vendredi 15 novembre 2019

Vues du Centre. Pourquoi les médias attendent avec gourmandise une nouvelle crise des gilets jaunes?


Par Jean-François Borrou & Alexandre Vatimbella

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.
Alexandre Vatimbella est le directeur du CREC

Exister en faisant du taux d’audience ou en boostant ses ventres d’exemplaires est un des objectifs des médias.
Tout simplement parce que ce sont des entreprises commerciales pour l’énorme majorité qui doivent gagner de l’argent.
Mais c’est aussi vrai pour les structures associatives qui doivent avoir de quoi fonctionner dans un environnement extrêmement concurrentiel où il n’y a pas de la place pour tout le monde.
Plus étonnant, c’est également ce que cherchent les médias de service public parce que les gouvernements successifs l’ont décidé (en grande partie pour que les recettes commerciales, notamment publicitaires, permettent de ne pas –trop – augmenter la redevance audiovisuelle ou pour faire faire des économies au budget de l’Etat).
Dès lors, tout ce qui permet de gagner des téléspectateurs, des auditeurs, des internautes et des lecteurs est bon à prendre et à mettre en scène pour en faire un produit d’appel comme dans n’importe quel commerce.
Et cette dernière année, le meilleur produit d’appel a été la crise du mouvement de foule des gilets jaunes.
A l’orée du premier anniversaire des manifestations violentes et séditieuses où les relents de toutes les opinions abjectes (racisme; sexisme; antisémitisme; fascisme et nazisme; menaces multiples et variées, parfois de mort, contre les politiques, les journalistes, les intellectuels et autres; appels à l’insurrection et à prendre d’assaut et à détruire des lieux et des bâtiments; etc.) se sont exprimés avec une explosion sans retenue, voilà pourquoi les médias, tous les médias, attendant avec gourmandise une nouvelle crise des gilets jaunes.
Ah! C’était le bon temps quand quelques milliers d’énergumènes qui détruisaient tout dans les rues de Paris et mettaient le feu à des bâtiments où se trouvaient des gens, permettaient à BFMTV, CNews, LCI et même franceinfo de faire des tunnels de douze heures et plus, sans interruption, pour montrer complaisamment les casseurs, les populistes, les extrémistes s’en prendre physiquement et par la parole à tout et n’importe quoi et à tous ceux qui ne pensaient pas comme eux.
Parce qu’il faut bien ne pas oublier que les manifestations des gilets jaunes, même au plus fort de la mobilisation, n’ont réuni qu’au maximum 300.000 personnes dans toute la France soit moins de 0,5% de la population française.
Et les chaînes d’information en continu ont même continué à couvrir ces manifestations «en direct live» pendant l’entière journée quand il n’y avait plus que quelques centaines d’excités et qu’il n’y avait même plus leur excuse, celle du soutien d’une majorité des Français dans les sondages (qui n’a jamais été pour leur violence et leur outrance mais bien plus pour des revendications du genre «payer moins d’impôt et avoir plus d’allocations et d’aides de toutes sortes de la part de l’Etat»…).
Ah! leur taux d’audience chéri vaut bien tous les renoncements à la déontologie journalistique surtout quand vos patrons vous demandent des résultats immédiats en ce sens.
Loin de nous de prétendre que l’on n’aurait pas dû couvrir ces événements (trop souvent certains qui sont nettement plus importants n’ont même pas droit à une citation quelconque) mais ils auraient dû l’être à la juste place que ce qu’ils représentaient.
Or cela n’a pas été le cas, cela n’est toujours pas le cas et cela ne sera pas le cas demain pour les raisons que nous venons de dire mais aussi parce que la plupart des médias, outre leur addiction totale à la recette publicitaire (et un peu au paiement de celui qui les consulte), ne sont pas neutres idéologiquement.
Ici, on veut bien évidemment parler de leur tropisme de droite ou de gauche (ce qui est leur droit) et le manque cruel de médias défendant la position centriste ou centrale qui est celle du Président de la République, du Gouvernement et de sa majorité parlementaire.
Ce qui surprend le plus, c’est le manque d’objectivité criard des médias de service public de franceinfo (la pire) à France Inter en passant par France 2.
Si les médias se délectent à l’avance d’une reprise du mouvement des gilets jaunes, nous, nous rappelons, en tant que centristes, notre attachement aux règles et aux valeurs de la démocratie représentative, vous savez, ce système qui permet aux médias d’être libres de dire ce qu’ils veulent et que nombre de personnages affublés de gilets jaunes honnissent voudraient voir supprimé…

Jean-François Borrou & Alexandre Vatimbella


Actualités du Centre. Sondage – 64% des Français et 94% de centristes pour la continuation des réformes


Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo, 64% des Français souhaitent la continuation des réformes par le gouvernement en matière économique et sociale (notamment celles sur les retraites et l’assurance-chômage) au rythme actuel (28%) voire à une accélération de celui-ci (36%).
Seuls 36% estiment qu’il faut le ralentir.
Ce sont uniquement les sympathisants de gauche et d’extrême-gauche (PS et LFI) qui se prononcent majoritairement pour un ralentissement des réformes (respectivement 54% et 65%) tandis, qu’à l’opposé, 94% des sympathisants de LaREM (centristes et axe central) veulent la continuation des réformes (46% demandant une accélération du rythme).
Ce pourcentage est de 55% chez les sympathisants du RN, 61% chez ceux d’EELV et de 75% chez ceux de LR.
Quant au mouvement de foule des gilets jaunes qui va fêter son premier anniversaire ce week-end, seuls 29% des Français le trouve «tout à fait justifié», 40% «plutôt justifié», 18% «plutôt pas justifié» et 13% «pas du tout justifié».
En ce qui concerne l’électorat centriste de LaREM, 36% le trouve «pas du tout justifié» et 45% «plutôt pas justifié».
Par ailleurs, comme le rappelle l’institut Odoxa (qui n’a pas posé la question dans son sondage…), toutes les enquêtes d’opinion récentes montrent qu’une large majorité de Français ne veulent pas que le mouvement reprenne.
Et quand on leur demande si celui-ci a été une bonne ou mauvais chose pour l’économie, 65% répondent «plutôt une mauvaise» (contre 34% «plutôt une bonne») mais estiment à 60% qu’il a été «plutôt une bonne chose» pour «la démocratie et le débat».
(Sondage Odoxa réalisé par internet les 13 et 14 novembre 2019 auprès d’un échantillon de 1005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur de 3 points)



jeudi 14 novembre 2019

Propos centristes. Monde – Destitution de Trump; législatives britanniques; Ciudadanos après les législatives espagnoles; un plan travaux publics pour relancer l’économie italienne…

