dimanche 21 juillet 2019

L’Humeur du Centriste. Mais à quel titre devrais-je payer pour l’homéopathie, une médecine de charlatan?!

Quand je vois des élus, dont certains se réclamant du Centre, commettre une tribune dans un média pour demander que l’on continue à rembourser l’homéopathie, fausse technique de soins que de multiples rapports scientifiques au fil des ans ont condamné comme totalement inefficace, je leur demande: pourquoi je devrais payer pour que des gens fassent semblant de se soigner et subventionner des entreprises qui produisent du vent?
Parce que je rappelle à tous ceux qui font du lobbying pour l’homéopathie (et aux Français) que c’est vous, moi, tous les citoyens à travers leurs cotisations sociales et leurs impôts qui payions jusqu’à présent son remboursement par la Sécurité sociale.
Et je rappelle que le déremboursement (enfin un gouvernement qui a le courage de le faire) n’empêche pas ceux qui veulent croire que ça marche de continuer à se «soigner» de cette manière.
Tous ceux qui se sont un jour intéressés à ces «médecines alternatives» savent que les charlatans, les intérêts financiers et la politique politicienne se mélangent pour essayer de donner de la crédibilité à des pratiques sans aucun résultat tangible pour qu’elles soient financées par l’argent public et les cotisations sociales.
Outre l’homéopathie, il y a le cas emblématique des cures thermales où aucune enquête sérieuse et indépendante (je laisse évidemment de côté celles faites par les médecins thermaux…) n’a jamais prouvé que se baigner dans une piscine d’eau thermale ou de boire de l’eau minérale avaient un quelconque effet sur notre santé (en revanche, certaines eaux minérales bues à trop fort dose sont mauvaises pour la santé parce qu’elles ne sont pas potables, c'est-à-dire équilibrées).
Bien entendu, partir deux ou trois semaines en cure dans un établissement souvent en montagne où l’on va s’occuper de vous, où vous allez vous reposer peut vous faire du bien… comme quand on part en vacances et que l’on prend quelques séances de kiné!
A ce propos, lorsque je commis voici un certain nombre d’années une enquête sur les cures thermales, je reçus la confidence du responsable du secteur au ministère de la Santé qui m’avoua qu’il y avait une station thermale qui fonctionnait et dont les cures étaient remboursées par la sécurité sociale alors même qu’elle n’avait aucune eau particulière et que les curistes étaient traités avec de l’eau du robinet!
L’explication: le maire de la commune en question avait demandé à des «amis» alors en poste au gouvernement de l’époque de la classer station thermale pour faire venir les touristes et les joueurs (rappelons qu’une station thermale a le droit d’avoir un casino!), tout comme pouvait le faire la commune rivale située à quelques kilomètres…
Ce qui fut fait promptement.
Ce fonctionnaire qui déplorait cette situation sans pouvoir rien faire ne voulu pas me dire le nom de ladite commune.
Alors, avant de re-rembourser l’homéopathie, messieurs, dames, du gouvernement, dérembourser dans la foulée les cures thermales.
Parce que si je payais jusqu’à présent l’homéopathie, je continue à payer le thermalisme.
Mais si ce gouvernement a eu le courage de s’attaquer à l’homéopathie, il est fort à parier qu’il ne bougera pas, comme ces prédécesseurs, sur le déremboursement des cures thermales malgré certaines velléités par le passé.
Car il y a, environ une centaine de stations en France, donc autant de maires avec qui l’on va se fâcher mais aussi les présidents des départements et des régions où se trouvent ces stations ainsi que tout le tissu politique local.
Tout ça, ça fait du monde qui peut vous pourrir la vie…
Donc, chers amis centristes et vous tous chers compatriotes, nous continuerons certainement à subventionner de nos deniers le thermalisme (je rappelle que le déremboursement ne signifierait absolument pas la disparition du thermalisme comme ce sera également le cas pour l’homéopathie, ce serons seulement ses adeptes qui devront le payer de leur poche).
Avec cette maigre consolation qu’on offre au moins du repos et non des petits granulés sucrés à mettre sous la langue à ses bénéficiaires, bien moins cool.
De quoi se congratuler chaque matin pour une bonne action envers nos semblables.
Evidemment, si l’on tente, juste pour un moment, comme ça, de traduire cette situation en termes politiques et en valeurs centristes, cela donne: scandaleux.

