Avec la fin du procès en appel des faux attachés parlementaires des députés FN au Parlement européen, on ne sait pas encore si Marine Le Pen sera autorisée à se présenter à l’élection présidentielle, voire si le RN a intérêt à ce qu’elle se présente ou s’il vaut mieux pour la formation d’extrême-droite que ce soit Jordan Bardella.
Mais un chose est sûre, la menace pour la démocratie républicaine libérale, que ce soit madame Le Pen ou monsieur Bardella, sera équivalente.
Certains tentent de faire accroire qu’il y a entre eux, deux visions politiques différentes, Le Pen serait ainsi une étatiste sociale et Bardelle un libéral pro-entreprise.
En réalité, fondamentalement ce sont deux nationalistes extrémistes et populistes qui défendent la même idéologie et qui ont les mêmes amitiés d’Orban à Poutine en passant par Wilders mais aussi la même admiration pour Donald Trump et ce s’ils tentent actuellement de se distancier de l’Américain au vu de son rejet par une grande partie des Français.
Que l’on ait Le Pen ou Bardella à l’Elysée avec une majorité RN à l’Assemblée, ce sera pareil avec une politique liberticide, anti-européenne et d’alliances avec les autocraties et les dictatures qui sera mise en place.
Dès lors, pour les démocrates, peu importe qui portera les couleurs du RN, la mobilisation contre l’extrême-droite devra être identique.
Car, sans aucune hésitation Le Pen-Bardella c’est bonnet blanc et blanc bonnet.
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