Voici une sélection, ce 29 janvier 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.
► Emmanuel Macron (Président de la
République)
> Ran Gvili, le dernier des otages dont le corps a été retrouvé, a été
enterré en Israël. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à tout le
peuple d'Israël qui peut aujourd'hui commencer à soigner la blessure du 7
octobre 2023 causée par la barbarie du Hamas. Nous n'oublierons jamais le
souvenir et la mémoire des victimes de ce jour funeste. Ce jour marque le début
d'une nouvelle phase du plan de paix pour Gaza, qui doit permettre au peuple
palestinien et au peuple israélien de vivre durablement dans la sécurité. Cela
passe notamment par le désarmement du Hamas. La France y prendra toute sa part,
en lien avec ses partenaires.
> J’ai échangé à l’instant avec le Président Zelensky. L’attaque d’hier contre un train de passagers dans la région de Kharkiv est inacceptable. La France condamne avec la plus grande fermeté les frappes russes contre les civils et contre les infrastructures énergétiques. Face à l’urgence, nous nous mobilisons. À la suite de la réunion G7+ co-présidée par la France, des générateurs vont être envoyés en Ukraine pour aider la population à passer l’hiver. La position de la France est claire : nous soutiendrons l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire, pour qu’elle puisse se défendre et faire échec à la guerre d’agression menée par la Russie. L’Ukraine peut également compter sur la France dans le cadre de la Coalition des Volontaires. Nous continuons d’œuvrer pour bâtir les conditions d’une paix juste et durable, qui garantisse la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe. Nous avons fait le point sur les négociations engagées la semaine dernière à Abou Dhabi. Nous avons convergé sur le fait que les Européens avaient vocation à être pleinement associés aux discussions qui les concernent. La France reste aussi déterminée à augmenter la pression sur la Russie aussi longtemps qu’elle se dérobera à la paix. Nous travaillons sur de nouvelles sanctions au niveau européen et nous poursuivrons nos efforts pour entraver la flotte fantôme.
> Vous recevoir [dirigeants du Groenland et du Danemark] est une occasion pour la France de redire sa solidarité avec le Danemark et le Groenland, son attachement à votre souveraineté et votre intégrité territoriales, et redire au peuple groenlandais tout notre soutien. Nous sommes à vos côtés. Je m'y étais engagé lors de ma visite au Groenland en juin : notre consulat général à Nuuk sera ouvert dans les prochaines semaines. Sécurité dans l’Arctique, coopération économique, matières premières stratégiques, énergie, éducation, science et culture : nous allons renforcer notre partenariat dans toutes ses composantes.
> Un réveil stratégique. Plus d’unité et de solidarité pour garantir notre indépendance européenne. C’est le sens de notre échange à Paris avec le Premier ministre slovaque. Notre agenda européen et bilatéral doit nous permettre d’accélérer sur l’essentiel : l’énergie, la compétitivité, la défense, mais aussi la protection de nos démocraties, fondée sur les valeurs de l’Union européenne.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans
cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de
Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un
homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du
fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Motions de censure sur le Budget / Intervention à l’Assemblée] Il y a des
moments où la politique cesse d’être un commentaire pour redevenir un choix.
Nous y sommes. Cette motion de censure ne porte pas sur une ligne, encore moins
sur une procédure, elle porte sur une question beaucoup plus simple et beaucoup
plus rude : voulons-nous assumer la dépense publique de la France telle
qu’elle est ou continuer à la dénoncer tout en refusant d’y toucher ?
Depuis des semaines, un même réflexe traverse le débat : on réclame
toujours plus de crédits, parfois des économies, mais personne ne veut
s’accorder afin de trouver une majorité pour dire lesquelles. Dans le même
temps, on feint de s’étonner de la dette, du déficit et de la fragilité de
notre pays.
Cette contradiction n’est pas une erreur ; pour certains, c’est une
stratégie, qui consiste à ne jamais décider et à ne pas vouloir travailler à un
compromis pour pouvoir, toujours, accuser.
Le présent projet de Budget, quant à lui, décide. Il décide que la France ne
peut plus vivre comme si ses finances n’avaient pas de limites. Il décide que
l’effort doit porter d’abord sur la dépense publique, puisque la fiscalité est
stable par rapport à 2025. Il décide que l’État doit apprendre à faire mieux,
parfois avec moins, sans casser ce qui tient le pays. C’est précisément pour
cela qu’il est attaqué ou caricaturé.
Pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose
claire : la dépense ralentit réellement. En 2026, la progression de la
dépense publique, en volume, hors charge de la dette, tombera à 0,5 %,
contre 1,4 % en 2025 et plus de 2 % les années précédentes. Ce n’est
ni un artifice ni un tour de passe-passe ; c’est un choix politique :
celui de rompre avec l’illusion que tout est prioritaire et que rien n’a de
coût.
Ce choix permet une chose essentielle : ramener le déficit public à
5 % du PIB, non pas demain ni après l’élection présidentielle, mais
maintenant. Nous l’avions d’ailleurs déjà ramené en 2025, avec le gouvernement
de François Bayrou, à 5,4 % du PIB.
C’est ici que la clarification devient indispensable. Celles et ceux qui
refusent ce budget refusent en réalité de dire où ils feraient réellement des
économies.
Ils parlent d’un autre budget mais sans jamais dire lequel. Ils parlent de
justice mais sans jamais expliquer comment ils financeraient leurs promesses. Ils
parlent de sérieux mais ils votent systématiquement contre toute mesure qui
l’incarne.
Il faut le dire clairement : pendant ces 350 heures de débat
parlementaire, il n’y a pas eu d’alternative crédible ; il n’a été
question d’aucune solution qui ne passe pas soit par plus de dette, soit par
plus d’impôts, soit par des économies qui n’existent pas. Certains moments ont
même frisé la caricature.
On a d’abord vu surgir des impôts imaginaires, des recettes proclamées mais
jamais démontrées, des milliards annoncés sans base solide, sans rendement
établi, sans crédibilité économique ; et je ne parle pas des mesures qui
méconnaissent les règles élémentaires de l’État de droit – rien moins que le
respect du droit de propriété ou l’égalité devant les charges
publiques. Le gouvernement a repoussé toutes ces propositions, non par
dogmatisme mais par souci de sérieux. Je tiens à remercier les groupes
politiques qui nous y ont aidés.
J’avais déjà rappelé devant vous, à l’automne dernier, ce que disait Georges
Pompidou : on ne peut pas traire indéfiniment la même vache en faisant
semblant d’ignorer qu’elle finit par ne plus donner de lait.
Or c’est exactement ce que font ceux qui prétendent financer l’action publique
par des recettes fictives. Non seulement nous n’aurons pas touché à la vache
mais nous aurons procédé – je le crois – à une juste répartition du lait.
Cependant, il y a sans doute pire encore que les impôts imaginaires : il y
a les économies imaginaires, celles que l’on annonce sans jamais dire où elles
tombent ; celles que l’on empile sur le papier, sans identifier de
responsable ; celles qui laissent à penser à nos concitoyens qu’au fond,
tout cela serait facile, celles qui finiront, tôt ou tard, par abîmer encore un
peu plus notre contrat social.
Nous l’avons vu ici même pendant les débats, ainsi qu’au Sénat, où nos amis de
la droite sénatoriale – qui, dans la presse, se prétendent plus rigoureux – ont adopté à l’arrivée un budget à 5,3 % de déficit du PIB. Comment se
traduit alors la rigueur dont ils parlent ? Par des économies magiques, invisibles, indolores. En réalité, ce n’est pas de la rigueur, c’est une facilité. Cela ne coûte pas grand-chose de
faire la leçon. Toutefois, cet épisode devrait permettre à chacun d’en tirer
quelques-unes pour soi-même, ne serait-ce que par souci de crédibilité.
Un Budget sérieux ne repose ni sur des impôts fantômes ni sur des économies
incantatoires ; il repose sur des choix assumés, chiffrés, traçables.
C’est le travail que nous avons mené avec les ministres – et je les en remercie.
Je veux donc dire un mot – car, là encore, le débat public tourne
parfois à l’incohérence – des économies proposées dans ce projet de
budget. Certains, qui font mine de ne pas les voir, expliquent qu’avec lui nous
ne ferions pas assez d’efforts, qu’il serait trop timide, presque inexistant en
matière de maîtrise de la dépense. Or ce sont souvent les mêmes qui, dans
quelques semaines – pour ne pas dire quelques jours –, dénonceront ces mêmes économies comme étant trop dures, trop
brutales, trop injustes. Ce jeu, bien connu, n’est pas nouveau ; il est simplement de moins en moins crédible, pour ne pas dire
de plus en plus lassant.
La semaine dernière encore, ce budget était qualifié par certains de
« socialiste ». Cette semaine, les mêmes commentateurs ou presque
commencent à le présenter comme étant quasiment d’extrême droite.
Voilà où nous en sommes, dans une grande démocratie comme la France. Quand un
budget n’est le texte de personne et qu’il est issu du compromis, chacun y
projette ses peurs ou ses postures. Cependant, ce grand écart permanent dit
moins de ce budget que de l’embarras politique de celles et ceux qui le
commentent. Il est d’ailleurs devenu de bon ton d’affirmer qu’il serait
mauvais.