Voici une sélection, ce 14 novembre 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

► Union européenne
Renew Europe
- Comment financer et mettre en œuvre efficacement à la fois une véritable politique industrielle, une politique écologique (GreenDeal) et un pilier des droits sociaux ? Quel est le rôle des finances publiques et du prochain budget de l’Union européenne? Ce sont là quelques-uns des objectifs de l'Intergroupe sur les investissements de long terme et durables.
- Toutes nos pensées aux victimes du 13 novembre 2015. Cet odieux attentat avait soulevé une grande émotion en Europe et dans le monde entier. Elle est encore là, 4 ans après. Nous n’oublions pas.
- Il y a 30 ans, le Mur de Berlin tombait par la volonté de millions d'Allemands de l'Est qui n'aspiraient qu'à une seule chose : la démocratie et la liberté. 30 ans après, ces valeurs restent notre boussole.
- [Le parti centriste hongrois Momentum atteint un nouveau record dans un dernier sondage 13 % contre 3,1% lors de la dernière élection] Les gens en Hongrie veulent un changement et Momentum va l'apporter!
- Nous assurons un lien fort entre le paiement des fonds de l'UE et le respect de la loi. Des affaires récentes ont montré qu'ils pouvaient être soumis à la fraude ou à la corruption, sans déclencher de poursuites sérieuses en raison des lacunes du système judiciaire.

Dacian Ciolos (président)
- 30 ans après la chute du mur de Berlin, nous avons la responsabilité de défendre les idéaux et les valeurs au nom desquels ce mur a été détruit: liberté, démocratie, prospérité et unité européenne. En Europe, la tentation de construire des murs continue de nous menacer.
- Un échange de vues positif ce matin avec Ursula Von der Leyen. Nous nous engageons à travailler avec la nouvelle Commission afin de mettre en œuvre les véritables réformes nécessaires pour relever les défis de notre époque. Les citoyens croient toujours en l'Europe, mais ils veulent une Europe capable.
- Les commémorations de la chute du mur de Berlin rappellent la valeur de la démocratie et de la liberté politique!
- Il est trop facile d'oublier que l'UE est avant tout un projet d'unification et un projet de paix qui a connu un succès phénoménal.

Christophe Grudler (député)
Aujourd’hui l’enjeu, ce sont tous ces pays qui contournent les lois anti-dumping européennes par l’importation de blocs d’acier non finis qui ne font l’objet d’aucune taxe. Il faut y mettre fin.

Guy Verhofstadt (député)
Quel que soit le champ d'application du futur accord de libre-échange, l'UE conservera ses normes dans tous les domaines.

Nathalie Loiseau (députée)
- Depuis 1974, la Turquie occupe le Nord de Chypre. Lundi, le Conseil des Affaires étrangères s'est enfin accordé sur un cadre de sanction. Combien de temps a-t-il fallu !
- Les Etats-Unis et la Turquie - par leurs décisions - menacent ou fragilisent la sécurité de l’Europe. Et on voudrait qu’on dise « tout va très bien madame la marquise » ? Non tout ne va pas très bien et on le dit !

Ioan Dragos (député)
Les citoyens de Moldavie méritent un gouvernement qui leur apporte son aide. Nous appelons tous les acteurs politiques moldaves à agir de manière responsable et dans l'intérêt de leur pays, en le maintenant sur la voie de l'Europe

Pascal Durand (député)
Nous devons sortir de nos Institutions, nous avons besoin plus que jamais d'entendre la société civile, d'entendre de la part de nos citoyens ce qu'ils attendent vraiment de l'Europe

Sophie Int Veld (députée)
- Impossible d'ouvrir un compte bancaire ou d'obtenir une carte de crédit? C'est la menace qui pèse sur la tête des citoyens de l'UE nés aux États-Unis. Peu importe le nombre de nationalités que vous avez, si vous êtes citoyen de l'UE, vous avez droit à notre soutien !
- L'impôt basé sur la citoyenneté est un système déraisonnable qui n'est appliqué que par deux pays: les États-Unis et l'Érythrée. Nous continuerons à faire pression sur les États membres et la Commission pour qu'ils protègent mieux les citoyens de l'Union européenne contre une imposition inéquitable des États-Unis.

Laurence Farreng (députée)
Je veux vous alerter particulièrement aujourd’hui sur l’exposition des enfants au changement climatique : 99% des décès liés au changement climatique surviennent dans des pays en développement et les enfants représentent 80% de ces décès.

Pascal Canfin (député)
Très content de voir que comme le groupe Renew Europe l’avait demandé le nom du portefeuille du commissaire en charge du mode de vie européen n’est plus «protéger» mais «promouvoir». C’est une victoire de tous les progressistes.

Stéphane Bijoux (député)
Les pêcheurs ont besoin de pragmatisme et non de dogmatisme: préserver les ressources mondiales de poissons et protéger les pêcheurs d’outre-mer. Avec Pierre Karleskind, nous serons vigilants pour que les bateaux soient: plus sûrs, plus écologiques, plus propres

● Belgique
cdH
Maxime Prévot (président)
- Heu...Madame la Première Ministre [Sophie Wilmès, nouvellement intronisée], on parle bien du même pays ?? Celui dont le déficit abyssal ne cesse de se creuser, celui qui n’a plus de gouvernement de plein exercice depuis près d’un an, avec des tas de réformes en rade (santé, police, justice, climat...). Allô quoi?
- Je suis demandeur d'un Etat qui fonctionne mieux. Je suis demandeur d'une politique publique efficace. Discutons entre francophones du RDV institutionnel qui arrive.
- Le cdH peut être politiquement utile en cette période de crise. Nous sommes disposés, en étant à l’extérieur d’un gouvernement, à soutenir des réformes attendues par la population.
- Le cdH a déjà dit qu’il serait au rdv pour envisager un soutien,même extérieur, à toutes les importantes réformes dont ce pays a besoin pour sa stabilité et son essor. Nous sommes donc dispo pour être du côté de la solution et pas du problème.
- il faut faire des violences faites aux femmes une cause nationale avec les prop sur la table dont celles du bracelet antirapprochement mais aussi tolerance zéro et des moyens pour la justice et la police.

