Voici une sélection, ce 29 janvier 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens
français sont à lire dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> L’Holocauste demeure le chapitre le plus sombre de l’histoire de
l’humanité. Aujourd’hui, nous honorons la mémoire des six millions de Juifs, de
Roms et de Sintis, ainsi que d’innombrables autres personnes assassinées sans
raison.
Quatre-vingt-un ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous assistons
à une recrudescence de l’antisémitisme sans précédent dans le monde depuis la
Shoah. Des attentats terroristes, comme celui de Bondi Beach, au harcèlement,
au vandalisme et aux menaces contre les communautés juives, l’antisémitisme se
manifeste avec une visibilité et une brutalité renouvelées.
C’est pourquoi la Journée de commémoration de l’Holocauste revêt cette année
une importance encore plus grande. Se souvenir, ce n’est pas seulement honorer
les victimes, c’est aussi mettre en garde les générations futures contre les
conséquences de la haine, du déni et de l’indifférence.
> Nous souhaitons des liens
transatlantiques forts.
Mais l’Europe doit s’adapter aux nouvelles réalités.
Elle n’est plus le principal centre de gravité de Washington.
Il est temps pour l’Europe de prendre ses responsabilités et d’agir sans
tarder.
Nous devons renforcer nos instruments, mettre fin à la fragmentation, combler
nos fossés et unir nos forces à celles de nos partenaires.
> Lorsque deux grandes démocraties
agissent de concert, elles renforcent leur sécurité partagée.
Ce fut un grand plaisir de signer aujourd'hui, avec le Dr S. Jaishankar, un
nouveau partenariat UE-Inde en matière de sécurité et de défense.
Ce pacte instaure un dialogue annuel sur la sécurité et la défense – dont la
première réunion aura lieu dans un mois – et approfondit la coopération dans
les domaines de la sécurité maritime, de la cybersécurité et de la lutte contre
le terrorisme. Nous étudierons également la participation de l'Inde aux
initiatives européennes de défense.
Face à l'évolution de l'ordre mondial, l'UE continuera d'approfondir ses liens
diplomatiques et économiques à travers le monde. Des partenariats solides
décuplent notre force.
> Réflexions sur 2025
Face à un ordre mondial fragilisé, j'ai délibérément privilégié les échanges
sur le terrain plutôt que les couloirs de Bruxelles. Cela m'a conduit des
Nations Unies à New York et à Genève aux quatre coins du monde afin de
renforcer les partenariats de l'UE, ancrés dans un cadre solide de droits
humains. Mes missions m'ont notamment conduit en Ukraine, en Malaisie, au
Liban, au Mexique et en Égypte. J'ai également coprésidé des dialogues sur les
droits humains avec la Colombie, le Brésil, l'Arabie saoudite, l'ASEAN et
l'Union africaine.
Tout au long de mes déplacements, je me suis efforcé de trouver une manière
plus efficace de communiquer sur les droits humains, la démocratie et le droit
international humanitaire, en tenant compte du contexte mondial actuel. Pour
moi, cela signifie que nous devons être extrêmement clairs sur l'universalité,
l'inaliénabilité et l'indivisibilité des droits humains, tout en étant à
l'écoute des priorités de nos partenaires et en veillant à ce que le système
international soit plus équitable. Dans l'ensemble de mes déplacements, j'ai
transmis un message de confiance et de soutien mutuels, en fondant mon action
sur les engagements des pays en matière de droits humains.
L’engagement auprès de la société civile a été une priorité majeure pour moi
dès le début. Ses contributions ont façonné le contenu de toutes mes missions
et actions, notamment mes efforts pour obtenir la libération des défenseurs des
droits humains et la création d’un espace pour les médias indépendants. Si
certains de ces efforts ont déjà porté leurs fruits, trop de personnes restent
détenues illégalement, privées de leur liberté d’expression et de défense des
droits humains universels.
Un autre objectif prioritaire a été de mobiliser le soutien en faveur des
règles et des institutions qui visent à protéger notre humanité commune et à
prévenir la barbarie, et de veiller à ce que les responsables de violations
soient tenus de rendre des comptes. Dans toutes mes interactions, j’ai souligné
l’importance du respect du droit international humanitaire – notamment en
Ukraine, à Gaza, au Soudan, au Myanmar et dans tant d’autres pays – et de la
défense de la Cour pénale internationale.
Dès le début, j’ai communiqué sur mon travail par le biais de bulletins
d’information mensuels, de publications sur les réseaux sociaux, de vidéos et
d’interviews avec les médias traditionnels, afin de le rendre plus visible
auprès des personnes qu’il vise à servir. L’engagement auprès des jeunes
demeure une priorité, car les droits humains constituent la meilleure garantie
pour les générations futures.
Et après ?
- En 2026, je continuerai de mettre en lumière les crises des droits humains,
qu'elles soient visibles ou invisibles, notamment en Ukraine, dans les
territoires palestiniens occupés, en Iran, au Soudan, au Sahel, en RDC, en
Éthiopie, au Myanmar, en Afghanistan, au Venezuela, en Haïti et ailleurs. Mes
prochaines missions devraient inclure la Syrie, l'Ukraine et le Kenya. Je
continuerai également d'approfondir le soutien et la coopération de l'UE avec
le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, afin de bâtir une
alliance mondiale pour les droits humains et de veiller à ce qu'une ONU
réformée continue de garantir ces droits. Un système multilatéral fonctionnel
n'est pas une question de nostalgie ; il est essentiel à la fourniture des
services publics mondiaux de base et à la sécurité de l'Europe et du monde.
Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l'histoire. Le droit
international, y compris le droit international humanitaire qui vise à limiter
les effets des conflits armés, est de plus en plus bafoué. Nous avons également
constaté que des acteurs puissants s'emploient activement à saper l'ordre
international fondé sur des règles, démantelant le système international tel
que nous le connaissons, y compris les institutions qui en constituent le cœur.
La société civile à travers le monde – y compris celle qui œuvre pour l’égalité
des genres et les droits des femmes – subit d’immenses pressions sur ses
financements, les fonds publics étant consacrés à la sécurité renforcée. La
liberté d’expression et la liberté de la presse sont restreintes. Pourtant, le
renforcement de l’espace civique et de la société civile représente un
investissement à long terme pour rendre les sociétés démocratiques plus
résilientes et peut même jeter les bases d’un futur leadership démocratique
dans des contextes autoritaires.
Dans mes fonctions précédentes de ministre de la Défense, j’ai appris que la
sécurité renforcée ne peut exister sans sécurité non-violente. Il est
révélateur du caractère « européen » de parler de « sécurité globale » ou de «
sécurité sociétale ». La raison même pour laquelle nous avons besoin d’une
sécurité renforcée est de préserver la liberté et la dignité humaines.
- Ce que l’UE devrait faire
Mon souhait pour 2026 est que l’UE prenne l’initiative dans ce nouveau
contexte. Nous devons afficher notre confiance en notre bilan en matière de
droits humains – y compris les institutions et les mécanismes qui nous obligent
à rendre des comptes – sans pour autant nous aliéner les autres. Nous devons
être à l’écoute des priorités de nos partenaires concernant la pauvreté,
l’emploi, la santé, le climat et les populations déplacées. Nos outils dans le
voisinage immédiat sont peut-être plus efficaces que dans d'autres parties du
monde, mais nous devons utiliser tous les instruments et le pouvoir
réglementaire de l'UE pour promouvoir les droits de l'homme.
Même si d'autres choisissent une voie différente, l'UE doit continuer à montrer
l'exemple et à lutter pour la préservation du droit international dans un monde
où beaucoup semblent croire que la force prime le droit. Nous devons également
jouer un rôle beaucoup plus actif pour déconstruire la désinformation et les
idées fausses concernant l'engagement de l'UE en matière de droits humains et
de droit international humanitaire. Certains acteurs puissants ont intérêt à
affaiblir l'essence même de ces normes mondiales, et nous devons relever ce
défi.
Cependant, de nombreux gouvernements à travers le monde s'efforcent d'améliorer
leurs sociétés pour leurs populations. Nombre d'entre eux souhaitent également
préserver et renforcer le système multilatéral, et nous devons nouer des
partenariats plus solides à cette fin. Nous devons aux générations futures de
protéger les acquis chèrement obtenus par nos prédécesseurs. Lorsque nous
reculons sur le plan linguistique, nous risquons également de reculer sur le
plan des droits dans les faits.
Malgré la beauté naturelle qui m'entoure ici à Davos, je sens l'ordre mondial
vaciller jusque dans ses fondements. Cela me fait penser à Thomas Mann, qui a
écrit ici son œuvre philosophique « La Montagne magique », mais qui a été
contraint d'interrompre son travail en raison du déclenchement de la Première
Guerre mondiale. En tant qu'humanité et en tant qu'Europe, nous ne pouvons pas
laisser une telle chose se reproduire.
Ce dont nous avons le plus besoin, c'est de plus de confiance et de moins de
méfiance, de plus d'efforts collectifs et de moins d'intérêt personnel. Nous
devons reconnaître que le respect des droits humains et de l'État de droit est
essentiel à la croissance, aux investissements et au commerce. Il est
indispensable à la confiance et à la prévisibilité. Ces valeurs ne se
construisent pas seulement dans les salles de conférence comme celle de Davos,
mais aussi au sein des communautés. L'UE doit y être présente également.
Enfin, je suis profondément convaincue que l'UE doit faire preuve d'empathie.
Nous devons défendre avec constance et visibilité celles et ceux qui ont le
plus besoin de nous, les victimes de l'oppression, des guerres, des conflits et
des violences. Les droits humains sont une question de capacité d'agir, et nous
devons tout mettre en œuvre pour préserver des espaces ouverts à la société
civile, aux défenseurs des droits humains et aux journalistes. En tant que
représentante spéciale de l'UE, je considère cela comme ma mission principale.
> [Conseil européen] Nous sommes réunis
aujourd'hui pour discuter des relations transatlantiques et, bien que je pense
que chacun soit soulagé par les récentes annonces, nous avons également
constaté qu'au cours de cette année, nous nous sommes préparés à une grande
part d'imprévisibilité.
Nous devons continuer à discuter de nos plans pour différents scénarios, car
tout peut basculer du jour au lendemain.
Le maître-mot de cette année a été l'imprévisibilité, et c'est ce que nous
vivons actuellement. Il est également important de se recentrer sur les
véritables problèmes, à savoir la guerre en Ukraine, qui se poursuit.
Nous devons concentrer nos efforts sur la fin de cette guerre.
Nous avons constaté de nombreuses initiatives et efforts diplomatiques en
faveur de la paix, mais ils ont été totalement unilatéraux. Nous n'avons obtenu
aucune concession de la part de la Russie. Au contraire : elle a
intensifié ses attaques contre les infrastructures civiles, alors même que
l'Ukraine connaît des hivers extrêmement rigoureux.
Bien sûr, tous les désaccords qui peuvent surgir entre alliés, comme l'Europe
et l'Amérique, ne font que profiter à nos adversaires, qui observent la scène
avec désinvolture.
Espérons que nous investissons dans notre relation transatlantique afin qu'elle
soit plus forte pour faire face aux menaces réelles.