Ceux qui le disent sont souvent ceux que nous n’avons ni vus ni entendus tout
au long de cette séquence budgétaire. Ils sont absents des discussions, absents
des compromis, absents des choix mais ils sont très présents aujourd’hui dans
la dénonciation. Ont-ils au moins lu le texte ?
Je ne ferai l’affront à personne de comparer ce budget à certains autres,
adoptés – pourtant avec des majorités absolues – au cours des vingt
dernières années. Ce serait sans doute
trop cruel.
J’entends aussi de
nombreux discours anxiogènes à propos des entreprises. Là encore, la vérité doit être dite calmement et fermement : le cadre applicable n’est en rien modifié par rapport à 2025. La stabilité est totale. Ceux qui
prétendent le contraire prennent une responsabilité considérable : celle
d’affaiblir la confiance, donc l’investissement, donc l’emploi, donc la
croissance.
On peut s’opposer au gouvernement en l’attaquant sur ses actes réels mais pas
sur des décisions imaginaires. C’est une question de crédibilité et même – j’ose le dire – de patriotisme. Que
certains défendent leurs intérêts personnels – y compris fiscaux – n’a rien de bien nouveau.
Toutefois, la décence doit désormais commander la prudence et, dans une démocratie comme la nôtre, il faudra faire preuve, demain, d’une plus grande
transparence.
Toutefois, le cœur politique de ce budget se situe encore ailleurs ; il se trouve dans
l’effort militaire. En 2026, les crédits de la défense augmenteront de
6,5 milliards d’euros – un effort massif, historique.
En 2017, le budget de la défense, hors pensions, s’élevait à 32 milliards
d’euros, une somme qui correspondrait aujourd’hui à environ 38 milliards.
En 2026, il atteindra 57 milliards. L’écart est donc de 19 milliards,
soit 0,6 point de PIB.
Disons-le sans détour : sans un tel effort, le déficit public s’élèverait,
en 2026, à environ 4,4 % – et non 5 % – du PIB. Voilà la réalité des chiffres. Voilà le prix assumé de notre
souveraineté, de notre liberté.
Pourtant, ce qui frappe, dans cette séquence, c’est une forme d’hypocrisie
collective – je remercie au passage les orateurs précédents que je vois
revenir en ce moment même dans l’hémicycle. Beaucoup
revendiquent cet effort militaire, s’en réclament dans les discours, notamment lors des cérémonies de vœux, alors que leurs
votes, eux, ne sont pas au rendez-vous.
Pire : l’Assemblée nationale a failli ne
pas avoir de débat sur les crédits de la défense – il n’y aurait alors eu,
sur cette question, aucun débat de fond, aucun vote clair, rien. C’est pour
éviter ce silence que j’avais demandé un débat suivi d’un vote de principe, en
application de l’article 50-1 de notre Constitution.
Sur un tel sujet, dans de telles circonstances, avec un tel effort, il fallait
que le Parlement se prononce sans ambiguïté.
Mesdames et messieurs les députés, tout cela restera, tout cela comptera. Dans
l’histoire budgétaire de notre pays, ce projet de loi de finances laissera une
trace nette : celle d’un des rares budgets de l’après-guerre froide qui
marque un véritable sursaut.
Pourtant, certains veulent aujourd’hui la censure ou l’empêchement de ce
budget, sans même que ses crédits aient été débattus. Il y a, d’un côté, celles
et ceux qui auront permis à la défense française de s’accrocher, de se réarmer,
de tenir son rang, de l’autre, celles et ceux qui, une fois de plus, auront
choisi le blocage.
Comment ne pas penser à ces propos du général de Gaulle, dans les années
1960, concernant les partis politiques : « Ils mijotent dans leurs
petites querelles et font cuire leur petite soupe, sur leurs petits
feux » ?
Ces mots peuvent sembler abstraits aujourd’hui mais ils ne le sont pas. On le
notera plus tard.
La seule question militaire aurait pu – aurait dû – conduire les partis politiques à traiter cette séquence budgétaire autrement, parce
que la défense n’est pas un sujet comme les autres ; parce qu’elle engage notre autonomie, notre sécurité, notre liberté de décision et les générations futures ; parce que nous
changeons de monde
La classe politique française – un peu comme pendant les années 1960 – se trouve face à ce moment de vérité.
Pour le gouvernement, l’effort militaire constitue à lui seul une raison suffisante d’engager sa responsabilité, devant le Parlement
mais aussi devant l’histoire.
Pour le dire encore plus clairement : sans cette question militaire, j’aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre
encore et ne pas engager les dispositions de l’article 49.3 de la Constitution.
J’assume d’autant plus cette position que cet effort n’est pas né par hasard.
Il est le fruit d’un travail engagé depuis plusieurs années, d’une trajectoire
cohérente, d’un réarmement méthodique de notre pays auquel j’ai pris toute ma
part en tant que ministre des armées, par la volonté et sous l’autorité du
président de la République.
On ne peut, d’un côté, se féliciter du réarmement et, de l’autre, empêcher le
budget qui le rend possible. Tout cela n’est pas un jeu ; c’est beaucoup
trop grave. De ce point de vue, il s’agit d’un budget de sursaut, ce qui suffit
à en faire un bon Budget.
En effet, un bon budget traite de l’essentiel. Or la défense et la protection
de notre liberté et de nos intérêts font partie de l’essentiel.
Cependant, regardons plus loin. Si nous faisons le choix collectif – et c’est le bon – d’augmenter chaque année de près de 6 milliards d’euros les crédits militaires, si nous
voulons à terme atteindre des niveaux proches de 90 à 100 milliards de crédits militaires par an tout en réduisant le déficit alors une vérité s’impose : nous ne
pourrons éviter, demain, de profondes réformes de structure. Je ne parle pas de
fausses économies ni de promesses sans lendemain, je parle d’une réforme de
l’État recentrée sur l’essentiel.
C’est là que se situe le vrai clivage politique aujourd’hui : entre celles
et ceux qui acceptent de regarder cette équation en face, en disant la vérité,
et celles et ceux qui préfèrent entretenir l’illusion que l’on peut tout
promettre sans jamais assumer le coût des choix.
Cette motion de censure est donc un nouveau moment de vérité. Ce n’est pas un
vote contre un texte ni contre un gouvernement, c’est un vote sur la capacité
de la France à assumer ses priorités et à dire que la souveraineté et
l’autonomie ont un prix, que la responsabilité n’est pas un gros mot et qu’un
compromis dans un monde aussi agressif n’est pas une faiblesse.
Chacun, ici, prendra ses responsabilités devant l’Assemblée, devant le pays
mais aussi devant l’histoire
> Au dîner du CCAF [Conseil de coordination des organisations arméniennes de France], pour dire la force du lien unique entre la France et l’Arménie. Un lien ancien et profond, forgé par l’histoire, porté par une unité politique, culturelle et mémorielle. Cette unité se traduit par des engagements concrets, y compris en matière de défense : la souveraineté et la protection des frontières d’un pays ami ne se négocient pas. Par la coopération militaire, la formation de soldats arméniens et l’appui en équipements de défense, la France agit concrètement. Le peuple arménien peut compter sur la République française.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> L'Ukraine peut compter sur la France. Pour se défendre contre l'agression
russe. Pour atteindre une paix juste et durable. Pour bâtir des garanties de
sécurité robustes. J'ai échangé ce jour avec Mikhaïlo Fedorov, ministre de la Défense
de l'Ukraine, sur le renforcement de la coopération de défense entre nos deux
pays. Car la sécurité de l'Ukraine, c'est la sécurité de l'Europe.
Roland Lescure (ministre de l’Economie,
des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Energie / Intervention à l’Assemblée] La question énergétique est
essentielle. Elle doit faire l’objet d’une approche globale et cohérente, qui
évalue à la fois les enjeux de l’offre – c’est la programmation pluriannuelle de l’énergie –, et de la demande. À la fin du mois de décembre, RTE a publié une étude actualisant toutes
ces données. Avec le premier ministre, nous aurons bientôt l’occasion de communiquer
sur le sujet.
Les enjeux de modulation doivent être appréhendés dans le cadre européen, car aujourd’hui, une bonne partie de l’électricité produite en France est exportée en Europe. Certains pays qui ont
fait le choix du tout renouvelable font en effet face à des problèmes de
fiabilité. Nous en parlerons en toute transparence, sans rien cacher. (…)
Loin des guerres de religion habituelles, cette programmation sera équilibrée et ambitieuse, afin de
permettre à la France de lutter contre le réchauffement climatique, de
conforter sa souveraineté énergétique et de renforcer sa capacité à décarboner
l’industrie, les transports et les logements. Au fond, il s’agit de faire de la
France une grande puissance énergétique d’aujourd’hui et de demain.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et
des Affaires étrangères)
> Europe : La Commission européenne doit affirmer avec clarté que si les
intérêts essentiels de l'Union et de ses États membres faisaient l'objet de
menaces à l'avenir, elle mobilisera tous les instruments à sa disposition, y
compris les plus puissants, pour y répondre.
