, l'État de droit et la stabilité institutionnelle. Lorsque des dirigeants échouent ou que des gouvernements changent, le système lui-même continue de fonctionner. Notre économie demeure adaptable, et même l'influence étrangère peut ralentir l'Europe, mais non l'arrêter. Le président Trump pensait pouvoir imiter la Chine et ainsi renforcer les États-Unis. Ce fut une erreur stratégique. L'Europe ne doit pas la reproduire. Les dirigeants de l'UE ont confondu symbolisme moral et politique industrielle stratégique et, dans un contexte de bouleversements des rapports de force mondiaux, ont affaibli la compétitivité économique de l'Europe. Entre 2019 et 2024, sous la direction d'Ursula von der Leyen, des décisions politiques ont été prises qui ont gravement nui à nos industries, à nos PME et à notre capacité d'innovation. L'Europe doit renouer avec une véritable économie de marché, caractérisée par une bureaucratie allégée, une plus grande capacité d'innovation et une plus grande audace en matière d'entrepreneuriat et de capitalisme. Nous devons redevenir un pôle mondial d'innovation, d'investissement et d'employeurs désireux de créer des emplois et de développer les technologies de demain en Europe. Le XXIe siècle ne se jouera pas sur des déclarations morales, mais sur la puissance technologique, les capacités industrielles, la sécurité énergétique, la puissance financière et la détermination géopolitique. Ceux qui n'en prendront pas conscience ne façonneront pas le nouvel ordre mondial ; ils le subiront.
> Le président Trump et le secrétaire général Xi se rencontrent à Pékin. Si Trump était en position de force lors de sa dernière visite, la donne a changé cette fois-ci. Les attentes sont élevées et nous suivrons ce sommet de près. Bien sûr, il ne faut jamais crier victoire trop tôt ; nous aurons tout le temps d’y penser une fois que tout sera décidé.
Karin Karlsbro (députée)
> Alors que la Russie lance des attaques ciblées contre l'industrie
sidérurgique ukrainienne pour couper une source de financement vitale, l'UE ne
doit pas punir ce pilier de l'économie ukrainienne par des droits de douane.
Michal Kobosko (député)
> L'Ukraine a fait, fait et fera toujours partie de la communauté
européenne, comme je l'ai souligné lors du congrès Impact 26, l'un des
événements technologiques et économiques les plus importants d'Europe centrale
et orientale, qui a réuni entreprises, chercheurs, administrations et médias.
Dans le contexte européen actuel, il n'y a pas de place pour l'ambiguïté. C'est
pourquoi il est positif que l'Ukraine ait désormais officiellement le statut de
pays candidat et mette en œuvre des réformes spécifiques dans ce cadre. Kiev
fait partie du système d'itinérance et des projets d'intégration du système
bancaire ukrainien au système européen sont également en cours. Ce processus
est en marche, et c'est une bonne chose. La question de l'adhésion à part
entière reste à résoudre : quand et à quelles conditions ? Il ne faut
pas prendre de raccourcis. Des inquiétudes légitimes subsistent, y compris en
Pologne, concernant le marché commun, et plus particulièrement le marché
agricole. Un large débat est donc nécessaire pour défendre les intérêts
polonais et, surtout, pour distinguer les faits de la désinformation. Les
prochaines étapes sont l'instauration d'une paix juste et la fin de la guerre,
la conclusion des négociations clés et la finalisation de la mise en œuvre des
réformes essentielles. La présence de l'Ukraine au sein de l'UE est dans
l'intérêt de l'Europe et de la Pologne.
> Nous avons de quoi être fiers concernant les solutions réglementaires et l'approche de la Pologne en matière de simplification. Nous pouvons sans aucun doute servir d'exemple. C'est l'une des principales conclusions du débat que j'ai co-organisé, consacré à la déréglementation et à l'accroissement de la compétitivité de l'économie européenne. (…) L'élaboration de politiques de simplification au niveau de l'UE doit s'appuyer sur une forte implication de la société civile et du monde des affaires, car leur développement et leur mise en œuvre efficaces requièrent le soutien des pouvoirs publics. Selon Draghi et Letta, les principaux obstacles réglementaires à la compétitivité de l'UE proviennent d'un marché unique fragmenté, d'une bureaucratie excessive, de lourdeurs administratives et d'une lenteur d'adaptation de la réglementation aux évolutions technologiques. La Commission européenne a déjà proposé dix actes omnibus. Parallèlement, nous sommes pleinement conscients de l'ampleur du défi. Nous ne gagnerons pas en compétitivité en nous concentrant sur la modification de différentes lois chaque année. Les entreprises ont besoin de stabilité réglementaire. Il est également nécessaire de repenser notre approche de la simplification réglementaire ; une approche fondamentalement nouvelle s'impose, selon laquelle plus la réglementation est simple, mieux c'est. Grâce à notre gouvernement actuel en Pologne, nous avons placé la déréglementation et la simplification parmi les priorités clés de notre agenda économique et européen. Notre approche en Pologne repose sur un principe simple : la simplification doit apporter des améliorations concrètes et pratiques aux activités quotidiennes des entreprises. C'est pourquoi le gouvernement a lancé d'importantes mesures de déréglementation, axées sur la réduction des charges administratives, l'accélération de la numérisation, la rationalisation des procédures fiscales, la simplification des marchés publics, la facilitation des investissements dans les énergies renouvelables et la réduction des obligations de déclaration inutiles. De plus, l'initiative « We Check » recueille les idées directement auprès des entreprises et des citoyens. Des milliers de propositions ont été soumises, dont beaucoup sont très précises et pratiques, et s'attaquent aux obstacles auxquels les entreprises sont confrontées au quotidien. Je pense que c'est quelque chose dont nous devrions être largement fiers, et que la voie empruntée par la Pologne devrait servir de modèle aux autres pays européens.
> L'IA offre d'énormes opportunités, mais aussi des défis et des menaces, comme j'ai pu le constater la semaine dernière en participant à la délégation du Parlement européen à Washington et à Boston.
> Nous avons de quoi être fiers dans le contexte de la déréglementation. J'en ai parlé hier lors d'une conférence sur la simplification et l'accroissement de la compétitivité de l'économie de l'UE, que j'ai co-organisée au Parlement européen.
Bart Groothuis (député)
> Mythos introduit une doctrine de force écrasante dans le domaine
cyber. Le piratage à grande échelle, à la vitesse de la lumière, fait son
apparition sur la scène mondiale, et les modèles open-source chinois suivront
dans les mois à venir. L’Europe doit se préparer de toute urgence à ce qui
arrive, et la Commission européenne doit fournir des orientations et des
conseils aux PDG et aux responsables de la sécurité des systèmes d’information
sur tout le continent.
Ces nouveaux modèles ont une capacité sans précédent à détecter et exploiter
des vulnérabilités cachées dans les logiciels qui font fonctionner notre
internet, nos banques, nos réseaux électriques et nos gouvernements. La
construction de la résilience doit donc être une priorité absolue. Bien que
l’internet puisse finalement devenir beaucoup plus sûr grâce à cette nouvelle
technologie, une course contre la montre a désormais commencé. L’Europe doit
être prête et activement impliquée dans le développement de solutions pour ses
entreprises et ses institutions critiques.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Le logement à Berlin doit rester abordable. Par conséquent : Oui à la
construction ! Non au contrôle des loyers ! La hausse des loyers et la pénurie
de logements ne peuvent être résolues par la réglementation. Au lieu d'un
plafonnement national des loyers, comme le réclame le SPD, nous avons besoin
d'un cadre plus favorable pour construire plus d'appartements, plus rapidement
et à des prix plus abordables. Car même le dernier plafonnement des loyers à
Berlin n'a jamais été socialement juste. Ce ne sont pas les personnes à faibles
revenus qui en ont le plus profité. Au lieu de nouvelles atteintes aux droits
fondamentaux, qui ne font que retirer des logements locatifs du marché, nous,
au FDP, plaidons pour davantage de terrains constructibles, une simplification
des procédures d'urbanisme et d'autorisation, et l'instauration d'un abattement
fiscal sur les droits de mutation immobilière.
Henning Höne (vice-président)
> Nous aimons la liberté et la compétition. Ces dernières semaines, il est
devenu évident que le FDP puise une force immense dans cette passion. Les
nombreuses réactions positives nous ont donné un élan considérable et ont
envoyé un message clair à tous ceux qui nous avaient déjà enterrés.
Parallèlement, nous reconnaissons que, dans la situation actuelle de notre pays
et de notre parti, il est nécessaire de concentrer nos efforts sur la
compétition politique extérieure plutôt que sur les rivalités internes. Nous, libéraux-démocrates,
voulons faire une proposition convaincante à tous les électeurs qui partagent
notre amour de la liberté. Nous voulons être l'antithèse d'une coalition qui se
désagrège, se perd dans les luttes intestines et le manque d'imagination, et
qui n'a même plus la force de gérer son propre déclin. C'est pourquoi je
soutiens la candidature de Wolfgang Kubicki et je me présente au poste de premier
vice-président fédéral. Wolfgang et moi dirigerons le parti ensemble pendant
les douze prochains mois. L'Allemagne a aujourd'hui besoin d'un programme
politique qui privilégie la croissance économique aux hausses d'impôts
incessantes. Il nous faut un parti politique qui ait le courage de reconnaître
que l'État dépense trop d'argent, étouffant ainsi l'innovation et le progrès.