> Les relations transatlantiques ont
incontestablement subi un coup dur la semaine dernière, mais je pense qu'en un
an, nous avons compris que ces relations ne sont plus ce qu'elles étaient. Du
côté européen, nous ne sommes pas prêts à renoncer à 80 ans de bonnes relations
et nous sommes prêts à œuvrer pour les préserver. (…)
Le message que nous adressons à Trump, c'est la force que nous devons lui
témoigner. Et notre force réside dans l'unité. Lorsque nous serons prêts à agir
pour défendre nos valeurs, pour défendre nos intérêts, je pense que c'est le
message que nous devons envoyer, tant à nos adversaires qu'à nos alliés. (…)
Nos relations ont indéniablement été mises à mal, ce dont la Russie et la Chine
profitent, surtout en cas de désaccords internes. Nous voulons vraiment montrer
aux États-Unis que s'ils sont préoccupés par la Russie et les menaces
sécuritaires qu'elle représente, nous devrions concentrer nos efforts sur une
aide concrète à l'Ukraine, afin qu'elle soit disposée à contrer la Russie. Nous
devons faire pression sur la Russie pour qu'elle mette fin à cette guerre.
> Le 22 décembre 2025, le Conseil a
adopté la décision (PESC) 2025/2648.
La décision (PESC) 2025/2648 a prolongé de six mois, jusqu’au 31 juillet 2026,
les mesures restrictives prises en raison des actions de la Russie
déstabilisant la situation en Ukraine.
L’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Liechtenstein, le Monténégro,
la Macédoine du Nord, la Norvège et l’Ukraine se conforment à cette décision du
Conseil.
Ils veilleront à ce que leurs politiques nationales soient conformes à cette
décision.
Michael McGrath (commissaire à la
démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> La relation déjà étroite entre l’UE et le Brésil vient de se renforcer
davantage.
Lors de ma visite au Brésil, j’ai signé la décision d’adéquation mutuelle entre
l’UE et le Brésil dans la capitale Brasilia, créant la plus grande zone
mondiale pour des flux de données libres et sécurisés, couvrant plus de 670
millions de personnes.
Cela signifie que l’UE et le Brésil reconnaissent qu’une protection des données solide est non négociable — et que nos normes sont alignées. Lorsque les données personnelles traversent l’Atlantique entre l’UE et le Brésil – dans les deux sens – les droits des
personnes en matière de protection de leurs données personnelles s’y retrouvent désormais. Pas de dilution, pas de compromis.
Pour les citoyens, cela apporte quelque chose de rare à l’ère numérique :
clarté et confiance. Les données personnelles sont protégées qu’elles soient
traitées à Rome ou à São Paulo. Les gens conservent des droits clairs — y
compris le droit d’accès, de corriger et de contester les abus. Les données
appartiennent aux gens.
Pour les entreprises, cela augmente la compétitivité. La certitude juridique
remplace les frictions juridiques. La paperasse tombe. La conformité devient
plus simple. Des flux de données fluides entre les autorités publiques, les
chercheurs, les entreprises et les citoyens sont désormais une réalité — tant
dans le secteur public que privé.
Le flux international de données est l’oxygène invisible du commerce moderne.
Et le commerce sans confiance ne dure pas.
C’est pourquoi cette décision intervient à un moment charnière pour les
relations UE-Brésil, renforçant une coopération plus profonde — y compris
l’accord UE-Mercosur. Nous prouvons que des normes élevées et des marchés
ouverts vont de pair.
C’est gagnant-gagnant pour les gens et pour l’économie — et un signal clair
pour le monde :
La protection des données personnelles n’est pas un obstacle à la croissance ;
C’est la base d’une économie numérique durable.
Le Brésil est un partenaire stratégique essentiel pour l’UE, et cette décision
d’adéquation mutuelle est un nouvel élan pour la relation.
Obrigado, Brésil. Notre partenariat se renforce.
> La loi sur les services numériques
est un instrument puissant dans l’Union européenne et ces dernières semaines
ont prouvé qu’elle est également nécessaire.
Les deepfakes sexuels de femmes et d’enfants que nous avons vus récemment sur X
sont totalement inacceptables et ne seront pas tolérés dans l’UE.
La technologie, y compris l’IA, peut être une force pour beaucoup de bien, mais
il faut aussi reconnaître l’autre face de la médaille. C’est pourquoi une
régulation appropriée et équilibrée est nécessaire.
L’ouverture de procédures formelles contre X donne à la Commission le pouvoir
de prendre des mesures supplémentaires d’exécution, telles que l’adoption d’une
décision de non-conformité, entraînant de graves conséquences.
Plus tard cette année, je présenterai une loi sur l’équité numérique qui
comprendra également des mesures visant à mieux protéger les enfants dans
l’environnement en ligne.
> L’innovation est bien vivante en
Europe. Notre tâche est maintenant de lui donner l’espace nécessaire pour
grandir.
À Davos, j’ai eu un très bon échange avec Taeko Itabashi du World Economic Forum
sur la manière dont l’Europe peut mieux traduire l’innovation en croissance —
et sur le rôle clé que jouera l’UE Inc., le 28e régime, pour que cela se
réalise.
L’Europe a les compétences, le capital et les idées pour diriger. Le défi est
de transformer cette force en échelle. Aujourd’hui, trop d’entreprises font
encore face à des obstacles inutiles lorsqu’elles s’étendent au-delà des
frontières, alors que des cadres réglementaires et corporatifs fragmentés
continuent de freiner les investissements et le plein potentiel du marché
unique.
C’est précisément ce que EU Inc., le 28e régime, est censé traiter. En
proposant un cadre optionnel à l’échelle de l’UE, numérique par défaut, il
réduira la complexité, offrira une certaine sécurité juridique et facilitera la
croissance et l’attraction d’investissements des entreprises innovantes à
travers l’Union.
Davos a une fois de plus confirmé que l’intérêt mondial pour l’Europe est fort.
Notre tâche est désormais de faire correspondre cet intérêt à la réalisation –
et de garantir que l’Europe ne soit pas seulement un lieu où l’innovation
commence, mais aussi où elle s’étend et réussit.
> La World Economic Forum de cette année à Davos s’est déroulée dans un contexte de
changements technologiques rapides, d’incertitude géopolitique et de pression
économique.
Sous le thème « Un esprit de dialogue», les discussions étaient pragmatiques et
tournées vers l’avenir, axées sur la résolution des défis communs, la
reconstruction de la confiance et la recherche d’un terrain d’entente grâce à
un engagement ouvert et constructif.
Une Europe plus résiliente, sûre et compétitive prend forme — et la confiance
est au cœur de cette ambition. Les entreprises investissent, innovent et se
développent uniquement là où il y a une certitude juridique, des règles
prévisibles et une confiance dans le système. C’est pourquoi UE Inc. — le 28e
régime —, que je dirige, sera un élément clé de la prochaine phase de l’Europe.
La proposition, prévue pour mars, facilitera l’exploitation des entreprises
au-delà des frontières, la croissance et l’attraction des investissements
mondiaux, tout en renforçant la confiance dans le Marché unique en réduisant la
fragmentation et la complexité.
L’objectif est clair : une compétitivité fondée sur la confiance, l’équité et
la certitude juridique.
Davos s’est une fois de plus révélée être une plateforme précieuse pour les
échanges. (…)
Une table ronde dédiée avec des chefs d’entreprise a exploré comment l’Europe
peut créer un environnement où l’innovation peut se déplacer plus facilement
au-delà des frontières et où l’investissement peut s’étendre au sein du Marché
unique.
J’ai également eu le plaisir de contribuer à une discussion sur l’interaction
entre les médias, le divertissement et le sport, où j’ai souligné l’importance
de la confiance comme condition essentielle à l’engagement des parties
prenantes.
Un message est clairement passé : la force de l’Europe réside dans la
compétitivité, l’innovation fondée sur la confiance, la fiabilité et l’équité.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à
la gestion des crises)
> En cette journée de commémoration, l'Europe rend hommage aux six millions
de Juifs et à toutes les victimes de la Shoah.
Nous devons rester vigilants, car la haine et l'exclusion naissent des mots.
Le souvenir doit se traduire par des actes, pour que « plus jamais ça »
devienne véritablement un « plus jamais ça ».
> Les crises ne connaissent pas de frontières. Notre préparation non plus. Conclusion conclue aujourd'hui au Sommet UE-Inde : l'accord UE-Inde sur la coopération en matière de gestion des catastrophes. Une meilleure préparation, une réponse plus efficace aux catastrophes pour l'UE et l'Inde, et pour nos 1,9 milliard d'habitants !
> Après une attente interminable, Ran Gvili, le dernier otage détenu à Gaza, est enfin de retour chez lui, en Israël. Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches, qui peuvent désormais faire leur deuil et lui offrir des funérailles dignes. Il est temps maintenant d'œuvrer pour un cessez-le-feu durable. Un cessez-le-feu qui garantisse un accès humanitaire sans entrave et qui ouvre la voie à une paix concrète.
> Un corridor humanitaire s'ouvre dans le nord-est de la Syrie suite à la prolongation du cessez-le-feu de 15 jours. Un accès sans entrave pour l'aide humanitaire vitale et les évacuations civiles est urgent. Le respect du droit international humanitaire est non négociable.
> Le retrait des États-Unis de l'OMS est une erreur. L'isolement n'est pas synonyme de force. La résilience sanitaire se construit collectivement. L'UE reste engagée en faveur de la santé mondiale. Solidarité, coopération et institutions internationales fortes garantissent la sécurité des populations, chez elles comme à l'étranger.
> Il fait -7 °C à Kiev. Alors que l'hiver s'intensifie, les attaques russes privent les Ukrainiens de chauffage, d'eau et d'électricité. L'UE envoie 447 générateurs supplémentaires depuis sa réserve de secours en Pologne – sur près de 10 000 déjà livrés – afin de rétablir les services essentiels et de venir en aide aux civils.
> Être à Davos cette année, c'est
différent. Le même lieu. Les mêmes drapeaux. Mais le monde a changé. De
nouveaux dirigeants sont réunis autour de la table. Certains évoquent un nouvel
ordre mondial. En tant qu'Européens, nous croyons en un monde où les valeurs
ont encore leur place.
Là où la solidarité et l'état de droit cimentent les nations. En Europe et
ailleurs.
Mais nous sommes aussi réalistes. Nous nous adaptons, nous anticipons, nous
nous préparons. C'est le cœur de ma mission : espérer le meilleur, se
préparer au pire.
Je suis également à Davos pour associer le secteur privé à notre action humanitaire et collaborer plus efficacement. En tant que premier donateur humanitaire mondial, l’Europe a un rôle essentiel à jouer. C’est notre devoir moral. C’est notre responsabilité politique. Et l’Europe est prête à prendre les devants.
> Je condamne fermement l’évacuation et la destruction par Israël du siège historique de l’UNRWA à Jérusalem. L’UNRWA est un partenaire clé de longue date et un soutien vital pour des millions de Palestiniens. Les infrastructures et le personnel humanitaires doivent être protégés, et le droit international humanitaire respecté.
> Aujourd'hui, je suis fier de
présenter la toute première stratégie antiraciste de l'UE. Cette stratégie vise
à faire respecter la loi, à lever les obstacles et à nouer des partenariats. La
lutte contre la discrimination sous toutes ses formes est au cœur de nos
valeurs européennes.
Mettre fin au racisme n'est pas seulement un impératif moral, c'est aussi un
choix judicieux sur le plan économique. La discrimination coûte à l'UE près de
13 milliards d'euros chaque année. C'est un potentiel immense inexploité.
Lutter contre le racisme permet de mobiliser des millions de compétences pour
nos entreprises et renforce notre compétitivité.
Le racisme n’est pas toujours flagrant. Souvent, il se dissimule dans les
systèmes et les décisions du quotidien.
