Affichage des articles dont le libellé est EDITORIAL D'ALEXANDRE VATIMBELLA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est EDITORIAL D'ALEXANDRE VATIMBELLA. Afficher tous les articles

mardi 4 août 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Présidentielle 2027: l’axe central faillira-t-il face à sa mission historique, sauver la démocratie?


Tout sauf les extrêmes.

Ce mot d’ordre est le cri de ralliement qui doit absolument unir tous les défenseurs de la démocratie républicaine libérale qui sont aujourd’hui identifiés sous l’appellation d’axe central pour cette élection présidentielle de l’année prochaine.

Il faut bien comprendre que ce qui regroupe tous les partis qui vont de la social-démocratie à la droite conservatrice, ce n’est pas un programme politique commun mais des valeurs et des principes qui sont les fondements de cette démocratie républicaine libérale.

Cet axe central s’est constitué de fait au cours de ce début de 21e siècle face à la montée des extrêmes et plus particulièrement de l’extrême-droite puis de la résurgence d’un populisme récupéré largement par ces extrémismes.

Il n’a évidemment pas de siège social, ni d’existence matérielle mais est un espace politique qui s’est constitué de fait et qui a pour unique objectif de sauver la démocratie républicaine libérale.

C’est une mission historique qui doit durer le temps de la menace qui n’a jamais été aussi prégnante.

Actuellement, l’axe central fonctionne plus ou moins dans notre pays avec le gouvernement de Sébastien Lecornu, non dans sa composition mais du fait que son existence est dû à une alliance informelle entre les formations allant du PS à LR en passant par Renaissance, le MoDem et Horizons même si le PS a pu voter des motions de censure.

Mais, avec l’élection présidentielle l’axe central avance complètement diviser puisque presque toutes les formations le composant vont présenter un candidat au premier tour.

A priori, rien d’anormal, chacun venant défendre son programme qui représente sa propre sensibilité et l’on est en droit d’espérer qu’il y aura un rassemblement autour du candidat de l’axe central qui sera présent au second tour.

Sauf qu’il y a un risque qu’il n’y en ait aucun!

Il existe en effet une probabilité, certes faible mais réelle, que ce second tour voit s’affronter un candidat d’extrême-gauche face à une candidate d’extrême-droite.

Si tel était le cas, ce serait en partie dû à l’absence d’union de l’axe central au premier tour.

Et si tel était le cas, l’axe central faillirait à sa mission historique en permettant l’élection d’un adversaire de la démocratie républicaine libérale.

Nous n’en sommes pas encore là et il faut espérer que ce scénario catastrophe ne surviendra pas.

Reste que pour l’éviter, tous les candidats et les partis de l’axe central doivent faire preuve de responsabilité sachant que ce qui est en jeu c’est le future même de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Il ne s’agit pas de renier ses convictions politiques mais de défendre le cadre qui permet de les exprimer.

 

 


samedi 27 juin 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre ceux qui n’en veulent pas pour eux et ceux qui la veulent que pour eux, la liberté sera toujours en danger


Nous l’oublions un peu vite mais ni la démocratie et ses valeurs, ni la liberté d’individus égaux qui en est la plus importante, ne sont assurés pour toujours.

La menace vient tout à la fois de ceux qui ont peur de la liberté parce qu’elle implique la responsabilité et ceux qui veulent la confisquer que pour eux-mêmes pour en profiter sur le dos des autres.

Les premiers, dans une démocratie, sont les électeurs des seconds.

Ainsi se forme cette coalition des ennemis de la liberté basée d’un côté sur l’irresponsabilité et de l’autre sur la domination.

C’est ce qui définit l’extrémisme populiste, celui qui a toujours existé et existera toujours, celui qui est en pleine floraison dans l’ensemble des démocraties de la planète en ce début de troisième millénaire.

Ajoutons que ceux qui ne veulent pas de leur liberté, ne veulent pas que les autres puissent jouir de la leur tout comme ceux qui veulent que de leur liberté.

C’est évidemment désespérant mais ne pas se l’avouer, ce n’est rien faire pour combattre cette réalité.

Car, si cette coalition ne disparaitra pas, l’Histoire montre qu’elle n’a pas été toujours majoritaire, qu’elle n’a pas vocation à l’être depuis l’établissement de la démocratie moderne à la fin du 18e siècle et qu’elle peut être battue mais pas éradiquée.

Actuellement, les extrémistes populistes bien aidés en cela par des relais dont certains médias mais aussi par une certaine fatalité qui s’est installée chez les défenseurs de la liberté, nous expliquent que la marche de l’Histoire va dans le sens de leur société totalitaire.

Ce n’est pas nouveau.

Hitler parlait de son Reich de mille ans mais il ne dura que 13 années.

Le nazisme, le fascisme et le communisme se sont effondrés au 20e siècle alors que dans les années 1930, on prédisait leur victoire finale.