Vanessa Matz (députée)
- Une police fédérale exsangue qui manque de moyens, d’effectifs et qui ne peut plus assurer toutes les missions, c’est le triste bilan que Jambon laisse comme Ministre de l’intérieur. Justice-police, dossiers prioritaires pour le prochain gouvernement!
- Un premier pas, un pied dans la porte pour ouvrir le débat à la Chambre sur les violences faites aux femmes et adopter des mesures pour prévenir, protéger, punir. Que toutes les bonnes volontés se rejoignent, faisons de cette cause une urgence au nom et pour toutes les victimes. (…) Dans ce dossier ce qui a fait l'absence de mesures concrètes, c'est l'absence d'émotion. J'ose espérer que les derniers cas dramatiques vont changer la donne. C'est une urgence de société !

● Espagne
Ciudadanos
Luis Garicano (eurodéputé)
- Vu la montée des partis extrêmes, «insolidaires», ennemis du consensus et le progrès que nous avons construit depuis 1978, je réaffirme ma conviction qu'un parti centriste, modéré, capable de créer des ponts, est plus nécessaire que jamais.
- Monsieur Sanchez, vous aviez tout à fait raison: 1. Vous ne pouvez pas "être président à n'importe quel prix". 2. "L'Espagne ne mérite pas un gouvernement avec Iglesias [leader de Podemos] comme vice-président et le soutien des indépendantistes."

Marta Bosquet (présidente du parlement d’Andalousie)
Merci Albert Rivera parce que vous avez créé, créé et dirigé un projet nécessaire : le projet pour un pays de citoyens libres et égaux dans une Espagne unie. Ce qui fait grandir les gens, ce sont leurs actes, et vous vous êtes montré un grand leader.

Edmundo Bal (député)
Pour lutter contre la corruption, il faut dépolitiser la justice. Cs est le seul parti qui a toujours refusé que les politiciens se répartissent le CGPJ et qui défend que ce soit les juges qui le choisissent sur la base du mérite et de la capacité.

Begona Villacis (maire adjointe de Madrid)
Nos 10 députés sont les seuls à proposer une alternative constitutionnelle de gouvernement.

● Italie
Italia Viva
Matteo Renzi (président)
- Les règles s'écrivent ensemble. Je suis prêt pour le scrutin majoritaire, mieux, pour le système allemand. La seule proposition absurde est celle de ceux qui demandent le système espagnol.
- Notre objectif déclaré étant de faire au Parti démocrate ce que Macron a fait aux socialistes, il est évident qu'ils nous attaquent. Il serait toutefois plus productif d'attaquer Salvini que moi. Ce vice de frapper le mauvais Matteo n'a pas été positif dans le passé.
- Un grand projet de revitalisation des infrastructures peut être un élément unificateur pour le gouvernement et peut également être soutenu par l'opposition. Parce que c'est la seule façon d'éviter la récession. Je veux voir qui a le courage de s'y opposer...
- Pour un plan choc pour l'économie, l'Italie n'a pas de problème d'argent. Pour l’investissement public, l'argent est déjà débloqué et la disponibilité financière privée ne manque pas non plus. Le problème est toujours: les projets ne démarrent pas, ils sont bloqués.

● Royaume Uni
Liberal democrats
- Aujourd'hui, nous avons annoncé nos plans ambitieux de lutte contre la montée en flèche de la criminalité au couteau en investissant 500 millions de livres sterling dans les services à la jeunesse afin que nos communautés puissent être plus fortes et que les gens puissent se sentir plus en sécurité.
- En investissant 500 millions de livres sterling par an dans les services aux jeunes et en adoptant une approche de la santé publique face à la violence des jeunes, un gouvernement Lib Dems construira un avenir plus lumineux pour les jeunes avec le soutien et les opportunités qu'ils méritent.
- À mesure que la technologie progressera, près de la moitié des travailleurs d'aujourd'hui devront se recycler dans leur vie. C'est pourquoi nous allons investir dans un «portefeuille de compétences» de 10 000 livres pour chaque personne à dépenser dans l'éducation et la formation tout au long de leur vie.
- La Journée de l'égalité des salaires laisse toujours un goût amer aux femmes à travers le Royaume-Uni. Nous nous attaquerons à l'écart de rémunération entre les sexes en obligeant les grandes entreprises à publier des données sur les niveaux d'emploi par sexe.
- Pour le plus grand plaisir de Donald Trump, les conservateurs et le parti du Brexit ne font plus qu'un.Boris Johnson et Nigel Farage se fichent de ce que leur Brexit cauchemardesque ferait au pays.  Nous le faisons. C'est pourquoi nous voulons stopper le Brexit.
- Les Lib Dems voteront pour des services de garde d'enfants de 9 mois à 2 ans gratuits, ce qui donnera aux parents une certaine flexibilité et aux enfants un bon départ dans la vie.

Jo Swinson (présidente)
- Nous devons nous assurer qu'à cette élection, les gens ont la chance de voter pour mettre fin au Brexit.
- Nous sommes dans une épidémie de criminalité au couteau, mais les gouvernements successifs ont adopté la mauvaise approche pour y faire face.

Christine Jardine (députée)
Les libéraux-démocrates estiment qu'au XXI° siècle, la discrimination en Grande-Bretagne est quelque chose qu'aucun d'entre nous ne devrait craindre. Que nous devrions tous avoir les mêmes possibilités, peu importe d'où nous venons ou notre situation. Et que nos enfants et petits-enfants peuvent être ce qu'ils veulent être sans crainte de persécution ou d'intrusion.  Mais malheureusement, ce n'est pas la réalité de la vie au Royaume-Uni. L’environnement hostile des conservateurs a ôté à bon nombre  leurs droits, faisant de ces personnes des citoyens de deuxième classe, tandis que les inégalités persistent dans tout le pays. La discrimination fondée sur le sexe, la race, l'âge, la sexualité, l'identité de genre, la religion ou le fait que quelqu'un soit handicapé est encore répandue et les informations faisant état de crimes haineux sont encore très répandues. Tant les travaillistes que les conservateurs n'ont pas réussi à proscrire les discours pernicieux et à éradiquer l'intolérance dans leurs propres partis. Les conservateurs ont utilisé un langage de plus en plus régressif sur les migrations, tout en faisant une tentative pitoyable de débarrasser leur parti de l'islamophobie. Boris Johnson a fait de multiples commentaires sexistes qui jettent un doute son engagement en faveur de l'égalité des sexes. Dans le même temps, Corbyn n’a pas réussi sans excuse à mettre un terme à l’antisémitisme dans le Parti travailliste ou à traiter les allégations de harcèlement sexuel des femmes au sommet du parti. Les démocrates libéraux ont une vision du Royaume-Uni où les droits et libertés de chacun sont protégés, et où notre diversité est célébrée. Notre vision d'un avenir plus brillant est une vision exempte de discrimination et d'intolérance. C'est un Royaume-Uni qui est plus équitable, plus juste et où la discrimination est punie et empêchée par le gouvernement. Nous sommes attachés à cette vision. C'est pourquoi chaque vote en faveur des libéraux-démocrates est un vote en faveur d'un gouvernement dont l'égalité est au cœur de son programme et d'un avenir meilleur.