Cette stratégie adopte une approche systémique : protéger les personnes
contre les crimes de haine, lutter contre les biais algorithmiques, garantir
l’égalité d’accès à l’emploi et soutenir la société civile.
Nous mobilisons tous nos États membres.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Le vote du Parlement serbe visant à limiter l'indépendance du pouvoir
judiciaire constitue un grave recul pour la Serbie sur la voie de l'adhésion à
l'UE.
Alors que le processus d'élargissement progresse à grands pas, et que le
Monténégro et l'Albanie avancent rapidement, la Serbie risque de prendre la
direction opposée. Ce n'est pas ce que nous souhaitons.
> Alors que l'Ukraine lutte contre les rigueurs de la guerre et de l'hiver, nous jetons les bases de sa prospérité future. Avec le FMI et la Banque mondiale, nous améliorons le climat des affaires et l'accès aux capitaux privés en Ukraine grâce à un programme de réformes qui inspire confiance aux investisseurs.
> Le Monténégro a clôturé un nouveau chapitre de négociations. Ce qui porte le total à 13, soit plus d'un tiers. Cela témoigne des progrès significatifs du Monténégro dans les pourparlers d'adhésion. Il est désormais crucial de maintenir cette dynamique et d'accélérer les réformes, notamment en matière d'État de droit.
> En collaboration avec l'Ukraine et les États-Unis, nous progressons dans la mise en œuvre des plans visant à assurer la prospérité de l'Ukraine après la guerre. Au cœur de ces réformes d'adhésion à l'UE se trouve la construction d'une économie attractive pour les investisseurs. Avec 63 des 68 réformes achevées en 2025, l'Ukraine se prépare à accueillir des investissements privés de grande envergure.
> J’ai rencontré le président Aliyev d’Azerbaïdjan. Nous avons évoqué le soutien de l’UE à la mise en œuvre de l’accord de paix avec l’Arménie. Nous avons convenu d’intensifier nos efforts pour renforcer les liens commerciaux entre l’Europe et le Caucase du Sud.
> L'Islande est un partenaire de confiance et un ami proche de l'UE. J'ai eu un échange opportun avec la ministre islandaise des Affaires étrangères, Gunnarsdóttir, concernant l'avenir de nos relations. Nous avons convenu de rester en contact étroit afin de faire face à l'évolution de notre environnement géopolitique en ces temps troublés.
♦ Renew Europe (groupe centriste et
libéral au Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens
français sont à lire dans Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Aux États-Unis, environ 500 000 familles déposent chaque année le
bilan en raison de frais médicaux et de pertes de revenus liés à des problèmes
de santé. Dans l’UE, aucune famille ne dépose le bilan pour cause de soins
médicaux. Malgré la pression exercée sur les systèmes de santé, l’accès aux
soins essentiels est assuré.
> L'énergie nucléaire mérite d'être étudiée en Irlande. Nous ne devons jamais fonder notre politique énergétique sur des conceptions technologiques idéologiquement dépassées. L'Allemagne regrette aujourd'hui sa décision de démanteler ses centrales nucléaires.
Petras Austrevicius
(député)
> [Le Parlement européen a
adopté une resolution rédigée par Renew Europe condamnant les tentatives visant
à porter atteinte à l’indépendance du radiodiffuseur public lituanien, LRT, et
appelant la Commission européenne à agir pour protéger la liberté des médias]
Par cette résolution, le Parlement européen a exprimé sa pleine solidarité avec
les journalistes lituaniens, le radiodiffuseur public LRT et les acteurs de la
société civile qui défendent la liberté des médias. Ce soutien est aujourd’hui
essentiel pour garantir que le radiodiffuseur public lituanien demeure
indépendant et libre de toute influence politique, et pour éviter que la
Lituanie ne suive les traces des gouvernements Orbán et Fico en s’écartant de
la voie de la démocratie.
Hristo Petrov (député)
> [Le Parlement européen a adopté une résolution
rédigée par Renew Europe condamnant les tentatives visant à porter atteinte à
l’indépendance du radiodiffuseur public lituanien, LRT, et appelant la
Commission européenne à agir pour protéger la liberté des médias]La liberté des
médias est une valeur européenne fondamentale, et nous devons la protéger. Nous
disposons de l’outil — le règlement européen sur la liberté des médias — qui
est pleinement applicable, et nous avons désormais trouvé la volonté de
l’utiliser.
Michal Kobosko (député)
> Les récentes tensions géopolitiques montrent que la question de la
souveraineté numérique de l’Europe est d’une importance capitale. Avec ce
rapport, nous définissons la position du Parlement et soulignons la nécessité
d’agir dès maintenant pour réduire la dépendance technologique de l’Europe à
l’égard d’acteurs étrangers. Si nous ne le faisons pas, nous risquons de
devenir une colonie numérique.
> La production d'acier est une priorité stratégique pour l'Europe. En période d'incertitude géopolitique, la force de notre industrie sidérurgique est essentielle à la résilience de l'Europe. Aujourd'hui, nous avons dit oui à la poursuite du commerce sans droits de douane avec l'Ukraine et non aux importations d'acier russe dans l'UE. C'est une démonstration claire de la détermination européenne.
Marie-Agnes Strack-Zimmermann (députée)
> L'Inde est une opportunité pour l'Europe. Si
l'Europe veut survivre dans un monde où la politique de puissance prend de plus
en plus d'importance, elle doit traiter l'Inde comme ce qu'elle est : un acteur
sûr de lui, avec ses propres intérêts. Cela signifie qu'il faut faire preuve de
plus de courage en matière de coopération économique, de partenariats
technologiques sur un pied d'égalité et d'ouverture aux talents indiens. C'est
la seule façon de créer un partenariat stratégique qui profite aux deux parties.»
> La décision prise aujourd'hui par le Parlement européen de suspendre temporairement le Mercosur est irresponsable en cette période de bouleversements géopolitiques historiques. Le libre-échange renforce l'ordre international fondé sur des règles, crée des alliances et réduit notre dépendance vis-à-vis des acteurs autoritaires. Les partis de droite, de gauche et écologistes se sont aujourd'hui alignés idéologiquement, affaiblissant ainsi les intérêts économiques et stratégiques de l'Europe. Après plus de vingt ans de négociations et d'examens, nous ne pouvons nous permettre de nouveaux retards dus à des procédures supplémentaires devant la Cour de justice de l'Union européenne. L'Europe a besoin de partenariats, pas de nouveaux obstacles.
Urmas Paet (député)
> Nous saluons les signaux
envoyés par nos partenaires du Mercosur, qui restent attachés à un partenariat
géopolitique fort avec l'UE. En tant que libéraux et démocrates, c'est
également ce que nous souhaitons. Je regrette profondément le vote d'hier, mais
il faut maintenant trouver un moyen de consolider notre nouveau partenariat
avec le Mercosur. Face à l'évolution de l'ordre mondial, il est essentiel pour
tous les Européens que nous ayons de nouveaux alliés mondiaux.»
Bart Groothuis (député)
> Un régime qui tue,
emprisonne et terrorise systématiquement son propre peuple a perdu toute
légitimité. De tels abus exigent une responsabilité internationale, mais le
CGRI ne figure toujours pas sur la liste des organisations terroristes de l'UE.
L'UE doit agir : inscrire le CGRI sur la liste, documenter chaque crime,
refuser les visas d'études aux proches du régime, rétablir un accès sécurisé à
Internet et se tenir fermement aux côtés du peuple iranien, seul représentant
légitime de l'Iran. L'Europe doit choisir le camp de la liberté.
Dainius Žalimas (député)
> [Le Parlement européen a adopté une résolution
rédigée par Renew Europe condamnant les tentatives visant à porter atteinte à
l’indépendance du radiodiffuseur public lituanien, LRT, et appelant la
Commission européenne à agir pour protéger la liberté des médias] Les radiodiffuseurs publics font partie de
l’infrastructure démocratique de l’Europe. Lorsque des gouvernements
affaiblissent leur financement, réécrivent les règles pour écarter leurs
dirigeants indépendants et banalisent les pressions politiques sur les
journalistes, ils ne s’attaquent pas seulement à une rédaction, ils portent
atteinte aux fondements mêmes de la démocratie. Les autorités lituaniennes
doivent suspendre et annuler ces mesures politisées, et la Commission
européenne doit être prête à utiliser tous les outils à sa disposition, y
compris des procédures d’infraction, pour faire respecter le règlement européen
sur la liberté des médias et protéger les normes démocratiques dans toute
l’Union.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Le Mercosur a fait l'objet de négociations
pendant plus de 25 ans. Pourtant, les Verts, l'AfD et le parti Die Linke au
Parlement européen s'attaquent à l'accord de libre-échange. Son application
provisoire est indispensable pour éviter de nouveaux dommages économiques et
géopolitiques ! Chaque retard coûte des milliards.
> Une langue commune est essentielle à l'intégration, à la participation et à la mobilité sociale. L'Allemagne, à l'instar de l'Autriche, doit instaurer des cours d'été obligatoires pour les élèves ne maîtrisant pas suffisamment l'allemand. Des tests de langue obligatoires devraient être organisés au plus tard deux ans avant l'entrée à l'école.
> Nous ne nous laisserons pas intimider en tant que partenaires européens. C'est pourquoi il est important que nous disions : nous sommes solidaires du Groenland. Nous sommes solidaires du Danemark.
Christian Dürr (président)
> En cas de décision cruciale, les Verts voteront contre. Le mot clé ici est
Mercosur.
> L'État-providence doit avant tout se réduire.
> Quatre-vingt-un ans après la libération d'Auschwitz, il est de notre responsabilité d'agir aujourd'hui en nous appuyant sur la mémoire des victimes du national-socialisme. Le souvenir ne doit pas être un rituel, mais un devoir. Lorsque des Juifs dissimulent leur kippa dans la rue, il ne suffit pas de simplement se souvenir. Lorsqu'un antisémite est désigné candidat à la mairie par le parti de gauche à Neukölln, il ne suffit pas de simplement se souvenir. Nous devons nous y opposer activement ! La lutte contre l'antisémitisme dans notre société est l'un des enjeux majeurs des droits civiques au XXIe siècle. Et c'est notre responsabilité.
> L'Allemagne a besoin de réformes radicales pour redevenir attractive aux yeux des entreprises. Baisser l'impôt sur les sociétés ne serait qu'une solution parmi d'autres. Le fait que le ministre des Finances ne propose que des mesures à l'effet inverse est révélateur. Un revirement économique désastreux sous Merz.
> L'État devrait généralement s'abstenir d'intervenir dans la question du travail à temps plein ou à temps partiel. Pourtant, la CDU instrumentalise une fois de plus les débats sur la paresse pour masquer son incapacité à réformer : la hausse constante des impôts et des taxes dissuade les Allemands de travailler davantage.
> L'AfD a également révélé son vrai visage lors du débat sur le Mercosur : en matière de politique économique, c'est un parti socialiste déguisé en nationaliste. Opposée au libre-échange, opposée au progrès économique.
> [Mercosur] Il est scandaleux qu'en pleine crise internationale, les Verts allemands, de concert avec des groupes de gauche et de droite (!), s'attaquent à l'accord de libre-échange le plus important de notre époque. C'est incroyable.
> Les jeunes sont prêts à assumer leurs responsabilités en matière de sécurité nationale ; la CDU/CSU se trompe quant à la nécessité de la conscription (par tirage au sort) ; ce qui compte, c’est l’attractivité de la Bundeswehr en tant qu’employeur.
