Voici une sélection, ce 14 mai 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Manifeste de la prochaine étape
Il y a eu un moment où l'Argentine a touché le fond. Et nous l'avons tous
ressenti. Dans les prix. Dans l'incertitude. Dans le sentiment d'être dans une
impasse. Puis, quelque chose s'est produit : les Argentins ont choisi le
changement. Car la douleur du changement était préférable à celle de la
stagnation. Et PRO était là. Aux côtés du changement. Sans spéculer. Sans
rester les bras croisés. Certaines choses ont commencé à changer. Mais
commencer n'est pas la même chose qu'arriver. Et ça, vous le ressentez aussi.
Car il y a une différence entre l'amélioration des chiffres et l'amélioration
de votre vie. Et ça fait mal, ça vous mine. Et quand cette douleur n'est pas
entendue… ça fait mal. Quand on ne montre pas l'exemple… ça fait mal. Quand on
ne respecte pas les sacrifices des autres, ça fait mal. Et ça fait encore plus
mal. Il faut le dire, le changement a deux ennemis : ce même vieux
populisme, qui promet beaucoup et détruit tout. Et ceux qui, de l'intérieur,
entravent le changement par orgueil, arrogance ou en exigeant des sacrifices
qu'ils refusent de faire, nous les affronterons tous deux. Car soutenir le
changement, ce n'est pas tout approuver, et encore moins ce qui ne va pas.
Soutenir le changement, c'est tout autre chose : c'est pointer du doigt ce
qui manque. C'est dire la vérité, même si elle est difficile à entendre. C'est
exiger ce qui a été promis mais qui n'est pas encore arrivé. Voilà la véritable
loyauté. La prochaine étape est claire : que le changement advienne et
transforme votre vie. La prochaine étape, ce sont plus de routes, plus
d'hôpitaux, une meilleure éducation. Et protéger ce qui a déjà été accompli. Et
faire ce qui reste à faire. C'est ce que nous savons faire. Laissez le
changement transformer votre vie. C'est la prochaine étape. C'est parti !
● Bolivie
♦ Gouvernement
Rodrigo Paz (président)
> La Bolivie n'acceptera plus jamais les discours de haine, la division et
le mépris envers les femmes. Aujourd'hui, j'ai entendu un ancien président
déclarer : « Nous sommes soit des hommes, soit des femmes, il n'y a que deux
voies. » Ces propos reflètent non seulement une mentalité rétrograde, mais ils
insultent aussi le combat de milliers de femmes qui ont bâti cette nation avec
courage, intelligence et abnégation. Juana Azurduy a combattu pour
l'indépendance de la Bolivie, l'épée à la main. Adela Zamudio a affronté le
sexisme malgré les persécutions. Lidia Gueiler a ouvert la voie aux femmes en
politique. Domitila Chungara a défendu la dignité des travailleurs contre la
dictature. Et surtout, Bartolina Sisa, qui s'est soulevée contre l'oppression
coloniale, est devenue un symbole éternel de résistance pour les peuples
autochtones et pour toutes les Boliviennes, et pas seulement les femmes
autochtones. L'âme de la Bolivie, ce sont les femmes qui l'ont façonnée et qui
ont façonné notre façon de penser aujourd'hui. Utiliser le machisme comme
rhétorique politique est une trahison de la nation et de la mémoire des femmes
plus courageuses que l'homme qu'il critique et qui ont donné leur vie pour la
Bolivie – des femmes longtemps invisibilisées et humiliées. Car notre histoire
n'a pas été écrite par des « machos ». Elle a été écrite par des hommes et des
femmes libres qui ont tout sacrifié pour la nation. Le pays n'a pas besoin de
plus d'hommes forts ni de « faux machos » qui se cachent derrière une façade
tropicale, bafouent la constitution et restent prisonniers du passé. Mais
surtout, la Bolivie refuse une rhétorique qui réduit les individus à leur
genre. La Bolivie a besoin de respect, d'unité et d'un avenir. Le tout dans le
cadre de la démocratie, et jamais fondé sur la haine.
> Nous avons préparé ce train de lois afin que,
conjugué aux propositions des parlementaires et des différentes régions, un
débat ouvert puisse s'instaurer dans le pays, au bénéfice de tous les
Boliviens :
1. Loi sur les hydrocarbures
2. Loi sur les investissements
3. Loi minière
4. Loi sur l'économie verte
5. Loi bolivienne sur l'entrepreneuriat
6. Loi électorale
7. Loi sur la réforme de la justice
8. Loi sur la sécurité nationale
9. Loi pour la réduction de l'État et de la bureaucratie
10. Nouvelle loi sur l'électricité
N'ayons pas peur de gagner. Ensemble, nous remporterons ce combat pour notre
pays.
● Brésil
♦ União Brasil
> Le Mois Jaune est bien plus qu'une campagne. C'est un mouvement de
sensibilisation qui nous rappelle une vérité essentielle : sur la route,
nos choix sauvent des vies.
Utiliser un téléphone portable au volant, dépasser la limite de vitesse ou
ignorer les feux de signalisation peuvent sembler des actions mineures, mais
elles peuvent avoir d'énormes conséquences.
La circulation concerne tout le monde : automobilistes, motocyclistes,
cyclistes et piétons. La sécurité routière est aussi une responsabilité
collective.
Respecter le marquage au sol, porter sa ceinture de sécurité et conduire
attentivement sont des gestes simples qui font la différence au quotidien.
Le Mois Jaune, c'est aussi l'empathie. Chaque personne sur la route a une
famille, des rêves et une vie qui l'attend à la maison.
La sensibilisation ne doit pas se limiter au mois de mai. Une circulation plus
sûre commence par les décisions que nous prenons au quotidien.
Antonio Rueda (président)
> Je suis déjà à Goiânia et je participerai prochainement à un moment
important pour le renforcement d'União Brasil dans l'État. L'investiture de
Bruno Peixoto comme chef du parti au niveau de l'État symbolise le dialogue, la
coordination et la construction collective nécessaires pour relever les défis à
venir pour l'État et le pays. Nous poursuivons nos efforts pour bâtir un parti
toujours plus à l'écoute des besoins réels de la population et prêt à
contribuer à la croissance équilibrée et responsable du Brésil.
> J'ai appris avec une profonde inquiétude l'explosion survenue ce matin dans une école de Belford Roxo, qui a fait des blessés parmi les élèves. J'adresse mes plus sincères condoléances aux familles, aux élèves, aux enseignants et au personnel de l'établissement. Puisse l'identification et la justice venir en aide aux responsables, et puisse-t-on apporter aux victimes tout le soutien nécessaire. L'école est un lieu d'apprentissage et de protection, jamais de violence.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Il y a un an, le nouveau gouvernement du Canada est entré en fonction –
chargé de bâtir un Canada fort. Depuis, nous avons baissé les impôts de
la classe moyenne, signé plus de 20 accords commerciaux et de sécurité et
accéléré de grands projets créant des milliers de bonnes carrières. Nous
bâtissons en grand, et ce n’est qu’un début.
> Le Canada bâtit grand : de nouveaux ports, mines et centrales électriques qui vont transformer notre économie, pour le bien de tous. Grâce au Fonds pour un Canada fort, tous les Canadiens peuvent profiter des retombées de ces projets d’intérêt national.
> Le Canada et l’Europe sont unis par leurs valeurs communes que sont le pluralisme, la primauté du droit et la démocratie. À l’occasion de la Journée de l’Europe, nous nous appuyons sur ces fondements pour forger de nouveaux partenariats stratégiques, accroître nos échanges commerciaux et soutenir fermement l’Ukraine. Dans un monde plus incertain, le Canada et l’Europe apportent davantage de certitude, de sécurité et de prospérité des deux côtés de l’Atlantique.
> Le Canada possède un avantage en matière d’énergie propre. Il est temps d’en tirer parti.
> Le Canada est une superpuissance énergétique et sera un leader mondial en matière d’énergie durable. Ainsi, nous avons agi pour réduire les émissions de méthane et la pollution, stimuler l'innovation, et rendre le Canada plus compétitif sur les marchés énergétiques mondiaux.
> Notre accord commercial avec la Chine produit des résultats pour les agriculteurs canadiens.
> Grâce à la nouvelle stratégie pour la nature du Canada, nous protégeons jusqu’à 2,4 millions de km² de nos terres et de nos océans, afin que les générations à venir héritent d’un Canada plus fort, plus sain et plus durable.
> Les Canadiennes et les Canadiens méritent de se sentir en sécurité dans leur communauté. C’est la raison pour laquelle nous renforçons le Code criminel et embauchons 1 000 nouveaux agents de la GRC partout au pays.
> Pour bâtir un avenir meilleur et plus juste, nous devons identifier clairement ce qui ne fonctionne pas, expliquer comment nous comptons y remédier et nous mettre au travail.
> Lorsque les gouvernements et le secteur privé travaillent ensemble, nous pouvons accomplir plus de choses, plus rapidement. Hier, nous avons rencontré des dirigeants d’institutions bancaires et financières pour discuter de la manière dont nous pouvons créer les conditions propices à la mobilisation d’investissements massifs au Canada ainsi que de nouvelles possibilités pour les travailleurs et les entreprises.
> Le Canada est solidaire du peuple libanais et défend l’intégrité territoriale du Liban. Je me suis entretenu avec le président Aoun plus tôt aujourd’hui. J’ai condamné l’invasion illégale du Liban par Israël ainsi que les attaques incessantes du Hezbollah contre Israël. J’ai exprimé mon soutien sans réserve aux efforts déployés par le Liban pour désarmer le Hezbollah et j’ai souligné l’importance de maintenir un véritable cessez-le-feu et de créer les conditions permettant aux civils déplacés de rentrer chez eux en toute sécurité.
> Hier soir, dans un acte antisémite odieux, trois personnes ont été prises pour cible à l’aide d’une réplique d’arme à feu devant la synagogue Chasidei Bobov à North York, une attaque qui a fait un blessé. Je suis soulagé d’apprendre qu’une personne a été arrêtée. Les forces de l’ordre ont pleinement mon soutien dans leur enquête sur cet incident ainsi que dans leurs efforts afin que justice soit rendue aux victimes et à l’ensemble de la communauté juive. L’année dernière, nous avons présenté un nouveau projet de loi visant à renforcer le Code criminel, à lutter contre la haine et à protéger nos communautés, et nous sommes toujours fermement déterminés à combattre le fléau que sont l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes. Ensemble, nous continuerons à bâtir un pays où l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens de confession juive peuvent vivre ouvertement, librement et en toute sécurité.
● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)
> [Stockage de produits pétrochimiques par les entreprises] Le stockage excessif afin de gagner de
l'argent mènera à une ruine complète. (…) Je vous préviens à l'avance, car
certaines personnes ne se rendent pas encore compte que le monde a changé et
marchent sur la voie de la ruine avec une mentalité dépassé.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> Le Sommet Africa Forward a permis de faire émerger des réflexions
ambitieuses et des propositions concrètes, autour des grands défis de notre
continent. Ensemble, poursuivons la construction d’un nouvel ordre économique
mondial plus juste, capable d’offrir à l’Afrique les moyens de son
développement durable et de révéler pleinement le potentiel de sa jeunesse et
de ses talents.