> Iran : le Conseil des Affaires
étrangères de l'Union européenne vient d'adopter des sanctions contre des
membres du gouvernement, du parquet, de la police et du corps des gardiens de
la révolution, et contre des entités responsables de la censure d'internet. Ces
21 individus et entités ont interdiction d'accès au territoire européen, et
leurs actifs sont gelés. (…)
Sont ciblés par les sanctions : le ministre de l'intérieur, le procureur
général, le chef de la police de la sécurité publique, un commandant des forces
spéciales de l'IRGC, le commandant des unités spéciales des forces de l’ordre,
le commandant de la force spéciale anti-terroriste, le chef des renseignements
de la police, ainsi que des commandants de l'IRGC et des entités responsables
de la censure d'internet.
> Iran : il ne peut y avoir d’impunité. L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse. Son courage inouï face à la violence qui s'est abattue aveuglément sur lui ne peut rester vain. Avec nos partenaires européens, nous prendrons demain à Bruxelles des sanctions contre les responsables de ces exactions. L'accès au territoire européen leur sera interdit, leurs actifs seront gelés. La France soutiendra l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique sur la liste européenne des organisations terroristes. Le régime doit impérativement libérer les prisonniers, mettre fin aux exécutions, lever le blocus numérique, et permettre à la Mission d'établissement des faits du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies d'enquêter sur les crimes commis en Iran.
> [Iran / Intervention à l’Assemblée] Indifférence, vraiment ? Alors
que l'année dernière, c'est sans doute la France qui a exercé les pressions les
plus fortes contre ce régime, qui porte atteinte aux intérêts de son propre
peuple, mais aussi aux intérêts de sécurité des pays de la région qui sont nos
partenaires, ainsi qu'à nos propres intérêts de sécurité.
Par trois fois, nous avons décidé de sanctions, que
nous avons réussi à faire endosser par nos partenaires Européens d'abord,
contre les responsables des transferts d'armes et de missiles à la Russie, mais
aussi contre les responsables de la politique d'otages d'État, dont nos deux
compatriotes, Cécile Kohler et Jacques Paris, sont encore les victimes. Et plus
récemment, au mois de septembre, c'est sur l'initiative de la France qu'ont été
réappliqués les embargos mondiaux contre les banques, contre les équipements
nucléaires et contre les armes, qui avaient été levés il y a dix ans, au moment
de la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien.
Alors oui, nous le voyons, à mesure que nous
proviennent des informations d'Iran, cette violence d'État qui s'est
aveuglément abattue sur les manifestants est caractéristique d'une répression,
la plus violente de l'histoire contemporaine de l'Iran, qui appelle de la part
de toutes celles et ceux qui, à travers le monde, soutiennent le peuple iranien
dans le courage qu'il déploie, une réponse extrêmement forte. Nous appelons
aujourd'hui et nous exigeons la libération des probablement dizaines de
milliers de prisonniers du régime. Nous appelons à la fin définitive de toute
forme d'exécution, qui fait suite et qui prolonge la répression. Et nous
appelons à la levée du blocus numérique, qui empêche les Iraniens de
communiquer et de témoigner de l'horreur qui s'est abattue sur eux.
Mais nous allons aller plus loin, parce qu'il ne peut
y avoir aucune impunité pour ceux qui se sont rendus responsables de ces crimes
contre le peuple iranien et de ces crimes, d'une certaine manière, contre notre
Humanité tout entière. C'est la raison pour laquelle le Conseil des droits de
l'homme a été saisi. Il va diligenter une enquête sur les violations des droits
de l'Homme. C'est la raison pour laquelle, demain à Bruxelles, seront prises
des sanctions européennes ciblant les principaux responsables de cette
répression. Et c'est la raison pour laquelle nous allons poursuivre le travail
avec nos partenaires européens, pour que tous les responsables soient traduits
devant la justice et soient punis pour la responsabilité qu'ils ont dans la
répression contre leur peuple.
> Syrie : Grâce à nos efforts de médiation en Syrie et à l'implication personnelle du Président de la République, un bain de sang a été évité, un cessez-le-feu est intervenu. Nous veillons à ce qu'un accord intervienne qui garantissent les droits des Kurdes et prévienne toute résurgence de Daech.
> Ukraine : En pilonnant les infrastructures énergétiques, Vladimir Poutine cherche à provoquer une crise humanitaire en Ukraine. Nous ne le laisserons pas faire.
> [Déclaration
conjointe avec les ministres des Affaires étrangères de la
Belgique, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de l'Irlande, de l'Islande, du
Japon, de la Norvège, du Portugal et du Royaume-Uni sur la situation de l'Unrwa] Nous, ministres des
Affaires étrangères de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, de la
France, de l'Irlande, de l'Islande, du Japon, de la Norvège, du Portugal et du
Royaume-Uni, condamnons fermement la démolition par les autorités israéliennes
du siège de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les
réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à Jérusalem-Est, le 20
janvier 2026.
Cet acte sans précédent commis par un État membre de
l'Organisation des Nations Unies contre une institution des Nations Unies
constitue une nouvelle tentative inacceptable de saper la capacité d'action de
l'institution. Nous exhortons le Gouvernement israélien à respecter ses
obligations internationales de garantir la protection et l'inviolabilité des
locaux de l'ONU selon les dispositions de la Convention sur les privilèges et
les immunités des Nations Unies de 1946 et la Charte des Nations Unies. Nous
appelons le Gouvernement israélien, en tant qu'État membre des Nations Unies, à
mettre fin aux démolitions.
Nous réaffirmons notre plein soutien à la mission
indispensable de l'UNRWA, à savoir fournir des services essentiels et une
assistance humanitaire aux Palestiniens dans les territoires palestiniens
occupés, y compris Jérusalem-Est. Nous saluons l'engagement de l'UNRWA en
faveur de réformes et de la mise en œuvre des recommandations du rapport
Colonna, afin de garantir le respect des normes les plus strictes en matière de
neutralité et d'intégrité. L'UNRWA est un prestataire de services qui fournit
des soins de santé et une éducation à des millions de Palestiniens dans la
région, et particulièrement à Gaza, et l'institution doit pouvoir opérer sans
restriction. Nous réitérons notre vive préoccupation concernant l'application
par le Gouvernement israélien de la législation, adoptée par la Knesset en
octobre 2024 et renforcée en décembre 2025, qui interdit tout contact entre les
entités et les représentants officiels de l'État israélien et l'UNRWA, ce qui
exclut et, de fait, empêche toute présence de cette organisation en Israël et à
Jérusalem, et qui interdit également la fourniture d'électricité, d'eau ou de
gaz aux biens enregistrés au nom de l'UNRWA.
Israël a donné son accord au plan de paix en 20 points
du Président Trump, qui comportait l'engagement de faire entrer et distribuer
dans la bande de Gaza, sans ingérence, l'aide humanitaire coordonnée par les
Nations Unies et le Croissant-Rouge. Nous demandons au Gouvernement israélien
de respecter pleinement ses obligations en matière de facilitation de
l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza conformément au
droit international. En dépit d'un accroissement de l'aide entrant à Gaza, la
situation demeure désastreuse et les approvisionnements sont insuffisants pour
répondre aux besoins de la population. Nous demandons donc au Gouvernement
israélien de prendre d'urgence les mesures essentielles suivantes:
- Permettre, en toute sécurité et sans entrave, la
fourniture accrue d'aide et de services humanitaires dans l'ensemble de la
bande de Gaza et de la Cisjordanie conformément au droit international
humanitaire.
- Garantir la possibilité pour les ONG internationales de mener des opérations
à Gaza, en levant notamment les exigences strictes relatives à leur
enregistrement.
- Rouvrir tous les points de passage, notamment en mettant en œuvre le projet
annoncé de réouverture dans les deux sens du point de passage de Rafah.
- Lever les restrictions toujours en place sur les importations de biens
humanitaires, notamment les articles considérés comme ayant un " double
usage " qui sont indispensables aux opérations humanitaires et de
relèvement rapide.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des
Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Mouvement «No Kids» / Intervention à l’Assemblée]
Alors que la natalité a chuté de près de
25 % depuis 2010, votre question met en lumière le sujet majeur de la
place des parents et des enfants dans notre société.
Nous avons une responsabilité collective face à la multiplication des pratiques
qui relèvent d’une mise à distance des enfants : hébergements touristiques
ou restaurants interdisant les poussettes ou refusant des familles – vous les avez évoqués –, espaces de transport
segmentés, cabinets médicaux ou lieux culturels dissuadant les enfants.
Il ne s’agit pas d’entrer dans une économie régulée. Pour autant, l’ensemble de
ces pratiques peuvent avoir un effet sur le sentiment d’appartenance des
parents et des enfants et mon rôle, en tant que ministre des familles, est
d’accompagner la prise de conscience collective que nous avons observée et de
valoriser la présence et le temps auprès des enfants. Si je prends l’exemple de
la place des parents dans l’entreprise, l’extension du congé paternité adoptée
en 2021 porte ses fruits puisque, désormais, 80 % des pères prennent plus
que la semaine obligatoire pour accompagner leur bébé. Les mentalités évoluent.
Avec le congé supplémentaire de naissance que vous avez voté dans le cadre du
PLFSS – qui ajoutera jusqu’à deux mois bien rémunérés de présence parentale – nous envoyons un
message encore plus fort pour poursuivre ce mouvement.