Il nous faut également une force politique puissante qui défende l'autonomie et
la responsabilité individuelle, au lieu de recourir à toujours plus de
réglementations gouvernementales qui ne font qu'alourdir la bureaucratie sans
apporter de valeur ajoutée. C'est sur cela que nous voulons concentrer nos
efforts : unir nos forces et redonner confiance au FDP.
● Autriche
♦ Neos
> Notre problème n'est pas un manque de recettes, mais un problème de
dépenses. Les financements en double et en triple, les structures inefficaces
et le manque de transparence coûtent des milliards. C'est précisément par là
qu'il faut commencer. Mais de véritables réformes ne peuvent aboutir que si
nous travaillons ensemble ; cela requiert également la volonté et le
soutien des États pour enfin éliminer les doublons.
> L'Europe ne doit pas se préparer à la guerre. L'objectif est une Europe qui demeure capable de vivre en paix. Cela exige une capacité de défense conçue conjointement. Aucun État européen, même parmi les plus grands, ne peut y parvenir seul. La question est de savoir comment organiser la sécurité de manière à favoriser la paix.
> L'Europe ne se limite pas à Bruxelles. L'Europe fait partie intégrante de notre quotidien. NEOS X est la branche internationale de NEOS, qui représente plus de 500 000 Autrichiens résidant à l'étranger, notamment dans ce que l'on appelle souvent le « 10e État fédéral ». Nous militons pour plus de liberté, moins de bureaucratie et une coopération européenne renforcée. NEOS X International met en relation des Autrichiens de Berlin à Nicosie, de Madrid au Luxembourg, et de toute l'Europe. Ensemble, nous apportons à l'Autriche des idées, des expériences et des avancées. Car : Nombreux sont ceux qui parlent d'Europe. Nous, nous vivons l'Europe.
> « L’avenir est meilleur que le présent », mais seulement si nous le façonnons activement. Une Europe qui ne se contente pas d’administrer, mais qui façonne. Une Europe qui aspire à être plus qu’une puissance régionale : un acteur mondial de premier plan. Souhaitons-nous vraiment embrasser cette ambition et façonner activement notre destin commun ?
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Il est bon de pouvoir enfin aborder la coopération internationale sous un
angle humanitaire lors de la réunion d'aujourd'hui du Conseil des Affaires
étrangères sur le développement. Dans un monde de plus en plus brutal et
instable, la coopération se réinvente chaque jour, souvent autour de la
sécurité. Mais il doit subsister un espace pour une coopération internationale
guidée par un principe plus fondamental : la solidarité. C'est une valeur
que l'Europe doit continuer de défendre et d'incarner. Ce besoin n'a jamais été
aussi criant. La crise du hantavirus et l'épidémie d'Ebola dans la région des
Grands Lacs ont toutes deux démontré combien la coopération axée sur les biens
publics mondiaux, en particulier la santé, est cruciale. La Belgique a fait de
la santé, du climat et de la stabilité les trois priorités de sa coopération au
développement. Nous sommes convaincus que l'Europe se distingue non pas en
s'appropriant les ressources des autres, mais en bâtissant de véritables
partenariats fondés sur des intérêts mutuels. Le programme Global Gateway
demeure essentiel, mais son efficacité doit être évaluée non pas au nombre de
projets, mais à leur qualité et à leur impact réel. L'Europe ne peut se
permettre de laisser un vide, surtout en Afrique. Car d'autres le combleront,
avec une approche bien plus transactionnelle.
> La frappe de drone signalée près de la centrale nucléaire de Barakah aux Émirats arabes unis est extrêmement préoccupante. Toute activité militaire affectant ou menaçant des installations nucléaires est inacceptable et risque d'avoir des conséquences bien au-delà des frontières nationales. La sûreté et la sécurité nucléaires ne sauraient être compromises en aucun cas. La Belgique condamne fermement toute action mettant en péril ces principes et exprime sa pleine solidarité avec les Émirats arabes unis.
> A Chișinău pour la 135e session ministérielle du Conseil de l'Europe. 46 États membres réunis autour de la table. Dans une Europe ébranlée par la guerre, la polarisation et les ingérences étrangères, cette organisation doit demeurer notre pilier démocratique. Trois priorités pour la Belgique. Premièrement, justice pour l'Ukraine. La Belgique figurera parmi les États fondateurs du Tribunal spécial pour le crime d'agression. La justice n'est pas une option en diplomatie, mais une condition essentielle à une paix durable. Les violations graves du droit international ne sauraient rester impunies. Deuxièmement, les migrations. Nous devons pouvoir en parler clairement, sans tabous ni naïveté. Mais jamais au détriment des fondements de nos démocraties : l'État de droit, l'indépendance de la Cour de Strasbourg et l'universalité des droits de l'homme. Une déclaration commune a été adoptée à l'unanimité. Sur la question des migrations, @coe a su rassembler les points de vue nationaux et la jurisprudence de la Cour pour répondre aux enjeux contemporains des migrations et garantir le plein respect de la CEDH. Troisièmement, la résilience démocratique. La désinformation est une stratégie visant à diviser nos sociétés et à saper nos institutions. L’Europe a besoin d’une réponse coordonnée à la désinformation et aux menaces hybrides. 46 États membres réunis à Chișinău. C’est un symbole fort. Mais notre famille n’est pas encore au complet. Le Kosovo a organisé des élections reconnues comme libres et équitables. Ses citoyens méritent de faire partie du Conseil de l’Europe et de bénéficier de la protection qu’il offre. La Belgique continuera de plaider en ce sens.
> La nuit dernière, la Russie a lancé 1 560 drones et 56 missiles contre l’Ukraine. Il s’agit de l’une des attaques les plus dévastatrices depuis le début de ce conflit. Des maisons ont été rasées à Kiev. Une école a été détruite. Des infrastructures énergétiques ont été touchées. Au moins cinq civils ont été tués, des dizaines blessés et des personnes sont toujours piégées sous les décombres. Un véhicule humanitaire de l’ONU a été délibérément percuté à deux reprises à Kherson. Quelques jours après avoir proposé un cessez-le-feu, la Russie a répondu par la terreur. Que personne ne se demande donc où se situe l’obstacle à la paix. La Belgique condamne sans équivoque ces attaques aveugles. Nous présentons nos plus sincères condoléances aux victimes et à leurs familles. Notre soutien à l’Ukraine est inébranlable. Nous avons contribué à l’initiative PURL afin que l’Ukraine puisse intercepter les missiles que la Russie continue d’envoyer. Et nous continuerons d’accroître la pression sur l’économie de guerre russe, sanction après sanction, jusqu’à ce que Moscou choisisse la diplomatie plutôt que la destruction. La Belgique est solidaire de l’Ukraine.
> Cinq jours en Turquie (Istanbul et Ankara) pour la première mission économique belge sous la conduite de Sa Majesté la Reine Mathilde, la plus grande (428 participants) jamais organisée dans ce pays. La Turquie est notre 5e partenaire commercial et nous y sommes le 8e investisseur. La Turquie, c'est incontestablement un membre de la famille européenne. Hub stratégique pour les questions énergétiques, allié au sein de l’Otan (2e plus grande armée après USA) et pour la sécurité du flanc sud-est européen. Au-delà du renforcement de notre coopération économique, cette mission a permis de rapprocher nos relations politiques. Ce fut l’occasion de rencontres au plus haut niveau : le Président Erdoğan, le Vice-Président Yilmaz ainsi que de très nombreux ministres dont mon homologue aux Affaires étrangères Fidan pour un échange sur les grands enjeux internationaux (Moyen-Orient, détroit d'Ormuz, Ukraine…) ainsi que sur nos relations bilatérales et avec l’UE. L’occasion aussi de rappeler que nous devons diversifier nos partenaires et rapprocher les économies turque et européenne au vu de l’immense potentiel commercial que cela offre. À cet effet, l’Union douanière mérite d’être modernisée: on ne fait pas du business en 2026 avec un cadre signé trente ans auparavant... ce serait paradoxal de ne pas intensifier notre coopération avec nos voisins directs, au risque de maintenir des relations de dépendance vis-à-vis de puissances géopolitiques situées bien plus loin. Nous avons mis en avant les atouts de nos entreprises dans les secteurs portuaire et logistique, biopharma et santé, transition énergétique, digitalisation, industrialisation 5.0, défense et aérospatial. Cette mission a également permis de découvrir l’impressionnant tissu industriel turc, notamment dans l’industrie de défense. Environ 40 nouveaux accords commerciaux et partenariats ont été signés, clôturant en beauté cette mission très stratégique, durant laquelle aucune question n’a été éludée.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Bonne nouvelle pour les voyageurs européens. L’Europe avance vers un
billet ferroviaire unique avec des droits renforcés pour les passagers :
- un seul billet pour plusieurs opérateurs,
- des réservations transfrontalières simplifiées,
- une meilleure protection en cas de retard ou de correspondance manquée.