> L’Afrique regorge de talents et de projets porteurs mais demeure confrontée à un accès insuffisant aux financements. À Nairobi, dans le cadre du Sommet Africa Forward, j’ai partagé ma vision d’une réforme plus juste de l’architecture financière internationale, afin de permettre à l’Afrique d’accéder à des financements durables, adaptés à ses ambitions en matière d’infrastructures, d’industrialisation, d’innovation technologique, de lutte contre le changement climatique et d’inclusion sociale. J’ai également souligné la nécessité, pour notre continent, de renforcer sa souveraineté économique et de mieux mobiliser ses propres ressources pour une croissance durable et une prospérité partagée.
> Dans un contexte régional marqué par de nombreux défis, la Côte d’Ivoire continue d’apporter sa contribution aux grandes réflexions sur l’avenir de notre continent. Au cours de mes échanges avec des Chefs d’État, des Dirigeants d’institutions financières internationales et de grandes entreprises multinationales à Nairobi, j’ai partagé la vision et l’expérience ivoiriennes en matière de développement économique, de paix, de stabilité et de sécurité.
> [Sommet Africa Forward] Ce sommet réunit des décideurs de haut niveau autour des grands enjeux de transformation du continent, notamment l’architecture financière internationale, la transition énergétique, l’industrialisation verte, le développement de l’intelligence artificielle et la création d'emploi pour les jeunes. J’y partagerai ma vision des réformes de l’architecture financière internationale ainsi que des mécanismes d’accès des pays africains au financement durable, leviers indispensables pour accélérer leur transformation économique et sociale.
> Les relations d’amitié entre la Côte d’Ivoire et le Kenya sont excellentes. Ce dimanche à Nairobi, en marge du Sommet Africa Forward, je me suis entretenu avec mon frère, le Président William Ruto, sur les enjeux de cette rencontre, les attentes de nos pays respectifs et la question de la mobilisation des ressources pour le financement de leur développement. Nous avons également évoqué les perspectives de développement des échanges économiques et commerciaux entre nos deux Nations. Dans ce cadre, nous sommes convenus de renforcer notre présence diplomatique par l’ouverture d’une Ambassade de la Côte d’Ivoire au Kenya. Je me réjouis de notre engagement commun à consolider la coopération africaine, à intensifier les échanges inter-régionaux et à mobiliser davantage de ressources pour le financement des infrastructures stratégiques du continent.
● Equateur
♦ Gouvernement
Daniel Noboa Azin (président de la république)
> L’Équateur et les États-Unis combattent des ennemis qui ne connaissent pas
de frontières. Aujourd’hui, nous continuons de renforcer une alliance fondée
sur la fermeté et la détermination à lutter ensemble contre le trafic de
drogue.
> Aujourd'hui, 125 familles ont reçu les clés de leur propre maison après des années d'efforts et de sacrifices. Derrière chaque maison se cachent une lutte, une famille et un rêve qui n'a jamais renoncé. C'est pourquoi nous poursuivons nos efforts pour aider davantage d'Équatoriens à devenir propriétaires, grâce aux taux d'intérêt hypothécaires les plus bas jamais enregistrés en Équateur : 2,99 % et des durées de remboursement allant jusqu'à 30 ans.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Les fantômes de la Confédération hantent la Cour suprême. Et ils pèsent
sur la nation. C'est honteux.
> La guerre irresponsable menée par les Républicains en Iran ruine les finances des Américains. Donald Trump vient de montrer qu'il s'en moque éperdument. À quel moment cela vous suffit-il ?
> L'inflation vient d'atteindre son plus haut niveau en trois ans, le prix de l'essence est hors de contrôle et la vie sous Donald Trump est inabordable. Et pourtant, ce type a passé la nuit à déverser sa colère sur les réseaux sociaux. Quelqu'un pourrait-il s'assurer qu'il va bien ?
> Donald Trump a clairement indiqué que lui
et le Parti républicain se moquent éperdument des finances personnelles des
Américains. C'est un aveu stupéfiant.
Mais la réalité de la présidence Trump et du contrôle républicain de la Chambre
et du Sénat l'a régulièrement démontré, car sous sa présidence et avec un
Congrès dominé par les républicains, l'économie est catastrophique.
Les coûts n'ont pas baissé, ils ont augmenté. Et c'est une conséquence directe
des politiques républicaines. Les droits de douane imposés par Trump ont fait
grimper le coût de la vie des Américains de plusieurs milliers de dollars par
an. Parallèlement, a guerre inconsidérée et coûteuse menée par Donald Trump,
qui gaspille des milliards de dollars de l'argent du contribuable, a renchéri
le coût de la vie pour les Américains, notamment en raison de la flambée des
prix de l'essence.
Dans l'économie trumpiste et républicaine, l'inflation atteint des sommets
depuis trois ou quatre ans. Le coût des produits alimentaires, de l'essence,
des biens de consommation et des logements s'envole. L'offensive républicaine
contre le système de santé américain a privé des millions d'Américains de la
possibilité de consulter un médecin lorsqu'ils en ont besoin. Donald Trump et
les Républicains avaient promis de chérir Medicaid. Ils ont ensuite promulgué
leur « loi désastreuse », la plus importante réduction jamais
infligée à Medicaid aux États-Unis.
Résultat : hôpitaux, maisons de retraite et centres de santé
communautaires ferment leurs portes partout dans le pays, notamment dans les
zones rurales. L'économie est catastrophique, et nous savons
pourquoi : Donald Trump et les Républicains se moquent éperdument des
finances personnelles des Américains. Donald Trump l'a dit et il le pensait.
> [Lutte contre la suppression du vote et le
découpage électoral partisan du Parti républicain / Courrier aux élus
démocrates]
Cher/Chère collègue,
je vous écris au sujet de l'attaque virulente menée par les Républicains contre
le droit de vote, des élections libres et équitables et la représentation
politique des Noirs dans le Sud.
Ce week-end, les Américains ont célébré l'amour et le soutien des mères à
travers le pays. Dans le même temps, les extrémistes républicains ont passé les
derniers jours à se féliciter de leurs efforts continus pour truquer les
élections de mi-mandat, en s'appuyant sur deux décisions judiciaires
scandaleuses empreintes d'un sectarisme d'extrême droite.
Nous restons déterminés.
Le coût de la vie est hors de contrôle, les prix des produits alimentaires
s'envolent, le prix de l'essence flambe, des millions de personnes sont privées
d'assurance maladie et une guerre inconsidérée fait rage au Moyen-Orient.
Donald Trump est profondément impopulaire et les Républicains n'ont pas réussi
à améliorer la vie des Américains. Au lieu de changer de cap, les extrémistes
du Parti républicain complotent pour modifier la composition électorale des
circonscriptions à travers le pays.
Les Républicains ne détiennent qu'une majorité de trois sièges à la Chambre des
représentants. Il s'agit de la marge la plus faible jamais enregistrée pour un
parti depuis 1930. Lors des premières élections de mi-mandat de Donald Trump en
2018, les démocrates de la Chambre des représentants ont remporté 40 sièges.
Pour prendre le contrôle cet automne, il nous suffit d'en remporter une
fraction. C'est pourquoi l'extrême droite est en pleine panique depuis
l'adoption, en juillet dernier, de sa loi controversée et historiquement
impopulaire, dite « One Big Ugly Bill ».
Notre lutte acharnée contre le redécoupage électoral républicain ne faiblira
pas. Ce n'est que le début.
Sous l'impulsion du Caucus des élus noirs du Congrès et d'organisations
nationales de défense des droits civiques, les démocrates combattent le
découpage électoral raciste hérité de l'ère Jim Crow dans tout le Sud profond.
Parallèlement, des procédures judiciaires sont en cours en Virginie, en
Floride, au Missouri et au Wisconsin. Des États comme New York, le Maryland, le
Colorado, Washington et plusieurs autres prennent des mesures pour répondre
fermement à la décision de la Cour suprême des États-Unis.
Compte tenu du contexte politique extrêmement défavorable auquel sont
confrontés les républicains de la Chambre des représentants, les extrémistes ne
tireront aucun avantage significatif de leur scandaleux découpage électoral.
Bien au contraire. L'enthousiasme et la détermination des démocrates se sont
intensifiés. Même après avoir été aidés et encouragés par des décisions de
justice manifestement antidémocratiques, la majorité républicaine défaillante
ne pourra pas se maintenir au pouvoir par le découpage électoral
partisan.
Les démocrates prendront le contrôle de la Chambre des représentants en
novembre.
Majoritaires, nous lutterons pour réduire le coût de la vie élevé, réformer
notre système de santé défaillant et éradiquer la corruption où qu'elle se
trouve. Notre programme s'attaquera résolument aux réformes électorales, du
financement des campagnes et du système judiciaire. Enfin, face aux tentatives
de fraude électorale des républicains en vue des élections de 2028, nous
contrecarrerons leur manœuvre de découpage électoral partisan par une
contre-offensive massive de redécoupage électoral démocrate.
(…) Nous veillerons à ce que ce soit le peuple qui décide qui contrôle le
Congrès, et non des extrémistes pro-Trump prêts à tout pour truquer les
élections de mi-mandat.
Merci pour votre engagement constant dans notre marche vers la victoire.
> [Décision de la Cour suprême de Virginie] Plus de
trois millions de citoyens de Virginie ont voté lors d'une élection libre et
équitable. Pourtant, la Cour suprême de l'État a choisi d'invalider leur vote,
de les priver de leurs droits civiques et de violer leurs droits à une
procédure régulière. La décision d'annuler une élection entière est un acte
sans précédent et antidémocratique qui ne peut être toléré.
Les Républicains pro-Trump ont adopté la suppression du vote comme stratégie,
comme en témoigne également la décision des extrémistes de droite à la Cour
suprême de vider de sa substance la loi sur le droit de vote afin d'ouvrir la
voie à une attaque similaire à la ségrégation raciale contre la représentation
des Noirs dans tout le Sud américain.
Nous explorons toutes les options pour faire annuler cette décision choquante.
Quoi qu'il en coûte, les Démocrates de la Chambre des représentants
remporteront les élections en novembre afin que nous puissions contribuer à
sauver notre nation de l'extrémisme déchaîné par Donald Trump et les
Républicains.
Notre combat n'est pas terminé. Il ne fait que commencer.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> L'inflation de gros a augmenté de 6 %, un niveau jamais atteint depuis
quatre ans, mais Donald Trump se moque bien de votre situation financière. À
quoi pense-t-il plutôt ? À lui-même et à sa nouvelle salle de bal.
> Plus Trump s'immisce dans les affaires d'une Réserve fédérale indépendante, plus il sème le chaos sur les marchés. Avec sa guerre désastreuse et son programme économique voué à l'échec, Trump cherchera uniquement à exercer une pression accrue sur la Fed afin de manipuler les taux d'intérêt à son avantage politique. Nommer un nouveau président de la Fed dans ce contexte chaotique compromettrait davantage son indépendance.