Par ailleurs, la haute-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry débutera bientôt, à ma demande, un tour de
France auprès des élus locaux pour assurer le déploiement du service public de la petite enfance et
faciliter la prise en compte de la place de l’enfant dans l’urbanisme, les
transports et nos modes de vie. Ensemble, sans excès mais par une prise de
conscience collective, accompagnée par les pouvoirs publics, nous nous
assurerons que notre société reste accueillante envers son avenir.
> « Rien ne peut justifier l’isolement d’un enfant » À la suite des révélations sur la Fondation Vallée, j’ai saisi la contrôleure générale des lieux de privation de liberté. La protection des enfants et le respect de leurs droits restent une priorité absolue.
> G7 Santé 2026 : la France lance les travaux Aujourd’hui, j’ai réuni les ministres de la Santé du G7 et le commissaire européen pour lancer les travaux santé de la présidence française du G7 2026. Nos priorités : lutter contre le cancer, mieux prévenir les pandémies, agir pour la santé face au changement climatique et renforcer la sécurité sanitaire mondiale. Face aux grandes crises, la coopération internationale est essentielle pour protéger la santé de toutes et tous.
> À Taissy, au cœur du quotidien des
infirmières et infirmiers Aujourd’hui, j’ai rencontré les professionnels de
santé d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) pour échanger sur leur
pratique et les évolutions majeures du métier infirmier. J’ai souhaité acter
une évolution importante : l’accès direct aux infirmiers pour la prise en
charge des plaies et de la cicatrisation, dans toutes les situations, aiguës
comme chroniques, ainsi que la possibilité de prescrire les examens et les
produits de santé nécessaires à cette prise en charge.
Depuis la loi adoptée à l’unanimité en 2025, nous faisons évoluer concrètement
le métier d’infirmier pour renforcer l’accès aux soins partout sur le
territoire.
- Accès direct aux soins infirmiers pour la prise en charge des plaies et de la
cicatrisation
- Élargissement des compétences en prévention, avec la délivrance des kits de
dépistage du cancer colorectal dès mars 2026
- Reconnaissance de la consultation infirmière, au cœur des négociations
conventionnelles
- Publication du décret infirmier référent dans les prochaines semaines
permettant de participer à la coordination des soins en lien avec les autres
professionnels qui y participent.
- Réforme de la formation infirmière, plus moderne, plus attractive, et
l’investissement par l’Etat de 215 millions d’euros pour près de 5 500 places
supplémentaires en IFSI .
Donner plus de compétences aux infirmières et aux infirmiers, c’est un choix
politique clair : celui de l’accès aux soins concret, partout et pour tous.
Amélie de Montchalin (ministre de l’Action
et des Comptes publics)
> Ce n’est pas parce que nous changeons d’organisation du mouvement
consumériste que nous changeons d’ambition. Les subventions au mouvement
consumériste local et national seront maintenues. Le magazine
60 millions de consommateurs est pour nous une priorité.
Nous sommes très attachés à son indépendance. Dans le budget, 8 millions
d’euros sont précisément destinés à assurer la transition, pour qu’aucun
journaliste ni aucun autre salarié ne soit laissé sur le bord de la route.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du
Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la
Lutte contre les discriminations)
> On ne contourne pas l'histoire, on la subit ou on la regarde en face. Aujourd'hui
le choix est clair : entre la peur et la justice, la nostalgie et
l'émancipation, la laïcité et le communautarisme, la fragmentation et la
République. Je choisis l'égalité comme ligne de front.
David Amiel (ministre délégué
auprès de la ministre de l’action et des comptes publics chargé de la
Fonction publique et de la Réforme de l’État)
> [Intervention à l’Assemblée] La proposition de loi transpartisane qui vous
est soumise tend à créer une foncière de l’État – je salue la constance de
l’engagement de son
rapporteur Thomas Cazenave en faveur de cet objectif. Ce texte n’est ni technique ni
accessoire. Il constitue le coup d’envoi d’une profonde réforme structurelle de l’État, celle de la manière dont l’État gère, entretient et transforme son patrimoine immobilier, c’est-à-dire le patrimoine de
la nation et donc des Français. Les bâtiments ne peuvent plus être le parent pauvre de nos politiques publiques. Ils méritent de faire
l’objet d’une politique publique dédiée, à la hauteur des enjeux de rénovation,
de transformation écologique et énergétique, de présence territoriale,
d’efficacité du service public et de condition de travail des agents. C’est
tout l’objet de la proposition de loi.
Les constats, le rapporteur l’a rappelé, sont connus, documentés, partagés. Ils
ont été établis successivement par l’Inspection générale des finances (IGF) et
le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) en
2022, par la Cour des comptes en 2023, puis par la commission d’enquête de
l’Assemblée nationale et par le Conseil de l’immobilier de l’État. Voilà plus
de vingt ans que les travaux et les réflexions se multiplient sur la question.
Premier constat : l’État ne connaît pas suffisamment son patrimoine
immobilier. Nous parlons de près de 100 millions de mètres carrés, plus de
190 000 bâtiments, dont les données restent incomplètes, hétérogènes
et parfois peu fiables. Nous sommes dans le flou quant à l’état du bâti, au
taux réel d’occupation et à la consommation des fluides énergétiques. Or on ne
pilote pas ce que l’on ne connaît pas, et ce sont toujours les agents et les
usagers qui paient le prix du défaut de pilotage.
Deuxième constat : l’entretien et la rénovation constituent une dette
implicite très élevée. La Cour des comptes chiffre le mur d’investissement à
140 milliards, voire 150 milliards, d’ici à 2050 pour la mise aux
normes réglementaires, la transition énergétique, la sécurité et la décence des
bâtiments. Cette dette implicite se transforme souvent en dette explicite,
lorsque la dégradation des conditions de travail des agents oblige à organiser
des déménagements d’urgence ou à précipiter des travaux qui coûtent alors plus
cher que s’ils avaient été planifiés. Il faut pouvoir organiser les travaux,
les mener sans à-coups, anticiper à temps les opérations lourdes et mieux
valoriser le patrimoine afin de dégager des ressources contribuant à la
rénovation. Comme l’a résumé le rapporteur, les ressources de l’immobilier
doivent aller à l’immobilier.
Troisième constat : la gouvernance est éclatée, inefficiente, et implique
une incapacité structurelle à choisir. Aujourd’hui, plus de soixante programmes
budgétaires concernent des dépenses immobilières et 87 % des crédits
restent à la main des ministères occupants. La logique de propriétaire occupant
empêche toute mutualisation : seuls 4 % des bâtiments sont
mutualisés. Les surfaces évoluent peu, et l’État continue à supporter des coûts
élevés pour des mètres carrés parfois durablement sous-utilisés – pensons à une annexe d’un bâtiment trop dégradée –, tandis que les besoins
en assistance à la maîtrise d’ouvrage restent importants. Notre politique immobilière souffre, faute d’un outil immobilier et
foncier à la hauteur des besoins de l’État, capable d’apporter les meilleures expertises techniques sur le
terrain et de décider en fonction d’une vue d’ensemble.
Quelques avancées ont été réalisées ces dernières années. La création de la DIE, la
direction de l’immobilier de l’État, en 2016, a constitué un réel progrès : elle a
permis d’incarner la fonction de l’État propriétaire, de simplifier la
gouvernance, de déployer des outils numériques, de piloter des projets
importants comme les cités administratives ou le plan de relance de
l’immobilier. Nous devons cependant aller au-delà du modèle actuel. Nous avons
amélioré le pilotage, mais sans outil opérationnel unifié, sans acteur capable
d’assumer pleinement les obligations du propriétaire public, nous ne pourrons
pas affronter la tâche immense qui est devant nous.
La proposition de loi de Thomas Cazenave crée une foncière de l’État, sous la
forme d’un établissement public à caractère industriel et commercial, détenu à
100 % par l’État – c’est la nature même d’un Epic – et placé sous la tutelle du ministre chargé des domaines. Elle lui donne des pouvoirs clairs et
assumés : recevoir des biens en
pleine propriété, les gérer, les entretenir, les
rénover, investir, les
valoriser, les céder lorsque c’est pertinent, offrir une véritable assistance à la maîtrise d’ouvrage et garantir la réactivité au niveau
territorial.
L’objectif est simple : séparer clairement le rôle du propriétaire et
celui de l’occupant, professionnaliser et muscler la filière immobilière et
foncière au sein de l’État et permettre une organisation pluriannuelle crédible
des investissements. Il faudra d’ailleurs commencer de manière pragmatique, en
ciblant prioritairement le bâti tertiaire de l’État, les bureaux de certains
territoires, là où les besoins sont les plus urgents et les gains les plus évidents.
Il est important, aussi, de dire ce que la proposition de loi ne fait pas. Elle
ne crée pas un nouvel opérateur puisque, comme l’a rappelé le rapporteur, il
s’agit d’une transformation de l’Agile. Elle ne privatise rien, elle ne vend
pas les bijoux de famille, elle permet au contraire de soutenir leur rénovation
et leur valorisation. Elle ne fixe pas dans la loi un périmètre figé puisque
celui-ci sera défini annuellement par décret pour permettre une montée en
charge progressive et maîtrisée. Cela permettra d’ailleurs de fixer au nouvel
établissement public des engagements clairs en matière de qualité de service
aux administrations et de délai de réactivité, et cela devra aussi prendre la
forme d’une gouvernance proche du terrain.