Svenja Hahn (vice-présidente, députée
européenne)
> Retarder l'accord avec le Mercosur affaiblit l'économie européenne et
notre influence géopolitique, alors même que la pression exercée par la Chine,
les États-Unis et la Russie s'intensifie. Cela nuit au libre-échange et porte
un coup à l'UE. Personnellement, je ne suis pas d'accord avec les raisons
invoquées pour renvoyer l'accord devant la Cour. L'UE est responsable de la
politique commerciale. Les accords commerciaux sont ratifiés démocratiquement
par le Parlement européen et le Conseil. Les États membres de l'UE ne seront
pas contournés et aucune norme ne sera abaissée.
µLa Commission doit agir maintenant et envisager une mise en œuvre provisoire
de l'accord avec le Mercosur. Les entreprises européennes et les partenaires du
Mercosur ne peuvent plus attendre.
> Bloquer le Mercosur, c'est saboter
l'économie européenne et notre puissance géopolitique.
Des groupes de droite, de gauche et écologistes s'attaquent de concert au
libre-échange et portent un préjudice considérable à l'UE. Trump, Xi et Poutine
applaudissent.
Une irresponsabilité incroyable.
> Une collaboration plus étroite entre l'Inde et l'UE ouvre un énorme potentiel économique et renforce le rôle géopolitique de l'UE. La Commission européenne doit désormais veiller à ce que le processus de ratification soit rapide afin de ne pas perdre cet élan en faveur d'une coopération internationale et d'un libre-échange accrus. L'UE a besoin d'intensifier ses échanges commerciaux avec davantage de partenaires afin de diversifier ses chaînes d'approvisionnement et de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine ou des États-Unis.
Nicole Buettner (secrétaire générale)
> Les prévisions de croissance ont de nouveau été revues à la baisse. La
coalition semble totalement impuissante : tandis que Lars Klingbeil se
félicite que « les investissements publics portent leurs fruits »,
Katherina Reiche parle d’une croissance « non durable ». Voilà qui
est loin d’être une stratégie.
> « Plus jamais ça » n’est pas une phrase du passé, mais un impératif pour aujourd’hui. Quiconque s’attaque aux Juifs s’attaque à la liberté de tous. Par conséquent, l’antisémitisme ne saurait être toléré, que ce soit dans un village, une banlieue ou un quartier de Berlin.
> Une nouvelle taxe et une « obligation légale d'investissement » ? Sérieusement ? Alors que le contexte économique allemand n'est plus propice à une croissance réelle, on assiste quotidiennement à des débats sur de nouvelles charges sous l'actuel gouvernement de coalition. Cette coalition a complètement perdu le nord !
> Grandir dans un environnement multilingue est enrichissant, mais sans langue commune, un fondement essentiel à l'intégration et à une véritable participation fait défaut. Nous devrions donc suivre l'exemple de l'Autriche et instaurer des cours d'été obligatoires pour toutes les personnes présentant des difficultés en allemand.
> Javier Milei me fait part d'un message clair : « Le capitalisme est non seulement productif, mais aussi le seul système économique juste. » Malgré les critiques dont son style de gouvernance fait l'objet, son enthousiasme pour les réformes économiques pourrait servir de modèle à l'Allemagne et à l'Europe.
> À Davos, Trump affirme vouloir des partenaires solides. Pourtant, ce sont précisément les Verts allemands, alliés à l'AfD et au parti Die Linke, qui donnent l'image d'une Europe incapable et impuissante. Une Europe forte a besoin de davantage de libre-échange et de nouvelles alliances.
> En Europe, on parle beaucoup de compétitivité et de souveraineté stratégique. Mais dès qu'il s'agit de passer aux choses concrètes, on s'enlise dans des détails et on bloque les avancées majeures. Et les Verts au Parlement européen sont complices, comme s'ils n'avaient rien appris de la situation mondiale. C'est désolant…
● Autriche
♦ Gouvernement
♦ Neos
> En cette Journée de commémoration de la Shoah, nous nous souvenons non
seulement des crimes inimaginables de cette période, mais nous assumons aussi
notre responsabilité pour aujourd'hui et pour demain.
Beate Meinl-Reisinger et Yannick Shetty l'affirment clairement :
l'antisémitisme, les stéréotypes racistes et les théories du complot ne doivent
plus jamais trouver leur place dans notre société.
Cultiver le souvenir, c'est prendre position, s'exprimer et protéger.
Pour une société ouverte, une démocratie forte et une Autriche où vivre sa vie
juive sans crainte.
Plus jamais ça, c'est maintenant.
> Baisser la TVA ne suffit pas. Un véritable allègement fiscal n'interviendra que lorsque la concurrence sera pleinement effective. C'est pourquoi nous conditionnons la réduction de la taxe sur les produits alimentaires de base à des contrôles rigoureux et à une plus grande transparence. Pour un réel gain financier.
> L'Europe sera plus forte si nous travaillons ensemble, et non si nous nous isolons ! La coopération et les nouvelles alliances avec les États démocratiques sont essentielles à la stabilité et à la force de l'Europe. Le populisme ne vient pas seulement de la droite ; certaines voix à gauche affirment également que l'isolationnisme nous rend plus forts. Mais la véritable force ne peut naître que de la coopération et d'alliances ouvertes.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Échanges fructueux à Bruxelles avec Lana Nusseibeh, ministre d'État des
Émirats arabes unis.
La Belgique et les Émirats arabes unis entretiennent d'excellentes relations
bilatérales qui ne cessent de se renforcer. J'ai effectué deux visites aux
Émirats arabes unis l'an dernier, et notre coopération continue de
s'approfondir, notamment dans le domaine judiciaire.
Nous avons également évoqué les perspectives économiques et les négociations en
cours au sein de l'UE concernant l'accord de libre-échange et l'accord de
partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis. Ces accords pourraient
offrir un potentiel considérable aux deux parties.
Au-delà de nos relations bilatérales, les Émirats arabes unis jouent un rôle
crucial dans certaines des crises les plus complexes au monde. Nous avons
discuté des situations urgentes à Gaza, au Soudan, en Iran et en Ukraine, et
notamment du rôle important joué par les Émirats arabes unis dans
l'organisation de discussions trilatérales entre l'Ukraine, les États-Unis et
la Russie.
> Moment historique. L'UE et l'Inde
viennent de conclure le plus important accord de libre-échange jamais signé par
les deux parties.
Les chiffres : 4 milliards d'euros de réductions tarifaires. Un marché de 2
milliards de personnes. Près d'un quart du PIB mondial.
La mission économique belge en Inde l'an dernier a confirmé ce que nous savions
déjà : le potentiel est immense. En tant que grande nation exportatrice ayant
investi massivement en Inde, la Belgique est prête à tirer pleinement parti de
cet accord.
> Aujourd'hui, nous honorons la mémoire des six millions de Juifs et des millions d’autres qui ont été assassinés pendant la Shoah parce qu’ils étaient ce qu’ils étaient. Le souvenir n'est pas une bougie qu'on allume une fois par an. C'est un engagement quotidien. La Belgique prend cette responsabilité au sérieux. Nous combattons le discours de haine, l’intolérance et l'antisémitisme sous toutes ses formes, anciennes et nouvelles. Nous éduquons nos jeunes pour qu'ils comprennent où mène la haine quand on la laisse grandir. La Shoah a commencé par des mots. Par l'exclusion. Par l'indifférence. C'est pourquoi la vigilance compte chaque jour, pas seulement aujourd'hui. Nous nous souvenons non pour pleurer, mais pour résister. Pour que « plus jamais ça » reste une promesse vivante, pas un slogan vide.
> Il n'y a plus aucun otage à Gaza. C'est la fin d'un long cauchemar - mais malheureusement, pour plusieurs familles, c’est la continuation ou le début d'une période de deuil. Je souhaite leur exprimer mes condoléances ainsi que celles de la population belge. La Belgique poursuivra ses efforts pour une paix durable pour tous dans la région.
> La Belgique n'a pas signé la Charte du Conseil de la paix. Cette annonce est erronée. Nous souhaitons une réponse européenne commune et coordonnée. Comme de nombreux pays européens, nous avons des réserves quant à cette proposition.
> Ce matin, à la Maison de la Belgique
à Davos, j'ai participé à une table ronde sur le redressement, la
reconstruction et la revitalisation de l'Ukraine, organisée par le ministère
belge des Affaires étrangères.
Car tandis que la Russie détruit, la Belgique est prête à aider l'Ukraine à se
reconstruire plus forte.
La dernière attaque russe contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes
est un acte de terreur délibéré contre des civils qui subissent le froid
glacial de l'hiver ukrainien.
Des familles se retrouvent sans chauffage, sans électricité, sans produits de
première nécessité, par des températures négatives. Les hôpitaux peinent à
fonctionner. Les écoles sont plongées dans le noir. Et ces attaques ne menacent
pas seulement des vies, elles mettent en péril la sûreté nucléaire et exposent
toute la région à des risques.
Voilà ce que la Russie choisit de faire, tout en prétendant vouloir la paix.
L'engagement de la Belgique à reconstruire, résister et se relever est concret.
Par le biais de BERelieve Ukraine, nous investissons 150 millions d'euros sur
cinq ans à Kiev et Tchernihiv, des régions qui portent les stigmates de
l'agression russe. Nous ne nous contentons pas de réparer ce qui a été détruit,
nous construisons mieux.
Nous soutenons les services essentiels par
l'intermédiaire d'Enabel et de nos partenaires internationaux. La Belgique a
également contribué à hauteur de 301 millions d'euros via des institutions
financières internationales et participe pleinement au mécanisme de 50
milliards d'euros de l'UE pour l'Ukraine.
Nous mobilisons par ailleurs notre secteur privé. Les entreprises belges ont
maintenu leur présence en Ukraine malgré la guerre. BIO a alloué 18 millions
d'euros au renforcement de la résilience économique locale et nous avons mis en
place une garantie de crédit à l'exportation de 100 millions d'euros via
Credendo afin d'aider les entreprises belges à participer à la reconstruction.
La Russie peut détruire les réseaux énergétiques, mais elle ne peut pas
détruire l'esprit ukrainien. La Belgique restera aux côtés de l'Ukraine, cet
hiver et tous les hivers à venir, jusqu'à ce que la paix et la reconstruction
triomphent.
> À Davos aussi, les voisins se retrouvent pour une bonne discussion. Et il y a beaucoup à dire. Excellent entretien avec mon collègue néerlandais David van Weel. Les Pays-Bas assurent actuellement la présidence de l'Union Benelux. Le Benelux doit continuer à faire ce qu'il a toujours fait : être le précurseur d'une intégration européenne plus poussée. Notre coopération prouve que ça marche. Nous avons également discuté de l'autonomie stratégique de l'UE dans des temps géopolitiques turbulents. L'Europe doit pouvoir se tenir debout. Le Benelux peut y prendre les devants, comme nous le faisons depuis des décennies. Et bien sûr, nous avons évoqué les grandes crises internationales qui nous empêchent tous deux de dormir. Les bons voisins ne partagent pas seulement une frontière, mais aussi la responsabilité de chercher ensemble des solutions.
> Conversation essentielle à Davos avec
le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa. Le message de la Belgique est
clair : la solution à deux États demeure la seule voie viable pour
l’avenir, permettant à Israël et à la Palestine de vivre en paix et en
sécurité. C’est pourquoi la Belgique soutient les institutions palestiniennes à
travers sa coopération au développement, menée depuis des décennies, et
pourquoi elle insiste pour que ce soutien s’accompagne de réformes
essentielles.