> Trump a englouti au moins 29 milliards de dollars de l'argent des contribuables américains dans une guerre totalement inutile, sans but précis ni stratégie. Le vote d'aujourd'hui était la septième occasion pour les sénateurs républicains de soutenir notre résolution visant à retirer les troupes d'Iran, à limiter la capacité de Trump à poursuivre cette guerre sans autorisation et à mettre fin aux conséquences économiques de cette erreur historique ; or, ils l'ont bloquée.
> Opération Marteau-pilon ? Il n'y a jamais eu d'accord. Il n'y a pas de cessez-le-feu permanent. Trump est déterminé à poursuivre la guerre au Moyen-Orient. Nous continuerons à exiger des votes sur les résolutions relatives aux pouvoirs de guerre jusqu'à ce qu'un nombre suffisant de républicains aient le courage de voter avec nous pour mettre fin à cette guerre une fois pour toutes.
> On dit souvent que seul Nixon pouvait aller en Chine. Mais bientôt, on dira que seul Trump pouvait se vendre à la Chine.
> Le démantèlement par l'administration Trump des dispositifs de santé publique américains a rendu la récente épidémie de hantavirus encore plus alarmante. Des inspecteurs de navires de croisière aux épidémiologistes, en passant par le personnel des services de santé portuaires et autres experts en maladies infectieuses, Donald Trump a anéanti notre préparation aux pandémies sans le moindre scrupule.
> « Incertitude. » « Stress. » « Crainte. » Voilà comment les Américains décrivent la situation économique actuelle. Tout cela à cause des droits de douane exorbitants de Donald Trump, de sa guerre désastreuse contre l'Iran et de son programme économique voué à l'échec.
> L’épidémie d’hantavirus nous rappelle la nécessité d’investir dans la préparation aux urgences de santé publique. Malheureusement, l’administration Trump n’a pas tiré les leçons de la covid19 et a sapé nos défenses en matière de santé publique. J’ai présenté un plan qui appelle l’administration Trump à réintégrer les experts en réponse aux épidémies licenciés, à rétablir les financements destinés à protéger les Américains contre les maladies infectieuses et à réintégrer l’OMS, qui surveille les épidémies et fournit un système d’alerte précoce. Réintégrer, rétablir, réintégrer : c’est ainsi que nous préserverons la santé et la sécurité des Américains.
> Le projet de loi de réconciliation de 72 milliards de dollars présenté la semaine dernière par les sénateurs républicains révèle clairement leurs priorités : Injecter des millions de dollars dans l’ICE et la police des frontières sans aucune garantie, et faire payer un milliard de dollars aux contribuables américains pour construire la salle de bal dorée de Trump, sans prévoir un seul centime pour aider les Américains à faire face à l’inflation. C’est une honte, et les démocrates utiliseront tous les moyens à leur disposition pour combattre ce projet de loi.
> L'an dernier, Donald Trump, Elon Musk et DOGE ont limogé les inspecteurs du CDC et les agents sanitaires portuaires dont la mission était entièrement de suivre la propagation des virus à l'échelle mondiale. Nous devons réintégrer les inspecteurs du CDC chargés des navires de croisière, les agents sanitaires portuaires et les épidémiologistes que Trump a licenciés. Nous devons rétablir les financements alloués aux maladies infectieuses, aux vaccins et à la préparation aux situations d'urgence, financements que Trump et Robert Kennedy Jr. ont drastiquement réduits au sein du département de la Santé et des Services sociaux (HHS) et du CDC. Et nous devons réintégrer l'OMS. Ces trois mesures relèvent du bon sens.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat)
> Le président négocie contre son propre gouvernement pour soutirer 10
milliards de dollars aux contribuables. Le détecteur de corruption est au rouge
et l'alarme est tirée.
> Il y a peu, le renouvellement du Voting Rights Act (loi sur le droit de vote) faisait l'objet de votes bipartites, signés sans controverse par des présidents démocrates et républicains. Aujourd'hui, la Cour suprême, à majorité conservatrice, a vidé de sa substance cette loi, et les assemblées législatives dirigées par les républicains effacent les électeurs noirs de la carte électorale.
● Haiti
♦ En avant
> Le président du conseil d’orientation stratégique du parti En Avant Jerry
Tardieu a participé au lancement de la semaine d’activités organisées par le «
Mouvement Jeunesse En Avant » pour sensibiliser la population sur les dangers
de la diphtérie et les moyens de lutter contre cette maladie qui a déjà fait
plusieurs morts dans le pays!
Cette activité a lieu en collaboration avec le Comité de Stratégie Numérique du
parti et la Bibliothèque Michèle Tardieu.
Cette première journée, orientée principalement vers les jeunes et les enfants,
a permis de sensibiliser les participants à l’importance du lavage régulier des
mains, de l’hygiène communautaire, de la prévention sanitaire ainsi que des
comportements responsables favorisant la protection de la santé publique.
À travers cette activité, nos équipes de médecins ont rappelé que la prévention
demeure un outil essentiel dans la lutte contre les maladies infectieuses et
que la sensibilisation communautaire constitue un levier important pour
protéger les populations les plus vulnérables.
Le « Mouvement Jeunesse En Avant » a également profité de cette occasion pour
réaffirmer son engagement en faveur d’une jeunesse consciente, responsable et
impliquée dans les actions civiques et sociales visant l’amélioration des
conditions de vie des communautés haïtiennes.
● Inde
> [Triches aux examens] Shri Uday Bhanu Chib a déclaré : « Je remercie
chaleureusement tous nos amis des médias d'avoir pris le temps d'être présents
aujourd'hui. Mon frère, le président national de la NSUI, M. Vinod Jakhar, est
également présent. Le sujet de notre discussion d'aujourd'hui, comme vous le
savez, porte sur la fuite des sujets d'examen du NEET. Nous savons tous que des
millions d'étudiants à travers le pays étudient jour et nuit, pendant des
années, dans le seul but de décrocher un emploi ou d'intégrer un établissement
d'enseignement supérieur réputé, grâce à leur travail acharné et à leur mérite.
Or, au cours des dix dernières années, 89 sujets d'examen ont fuité et 48
sessions de rattrapage ont dû être organisées. Cela démontre que la
responsabilité du gouvernement est totalement bafouée. Imaginez ces enfants,
imaginez ces étudiants. » Si nous étions à leur place – à étudier jour et nuit,
à travailler jusqu'aux petites heures du matin, à lutter sans relâche – tandis
que leurs parents investissent des sommes considérables dans leurs études et
leurs frais de scolarité… Après des années de tels efforts et de travail
acharné, lorsqu'un étudiant se présente enfin à un examen, il doit certainement
ressentir une pointe d'angoisse ou de peur : « Tous mes efforts auront-ils
été vains ? Cet examen sera-t-il annulé ? Y aura-t-il une
fuite ? » Où puisera-t-il cette motivation ? Où trouvera-t-il
cette confiance ? Et à qui incombe la responsabilité de garantir que nos
enfants – les étudiants de ce pays – aient suffisamment confiance dans le
système même qu'ils intègrent pour étudier et passer des examens ? Il
s'agit là d'un échec monumental de la part du BJP ; le BJP est entièrement
responsable de cette situation. Vous vous souvenez peut-être d'une publicité
diffusée par le BJP, dans laquelle une femme dit : « Papa a arrêté la
guerre. » En affirmant que « Papa a arrêté la guerre », le BJP prétend en
réalité avoir le pouvoir de mettre fin aux conflits entre nations – une
capacité et une influence qu'il attribue au Premier ministre Modi. Mais la
vérité est que, dans notre pays, même les fuites de sujets d'examen ne sont pas
empêchées ; c'est la réalité de ce gouvernement BJP – de ce Premier ministre
compromis. Il ne s'agit pas d'un problème mineur ; il s'agit d'un problème qui
touche l'avenir même de l'Inde. Et cela a commencé lorsque le BJP a créé la NTA
(Agence nationale des tests) en 2017. Depuis lors, les fuites de sujets
d'examen se sont produites continuellement ; des questions ont été soulevées à
maintes reprises concernant l'intégrité des listes de mérite, et l'intervention
judiciaire a considérablement augmenté par la suite en raison de la fréquence
de ces fuites. Nous pensons – ou plutôt, nous posons la question au
gouvernement BJP – concernant cette agence nationale unique et centralisée
qu'il a créée : qui la contrôle ? Sur quelle base confiez-vous à des
prestataires privés la responsabilité d'organiser ces examens ? Auparavant, les
universités organisaient leurs propres tests, les gouvernements des États
organisaient leurs propres tests et l'UGC organisait les siens Les tests ;
surtout, ils étaient responsables des examens dont ils avaient la charge. Or,
aujourd'hui, la population de ce pays – et en particulier ses étudiants – est
plongée dans l'ignorance la plus totale. En effet, ce gouvernement du BJP
s'attend à ce que ces enfants restent dans l'ignorance, persuadés que le
système est sain et qu'aucune corruption n'a lieu. Mais la vérité, mes amis,
c'est que le BJP a désormais solidement établi un système corrompu. Seuls les
enfants dont les parents possèdent de l'argent sale – ou des fonds obtenus par
le biais du système Hawala – pourront corrompre ces dirigeants du BJP. Une fois
cet argent en leur possession, ces enfants obtiendront des emplois et des
admissions à l'université. À l'inverse, pour les enfants indiens issus de
familles de la classe moyenne, de la classe moyenne inférieure ou de familles
pauvres, quels que soient leurs efforts et leur assiduité à l'école, il n'y a
pas d'avenir pour eux en Inde sous le règne du BJP ; c'est le précédent que le
BJP est en train de créer. Car si une fuite de sujet d'examen se produit, qui
achète le sujet divulgué ? Après tout, ce sont uniquement ceux qui… qui en ont
les moyens financiers. Si ces documents divulgués s'échangent pour des sommes
se chiffrant en millions de roupies, alors ces fuites ne profitent qu'aux plus
riches. Le parti du Congrès affirme d'ailleurs déjà qu'il s'agit d'un
gouvernement des riches, un gouvernement « en costume-cravate ». 7 Par
conséquent, concernant cette question, nous souhaitons vous soumettre certaines
exigences, en veillant à ce que le message parvienne également au BJP : le
gouvernement du BJP est responsable de cette affaire. Il s'agit de l'avenir des
enfants de la nation, et le BJP ne peut se soustraire à ses responsabilités.