Cette proposition de loi est un coup d’envoi, pas un aboutissement. À ce titre,
j’entends votre remarque, monsieur le rapporteur, sur la nécessité d’une cible
temporelle pour l’aboutissement de la réforme : nous aurons l’occasion, au
cours de la navette parlementaire, de préciser ce point.
Enfin, je rappelle les objectifs visés par le gouvernement en soutenant cette
proposition de loi. D’abord, mieux connaître. C’est le b.a.-ba, je n’ai pas
besoin d’y revenir. Ensuite, rénover, en planifiant les travaux et en apportant
des compétences solides en matière d’assistance de maîtrise d’ouvrage. Enfin,
mieux utiliser et mieux valoriser les biens, quand ils doivent l’être,
c’est-à-dire mutualiser entre plusieurs administrations publiques, par exemple.
Repenser l’usage des biens, en les louant ou en les cédant, quand ils ne sont
plus utiles à la continuité du service public, mais qu’ils peuvent l’être pour
d’autres priorités d’intérêt général : je pense en particulier au
logement, quand nous pouvons utiliser du foncier déjà artificialisé pour loger
les agents publics – nous avons adopté en première lecture une
proposition de loi visant à améliorer l’accès au logement des agents publics – ou la population générale.
Cette proposition de loi ne prétend pas tout régler, mais elle répond à un diagnostic largement partagé et ouvre enfin la voie à un État
propriétaire responsable, professionnel, durable, qui inscrit sa politique
patrimoniale dans le temps long. C’est le sens de l’engagement du gouvernement
et c’est pourquoi nous soutenons cette proposition de loi.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> [Pérenniser et à étendre progressivement l’expérimentation
« territoires zéro chômeur de longue durée » comme solution de retour
à l’emploi pour les personnes privées durablement d’emploi / Intervention à
l’Assemblée]
Nous sommes réunis pour faire le bilan de l’expérimentation du dispositif
Territoires zéro chômeur de longue durée, qui arrive à son terme après dix
années. Il faut donc statuer.
Avant de présenter l’amendement no 171 rectifié du
gouvernement, permettez-moi de revenir rapidement sur la genèse de ce texte et
de nos travaux. La proposition de loi du député Stéphane Viry, dont je tiens à
saluer l’engagement, le travail et la pugnacité, a été déposée le 17 avril
2025, puis a été examinée par la commission des affaires sociales. En séance
publique, la discussion générale a eu lieu le 4 juin dernier mais l’examen
du texte n’a pu reprendre qu’aujourd’hui en raison de l’instabilité politique
et de l’examen prioritaire des textes budgétaires à l’automne et cet hiver.
À l’origine de ce dispositif, en 2016, il y avait une idée défendue par ATD
Quart Monde et qui visait à rendre effectif un droit à l’emploi, y compris pour
des publics très éloignés de ce dernier.
Je tiens à saluer l’engagement des acteurs et des organismes qui se sont
investis dans les quatre-vingt-trois Territoires zéro chômeur de longue durée.
Je remercie tout particulièrement les parlementaires, l’association Territoires
zéro chômeur de longue durée, le fonds d’expérimentation territoriale contre le
chômage de longue durée ainsi que leurs présidents respectifs, MM. Laurent
Grandguillaume, Louis Gallois, François Nogué – que je connais bien – et Michel de Virville, pour leurs
convictions, leur engagement et leur action déterminante dans la conduite de ce
projet. Le gouvernement est prêt à prendre ses responsabilités, puisqu’il faut
décider de l’avenir à l’issue de l’expérimentation menée pendant dix ans.
Nous voulons d’abord sécuriser l’expérimentation jusqu’à la fin de l’année
2026, alors que la loi actuelle prévoit qu’elle s’arrête au 1er juin
2026. Nous souhaitons le faire grâce à un amendement de jointure adopté par le
Sénat et qui a été retenu dans la copie budgétaire finale du gouvernement.
Ainsi, l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée sera, si le
Parlement le décide, prolongée de six mois jusqu’au 31 décembre 2026, afin
de permettre à la proposition de loi déposée par Stéphane Viry de cheminer et
d’aboutir, et de garantir pour l’année 2026 la préservation de
4 000 emplois au sein des entreprises à but d’emploi – EBE dans le jargon.
J’assume également mes responsabilités, en tant que ministre du travail et des
solidarités, en souhaitant donner de la visibilité à l’ensemble des acteurs des
Territoires zéro chômeur de longue durée. J’ai ainsi choisi, à l’issue d’un
dialogue structuré et concerté avec l’ensemble des parties prenantes – en premier lieu, bien sûr, avec M. le député Viry –, de proposer un chemin
de sécurisation du texte qui
se matérialise par le dépôt de plusieurs
amendements du gouvernement.
J’espère que ce texte pourra
atterrir – je filerai la métaphore aéronautique –, car nous sommes
ensemble dans l’avion de la solidarité et de la dignité par le travail.
Le chemin du consensus que nous souhaitons emprunter ne peut pas se concrétiser
sans le cadre législatif offert par cette proposition de loi. Je tiens à
nouveau à saluer l’initiative du rapporteur Viry, car elle nous donne les
moyens d’organiser un atterrissage maîtrisé de la politique Territoires zéro
chômeur de longue durée, et cela malgré quelques turbulences institutionnelles
indépendantes de nos volontés respectives.
La priorité donnée au travail pour tous et sous des formes diverses est au cœur
des préoccupations du ministère du travail et des solidarités. Un dispositif
visant à rapprocher des personnes très éloignées de l’emploi a donc retenu mon
attention, sans pour autant que nous perdions de vue que la création
d’entreprises et la vitalité économique demeurent les leviers essentiels de
l’accès à l’emploi dans les territoires.
J’ai pu constater cette réalité en visitant La Fabrique, une entreprise à but
d’emploi à Bulligny, dans le pays de Colombey et du Sud Toulois, dans le
département de Meurthe-et-Moselle – dans votre circonscription, monsieur
Potier. J’ai pu échanger avec les encadrants et avec les salariés sur la réalité concrète du dispositif
Territoires zéro chômeur de longue durée, notamment en milieu rural. J’ai également dialogué avec de nombreux parlementaires sur l’apport des EBE dans les territoires et sur les
difficultés auxquelles elles font parfois face.
Grâce à ces échanges, ma conviction s’est forgée – vous l’avez ressenti et signalé, monsieur le rapporteur. J’ai souhaité avec mes équipes et mes
services réajuster la position du gouvernement et retravailler ce texte avec le
rapporteur, les associations concernées et plusieurs parlementaires engagés sur
le sujet. Ma méthode de travail reste la même : l’écoute, le dialogue et
le respect mutuel, au service des valeurs républicaines.
Afin d’ouvrir le débat parlementaire dans de bonnes conditions, je me permets
de rappeler un point essentiel : l’engagement du gouvernement et le mien
sont réels et sincères. Ils se traduisent d’abord par le financement de l’État
dans un contexte budgétaire difficile, vous le savez. Dans le cadre de cette
expérimentation, l’État finance 95 % du smic pour chacun des
4 000 emplois en entreprise à but d’emploi. L’engagement de soutien
financier de l’État sera prolongé par les amendements déposés, qui prévoient
une contribution de l’État.
Il est aussi de mon devoir de rappeler que l’État seul ne peut pas financer un
dispositif qui a pour vocation première d’être au cœur des territoires et à
leur service. En effet, l’initiative de création d’une EBE est avant tout
territoriale – vous le soulignez constamment –, et c’est bien ce qui fait son
succès. L’engagement local doit se
traduire également sur le plan financier, aux côtés de l’État, afin de garantir que cette solution soit durable.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture,
de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> [Lait pour bébés contaminé / Intervention à l’Assemblée] En décembre, à la
suite d’un autocontrôle, Nestlé a identifié la présence de la toxine céréulide
dans des lots de lait infantile et a procédé immédiatement à des retraits et
rappels. Nestlé a déterminé la source de la contamination, une huile riche en
acide arachidonique produite en Chine. Dès lors, j’ai demandé que l’ensemble
des fabricants de lait infantile commercialisé en France qui utilisent l’huile
incriminée procèdent dans l’urgence à l’analyse des lots d’huile reçus,
évaluent la sécurité de tous les lots de lait infantile susceptibles d’être
contaminés, et procèdent au retrait et au rappel de tous les lots soupçonnés
d’être dangereux.
Les agents du ministère contrôlent ces analyses de risque pour ensuite
dimensionner les retraits et rappels. Les procédures d’analyse ont donc permis
des retraits de lots chez plusieurs producteurs de laits infantiles. D’ici la
fin de la semaine, tous les industriels concernés devront avoir terminé
l’intégralité des tests nécessaires et avoir transmis leurs résultats à l’État.
Je suis, ainsi que tout mon ministère, totalement mobilisée auprès des
fabricants pour obtenir au plus vite les résultats d’analyse. Nous n’aurons pas
la main qui tremble.
Tous les services de l’État concernés sont sur le pont ; s’il y avait une
défaillance avérée, elle serait naturellement sanctionnée. Je tiens à
rappeler aux consommateurs que tous les rappels en cours sont référencés en
toute transparence sur le site officiel Rappel Conso. Soyez assurée de la
pleine mobilisation des équipes de mon ministère, dans l’administration
centrale comme dans les services déconcentrés.