Néanmoins, ils n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais.

Leurs idéologies et leurs haines de l’autre et de la liberté seront toujours présentes dans une partie de la population et parfois seront même majoritaires.

Il faut donc ne jamais baisser la garde comme nous avons eu tendance à le faire après la chute de l’URSS en 1989 où nous avons cru ou, tout au moins, espéré que nous en avions fini avec les totalitarismes alors même que la même année les communistes chinois massacraient les jeunes qui réclamaient leur liberté place Tienanmen.

Et nos chimères d’alors furent une bénédiction pour des Poutine ou des Xi, des Kim ou des Khamenei.

Pour autant, la démocratie a réussi à résister face aux tensions autocratiques et populistes de l’intérieur et les menaces de l’extérieur.

Certains se demandent jusqu’à quand, jusqu’à quand la résistance sera possible avant qu’une chape de plomb recouvre la liberté.

Le danger est là mais l’inéluctable pas encore.

Le combat, parce que c’en est un, doit être livré sans répit au nom de la dignité humaine.

 

 


dimanche 7 juin 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pour que la mort d’une petite fille soit enfin le réveil de nos consciences


Une petite fille de 11 ans est morte.

Tuée par un prédateur sexuel.

Elle n’aurait pas dû.

Comme tous les enfants assassinés, violés, violentés, agressés physiquement ou détruits psychologiquement par la haine, la violence et les pulsions sexuelles dérangées.

Rendons avec dignité et respect un adieu à Lyhanna et faisons de sa disparition le point de bascule qui va enfin permettre une réponse de la société à la hauteur de toutes les atteintes intolérables et révoltantes à l’égard des enfants.

Les médias mais aussi les politiques et, surtout, les citoyens ont décidé d’en faire un événement transcendant, ce qui peut permettre enfin une vraie prise de conscience collective de long terme sur la condition enfantine et non pas seulement épidermique même si on peut regretter que certaines réactions ne soient malheureusement pas toujours dénuées d’arrière-pensées qui n’ont rien à voir avec la mort d’une enfant et l’importance de l’enjeu.

Et comme on pouvait le prévoir la récupération politicienne notamment par LFI et le RN a commencé avec une instrumentalisation méprisable au regard de cette disparition.

Du côté des défenseurs intransigeants des enfants, il faut affirmer qu’au-delà des éventuels dysfonctionnements ou fautes vis-à-vis de l’auteur de la mort de Lyhanna, nous sommes tous concernés.

Non pas seulement dans notre indignation et notre désespoir qui montre notre émotion mais pour agir face à la cause à défendre, celle de la sécurité et le bien-être des enfants.

Car les dysfonctionnements et les fautes s’ils sont avérés sont avant tout ceux de la société, donc des nôtres, de vous et de moi.

Si la société était faite à hauteur d’enfant, ici en France mais aussi dans le monde, ça se saurait.

Si nous acceptions le coût matériel mais aussi sociétal d’une vraie protection de l’enfance, nous n’en serions pas à pleurer la mort d’une enfant de 11 ans.

Tant que nous refuserons de prendre soin comme il faut de l’enfance, celle-ci continuera d’être en danger que ce soit face à de monstrueux prédateurs mais aussi face à l’inadaptation des sociétés à l’enfance.

Alors ne laissons pas retomber l’émotion et faisons-en une motivation pour que, tous ensemble, nous faisions en sorte de créer un environnement où de tels drames ne soient plus possible.

Et espérons que la cause des enfants sera au centre de la campagne présidentielle.

En la mémoire de Lyhanna et de tous les autres enfants victimes.

 

 


mercredi 20 mai 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie malgré nous


La démocratie est-elle le meilleur système politique? Oui.

Sommes-nous à la hauteur de la démocratie? Non.

Méritons-nous la démocratie? Non.

Devons-nous alors supprimer la démocratie? Non.

Peut-on réellement faire vivre la démocratie? Peut-être.

Mériterons-nous un jour la démocratie? Il faut l’espérer.

Le «oui» et le «peut-être» sont les réponses-clés de ce petit mais crucial questionnaire.

Oui, bien sûr, la démocratie républicaine est le meilleur régime politique pour n’importe quelle société ou peuple, sans contestation aucune.

Et il est peut-être possible de la faire réellement fonctionner même si nous ne sommes pas actuellement à la hauteur de son projet et de ses valeurs, si nos comportements démontrent trop souvent que nous ne la méritons pas mais que donc, face à et malgré nos incapacités à l’établir parfaitement et profondément dans n’importe quel endroit de la communauté humaine mondiale, nous ne devons surtout pas la supprimer.

D’autant que cette suppression serait une forfaiture aux générations futures qui ont et auront toujours le droit de vouloir vivre dans un régime de liberté et d’égalité tout en éliminant toutes les imperfections petites et grandes de son fonctionnement concret mais aussi de nos comportements inadéquats.