Nous avons évoqué le rôle crucial de l’Autorité palestinienne dans la
stabilisation et la reconstruction de Gaza, ainsi que notre objectif commun de
lutte contre le terrorisme. Il y a des raisons d’être prudemment optimiste
quant à la mise en œuvre de la phase II de l’accord de cessez-le-feu, mais la
situation reste fragile. Toute solution durable doit véritablement répondre aux
besoins et aux aspirations des Palestiniens.
La situation humanitaire demeure alarmante, aggravée par des mesures visant
l'UNRWA et les opérations des ONG internationales. Parallèlement, la grave
crise budgétaire de l'Autorité palestinienne persiste, les recettes fiscales
étant toujours bloquées.
Tandis que Gaza souffre, la situation en Cisjordanie se détériore. L'expansion
des colonies et la montée de la violence menacent les progrès accomplis
ailleurs. On ne peut construire la paix sur un front tandis que l'autre
s'effondre.
Soyons clairs : la démolition unilatérale de bâtiments de l'ONU dans
l'enceinte des Nations Unies à Jérusalem-Est constitue une violation flagrante
du droit international et des immunités de l'ONU. C'est inacceptable.
Le peuple palestinien mérite lui aussi la paix, la dignité et
l'autodétermination. La Belgique continuera de le soutenir jusqu'à ce que cela
devienne une réalité.
> Réunion importante à Davos avec Masrour
Barzani, Premier ministre de la région du Kurdistan d'Irak, à un moment où la
région est confrontée à des défis croissants.
La Belgique et la région du Kurdistan ont tissé des liens étroits au fil des
ans, notamment dans la lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre Barzani
a joué un rôle déterminant dans la lutte contre Daech, et ce partenariat
demeure essentiel.
L'Irak, y compris la région du Kurdistan, a réalisé de réels progrès en matière
de stabilité et de sécurité. Les élections de novembre ont montré une dynamique
positive. Cependant, des défis persistent. Nous avons évoqué la résurgence
inquiétante de Daech et la nécessité de rester vigilants.
Nous avons également parlé de la Syrie, où la situation sur le terrain se
détériore rapidement. Les récents affrontements entre les Forces démocratiques
syriennes et les nouvelles autorités syriennes sont profondément préoccupants.
Nous analysons de près ces développements afin d'en comprendre les enjeux.
> À Davos avec Sa Majesté le Roi pour une rencontre avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous avons réaffirmé notre engagement pour une solution pacifique à l’Est de la RDC et le respect pour son intégrité territoriale, et encouragé un dialogue national inclusif. La Belgique reste un partenaire stratégique de la RDC, déterminé à soutenir la paix et assurer que les pays européens se préoccupent à suffisance de la situation humanitaire dramatique qui est vécue par la population indûment administrée par le M23.
> Conversation stimulante à Davos avec
le ministre indien des Énergies nouvelles et renouvelables, Joshi Pralhad. L'Inde
et la Belgique sont des alliés naturels dans la transition énergétique. Nous
avons discuté des opportunités concrètes offertes par les énergies
renouvelables, l'hydrogène vert et les technologies nucléaires, notamment les
petits réacteurs modulaires.
Notre collaboration est déjà bien engagée sur le terrain : des entreprises
belges sont actives dans le secteur énergétique indien et nous passons de la
planification à l'action. Nous travaillons à libérer encore davantage de
potentiel dans un avenir proche.
> Bonne conversation à Davos avec mon
collègue sud-africain Ronald Lamola.
La situation diplomatique mondiale est en pleine mutation. Le multilatéralisme
est mis à rude épreuve. La Charte des Nations Unies, autrefois pierre angulaire
de l'ordre international, est plus que jamais mise à l'épreuve.
L'Afrique du Sud et la Belgique partagent la conviction que le droit
international est une obligation. Qu'il s'agisse de soutenir la responsabilité
à Gaza ou de défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, nous sommes unis
sur les principes fondamentaux.
Nous avons également évoqué la crise dans l'est de la RDC, où la population
continue de souffrir. Les troupes du M23 doivent se retirer. L'accès
humanitaire doit être amélioré.
Nous avons évoqué le Soudan, où se déroule l'une des pires crises humanitaires
et sanitaires au monde. Nous ne pouvons détourner le regard. Il est urgent
d'agir.
Au-delà de ces crises, nos relations bilatérales continuent de se renforcer.
Nous attendons avec intérêt notre sixième commission mixte à Pretoria, prévue
plus tard cette année, afin de consolider nos liens et de développer notre
partenariat économique.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Je condamne fermement la mise en cause de Gergely Karácsony, maire de
Budapest, pour avoir permis une Pride pacifique. Criminaliser un élu pour
défendre les droits fondamentaux est un pas de plus vers l’éloignement de la
Hongrie de l’Europe. Nous avons été à la Budapest Pride, interdite par Orban,
pour défendre la liberté d'expression et le respect des droits
fondamentaux. S'il faut y retourner protester dans les rues de Budapest et
dénoncer les abus de pouvoir des autorités hongroises, nous y retournerons!
> Aujourd’hui, à l’occasion de la International Holocaust Remembrance Day, nous honorons la mémoire des six millions de victimes de l’Holocauste et écoutons le témoignage de celles et ceux qui ont survécu. La mémoire est un devoir, la vigilance contre la haine une responsabilité collective. Que «plus jamais ça» reste une promesse vivante, aujourd’hui et toujours.
> L’Union européenne et l’Inde sont sur
le point de s’entendre sur un accord commercial majeur. Un partenaire
stratégique, oui. Un accord à n’importe quel prix, non.
Après Mercosur, l’Europe ne peut plus signer les yeux fermés. Le contexte a
changé. Guerre commerciale, concurrence mondiale accrue, partenaires aux
standards très différents.
Il est temps de prendre du recul et de repenser notre manière de négocier les
accords commerciaux. La question n’est pas l’ouverture, mais à quelles
conditions.
Nos lignes rouges sont claires. Pas d’accord déséquilibré. Accès réciproque au
marché. Protection des secteurs sensibles, de l’agriculture et de l’industrie
européennes.
Pas de recul climatique. Nos standards environnementaux et notre politique
climatique ne sont pas négociables.
Pas de dumping social ou réglementaire. Le libre-échange ne peut pas servir à
mettre les travailleurs et les filières en concurrence.
Oui aux échanges commerciaux, mais à une condition simple. Qui veut accéder au
marché européen doit respecter nos règles, sanitaires, sociales et
environnementales.
> Encore un report du Industrial Accelerator Act... C'est bien de vouloir accélérer encore faudrait-il démarrer... Il nous faut réindustrialiser l’Europe, renforcer notre souveraineté économique, et éviter que les projets stratégiques partent aux États-Unis ou en Chine faute de rapidité européenne. L’Industrial Accelerator Act est une initiative européenne pensée pour accélérer le déploiement industriel et la décarbonation de technologies stratégiques en Europe. L'idée est de sécuriser et soutenir les chaînes de valeur européennes dans les secteurs stratégiques des industries lourdes, des technologies propres et de l'automobile. Alors de grâce: avançons.
> Hier, j’ai pu échanger avec le commissaire Jørgensen. Ce qu’il en ressort, c’est que le Green Deal est un outil indispensable stratégique . Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, il faut changer le rythme et la manière de faire. L’attaque de la Russie a montré à quel point l’énergie est devenue une arme stratégique. On n’ose plus répondre ou agir librement par crainte des conséquences énergétiques. Il ne s’agit pas d’arrêter, mais de faire face à la question des prix. Le Qatar menace notre liberté de décision en raison de notre dépendance énergétique. Les calendriers réalistes valables en temps normal ne le sont plus aujourd’hui. Nous sommes engagés dans une guerre commerciale, car oui c’est bien une guerre.
> Quand Donald Trump explique qu’un
bout de glace pourrait acheter la paix mondiale, il ne fait pas de la
provocation, il révèle sa vision du monde. Une géopolitique transactionnelle,
brutale, où tout s’achète et tout se monnaye. Sa prestation à Davos l’a
confirmé. Pour lui, le commerce, la sécurité et les alliances ne sont pas des
partenariats, mais des outils de chantage. L’Europe doit enfin comprendre que
face à ce type de logique, la naïveté n’est pas une option.
Face à Donald Trump, l’Europe doit changer de posture. Arrêter d’avoir peur.
Arrêter de croire que l’apaisement protège. La paix ne s’obtient pas par la
naïveté, mais par le rapport de force. L’Union européenne dispose d’outils de
rétorsion puissants, ciblés, crédibles. Il faut être prêt à les utiliser.
Défendre nos intérêts, nos entreprises et notre souveraineté n’est pas une
provocation, c’est une responsabilité.
> Victoire: notre résolution visant à saisir la Cour de Justice sur l’accord UE-Mercosur est adoptée! Ce vote est un message d’espoir pour tous les agriculteurs, les citoyens, ceux qui s’inquiètent pour les conséquences de cet accord sur notre modèle de société et notre sécurité alimentaire ! Le Parlement a aujourd’hui repris sa place. Il faudra désormais respecter le droit, les institutions et les citoyens européens.
> UE-Mercosur Notre résolution est
adoptée!
Ce vote est une excellente nouvelle : le Parlement fait respecter la démocratie
et le droit européen. Le vote d’aujourd’hui est un signal politique fort. Le
Parlement européen refuse d’être mis devant le fait accompli et réaffirme son
rôle central dans les décisions qui engagent l’avenir de l’Union. Ce vote ne
préjuge pas du fond de l’accord, mais il rappelle une évidence. Aucun traité
commercial ne peut être signé ou appliqué en contournant le Parlement européen
et les traités. La démocratie et la souveraineté juridique de l’Union ne sont
pas optionnelles. La saisine de la Cour permettra de clarifier des questions
essentielles, notamment sur la base juridique retenue par la Commission, le
mécanisme de rééquilibrage et le respect du principe de précaution. En
attendant cet avis, toute précipitation serait irresponsable. Face à la
tempête, l'heure n'est pas à la panique mais à la définition d'une vision
claire, stratégique, basée sur notre autonomie! Le Parlement a aujourd’hui
repris sa place. Il faudra désormais respecter le droit, les institutions et
les citoyens européens. C’est enfin un message d’espoir pour tous les
agriculteurs, les citoyens, ceux qui s’inquiètent pour les conséquences de cet
accord sur notre modèle de société et notre sécurité alimentaire !
> Le gel du vote sur l’accord commercial UE–États-Unis confirme ce que nous dénonçons depuis le début. Cet accord met l’Europe à genoux. Il renforce notre dépendance économique, énergétique et stratégique. Il affaiblit notre capacité à défendre nos intérêts face aux pressions américaines. Face aux premières attaques tarifaires de Donald Trump, l’Europe a répondu avec faiblesse . Aujourd’hui, nous en payons le prix. Mais il n’est pas trop tard pour se remettre debout ! Être alliés ne signifie pas être soumis. Pas question de signer cet accord, ni demain, ni plus tard.
> Il est plus que temps de donner à Trump la seule réponse qu'il comprenne : la force. Attaquons son économie. Les lâches ne gagnent jamais une négociation, ils dépérissent lentement. Cessons de croire que nous sommes à sa merci.
♦ DéFI
Sophie Rohonyi (présidente)
> Inscrivons le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste
des organisations terroristes! C’est le bras armé du régime iranien. Il arrête,
torture et tue ses opposants. L’appel du Parlement UE est clair. Le Conseil de
l’UE doit agir!