► Monde
● Canada
Justin Trudeau (Premier ministre)
- Nous allons veiller à ce que le Parlement travaille sur les enjeux les plus importants pour les Québécois : le coût de la vie, la création d’emplois, l’aide aux aînés et la lutte contre les changements climatiques.
- Le Parlement reprendra ses travaux le 5 décembre, et les Canadiens s’attendent à ce qu’on collabore afin d'atteindre des résultats pour eux. Ce matin, j’ai discuté avec le chef de l’opposition, Andrew Scheer, pour que le Parlement continue de défendre les intérêts des Canadiens.

● Etats-Unis
Parti démocrate

- Aujourd'hui, nous avons entendu les ambassadeurs Bill Taylor et George Kent lors de la première audience publique de l'enquête sur la destitution. Ce qu’il faut en retenir: les témoignages des deux témoins confirment que Trump a abusé du pouvoir de son poste pour son propre bénéfice politique.
- Il est clair que Trump a extorqué l'Ukraine pour empêcher Joe Biden de participer aux élections de 2020. Trump a non seulement trahi son serment de pouvoir, mais il a aussi trahi notre sécurité nationale et l'intégrité de nos élections.
- Personne n'est au-dessus de la loi... même pas le président. Les représentants démocrates se battent jour après jour pour la primauté du droit.
- Aujourd'hui, les Américains ont entendu de première main le diplomate haut placé en Ukraine, Bill Taylor, parler de la manière dont Trump a abusé de son pouvoir en extorquant l'Ukraine pour qu'elle interfère dans notre élection.
- L’audience d’aujourd’hui a confirmé ce que nous savions déjà: les représentants démocrates enquêtent sur des faits. Les républicains propagent des théories du complot.
- Les républicains se plaignent toujours du manque de témoins directs. Peut-être devraient-ils demander au président pourquoi sa Maison Blanche empêche plusieurs d'entre eux de témoigner.
- Les représentants démocrates travaillent tous les jours pour le peuple en tenant Donald Trump responsable de ses actes et en adoptant plus de 200 projets de loi visant à construire un avenir plus fort, plus radieux et plus juste pour tous.
- Tout ce qui nous intéresse est à portée des bulletins de vote... le changement climatique, les soins de santé, les droits des immigrants, les droits civils, les emplois bien rémunérés, la sécurité des armes à feu, et bien plus encore.
- Peu importe le nombre de fois où les droits reproductifs des femmes seront attaqués, nous nous battrons contre.

Nancy Pelosi (Parti démocrate, speaker de la Chambre des représentants)
- Les fonctionnaires de tout le spectre politique comprennent qu'il ne s'agit pas de politique politicienne mais de défendre notre démocratie. La campagne de pression du président Trump était "hors limites", et à chaque fois qu'il insiste sur le fait que c'était "parfait", il dit qu'il est au-dessus des lois.
- Le patriotisme, c'est mettre le pays avant la politique et l'ambition personnelle, et s'exprimer quand on voit quelque chose de mal. Les témoins qui se sont présentés aujourd'hui [à la commission sur la destitution de Trump à la Chambre des représentants] ont démontré ce patriotisme encore et encore.

Barack Obama (Parti démocrate, ancien président des Etat-Unis
Fier de tous les Américains qui sont venus voter [lors des élections locales du 6 novembre dernier], et qui ont élu un ensemble de dirigeants pleins d'espoir et de prévoyance prêts à protéger Medicaid, à établir des cartes électorales justes et à réduire la violence armée. Une excellente nuit pour notre pays, qui laissera un héritage durable.

Hillary Clinton (Parti démocrate, ancienne secrétaire d’Etat)
- La liberté de reproduction des femmes exige l’accès à une contraception abordable, et elle est attaquée.
- Trois gros titres: 1. En 2019, les Etats-Unis ont détenu un nombre record d'enfants migrants en détention. 2. En 2018, les crimes haineux ont atteint un sommet de 16 ans. 3. L’un des conseillers principaux du président est un suprémaciste blanc avoué.
- "Le Président a-t-il commis des infractions, planifié, dirigé et accepté une conduite que la Constitution ne tolérera pas? C'est la question. Nous le savons. Nous connaissons la question. Nous devrions maintenant commencer à répondre à la question."—Barbara Jordan, 1974

Autres
Michael Bloomberg (ancien maire de New York, Independent)
- J’ai officiellement déposé ma candidature en Arkansas pour être sur le bulletin de vote pour les primaires Démocrates. Nous devons vaincre Trump. Il nous a trompé systématiquement.
- Je félicite tous ceux qui ont gagné cette élection(en Virginie] en promettant de s'attaquer à la crise climatique et de protéger les Virginiens de ses effets. Nous continuerons d’élire des candidats qui assureront le leadership dont notre pays a besoin.


mercredi 13 novembre 2019

Propos centristes. France – Attentats du 13 novembre 2015; 540.000 emplois créés depuis l’élection de Macron; protection de l’enfance; revenu étudiant…