Une Europe plus simple, plus concrète et plus durable pour les citoyens.
♦ DéFI
François de Smet (député)
> Fusion forcée des zones: la grande arnaque est de tenter de faire croire
que la lutte contre le narcotrafic relèverait d'abord des polices locales et
que c'est pour ça qu'il faut fusionner six zones en créant une nouvelle usine à
gaz. C'est faux: on ne mettra le narcotrafic en échec que par des renforts à la
police judiciaire fédérale et en Justice, pas en fusionnant des zones locales
qui travaillent déjà ensemble. Mais c'est tellement plus simple de faire croire
au peuple que fusion forcée = efficacité, n'est-ce pas ? (…)
J'ai expliqué donc au ministre de l'Intérieur les raisons pour lesquelles DéFI
voterait contre cette fusion forcée des zones de police bruxelloises. C'est une
fusion forcée, juridiquement bancale, financièrement indigente,
démocratiquement régressive, et opérationnellement inutile. Et je n'invente pas
ces qualificatifs : ils proviennent du Conseil d'État, de Brulocalis, de la
Conférence unanime des dix-neuf bourgmestres bruxellois — y compris les
bourgmestres MR et Engagés —, des syndicats de police, et même de plusieurs
magistrats du parquet. Pourquoi imposer cette fusion à Bruxelles, et seulement
à Bruxelles ? En Flandre et en Wallonie, la fusion des zones de police est
volontaire, négociée, encouragée par des incitants financiers. À Bruxelles,
elle est imposée par la loi, sans négociation, sans accord des autorités
locales concernées, contre l'avis unanime de la Conférence des bourgmestres.
Cette différence de traitement n'a aucune justification objective. Au contraire
: nos six zones bruxelloises figurent toutes dans le top douze des plus grandes
zones du pays. Elles dépassent toutes la « taille critique » que la ministre
Verlinden elle-même évaluait entre 300 et 500 collaborateurs opérationnels.
Elles ont déjà la masse, l'expertise et les outils de coopération supra-zonale.
La fusion volontaire, dans le reste du pays, vise à atteindre cette taille
critique. À Bruxelles, elle est déjà atteinte. Six fois. Alors pourquoi
contraindre Bruxelles, et seulement Bruxelles ? Parce que cette fusion est un
totem politique. C'est le prix à payer dans l'accord Arizona pour satisfaire
une revendication ancienne et obsessionnelle des partis flamands. C'est le
nouveau BHV. Une réforme pensée davantage pour mettre au pas Bruxelles que pour
répondre aux besoins du terrain. Et c'est, plus prosaïquement, un message
envoyé aux Bruxellois : votre avis ne compte pas. Votre autonomie communale ne
compte pas. Votre expertise locale ne compte pas. Par ailleurs cette fusion ne
réglera rien des problèmes de sécurité. Et telle est bien l'entourloupe: faire
croire qu'avec plus de complexité, plus de couches décisionnielles, on allait
lutter mieux contre l'insécurité. Le narcotrafic relève de la Police Judiciaire
Fédérale, pas des polices locales. C'est une évidence opérationnelle. Le
démantèlement des réseaux internationaux de cocaïne, le blanchiment des avoirs
criminels, les enquêtes financières complexes, la lutte contre le crime
organisé transnational : tout cela relève des compétences spécialisées de la
PJF Bruxelles, qui travaille déjà avec les six zones locales et avec le parquet
fédéral. Et que constatons-nous depuis des années ? Que la PJF Bruxelles est en
sous-effectif chronique. Que le parquet de Bruxelles tire la sonnette d'alarme.
Que des dizaines de dossiers de criminalité organisée ne sont pas traités faute
d'enquêteurs. Que le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, a même été
la cible d'un projet d'attentat lié au narcotrafic — un fait d'une gravité
absolue qui aurait dû provoquer un sursaut national, et qui a été oublié dans
les discussions politiques. Ce dont a besoin Bruxelles, ce ne sont pas de chefs
de corps fusionnés. Ce sont des enquêteurs supplémentaires à la PJF, des
magistrats du parquet en nombre suffisant, des moyens matériels modernes. Il
manque encore près de cent enquêteurs à la PJF de Bruxelles, et près de mille
policiers à la zone. Et regardons l'exemple d'Anvers. Anvers qui dispose déjà
d'une zone de police unique depuis 2001. Anvers est devenue la principale porte
d'entrée de la cocaïne en Europe. La zone unique anversoise n'a pas empêché —
et n'empêche toujours pas — l'installation des cartels latino-américains, les
fusillades, les tentatives de corruption contre les dockers ou les gardiens de
prison. Qu'aurait-il fallu faire ? Premièrement, un refinancement immédiat et
massif de la Police Judiciaire Fédérale de Bruxelles. Il faut au moins cent
enquêteurs supplémentaires, des moyens technologiques modernes, et un soutien
direct du parquet fédéral. C'est là que se gagne la lutte contre le
narcotrafic. Pas dans la fusion administrative. Deuxièmement, la révision
préalable de la norme KUL. Pas concomitante, pas ultérieure : préalable. Avant
toute discussion sur la structure, on règle la question du financement. C'est
la position des dix-neuf bourgmestres. C'est la position de Brulocalis. C'est
la position de bon sens. Troisièmement, un renforcement des coopérations
supra-zonales existantes, Mutualisation des services techniques, état-major
régional pour les enjeux supra-locaux, harmonisation des outils — tout cela
peut se faire sans abolir les six zones locales. Quatrièmement, un véritable
plan structurel pour la sécurité bruxelloise, négocié avec la Région, les
communes, le parquet et la magistrature. Avec des objectifs mesurables, un
calendrier pluriannuel, et une évaluation indépendante. Comme je l'ai demandé
en question écrite il y a quelques jours à propos des renforts du corps d'intervention
fédéral à Bruxelles-Ouest, nous voulons sortir des opérations « coup de poing »
médiatiques et entrer dans une politique de sécurité structurée. Cinquièmement,
le maintien et le renforcement des conseils de police, plutôt que leur
suppression. Plus de démocratie locale, pas moins. En forçant les Bruxellois à
cette fusion, MR et Engagés sacrifient notre sécurité à la réalisation du
programme des nationalistes. J'espère que chacun s'en souviendra.
> Les collègues de la N-VA ont parlé d'une réforme historique. Je les comprends. Voir des ministres bruxellois libéraux réaliser le programme du nationalisme flamand, en effet, c'est historique.
> Monsieur le ministre, vous avez annoncé qu’il faudra trouver 7 milliards pour compléter l’effort budgétaire Arizona de cette législature. 7 milliards, c’est 2 milliards de plus que ce que préconisait le comité de monitoring de mars dernier mais c’est sans doute le bon chiffre. Sauf que j’ai l'impression que vous êtes le seul au sein de ce gouvernement à mettre la barre à ce niveau. Parlez-vous bien au nom de tout le gouvernement quand vous lancez un tel chiffre ? C’est ma première question. Mais surtout on apprend que le gouvernement lance des consultations - Bureau du plan, Conseil central de l’économie, le Conseil supérieur des finances et la Banque nationale de Belgique et le monde académique. Votre idée: anticiper pour éviter les "psychodrames" de dernière minute et boucler les travaux d'ici le 21 juillet, bien avant l'échéance européenne d'octobre. Si l’Arizona se met à consulter, et à vouloir réfléchir avant d’agir, c’est une évolution qu’on ne peut que saluer. Le problème c’est que votre gouvernement est toujours paralysé par deux forces contraires. A gauche, il y a ceux qui disent “il faut plus d’impôts”, ce qui évidemment inaudible dans le pays le plus taxé du monde. A droite il y a ceux qui disent “il faut encore réduire les dépenses publiques” ce qui est inaudible aussi dans un monde où les infirmières, les policiers, les magistrats sont déjà en pleine précarité. Et il y a la piste dont personne ne parle - sauf peut-être DéFI - et qui pourrait pourtant aider: faire rentrer l’argent qui devrait rentrer et ne rentre pas. L’une des raisons de notre déficit est là et personne n’en parle: la baisse inouïe des recettes fiscales depuis 10 ans. L’économiste Paul De Grauwe, qui n’est pas exactement un bolchévique acharné, a sorti récemment un étude qui n’a pas pu vous échapper. On y lit que depuis dix ans, trois sources de recettes baissent massivement (impôt des personnes physiques, cotisations sociales, impôts indirects), pour une perte cumulée de 4,3 % du PIB. Deux causes principales : Le glissement du salariat vers les sociétés de management; et le détricotage de la TVA et des cotisations patronales, qui ont créé un patchwork qui pousse chacun à reconfigurer leurs activités pour bénéficier des taux préférentiels. J’ai une seule vraie question: pour aller chercher ces 7 milliards, et pour sortir du débat sans fin entre ceux qui veulent plus d’impôts et ceux qui veulent moins de services publics, ne pensez-vous comme ministre du budget, qu’il faudrait d’abord faire rentrer l’argent qui ne rentre pas ?