Avant toute chose, le ministre de l'Éducation doit démissionner et reconnaître
sa culpabilité. De plus, ce gouvernement du BJP doit indemniser non seulement
les enfants et les étudiants, mais aussi leurs parents. Lorsque ces étudiants
se préparent aux concours, ils investissent énormément d'efforts ; par
conséquent, ils subissent un traumatisme psychologique grave à chaque fuite
d'un sujet. Leurs parents leur apportent un soutien financier et contribuent
aux frais de scolarité, devenus exorbitants, pour finalement voir les années
d'études de leurs enfants compromises. Gaspillage. Le gouvernement du BJP a le
devoir d'indemniser toutes ces pertes. Une enquête parlementaire indépendante
doit être menée sur cette affaire. Une commission parlementaire mixte (CPM)
doit être constituée pour enquêter sur les fuites de documents persistantes,
afin de découvrir la véritable nature et l'ampleur de cette menace insidieuse
qui continue d'échapper à tout contrôle. Après tout, ce gouvernement prétend
mettre fin aux guerres entre nations – un « gourou des nations »
autoproclamé – et pourtant, il reste totalement ignorant de la manière dont des
fuites de documents se produisent sous sa propre administration. Jamais dans
l'histoire de notre nation un gouvernement n'a été aussi incompétent. Par
conséquent, une commission parlementaire mixte doit être formée et le
gouvernement doit être tenu responsable de la persistance de ces fuites de
documents. En conclusion, je souhaite aborder un dernier point. Notre
revendication la plus cruciale découle d'un engagement précis pris dans le
manifeste du Parti du Congrès pour les élections législatives de 2024. Le chef
de l'opposition, Shri Rahul Gandhi, avait déclaré catégoriquement que si l'Alliance
indienne forme le gouvernement, nous promulguerons une loi spécifique, une loi
ciblant spécifiquement ceux qui orchestrent les fuites de sujets d'examen. Nous
formulerons une loi contre les fuites de sujets d'examen si rigoureuse que
quiconque impliqué dans de tels actes encourra une punition si sévère qu'elle
lui donnera des frissons à la simple pensée de commettre un tel crime ; car
cette infraction compromet fondamentalement l'avenir des enfants de notre
nation et les perspectives de ses étudiants. Ainsi, poussé par l'appât du gain,
le BJP détruit l'avenir des étudiants de notre pays et anéantit les espoirs de
leurs parents. Nous mènerons une bataille contre cela. Mon frère, Vinod Bhai,
un leader étudiant très dynamique et un leader étudiant national de notre pays,
se joint à moi ; il partagera également ses points de vue. De plus, nous tenons
à préciser que la NSUI mènera sa propre lutte, le Congrès des jeunes mènera la
sienne, et ensemble, nous mènerons cette bataille comme un front uni. Car il
n'y a pas d'enjeu plus grand que l'avenir de nos étudiants, et rien de plus
important que l'avenir de L'Inde — un avenir que ce « Premier ministre
compromis » et ce « gouvernement compromis » tentent de mettre en péril
> [Violences
contre les femmes] Les chiffres du Bureau national des statistiques criminelles
de 2024 ont récemment été publiés, révélant ainsi les mensonges du gouvernement
BJP au pouvoir. Je parle bien du BJP. Pour ce gouvernement, le slogan « Nari
Vandan » n'est qu'un prétexte, une façon de verser des larmes de crocodile au
nom de la sécurité des femmes. Il s'agit de soustraire ses dirigeants à la
justice, de leur montrer leur vrai visage et de détourner l'attention du
dossier Epstein… Voilà la réalité de notre pays aujourd'hui. Il est navrant de
devoir le dire : les chiffres du Bureau national des statistiques criminelles
de 2024, concernant les crimes contre les femmes sous le gouvernement Modi,
sont alarmants. Combien de femmes ? 42 millions, 428 588. Ce ne sont pas des
statistiques, ce sont des cas. Non, ce sont des femmes. » Elles réclament
justice, elles errent dans les tribunaux depuis des lustres, car il n'y a pas
de justice pour celles qui ne l'obtiennent pas. Voilà la vérité derrière le
slogan « Beti Bachao » : plus de 4,285 millions de femmes
réclament justice. Voici les statistiques des crimes contre les femmes sous le
gouvernement Modi. Lorsque Modi est arrivé au pouvoir en 2014, environ
340 000 femmes ont signalé des cas de viol, d'agression sexuelle, de
harcèlement et de crimes. Depuis 2014, le nombre de cas ne diminue pas, les
crimes contre les femmes augmentent chaque année. En 2014, si l'on se réfère
aux chiffres du Bureau national des statistiques criminelles, environ
340 000 de nos filles et sœurs ont porté plainte. Aujourd'hui, ce chiffre
est de 442 000. En 2014, elles réclament justice. Au total, ce chiffre
atteint 4 285 000 femmes. Ces chiffres du Bureau national des
statistiques criminelles montrent qu'en seulement 2023, 448 000 femmes ont
été victimes de viol, de harcèlement sexuel et d'autres formes de violence.
Comment le gouvernement et les dirigeants du BJP peuvent-ils contester ces
faits ? Car il s'agit des chiffres officiels du Bureau national des
statistiques criminelles de leur propre gouvernement indien. (…)
Il existe donc des millions de cas de ce genre qui restent impunis. Après un
viol collectif, les victimes n'obtiennent aucune justice. Les statistiques
parlent de 4,2 millions de victimes. Si, parmi ces cas, 42 personnes ont été
pendues ou condamnées à la prison à vie ces 10 dernières années, alors le
gouvernement devrait nous le dire. Nous le lui demandons. Mais la vérité, c'est
que ce gouvernement se livre à l'acte honteux de solliciter les votes de
personnes coupables de viols collectifs et de meurtres en les libérant sous
caution en pleine période électorale. Il les invite à Ayodhya en leur déroulant
le tapis rouge.
● Japon
♦ Alliance centriste pour la réforme
> Le 12 mai, le Secrétaire général Kai a tenu une conférence de presse
régulière dans le bâtiment de la Diète après la réunion du Comité exécutif
permanent et a parlé (1) d'un plan d'action pour les prochaines élections à la
Chambre des représentants basé sur l'examen des élections à la Chambre des
représentants, et (2) de la constitution du groupe d'étude sur la succession
stable au trône.
Plan d'action pour faire progresser les réformes structurelles du parti
Après avoir reçu l'approbation du Comité exécutif permanent pour une
analyse des élections à la Chambre des représentants, le parti a dévoilé un
plan d'action pour les prochaines élections, fondé sur cette analyse. Le secrétaire
général Kai a déclaré qu'une réforme structurelle du parti était nécessaire et
a présenté une politique visant à poursuivre les initiatives suivantes :
(1) la création d'une équipe, sous la direction du député Ogawa, chargée
d'examiner les visions et les politiques intersectorielles ; (2) le
renforcement du système de relations publiques ; (3) le développement de
l'image du parti ; et (4) le renforcement des compétences des députés
sortants et des candidats, ainsi que l'organisation régulière de réunions de
dialogue au niveau local. Concernant le calendrier de mise en œuvre, il a
souligné que l'élaboration des nouvelles politiques serait achevée d'ici fin
juillet 2026 et la réforme structurelle du parti d'ici fin décembre 2026. Il a
exprimé sa détermination, au sein du Comité exécutif actuel, à « assumer
ses responsabilités, agir rapidement et obtenir des résultats ».
Résumé du groupe d'étude sur la succession impériale stable
Concernant la position du parti sur la succession impériale stable, élaborée
par le directeur Kasa, ce dernier a déclaré qu'elle était « le fruit d'un
processus rigoureux ayant pris en compte de nombreuses opinions au sein du
parti ». Il a également indiqué que l'Alliance réformiste centriste
continuerait d'examiner la question avec attention et sincérité lors des
prochaines assemblées générales organisées par les présidents et vice-présidents
des deux chambres du Parlement.
> Le 13 mai, le représentant Junya Ogawa a reçu la
visite de courtoisie de l'ambassadrice britannique au Japon, Julia Londubat.
Étaient également présents à cette réunion Mitsunari Okamoto, président du
Conseil de recherche sur les politiques et directeur du Bureau international,
et, du côté britannique, la deuxième secrétaire Emily Mettens.
À l'approche du 81e anniversaire de la fin de la guerre, le représentant
Ogawa a reconnu que l'ordre international établi après la Seconde Guerre
mondiale montre des signes d'essoufflement institutionnel. Il a déclaré : « L'histoire
de l'humanité montre que les transitions vers de nouveaux ordres ont toujours été
accompagnées de guerres. Or, ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est d'une
transition vers un nouvel ordre sans guerre. » Il a ensuite ajouté : « C'est
là que réside ma plus grande ambition. Je veux changer le Japon et changer le
monde sans guerre. »
L'ambassadeur Longbottom a félicité le représentant Ogawa pour sa
nomination et a déclaré : « Dans le monde d'aujourd'hui, le partenariat entre
le Japon et le Royaume-Uni est important. Nous espérons continuer à renforcer
nos relations, non seulement pour le bénéfice des deux pays, mais aussi pour le
bénéfice du monde entier. »
En outre, des échanges de points de vue ont eu lieu sur des sujets tels que
les relations nippo-britanniques dans les domaines de la science, de la
technologie et de la sécurité.
> Le 12 mai, l'Alliance réformiste centriste a tenu
sa 7e réunion du Comité exécutif permanent à la Diète nationale.
Dans son discours d'ouverture, le député Junya Ogawa a évoqué le début de la
seconde moitié de la session parlementaire, réaffirmant sa détermination à
traiter les questions en suspens et déclarant : « Renouvelons
ensemble notre engagement pour cette seconde moitié de session. »
Concernant les réunions de groupe organisées dans le cadre de l'examen des élections,
il a ensuite exprimé son intention de « prendre des décisions à l'avance
en fonction des échanges d'opinions avec les candidats qui ont perdu de
justesse ».
Enfin, au sujet des conclusions adoptées au sein du parti sur la succession impériale
et la question du nombre de membres de la famille impériale, il a indiqué :
« Nous réaffirmerons les conclusions des discussions internes et les intégrerons
dans les décisions futures du parti. »
> Le 12 mai, une séance de questions-réponses s'est
tenue en séance plénière à la Chambre des représentants concernant le
« Projet de loi modifiant une partie de la loi sur la stabilisation de
l'offre, de la demande et des prix des denrées alimentaires de base ». Le
député Hideho Tsunoda a posé des questions au nom de son parti. Voici le texte
de ses questions :
«Je suis Hideho Tsunoda, député indépendant de l'Alliance réformiste
centriste. Je vais maintenant poser des questions au nom de notre parti
concernant le projet de loi visant à modifier une partie de la loi sur la
stabilisation de l'offre, de la demande et des prix des denrées alimentaires de
base, actuellement à l'ordre du jour.
L'impact de la situation en Iran dépasse largement la simple flambée des
prix des carburants comme l'essence et le diesel ; la hausse des coûts de
transport maritime, la faiblesse du yen et les augmentations de prix et pénuries
d'engrais, d'aliments pour animaux et de matières premières qui en résultent
affectent gravement l'agriculture. Afin de protéger les producteurs et les
moyens de subsistance de la population, nous nous sommes rendus sur le terrain,
avons recueilli les témoignages de plus de 12 000 personnes et avons
adressé des demandes urgentes au gouvernement. Hausse des prix, difficultés
d'approvisionnement en matières premières et pression sur les budgets des
ménages due à la baisse des salaires réels : telles sont les difficultés
et les incertitudes auxquelles sont confrontés de nombreux citoyens, comme l'a
mis en lumière notre enquête. Pour atténuer ces problèmes, nous exhortons
vivement le gouvernement à élaborer rapidement des mesures économiques et à
présenter un budget supplémentaire.
