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mercredi 28 janvier 2026

La Quotidienne centriste du 28 janvier 2026. Immigration et natalité, quand les fantasmes prennent le pas sur la réalité


Les derniers chiffres sur l’immigration (qui montrent une augmentation des titres de séjour mais une diminution des régularisations avec un nombre plus élevés d’expulsions) et sur la natalité (notamment le fait qu’il y ait plus de morts que de naissance en France en 2025 et que seule l’immigration permet un solde positif de la population) ont engendré encore une fois des débats qui de politiques virent souvent à politiciens et charrient des fantasmes face à une réalité qui doit être, in fine, celle sur laquelle les décisions doivent être prises.

Concernant l’immigration, nous savons tous qu’elle a toujours existé quelles que soient les lois qui ont tenté de l’interdire et que nous en avons besoin.

Bien sûr, le mieux est de ne pas accueillir n’importe qui, notamment par rapport aux valeurs humanistes que nous défendons et qui sont remis en cause par des idéologies extrêmes auxquelles adhèrent certains de ceux qui migrent dans les démocraties, et qu’il faudrait que ceux que nous accueillons répondent aux besoins de la société.

Sans oublier que nous avons le devoir d’accepter un certain nombre de réfugiés.

Quant à l’intégration, elle est primordiale pour ceux qui viennent et ceux qui les accueillent.

Concernant la natalité, nous marchons sur la tête.

Au niveau mondial, nous n’avons pas besoin d’une population plus nombreuse (et les conditions dans lesquelles vivent une partie d’entre elle, démontre que nous n’avons pas les moyens de la faire vivre dignement ou que certains pays ou certaines catégories de personnes ne veulent pas partager les richesses pour ce faire).

En revanche, des pays ont besoin d’une population stable ou plus nombreuse pour assurer leur modèle de développement économique et le modèle de protection social (on observe même en France la reprise du fameux argument sur la nécessité de faire des enfants pour qu’ils puissent défendre, une fois adultes, le pays en cas de guerre que l’on croyait d’un autre âge et qui est porté actuellement par des dictatures dont la Russie et la Chine).

Bien sûr le modèle économique peut être critiqué puisqu’il a fait la part belle à une société de consommation effrénée afin de permettre aux entreprises d’avoir toujours des marchés en expansion (d’où la création du marketing pour susciter parfois des faux besoins dans la population) et qu’il a comme conséquence une détérioration de notre environnement qui nous menace directement.

Toujours est-il que c’est ce modèle qui est celui qui organise aujourd’hui notre économie.

Dans une démocratie, il n’est pas possible d’obliger les femmes à faire des enfants.

Mais même les régimes totalitaires comme la Russie et la Chine n’y parviennent pas.

Et les incitations matérielles ne donnent guère de résultats.

Donc l’équation en ce début de troisième millénaire est bien là.

Evidemment rien ne dit que cette période durera et combien de temps mais c’est sur celle-là que nous devons prendre en compte pour prendre des décisions à court et moyen terme et à développer une vision à long terme afin que tout puisse se passer du mieux possible et ne pas se retrouver dans des impasses qui peuvent dégénérer.

Cette équation est qu’au niveau planétaire nous sommes trop nombreux (ou assez nombreux) avec des déséquilibres selon les pays ou les régions mondiales qui font qu’il y a des endroits en surpopulation et d’autres en sous-population ou en voie de l’être.

Soit l’Humanité fait en sorte d’organiser un flux de population qui permet d’harmoniser – pas seulement en matière de démographie – ces disparités, soit elle décide de changer drastiquement son modèle économique.

Sans doute que la solution se trouve dans l’entre-deux comme souvent.

En revanche, vouloir agir que sur un seul levier ne règlera pas une problématique aux multiples dimensions dont certaines que nous n’avons même pas évoquées ici comme les questions psychologiques et les aspirations des femmes et des hommes à vivre des projets de vie qui n’entrent pas dans les préoccupations migratoires et natalistes globales.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


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