> Je ne sais pas s'il y a une guerre culturelle, mais une guerre contre la culture, il y en a une, ça c'est sûr. Pour DéFI, je vote contre la loi-programme, qui inclut notamment cette réforme des droits d'auteurs pénalisante pour les auteurs de tout type.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> Le moment est venu de faire passer le contenu politique avant les personnes
et de contribuer à garantir un Danemark plus riche, plus vert et plus sûr. Un
gouvernement du VLAK le fera.
> L’accès à l’eau potable propre est une priorité absolue pour le Parti libéral. C’est pourquoi nous estimons qu’un nouveau gouvernement devrait instaurer une interdiction nationale de l’épandage d’eau.
Troels Lund Poulsen (Président)
> Lorsque j'ai pris mes fonctions d'enquêteur royal il y a dix jours,
j'étais pleinement conscient que les négociations ne devaient pas s'éterniser.
Car il est essentiel que le Danemark se dote d'un nouveau gouvernement capable
de se mettre immédiatement au travail. C'est pourquoi, pour moi, l'essentiel a
toujours été le contenu politique, et non les personnes. Les Danois ont élu
douze partis différents au Folketing. Je me suis entretenu avec tous les
partis, ainsi qu'avec les représentants des pays de l'Atlantique Nord. Il est
désormais clair qu'un grand nombre de partis au Folketing soutiennent une
politique économique offensive et responsable, assortie de réformes
équilibrées. Il est également clair que, pour former un gouvernement menant une
telle politique économique offensive, chacun devra être prêt à faire des
concessions. Un nouveau gouvernement devra être prêt à coopérer largement au
sein du Folketing. Je crois que la meilleure option serait un gouvernement
composé du Parti libéral, de l'Alliance libérale et du Parti populaire
conservateur. C’est pourquoi je me réjouis que nos trois partis se soient
entendus sur un cadre politique global qui servira de base à la formation
éventuelle d’un tel gouvernement. Ce gouvernement garantira un Danemark plus
riche, plus vert et plus sûr. Un gouvernement qui réduira le coût de la vie
pour les Danois. Un gouvernement qui donnera la priorité à notre bien-être, à
nos écoles et à notre santé. Un gouvernement qui renforcera la défense, mènera
une politique d’immigration stricte et investira davantage dans la transition
écologique, la nature et l’environnement. Et c’est un cadre politique auquel
une majorité au Folketing ne devrait pas s’opposer. Du moins, si le plus
important est la politique et non le peuple. Certains se demanderont sans doute
qui devrait soutenir ce gouvernement minoritaire. Mais je ne partage pas cet
avis. Car au Danemark, nous avons un parlementarisme négatif : il ne
s’agit pas d’avoir une majorité pour le gouvernement, mais d’éviter une majorité
contre lui. Et je vois précisément une force pour la démocratie : un tel
gouvernement devra trouver ses majorités au cas par cas, parfois en coopérant
avec la droite au Parlement. Et parfois, en coopérant avec la gauche au
Parlement. Nous avons une longue tradition de ce type dans la vie politique
danoise. Avec douze partis au Parlement, c'est à la fois sain et naturel. Je
viens de transmettre le cadre politique, qui expose les grandes priorités, au
Parti populaire danois, aux Modérés, à la Gauche radicale et aux Démocrates
danois, qui ont tous été invités à des discussions aujourd'hui. Ce cadre
politique vise à réduire le coût de la vie au Danemark et à faciliter l'accès
aux affaires dans le pays. Cela passe par la suppression de l'impôt
intermédiaire, la baisse de l'impôt sur les sociétés, la suppression totale de
la taxe sur l'électricité et une réduction des taxes sur l'essence et le diesel
tout au long de l'année. Nous souhaitons réformer la bourse et le marché des
capitaux et relever le plafond des dépôts sur le compte épargne-actions.
Parallèlement, nous mettrons en œuvre notre programme environnemental. Un
moratoire national sur l'épandage d'eau potable sera instauré afin de garantir
la qualité de l'eau et une politique environnementale ambitieuse permettra au
Danemark d'atteindre ses objectifs climatiques et de mieux protéger son
environnement. Notre politique économique prévoit bien sûr des investissements
dans le bien-être social, nos enfants, nos aînés et notre santé. Avec plus de
22 milliards de couronnes supplémentaires par an en 2030 pour développer notre
système de protection sociale et soutenir les personnes en difficulté.
Parallèlement, nous souhaitons renforcer la liberté de choix et éliminer les
lourdeurs administratives. Nous mènerons une politique d'immigration stricte,
luttant contre les réseaux parallèles et l'extrémisme, et expulsant les
étrangers criminels. Nous agirons dans le cadre des obligations internationales
du Danemark, que nous continuerons de défendre avec vigueur. Le bien-être animal
sera également une priorité. Un plan d'urgence pour le bien-être animal dans
les élevages porcins danois doit être mis en place, ainsi qu'une initiative
pour un comité quadripartite sur le bien-être porcin. Le Danemark doit
maintenir son engagement international, tant au sein de l'UE que de l'OTAN.
Notre aide au développement continuera de représenter 0,7 % du RNB. Nous devons
rester fermes face à l'Ukraine et poursuivre le renforcement de notre défense
nationale. Tout cela ne sera possible que si nous poursuivons les réformes,
augmentons l'offre de main-d'œuvre et favorisons la prospérité. C'est pourquoi
notre cadre repose naturellement sur une base économique responsable et
proactive. Avec 30 000 emplois supplémentaires et 60 milliards de couronnes
de prospérité accrue, le cadre politique sur lequel se sont entendus le Parti
libéral, l’Alliance libérale et les Conservateurs ne devrait pas rencontrer
d’opposition majoritaire, du moins en matière politique. Deux mois se sont
écoulés depuis les élections législatives. Je crois qu’il est temps de
privilégier le contenu politique au détriment des citoyens et de contribuer à
bâtir un Danemark plus riche, plus vert et plus sûr.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
> Restaurons l'autonomie des collectivités locales ! Le Fidesz a gravement
affaibli les collectivités locales hongroises ces seize dernières années. Il
les a privées de leurs pouvoirs, a réduit leur autonomie et a drastiquement
diminué leurs ressources budgétaires. L'objectif était de rendre les
collectivités locales hongroises dépendantes de l'État et, au lieu de
représenter les intérêts de leurs administrés, de les placer à sa merci. Le
principe fondamental des démocraties européennes est que toutes les décisions
doivent être prises au niveau où elles sont les plus compétentes et peuvent
être mises en œuvre le plus efficacement. Les pouvoirs et les ressources des
collectivités locales doivent être restitués, et les élus locaux doivent
pouvoir représenter les besoins de leurs administrés. Ainsi, ils ne pourront
pas construire une usine de batteries dans leur quartier sans l'accord des
habitants, ni s'approprier d'un simple trait de plume les recettes fiscales
locales. Nous exhortons donc le nouveau gouvernement hongrois à rétablir au
plus vite l'indépendance financière et juridique des collectivités locales par
le biais d'une réforme globale de l'administration locale.
> La démocratie numérique en Hongrie ! Le Fidesz a délibérément anéanti toute possibilité pour les Hongrois de participer à la vie politique. Il a restreint les référendums et toutes les autres formes d'initiatives citoyennes. Il a réduit le dialogue social à une ridicule consultation nationale à visée propagandiste. Or, la démocratie ne peut se construire que si les citoyens peuvent faire entendre leur voix et participer aux prises de décision. En Hongrie, toutes les conditions sont réunies pour le développement de la démocratie numérique : la couverture internet y est exceptionnelle, même au niveau européen. L'exemple de l'Estonie nous montre à quel point la participation numérique en ligne peut être intégrée aux processus démocratiques d'un pays. C'est pourquoi nous demandons au nouveau gouvernement de permettre aux Hongrois de s'exprimer en ligne sur le fonctionnement de l'État hongrois.
> Les Jeux olympiques à Budapest ? Jamais sans référendum ! Le maire Gergely Karácsony a récemment déclaré que son plus grand rêve était d'accueillir les Jeux olympiques à Budapest. Le mouvement Momentum a une position très ferme sur cette question : une décision d'une telle importance ne peut être prise par quelques politiciens à huis clos. Ce sont les habitants de Budapest qui doivent en décider ! Organiser des Jeux olympiques coûte très cher, plusieurs centaines de milliards de forints, une somme qui pourrait être mieux investie que dans la construction de quelques nouveaux stades. Nous pourrions utiliser cet argent pour améliorer le fonctionnement du pays, les transports en commun, les hôpitaux et les écoles, la propreté des rues et le logement abordable. Quelle que soit la décision, elle ne doit pas être prise sans la consultation des habitants de Budapest, ni sans référendum local. Les Hongrois ont le droit de décider de l'utilisation de leurs impôts. Un référendum sur les Jeux olympiques de Budapest ! Les deux positions ont leurs arguments, et c'est pourquoi nous pensons qu'un référendum local est nécessaire. Les citoyens ont le droit de décider de l'utilisation de leurs impôts. Nous avons confiance en la sagesse de la communauté de Budapest. Discutons-en, réfléchissons-y, mais c'est au peuple de Budapest qu'il appartiendra de trancher !