Sans oublier que la liberté et l’égalité ne sont pas discutables mais font partie de la condition de l’humain et sont imprescriptibles même si elles sont si souvent bafouées à travers le monde.

Il faut bien comprendre que la démocratie n’est pas un accident de l’Histoire mais une évolution historique des sociétés humaines et que les valeurs humanistes qu’elle porte sont la base des droits fondamentaux qui s’attachent à tout humain et qu’aucune société même par le vote de son peuple n’est autorisée à supprimer.

Et même si elle venait à être dénaturée voire supprimée de la surface de la Terre, ce ne serait pas une fin définitive mais un de ces mouvements dont l’histoire de l’Humanité est remplie, c’est-à-dire un retour en arrière avant sa résurgence parce qu’elle est le meilleur système possible que nous pouvons mettre en place concrètement même s’il peut être envisagé, une fois qu’elle sera appliquée correctement, son approfondissement et son dépassement par un régime encore plus profondément ancré dans les valeurs humanistes et leur application effectives que celui que nous avons actuellement la capacité de faire fonctionner.

La démocratie malgré nous c’est affirmer que même si nous ne pouvons pas la faire vivre correctement actuellement, que même si nous n’en voulions plus, elle n’est pas optionnelle mais l’obligation cardinale de toute société au même titre qu’elle doit assurer à ses membres une bonne existence dans la sécurité.

Ce qui en fait le seul régime politique légitime.

Ayant dit cela, la tâche principale de toutes les personnes éprises de liberté, d’égalité et de respect de la dignité humaine, est de se faire les ambassadeurs du projet démocratique tout en demandant que celui-ci soit effectivement implémenté dans les sociétés qui se réclament de ses principes et de ses règles.

Pour y parvenir, nous devons dégager les moyens nécessaires afin de faire de chaque individu un véritable citoyen, celui qui est capable de prendre en main son existence et de réaliser son projet de vie tout en s’insérant dans une communauté où l’autre est son égal, c’est-à-dire où, à côté de ses droits inaliénables, il a des devoirs tout aussi impératifs.

En ce début de troisième millénaire, à un moment où la démocratie républicaine libérale est fragilisée constamment par ses ennemis, qu’ils viennent du dedans ou du dehors, devant l’apathie d’une partie des peuples libres, devant le renoncement de certains, la revitalisation du projet démocratique est non seulement indispensable mais urgent.

Mais, quoi qu’il arrive à la démocratie, celle reste et restera le seul régime qui respecte véritablement l’humain.

Elle sera donc toujours l’horizon indépassable de l’Humanité.

 


samedi 9 mai 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Une défense européenne, vite, pour ne plus subir, pour ne plus se soumettre!


Après l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre de Trump-Netanyahu contre l’Iran.

A chaque fois, les Européens subissent les conséquences d’un conflit dont ils n’ont rien à avoir avec son déclenchement et auquel ils sont incapables de répondre en imposant leur vision, surtout, leurs intérêts.

Oui, nous avons besoin urgemment d’une défense européenne pour ne plus être les dindons de la farce, pour ne plus être obligés de nous soumettre.

En l’occurrence, la France se bat depuis toujours pour que les pays européens refusent toute allégeance, toute servitude face aux grandes puissances.

Surtout pour imposer la paix.

Le 9 mai 1950, lorsque Robert Schuman propose de placer les productions de l’acier et du charbon de la France et de l’Allemagne sous une haute autorité, il dit: «L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre».

Cette phrase doit toujours résonner en nous quand nous bâtissons cette Europe unie mais que nous ne sommes pas capables de la mettre au niveau à laquelle elle doit être pour nous assurer prospérité et sécurité.

Car, aujourd’hui, si la guerre entre pays européens est, heureusement, hautement improbable grâce à l’UE, c’est bien la guerre faite à l’Europe qui est du domaine du possible et face à laquelle nous ne sommes pas encore suffisamment préparés comme l’a montré notre impuissance face à l’attaque russe contre les Ukrainiens.

Mais les Européens semblent enfin prendre conscience du défi qui est là, à leur porte, et de l’absolue nécessité de le relever.

Si, grâce à Poutine et à Trump, nous décidons enfin de bâtir cette union dans laquelle nous ne serons plus ce géant auto-entravé incapable d’utiliser ses énormes capacités mais qui s’est débarrassé de ces chaînes l’empêchant d’agir pour le bien-être de ses populations, nous aurons imploser ce plafond de verre qui nous enfermait dans l’impuissance.

Mais, ce réveil ou plutôt cet éveil ne doit pas être de circonstance.

Demain, le dictateur russe et l’autocrate américain ne seront plus là mais les menaces – notamment chinoises –, elles, n’auront pas disparu.

L’effort que nous faisons aujourd’hui devra être poursuivi sans relâche.

Sinon, tôt ou tard, nous ne serons plus que dans une servitude que nous aurons, sinon choisie, en tout cas permise.