> [Lait pour bébés contaminé /
Intervention à l’Assemblée] Je voudrais d’abord dire que je pense à ces
familles qui ont perdu leur enfant. Elles ont toute ma compassion. Leur
laisser à penser que leurs enfants ont été empoisonnés par négligence est une
accusation très grave, que je ne vous laisserai pas prononcer.
Pire encore, avoir osé insinuer que c’était par complicité que les pouvoirs
publics avaient laissé faire cela, c’est gravissime et indigne.
Je vous ai présenté toutes les dispositions qui ont été prises. Vous ne pouvez
pas affirmer que les procédures n’ont pas été respectées. Mais vous n’écoutez
pas ma réponse !
Les procédures ont été absolument respectées. Les retraits-rappels ont été
faits en parfaite transparence. Vous pouvez les consulter sur Rappel Conso.
Vous n’avez donc pas le droit de dire qu’on aurait délibérément laissé
commercialiser des laits contaminés. C’est une accusation très grave ! Je
ne vous laisserai pas la propager ! (…)
La question posée est le prolongement de celle qui a été posée hier au sujet de
la sécurité sanitaire des aliments, de la santé des enfants et du comportement
que vous prêtez à des entreprises et à l’État. Cette mise en cause est gravissime et flirte
avec le complotisme. Tout cela n’a aucun sens !
Je vais essayer de ramener un peu de rationalité en vous rappelant le protocole
et la réglementation applicables. L’obligation de sécurité incombe aux
industriels, qui doivent réaliser de nombreux autocontrôles dans leurs usines
pour s’assurer de la sécurité sanitaire. C’est au gré de ces
autocontrôles, s’ils sont défavorables, que la procédure s’enclenche. En
l’espèce, elle s’est enclenchée le jour même où l’autocontrôle fait par Nestlé
a révélé la présence d’une toxine. Le processus s’est enclenché le jour même de
cette découverte et les premiers Rappels Conso ont été faits à ce moment !
Ensuite, l’entreprise a le devoir de rechercher la cause de la contamination.
Une fois celle-ci trouvée, parce que l’entreprise avait identifié que
l’ingrédient en question pouvait concerner d’autres industriels, l’alerte a été
donnée à l’ensemble de ceux-ci, y compris au niveau mondial. Les Rappels Conso
ont alors été diligentés entreprise par entreprise, dans tous les cas où la
toxine était présente.
Le rôle de l’État est de vérifier que les choses sont faites correctement à
chaque étape. Nous l’avons fait. Nous l’avons fait très sérieusement avec
l’ensemble des services centraux et déconcentrés, au niveau français et au
niveau européen.
Vous ne pouvez pas comme ça mettre en cause avec légèreté le processus dont
l’État vérifie la solidité.
Edouard Geffray (ministre de l’Education
nationale)
> [Nombre de professeurs / Intervention à l’Assemblée] Le budget de
l’éducation nationale dans le projet de loi de finances est en hausse de
200 millions d’euros. Nous créons 5 900 postes, afin de recruter
des enseignants dès la L3. Actuellement, 80 000 candidats attendent
de passer les concours dès la fin du mois de février.
Ce budget tient compte d’une chute démographique qui est absolument
vertigineuse. Comme je l’ai déjà dit, il est nécessaire d’avoir une réflexion
pluriannuelle sur le sujet, car nous perdrons 150 000 enfants à la
prochaine rentrée et, au total, entre 2019 et 2029, un million d’enfants dans
le premier degré. Face à cela, il a été proposé de supprimer
4 000 postes. Il n’y aura évidemment pas d’autres suppressions
cachées.
Vincent Jeanbrun (ministre de la Ville et
du Logement)
> [Discrimination en matière de logement / Intervention à l’Assemblée] le
testing qu’a réalisé l’association SOS Racisme est édifiant. Le
gouvernement condamne avec la plus grande fermeté ces discriminations qui sont
totalement illégales. SOS Racisme a fait œuvre utile en mettant en exergue
des pratiques honteuses et condamnables.
Je tiens malgré tout à saluer le travail de la Fnaim, qui représente les
professionnels de l’immobilier mobilisés, depuis de nombreuses années, pour
faire de la prévention en matière de lutte contre les discriminations.
La Fnaim mène un travail constant de sensibilisation auprès de ses adhérents et
de leurs collaborateurs. Elle déploie déjà des actions de formation, afin de
mieux prévenir et résoudre des situations discriminatoires.
Cette exigence de non-discrimination, que nous partageons, s’est traduite par
la signature en décembre 2022 d’un partenariat entre la Fnaim et
SOS Racisme, visant à renforcer la prévention et la lutte contre les
discriminations dans l’accès au logement.
Cependant la situation que vous décrivez, et au sujet de laquelle j’ai encore
tout récemment échangé avec votre collègue Steevy Gustave – qui connaît bien le sujet pour
avoir longtemps travaillé avec SOS Racisme –, est absolument choquante : nous devons aller plus loin. Il y a malgré tout un effort à achever en matière de formation ; depuis plusieurs semaines, Aurore Bergé et moi travaillons à un décret relatif à l’obligation de compétence professionnelle
des agents immobiliers qui ne peuvent exercer sans une carte professionnelle.
C’est là une piste à explorer, car nombre d’acteurs sont rattachés de près ou
de loin à des agents ne possédant pas cette carte, d’où la nécessité d’une
certaine police pour régulariser les choses. Ce décret définira les compétences
exigées et instaurera notamment un tronc commun. En tout cas nous combattrons
le racisme où qu’il soit !
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Unanimité à l'Assemblée nationale ce soir sur la protection de l'enfance !
La proposition de loi transpartisane renforce les contrôles dans les
établissements accueillant de jeunes enfants et donne plus de moyens aux
magistrats afin de permettre la mise en œuvre de mesures adaptées à chaque
situation familiale. La protection de l'enfance a besoin d'actions concrètes.
Maintenant. Avec la rapporteure et de nombreux députés de tout bord, j'appelle
le Sénat se saisir rapidement de ce texte ou le Gouvernement à en reprendre le
contenu. Ces enfants ne peuvent pas attendre.
> Il était libre, il est désormais Immortel. L’entrée de Boualem Sansal à l’Académie française est un symbole fort : celui d’une littérature qui résiste et d’un engagement sans concession pour la liberté d’expression. Investie au sein du comité de soutien pour sa libération, je veux saluer cette élection qui envoie un message fort en France et à l’international.
> Dans un monde bouleversé, nous avons besoin de partenaires fiables et solides. Pour la France, le Maroc est ce pôle essentiel de stabilité en Méditerranée.
> Alors que l'aide à mourir répond à une aspiration profonde des Français, je regrette le rejet de ce texte aujourd'hui au Sénat. Nous avions pourtant trouvé un large accord à l'Assemblée nationale au terme d'un débat constructif et apaisé. Le chemin continue dès la semaine du 16 février pour la deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Je suis convaincue que le Parlement peut définitivement adopter ce texte très attendu par nos concitoyens d'ici l'été 2026.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne
sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus
retranscrits]
> Il est temps de protéger nos
enfants.
Cyber-harcèlement, troubles de l'attention, exposition à la violence... Nous ne
pouvons pas laisser les plus jeunes seuls face aux dangers du numérique. Pour
répondre à l'urgence, nous instaurons la majorité numérique à 15 ans. Mais
concrètement, comment cela va-t-il fonctionner ? Quels sont les outils pour les
parents ? Nous avons créé une plateforme dédiée pour répondre à toutes vos
questions
Violette Spillebout (députée)
> « Je suis favorable à revenir sur la prescription » affirme Gérald
Darmanin
. Depuis quelques mois, ce sujet est porté politiquement avec clarté. Par le Garde des sceaux, par Aurore Bergé, par des parlementaires de tous bords, et avant tout par toutes les associations de victimes de crimes sur mineurs et leurs proches, qui attendent cet acte fondamental pour apaiser leurs souffrances. Les travaux sont en cours à l’Assemblée sous l’impulsion de Perrine Goulet, dont la mission d'information sur l'imprescriptibilité des violences commises sur des mineurs bat son plein. Avec Paul Vannier dans le cadre des suites de notre commission d’enquête, nous serons en soutien vers cette voie de l’imprescriptibilité, c’est une des recommandations majeures de notre rapport.
Marie Lebec (députée)
> Le bilan 2025 des investissements étrangers en France est tombé. Une fois
de plus, il est positif !
- 1 878 décisions d’investissement étrangères recensées sur tout le territoire,
soit +2 % par rapport à 2024
- 47 734 emplois créés ou maintenus
Et surtout dans des secteurs d’avenir La France confirme son statut de pôle
d’attractivité majeur en Europe, malgré un contexte international incertain.
Constance Le Grip (députée)
> Présente aujourd'hui encore au rassemblement
organisé par plusieurs associations de la diaspora iranienne en France pour
réaffirmer notre solidarité avec le peuple iranien, dénoncer la violence et la
cruauté avec lesquelles le régime des mollahs réprime et terrorise la
population, et appeler encore une fois la France et l'Union européenne à
l'inscription du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique sur la liste
européenne des organisations terroristes.