> Organisons un référendum sur la liberté de choix en fin de vie ! Aujourd'hui, en Hongrie, personne ne peut décider librement de la fin de sa vie. Même face à la vulnérabilité, la douleur et le désespoir. Une personne atteinte d'une maladie incurable, dont la vie n'est que souffrance, ne peut aujourd'hui choisir de mourir paisiblement et volontairement. Il s'agit d'une grave atteinte à la dignité et à la liberté humaines. La question est complexe et exige un dialogue social large et sincère. C'est au peuple hongrois tout entier, et non à l'élite politique, de se prononcer. Nous demandons donc au nouveau gouvernement d'engager un dialogue social et d'organiser un référendum sur la liberté de choix en fin de vie.
> Momentum soutient pleinement l'annonce de Zoltán Tarr concernant le rétablissement du statut légal d'église pour Gábor Iványi et la Fraternité évangélique hongroise ! Ces dernières années, Gábor Iványi a subi une oppression et une persécution de la part du NER d'une ampleur inconcevable en démocratie. Malgré tous les efforts déployés par les autorités pour les en empêcher, Gábor et sa communauté n'ont jamais cessé d'œuvrer pour les plus vulnérables, les pauvres et les sans-abri. Cette procédure honteuse et fallacieuse est toujours en cours. On cherche à emprisonner Gábor Iványi et Anna Donáth sous de fausses accusations de « violence contre un agent public ». Il ne s'agit pas de justice, mais d'intimidation politique ! Le rétablissement du statut d'église est un minimum. Nous exigeons également le retrait immédiat des charges retenues contre Gábor Iványi et Anna Donáth ! Nous ne pouvons laisser ces procédures fallacieuses, héritage du NER, détruire des vies ! Nous serons là et nous combattrons aux côtés de Gábor Iványi jusqu'à ce que toutes les accusations injustes soient abandonnées !
● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> Journée chargée au Conseil des ministres :
- Allègement des contraintes réglementaires pesant sur les entreprises
- Avancement du projet de loi sur les infrastructures critiques et accélération
de la réalisation de projets d’envergure tels que le Grand réseau de drainage
de Dublin
- Renforcement de la collaboration sur les programmes de recherche européens.
> Il y a un siècle, les fondateurs du Fianna Fáil ont rejeté une politique négative et clivante pour bâtir une nation fière. Aujourd'hui, notre engagement demeure inchangé. Faire progresser l'Irlande. Voilà notre mission.
> Nous sommes attachés à un dialogue social plus approfondi. En travaillant collectivement à l'échelle de la société, nous pouvons bâtir un cadre plus solide pour soutenir les familles, alléger la pression du coût de la vie et préserver notre économie.
> Sommet très important aujourd'hui sur le coût du handicap. Plus de 1 000 organisations ont soumis des contributions. Nous sommes déterminés à progresser dans l'accompagnement des personnes handicapées dans tous les aspects de leur vie.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> L'inflation galopante, les taux d'intérêt et la dette (l'Italie affichera
le ratio dette/PIB le plus élevé au monde), l'explosion des coûts énergétiques
et la stagnation de la croissance sont autant de facteurs qui contribuent à
cette situation critique. Nous pouvons rester les bras croisés et continuer à
nous rejeter la faute les uns sur les autres. Nous proposons plutôt que les
forces politiques prennent leurs responsabilités pour faire face collectivement
au choc économique et social à venir, en créant un comité de pilotage au
Palazzo Chigi, réunissant la majorité et l'opposition, afin d'élaborer un plan
industriel exceptionnel pour l'Italie. Nous savons que cette volonté fait
défaut aussi bien à droite qu'à gauche. C'est une grave erreur. Notre mission
n'est pas de provoquer ni de faire des plaisanteries, mais de trouver des
solutions et d'œuvrer dans l'intérêt supérieur du pays.
> Pour nous, la suppression du droit de veto est une étape fondamentale vers la construction d'une Europe fédérale. Une Europe composée d'États et de votes « non » mutuellement exclusifs s'est déjà révélée inefficace et incapable d'avancer avec rapidité et une véritable unité.
> De violents affrontements éclatent à travers l'Europe au sujet des immigrés, qu'ils soient en situation régulière ou irrégulière, attisés par des politiciens et des influenceurs à des fins électoralistes. Ce problème complexe est rarement abordé sérieusement. Nous en constatons les conséquences en Grande-Bretagne, un pays profondément divisé.
> Révoquer les permis de séjour des criminels me semble une mesure de bon sens. Le fait que Salvini l'ait proposée après un événement d'actualité grave et ne l'ait jamais mise en œuvre durant ses années au gouvernement témoigne de son incompétence. J'ajouterais que, dans ce cas précis, il s'agit d'un citoyen italien, et que, par conséquent, la règle ne s'applique pas. Mais il faut lui pardonner. Il n'a tout simplement pas compris.
> Alors que le monde s'effondre et que nous devrions reconstruire l'Europe, penchons-nous sur la nouvelle loi électorale qui, si elle est adoptée, favorisera la formation de coalitions absurdes, de Renzi à Di Battista et de Tajani à Vannacci. Il faut absolument que quelqu'un s'oppose à cette dérive suicidaire.
> Trump est allé jusqu'en Chine pour se délester de ses problèmes. Ses déclarations sur Taïwan, en particulier, étaient embarrassantes. Désormais, les alliés des États-Unis en Asie réalisent qu'ils sont aussi isolés que les Européens. Établir un pont de coopération politique, militaire et économique avec le Vietnam, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et l'Inde représente une opportunité pour l'Union européenne.
> Soyons clairs : les stages extrascolaires doivent être abolis. Les jeunes Italiens vivent dans la pauvreté, sans réelle perspective d’indépendance. C’est pourquoi beaucoup partent chercher des opportunités ailleurs. Il ne s’agit pas de les blâmer, mais en tant que classe politique, nous devons tout faire pour que ce soit un choix, et non une obligation.
> Les véritables pro-européens se distinguent des pro-européens de façade et des souverainistes car ils comprennent que l'Europe ne peut exister sans sa propre défense. Bravo, comme toujours, #Draghi.
> Air Force One atterrit en Chine. Mais il n'y a pas que des diplomates à bord. Elon Musk (Tesla, SpaceX) : l'homme le plus riche de l'histoire moderne. Tim Cook d'Apple : une fortune de plus de 3 000 milliards de dollars ; Larry Fink de BlackRock, avec plus de 10 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion ; et Jensen Huang de Nvidia, au cœur de la guerre mondiale des semi-conducteurs. Trump arrive avant Xi, accompagné des géants de la technologie, de la finance et de l'industrie. Car son arme est toujours la même : le commerce, l'argent, le pouvoir. Il ne s'agit pas seulement de géopolitique. Il s'agit du partage économique du monde entre superpuissances. Les États-Unis et la Chine négocient comme des empires ; l'Amérique amène ses oligarques, et la Chine traite d'égal à égal. Et l'Europe ? Soit elle devient enfin une puissance politique, industrielle et militaire capable de participer aux négociations, soit elle restera un marché où d'autres décident. Dans le monde des géants, ceux qui ne comptent pas comptent.
> Aussi dramatique que soit la situation – guerres, inflation, énergie, croissance nulle –, les débats parlementaires se résument toujours à des joutes verbales entre influenceurs. Si les démocraties sont dans un tel état, c'est aussi la faute de ce cirque politico-médiatique, qui, au final, empêche toute prise au sérieux.
> STRABICUM 1) Il est absurde de parler de loi électorale en pleine crise énergétique, inflationniste et de croissance. 2) La loi proposée par le gouvernement oblige la droite et la gauche à instrumentaliser tous les partis, de Vannacci à Potere al Popolo, rendant impossible la gouvernance et le maintien d'une ligne de politique étrangère cohérente. 3) Certaines dispositions de la loi proposée sont manifestement inconstitutionnelles. 4) En cas de faible participation, le bonus électoral risque d'être exorbitant et d'accorder la majorité à une minorité d'électeurs. La loi Meloni entraînerait une montée de l'extrémisme politique et une hétérogénéité accrue des coalitions. Le risque est une déchirure dans notre démocratie que nous ne pouvons nous permettre. Notre proposition est simple : 1) se concentrer sur l'économie ; 2) si l'on souhaite vraiment adopter une loi électorale, que le bonus électoral s'applique à partir de 50 % + 1, sinon le système de représentation proportionnelle pure est maintenu. Précisons qu'il s'agit de la loi De Gasperi de 1953.
> Écoutez Chiara Appendino aujourd'hui à la Chambre. Quelques secondes suffisent à révéler toute la misère du populisme de Grillo. Ce que vous entendez n'est pas du pacifisme : c'est la volonté de traiter Poutine comme n'importe quel autre interlocuteur, de minimiser une attaque, de rejeter la responsabilité de l'invasion d'un pays souverain sur Draghi. Il ne s'agit pas seulement d'insulter Draghi. Il ne s'agit pas de ternir l'honneur du peuple ukrainien, qui se bat pour notre liberté depuis plus de quatre ans. Il s'agit de décider si l'avenir de l'Italie et de l'Europe doit être confié à ceux qui jugent inutile d'être pro-Poutine lorsqu'on traite avec un dictateur. C'est de l'irresponsabilité pure et simple.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> L'Afrique du Sud est l'un des partenaires les plus importants d'Afrique,
notamment en matière de commerce. À cet égard, nous collaborons étroitement sur
des sujets tels que le climat, la cybersécurité et l'hydrogène vert, et
partageons des points de vue communs sur des questions comme les droits humains
et l'égalité des sexes. C'est donc un plaisir de rencontrer le président
sud-africain Ramaphosa. Nous avons évoqué l'importance de notre coopération,
tant bilatérale que multilatérale, notamment au sein du G20 et des Nations
Unies. Nous avons également abordé des questions géopolitiques, comme les
conflits au Moyen-Orient, en Ukraine et au Soudan.