Voici une sélection, ce 13 novembre 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- Souvenez-vous d’où vous étiez, de ce que vous faisiez. Souvenons-nous de la promesse que nous nous étions faite : rester unis pour ne jamais laisser gagner ceux qui avaient fait cela. Aujourd'hui, souvenons-nous du 13 novembre et de ses victimes.
- L’Europe est sans doute l’endroit du monde où l’on connaît le mieux le prix de la non-coopération internationale. Elle doit être un laboratoire de multilatéralisme : construire de nouveaux équilibres, avoir une voix propre et être un tiers de confiance entre États-Unis et Chine.
- Hier, nous fêtions la paix, la fin de la Première Guerre Mondiale. En 1918, l'Europe disait: «plus jamais cela». Personne n’imaginait raisonnablement que 20 ans plus tard, allait commencer une nouvelle guerre mondiale, plus terrible encore que la première. À l’époque, si nous n’étions pas parvenus à bâtir la paix c’est parce que nous n’avions pas réussi à trouver les bonnes voies de coopération multilatérale. Ne réitérons pas cet échec. Construisons, ensemble, un multilatéralisme fort.
- Excellente discussion ce soir par téléphone avec le président Donald Trump: Syrie, Iran, OTAN. Beaucoup de convergences ont été évoquées et nous nous verrons avant le sommet de l’OTAN à Londres.
- En me recueillant devant ces noms du monument aux morts pour la France en opérations extérieures, j’ai vu défiler tant de vies, tant de destinées. 549 exactement. Chacune a sa propre histoire, une histoire d’engagement, de dignité, d’honneur.
- Avec les anciens combattants, porte-drapeaux, et jeunes – notamment du SNU – engagés pour que jamais l'Histoire ne s'efface des mémoires. Le rôle de ces passeurs de mémoire est essentiel dans la vie de notre Nation.
- 11 novembre 1918, 11 heures. L’Armistice marque la suspension des combats de la Grande Guerre. N'oublions jamais le sacrifice consenti par nos soldats, morts pour la France. N'oublions jamais les leçons de l'Histoire, les risques que font peser désunion et repli sur soi.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
- L’organisation du système de soins hospitalier et de ville est à bout. C'est pourquoi le Gouvernement s’est engagé sur des réformes de fond pour continuer à faire de la médecine d’excellente qualité dans l'hôpital public.
- La laïcité n’est pas quelque chose qui viendrait en plus, ce n’est pas un supplément d’âme, c’est la condition à laquelle nous pouvons vivre ensemble alors que nous ne sommes pas identiques et que nous ne croyons pas à la même chose.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- Au lendemain du 11novembre, le ministère de l'Intérieur s'incline en mémoire des femmes et des hommes tombés au service de la Nation et honore le dévouement, le courage et l'engagement de celles et ceux qui le font vivre au quotidien.
- Chaque jour, chaque heure, chaque minute, nos policiers font honneur à ce pays qu’ils protègent avec tant de courage et de sang-froid. Ils incarnent la belle et grande devise qui orne leur drapeau : pro patria vigilant, ils veillent pour la patrie.

Jean-Yves Le Drian (ministre des Affaires étrangères)
[Tribune coécrite avec Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères: «Non, le multilatéralisme n’est pas dépassé!»] Il y a un an, l’Europe célébrait le centenaire de l’armistice de 1918 quand s’est ouvert le premier Forum de Paris sur la paix. Nous participons ensemble aujourd’hui au coup d’envoi de la seconde édition, au lendemain des commémorations du trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Saisissant raccourci historique entre ces deux événements. Le premier a mis fin au premier des deux grands désastres du XXe siècle, dont le sol européen a été le principal théâtre. Le second laissait enfin espérer, soixante-dix ans plus tard, la réconciliation de notre continent et la possibilité de forger, ensemble, notre destin commun. La résonance entre ces deux anniversaires nous rappelle que l’Europe est toujours parvenue à surmonter ses plus amères divisions, et à renaître de ses propres ruines. Elle rend justice à l’Union européenne, cette conquête inédite qui a assuré la démocratie et installé la paix entre des pays qui s’étaient si terriblement déchirés. Elle suffit à expliquer pourquoi nous, Européens, serons toujours en première ligne pour défendre les valeurs qui sont au cœur du système multilatéral. Le multilatéralisme n’est pas seulement une manière de régler les affaires du monde par la coopération des États. C’est aussi une certaine idée de l’ordre mondial et une certaine idée de l’humanité, fondées sur l’héritage des Lumières, le choix de la rationalité, le respect de la règle de droit et la recherche du progrès commun. C’est au nom de ces principes que nous invitons nos partenaires du monde entier à nous rejoindre pour contrer la spectaculaire remise en cause qui frappe le multilatéralisme et l’organisation qui en est le symbole, les Nations unies. Dans un monde en proie à la violence et aux inégalités, en état d’urgence environnemental, confronté à une révolution technologique sans précédent, il y a là un paradoxe qui aurait sans doute de quoi surprendre. Car, de toute évidence, les défis communs appellent des réponses communes. Mais nous n’avons plus le temps nous étonner. Nous devons agir. Nous avons commencé à poser les jalons d’un multilatéralisme rénové, plus inclusif et ouvert à tous les acteurs qui comptent aujourd’hui: les États, mais aussi les acteurs de l’économie mondiale et les représentants des sociétés civiles. C’est l’ambition de l’Alliance pour le multilatéralisme. Le succès de la première réunion ministérielle de l’Alliance pour le multilatéralisme, au mois de septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, a montré que nous sommes nombreux à penser que le multilatéralisme est, plus qu’une simple méthode de travail, un bien commun à préserver. Plus de cinquante ministres des Affaires étrangères de tous les continents sont désormais à nos côtés. Il ne s’agit pas d’une nouvelle organisation internationale, mais d’un réseau flexible de ministres des Affaires étrangères, de toutes les régions du monde, déterminés à renforcer la gouvernance mondiale et à apporter des réponses concrètes sur des sujets où nous avons des intérêts et des valeurs à défendre en commun: droits de l’Homme et droit international humanitaire, sécurité collective, réduction des inégalités, technologies du futur et biens publics mondiaux, au premier rang desquels se trouve bien sûr le climat. Aujourd’hui, à l’occasion du Forum de Paris sur la paix, l’Alliance pour le multilatéralisme se réunira pour traiter d’un enjeu majeur: la régulation de l’espace numérique. Faute de règles adaptées, cet espace sans frontières risque de devenir une zone de non-droit d’un genre inédit, et d’une ampleur jamais égalée. Si nous ne voulons pas voir se multiplier les atteintes à la vie privée des individus, les attaques à l’encontre des infrastructures vitales, les pratiques d’espionnage industriel, les manipulations de l’information ou encore les discours de haine en ligne, nous devons nous concerter pour inventer les principes et les outils du XXIe siècle. États, grands groupes du secteur, organisations internationales, journalistes, société civile - nous avons tous un rôle à jouer pour que la révolution numérique tienne les promesses de liberté, d’échanges et de prospérité dont elle est porteuse. Notre Alliance, qui se réunit dans différents formats et configurations, se réunira ensuite à Berlin, le 10 décembre, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme. Elle se réunira ensuite de nouveau en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich. Renoncer au multilatéralisme, parce que certains se désengagent et que d’autres instrumentalisent les organisations internationales à leurs propres fins, ce serait accepter de vivre dans un monde sans filet de sécurité. Nous, la France, l’Allemagne, et plus largement nous Européens, à qui l’Histoire a enseigné le prix de la division, ne saurions nous résoudre à cette régression. Nos partenaires non plus. Nous restons, de loin, les plus nombreux.