 

 


mardi 5 mai 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. En matière de service public audiovisuel, l’efficacité est d’abord démocratique


Tous ceux qui viennent critiquer un organisme unique chargé du service public de l’audiovisuel sortent des arguments économiques, sociaux, organisationnelles et autres professionnels qui sont tous discutables.

Mais, ils oublient l’essentiel.

En matière d’efficacité, le seul argument recevable et indiscutable est le démocratique.

Et pour être le plus efficace en la matière nul doute que le service public audiovisuel doit être unifié.

Pourquoi?

Parce que les règles qui le régissent et le fonctionnement doivent ressortir d’une charte qui en fait un organisme qui est unique et n’a rien à voir avec les entreprises audiovisuelles privées.

Car ce service public à une mission essentielle pour la démocratie: informer et cultiver les individus, transmettre donc du savoir, pour en faire de vrais citoyens c’est-à-dire responsables et capables de prendre en main leur existence et leur projet de vie tout en étant des membres intégrés de la société et ce, concomitamment avec l’école.

Cette mission éminemment importante et d’une grandeur humaniste implique un fonctionnement et des choix éditoriaux où les croyances personnelles et les taux d’audience n’ont aucune importance (même si évidemment il serait important pour la formation du citoyen qu’ils soient élevés).

Or, que ce soient les politiques ou les professionnels qui travaillent pour cette mission et dans ce service public, tous ont œuvré à faire en sorte que ce dernier ressemble de plus en plus aux médias de la sphère privée.

C’est non seulement une erreur mais une faute.

Une faute parce que cela pervertit la mission de service public pour la ramener au fonctionnement et aux objectifs des médias privés.

Vouloir qu’il fasse des programmes au fort taux d’audience, autoriser la publicité, être en concurrence avec les émissions les plus racoleuses du privé, tout transformer en «divertissement» même les informations, voilà quelques-unes des perversions du service public.

Si le taux d’audience ne doit pas être négligé car il mesure la qualité des programmes, ce n’est pas le critère le plus important pour un média du service public de l’audiovisuel est sa qualité, c’est-à-dire le fond et la manière dont celui-ci peut toucher le plus large public (ou le public ciblé s’il est destiné à un groupe spécifique).

Et cette qualité ne peut pas être atteinte avec des objectifs qui sont identiques aux médias commerciaux qui doivent se vendre principalement, non pas à leur audience, mais à leurs annonceurs tout en privilégiant le divertissement sur le culturel, le sensationnel sur le savoir.

Et pour être le plus efficace dans leurs missions, tous les médias participant au service public de l’audiovisuel doivent être regroupés.

Mais, et c’est primordial, ce regroupement ne doit pas se faire sous la tutelle étatique donc gouvernementale.

Un service public médiatique de l’information et de la culture doit être le quatrième pilier de la démocratie au même titre que l’exécutif, le législatif et le judiciaire.

Même s’il n’a pas le pouvoir de contraindre et/ou de légiférer comme ces trois-là, en revanche, il doit être aussi indépendant et rendre des comptes uniquement au peuple par le biais d’un contrôle par une autorité elle aussi indépendante élue par un collège dont on doit déterminer la composition qui peut être éventuellement chapeautée par un comité de surveillance nommé par les parlementaires.

Mais le gouvernement, à part lui assurer sa totale indépendance issue d’un statut votée par les représentants du peuple et inscrit dans la Constitution, n’a rien à faire dans son fonctionnement et dans la désignation de ceux qui y travaillent.

Ce n’est que de cette manière que l’on peut mettre en place un vrai service public qui aura un cahier des charges très précis et une déontologie, notamment journalistique, particulièrement détaillé allant de pair avec des critères de recrutement et la signature lors de l’embauche d’une charte éthique à respecter.

On doit enfin comprendre l’importance pour le présent et l’avenir de la démocratie républicaine libérale et l’émancipation du peuple de mettre en place une véritable institution capable de former et d’informer à côté des médias privés partisans et/ou commerciaux pour donner la matière qui permette aux citoyens de vraiment se faire une opinion par eux-mêmes sans interférence entre la réalité et sa médiatisation en ce qui concerne l’information.

 

 


mercredi 29 avril 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. De l’importance d’un service public de l’audiovisuel pour la démocratie


Tous ceux qui remettent en cause l’existence d’un service public de l’audiovisuel, remettent en cause la démocratie républicaine libérale.

Pour bien comprendre ce qui est en jeu, il faut en revenir au fondement du projet démocratique.

Tous ceux qui ont promu ce régime de liberté et d’égalité étaient conscients qu’il fallait pour qu’il fonctionne correctement et qu’il puisse être approfondi, des citoyens éveillés et capables de comprendre le monde qui les entoure afin de prendre des décisions en toute connaissance de cause et en toute responsabilité.

Pour cela, la formation et l’information des citoyens étaient les pierres angulaires de ce projet.