J'ai une question concernant la proposition de modification de la loi sur
l'alimentation. Au Japon, le vieillissement de la main-d'œuvre agricole s'accélère,
l'âge moyen devant atteindre 69,2 ans en 2024, et plus de la moitié des
personnes travaillant dans la riziculture ayant plus de 70 ans. Afin de
garantir un approvisionnement stable en riz, aliment de base du pays, il est
primordial de former et d'accompagner la prochaine génération de talents. Pour
ce faire, il est essentiel de créer un environnement où les jeunes puissent
envisager l'avenir avec espoir et s'investir dans l'agriculture, et de
promouvoir des politiques en ce sens.
La Coalition réformiste centriste réclame une refonte fondamentale de la
politique rizicole, incluant la création d'un système de paiement direct pour
le riz de base, qui serait déclenché en cas de risque de chute brutale des prix
du riz.
La proposition d'amendement à la loi sur l'alimentation vise notamment à
promouvoir la « production en fonction de la demande ». Or, ce
principe fondamental de la politique agricole est de longue date, et c'est dans
ce contexte qu'ont eu lieu les troubles connus sous le nom d'« émeutes du
riz de l'ère Reiwa ». Si certains auraient pu penser que le gouvernement
modifierait sa politique antérieure et privilégierait une augmentation de la
production suite à ces émeutes, il est revenu à son ancienne politique de
production en fonction de la demande. Cette décision suscite l'inquiétude des
producteurs, qui craignent qu'une baisse de la demande les oblige à ajuster à
nouveau leur production, rendant ainsi impossible une agriculture durable.
Pour que les producteurs puissent se lancer sereinement dans la
riziculture, il est essentiel que les prévisions gouvernementales de la demande
de riz et d'autres céréales, qui servent de base aux décisions de semis, soient
fiables. Si la production doit être adaptée à la demande, une évaluation détaillée
de celle-ci par région et par tranche de prix, ainsi qu'une information
opportune et pertinente fournie aux producteurs, sont indispensables. Je
souhaiterais savoir comment vous comptez affiner ces prévisions.
Il est également essentiel de renforcer le filet de sécurité pour assurer
une gestion stable. La loi sur le système alimentaire, qui vise à promouvoir
une formation des prix tenant compte des coûts tout au long de la chaîne
alimentaire, de la production à la consommation, a été promulguée, et la création
d'indicateurs de coûts progresse pour des produits de base comme le riz.
Certains acteurs du secteur de la production espèrent que la formation de prix
reproductibles grâce à ces indicateurs sera possible. Cependant, la structure
étant fortement dépendante des importations de matières premières telles que
les engrais et les carburants, elle est vulnérable aux fluctuations du marché
international et à la faiblesse du yen. Actuellement, le risque de production à
perte s'accroît car il est impossible de répercuter immédiatement les hausses
de coûts dues à la situation au Moyen-Orient. Les mesures actuelles de
stabilisation de la gestion, comme l'assurance-revenu, compensent la baisse des
revenus mais ne constituent pas un filet de sécurité contre la perte de
rentabilité liée à la hausse des coûts. Afin que les producteurs, garants de la
sécurité alimentaire, puissent cultiver en toute sérénité, nous pensons qu'il
est nécessaire de mettre en place un filet de sécurité axé sur les coûts et
utilisant des indicateurs de coûts. Nous souhaiterions connaître votre avis.
La hausse des prix du riz suscite des inquiétudes quant à une baisse de la
demande, les consommateurs se détournant de cet aliment. De fait, une enquête
de l'Organisation japonaise du riz et des céréales a révélé que la consommation
mensuelle moyenne de riz blanc par personne a diminué de 6,1 % au cours de
l'exercice 2025 par rapport à l'année précédente. Le Plan de base pour
l'alimentation, l'agriculture et le développement rural fixe un objectif
d'augmentation de la production de riz, passant de 7,91 millions de tonnes en
2023 à 8,18 millions de tonnes en 2030, soit une hausse de 270 000 tonnes.
Les exportations devraient quant à elles augmenter significativement pour
atteindre 350 000 tonnes, soit près de huit fois le volume de 2023.
Toutefois, comment le gouvernement entend-il, pour atteindre cet objectif de
production, éviter que les consommateurs japonais ne se détournent du riz et
comment prévoit-il une augmentation significative des exportations ?
Veuillez présenter un plan concret pour l'avenir.
Je souhaiterais poser une question concernant le nouveau système de
notification et les exigences de déclaration obligatoires pour comprendre l'état
réel de la distribution.
La forte hausse des prix du riz depuis l'automne dernier est largement
imputable aux engorgements de la chaîne de distribution jusqu'au commerce de détail.
Cependant, il est difficile d'appréhender la complexité du système de
distribution dans son ensemble, notamment l'emplacement des engorgements et le
fait que les livraisons à des tiers autres que les agents de collecte représentent
désormais près de la moitié du total, ce qui nous a empêchés de prendre
rapidement des mesures efficaces. La modification proposée élargit le champ
d'application des entreprises enregistrées et impose la déclaration périodique
des quantités en stock, etc. Or, le taux de réponse à l'enquête sur les volumes
de ventes et de stocks menée en urgence l'an dernier auprès de toutes les
entreprises enregistrées (environ 70 000 entreprises) afin de comprendre
la situation réelle de la distribution du riz n'a été que de 19 %, et un
quart des rapports ont été retournés comme non distribuables. Des inquiétudes
ont également été soulevées quant à l'alourdissement de la charge
administrative pour les entreprises nouvellement visées, telles que celles des
secteurs de la restauration et des plats préparés. Comment garantir l'efficacité
du système ? Par ailleurs, afin de mieux comprendre la diversification
croissante des circuits de distribution et d'améliorer la précision des
prévisions de l'offre et de la demande, nous estimons nécessaire de revoir les
méthodes d'enquête pour tenir compte de l'augmentation des ventes directes des
agriculteurs et du recours aux plateformes de commerce électronique. Nous
souhaiterions connaître votre avis à ce sujet.
Je souhaiterais interroger le gouvernement sur la constitution de réserves
privées. Premièrement, concernant le niveau combiné des réserves privées et
publiques. Le projet de loi révisé ajoute un nouvel objectif à la constitution
de réserves : outre la pénurie d'approvisionnement actuelle due à la
baisse de la production, il s'agit désormais de se prémunir contre les pénuries
liées à une augmentation de la demande. Il prévoit également la mise en place
de réserves privées en complément des réserves publiques. Or, le niveau actuel
de 1 million de tonnes est considéré comme adéquat pour faire face à de
mauvaises récoltes, voire à deux années consécutives de mauvaises récoltes,
soit une baisse de la production. Étant donné que les stocks de riz constitués
l'an dernier, vendus pour pallier les engorgements de la distribution, ont
diminué d'environ 30 % en peu de temps, j'estime que le niveau des
réserves devrait être relevé, compte tenu de l'ajout de nouveaux objectifs. Je
souhaiterais donc vous interroger sur la définition d'un niveau de réserve
approprié pour l'avenir.
La vente, l'an dernier, des stocks de riz constitués par l'État a révélé
des problèmes tels que des délais de réponse, des retards de livraison aux
consommateurs et des disparités régionales. Conformément aux règles comptables,
la vente de ces stocks devrait, en principe, se faire par appel d'offres
lorsque l'État conclut un contrat de vente. L'idée de recourir à un contrat
privé est déraisonnable, car ni la loi sur l'alimentation ni la loi comptable
ne prévoient de critères d'appréciation clairs, et il est tout simplement
impossible pour l'État d'autoriser une telle pratique à sa discrétion. Je
plaide depuis longtemps pour la mise en place urgente d'un système de
coopération et de coordination entre l'État et le secteur privé afin de
garantir une distribution rapide des denrées alimentaires en cas de
déséquilibre entre l'offre et la demande. Je salue la constitution de stocks
privés, qui devraient permettre une plus grande flexibilité de réponse par
rapport aux méthodes conventionnelles. Toutefois, pour assurer un
approvisionnement rapide et fiable aux consommateurs en cas de pénurie, il est
essentiel de bien comprendre la situation quotidienne de la distribution
jusqu'au point de consommation. Je voudrais savoir comment seront identifiées
les pénuries d'approvisionnement.
Dans les situations où nous sommes contraints de demander la vente de nos réserves
privées, il est probable que les prix augmentent en raison de pénuries
d'approvisionnement. Du fait de la flambée du prix du riz produit localement,
les importations privées de riz au Japon ont atteint environ 97 000 tonnes
l'an dernier, soit près de 95 fois le volume importé l'année précédente, un
niveau jamais atteint depuis 2000. Du point de vue de la sécurité alimentaire,
il est impératif que le riz importé remplace la seule production nationale.
Afin de garantir la stabilité des conditions de vie de la population, ce riz
doit être vendu à un prix abordable. Je souhaiterais m'enquérir de la méthode
de fixation du prix de vente.
L'an dernier, notamment lors de la vente aux enchères du riz de réserve, des
critiques ont été formulées : le riz a été vendu à des grossistes avec
lesquels nous entretenions déjà des relations commerciales, et non à d'autres
grossistes ou détaillants. Les consommateurs, désorientés, ne savaient plus où
acheter du riz et ont dû faire le tour de nombreux magasins. Je souhaiterais
savoir si la destination du riz sera prise en compte dans la demande de vente
afin d'éviter que ce genre de situation ne se reproduise.
Je souhaiterais aborder la question du soutien aux entreprises qui
constituent des stocks privés, lesquels joueront un rôle important dans la sécurité
alimentaire. Il me semble essentiel, pour le bon fonctionnement du système,
d'apporter un soutien suffisant aux entreprises privées qui, en plus de leurs
stocks existants, constitueront des réserves de riz afin de se prémunir contre
les pénuries et de ne pas en subir les conséquences négatives. Ce soutien
devrait couvrir non seulement les coûts de stockage, mais aussi l'augmentation
des dépenses et les pertes de valeur liées au stockage à long terme. Je
souhaiterais connaître votre avis sur ce sujet.
Avec l'entrée en vigueur de la Loi sur le système alimentaire, et bien que
la formation rationnelle des prix soit encouragée, il est essentiel de créer un
environnement où chacun, y compris les personnes qui n'ont pas les moyens
d'acheter des aliments aux prix pratiqués, puisse s'en procurer. Concernant le
riz, aliment de base, nous saluons les efforts déployés pour étendre la
distribution gratuite de riz stocké aux cantines scolaires et aux banques
alimentaires. Cependant, cette distribution gratuite est exceptionnelle et
s'appuie sur les dispositions de l'article 15 du décret d'application de la Loi
sur l'alimentation, qui stipule que « la distribution d'aliments de base peut
être effectuée lorsqu'une administration locale ou toute autre personne jugée
compétente par le ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche entend
utiliser ces aliments à des fins d'essais, de recherche ou d'éducation ». Cette
distribution s'inscrit dans le cadre de l'éducation alimentaire.
