lundi 16 décembre 2019

Centriste de l’année – Edition 2019. Les députés LaREM

Les députés LaREM
Année bien pâle pour les leaders centristes hexagonaux.
En France, François Bayrou a été mis en examen, Jean-Christophe Lagarde a conduit son parti à une bérézina aux élections européennes, Laurent Hénart ne parvient pas à faire décoller son Mouvement radical, Jean-Louis Borloo ne sait toujours pas s’il revient ou non en politique et les seconds couteaux le sont demeurés, aucun n’ayant réussi à passer dans la division supérieure.

Seul encore une fois, Emmanuel Macron – qui a déjà gagné trois fois le titre – tire son épingle du jeu malgré le mouvement de foule des gilets jaunes et la contestation de sa réforme des retraites ainsi que quelques hésitations passagères.

A l’étranger, ce n’est guère mieux.

A part Justin Trudeau – qui a gagné les élections générales au Canada et qui a gardé, de justesse, son poste de premier ministre – ainsi que Joe Biden – qui domine pour l’instant les sondages des primaires démocrates mais aussi ceux de la présidentielle américaine de 2020 –, tous les autres ont connus des demi-succès voire des déconvenues quand ce n’est pas des défaites cinglantes.

Notre choix aurait pu ainsi se porter sur la «speaker» (présidente)) démocrate de la Chambre des représentants américaine.
Nancy Pelosi a maîtrisé jusqu’à présent d’une main de maître la procédure de destitution de Donald Trump et a su également mobiliser ses troupes afin de voter de nombreuses législations qui ont toutes été bloquées par la majorité républicaine au Sénat dirigée par Mitch McConnell qui s’affirme de plus en plus comme un des plus dangereux adversaires de la démocratie républicaine dans son pays.
Cependant, ni la destitution, ni toutes ces mesures n’ont été adoptées et nous aurions mis, en quelque sorte, la charrue avant les bœufs en la désignant même s’il faut reconnaitre qu’elle a su être la personnification de l’opposition à Trump en cette année 2019.
Benny Gantz, le chef de l'alliance centriste Kakhol lavan (Bleu blanc) en Israël aurait pu être notre centriste de l'année mais il a échoué de justesse à chasser du pouvoir le dangereux et malhonnête populiste Benjamin Netanyahu et même s'il a réussi à devenir la principale force politique du pays, il n'a pu former un gouvernement de coalition majoritaire et a du se résoudre à une troisième élection législative en un an!

Albert Rivera qui avait ressuscité le Centre en Espagne avec son parti Ciudadanos a connu le naufrage lors des dernières élections législatives et a démissionné de son poste.

Jo Swinson qui venait de prendre la tête des Libéraux démocrates au Royaume Uni n’a pas réussi à hisser son parti à la deuxième place lors des élections législatives de décembre et, même si celui-ci a gagné de nombreux électeurs, il a perdu un siège, elle-même étant battue ce qui a provoqué sa démission.

Mauricio Macri, le président argentin a été battu très nettement par un populiste péroniste ainsi que les candidats centristes – le meilleur n’ayant pas dépassé les 5% des voix – à l’élection présidentielle brésilienne par le populiste extrémiste Bolsonaro alors même que le sortant, Michel Temer, venait du Centre.

Quant aux «retraités» comme les Américains Barack Obama et Hillary Clinton, ils sont présents, parfois avec brio mais sans pour autant être sur le devant de la scène.

Alors, nous avons décidé de donner le titre de «Centriste de l’année 2019» collectivement aux députés LaREM.

Pourquoi?

Parce que malgré l’atmosphère politique délétère, les campagnes médiatiques haineuses, les attaques parfois physiques, les insultes et les intimidations venues de groupes divers et encouragés par certains leaders politiques, ils ont tenu bon dans leur volonté de réformer le pays.

Bien sûr, il y a eu des reniements chez certains, des départs d’autres et, parfois, des déclarations malheureuses.
De même, ils ne sont pas tous centristes au «centraux» mais parfois se situent plutôt à gauche, parfois plutôt à droite.

Cependant, globalement, l’énorme majorité de toutes ces femmes et tous ces hommes, parfois néophytes en politique, ont gardé à l’esprit la raison pour laquelle ils ont été élus et se sont retrouvé à l’Assemblée nationale: appliquer une politique centriste et centrale de progrès pour tous et prendre les mesures nécessaires afin de mettre la France en phase avec la réalité.

Nous accorderons également un accessit aux membres des Libéraux démocrates britanniques qui n’ont pas ménagé leur peine pour que leur pays demeure dans l’Union européenne dans une lutte contre les populismes démagogiques de droite (avec Boris Johnson) et de gauche (avec Jeremy Corbyn).



Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC





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