Et cela demeure vrai aujourd’hui.

Et comment forme-t-on ces citoyens libres et égaux?

Par l’enseignement et par les médias notamment audiovisuels.

Tous ceux qui veulent supprimer ou brider un service public de l’enseignement mais aussi un service public de l’information, sont des adversaires de l’émancipation de l’individu et de sa capacité à porter son projet de vie dans le cadre d’une société d’égaux libres.

C’est pourquoi dans les sociétés totalitaires, la formation et l’information sont avant tout de la propagande pour le régime en place.

C’est pourquoi dans les pays démocratiques, les extrêmes veulent contrôler ces services publics pour en faire les bras armés de leur idéologie ou les détruire – tout au moins les affaiblir drastiquement – pour mettre en place leurs propres réseaux qui dispensent de la propagande.

Ayant dit cela, ni le service public de l’enseignement, ni le service public de l’information ne fonctionnent correctement dans aucune des démocraties et notamment en France.

Manque de moyens au regard de leurs missions existentielles pour les valeurs humanistes portées par la démocratie républicaine libérale, ils tombent souvent dans des travers qui mettent à mal leur travail qui consiste à donner des outils pour que tout individu soit un vrai citoyen.

Sans parler de ceux qui orientent leur devoir de formation et d’information dans un sens partisan et, pour le service public de l’audiovisuel, de se mettre en concurrence avec le secteur privé, ce qui n’a aucun sens, pire, dévie sa mission de manière radicale.

Mais que l’on soit bien clair: l’important est de fortifier ces deux services publics pour qu’enfin ils remplissent correctement leur mission et non de les fragiliser en contestant leur existence et en faisant tout pour les rendre inefficaces.

Si la démocratie républicaine libérale doit enfin devenir cette société d’égaux libres qui sont en capacité de mettre en œuvre leurs projets de vie, ce sera, avant tout, grâce à l’enseignement et l’information citoyens.

 

 


samedi 18 avril 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Et si au lieu de nous vendre leur «rêves», les politiques s’attachaient au réel


«Rêve américain», «rêve chinois», «rêve européen», «rêve français», etc., dans chaque pays le politique «rêve» pour nous d’un futur idyllique à défaut de pouvoir le proposer au présent.

Car, comme le bonheur, contenu par exemple dans la Constitution américaine, c’est sa «recherche» qui est un droit, encore faudrait-il savoir ce qu’il recouvre tout comme celle du rêve.

D’autant que le rêve d’un peuple ou d’une nation se bâtit souvent sur celui des autres et à leur détriment.

En cela, le rêve politique peut être extrêmement dangereux comme celui qu’essaye de nous vendre les dictateurs tel Xi Jinping.

Et puis, le rêve est souvent un motif d’affrontement comme c’est le cas aux Etats-Unis où pour les démocrates, il est tourné vers le bonheur de la classe moyenne alors que pour les républicains il est éminemment lié à la réussite sociale et financière de l’individu.

Il peut être également un argument électoraliste.

Ainsi, en France, François Hollande avant la présidentielle de 2012 nous avait parlé de son rêve tout comme vient de le faire Gabriel Attal pour celle de 2027 en vue de séduire les électeurs sur la construction d’un monde enchanté.

Mais, surtout, le rêve n’est pas le réel.

Il est une construction fantasmagorique de ce que l’on voudrait qui soit.

Bien, il n’est pas négatif en soi d’avoir des représentations idylliques de ce que l’on voudrait que devienne la réalité.

Et certains rêves qui s’appuient sur des valeurs humanistes ne peuvent être condamnés comme le rêve européen par exemple.

Reste, qu’en attendant, il faut mettre les mains dans le cambouis.

Et le cambouis, à l’inverse des songes, il salit, il demande que l’on agisse face à ce qu’est le monde.

Ici, le danger est la tromperie ou ce que le peuple peut estimer comme tel.

On lui vend du rêve alors qu’il vit dans la difficulté et pour certains dans le cauchemar, voilà qui crée une distance qui peut amener à une déconnexion entre le monde de la politique et le monde réel et qui peut se manifester par des réactions violentes.

Alors, loin de moi de dire qu’il faut arrêter de rêver et, par là-même, de détruire tout espoir et toute volonté de changer le monde (et pas de monde, ce que propose souvent les rêves politiques).

Cependant, le rôle du politique c’est d’abord de s’attaquer aux problèmes très concrets du quotidien et de proposer des solutions qui peuvent fonctionner en regard de la réalité.

C’est à cela d’ailleurs que l’on reconnait une grande personnalité politique ou comme certains le disent, un homme ou une femme d’Etat à qui on ne demande pas d’être un grand philosophe.

Sa vraie postérité se mesurera à ce qu’il a fait, pas à ce qu’il a rêvé.