Selon l'Enquête nationale sur les conditions de vie, 11,5 % des enfants
vivent dans une situation de pauvreté relative, et le taux de pauvreté des
familles monoparentales atteint 44,5 %. Il est urgent d'apporter un soutien aux
familles qui n'ont pas accès à la nourriture. La sécurité alimentaire, principe
fondamental de la Loi fondamentale sur l'alimentation, l'agriculture et le développement
rural, est définie comme la situation dans laquelle chaque citoyen peut se
procurer une alimentation de qualité. Afin de créer un environnement où chacun
puisse se nourrir, et notamment en soutenant les nombreux enfants et familles
qui ne peuvent actuellement pas acheter de nourriture, j'estime que les
dispositions de l'ordonnance gouvernementale doivent être réexaminées. Je
souhaiterais connaître votre avis.
(Les questions précédentes ont été posées par le ministre de l'Agriculture, des
Forêts et de la Pêche.)
Face aux changements climatiques mondiaux, il est de plus en plus nécessaire
de développer et de promouvoir l'introduction de nouvelles variétés de riz à
haut rendement, tolérantes à la chaleur et résistantes aux maladies et aux
ravageurs. Par conséquent, nous devons renforcer la coopération internationale
en matière de recherche. Le Japon, principal pays donateur du Groupe
consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), le plus vaste réseau
mondial de recherche agricole englobant la recherche internationale sur le riz,
était le troisième contributeur dans les années 1990, mais occupe désormais la
22e place. Il y a deux ans, le Japon a même perdu son siège au conseil
d'administration, qu'il occupait depuis la création de l'organisation. Ce recul
est largement dû aux restrictions budgétaires au ministère des Affaires
étrangères, responsable des contributions essentielles au fonctionnement global
de l'organisation. Afin de garantir la sécurité alimentaire, nous devons
assurer la place du Japon dans la coopération internationale en matière de
recherche. À cette fin, nous demandons une augmentation du budget et une
coopération financière active. Nous sollicitons une réponse du ministre des Affaires
étrangères. (Ministre des Affaires étrangères)
Je conclus mes questions en exhortant le gouvernement à fournir des réponses
sincères et à prendre des mesures responsables afin que les producteurs, les
distributeurs et les consommateurs puissent avoir l'esprit tranquille quant à
l'avenir.»
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Non aux réductions des services aériens dans notre beau pays ! Pour les
habitants et les entreprises de l'ouest de la Norvège, de certaines parties du
Trøndelag et du nord du pays, la liaison aérienne locale est aussi essentielle
que le train dans l'est de la Norvège. C'est pourquoi le Parti du Centre a
veillé aujourd'hui à ce que le Storting rejette le projet du gouvernement
visant à rendre les services aériens locaux plus chers et moins performants.
Oui aux habitants et aux entreprises de toute la Norvège!
> Le plan municipal proposé par le gouvernement est bien trop faible ! Le Parti travailliste n’a manifestement pas saisi l’importance du rôle des municipalités en Norvège. Au lieu de renforcer davantage l’économie municipale, il évoque désormais d’éventuelles fusions forcées. C’est une solution totalement inadaptée. De nombreuses municipalités se voient confier des responsabilités croissantes et peinent à assurer les services essentiels tels que les soins aux personnes âgées, l’éducation et la garde d’enfants. Le Parti du centre souhaite renforcer les municipalités afin que chacun, où qu’il vive dans le pays, ait accès à des services de qualité et sûrs à proximité de son domicile.
> Le nord de la Norvège ne mérite pas d'être mis à l'arrêt ! Statnett refuse toute nouvelle production d'électricité dans le nord du pays. Cette décision pose des problèmes majeurs pour une région essentielle de notre nation. À Melkøya, une centrale à gaz fonctionne déjà quotidiennement. Cependant, son arrêt prévu entraîne une pénurie d'électricité soudaine, empêchant ainsi le développement de nouvelles activités. Nous souhaitons obtenir l'appui du Storting pour le maintien en activité de la centrale. Elle garantira à la fois l'approvisionnement en électricité et une sécurité énergétique sans précédent dans le nord. Grâce à cette centrale, nous pourrons enfin encourager de nouvelles industries, au lieu de devoir les refuser.
> Nous sommes convaincus qu'il était tout à fait justifié de réduire les taxes sur les carburants pour les particuliers et les entreprises lorsque les prix ont flambé. Ne pas intervenir aurait pu avoir de graves répercussions et des conséquences majeures. Lors des négociations sur le budget national révisé, il sera essentiel pour nous de défendre l'amélioration des finances des collectivités locales, ce qui se traduira par de meilleures écoles, crèches et services aux personnes âgées. Nous privilégierons les services essentiels à toute augmentation d'impôts, améliorerons la situation du secteur de la construction et œuvrerons pour des mesures permettant à tous de vivre dignement et en sécurité, dans une économie viable au quotidien.
> Les principaux chiffres du budget national révisé du gouvernement montrent que l'économie norvégienne peut supporter des mesures ciblées visant à soutenir les particuliers et les entreprises en ces temps difficiles. C'est pourquoi, lors des négociations, le Parti du Centre défendra des mesures qui renforcent l'économie au quotidien, préservent l'emploi et garantissent les services sociaux essentiels tels que les écoles, les crèches et les services aux personnes âgées sur l'ensemble du territoire. Le Parti du Centre a toujours affirmé que les citoyens doivent disposer de davantage de revenus lorsque le coût de la vie augmente. C'est pourquoi nous avons pris l'initiative de baisser les taxes sur l'essence et le diesel. Cette mesure a eu un impact concret pour les personnes qui dépendent de leur voiture au quotidien, pour les entreprises qui ont besoin de véhicules pour fonctionner et pour les collectivités locales partout en Norvège. Parallèlement, les chiffres de Statistique Norvège montrent que ces mesures ont également contribué à réduire l'inflation à court terme. Pour le Parti du Centre, il s'agit de politiques concrètes qui fonctionnent au quotidien. Nous privilégierons les mesures qui facilitent la vie, le travail et la création d'entreprise en Norvège, tout en maintenant la sécurité attendue par la population grâce à des solutions communautaires solides et des services sociaux de qualité.
> De nombreux partis au Storting souhaitent augmenter à nouveau les taxes sur l'essence et le diesel. Notre priorité absolue est d'empêcher toute tentative de remise en cause des baisses d'impôts obtenues avant Pâques. Nous ferons donc tout notre possible pour les contrer, déclare Vedum. Le Parti du Centre se préoccupe de la réduction des coûts de transport pour tous, que ce soit dans les districts ou les villes. Nous œuvrerons au développement de toute la Norvège et garantirons à chacun la possibilité de vivre, de vivre en sécurité et de travailler dans tout le pays.
> Statistique Norvège souligne que la baisse des taxes routières et sur les carburants, mise en œuvre par le Storting avant Pâques, contribue à freiner l'inflation en Norvège, ce qui permet de limiter la hausse des coûts du quotidien. C'est un point important pour les familles confrontées à la flambée des prix des produits alimentaires, de l'électricité et des intérêts, et cela pourrait également contribuer à apaiser les tensions sur les taux d'intérêt à l'avenir. – En mars, l'électricité et les carburants ont contribué à la hausse de l'inflation, tandis que ce mois-ci, ces mêmes biens ont contribué à freiner la croissance de l'IPC. « L'une des raisons est la baisse des taxes sur les carburants », explique Espen Kristiansen, chef de section à Statistique Norvège. Pour le Parti du Centre, il s'agit de garantir que les citoyens ne soient pas lésés parce qu'ils dépendent de leur voiture pour se rendre au travail, emmener leurs enfants à la crèche ou gérer leur entreprise. C'est pourquoi le Parti du Centre a fait de la baisse des taxes sur les carburants une priorité, à un moment où de nombreuses personnes rencontrent des difficultés financières : il ne faut pas occulter le fait que beaucoup de gens traversent une période difficile. Il est donc important de mettre en œuvre une politique visant à faciliter la vie des citoyens. – Le carburant représente un poste de dépense important pour une grande partie des biens transportés dans le pays. Par conséquent, une baisse des taxes sur les carburants contribue non seulement à réduire les prix à la pompe, mais aussi à freiner la hausse des prix dans d'autres secteurs de la société. Limiter la hausse des prix est essentiel pour préserver le pouvoir d'achat des citoyens et les emplois en Norvège.
> Malgré l'année 2026, désignée comme année de préparation totale, l'instabilité croissante dans le monde et une décision parlementaire claire l'an dernier visant à rétablir l'obligation d'installer des abris, ces derniers ne sont toujours pas une priorité dans les hôpitaux norvégiens. La proposition du Parti du Centre, qui rendait obligatoire la présence d'abris dans les hôpitaux, n'a pas recueilli la majorité. Cette situation est à la fois décevante et grave. Au lieu de mettre en place les mesures de sécurité nécessaires, il faudrait les « évaluer » et les catégoriser pour leur attribuer une autre appellation, comme celle d'installations de protection. Or, la préparation ne se résume pas à des paroles : elle se traduit par des actes. Plusieurs hôpitaux ont été construits sans abris ces dernières années, et plusieurs autres sont encore en projet sans ces mêmes installations. Nous ne pouvons pas attendre qu'il soit trop tard pour renforcer notre préparation. La sécurité doit être assurée avant la crise, et non après. Des clarifications sont urgentes, et il est urgent de mettre en place les mesures de sécurité adéquates.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
> Prix du carburant en hausse. Prix des denrées alimentaires en hausse.
Vacances menacées. Le Premier ministre a eu raison de ne pas suivre les
Conservateurs et le parti Reform dans leur soutien à la guerre illégale de
Trump en Iran. Il doit désormais resserrer les liens avec l'Europe, sous peine
de laisser la Grande-Bretagne à la merci de la trumpflation.
> Le discours du roi est timide, sans ambition et se contente de retouches superficielles. Il nous faut des mesures audacieuses pour sauver notre système de santé, soutenir les petites entreprises et dynamiser notre économie.
> Tandis que les partis populistes proposent des solutions simplistes et promettent de tout détruire, les libéraux-démocrates veulent reconstruire la Grande-Bretagne grâce à des solutions sérieuses et un leadership digne de confiance.
> Nous savons tous qu'un rapprochement avec l'Europe dynamiserait notre économie. Pourtant, le « nouveau départ » du Premier ministre est bien trop timide et sans ambition. Il est temps de créer une union douanière entre le Royaume-Uni et l'UE.
Ed Davey (leader)
> L'histoire montrera que la politique de Keir Starmer envers Trump fut
l'une de ses pires erreurs, ayant appauvri et affaibli la sécurité du
Royaume-Uni. Il nous faut plus que de vagues promesses. Il nous faut des
mesures concrètes, à commencer par une nouvelle union douanière avec l'Europe.
> Le discours du Roi devrait proposer un plan audacieux pour impulser le changement en Grande-Bretagne, mettre fin à l'insécurité et au chaos. Au lieu de cela, nous aurons droit aux mêmes rengaines d'un Premier ministre sur le départ. Les Libéraux-démocrates sont le seul parti non populiste encore en activité. Rejoignez-nous pour bâtir notre pays, et non pour le détruire.