> L’accès à un logement plus abordable est une priorité absolue pour le gouvernement. Nous nous y employons grâce à un groupe de travail spécial qui collabore avec les autres paliers gouvernementaux, les organismes de logement et les acteurs du marché afin d’éliminer les obstacles et d’accélérer la construction de logements.
> S'il y a bien un domaine où les Pays-Bas excellent, c'est la gestion de l'eau. L'Inde porte donc un grand intérêt à notre expertise en la matière et souhaite approfondir notre coopération. C'est pourquoi j'ai visité, en compagnie du Premier ministre Narendra Modi, un ouvrage emblématique du génie hydraulique néerlandais : l'Afsluitdijk. Sur place, on nous a expliqué l'histoire de la digue, son rôle dans la protection contre les inondations et la manière dont elle permet le développement de formes d'énergie innovantes et durables.
> En ces temps d'incertitude internationale, il est primordial de pouvoir compter sur des partenaires partageant nos valeurs et notre expertise. Avec l'Inde, nous attachons une grande importance à la démocratie, à la bonne gouvernance et à un ordre mondial fondé sur le droit et la justice. Ce soir, je me suis entretenu avec le Premier ministre Narendra Modi, notamment au sujet de la fermeture du détroit d'Ormuz, qui entraîne une flambée des prix de l'énergie. À l'instar des Pays-Bas, l'Inde est durement touchée. Il est crucial que ce conflit prenne fin rapidement et qu'une solution durable soit trouvée. Nous avons également évoqué le cas d'Insiya, enlevée par son père et emmenée en Inde.
> L'amitié entre l'Inde et les Pays-Bas est plus forte que jamais. La visite du Premier ministre indien, Narendra Modi, aux Pays-Bas en témoigne. De plus, ce lien franchit une nouvelle étape avec la mise en place d'un partenariat stratégique. Ce partenariat porte déjà ses fruits. Ce week-end, nos pays signent plusieurs déclarations d'intention, notamment dans les domaines de la coopération en matière de défense, du développement de technologies et d'innovations clés, de la santé et de la gestion de l'eau. ASML et Tata Electronics ont également signé conjointement une déclaration qui représente une avancée significative vers une coopération plus étroite dans le secteur des semi-conducteurs. Ce partenariat s'ajoute à l'important accord commercial historique conclu entre l'Inde et l'Union européenne plus tôt cette année. En bref, nous progressons à grands pas dans notre coopération, ce qui est véritablement une situation gagnant-gagnant.
> Ces dernières semaines, la situation liée aux manifestations contre l'accueil des demandeurs d'asile a complètement dégénéré. On a constaté des actes de vandalisme, des incendies criminels et des violences contre les forces de l'ordre et les services d'urgence. Des intimidations ont été perpétrées contre les autorités locales. La peur s'est installée parmi les résidents et le personnel des centres d'accueil. C'est totalement inacceptable et injustifiable. Cet après-midi, je me suis entretenu au Catshuis avec des policiers, des pompiers, des membres du COA et des bénévoles des centres d'accueil de réfugiés. Ils m'ont fait part de leur expérience professionnelle, de l'impact des troubles et des violences, et plus particulièrement de la forte escalade de ces derniers temps. Ils ont insisté sur l'importance de maintenir le dialogue, notamment avec les personnes qui ont des inquiétudes. Leurs expériences et leur dévouement quotidien à notre société me touchent profondément. J'ai écouté attentivement leurs témoignages, je les ai remerciés chaleureusement pour leurs efforts et pour leur franchise. Le gouvernement se porte garant sans réserve de la sécurité des policiers, des secouristes et des organisations humanitaires et soutient pleinement les autorités locales dans leur gestion de ces violences.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Ce 17 mai, c'est la Journée internationale d'écoute téléphonique pour
les enfants et les jeunes. L'adolescence est une source constante de
pression : réseaux sociaux, comparaisons, peur du jugement. Beaucoup
d'entre vous gardent tout cela pour eux et n'en parlent à personne. N'oubliez
pas : vous pouvez appeler. C'est gratuit, anonyme et disponible à tout
moment. Cette simple conversation pourrait être le début de quelque chose
d'important.
> La mer Baltique devient notre propre source d'énergie ! Nous avons alloué 9,8 milliards de PLN du Programme national éolien (KPO) au développement de parcs éoliens en mer. C'est un investissement pour la sécurité, une économie moderne et des coûts énergétiques plus bas à l'avenir. Voilà un bel exemple d'investissement judicieux de l'argent européen.
> Pendant des années, la Pologne locale a été la dernière à bénéficier des financements européens. Les grandes villes en profitaient, tandis que les petites villes et les communes devaient patienter. Nous avons changé cela. Nous avons réorienté près de 10 milliards de zlotys du Programme opérationnel national (PON) vers la Pologne locale. Car le développement n'a de sens que s'il profite à tous, et pas seulement aux zones métropolitaines.
> La Pologne a été le premier pays de l'UE à allouer une partie du Fonds national de sécurité et de défense (KPO) ! Plus de 22 milliards de zlotys sont alloués aux abris pour la population, à la cybersécurité, aux routes militaires et aux technologies de défense polonaises. Grâce au KPO, nous renforçons la sécurité de la Pologne !
> À compter du 1er juillet, chaque citoyen pourra consulter l'intégralité des contrats publics. La transparence totale des dépenses des administrations publiques, tant au niveau de l'État que des collectivités locales, est désormais en vigueur. Pologne 2050 est favorable à un renforcement de la transparence, et non à sa restriction. C'est le fondement même de l'ouverture dans la vie publique. C'est pourquoi nous avons déposé une proposition de loi visant à étendre la déclaration de patrimoine aux fondations familiales.
> L'alcool nuit à la santé. C'est un fait. Pourtant, les recettes de sa vente alimentent le budget général, et non les soins. Le programme Pologne 2050 entend changer cela. Il prévoit une hausse des taxes sur l'alcool, dont l'intégralité des recettes sera reversée au Fonds national de santé. Près de 3 milliards de zlotys seront ainsi consacrés à la prévention et au traitement.
> Les États-Unis sont un allié stratégique. Nous ne mettrons pas cela en péril à cause d'un seul fugitif. Mais qu'un ancien ministre de la Justice prenne la fuite face au système judiciaire qu'il a lui-même mis en place… il est difficile d'imaginer une situation plus embarrassante. Le pseudo-shérif Ziobro doit rentrer et répondre de ses actes devant la justice.
> Le PiS avait tout : le ministre de la Justice, la majorité parlementaire, le président. Ils n'ont rien réformé. Et aujourd'hui, ils se font passer pour des experts en justice.
> Les politiciens déclarent leurs maisons, leurs voitures et leurs comptes. Mais pas la fondation familiale où ils dissimulent des millions. Mettons fin à ce festin aux dépens des citoyens. Pologne 2050 leur offrira une transparence totale. Les fondations familiales font désormais partie intégrante de la déclaration de patrimoine : chaque politicien devra révéler s’il en est le fondateur ou le bénéficiaire, la valeur des biens qu’il y a apportés et les revenus qu’il en tire. Ceux qui décident de l’avenir de la Pologne doivent être d’une transparence absolue !
> Pendant 31 ans, ils ont secouru des personnes ensevelies sous les décombres, retrouvé des disparus dans les forêts et sauvé des enfants des rivières. Ils ont agi sans aucun cadre légal. C'est pourquoi l'association Pologne 2050 dépose une proposition de loi pour mettre fin à cette situation absurde. Car si un chien de sauvetage des sapeurs-pompiers volontaires peut vous sauver la vie, il mérite au moins une reconnaissance légale.
Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> [Fonds européen KPO] A tous ceux qui souhaitent savoir où nous en
sommes avec le KPO et ce projet : Le KPO représente 240 milliards de PLN.