 

 


mercredi 15 avril 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Ne jamais tomber dans le piège chinois


Non, la Chine n’est pas l’élément apaisant de la communauté internationale; non, la Chine n’est pas l’amie de l’Europe; non, la Chine ne recherche pas la paix dans le monde, elle qui soutient sans réserve les régimes criminels de Poutine en Russie, de la dynastie Kim en Corée du Nord et des mollahs en Iran et qu’elle leur livre des armes qu’ils utilisent contre les défenseurs de la liberté à l’intérieur et à l’extérieur de leurs pays; non, la Chine n’est pas respectueuse du droit international, elle qui n’a que mépris pour le droit humanitaire international, elle qui ne cesse de provoquer ses voisins en les menaçant et en occupant une partie de leur territoire, des Philippines à l’Inde en passant par le Vietnam.

Oui, la Chine est un pays impérialiste qui s’est constitué au fil des siècles en conquérant des peuples et annexant des territoires; oui, la Chine ne pense qu’à imposer son nouvel ordre international basé sur le «rêve chinois» de Xi Jinping; oui, la Chine est une des pires dictatures qui tue ses opposants et est accusée d’un génocide dans le Xinjiang, région qu’elle a colonisée; oui, la Chine est la pire menace pour la liberté, l’égalité et la fraternité; oui, la Chine contourne toutes les règles du commerce international et fragilise les économies de l’Occident; oui, Xi Jinping est le personnage le plus dangereux pour le monde libre.

C’est pourquoi l’Europe ne doit jamais tomber dans son piège.

Car le seul objectif de la Chine est de vassaliser les pays européens pour leur vendre ses produits de mauvaise qualité et dangereux pour les consommateurs tout en leur imposant sa puissance et en espérant, dans le même temps, tuer le régime de la démocratie républicaine libérale.

Une Europe que la Chine veut faire payer pour l’avoir quasiment colonisée avec leurs comptoirs et leurs diktats, en lui ayant fait «perdre la face», la pire humiliation selon elle et sa place de première puissance mondiale qu’elle veut absolument récupérer.

Alors quand le régime totalitaire de Xi se pare du droit pour critiquer le blocage du détroit d’Ormuz par les Américains – qui est une catastrophe pour le dictateur chinois tant il a besoin du pétrole iranien pour son économie et son armée – alors qu’il n’avait pipé mot lorsque ce sont les mollahs qui l’avaient fait sans oublier qu’il revendique illégitimement la souveraineté du détroit entre la Chine et Taïwan, nous ne devons pas prêter l’oreille à cette propagande éhontée qui déverse sans arrêt fake news et théories du complot.

S’il y a un côté positif à cette guerre de Trump, outre la déstabilisation du régime des mollahs, c’est de faire sortir du bois Xi Jinping qui, généralement, adopte la stratégie du planqué tout en déstabilisant les démocraties en sous-main, qui ne peut accepter qu’on lui mette des bâtons dans les roues pour son projet d’être le maître du monde.

 

 


samedi 14 mars 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le réarmement de l’Allemagne et du Japon est-il une bonne nouvelle?


Que penser de la décision des gouvernements allemand et japonais de réarmer leur pays en y consacrant des sommes très importantes?

Evidemment, la situation n’est pas la même que dans les années 1930 et ce réarmement ne poursuit pas un but impérialiste et ultra-nationaliste au service d’idéologies suprémacistes.

Néanmoins s’interroger sur cette décision n’est pas inopportun et déplacé.

Sur son bienfondé et sa pertinence, les menaces des régimes totalitaires russe et chinois sur la paix, la sécurité et la liberté, bien réelles, la justifie amplement.

Avoir une Allemagne et un Japon démocratiques qui pourront participer plus activement à la défense du monde libre semble évacuer tout questionnement sur le bienfait de ce réarmement.

Oui, mais voilà, l’Histoire avec la responsabilité de l’Allemagne et du Japon dans la seconde guerre mondiale et dans les monstruosités commises alors ainsi que le présent avec la montée de l’extrême-droite dans les deux pays ne permettent pas d’être aussi catégoriquement optimiste de les voir redevenir des puissances militaires de premier rang.

Ainsi, au Japon, c’est un gouvernement nationaliste et d’extrême-droite qui est en place tandis qu’en Allemagne, le deuxième parti lors des dernières législatives de février 2025 avec 20,8% des voix, est l’AfD aux racines néo-nazies et qui pourrait très bien occuper le pouvoir dans un avenir proche.

De même, il ne faut pas oublier que le Japon ne s’est jamais repenti de la guerre et des atrocités qu’il a commis pendant que Seconde guerre mondiale et que la dénazification de l’Allemagne a été très partielle.

La conséquence est qu’aujourd’hui, il y a à Tokyo une première ministre qui affirme que le Japon n’est pas responsable de cette guerre, voire en est une victime et que de ce fait ne s’excusera jamais et qu’à Berlin, il y a 152 députés néo-nazis qui siègent au Bundestag.