François de Smet (député)
> L'Arizona, et le MR en particulier, ne sont nulle part sur le nucléaire -
nulle part sur la prolongation de Doel 4 et Tihange 3 à 20 ans plutôt que 10 -
nulle part sur des négociations avec Engie pour d'autres réacteurs - (presque)
nulle part sur les SMR (petits réacteurs). Et pour moi le problème n'est pas
tant les réelles et fortes contraintes techniques; c'est le fait qu'ils font
semblant de les découvrir, ayant promis qu'il suffirait de dégager les
écologistes, d'abroger une loi et d'appuyer sur un bouton pour rallumer cinq
réacteurs.
> Plus que jamais, l’indépendance européenne doit être à l’agenda. Sur l’énergie, sur l'industrie. Sur la défense. Et la Belgique doit donner un signal très simple. Celui que je demande depuis un an et votre accord de gouvernement. Stoppez cette commande de 11 F 35 supplémentaires ! Même un vassal heureux ne peut pas payer un milliard d’euros pour entretenir sa propre cage.
> Groenland et Trump
Monsieur le Premier ministre, Bravo, sincèrement. Enfin, une prise de parole de
rupture avec Donald Trump et l’intimidation insupportable qu’il impose aux
Européens. Et il était temps. Parce que, entre le chèvrechoutisme plus ou moins
engagé de votre ministre des Affaires étrangères, l’attitude de groupie de M.
Francken qui brandit plus de drapeaux américains que de drapeaux belges, et
votre président du MR qui a des étoiles dans les yeux quand il parle du plan de
Sécurité Nationale de Trump qu’il aurait pu écrire lui-même, il était temps que
quelqu’un corrige le tir et assume un cap. Ce cap, c’est qu’il n’y a pas
d’Alliance atlantique viable sans respect. Ce cap c’est qu'en 1949 nous avons
décidé de rejoindre une alliance de pays libres, et un pacte de Varsovie piloté
par une superpuissance qui traite mieux les dictatures que les démocraties. Et
ce cap je vous invite à le tenir dans les actes. Il ne faut pas se laisser
impressionner deux secondes par l’apparente volte-face de Trump sur le
Groenland. Certains ici apparaissent soulagés parce qu’il ne menace plus - pour
l'instant - d’utiliser la force. On est dans une relation toxique avec un
pervers narcissique - quand il arrête de menacer on est contents. Non, ne
soyons pas naïfs, le rapport de forces ne fait que commencer. J’ai une seule
question: vous êtes chef de gouvernement d’un pays de l'Alliance. Que veut dire
le secrétaire général de l’OTAN quand il parle d’un accord cadre sur le
Groenland ? Quel était son mandat ? Ceci engage-t-il la Belgique ? Et puis j’ai
une demande. Plus que jamais, l’indépendance européenne doit être à l’agenda.
Sur l’énergie, sur l'industrie. Sur la défense. Et la Belgique doit donner un
signal très simple. Celui que je demande depuis un an et votre accord de
gouvernement. Stoppez cette commande de 11 F 35 supplémentaires. Mettez ces
moyens et cette énergie dans le projet européen d’avion de chasse du futur
SCAF. Même un vassal heureux ne peut pas payer un milliard d’euros pour
entretenir sa propre cage. Si vous voulez joindre la parole aux actes, vous
devez annuler cette commande.
> Pas plus tard que la semaine dernière, le ministre Engagés Maxime Prévôt nous disait qu'on lui avait assuré à Washington qu'une opération armée n'était pas envisageable et "qu'il ne faut pas toujours prendre Trump au pied de la lettre". Je pense au contraire que M. Trump nous prouve depuis un an qu'il faut le prendre au sérieux. Nous n'avons toujours pas le ton adéquat.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> De nombreux Danois s'inquiètent du prix élevé des produits alimentaires. C'est
pourquoi le Parti libéral souhaite baisser la TVA sur tous les produits
alimentaires. Nous y consacrons actuellement 6 milliards de couronnes danoises.
Car faire ses courses devrait être plus abordable.
> Vous serez surpris(e) en découvrant votre ticket de caisse au supermarché ! De nombreux Danois sont touchés par la hausse des prix alimentaires. C'est pourquoi nous allouons six milliards de couronnes à la baisse de la TVA sur les produits alimentaires. Ainsi, les Danois pourront économiser davantage et se permettre d'acheter plus. Tout le monde y gagne.
> Ces dernières semaines ont été difficiles pour le Royaume. Mais nous avons démontré notre unité, même dans l'adversité. Car il va de soi que nous ne renoncerons pas à notre souveraineté sur certaines parties du Royaume !
● Espagne
♦ Ciudadanos
> [Collision mortelle entre deux trains] Lorsqu'une
tragédie survient, la responsabilité politique ne saurait être ignorée.
Le ministre des Transports et le ministre de l'Intérieur doivent se retirer
afin de garantir des enquêtes impartiales et de fournir des explications
claires.
> Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et à toutes les personnes touchées par le tragique accident ferroviaire de Cordoue, et nous exprimons notre gratitude aux forces de sécurité et aux équipes de secours mobilisées sur place. Courage.
> Nous apportons tout notre soutien et
notre solidarité aux personnes blessées lors du déraillement du train Rodalies
à Gelida.
Il est essentiel de renforcer la maintenance et la sécurité du réseau
ferroviaire afin d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
> L'Espagne a besoin du tourisme pour
créer des opportunités.
Moins de surpopulation, plus de villes d'avenir. Un tourisme qui génère des
emplois, préserve le patrimoine et revitalise les communautés rurales.
> Forcadell incarne la « normalité » en
Catalogne : privilégier le mouvement indépendantiste en exploitant la douleur
et la souffrance des victimes.
La Catalogne mérite mieux ; elle mérite que ses citoyens soient au cœur de
l'élaboration des politiques. Nous méritons d'être libres du nationalisme.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
Dávid Bedő (leader et député)
> Lors de ma tournée à travers le pays, j'ai constaté pour la première fois,
dans un village, que les opinions d'opposition étaient plus nombreuses que
celles du Fidesz parmi les personnes rencontrées. C'est d'autant plus
surprenant qu'en 2022, 80 % des habitants avaient voté pour le Fidesz.
Pourtant, aucun d'eux n'a souhaité s'exprimer devant la caméra, craignant de
perdre son emploi ou celui de sa famille à cause de ses opinions d'opposition.
Cette crainte est malheureusement bien fondée. Ils nous ont raconté l'histoire
d'institutrices de maternelle licenciées, d'un bibliothécaire chassé de son
village et d'un employé municipal qui s'est vengé par l'intermédiaire de sa
femme. Leur crime ? Avoir dénoncé des cas de corruption locale et avoir
affirmé ouvertement qu'ils ne voteraient plus jamais pour le Fidesz.
Et bien sûr, il y a ceux qui se garent sur le bas-côté, invisibles depuis la
route principale, et qui racontent comment le maire menace les fonctionnaires,
comment ils achètent des votes, exigent une photo du bulletin rempli, et
comment ils font du porte-à-porte le jour du scrutin pour recruter des
électeurs. J'entends beaucoup d'histoires comme celles-ci, de partout au pays.
Je me fais leur porte-parole avec ce message. Ils disent : il est temps
que ce gouvernement mafieux disparaisse.
> L'annonce faite aujourd'hui par Péter
Magyar est importante et bienvenue : Tisza s'engage à rétablir les
conditions fondamentales du multipartisme après les élections et à élaborer une
nouvelle loi électorale, à laquelle participeront tous les partis disposant
d'un soutien significatif.
Il ne faut pas s'y tromper : cet engagement de Péter Magyar n'est pas
motivé par les partis. La démocratie pluraliste n'est pas nécessaire dans un
pays en raison des partis, mais parce que les électeurs sont divers et exigent
une représentation diversifiée.
Comme le souligne Péter Magyar : « Nous savons pertinemment que tous
les électeurs ne partagent pas pleinement les idées de Tisza. » Ces
électeurs ont désormais compris que s'ils veulent vivre dans un pays où ils
sont représentés, le Fidesz doit d'abord être remplacé. Or, actuellement, seul
Tisza dispose de l'autorité sociale suffisante pour y parvenir. Par conséquent,
le 12 avril, ceux qui souhaitent un changement de gouvernement doivent
voter pour Tisza.
Mais ces mêmes électeurs exigent aussi
qu'après le 12 avril, des organisations, la société civile et des partis
continuent de représenter leurs intérêts et leurs aspirations, même si leurs
positions divergent de celles du gouvernement Tisza. C'est précisément le but
de la démocratie multipartite, un but que la loi électorale du Fidesz,
véritable fraude électorale, a anéanti.
C'est pourquoi Momentum soutient pleinement les efforts de Péter Magyar pour
l'adoption d'une nouvelle loi électorale après le 12 avril. Nous avons été les
premiers à nous retirer des élections de cette année afin de favoriser un
changement de gouvernement. Et depuis lors, nous défendons sans relâche nos
valeurs libérales, tout en œuvrant jour après jour pour obtenir ce changement.
Car nous savons que nos électeurs, les Hongrois libéraux, progressistes et
épris de liberté, attendent cela de nous. Notre rôle est de représenter leurs
attentes et leurs valeurs : avant le 12 avril, et après le changement de
gouvernement. Nous vous l'assurons : vous pouvez compter sur nous.
> Beaucoup se demandent : pourquoi
Momentum fait-il campagne si nous ne sommes pas candidats aux élections de
cette année ? Nous faisons campagne car pour nous, la politique n’a jamais
été une question d’ambitions individuelles, mais de rendre le pays meilleur.
Aujourd'hui, nous pouvons agir pour le bien de ce pays, même si nous ne votons
pas pour l'opposition, mais que nous faisons tout notre possible pour changer
le gouvernement.
C'est pourquoi nous faisons campagne : non pas pour nous-mêmes, mais pour
l'avenir de la Hongrie. Car nous savons pertinemment que ce pays n'a d'avenir
que si nous renversons ce gouvernement mafieux qui parasite la nation depuis
16 ans, au service de ses propres cercles de milliardaires et des intérêts
russes, le 12 avril.
La dernière étape de notre campagne est notre exposition itinérante de
contre-propagande, qui débutera à Szentendre et parcourra les régions instables
du pays. Nous présenterons également cette exposition d'affiches dans de
nombreuses localités où trop de gens votent encore pour le Fidesz. Nous leur
montrerons que ce gouvernement leur ment – et le fait avec l'argent de leurs
impôts.
Notre tournée nationale des localités les plus affiliées au Fidesz, notre
campagne d'affichage anti-propagande à l'échelle nationale et notre exposition
itinérante qui sillonne les localités des circonscriptions indécises ont toutes
le même objectif : faire en sorte que moins de gens votent pour le Fidesz
le 12 avril et qu'ils votent davantage pour un changement de gouvernement.
Juste assez pour que nous nous réveillions dans un pays nouveau le
13 avril.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> Céder le Donbass et la ceinture fortifiée à Poutine, c'est préparer la
prochaine invasion russe. Les Sudètes nous servent de leçon. Ce que nous
savions déjà se confirme : Trump est un atout pour Poutine, et les
garanties de sécurité américaines ne valent rien.
> Les atouts de Poutine en Europe seront tous renforcés lors des prochaines élections grâce à des fermes de bots, des financements, des influenceurs et des journalistes complaisants et rémunérés. Ce sera également le cas en Italie. Tout cela sera facilité par Musk et ses acolytes. Nous avons besoin d'un rempart démocratique pour empêcher les autocraties de s'immiscer dans nos processus électoraux.
> La sécurité sera au cœur de la
prochaine campagne électorale, non seulement à Milan, mais dans tout le pays.