Nous avons déjà versé 68 milliards de PLN pour des investissements achevés. En
2026, nous verserons 140 milliards de PLN supplémentaires, dont : 50
milliards de PLN seront alloués à des investissements arrivant à échéance cette
année, 90 milliards de PLN à des fonds d’investissement opérationnels sur une
période de dix ans. En 2027, nous verserons le solde, soit plus de 30 milliards
de PLN, pour des investissements arrivant à échéance en 2027. Grâce au KPO,
nous avons déjà réalisé : 18 000 nouvelles places en crèche, dans des
villes qui en étaient dépourvues ou qui en manquaient cruellement. 200 000
logements et 117 bibliothèques/centres communautaires ont été isolés. L’accès à
Internet haut débit pour 211 000 foyers en Pologne. 11 voies de
contournement pour les petites et moyennes villes. 1 000 organismes de
l’économie sociale et solidaire ont bénéficié d’un financement pour leur
modernisation. 228 trains et locomotives (PKP Intercity et régionaux), tous
construits en Pologne, et 500 bus (transports urbains et PKS). 120 centres de
formation professionnelle. Nous avons créé un Fonds de sécurité et de défense,
qui servira à la construction d’abris dans toute la Pologne. Parmi les
investissements en cours : 9,8 milliards de PLN – construction de parcs
éoliens en mer Baltique. Cette année, l'électricité sera fournie par la
première d'entre elles : Baltic Power. 9,2 milliards de PLN :
nouveaux équipements pour les hôpitaux de district et spécialisés. Les
premières livraisons sont en cours. 2,2 milliards de PLN : construction du
gazoduc Gdańsk-Gustorzyn et du terminal GNL. Les travaux sont en cours ;
le creusement du tunnel a débuté hier à Górki Zachodnie. 1,5 milliard de
PLN : extension des ports de Łeba, Darłowo, Ustka et Gdańsk. Les
principaux investissements que nous avons réalisés au sein du KPO, hérités du
parti Droit et Justice (PiS), comprennent : - 10 milliards de PLN supplémentaires
pour la Pologne locale - 22 milliards de PLN supplémentaires pour la sécurité.
Je me suis personnellement battu pour ces changements et je les soutiens
pleinement.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Si l'État a une véritable fonction, c'est bien de sauver des vies. Pour
cela, il faut un service d'aide médicale d'urgence réactif, un système de santé
performant et des réserves de sang suffisantes. Le Portugal est confronté à une
pénurie de sang. L'Initiative libérale a proposé aujourd'hui d'accorder un jour
de congé supplémentaire aux donneurs de sang qui interviennent deux fois par
an. Ceux qui donnent plus de deux fois auront droit à deux jours de congé
supplémentaires. Qui prend en charge ces frais ? L'État, qui remplit ainsi
sa mission première. Pourquoi pas un jour de congé ? Auparavant, un jour
de congé était accordé (mais il n'existe plus). Des jours de congé, plutôt
qu'un jour de repos, permettent une meilleure planification des absences, ce
qui est avantageux tant pour l'entreprise que pour le salarié. Cette
proposition est une solution à un problème majeur, sans impacter les
entreprises, et permet à l'État de se concentrer sur le service le plus
essentiel à la population. Si elle est approuvée, la pénurie de sang sera
résolue au Portugal. Des vies seront sauvées.
> État de droit
1/ Les attaques contre les forces de sécurité qui risquent leur vie pour nous
protéger sont inacceptables. On en dénombre plus de 1 300 par an. Sans
sécurité, point de liberté.
2/ Il est inacceptable que l’État ne fournisse pas aux forces de sécurité des
moyens et des conditions de travail décents.
3/ Il est absolument inacceptable qu’une personne en uniforme, bénéficiant de
la confiance de l’État, abuse de cette confiance pour porter atteinte à
l’intégrité physique des citoyens.
De tels actes doivent être sévèrement punis afin d’éviter qu’ils ne se
reproduisent.
> Proposition approuvée : renforcement de la police
de proximité
Le Portugal compte 415 policiers pour 100 000 habitants, soit 24 % de plus
que la moyenne européenne. Cependant, seulement 5 % de ses effectifs sont
composés de civils, un pourcentage bien inférieur à celui des autres pays
européens. De ce fait, de nombreux policiers portugais sont affectés à des
tâches administratives. Il s’agit d’un travail digne, mais qui pourrait être
assuré par du personnel administratif. Ces données révèlent une marge de
manœuvre importante pour permettre aux policiers de se concentrer sur leurs
missions de police, à condition que les fonctions administratives soient
confiées à des employés civils. Pour l’Initiative libérale, l’accumulation des
tâches administratives par le personnel militaire et les forces de sécurité
réduit la visibilité de ces dernières auprès du public, contribuant à un
sentiment d’insécurité accru et compromettant la politique de police de
proximité. Le rôle idéal de la police est sur le terrain, en première ligne de
la lutte contre la criminalité et du maintien de l’ordre public.
L'Initiative libérale proposait :
1/ l'identification, en coordination avec la Direction nationale de la PSP
(Police de sécurité publique) et le Commandement général de la GNR (Garde
nationale républicaine), des postes actuellement occupés par des policiers qui
pourraient être assurés par des agents civils, libérant ainsi les premiers pour
la police de proximité.
2/ la caractérisation de ces postes par rapport aux filières générales de
l'administration publique, en fonction de leurs fonctions respectives.
Tous les partis ont voté pour, sauf Chega, qui souhaite le statu quo. Pour
Chega, moins il y a de policiers dans les rues, mieux c'est. Ce parti n'a
aucune solution pour le pays.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Dans le contexte mondial actuel marqué par de multiples conflits armés,
investir dans tout ce qui touche à la défense de nos citoyens est devenu une
priorité. Il est de notre responsabilité d'accroître les budgets alloués à la
défense, car face à l'augmentation des risques pour la sécurité des
populations, nous sommes conscients que seule la paix peut garantir la liberté
et la prospérité de nos sociétés. Dans ce contexte, le salon international «
Défense, Aérospatiale et Sécurité de la Mer Noire - BSDA 2026 », qui se tient à
Bucarest et que j'ai visité aujourd'hui, constitue un événement majeur. Il met
en relation notre industrie de défense avec des investisseurs potentiels et
ouvre de nombreuses perspectives pour la Roumanie. BSDA est le plus grand salon
international d'Europe de l'Est consacré aux industries de la défense et de
l'aéronautique, à la sécurité nationale, à la sécurité privée et à la
cybersécurité. Il a lieu tous les deux ans à Bucarest et contribue activement
et directement à la promotion de l'industrie roumaine dans ce domaine. BSDA est
organisé en partenariat avec le ministère de la Défense nationale, le ministère
de l'Intérieur, MEDAT, SRI, STS, le département de la Guerre des États-Unis et
l'ambassade des États-Unis à Bucarest. L'édition de cette année est la plus
importante à ce jour, avec un chiffre d'affaires total d'environ mille
milliards de dollars.
> Lors du sommet du B9, nous avons réaffirmé un point essentiel : la sécurité de l’Europe et la force de l’OTAN reposent sur l’unité de la relation transatlantique. Nous sommes déterminés à investir davantage dans la défense, à soutenir le flanc oriental et à renforcer la capacité de l’Alliance à répondre aux menaces actuelles.
> Le président Volodymyr Zelensky était l'invité d'honneur du Sommet B9 au Palais de Cotroceni. À cette occasion, nous avons également tenu d'excellentes consultations bilatérales, poursuivant le dialogue entamé il y a deux mois lors de la visite officielle du président Zelensky en Roumanie. Nous sommes déterminés à prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre notre nouveau partenariat stratégique, en mettant l'accent sur le renforcement des relations commerciales, la coopération transfrontalière, la sécurité énergétique, l'innovation dans les domaines de la défense et de l'éducation. L'Ukraine a réalisé des progrès décisifs pour devenir un acteur de la sécurité, en tirant parti de l'expérience acquise dans l'utilisation des nouvelles technologies sur le champ de bataille, notamment dans le domaine des drones et des mesures anti-drones. Nous souhaitons que notre industrie bénéficie de l'expertise ukrainienne en matière de développement et de production de nouvelles technologies de défense. #B92026 La Roumanie continuera de soutenir fermement la voie européenne de l'Ukraine.
> A Bucarest, une large participation des États membres du format B9 et de nos alliés de la zone nord a eu lieu lors d'une réunion constructive et ouverte, à l'issue de laquelle nos positions convergent. Nous partageons tous des préoccupations communes, car nous sommes confrontés à une menace commune : la Russie. Il est donc normal que nos positions soient compatibles lors de réunions comme celle d'aujourd'hui. L'idée de formaliser davantage cette compatibilité ultérieurement, dans un format plus large, a été évoquée. Lors du sommet du B9, une déclaration commune a été adoptée. Nous y réaffirmons le soutien que nos pays continuent d'apporter à l'Ukraine et nous nous engageons à respecter les engagements pris concernant l'augmentation des dépenses militaires et la transformation de ces fonds en capacités qui permettront à l'Alliance d'être mieux préparée aux menaces et contribueront à un meilleur équilibre des contributions entre les pays européens et les États-Unis. L'expression « OTAN 3.0 », présente dans la déclaration, traduit cette volonté commune. Pour la sécurité de l'Europe et le fonctionnement de l'OTAN, la relation transatlantique est primordiale. Nous avons évoqué la situation de la République de Moldavie, menacée par une guerre hybride menée par la Russie, et il est essentiel de l'aider à résister à cette agression. Nous avons également parlé de la protection des citoyens roumains susceptibles d'être affectés par des drones franchissant notre frontière, et du projet Eastern Sentinel au sein de l'OTAN qui progresse précisément dans ce sens.
> L’unité, la force et la cohérence doivent nous guider dans la consolidation du flanc est. Ensemble pour la sécurité de nos citoyens !