Nicole Belloubet (ministre de la justice)
- [Accord avec plus de 30 partenaires nationaux afin de développer le travail d'intérêt général]  Merci. Le travail d’intérêt général ne pourrait exister sans l’implication de la société. C’est pourquoi votre engagement est indispensable et précieux. Signature de 34 partenaires pour mieux sanctionner, réparer, insérer et prévenir la récidive.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- 263 000 emplois créés en un an, plus de 540 000 emplois depuis l’élection d’Emmanuel Macron. En 2 ans et demi, le taux de chômage est passé de 9,7% à 8,5%. La baisse concerne tous les départements. Notre politique économique donne des résultats !
- Nous devons réinventer les règles du commerce mondial et bâtir un multilatéralisme adapté au 21ème siècle. Il doit être durable en prenant en compte la lutte contre le réchauffement climatique. Il doit être juste en garantissant une concurrence équitable.
- Le démarrage est prometteur pour le nouveau plan d’épargne-retraite, les épargnants s’en saisissent ! Disponible depuis le 1er octobre, le PER est plus simple et plus avantageux pour les épargnants. Il contribue au financement de nos PME et de la transition écologique.
- [Réchauffement climatique] Il est nécessaire d’agir vite et fort pour accélérer la transition écologique et atteindre une économie zéro carbone. C'est notre ambition, notamment avec le Pacte productif.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- [Abandon du projet Europa City] Ce projet n'était pas la bonne réponse au défi de l'est du Val-d'Oise et il n'est pas cohérent avec notre engagement en faveur de la transition écologique (...) Il relève d'un modèle dépassé.
- Très triste d’apprendre le décès de l’ours Mischa. Je m’étais mobilisée pour qu’il cesse tout spectacle et qu’il puisse être soigné. Merci à toutes les équipes, les professionnels et les ONG pour votre engagement sans faille.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- L’éducation comme premier facteur de paix.
- La paix se construit aussi par la connaissance historique, par l’échange entre historiens de différents pays, par la transmit aux élèves.

Agnès Buzyn (ministre de la Solidarité et de la Santé)
Il y a un peu plus d'un siècle, la Première Guerre Mondiale venait de se terminer. N'oublions jamais que les solidarités demeureront une réponse forte, que nous devons tous défendre, face au repli, à la désunion, et à la négation de la vie que représente la guerre.

Franck Riester (ministre de Culture)
- Nous n'oublierons jamais que le 13 novembre 2015, des Français sont morts en allant voir un match de football, en assistant à un concert ou en partageant un verre en terrasse avec des amis. Pour eux, ne cédons rien aux ennemis de la liberté.
- La culture est un puissant levier pour surmonter les tensions diplomatiques. C’est une porte vers l’universel, une force qui rapproche et rassemble.
- Ils forcent les portes d'un amphithéâtre, saccagent des livres et empêchent un ancien Président de la République de s'exprimer au sein d'une université. Intolérable entrave à la liberté d'expression et à la liberté de débattre!

Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
Nous tenons les comptes de la nation, nous baissons les impôts et nous faisons face aux urgences sociales. Réjouissons-nous, il y a eu 500 000 créations d'emplois depuis le début du quinquennat.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
Au Paris peace forum, gouvernements, entreprises, ONG, nous nous mobilisons au sein de l'Alliance 8.7 présidée par la France pour éradiquer le travail des enfants et le travail forcé.150 millions d’enfants, 40 millions d’adultes victimes de ces pratiques intolérables!
Nos réformes du marché du travail portent leurs premiers fruits : ordonnances travail, formation et apprentissage, inclusion des plus fragiles, assurance-chômage Nous amplifions notre action pour que la situation de l'emploi s'améliore dans tous les territoires.

Julien Denormandie (ministre de la Ville et du Logement)
- Stop aux démarchages abusifs qui pourrissent la vie des Français et leur font perdre confiance dans les professionnels lors de leurs travaux de rénovation énergétique.
- Nous lançons un plan anti-fraudes à la rénovation énergétique : plusde contrôles, pour que le label RGE soit gage de confiance pour les Français ; une campagne de sensibilisation pour que le grand public ait les bons réflexes.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
9 novembre à Blois inauguration du musée de la résistance, de la déportation et de la mémoire en présence de Madame Hessel. 11 novembre à Paris avec l’inauguration du monument dédié aux soldats morts en opérations extérieures. La mémoire : un devoir et une boussole.

Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation)
Je condamne fermement les violences et les dégradations qui ont eu lieu aujourd'hui. Le geste tragique commis par un jeune homme vendredi dernier suscite une émotion légitime, mais la violence n'a pas sa place à l’université.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance)
- Les nouveaux défis pour les droits de l'enfant sont nombreux et ne se limitent pas à ceux posés par le numérique : prostitution infantile, pauvreté, migrations.
- Un enfant sur cinq est victime d’agression sexuelle en Europe, un sur six est dans une situation de pauvreté.
- Nous devons définir des règles aptes à répondre aux menaces subies par les enfants. Il n’est pas acceptable qu’un enfant sur cinq soit victime de mauvais traitements, qu’un enfant sur six soit confronté à la pauvreté et l’exclusion.
- Engagement tenu : vendredi, l'Assemblée Nationale a voté dans le Buget2020, 50 millions d'euros dédiés au déploiement de la Stratégie de prévention et de protection de l’enfance.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- Il faut que l'Europe puisse porter une voix autonome et souveraine sur la scène mondiale. Avec des alliés, bien sûr, mais avec des analyses et des moyens qui lui soient propres. Comme l'a dit Emmanuel Macron dans The Economist, c'est une question de crédibilité.
- Nous avons tous ici conscience, je crois, des menaces qui pèsent sur la paix et la démocratie en Europe. (…) Ces menaces trouvent trop souvent leur fondement dans la manipulation de l’information et de l’histoire.
- L’enseignement de l’histoire joue un rôle primordial dans la formation des citoyens et des consciences(…) En Europe, cette approche est essentielle : former notre jeunesse à son histoire, ses errements et ses réussites, son formidable projet de réconciliation.
- Nous voulons bâtir une souveraineté européenne, pour que les Européens portent une voix forte, unie et cohérente dans le monde. Cette bataille pour une Europe qui assume sa puissance, c’est celle que le président Emmanuel Macron mène depuis 2 ans.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
- Réunion de travail de l’Alliance pour le multiculturalisme sur la gouvernance du numérique. Face à l’ampleur des défis, c'est en agissant collectivement que nous assurerons en ligne notre sécurité, le respect des droits et la protection de nos démocraties.
- Aujourd’hui, la French tech a dépassé l’Allemagne. Pour devenir leader au niveau mondial et créer plus d’emplois, nous avons besoin des investisseurs internationaux.

