samedi 9 mai 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Une défense européenne, vite, pour ne plus subir, pour ne plus se soumettre!


Après l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre de Trump-Netanyahu contre l’Iran.

A chaque fois, les Européens subissent les conséquences d’un conflit dont ils n’ont rien à avoir avec son déclenchement et auquel ils sont incapables de répondre en imposant leur vision, surtout, leurs intérêts.

Oui, nous avons besoin urgemment d’une défense européenne pour ne plus être les dindons de la farce, pour ne plus être obligés de nous soumettre.

En l’occurrence, la France se bat depuis toujours pour que les pays européens refusent toute allégeance, toute servitude face aux grandes puissances.

Surtout pour imposer la paix.

Le 9 mai 1950, lorsque Robert Schuman propose de placer les productions de l’acier et du charbon de la France et de l’Allemagne sous une haute autorité, il dit: «L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre».

Cette phrase doit toujours résonner en nous quand nous bâtissons cette Europe unie mais que nous ne sommes pas capables de la mettre au niveau à laquelle elle doit être pour nous assurer prospérité et sécurité.

Car, aujourd’hui, si la guerre entre pays européens est, heureusement, hautement improbable grâce à l’UE, c’est bien la guerre faite à l’Europe qui est du domaine du possible et face à laquelle nous ne sommes pas encore suffisamment préparés comme l’a montré notre impuissance face à l’attaque russe contre les Ukrainiens.

Mais les Européens semblent enfin prendre conscience du défi qui est là, à leur porte, et de l’absolue nécessité de le relever.

Si, grâce à Poutine et à Trump, nous décidons enfin de bâtir cette union dans laquelle nous ne serons plus ce géant auto-entravé incapable d’utiliser ses énormes capacités mais qui s’est débarrassé de ces chaînes l’empêchant d’agir pour le bien-être de ses populations, nous aurons imploser ce plafond de verre qui nous enfermait dans l’impuissance.

Mais, ce réveil ou plutôt cet éveil ne doit pas être de circonstance.

Demain, le dictateur russe et l’autocrate américain ne seront plus là mais les menaces – notamment chinoises –, elles, n’auront pas disparu.

L’effort que nous faisons aujourd’hui devra être poursuivi sans relâche.

Sinon, tôt ou tard, nous ne serons plus que dans une servitude que nous aurons, sinon choisie, en tout cas permise.

 

 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.