Julie Delpech (députée)
> [Violences sexuelles incestueuses / Intervention
à l’Assemblée] Les violences sexuelles incestueuses constituent l’une des
atteintes les plus graves qui puissent être portées à un enfant. Elles frappent
chaque année des dizaines de milliers de mineurs dans notre pays. Derrière ces
chiffres glaçants, il y a des visages, des voix d’enfants qui se sont tues trop
tôt, des vies durablement meurtries ; il y a des enfances volées et, trop
souvent, un silence institutionnel qui, au lieu de protéger, laisse la violence
se prolonger.
Nous ne parlons pas ici de faits divers isolés. Nous parlons d’un phénomène
massif, enraciné, systémique. Or force est de constater que, trop souvent, la
réponse judiciaire demeure insuffisante, inadaptée, voire incompréhensible pour
celles et ceux qui ont eu le courage de parler. Ce décalage entre la réalité
vécue par les victimes et les suites qui sont données ne peut plus être ignoré.
Il doit nous amener à nous interroger, collectivement, avec gravité.
Le groupe Ensemble pour la République est pleinement engagé dans la lutte
contre l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Ces crimes
touchent à ce que notre société a de plus sacré à protéger : l’intégrité,
la dignité et la sécurité des mineurs. Ils exigent de notre part une vigilance
constante, une exigence élevée et, surtout, une responsabilité à la hauteur de
l’enjeu.
Lorsque des dysfonctionnements sont signalés dans le traitement de ces
affaires, il est de notre devoir, en tant que parlementaires, d’exercer
pleinement notre mission de contrôle. Dans 32 % des cas, les plaintes pour
violences sexuelles sur mineurs concernent l’inceste. Dès lors, comment
accepter que seulement 1 % de ces dossiers aboutissent à une
condamnation ? Ce chiffre, à lui seul, doit nous alerter et nous obliger à
agir.
Nous considérons, dans cet esprit, que la création d’une commission d’enquête
est non seulement utile, mais nécessaire. Elle devra entendre les acteurs
concernés, regarder lucidement les pratiques existantes, identifier les
obstacles à une réponse judiciaire efficace et cohérente. Elle devra surtout
formuler des recommandations concrètes afin de mieux protéger les enfants.
L’objectif n’est ni de stigmatiser, ni de désigner des coupables. Cette
commission d’enquête ne saurait être un procès fait à la magistrature, ni un
instrument de défiance envers la justice. Elle vise au contraire à poser les
bonnes questions, avec sérieux et responsabilité, dans un seul but :
garantir, enfin et pleinement, l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle devra
aussi regarder en face les angles morts de notre procédure : comment
comprendre que le droit de visite et d’hébergement soit parfois maintenu alors
même qu’une enquête pour inceste est en cours ? Cela expose l’enfant à une
vulnérabilité insupportable, parfois à une peur quotidienne.
La situation des parents protecteurs, en particulier des mères, mérite une
attention toute particulière. Trop souvent, celles et ceux qui cherchent à
protéger leur enfant d’un parent agresseur se retrouvent eux-mêmes fragilisés,
suspectés, voire poursuivis. Ces situations, profondément injustes, ajoutent
une violence institutionnelle à la violence initiale. Elles doivent être
examinées avec sérieux, en vue de sécuriser juridiquement les démarches de
protection et de mettre un terme à toute forme de revictimisation.
Ces derniers mois, la protection de l’intérêt de l’enfant a pris une place
croissante dans nos débats et nos prises de parole, tous bords confondus. Le
gouvernement a adressé des signaux importants à ce sujet. Je pense notamment à
la réflexion engagée sur la création d’une ordonnance de sûreté permettant de
protéger sans délai un enfant en cas de danger vraisemblable.
Cet élan collectif est précieux. Il doit être préservé, renforcé et traduit en
actes. La commission d’enquête proposée s’inscrit pleinement dans cette
dynamique : celle d’un parlement qui ne détourne pas le regard, qui assume
sa mission d’évaluation et qui cherche à améliorer concrètement l’action
publique, au service des plus vulnérables.
En adoptant à l’unanimité cette proposition de résolution en commission des
lois, notre assemblée a posé un premier jalon. En portant de quinze à trente
députés le nombre de ses membres, nous avons affirmé notre volonté de faire de
ce sujet un chantier transpartisan, à la hauteur de son ampleur et de sa
gravité.
Nous soutenons donc sans réserve l’objectif visé par la proposition de
résolution de notre collègue Christian Baptiste, que nous remercions. Il est
indispensable que l’Assemblée nationale mette en lumière les obstacles
structurels et procéduraux qui fragilisent encore la réponse judiciaire face
aux violences sexuelles incestueuses parentales.
Pour toutes ces raisons, et par devoir envers les enfants que nous devons
protéger, le groupe EPR votera en faveur de cette proposition de résolution.
Christophe Mongardien (député)
> [Iran / Intervention à l’Assemblée] Depuis trente
jours en Iran des femmes et des hommes descendent dans la rue au péril de leur
vie pour réclamer une chose simple : la liberté. Et la réponse du régime
est encore une fois d’une brutalité implacable. Tirs, arrestations massives,
torture, condamnations expéditives, aveux forcés, internet coupé, blessés
traqués et arrêtés jusque dans les hôpitaux.
Un bilan provisoire donne le vertige : plus de 6 000 morts
confirmés, 40 000 arrestations, 11 000 blessés, et plus de
18 000 encore sous investigation. Même le décompte des morts est entravé
tandis que la répression, elle, continue.
Dans deux jours, le 29 janvier, les ministres des affaires étrangères de
l’Union européenne se réuniront à Bruxelles. Ce rendez-vous ne peut pas être
une simple formalité. Il faut transformer les mots en actes. Car nous savons
qui tient l’appareil de la répression : les gardiens de la révolution
islamique. Ils sont non seulement un outil de terreur intérieure mais aussi une
force de déstabilisation régionale et une menace qui dépasse les frontières de
l’Iran : dans la région, en Ukraine, chez nous.
L’attente démocratique est claire. L’an dernier, nous avons voté la résolution
de ma collègue Constance Le Grip demandant l’inscription des gardiens de
la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Le
Parlement européen, lui, a préconisé cette mesure à dix reprises. C’est donc
une demande constante. Certains de nos partenaires l’ont déjà fait : les
États-Unis, les pays du Golfe – l’Arabie saoudite et Bahreïn –, le Canada et l’Australie dernièrement.
N’hésitons plus !
Nous pensons bien évidemment à nos compatriotes Cécile Kohler et Jacques Paris,
encore sur place, à leur sécurité, ainsi qu’à tous nos autres ressortissants.
● MoDem
Perrine Goulet (députée)
> [L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi relative à l’intérêt
des enfants, en première lecture] Cette proposition ne résoudra pas tous les
problèmes de l’ASE mais elle apporte sa pierre à l’édifice afin que chaque
enfant soit écouté, en sécurité et bénéficie des mêmes droits quand il est mis
sous protection. Merci à tous les députés qui ont œuvré à l’adoption de ce
texte. (…)
Merci madame la ministre d’avoir permis que soit voté
- le renforcement des contrôles des établissements accueillant des enfants,
- l’ordonnance de protection de l’enfant
- l’égalité des droits pour tous les enfants protégés
Ensemble continuons de travailler pour les enfants.
> Merci madame la ministre d’avoir permis que soit voté - le renforcement des contrôles des établissements accueillant des enfants, - l’ordonnance de protection de l’enfant - l’égalité des droits pour tous les enfants protégés Ensemble continuons de travailler pour les enfants.
Nicolas Turquois (député)
> [Mouvement «No Kids» / Intervention à
l’Assemblée] L’offre commerciale de la SNCF garantissant un espace de travail
calme sans la présence d’enfants a ému un certain nombre de nos concitoyens et
m’a particulièrement touché. Elle nous interroge car elle soulève la question
de l’exclusion des enfants de certains espaces de vie en collectivité, par
exemple les restaurants. Plus encore, elle nous interroge collectivement sur
notre société, sur certaines de ses dérives individualistes et sur la
perception qu’elle a de son avenir commun.
Exclure les enfants de la société serait une immense faillite, celle dont
découleraient toutes les autres. C’est pourquoi au sein du groupe les
Démocrates, par les voix de Perrine Goulet ou d’Anne Bergantz, nous mettons les
enfants au cœur de l’avenir. Cela conduit à des interrogations très concrètes
sur l’accueil du premier enfant, la conciliation du désir d’enfants et de la
vie professionnelle, sur le logement ou l’accès à l’éducation, en particulier
dans les territoires périphériques.
Éric Martineau (député)
> [Violences sexuelles incestueuses / Intervention
à l’Assemblée] Le groupe Les Démocrates abordera cette proposition de
résolution avec la responsabilité et la gravité qu’elle exige. Je le dis tout
de suite : nous voterons en sa faveur.
Nous tenons d’emblée à préciser notre état d’esprit. Il ne s’agit pas de faire
le procès de la magistrature ni de céder à une forme de populisme judiciaire
qui consisterait à dire que rien ne fonctionne. Il s’agit plutôt, avec humilité
et exigence, d’admettre qu’il existe des dysfonctionnements persistants dans la
prise en charge judiciaire de l’inceste parental.