Gabriel Attal (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education)
17,6%, c’est indigne d’une grande démocratie comme la France. Accroître l’accès des femmes à la tête d’exécutifs municipaux, notamment dans les villes moyennes les plus en retard, doit être une grande priorité collective pour les municipales 2020.

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
- Tout ce qui contribue à davantage de transparence sur l’origine géographique des produits alimentaires est bon pour les consommateurs, bon pour notre industrie et bon pour nos agriculteurs. Je salue l’annonce faite ce jour par Intermarché et souhaite que d’autres distributeurs et industriels s’associent à cette démarche en adoptant une méthode commune pour davantage de clarté pour les consommateurs.
- Rénovation énergétique : nous présentons nos actions pour renforcer la lutte contre les fraudes. Aucune hésitation possible à sanctionner les entreprises qui ne jouent pas le jeu. Nous le devons aux consommateurs et aux artisans qui réalisent les travaux de manière professionnelle.
- Le combat pour la paix se poursuit aujourd’hui sur des théâtres d’opérations extérieurs où le courage des soldats engagés force le respect. Nous nous devons de cultiver le souvenir de ceux qui sont tombés au champ d’honneur, loin de leurs proches. Ils ont désormais leur monument.

Brune Poirson (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire)
- En 2020, la Chine accueillera la COP15 sur la préservation de la biodiversité: il faut porter cet enjeu au même niveau que la protection du climat sur la scène internationale.
- Le projet de loi Antigaspillage lutte contre la prolifération du plastique: en interdisant des plastiques jetables ; en supprimant le suremballage ; en favorisant l'utilisation d'emballages réutilisables par la consigne notamment.
- Si le projet d'Europa city avait échoué, on aurait eu des hectares bétonnés, des fausses promesses et du chômage à terme ! Je ne crois pas que ce soit le modèle d'aveni !!

Geneviève Darrieussecq (secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées)
La journée du 11 novembre crée un véritable lien entre les générations de combattants. Et ce lien est important. Nos combattants, toutes générations confondues, sont partis au combat avec les mêmes valeurs : défendre la République et notre démocratie.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
C’est l’un des paradoxes les plus criants de notre société. Plus on critique l’État pour son omnipotence ou son interventionnisme tatillon, plus on fait appel à lui pour nous protéger. (...) Quand comprendrons-nous que la nation ne se résume pas à l’Etat?

Laurent Nunez (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur)
- [Surveillance des djihadistes sortis de prison] Toutes ces personnes condamnées pour des faits de terrorisme sont forcément suivies pendant très longtemps.
- L'état de la menace terroriste reste aussi élevée qu'il y a 4 ans, avec des individus qui n'ont plus de contact direct avec Daesh.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
Pas de hausse des frais d'inscription pour l'Université. Gain de 200 € par an avec le passage du régime social étudiant au régime général. Augmentation des bourses de 1,1 % Depuis deux ans, le Gouvernement agit contre la précarité étudiante.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
- [13 novembre 2015] C’était il y a 4 ans. Nous n’oublions rien. Rien de l’horreur des attentats qui se sont abattus sur Paris cette nuit d’automne. Rien, ni aucune des victimes, aucun des blessés, aucun des proches. Rien de l’unité et de la dignité des Français les jours d’après.
- Hommage de la représentation nationale aux députés et aux fonctionnaires de l'Assemblée Nationale morts pour la France. Nous n'oublions pas leur sacrifice pour la République.

Stanislas Guerini (délégué général)
- [13 novembre 2015] Quatre ans, déjà. Nous ne vous oublions pas.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Aujourd'hui nous nous souvenons avec émotion des femmes et des hommes victimes des attentats djihadistes à Paris. Notre gratitude est immense pour ceux qui nous protègent jour après jour depuis quatre ans. Autour d'eux, la nation reste unie contre l'obscurantisme.

Aurore Bergé (porte-parole)
- Israël est notre première ligne de front contre le terrorisme. Au nom du groupe d'amitié entre la France et Israël, j'exprime toute notre solidarité et tout notre soutien au peuple israélien. La France est et sera toujours aux côtés d'Israël et de sa sécurité.
- [Conférence de François Hollande interrompue et ses livres déchirés par des manifestants d’extrême-gauche] Déchirer des livres. Et cette citation qui me revient «là où l'on brûle des livres, on finit par brûler des hommes». Honte à ceux qui se prennent pour des révolutionnaires et qui ne sont que des pleutres.
- Le budget de la culture est toujours un budget de combat. Il n'est jamais acquis. Il représente pourtant à peine plus de 2% du budget de l'Etat.

Emilie Cariou (députée)
Le Budget 2020 renforce les mesures de lutte contre la fraude fiscale. Les patrons des grandes entreprises françaises devront payer leurs impôts en France et la TVA sera mieux collectée sur le commerce effectué par l'intermédiaire des plateformes en ligne.

Laurent Saint-Martin (député)
- Dès notre arrivée, nous avons souhaité installer un climat propice à l'investissement. On commence à en voir les fruits. Je suis convaincu que d'ici à 2022, les créations d'emplois se poursuivront et que le chômage continuera à baisser.
- Nous poursuivons la maîtrise de nos dépenses publiques. Le déficit public 2020 sera le plus bas depuis 2001.