Alors, il est évident qu’une Allemagne et un Japon forts sont une nécessité à court terme pour le monde libre en ce début de troisième millénaire.

Mais, il ne faut pas se cacher que cela peut-être également un danger à moyen terme.

Cependant, ce serait également dangereux si des gouvernements d’extrême-droite venaient à occuper le pouvoir en France ou au Royaume-Uni.

Déjà, on voit les dangers que représentent la présence de l’extrême-droite au pouvoir aux Etats-Unis et en Italie.

Rien n’est simple dans ce réarmement, à la fois, indispensable pour que l’Europe et le monde libre puisse faire face à la menace existentielle que représente l’internationale totalitaire avec la Chine de Xi et la Russie de Poutine à la baguette mais aussi de l’internationale réactionnaire à la tête de laquelle on retrouve, situation improbable mais bien réelle, les Etats-Unis de Trump.

Et c’est bien cette improbabilité devenue réelle qui inquiète si cela survenait en Allemagne et au Japon.

Faut-il prendre le risque face à un risque bien plus prégnant?

Y a-t-il une réponse franche, claire et sans nuance?

 

 


mercredi 18 février 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La violence ne fait pas partie du Centrisme


Il est bon de rappeler face au chaos et à la déstabilisation des extrêmes et des populismes qu’il y a des différences essentielles entre les différentes pensées politiques concernant la violence.

Ainsi, si les extrêmes ont toujours revendiqué son utilisation et l’Histoire peut témoigner qu’ils n’ont jamais refusé de la pratiquer, si la Gauche et à la Droite ont parfois recouru à celle-ci, ce n’est pas le cas du Centre qui a sans cesse prôné le pacifisme et le consensus quitte à être même être accusé de faiblesse, voire de trahison parce que les centristes voulaient éviter des bains de sang.

On n’a pas oublié Aristide Briand qui, tant dans la loi de 1905 sur la laïcité que dans ses efforts après le Première guerre mondiale de réconcilier la France et l’Allemagne, a été à la pointe de ces combats, tout comme Robert Schuman, un des pères fondateurs de ce qui est aujourd’hui l’Union européenne et dont il voulait qu’elle soit un espace de paix et de sécurité.

Que ce soit par ses racines libérales ou chrétiennes, le Centrisme a systématiquement rejeté la violence comme composante de la politique.

Sa vision est d’unir le plus possible et non de diviser.

A la différence des partis clientélistes qui opposent et qui confrontent, qui cherchent le conflit, les formations centristes cherchent à rassembler.

Et il ne faut pas confondre la défense scrupuleuse et exigeante des valeurs humanistes avec une forme de violence comme tente de le faire les extrêmes en parlant d’un soi-disant et oxymorique «extrême-centre» mais la voir comme une lutte inflexible contre la barbarie, sa brutalité et ses atrocités.

C’est pourquoi les centristes sont aujourd’hui à la pointe de la bataille pour sauver la paix tant à l’intérieur des pays démocratiques que dans le monde alors que les extrêmes et les populismes ne cessent de jeter de l’huile sur le feu et attendent avec gourmandise un embrasement général.

Mais sans faiblesse.

 


samedi 24 janvier 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Sans une justice indépendante, pas de démocratie


Selon le RN, si Marine Le Pen est condamnée en appel pour les faits de corruption avérés à l’encontre du Parlement européen dans l’affaire des attachés parlementaires qui ont été sanctionnés par le tribunal de première instance sans l’ombre d’un doute, alors la France ne sera plus une démocratie.

Une affirmation bien connue de l’extrême-droite reprise désormais par les partisans de Nicolas Sarkozy après ses condamnations.

Or c’est exactement ce qui se passera mais si elle est relaxée!

Selon le parti d’extrême-droite, ce n’est pas à la justice de condamner des politiques – surtout s’il s’agit de ses membres! – mais au peuple de choisir s’ils sont coupables ou non.

Et s’il les élit – donc dans leur raisonnement – c’est qu’il les relaxe et les innocente des charges qui pesaient sur eux.

Un raisonnement repris par nombre de politiciens qui ont eu plus ou moins affaire avec les juges qui pensent pouvoir gruger les électeurs en jouant contre les juges…

Au-delà du danger que représente une «justice populaire» qui se base souvent uniquement sur les émotions et des opinions, non sur les règles de droite, dont on peut voir dans l’Histoire les méfaits, voilà une théorie pour le moins totalement étrangère à ce qu’est une démocratie républicaine libérale.

Car la démocratie n’est pas que le peuple qui, collectivement, n’a que peu voire aucune connaissance juridique, devienne un juge pénal ou civil lors d’une élection au risque d’ailleurs de choisir des corrompus, voire pire, mais bien d’avoir une justice indépendante qui rend des décisions en regard de l’Etat de droit qui doit empêcher des individus ayant commis des actes répréhensibles de ne pas devoir rendre des comptes au peuple.