> Cela ne suffit tout simplement pas. Affirmer que la Grande-Bretagne devrait être au cœur de l'Europe ne signifie rien si le Parti travailliste continue de refuser systématiquement les mesures qui nous permettraient d'y parvenir. Si Starmer pense que des déclarations vagues sur l'Europe lui permettront de se maintenir au 10 Downing Street, il se trompe lourdement.
> Vous n'en entendrez pas parler dans les médias, mais les Libéraux-démocrates viennent d'obtenir des résultats exceptionnels. Nous avons tenu tête à Reform, remporté plus de conseillers que les Verts et écrasé les Conservateurs. Partout au pays, des citoyens de droite nous soutiennent pour apporter le véritable changement qu'ils méritent.
> Si le Parti travailliste compte passer les
prochains mois à se disputer la nomination du Premier ministre, il devrait au
moins s'accorder sur un point : ces lignes rouges néfastes concernant
l'Europe doivent être abolies. Une union douanière est essentielle à la
croissance de notre économie et à la lutte contre la hausse du coût de la vie.
(…)
S’ils veulent vraiment s’installer au 10 Downing Street, Burnham, Streeting et
Rayner doivent faire ce que Starmer refuse de faire : réparer nos
relations brisées avec l’Europe et assurer la croissance dont la
Grande-Bretagne a besoin.
● Suisse
♦ Vert’libéraux
> Durée de vie des centrales nucléaires : le PVL dit oui à une solution
transitoire, mais non à une renaissance de l’ancienne technologie nucléaire
Le PVL soutient une éventuelle prolongation de la durée d’exploitation des
centrales nucléaires existantes sous des conditions claires : une prolongation
limitée dans le temps ne peut être envisagée que si une exploitation sûre est
garantie et uniquement comme solution transitoire vers un approvisionnement
électrique durable. Elle ne doit en aucun cas conduire à un changement
d’orientation de la politique énergétique. Avec sa stratégie des 4E, les
Vert’libéraux demandent la mise en œuvre cohérente d’une voie durable vers la
neutralité climatique fondée sur l’efficacité énergétique, les énergies
renouvelables, l’électrification et le stockage de l’énergie.
Dans le cadre du postulat « Pour le maintien en service des centrales
nucléaires existantes » (23.4152), il est actuellement examiné si les centrales
nucléaires suisses pourraient être exploitées au-delà de leur durée de vie
initialement prévue, jusqu’à 80 ans. Le PVL reconnaît que la sécurité de
l’approvisionnement reste une priorité élevée, y compris durant une phase de
transition. Il souligne toutefois clairement que l’accent doit continuer à être
mis sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, l’électrification
et le stockage de l’énergie (stratégie des 4E).
Pour la conseillère nationale et spécialiste de la politique énergétique Céline
Weber, l’essentiel est le suivant :
« Nous n’accepterons une prolongation des durées d’exploitation que si
l’objectif reste clairement la sortie du nucléaire avec les technologies
actuelles. La Suisse doit avancer et regarder vers l’avenir, plutôt que de se
tourner systématiquement vers les solutions du passé. »
Le PVL rejette explicitement la construction de nouvelles centrales nucléaires
utilisant la technologie actuelle. Cette technologie appartient à une époque
révolue de la politique énergétique et ne constitue ni une réponse
économiquement viable ni durable pour l’avenir énergétique de la Suisse. La
prolongation de la durée d’exploitation proposée par le Conseil fédéral ne doit
donc pas devenir une invitation à miser à nouveau, après 2050, sur l’énergie
nucléaire conventionnelle.
Le PVL attend également du Conseil fédéral ainsi que des exploitants des
réponses claires concernant la mise en œuvre concrète d’une éventuelle
prolongation de durée d’exploitation. Pour le PVL, une chose est également
claire : des financements directs de l’État ou des plans de sauvetage financés
par les deniers publics pour prolonger la durée d’exploitation sont exclus.
La Suisse a besoin d’une politique énergétique fiable conciliant sécurité
d’approvisionnement et protection du climat.
● Ukraine
♦ Serviteur du peuple
> Augmentation de plus de
50 % du budget de la défense : la Verkhovna Rada a reçu du gouvernement un
projet d’amendement au budget de l’État pour 2026. Cette mesure a été rendue
possible grâce à l’accord de l’Union européenne d’accorder à l’Ukraine un prêt
de 90 milliards d’euros.
Cette annonce a été faite par Roksolana Pidlas, députée du parti Serviteur
du peuple et présidente de la commission du budget de la Verkhovna Rada.
« Cette année, nous prévoyons de recevoir la moitié de ce prêt, soit 45
milliards d'euros, dont 31,8 milliards seront consacrés à l'achat d'armements
et au soutien financier du personnel militaire. Les armes et les munitions
seront achetées dans les pays de l'UE et auprès de fabricants ukrainiens.
Toutes les forces de défense qui nous protègent actuellement au front recevront
ces armements », a précisé le parlementaire.
Elle a ajouté que 13,2 milliards d'euros provenant de cet important prêt
européen seront alloués au budget pour les besoins humanitaires.
« Cela concerne, par exemple, les salaires dans les secteurs de l'éducation
et de la santé, ainsi que la remise en état des infrastructures critiques
endommagées par les attaques russes. Le gouvernement propose également
d'allouer 40 milliards de hryvnias à la mise en œuvre de plans de résilience
globaux pour les régions et les villes, dans le cadre desquels les autorités
locales renforceront la protection des infrastructures énergétiques », a
déclaré le président de la commission du budget.
Roksolana Pidlasa a rappelé que l'Ukraine ne devra rembourser le prêt de
l'UE que si la Russie verse à notre État des réparations pour les dommages
causés pendant la guerre.
> Le
15 mai à Chișinău, les pays membres du Conseil de l’Europe franchiront une
étape cruciale vers la création d’un Tribunal spécial pour le crime d’agression
russe contre l’Ukraine. Ce mécanisme devrait constituer un précédent historique
pour le monde moderne et représenter le premier tribunal international de cette
envergure depuis des décennies.
Ces propos ont été tenus par Yevheniia Kravchuk, députée du parti Serviteur
du peuple, vice-présidente de la commission de la Verkhovna Rada sur la
politique humanitaire et d'information, et membre de la délégation permanente
auprès de l'APCE.
Selon elle, même au début de l'invasion à grande échelle, l'idée même d'un
tribunal était pour de nombreux partenaires internationaux davantage une
déclaration politique symbolique de soutien à l'Ukraine qu'un véritable
processus juridique.
« En mars 2022, la simple mention d'un Tribunal spécial dans la résolution
de l'APCE paraissait presque irréaliste à beaucoup. Mais au fil des années, un
travail considérable a été accompli – diplomatique, juridique et politique. Pas
à pas, nous avons convaincu nos partenaires, formé une coalition et travaillé à
l'élaboration du statut du futur tribunal. Et finalement, l'année dernière, le
président ukrainien Volodymyr Zelensky et le secrétaire général du Conseil de
l'Europe Alain Berset ont signé un accord entre l'Ukraine et le Conseil de
l'Europe, qui a déjà lancé les procédures juridiques nécessaires à la création
du tribunal », a rappelé Evheniya Kravchuk.
Le parlementaire a fait remarquer que la réunion de Chisinau marquera le
véritable début de la mise en œuvre pratique de ce mécanisme.
« À ce jour, 34 pays du Conseil de l'Europe ont déjà confirmé leur
participation. Il est essentiel que le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et
l'Italie en fassent partie, car en politique internationale, le soutien
politique ne suffit pas : un financement est également indispensable. Ces
pays sont les principaux contributeurs et peuvent garantir le bon
fonctionnement du tribunal. Par ailleurs, le nombre d'États participants est
tout aussi important à nos yeux. C'est un signal fort adressé au monde
entier : la responsabilité de la Russie dans le crime d'agression n'est
pas seulement une affaire ukrainienne, mais une question de droit international
et de sécurité mondiale », a souligné le député.
Yevhenia Kravchuk a souligné que l'Union européenne est également
activement impliquée dans ce processus.
« L’Union européenne, en tant qu’organisation internationale, participera
également au financement du tribunal. Il s’agit d’un signal politique
extrêmement important. Les 10 premiers millions d’euros ont déjà été alloués à
la phase initiale du lancement du mécanisme. Ce n’est même pas un démarrage
complet, mais cela représente déjà un engagement financier concret et une
responsabilité concrète des partenaires pour la création du tribunal »,
a-t-elle expliqué.
Selon le député, après la signature des documents à Chisinau, la formation
du « tribunal squelette » débutera – la structure de base du futur organe
judiciaire international.
« Ensuite, le travail concret commencera : la création d'un comité
exécutif, le recrutement des juges, la mise en place d'un secrétariat et la
recherche de personnel. Le tribunal cessera alors d'être une simple idée
politique pour devenir une véritable institution. Nous espérons vivement que le
processus de recrutement débutera d'ici la fin de l'année », a indiqué Evheniya
Kravchuk.
Parallèlement, elle a souligné que le lancement complet du Tribunal spécial
nécessitait du temps, des ressources et un consensus international.
« Bien sûr, nous aimerions tous voir les premiers soupçons et verdicts le
plus tôt possible, peut-être dès 2027. Mais, honnêtement et
professionnellement, une échéance plus réaliste est 2028. Car cela nécessite
encore un financement complet, un budget et la mise en place définitive de la
structure et de l'infrastructure du tribunal », a expliqué le parlementaire.
Yevheniya Kravchuk a également indiqué que le tribunal devrait siéger à La
Haye, ville devenue depuis longtemps un symbole de la justice internationale.
« Ce sera le Tribunal de La Haye, le troisième de cette envergure dans
l'histoire moderne après Nuremberg et Tokyo. Les Pays-Bas doivent maintenant
choisir un emplacement précis. L'idée de construire un complexe ou un bunker
séparé et hautement sécurisé a été envisagée, mais cela s'avère très coûteux et
prendrait beaucoup de temps. Par ailleurs, La Haye dispose déjà
d'infrastructures adéquates. Notamment, les locaux du Tribunal pour
l'ex-Yougoslavie, où Milosevic a été jugé. Je m'y suis rendue en février 2022,
lors de la préparation de la résolution de l'APCE, et je peux affirmer que les
conditions sont largement suffisantes pour le fonctionnement d'un tel tribunal.
La décision concernant l'emplacement définitif pourra être annoncée lors de la
réunion de Chișinău », a résumé Evheniya Kravtchuk.
> L'Ukraine
prévoit de finaliser toutes les procédures d'adhésion à l'Union européenne
d'ici fin 2027 et d'obtenir le statut de membre à part entière d'ici 2030. Ces
échéances restent réalistes, malgré la guerre et les conflits politiques au
sein de l'UE.