Sylvain Maillard (député)
- Tous les étudiants doivent pouvoir vivre dignement pour réussir leurs études. Le budget de l'État consacre 5,7 milliards d’euros aux aides sociales par an pour la jeunesse estudiantine comme l’a rappelé Frédérique Vidal Il faut poursuivre nos efforts.
- Repenser l’adaptation de notre société face à la longévité est une nécessité. Nous devons construire autant de solutions qu’il existe de situations pour permettre à chacun de bien vieillir.

Didier Paris (député)
L’agence du travail d'intérêt général (TIG) répond à: la problématique de la surpopulation carcérale, la nécessité de peines qui favorisent la prévention de la récidive et l’insertion des personnes condamnées.

Hervé Bérille (député)
- La baisse du chômage n’est pas l’affaire des métropoles, elle se constate partout en France. Sur l’emploi, la mobilité, le logement, c’est en déployant des stratégies sur mesure que l’on répond aux besoins de chaque territoire.
- Depuis 2 ans, 1000 emplois par jour sont créés en France. Accompagnement des entreprises, réformes de la formation et de l’apprentissage, lutte contre la précarité : cette dynamique est soutenue par des politiques structurelles ambitieuses pour une baisse durable du chômage.

Céline Calvez (députée)
C’est parce que nous sommes conscients que la précarité entrave la réussite des étudiants que nous mettons en place des solutions d’aides et de logements: plus 46M€ pour les bourses 2019-2020 ; gel des frais d’inscription ;  moins 217€ de frais de Sécurite Sociale.

Marie-Christine Verdier-Jouclas (députée)
- Avec le gouvernement et les députés LaREM, nous agissons pour les personnes en situation de précarité : hausse du minimum vieillesse, hausse de la prime d'activité, suppression de la taxe d'habitation ... Tout ça, c'est du concret !
- Les chiffres parlent ! Nous avons un taux de chômage à 8,5% qui n'a jamais été aussi bas depuis 10 ans et nous augmentons le pv d'achat de 950€/an pour les Français ! Notre politique porte ses fruits.

Jean Baptiste Moreau (député)
- La France est loin d'être un pays défavorable aux étudiants. J'étais moi-même boursier. Nous avons mis en place des mesures pour augmenter leur pouvoir d'achat comme la suppression de la cotisation à la SECU étudiante et faciliter leur accès au logement.
- [Sortie du glyphosate] Nous proposons la création d'une plateforme numérique nationale pour centraliser les carnets d’usages des produits phytosanitaires Cela permettrait d'avoir une idée réelle sur l'utilisation du glyphosate aujourd'hui en France.

Mounir Mahjoubi (député)
Gouverner c’est agir avec éthique. La semaine dernière, vous avez procédé à la mise à l’abri de 1600 personnes migrantes et annoncé la sécurisation à long terme de plusieurs quartiers du Nord de Paris. Je crois que vous avez agi avec justice et humanité.

Perrine Goulet (députée)
Les droits des enfants doivent se réfléchir au niveau européen. Nous avons évoqué avec Amélie de Montchalin: les enlèvements parentaux et les problèmes de garde pour les couples mixtes européens -l’accueil des mineurs non accompagnés en Europe; pour les 30 ans de la CIDE son déploiement homogène en Europe.

Christophe Blanchet (député)
Le Service national universel permet de donner aux jeunes les clés de réussite pour passer du monde adolescent au monde adulte. C’est un projet d’avenir pour une société plus solidaire. 2000 jeunes se sont déjà engagés à nos côtés.

Dominique da Silva (député)
Encore 54 300 créations nettes d’emploi au 3ème trimestre (après 45 400 au trimestre précédent). Depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, l'emploi salarié du privé s’est accru de 545 700 postes.

●MoDem
Sarah El Hairy (porte-parole)
- Si l'acte de désespoir de cet étudiant doit nous questionner collectivement sur l'accompagnement de la jeunesse Ces images de livres déchirés, piétinés, de cette conférence du Président François Hollande annulée font craindre pour la liberté d'expression & le débat démocratique.
- La blessure du 13 novembre reste douloureuse dans nos esprits N'oublions jamais les 131 morts les 413 blessés de cette sanglante soirée et toutes les autres victimes du terrorisme en France.

Nathalie Avy-Elimas (députée)
- La protection de l'enfance doit traverser toutes nos politiques publiques. J'y veille dans les travaux de la mission d'info sur la politique familiale.
- 131 féminicides, en 2019. Sylvia est morte sous les coups de son mari. Elle avait pourtant déposé plainte pour violence. Depuis le lancement du Grenelle violences conjugales, des mesures importantes ont été annoncées et votées. Mais nous devons aller encore plus vite, plus loin.

Bruno Millienne (député)
- L'agriculture de conservation, ce n'est pas important seulement pour la biodiversité ; c'est important demain face aux sécheresses que nous allons connaître !
- Quatre ans déjà. quatre ans déjà que l'horreur frappait notre capitale et la France. Jamais nous n'oublierons ces vies fauchées au nom d'une idéologie totalitaire et obscurantiste. Nous sommes toujours debout et le resterons en leur mémoire. 13 novembre 2015.

Bruno Fuchs (député)
Promesses d’embauches record pour les 12 prochains mois. Apprentissage à la hausse. Investissements étrangers. Chômage à la baisse. Stop au dénigrement systématique, les résultats arrivent, la situation s’améliore.

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)
Souvenons-nous de ce 13 novembre 2015, souvenons-nous de ce jour où la vie de 130 des nôtres et de leurs familles a été brisée au Bataclan par les barbares de l'Etat Islamique. Nous ne les oublierons jamais.

●Mouvement radical
Laurent Hénart (président)
- [13 novembre 2015] Hommage à toutes les victimes du terrorisme.

● Autres
(Personnalités ou organisations centristes)
Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre)
[Conférence de François Hollande interrompue et ses livres déchirés par des manifestants d’extrême-gauche] Quand l’université devient fasciste la dictature devient possible.

Team Progressistes
[Conférence de François Hollande interrompue et ses livres déchirés par des manifestants d’extrême-gauche]  Sylviane Agacinski il y a quelques jours, François Hollande aujourd’hui... intolérable remise en cause de la liberté d’expression par les mêmes extrémistes habituels. Tout cela en récupérant cyniquement l’immolation terrible de cet étudiant lyonnais.