samedi 28 décembre 2019

Le Centrisme dans le monde en 2020. Les centristes doivent nous débarrasser de Trump

Joe Biden, prochain président centriste américain?
► Le principal rendez-vous et la principale tâche des centristes en 2020 seront sans aucun doute l’élection présidentielle américaine du 3 novembre et d’infliger une défaite à Donald Trump.
Mais avant cette date que sera d’une importance cruciale pour la démocratie républicaine de ce début de troisième millénaire, se tiendra le procès en destitution du même populiste démagogue.

Même si l’on sait qu’il ne sera pas «impeached» (destitué) du fait que la majorité républicaine au Sénat (qui joue ici le rôle de tribunal) est à son service au mépris des règles de la Constitution américaine, cet épisode n’en revêt pas moins une grande portée aura de massives conséquences sur la prochaine présidentielle parce qu’il sera le dernier acte d’une tâche indélébile sur Trump, ses agissements, son incompétence et son impéritie.

Ainsi, il est le troisième président à être mis en accusation par le Chambre des représentants depuis le début des Etats-Unis, le premier à l’être lors de son premier mandat et toujours le premier pour avoir conspiré avec un Etat étranger pour ses propres intérêts.

Reste que pour battre Trump, il faut que les démocrates aient le bon candidat.

Non pas pour gagner le vote populaire – Trump n’a jamais été majoritaire dans le pays, ni lors de son élection, ni après – mais pour se sortir de ce système électoral archaïque et injuste qui permet à quelques dizaines de milliers d’électeurs de décider, in fine, de qui sera à la tête de la première puissance mondiale…

Pour cela, tous les sondages le disent, il faut une personnalité qui puisse réunir les Américains et surtout convaincre une partie des modérés républicains et une majorité des «independents» (électeurs non-affiliés à un parti politique) de voter pour elle.

Et c’est évidemment chez les centristes qu’il se trouve.

Actuellement, celui qui tient à la corde est l’ancien vice-président de Barack Obama et ancien sénateur du Delaware, Joe Biden qui est en tête des sondages pour la primaire démocrate mais qui est, également et surtout, celui qui bat largement Trump dans la quasi-totalité des Etats clés alors que ce n’est pas le cas des représentants de la gauche du parti, Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

Cependant, une élection n’est jamais écrite comme en témoigne les élections de Ronald Reagan, Bill Clinton, George W Bush, Barack Obama et, bien sûr, Donald Trump, soit pratiquement tous les élections depuis trente ans!

Tout est encore possible, que ce soit dans la nomination du candidat démocrate puis lors de l’élection générale.

Pour ce qui est des centristes, quatre autres candidats de poids sont encore en lice chez les démocrates – Pete Buttigieg, Amy Klobuchar, Cory Booker et Michael Bloomberg – qui pourraient créer la surprise lors loes premiers votes des caucus (le premier dans l’Iowa, le 3 février) et des primaires (la première dans le New Hampshire, le 11 février) en début d’année, ce qui leur donneraient un «momentum», une dynamique qui pourraient propulser l’un ou l’une d’entre eux vers la victoire et la nomination lors de la Convention de Milwaukee (Wisconsin) qui se tiendra du 13 au 16 juillet..

Mais l’élection présidentielle ne sera pas suffisante pour contrer le programme très à droite et très réactionnaire des républicains.

Il faudra, pour les démocrates et leurs candidats centristes, garder la Chambre des représentants et regagner la majorité au Sénat, ce qui est du domaine du possible.



► En Europe, pas de grandes élections en 2020 mais un agenda important en particulier pour l’Union européenne qui devra régler définitivement le problème du Brexit et s’engager résolument dans sont «Green deal», son Pacte vert, deux domaines où les centristes ont été en première ligne.

Pour ce qui est du Brexit, on regrettera l’échec des centristes britanniques des Lib dems lors des législatives de décembre 2019, qui n’ont pas réussi à mobiliser sur leur nom pour empêcher la sortie de leur pays de l’Union européenne.

Mais, avec comme l’estime le reste des centristes européens, il faut désormais passer le plus vite possible à l’étape suivante, la sortie effective du Royaume Uni de l’UE et la signature d’un accord sans concession afin de maintenir de bonnes relations à tous les niveaux mais sans récompenser un pays qui a voulu depuis soixante ans de plier la construction européenne à ses desideratas, qu’il ait été en dehors puis en dedans de l’union et bientôt, à nouveau, en dehors.

Tout aussi important, voire plus, est ce «Green deal» annoncé par la Commission européenne et promu par Renew Europe, le groupe centriste au Parlement européen, sous l’impulsion, notamment, du député français, Pascal Canfin.

Il faudra ainsi que les centristes soient attentifs pour que celui-ci ne soit pas une coquille vide ou un simple marketing politique en surveillant que les mesures en faveur de l’écologie soient prises et que le passage aux actes soit réel.



► Le 2 mars auront lieu en Israël les troisièmes élections législatives en moins d’un an! Même si le populiste démagogue radical et malhonnête, Benjamin Netanyahu, premier ministre sortant, a été réélu triomphalement à la tête de son parti, le Likud, et qu’il est le principal responsable de ces nouvelles élections (afin de ne pas aller en prison!), les centristes de l’alliance Kakhol Lavan (Blanc bleu) ont une bonne chance d’arriver à nouveau en tête et, il faut l’espérer, être capables, cette fois-ci, de former un gouvernement qui sera sans doute de coalition.



► Sur le continent américain, à part la présidentielle étasunienne, on suivra les législatives qui sont prévues au Venezuela et la présidentielle qui devrait se tenir en Bolivie où les centristes ont un rôle important à jouer pour rétablir les règles de la démocratie face à des pouvoirs autocratiques populistes de Maduro (qui a truqué les dernières élections pour maintenir sa clique au pouvoir dans un pays qui s’appauvrit de jour en jour) et de Moralès (qui s’est enfui de Bolivie après avoir truqué les résultats de la présidentielle bolivienne mais qui n’exclut pas un retour qui serait catastrophique pour son pays et la démocratie).



Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC



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