C’est ce qu’a déclaré Vadym Halaichuk, député du parti Serviteur du peuple,
vice-président du parti chargé des affaires internationales et secrétaire
international du parti, premier vice-président de la commission de la Verkhovna
Rada sur l’intégration de l’Ukraine à l’UE, lors d’un entretien avec Glavred.
Selon lui, l'Ukraine est déjà engagée dans un processus de négociation avec
l'Union européenne, car elle possède une expérience significative en matière
d'adaptation de sa législation aux normes européennes, ainsi que dans les
domaines de l'accès aux marchés, de la politique agricole et des marchés
publics.
« Les séances de sélection, l’évaluation de la Commission européenne, la
mise en œuvre de l’accord d’association – tout cela fait déjà partie des
préparatifs en vue de l’adhésion complète. Nous sommes prêts pour les
négociations », a déclaré Halaichuk.
Il a également noté qu'en raison du blocage de la Hongrie, la Commission
européenne avait en réalité lancé le processus de négociation sans son
ouverture formelle, en utilisant le mécanisme de pré-ouverture.
« En décembre dernier, nous avons échangé des informations sur les
positions de négociation et les points de référence, et nous sommes presque
passés à la mise en œuvre formelle. Nous sommes donc déjà engagés dans ce
processus et espérons le mener à bien rapidement », a expliqué le député.
Le plan d'adhésion, a-t-il précisé, repose sur le calendrier convenu par
l'Ukraine avec ses partenaires européens en 2022, après l'obtention du statut
de pays candidat à l'UE. À l'époque, 2029 était considérée comme la date butoir
approximative pour l'achèvement de toutes les procédures, en raison du début
d'un nouveau cycle politique au sein de l'Union européenne.
« Il a été convenu que d'ici fin 2027, l'Ukraine devrait achever toutes les
procédures techniques, préparer l'accord et passer à la partie politique :
la ratification du document par les parlements de tous les États membres de
l'UE. Ces conditions semblaient tout à fait réalistes et le restent encore
aujourd'hui », a souligné le parlementaire.
La priorité, a-t-il indiqué, est désormais de lancer officiellement les
négociations d'adhésion. Sans l'ouverture du premier groupe de travail, celui
des Fondamentaux, il est impossible d'ouvrir ou de fermer d'autres domaines de
négociation.
« Ce n’est pas seulement la mise en œuvre de normes spécifiques qui
sera évaluée, mais aussi le succès global de la réforme des systèmes judiciaire
et policier, de la politique anticorruption et d’autres domaines. Il est donc
primordial d’entamer dès maintenant ce processus et de mener à bien notre
travail préparatoire, c’est-à-dire de respecter les obligations définies dans
les feuilles de route », a souligné Halaichuk.
Après l'ouverture des négociations, l'Ukraine devrait rapidement procéder à
l'ouverture des six groupes de travail afin de préparer un projet de traité
d'adhésion à l'UE.
« Ce document deviendra en réalité une feuille de route pour les réformes –
un plan clair sur la manière de réformer l’économie et l’État dans son ensemble
afin de devenir un État membre performant de l’UE », a souligné le député.
L'ouverture officielle de tous les groupes de travail relatifs à l'adhésion
de l'Ukraine à l'UE est prévue en juillet de cette année.
« À l'heure actuelle, une décision a déjà été prise concernant la capacité
de l'Ukraine à ouvrir tous ses pôles de compétitivité, et nous passons aux
étapes officielles », a conclu Vadym Halaichuk.
> Aujourd'hui,
la sécurité alimentaire est une question de résilience nationale. En temps de
guerre, le secteur agroalimentaire a démontré sa capacité à fonctionner, à
soutenir l'économie et à nourrir la population.
Ce point a été souligné par Oleksandr Haidu, député du parti Serviteur du
peuple et président de la commission de la Verkhovna Rada sur la politique
agraire et foncière, lors de la conférence « Industrie du pain 2026 », où
l'avenir de l'industrie ukrainienne de la meunerie et de la boulangerie a été
abordé.
« Notre objectif stratégique est de rechercher activement de nouvelles
orientations pour les exportations de céréales et de développer la
transformation nationale, de créer de la valeur ajoutée en Ukraine et de
renforcer la position des producteurs ukrainiens sur le marché européen. Cela
exige des règles du jeu claires, un partenariat entre l'État et les
entreprises, et une législation moderne », a souligné le parlementaire.
Selon lui, l'Ukraine est déjà en train de jeter les bases de cette
intégration européenne : la loi sur l'agence payeuse a été adoptée, la
législation biologique est en cours de mise à jour, les règles sanitaires et
phytosanitaires sont harmonisées et un système moderne de contrôle étatique est
en train d'être créé.
« Ce sont des solutions concrètes qui offrent de nouvelles opportunités aux
producteurs ukrainiens en matière de modernisation, d'investissement et d'accès
au marché de l'Union européenne », a déclaré Haidu.
L'avenir du secteur agricole ukrainien, selon le chef du comité spécialisé,
repose sur une transformation nationale forte.
« Notre tâche commune est de faire du grain ukrainien une farine
compétitive et du pain ukrainien un symbole de qualité, de durabilité et de
production européenne moderne », a résumé Oleksandr Haidu.
● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Le Venezuela traverse
actuellement la pire crise éducative de son histoire contemporaine. Plus de
12 000 écoles publiques sont gravement endommagées, près d’un million
d’enfants et d’adolescents sont déscolarisés et le salaire moyen des
enseignants a chuté à un niveau incompatible avec la survie professionnelle.
Face à cette réalité, María Corina Machado a présenté mardi une proposition
globale de redressement de l'éducation nationale visant à rétablir le droit à
l'éducation pour chaque enfant vénézuélien et à reconstruire le système
éducatif sur des bases modernes, dépolitisées et axées sur les résultats.
Le plan débute par un constat alarmant : l’effondrement du système
éducatif vénézuélien n’est ni partiel ni temporaire, mais systémique. La crise
affecte simultanément les infrastructures scolaires, le corps enseignant, la
restauration scolaire, les résultats d’apprentissage et les institutions
chargées de la gestion du système.
« Le redressement du Venezuela commence dans les écoles. Aucun pays ne peut
se reconstruire sur une génération condamnée au retard éducatif », affirme
l’initiative.
Les 100 premiers jours : réouverture, alimentation et retour à l'école
La proposition établit comme principe directeur pour les 100 premiers jours
le programme « Tous les enfants doivent apprendre », une stratégie
nationale pour la réinscription et la réouverture massive des écoles.
Parmi les objectifs immédiats figurent :
- Réactiver les programmes d'alimentation scolaire pour 1,5 million
d'enfants.
- Réintégrer au moins 50 000 élèves exclus du système éducatif.
- Effectuer des réparations urgentes dans entre 4 000 et 5 000 écoles.
- Accorder une allocation d'urgence à 500 000 enseignants.
- Créer l'Institut vénézuélien pour la qualité de l'éducation (IVCE).
- Mettre en place une connectivité dans 25 % des écoles du pays.
- Lancer des programmes de formation accélérée pour pourvoir plus de 100 000
postes d'enseignants vacants.
- Lancer des programmes pilotes pour l'intelligence artificielle éducative et
les chèques scolaires.
La proposition prévoit également l'interdiction immédiate des activités
politiques partisanes au sein des établissements d'enseignement et un processus
de dépolitisation institutionnelle du système scolaire.
Intervention d'urgence pour les enseignants et reprise des apprentissages
L'un des principaux objectifs du plan est la relance du métier
d'enseignant.
Actuellement, le salaire moyen d'un enseignant vénézuélien avoisine les 20
dollars américains par mois, le plus bas d'Amérique latine. La proposition
souligne que sans enseignants dignes et motivés, il n'y a pas de réelle
perspective de redressement du système éducatif.
Par conséquent, un plan d'urgence est proposé, comprenant des allocations
immédiates, une certification accélérée, un mentorat et des mécanismes pour
inciter les enseignants émigrés à revenir.
Le plan donne également la priorité au rétablissement des apprentissages
fondamentaux en lecture et en mathématiques, après plus d'une décennie sans
évaluations nationales officielles et alors que les estimations situent le
retard éducatif du Venezuela entre 10 et 14 ans par rapport aux normes
internationales.
Un nouveau modèle éducatif
La proposition préconise un modèle mixte dans lequel l'État garantit le
financement, la réglementation et l'évaluation, tandis que les écoles
publiques, privées et communautaires se font concurrence pour offrir une
éducation de meilleure qualité.
Parmi les réformes structurelles, les suivantes se distinguent :
- Système de bons d'études.
- Concessions de la direction de l'établissement scolaire.
- Évaluations publiques annuelles par école.
- Autonomie institutionnelle et méritocratie des enseignants.
- Expansion nationale de la connectivité et des outils d'intelligence
artificielle éducative.
L'IVCE fonctionnerait comme un organisme autonome chargé d'évaluer
l'apprentissage, d'accréditer les écoles et de publier les résultats de
performance de manière transparente.
Investissement et rendement social
L'investissement estimé pour les 100 premiers jours se situe entre 448 et
601 millions de dollars américains, tandis que le programme de relance complet
de 36 mois nécessiterait entre 2,37 et 3,49 milliards de dollars américains.
Le projet soutient toutefois que le coût de l'inaction serait bien plus
élevé.
« Une génération qui accuse un retard de 10 à 14 ans en matière de
compétences de base représente une perte permanente de productivité, de revenus
et de croissance pour le Venezuela. Le rattrapage scolaire n’est pas une
dépense : c’est l’investissement le plus important pour la reconstruction
du pays », conclut le plan.
María Corina Machado (leader)
> Hier, j'ai vécu une expérience extraordinaire en compagnie d'étudiants en
sciences de l'éducation incroyablement talentueux à Harvard, ainsi que de leurs
professeurs et chercheurs. Tous sont enthousiastes à l'idée de contribuer à
l'élaboration de notre plan de transformation de l'éducation au
Venezuela ! Imaginez : une jeune Argentine, une Péruvienne, une
diplômée du master en sciences de l'éducation originaire d'Indonésie et en
couple avec un Vénézuélien, et trois étudiants colombiens… Sans oublier, bien sûr,
la collaboration avec de nombreux Vénézuéliens, au Venezuela comme à
l'étranger. Tous débattent et conçoivent les meilleures pratiques pédagogiques
au monde, les réformes les plus efficaces, l'utilisation de l'intelligence
artificielle pour personnaliser l'enseignement, le développement de programmes
scolaires adaptés au contexte vénézuélien, la formation continue et une
meilleure rémunération des enseignants, ainsi que la création de l'Institut
vénézuélien pour la qualité de l'éducation afin de garantir la performance de
toutes les écoles du pays. Notre plan « L'éducation pour tous » vise
à scolariser immédiatement tous nos enfants, sans exception ! De plus, et
pour la première fois au Venezuela, nous mettrons en place un système de chèques
scolaires permettant aux familles de choisir l'établissement – public, privé,
confessionnel ou associatif – où elles souhaitent inscrire leurs enfants. La
famille choisit, l'État garantit ! La liberté exige l'éducation de ses
citoyens. Et nous éduquerons chacun à la liberté !

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