Le choix du peuple, lui, doit être uniquement politique, c’est-à-dire concerner les programmes politiques et les capacités à gouverner de ceux qui se présentent devant elle, et ne pas interférer avec le judiciaire.

Une justice qui évidemment ne s’occupe pas du contenu des promesses et des programmes ainsi que des qualités politiques de celui qui est déféré devant elle mais uniquement du non-respect de la loi qui rappelons-le est une émanation directe des politiques élus par le peuple.

Loin ici de sanctifier le juge et de stigmatiser le politique.

Un gouvernement des juges serait aussi dévastateur que des juges aux ordres du pouvoir et on peut observer des dérapages dans des jugements rendus – souvent en première instance – sans parler de cette fameuse jurisprudence qui parfois interprète une loi de manière qui ne correspondait pas à la volonté première du législateur.

Mais chacun de son côté doit participer à la démocratie républicaine libérale avec ses attributions et être au service de l’intérêt général et de l’Etat de droit, au service des citoyens, de tous les citoyens, quels que soient leurs engagements partisans.

Vouloir hiérarchiser les trois pouvoirs de ce régime de la démocratie républicaine libérale défini par Montesquieu, c’est vouloir le déséquilibrer et l’empêcher de fonctionner correctement.

Personne ne prétend qu’il fonctionne parfaitement et que des politiques ou des juges puissent outrepasser leur mission et leur fonction.

Les principes de la séparation des pouvoirs entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire sont encore au cœur du fonctionnement de la démocratie républicaine qui régit la France.

L’important n’est pas de la détruire ou de l’affaiblir mais, au contraire, de le renforcer, de lui donner les capacités de mieux fonctionner.

Et le politique qui est soupçonné doit rendre des comptes, non pas au juge mais aux citoyens.

S’il est reconnu coupable d’avoir fauté, il doit être condamné, non pas pour le plaisir du juge mais au nom des citoyens, au nom du peuple français qui a élu ceux qui ont rédiger les règles qui ont abouti à la décision de justice, voire qui les a approuvés lors d’un référendum comme la Constitution qui consacre et définit les pouvoirs des trois branches de la démocratie républicaine.

 

 


mardi 20 janvier 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Etats-Unis-Europe: c’est la guerre?


La fuite en avant de Trump risque vraiment de mal se terminer pour la planète.

A la tête des Etats-Unis se trouve sans doute un mégalomaniaque et narcissique à l’extrême mais aussi un personnage doté de peu d’intelligence, submergé par une haine et sans aucun doute quelque peu déséquilibré dont l’hubris est démesuré.

Le pire président ayant jamais occupé le bureau ovale.

Quand on est capable de dire au premier ministre norvégien que l’on va s’emparer du Groenland parce que l’on n’a pas reçu le prix Nobel de la paix ou que l’on va taxer à 200% les vins français parce qu’Emmanuel Macron ne veut pas participer à son «Conseil de de la paix» qui est une vague fumisterie, conseil où il a invité Vladimir Poutine à en faire partie, on est en plein délire de la part du dirigeant de la première puissance mondiale et l’on est en droit de questionner sa santé mentale et son habilité à la gouverner.

Mais pourquoi se gênerait-il puisque tout le monde a peur de lui, même ses fan(atiques)?!

De ce point de vue, il agit comme n’importe quel dictateur qui sont ses modèles ou qu’il admire pour leur puissance et leur culte de la personnalité, d’Hitler à Poutine en passant par Xi ou Staline.

Des dirigeants qui n’ont jamais hésité à utiliser la force contre d’autres pays et leurs populations ce que fait Trump.

Va-t-on vers un état de guerre permanent où après avoir visé l’Iran puis le Venezuela, ce sont les Européens qui sont dans le collimateur à propos du Groenland?

Voilà qui est complètement paradoxal pour quelqu’un qui estime qu’il aurait dû recevoir le prix Nobel de la paix!

Mais on se rappelle aussi qu’Hitler se présentait systématiquement comme un homme de paix qui prétendait n’avoir aucune visée sur ses voisins…

Ce qui est une première, c’est que Trump menace non pas ses ennemis mais les alliés de son propre pays de leur faire la guerre puisqu’il n’a pas exclu de prendre par la force armée l’île de l’Artique.

Sachant qu’il a déjà déclenché une guerre commerciale contre eux (et d’autres pays) tout en faisant tout pour les rabaisser et saper leurs statuts et leurs droits, il serait bon que les Européens se considèrent à tout le moins comme dans un état de «pré-guerre» et se mettent en ordre de bataille pour y faire face et de faire face à un possible conflit.

On peut penser – ou espérer – que celui-ci n’aura pas lieu, in fine, même si personne ne peut l’affirmer à cent pour cent.

Tout cela semble surréaliste mais est bien la réalité que nous vivons actuellement.

Vouloir encore l’ignorer ou le relativiser serait une erreur voire une faute.