Cette proposition de résolution interroge la manière dont la parole de l’enfant
est recueillie et évaluée ; l’articulation entre les procédures civiles et
pénales ; le traitement réservé aux parents protecteurs – le plus souvent des mères – qui se retrouvent
parfois poursuivis alors même qu’ils cherchent à protéger leur enfant.
Notre rôle de parlementaire consiste naturellement à voter la loi, mais aussi – et peut-être surtout – à contrôler son application. Nous avons déjà beaucoup légiféré en la matière, comme en témoignent la loi du 21 avril 2021 ou celle,
plus récente, du 18 mars 2024 sur le retrait
ou la suspension de l’autorité parentale en cas d’inceste ou de crime. L’intention du législateur était
claire. Mais que dire de son application ? Les données livrées par le
rapporteur M. Christian Baptiste nous obligent. Comment expliquer cet
écart abyssal entre les 14 100 personnes mises en cause chaque année
et les 4 300 condamnations ? Comment accepter sans chercher à
comprendre que seules 15 % des violences sexuelles incestueuses finissent
par être qualifiées de viols ? Notre politique pénale présente un angle
mort que nous devons éclairer – non pour blâmer mais pour comprendre et
corriger.
Un autre point qui justifie notre soutien à la proposition de résolution est
qu’elle aborde douloureuse question de l’injonction paradoxale subie par les
parents protecteurs. Il est difficile pour nos concitoyens d’accepter que l’on
puisse être poursuivi pénalement pour avoir voulu protéger son enfant. À cet
égard, les observations du Comité contre la torture des Nations unies rendues
en mai dernier sont sévères pour la France ; nous ne pouvons pas les
ignorer. Il nous faut donc comprendre pourquoi le dialogue est si difficile
entre le juge aux affaires familiales, qui organise la vie de l’enfant, et le
juge pénal, qui sanctionne les violences. Si la loi de 2024 n’a pas suffi à
résoudre ces contradictions, nous, législateur, devons remettre l’ouvrage sur
le métier.
Enfin, notre groupe sera particulièrement vigilant sur le respect de l’État de
droit. Nous notons avec satisfaction que cette proposition de résolution
s’inscrit de manière stricte dans le cadre de l’article 6 de l’ordonnance
du 17 novembre 1958. Le périmètre de cette commission d’enquête est
circonscrit, ne vient percuter aucune autre enquête parlementaire récente et
respecte la séparation des pouvoirs. Comme l’indique le rapport de la
commission saisie au fond, elle n’a pas vocation à s’ériger en tribunal pour se
prononcer des faits individuels ou des instructions en cours, mais bien à
évaluer le fonctionnement de nos institutions. Cette distinction fondamentale
garantit la sérénité de nos futurs travaux.
C’est avec cette exigence de lucidité, et au nom de l’intérêt supérieur de
l’enfant que nous devons avancer.
J’en profite pour saluer le travail de la présidente de la délégation aux
droits des enfants, ma chère Perrine Goulet, ainsi que de nos collègues
Sandrine Josso et Maud Petit, très actives pour les droits des enfants.
Parce que la protection des enfants doit transcender les clivages politiques et
parce que la recherche de la vérité et de l’efficacité publique est au cœur de
notre mandat parlementaire, le groupe Les Démocrates apportera son plein
soutien à cette commission d’enquête.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement
européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Soutien à Gergely Karacsony, Maire de Budapest, inculpé par la Justice
hongroise aux ordres de Viktor Orbán. Ce que le pouvoir lui reproche ?
L’organisation de la Budapest Pride le 28 juin dernier à laquelle 200 000
personnes avaient participé. Une marche interdite par Viktor Orbán au nom d’une
scandaleuse loi homophobe. Nous étions présents avec Renew Europe pour dire non
à cet autocrate et témoigner de notre soutien au peuple hongrois. La liberté
est le cœur du projet et de l’identité européenne !
> Poursuivre un maire démocratiquement élu pour avoir
défendu la liberté de réunion et l’égalité des droits constitue une nouvelle
tentative de détourner la Hongrie de l’Europe pour la rapprocher de Moscou. Les
marches des fiertés pacifiques ne représentent aucune menace pour l’ordre
public : elles sont une expression de dignité, de visibilité et de valeurs
démocratiques européennes fondamentales. (…)
À l’approche des élections, les autorités hongroises multiplient les
provocations relevant de guerres culturelles et par les confrontations avec
l’Union européenne au lieu de s’attaquer aux véritables défis auxquels sont
confrontés les citoyens hongrois : une économie en difficulté, une crise du
coût de la vie, un système de santé sous forte pression et des préoccupations
persistantes concernant la corruption et le détournement de fonds publics.
> La France et l’Union européenne se tiennent aux côtés du Danemark et du Groenland. Avec le président Emmanuel Macron, les Premiers ministres danois et groenlandais appellent au réveil stratégique de l’UE. Le temps de l’indépendance européenne est venue, qu’elle soit militaire ou énergétique vis-à-vis des États-Unis.
Fabienne Keller (députée)
> Renew Europe exprime sa pleine solidarité avec le
maire Karácsony, avec la Budapest Pride et avec tous les Hongrois qui
continuent de défendre la liberté, l’égalité et la démocratie. Nous
continuerons à nous opposer à l’érosion systématique de l’État de droit en
Hongrie et à soutenir celles et ceux qui refusent de se taire. Viktor Orbán
agite des épouvantails pour détourner l’attention des électeurs hongrois de
services publics exsangues, étranglés par une corruption systémique.
> La migration irrégulière a fortement
reculé, et ce n’est pas un hasard. Cela s’est produit parce que l’Europe a agi
dans l’unité. Ceux qui veulent rouvrir ou démanteler le Pacte, qui n’est même
pas encore pleinement entré en application, n’offrent pas de solutions : ils
proposent le retard et la division. Ce dont l’Europe a besoin aujourd’hui, ce
sont des règles fermes, un partage équitable des responsabilités et une mise en
œuvre complète. (…)
En tant que continent vieillissant, l’Europe a besoin de migration légale », a
ajouté Mme Keller. « Si nous voulons soutenir nos économies, nos services
publics et notre compétitivité, nous devons développer les voies légales,
attirer des compétences et garantir une intégration efficace. La politique
migratoire ne concerne pas seulement le contrôle ; elle concerne aussi les
opportunités.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
[Vote de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins
de 15 ans] C’est une excellente
nouvelle car il ne s’agit pas d’un sujet de punition, mais de protection. Il
faut assumer le fait de protéger les plus jeunes de plateformes qui n’ont
jamais pris au sérieux les effets sur le sommeil ou la violence des contenus.
Si les plateformes avaient rendu leurs fonctionnalités plus responsables, nous
n’en serions pas là.
Aujourd’hui, 60 % des 11-14 ans possèdent
un compte, et le cyberharcèlement touche 45 % des jeunes. En outre, il y a une
explosion des contenus pédocriminels. Nous avons donc choisi de dire stop.
(…)
L’essentiel est de responsabiliser les plateformes. Désormais,
si un mineur de moins de 15 ans est présent sur un réseau, la responsabilité
juridique du réseau pourra être engagée.
> [Offre « Optimum
» de la SNCF qui exclut les enfants de moins de 12 ans] C’est de la discrimination pure et dure. On ne
peut pas justifier un service supérieur
en excluant une partie de la société. On tolère les chiens, mais on refuse les enfants ? C’est lunaire.
J’ai lancé une rencontre avec Jean Castex
(président de la SNCF, NDLR) pour supprimer cette mention. La SNCF est une
entreprise à participation publique, elle doit être exemplaire et ne pas céder
à la mode du « no-kids » qui met une pression insupportable sur les parents.
> Nous avons
déployé le certificat d’honorabilité. Ce système permet de vérifier
systématiquement le casier judiciaire et le Fijais (infractions sexuelles) des
personnes travaillant auprès des enfants dans les secteurs de la petite enfance
et de la protection de l’enfance.
Sur 653 000 contrôles en France, dans la
petite enfance et la protection de l’enfance, nous avons déjà écarté 3 000
personnes condamnées qui étaient au contact de mineurs. (…)
Nous allons l’étendre au médico-social et
aux IME, car les enfants en situation de handicap sont trois fois plus
vulnérables aux violences sexuelles.
Il faut également que l’honorabilité des nounous à domicile soit vérifiée, et que les plateformes de baby-sitting soient mobilisées. Il faut mettre fin aux « trous dans la raquette » qui permettent à des prédateurs de passer d’un secteur à l’autre.
Les jeux vidéo comme
Roblox ou Minecraft sont aussi pointés du doigt comme des lieux de recrutement
pour les prédateurs…
Il faut les considérer comme des réseaux
sociaux et leur imposer les mêmes contrôles d’âge. Les prédateurs vont là
où les enfants sont les plus insouciants. Si un enfant a moins de 15 ans,
il doit pouvoir jouer, mais peut-être sans messagerie ou sans envoi
d‘images.
Nous devons exiger une technologie pensée
pour les enfants et sécurisée.
> Le progrès technologique ne doit pas fragiliser la protection de l’enfance mais la servir. Au colloque « Quand l’IA et le numérique transforment les pratiques professionnelles », une exigence : faire du numérique un levier de prévention, de protection, jamais de vulnérabilité.

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