> J'ai souhaité la bienvenue à Bucarest aux dirigeants des États membres du B9, à nos invités et amis nordiques, ainsi qu'au Secrétaire général de l'OTAN, et j'ai remercié les États-Unis et l'Ukraine, qui participaient en qualité d'observateurs, pour leur présence. Notre dialogue se déroule dans un contexte international dynamique, deux mois avant un moment crucial pour nous tous : le sommet de l'OTAN à Ankara. L'organisation de la réunion d'aujourd'hui à Bucarest, à proximité de l'Ukraine, de la mer Noire et des menaces russes pesant sur le territoire allié, revêt une importance particulière. L'objectif de notre sommet est de forger une vision commune de l'avenir de l'OTAN. Chacun de nos pays a pour priorité sa propre sécurité, et le renforcement de la sécurité transatlantique est tout aussi prioritaire. C'est pourquoi le mot d'ordre de cette réunion est : « Investir davantage dans la sécurité transatlantique ». Pour atteindre ces objectifs, nous devons accroître nos dépenses de défense, lesquelles doivent se traduire par des capacités accrues, augmenter la contribution des alliés européens à l'OTAN et développer conjointement une base militaro-industrielle transatlantique solide. La réunion d'aujourd'hui nous offre l'occasion de faire le point sur la mise en œuvre des engagements pris lors du sommet de l'OTAN à La Haye et de réaffirmer notre soutien à l'Ukraine et à la République de Moldavie. Notre sécurité dépend de la leur.
> Réunion de travail avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et le président polonais, Karol Nawrocki, en préparation du sommet B9 que nous accueillerons demain au palais Cotroceni. Le format Bucarest 9 est essentiel pour la sécurité de l'ensemble de l'Alliance. Le sommet de demain vise à contribuer concrètement au succès du prochain sommet de l'OTAN à Ankara, notamment en ce qui concerne le respect des engagements pris à La Haye en matière de dépenses de défense et la poursuite de l'aide à l'Ukraine. Les États du flanc oriental assument déjà une responsabilité accrue en matière de défense européenne. Au cours des discussions, nous avons souligné l'importance stratégique de la mer Noire pour la sécurité régionale et euro-atlantique, ainsi que la nécessité d'actions plus fermes pour contrer le comportement agressif de la Russie.
● Slovaquie
♦ Progresivne Slovensko
> Robert Fico se fiche de la politique le dimanche. Ce qui le dérange,
c'est la confrontation directe avec son adversaire. Il évite lâchement un duel
avec Michal Šimečka depuis plus de 900 jours. Il va même jusqu'à retirer des
membres de son propre parti des débats, juste pour qu'ils n'aient pas à
affronter la dure réalité que subissent les Slovaques à cause de leur
gouvernement. Monsieur Fico, cessez de faire preuve de lâcheté avec vos
discours enflammés en vidéo, et il trouvera enfin le courage d'un duel loyal.
Nous sommes prêts.
Michal Šimečka (président)
> Si Fico souhaite se retirer de la politique, qu'il le fasse. Mais s'il y
reste, je l'exhorte une fois de plus à enfin trouver le courage d'engager un
dialogue avec moi.
● Suède
♦ Liberalerna
> Interdiction des profits pour les écoles privées indélicates !
Aujourd'hui, on peut être verbalisé pour un stationnement incorrect, mais pas
pour une infraction à la loi sur l'éducation commise par un propriétaire
d'école. C'est absurde. C'est pourquoi les Libéraux mettent en œuvre de
nouvelles réformes pour améliorer l'ordre et la discipline dans les écoles. Les
écoles qui dérogent à la loi doivent être sanctionnées. Les profits doivent
être suspendus en cas de lacunes dans la qualité de l'enseignement. Les fonds
scolaires détournés doivent être récupérés. Pour nous, Libéraux, c'est simple :
la liberté de choix doit être défendue, mais elle ne doit jamais servir à
enrichir des propriétaires d'écoles indélicats. En tant que parents, vous
devriez pouvoir avoir confiance : vos enfants recevront une éducation de
qualité dispensée par des enseignants qualifiés, auront accès à de vrais
manuels scolaires et à des bibliothèques scolaires bien fournies. Les Libéraux
assument leurs responsabilités envers les écoles. Car si personne ne choisit
son point de départ dans la vie, chacun devrait pouvoir choisir son avenir.
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de
l’Education)
> Nous protégeons la liberté de choix tout en plaçant l'intérêt supérieur de
l'enfant au premier plan. En trois ans, les Libéraux au pouvoir ont réussi là
où les Sociaux-démocrates ont échoué en trente ans. Nous veillons désormais à
ce que les écoles indépendantes qui se comportent mal soient soumises à une
interdiction de faire des profits.
> La rénovation complète du système des écoles indépendantes se poursuit ! Aujourd'hui, vous pouvez recevoir une amende pour stationnement anarchique, mais pas si vous, propriétaire d'école, enfreignez la Loi sur l'éducation. C'est pourquoi je suis heureux de vous annoncer nos nouvelles réformes pour un meilleur ordre et une plus grande organisation du système scolaire. Avant les dernières élections, les Libéraux ont modifié leur politique concernant les écoles indépendantes. C'est en s'attaquant aux forces malsaines qui animent ce milieu que nous protégeons la liberté de choix. Il s'agit d'une politique scolaire bourgeoise que nous mettons maintenant en œuvre. Entre autres, nous instaurerons une interdiction de profit en cas de lacunes en matière de qualité, les écoles qui ne respectent pas la loi pourront être sanctionnées financièrement et les fonds scolaires pourront être recouvrés. En tant que parents, vous devriez pouvoir avoir confiance : vos enfants doivent recevoir une bonne éducation dispensée par des enseignants qualifiés, les classes doivent disposer de manuels scolaires de qualité et les bibliothèques scolaires doivent être bien fournies. Les Libéraux assument leurs responsabilités envers les écoles. Car nul ne choisit son point de départ, mais chacun devrait pouvoir choisir sa destination. Dès lors, tous les enfants doivent recevoir l'éducation à laquelle ils ont droit.
> Aller au travail et à l'école sera désormais moins cher ! Aujourd'hui, nous avons transmis deux messages importants pour garantir la solidité de la Suède dans un monde troublé : nous réduisons le coût du carburant et des transports en commun. À Göteborg, chez moi, le tram 10 était mon moyen de transport principal pour aller voir mes amis, étudier et travailler. Pour nous, au Parti libéral, il était essentiel que la crise n'affecte pas les transports publics. Désormais, les Suédois bénéficient d'une réduction substantielle pendant cette période difficile.
> Je pense que la Suède a besoin de plus de milliardaires. Plus de gens qui osent se lancer dans un garage, une chambre d'étudiant, en travaillant de nuit. Une idée à laquelle personne d'autre ne croit. Plus de gens qui osent risquer leur sécurité pour construire quelque chose de plus grand. Car derrière chaque grande entreprise se cache souvent le même début : quelqu'un qui n'a pas bénéficié de conditions idéales, mais qui a refusé de voir petit. La Suède n'est pas devenue forte grâce à ceux qui se sont contentés de peu. La Suède est devenue forte grâce à ceux qui ont construit. Qui ont inventé. En tant qu'employés. Qui ont investi quand les autres doutaient. Quand les entreprises grandissent, des emplois, des investissements, de l'innovation et des opportunités se créent, permettant à davantage de personnes de se construire une vie meilleure. La croissance ne signifie pas que certains doivent recevoir moins. Elle signifie que toute la société peut s'enrichir. L'objectif n'est pas de réduire le nombre de riches. L'objectif est d'offrir à davantage de personnes la possibilité de le devenir. Parallèlement, le parti de gauche se présente aux élections avec un programme de taxe sur les milliardaires, une augmentation des impôts sur le capital et une politique qui, en substance, considère le succès comme un problème qu'il faut taxer. Ils veulent rendre l'investissement plus coûteux, la création d'entreprises moins rentable et la création de valeur plus difficile en Suède. C'est la vieille idée de gauche, présentée sous un nouveau jour : si quelqu'un réussit trop, l'État devrait prélever une part plus importante de ses gains. Mais le problème de cette politique, c'est qu'elle ne crée ni emplois, ni entreprises, ni innovations. Elle décourage les compétences, les investissements et l'ambition. Je ne veux pas d'une Suède où l'ambition est source de honte. Je veux une Suède où davantage de personnes osent rêver grand, prendre des risques et créer ici, chez nous, le prochain Spotify, Klarna ou IKEA. Car en Suède, s'enrichir en créant de la valeur pour les autres ne devrait pas être suspect. Cela devrait être possible.
> Je pense que la Suède a besoin de plus de milliardaires. Plus de gens qui osent se lancer dans un garage, une chambre d'étudiant, en travaillant de nuit. Une idée à laquelle personne d'autre ne croit. Plus de gens qui osent risquer leur sécurité pour bâtir quelque chose de plus grand. Car derrière chaque grande entreprise se cache souvent le même début : quelqu'un qui n'a pas bénéficié de conditions idéales, mais qui a osé voir grand. Ainsi, nous contribuons davantage au bien commun. Pour plus d'investissements dans l'éducation. Une situation gagnant-gagnant !
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