Le gouvernement actuel a promis des mesures drastiques sur ce sujet et n'a rien
fait, tandis que la gauche continue d'en débattre avec sa timidité habituelle
et son manque de solutions concrètes. Résultat : les citoyens sont
aujourd'hui encore plus inquiets et en colère.
Nous en avons discuté ce soir avec l'ensemble du groupe Azione Milano, en
commençant par le travail accompli par nos responsables, le secrétaire
municipal et nos conseillers, ainsi que le maire Sala.
À Milan, comme partout en Italie, nous continuerons à aborder la question de la
sécurité de manière concrète et sans démagogie, car c'est une priorité pour les
citoyens.
> L'ICE ne doit pas mettre les pieds en Italie. C'est une milice non préparée, violente et incontrôlée. Les services de sécurité américains traditionnels ont toujours très bien protégé les personnalités politiques américaines en visite.
> Matteo Salvini, vous devriez vous abstenir de parler des Ukrainiens ; ils ne sont pas de votre niveau. Votre niveau est celui des nazis cocaïnomanes que vous avez laissés entrer dans les ministères.
> Aujourd'hui, quiconque n'est pas
pro-européen, qui ne croit pas aux démocraties libérales, qui alimente
l'anti-occidentalisme, est notre adversaire politique.
Avec des idées claires, en tant qu'invité de Forza Italia, j'ai réaffirmé
qu'aujourd'hui plus que jamais, le combat pour la liberté exige des choix
courageux. C'est-à-dire, avoir la force de se démarquer de ceux qui sont les
ennemis de l'Europe.
Et Azione ne faiblira pas.
Nous ne pouvons plus ignorer la présence de cinquièmes colonnes russes et de
celles des ennemis de l'Occident dans la vie politique italienne, qu'elles
soient au pouvoir ou dans l'opposition.
Ceux qui célèbrent Noël.
Ceux qui accueillent des néonazis cocaïnomanes au sein d'un ministère.
Ceux qui sont incapables de condamner les régimes de Poutine et de Maduro.
L'heure est venue de construire une identité européenne. Et nous devons le
faire maintenant, sans ambiguïté.
> L'identité se forge en opposition au pouvoir dominant, surtout lorsqu'il est oppressif et agressif. Aujourd'hui, le moment est venu de construire une identité européenne ; de même que les Ukrainiens ont bâti leur Risorgimento contre les Russes, nous, Européens, devons construire la nôtre contre toute autocratie.
> Les Ukrainiens se battent aussi pour
nous. Le moins que nous puissions faire, c'est de leur apporter une aide
concrète.
La Russie continue de bombarder les infrastructures civiles. Des millions
d'Ukrainiens sont privés d'électricité et de chauffage par -20 degrés Celsius.
> Je tiens à signaler à Giorgia Meloni que Trump s'est moqué de nos soldats morts en mission aux côtés des États-Unis. Et on le propose pour le prix Nobel ? Quand sera-t-il décerné ? Où sont passés notre patrie, notre honneur et notre dignité nationale ?
> Meloni devrait collaborer avec Merz pour bâtir une Europe unie, forte et indépendante, mais au lieu de cela, elle propose un prix Nobel pour Trump, rejoignant ainsi les rangs des vassaux et des flagorneurs qui cautionnent les « folies de l'empereur ». En tant qu'Italien et Européen, j'en ai honte.
> Participer aux élections permettra de donner une voix à ceux qui croient à la nécessité d'une Europe fédérale dès aujourd'hui. Une Europe forte, armée et indépendante. Aujourd'hui, la droite et la gauche, pour des raisons différentes, ne partagent pas cet objectif.
> Alors que nous nous concentrons sur
les crises géopolitiques qui se déroulent dans notre région du monde, nous
devrions commencer à nous interroger : que se passe-t-il à l’Est ?
En mer de Chine et dans l’Indo-Pacifique, la Chine construit des atolls
artificiels, encercle Taïwan, renforce sa flotte et redéfinit ses frontières.
C’est le Grand Jeu du XXIe siècle. Et nous ne pouvons plus nous permettre de
faire comme si nous l’ignorions.
> Une présentation choquante. Des promoteurs immobiliers parlent d'une ville dévastée, Gaza, comme s'il s'agissait d'un nouveau quartier huppé de Palm Beach. Ce sont de véritables amateurs. J'espère sincèrement que Giorgia Meloni ne rejoindra pas ce conseil de manipulateurs, de despotes et d'envahisseurs étrangers, entraînant l'Italie dans une situation embarrassante, incompatible avec notre image internationale.
> Comme prévu, Trump s'est calmé face à la menace de contre-tarifs de l'Union européenne et au repli des marchés qui s'en est suivi. Suivez la piste de l'argent.
> L'absurdité du vote du Parlement européen visant à saisir la Cour de justice contre le Mercosur démontre que l'autodestruction est notre pire ennemi. Nous croyons encore pouvoir paralyser l'Europe pour gagner quelques voix. Cela prouve que nous n'avons pas conscience des risques encourus. La France porte une lourde responsabilité dans cette affaire, partagée avec une partie de la droite et de la gauche.
> Newsom a raison ; les messages de Rutte et Macron à Trump sont honteux. Nous avons le devoir de défendre notre dignité d’Européens et d’Italiens. Quand un président publie un mème montrant des dirigeants européens ressemblant à des écoliers et une carte du Groenland avec le drapeau américain, il faut quelqu’un capable de lui donner un bon coup de pied au derrière. Rendez-nous Craxi !
> Macron a successivement : 1) appelé à l'utilisation d'un bazooka contre les États-Unis ; 2) refusé de siéger au conseil de Poutine sur Gaza ; 3) proposé à Trump un sommet du G7 avec Poutine à Paris. Trois actions plutôt incohérentes, motivées par une volonté de se mettre en avant qui ne sert pas les intérêts de l'UE.
> Les dirigeants européens commettent
la même erreur qu'aux premières négociations tarifaires avec Trump, erreur qui
a conduit au fiasco de l'accord de Turnberry.
Au lieu de réagir publiquement et individuellement, ils devraient attendre de
dialoguer, définir une position commune et la mettre en œuvre.
Personnellement, je suis favorable à une réponse ferme, mais en tout état de
cause, les dirigeants doivent absolument éviter une avalanche de déclarations
individuelles : Macron et la menace, von der Leyen et ses
93 milliards d'euros de droits de douane, Meloni et son discours
conciliant, tandis que Merz et Starmer restent dans l'expectative.
Une déclaration commune réaffirmant notre volonté de réagir fermement et de
concert à toute nouvelle taxe aurait suffi. Point final. Les modalités et le
montant des mesures doivent être décidés en privé.
Nous ne pouvons éviter de créer un climat de peur, de division et de
désorientation ; le pire lorsqu'on a affaire à un tyran.
Je comprends la crainte des répercussions économiques et financières d'un
affrontement. Mais nous ne pouvons les éviter. Trump continuera de nous
attaquer jusqu'à ce qu'il comprenne que les répercussions économiques risquent
de lui aliéner le Congrès, ses donateurs et ses électeurs.
● Pays-Bas
♦ D66
Rob Jetten (président)
> Nous sommes ravis d'annoncer que le CDA, le VVD et le D66 sont parvenus à
un accord. Nous sommes impatients de nous attaquer aux grands enjeux :
sécurité internationale, sécurité intérieure, logements plus abordables,
climat, éducation, migration et un véritable investissement dans cette nouvelle
économie.
Nous agirons ensemble, mais certainement pas seuls. Nous souhaitons collaborer
avec tous les autres partis au Parlement et avec tous les Néerlandais désireux
de participer et de contribuer à cet effort.
Encore quelques détails à régler… et nous présenterons l'accord de coalition
vendredi.
> Il reste un peu plus d'une semaine
avant l'échéance. Dans un monde turbulent, il est crucial que les Pays-Bas
obtiennent rapidement des résultats concrets. C'est pourquoi nous travaillons
quasiment sans relâche sur le contenu et le financement d'un accord ambitieux.
Et nous ne travaillons pas en vase clos. Nous rencontrons les partis
d'opposition, les municipalités, les entreprises et les organisations de la
société civile. Nous agissons ensemble.
La semaine à venir sera intense, avec de nombreuses négociations, des échanges
réguliers et de nombreuses initiatives de concertation. Mais l'objectif est
clair : obtenir rapidement des résultats concrets et former un
gouvernement capable de se mettre au travail pour les Pays-Bas. Alors, lançons
les négociations finales…
> Sortons un instant de la salle de
classe et retournons-y. C'est la Journée nationale de la lecture, et ce matin,
j'ai eu le plaisir de lire à la classe 3A de l'école primaire KC Leyenburg.
Lire à voix haute peut paraître anodin, mais c'est extrêmement bénéfique. Aux
Pays-Bas, les compétences en lecture des enfants sont mises à rude épreuve, et
lire ensemble les aide à découvrir le plaisir de la langue, à enrichir leur
vocabulaire et à gagner en confiance en eux.
Et puis, soyons honnêtes : c'est aussi un pur moment de plaisir. Des
questions curieuses, des yeux écarquillés et des histoires qui captivent
l'attention. C'est là que naît l'amour de la lecture.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Ce fantasme journalistique est entretenu depuis
plusieurs années. Le PiS pourrait chercher à nouer des alliances avec Mentzen
et Braun. En Pologne 2050, de telles discussions n'ont pas eu lieu, n'ont pas
lieu et n'auront pas lieu.
> Pour la Pologne 2050, le constat est
clair : posséder une arme à feu, c’est assumer ses responsabilités ! C’est
pourquoi nous avons déposé une proposition de loi instaurant des examens
médicaux périodiques obligatoires pour les détenteurs d’armes à feu.
- Examens tous les 5 ans,
- Examens plus fréquents, tous les 2 ans, pour les personnes de plus de 70 ans.
Cette proposition de loi a suscité un intérêt record :
20 898 personnes ont participé aux consultations publiques.
De plus, 92,8 % des Polonais sont favorables à des examens psychologiques
périodiques pour tous les détenteurs d’armes à feu.
Cette solution ne remplacera pas le bon sens, mais elle peut considérablement
améliorer la sécurité.
Compte tenu de la proposition de la Confédération de lever l’interdiction de la
chasse pour les mineurs, il est essentiel que ce projet de loi soit examiné
plus en profondeur. Nous vous encourageons vivement à accélérer le processus.
> De plus en plus de municipalités
instaurent des interdictions de vente d'alcool la nuit. Cracovie, Poznań, Łódź,
Wrocław et Konin l'ont déjà fait.
Conséquences ?
À Cracovie, le nombre d'interventions policières a diminué de 50 %, et à
Konin, de 70 %. De nombreuses villes constatent également une baisse des
actes de violence, de vandalisme et des troubles nocturnes.
La loi de Polska 2050 dote les municipalités d'outils spécifiques.
Elles décideront d'instaurer ou non des restrictions sur la vente d'alcool la
nuit.
> Vous vous arrêtez à une
station-service, juste un instant.
Du carburant, peut-être un café. Et là… un rayon entier d'alcool.
C'est monnaie courante dans les stations-service polonaises aujourd'hui.
Saviez-vous que l'alcool représente près de la moitié des ventes hors
carburant ?
Et 70 % des conducteurs dépendants admettent qu'après en avoir acheté… ils
reprennent la route.
C'est inacceptable.
Il est temps de retirer l'alcool des rayons des stations-service.
> La publicité pour l'alcool est un
véritable fléau de nos jours.
Vous faites la queue. Au-dessus de vous : « 4 achetées, 5 offertes ».
À la télévision : « Bière sans alcool, mais avec l'ambiance d'une soirée
arrosée ».
En Pologne, 8 adultes sur 10 consomment de l'alcool.
Plus de 8 millions – chaque semaine.
Et de plus en plus de gens l'affirment clairement : la publicité a un impact – surtout sur les jeunes.
Pologne 2050 dit : ça suffit !
Nous mettons fin à la publicité pour l'alcool – même pour les boissons qui
semblent ne pas contenir d'alcool.
> Excellente nouvelle pour l'économie
polonaise
Le Fonds monétaire international relève ses prévisions de croissance du PIB
polonais à 3,5 % en 2026 (+0,4 point de pourcentage). C'est nettement plus que
dans les plus grandes économies de l'UE.
Cette croissance repose sur des investissements concretsµ
Des fonds débloqués dans le cadre du Programme opérationnel national (PON) : un
million de contrats et de projets signés qui transforment déjà les communautés
locales. Des crèches et des écoles aux infrastructures ferroviaires et
énergétiques, en passant par le secteur de l'énergie.
Nous corrigeons les erreurs de nos prédécesseurs. Avec sérénité. Avec
constance. Sur le long terme.
> Pologne 2050 a déposé le plus grand
nombre de projets de loi parmi les partis de la Coalition du 15 octobre !
Nos propositions ont souvent heurté les sensibilités des lobbyistes et des
groupes d’intérêt qui, depuis des années, se croient privilégiés au détriment
des citoyens ordinaires.
Nous sommes, avons été et resterons un membre stable et efficace de la
Coalition du 15 octobre.
> Nous avons déjà investi 173 milliards
de PLN dans le cadre du Programme Opérationnel National (PON) ! Cela
représente plus d'un million de contrats et de projets
À quoi ont servi ces fonds ?
- Plus de 200 hôpitaux soutenus (600 au total)
- 40 000 places en crèche – contrats déjà signés
- 91 centres de formation professionnelle (120 au total)
- Plus de 1 000 organisations sociales financées
- Investissements dans les infrastructures d'eau et d'assainissement dans 248
municipalités (467 au total)
- 162 000 foyers raccordés à l’internet haut débit (plus de 500 000 à
terme)
- 90 milliards de PLN pour l’énergie (111 milliards de PLN à terme)
- 400 000 foyers bénéficiant de subventions
pour la rénovation thermique (465 000 à terme)
- Plus de 200 km de lignes ferroviaires rénovées (550 km à terme)
- 299 points noirs routiers réaménagés (305 à terme)
Voici comment le KPO est mis en œuvre aujourd’hui : les fonds ont été
débloqués, les investissements sont en cours et les effets sont visibles dans
tout le pays, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans les
petites communes et les régions.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Position dans le classement mondial de la liberté de la presse 2025 :
- Portugal : 8
- États-Unis : 57
> Libérez l’Iran
Des milliers de morts sous le joug d'un régime qui persécute et attaque sa
propre population.
Un peuple qui réclame sa libération de l'islam politique.
Personne ne s'en soucie ? Où sont les partis de gauche ?
> Ceux qui doivent expliquer leurs
résultats électoraux sont les présidents des partis dont le candidat a obtenu
un score bien en deçà des attentes de leur parti. Ils doivent fournir des
explications.
Soutenir un candidat qui a su élargir considérablement son électorat et se
hisser jusqu'au second tour témoigne de la compétence et du succès de la
décision d'IL.
AD doit comprendre qu'un grand nombre de personnes aspirent au changement, à
une réforme des politiques du pays, et en tirer les leçons.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> La Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste est
dédiée à la mémoire et à la réflexion sur l'une des plus grandes tragédies de
l'histoire de l'humanité. Le régime nazi a sacrifié six millions de Juifs sur
l'autel de la haine raciale, ainsi que de nombreuses autres victimes
considérées comme indignes du droit fondamental à la vie par l'idéologie
totalitaire. Nous sommes douloureusement conscients de la précieuse liberté et
de la dignité humaines et de l'importance de les défendre à tout prix.
La commémoration des victimes de l'Holocauste devient de plus en plus
pertinente dans un monde où la mémoire collective semble s'estomper et où l'on
constate une augmentation des attitudes xénophobes.
La Roumanie participe, avec les nations européennes, à l'effort de comprendre
la tragédie de l'Holocauste en éduquant les jeunes et en rejetant les
tentatives de fausse réécriture de l'histoire.
Chaque génération a le devoir de rester lucide face aux dérives tyranniques, de
condamner l'antisémitisme sous toutes ses formes, de dénoncer l'indifférence et
la lâcheté, de refuser la complicité du mal. Préserver la mémoire devient ainsi
une forme de justice, par laquelle la vérité de ce qui s'est passé est connue
et transmise, avec la croyance en un monde meilleur gouverné par la paix, le
courage et la vérité.
> J'ai choisi aujourd'hui d'être à la
fois à Iasi et à Focsani, pour marquer l'Union des Principaux Roumains avec le
peuple, convaincu que la politique doit être faite parmi les citoyens, pas à
distance.
L'union n'est pas seulement un moment du passé, mais une responsabilité que
nous avons, jour après jour, envers le présent et l'avenir de la Roumanie. Il y
a 167 ans, nos prédécesseurs ont réalisé un exploit historique parce qu'ils ont
compris que les intérêts de la nation étaient au-dessus des différences, de la
fierté ou des conflits actuels.
Comme l'a dit Mihail Kog ălniceanu, « L'union est l'acte énergique de toute la
nation roumaine. « Aujourd'hui, dans une société marquée par des tensions et
des vagues, il est essentiel de se demander ce que signifie l'union en ce
moment et ce que nous pouvons faire, chacun d'entre nous, pour que la Roumanie
retrouve son harmonie sociale.
La Roumanie compte des gens exceptionnels : médecins dévoués, magistrats
professionnels, entrepreneurs qui ont démontré qu'ils peuvent construire et
performer. Ce qui nous manque encore, c'est la capacité d'invoquer toutes ces
énergies dans un projet national cohérent et à long terme pour la santé, la
justice, l'économie, l'avenir de nos enfants.
La Roumanie a besoin de dialogue, de construction et d'une question
fondamentale : y a-t-il un avenir commun dans lequel tous les Roumains
Dans le même temps, le respect de notre histoire doit rester un jalon.
L'hymne national est un symbole de la Roumanie et ne devrait pas être hué. Il
n'appartient à personne ni à aucune partie, mais à tous les Roumains, et dans
les moments de célébration et de commémoration il doit être honoré.
Union, en ce moment, signifie la capacité de communiquer, de voir nos intérêts,
de les défendre et de les négocier dans un monde dans une compétition
géopolitique de plus en plus dure. Ces sociétés qui savent mettre leurs
énergies ensemble vont réussir.
Je reste optimiste et j'espère que nous avons la maturité nécessaire pour
construire une Roumanie dans laquelle nos enfants veulent rester, vivre et
construire leur avenir ici.
> La relation transatlantique a une
histoire qui a apporté stabilité et prospérité, étant d'une importance cruciale
pour l'Union européenne et les États membres, dont la Roumanie.
C'est l'un des messages clés tirés des discussions que nous avons tenues hier
soir à Bruxelles, avec les dirigeants européens présents à la réunion
informelle du Conseil européen.
Pour la Roumanie, les États-Unis d'Amérique sont un partenaire stratégique
essentiel pour notre sécurité et nous agissons en conséquence. Cette approche
est partagée par un nombre important d'États membres de l'UE.
Bien qu'il y ait eu récemment des turbulences et quelques discontinuités dans
cette relation transatlantique, il existe de nombreux arguments solides en
faveur de sa poursuite et de son renforcement. Le dialogue reste essentiel pour
garantir une approche constructive des deux parties, y compris sur des sujets
sensibles comme le régime tarifaire.
En ce qui concerne la zone arctique, la conclusion unanime des discussions
informelles au sein du Conseil a été une conclusion de solidarité avec le
Danemark et le Groenland, l'intention de l'Union européenne, en coordination
avec l'OTAN, était d'investir dans la défense de cette zone.
Dans le même temps, le soutien à l'Ukraine et la poursuite du détail des plans
militaires dans le contexte des garanties de sécurité ont été confirmés.
Les opinions étaient moins alignées sur la situation à Gaza, mais la plupart
des États soutiennent la nécessité d'une implication active de l'Europe dans le
processus de paix. Il a également été souligné l'importance de négocier avec
les États-Unis la Charte de la Coalition pour la paix initiée par le Président
Donald Trump, afin qu'elle soit pleinement compatible avec les engagements
internationaux déjà pris par les Etats participants et l'Union européenne.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> Aujourd'hui, les Libéraux au pouvoir ont garanti la sécurité et un
environnement d'étude serein dans toutes les écoles du pays.
J'ai pu annoncer aujourd'hui :
- École primaire sans téléphones portables après les vacances d'été
- Soutien scolaire renforcé
- Sécurité et environnement d'étude plus sereins.
> Alexandra. Il est essentiel qu'elle
soit appelée ainsi dans les médias, car l'oppression liée à l'honneur a mis sa
vie en danger.
Alexandra et moi avons eu des échanges précieux depuis qu'elle a raconté son
histoire à Sydsvenskan. Nous avons parlé de l'enfer que représente l'oppression
liée à l'honneur et de la manière dont la politique peut garantir qu'aucun
enfant ne grandisse dans un tel manque de liberté.
Je suis profondément touchée par le courage d'Alexandra. Elle est la voix de
tous ceux en Suède qui ont été trahis par le relativisme culturel et condamnés
à une vie d'oppression.
Pendant longtemps, les politiciens ont fait preuve de lâcheté et ont fermé les
yeux sur les crimes d'honneur. Rien ne peut changer du jour au lendemain ;
cela prendra du temps et nécessitera de nombreuses décisions. Mais un
changement de paradigme est en cours : loi après loi, nous prenons le
parti des victimes. En Suède, la famille ne devrait avoir aucun pouvoir sur la
façon dont vous vous habillez, sur vos rêves ou sur les personnes que vous
aimez.
Le droit de décider de sa propre vie est inscrit dans la loi et la culture
suédoises.
> Ces derniers jours, des vidéos
insoutenables circulent sur les réseaux sociaux. Elles montrent un soldat
syrien coupant les cheveux et la tresse d'une femme kurde décédée. Couper les
cheveux d'une femme revient à la dépouiller de sa dignité, de son identité et
de sa liberté.
Les femmes kurdes sont en première ligne de la résistance à l'extrémisme
islamiste, utilisant souvent leur propre corps comme une arme dans la lutte
contre Daech/État islamique. Historiquement, les tresses sont portées par les
femmes kurdes au quotidien comme au combat, et elles sont devenues un symbole
de force, d'unité, de dignité et de résistance.
Aujourd'hui, la tresse est aussi devenue un symbole fort de résistance aux
forces islamistes qui cherchent à contrôler le corps, la vie et l'identité des
femmes. C'est pourquoi j'ai choisi de tresser mes cheveux aujourd'hui, en signe
de solidarité avec les filles et les femmes kurdes qui se dressent contre le
régime islamiste en Syrie.
Où que les femmes se battent pour leurs droits et leur dignité, nous, au sein
du Parti libéral, serons toujours à vos côtés.
Nous vous voyons et nous vous entendons. Et nous n'accepterons jamais une
oppression fondée sur la violence, la haine et la misogynie.
Femme, vie, liberté.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.