Centristement votre,

Le Centriste


samedi 20 juillet 2019

Présidentielle USA 2020. Propos centristes – Augmenter le salaire minimum; défendre la sécurité sociale; retrouver les valeurs américaines; vider les prisons…

Voici une sélection, ce  20 juillet 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux à l’occasion de l’élection présidentielle aux Etats-Unis en novembre 2020.
Rappelons qu’en ce qui concerne le Parti démocrate, où se trouvent désormais l’énorme majorité des centristes, organise la première de ses primaires le 3 février 2020 dans le New Hampshire.
La convention qui choisira le candidat du Parti démocrate se tiendra du 13 au 16 juillet 2020 dans la ville de Milwaukee (Wisconsin).

Parti démocrate

Joe Biden (Parti démocrate, ancien vice-président, candidat de la primaire présidentielle 2020)
- Je me présente à la présidence pour restaurer l’âme de ce pays, reconstruire sa colonne vertébrale – la classe moyenne – et unifier tous les Américains.
- Voici mon deal : mon plan pour développer Obamacare étendra la couverture des soins de santé et réduira les coûts sans augmenter les impôts de la classe moyenne. Les partisans de «Medicare for All» ne peuvent pas en dire autant.
- L'ACA [loi sur l’assurance santé] a été et est une grosse affaire. Il a fallu un siècle aux présidents pour tenter d'élargir l'accès aux soins de santé, et le président Obama et moi-même avons réussi. Nous ne pouvons pas recommencer cette bataille. Je me battrai avec acharnement contre tous ceux qui essaient de la démolir – républicain ou démocrate.
- Reconstruire la classe moyenne américaine est l’obligation morale majeure de notre époque. Et aujourd'hui, les démocrates de Chambre ont franchi une étape importante dans cette lutte en adoptant la loi qui augmente le salaire minimum. Il est grand temps d’instaurer un salaire minimum de 15 $ et de créer un véritable chemin vers la classe moyenne.
- Voici ce qui a toujours rendu l'Amérique grande: honnêteté, décence, traiter tout le monde avec dignité, ne diaboliser personne –  pas les pauvres, les impuissants, les immigrés, les autres, ne donner aucune chance à la haine, comprendre que, en tant qu'Américains, nous faisons partie de quelque chose de plus grand que nous.
- Nous poursuivrons une politique commerciale favorable aux agriculteurs américains, transformons notre secteur agricole, triplerons le financement du haut débit rural et générons des emplois de pointe dans le secteur manufacturier dans l’Amérique rurale.
- Une Administration Biden aidera les communautés rurales à accéder pleinement aux ressources fédérales et à lutter contre la pauvreté persistante dans l’Amérique rurale.
- Il y a quelques jours, le président des États-Unis a suggéré à quatre membres élus du Congrès, toutes des femmes de couleur, de «retourner» dans les pays «d'où elles venaient». Et chaque jour depuis, il a répété ce vilain refrain raciste. Nous l’avons déjà entendu tout au long de notre histoire, mais cela n’a pas sa place en Amérique en 2019. Il est clair que Donald Trump essaie de nous diviser par race et par sexe. C’est immoral. Nos enfants écoutent. Donald Trump pense que la grande diversité de notre pays nous rend faibles - car il n'a aucune idée de ce qui nous rend grands.

Kamala Harris (Parti démocrate, sénatrice de Californie, candidate de la primaire présidentielle 2020)
- C’est l’avantage de dire la vérité: cela peut souvent mettre les gens mal à l’aise. Mais nous devons avoir ces conversations honnêtes. Nous devons dire la vérité, que le racisme et la xénophobie sont réels en Amérique.
- Nous savons que les adversaires [des Etats-Unis] ont l’intention de s’immiscer dans notre démocratie. Mais les républicains du Sénat bloquent toujours la législation pour sécuriser nos élections. Je suis malade et fatiguée de leur comportement. Le moment est venu d’assurer nos élections, s’il est encore temps.
- Plus tôt aujourd'hui, la Chambre a adopté un projet de loi visant à augmenter le salaire minimum fédéral à 15 $ l'heure. Il est scandaleux que le Congrès n'ait pas augmenté le salaire minimum fédéral depuis 10 ans. 7,25 $ l'heure ne suffisent pas. Les républicains du Sénat doivent cesser l'obstruction à cette législation en l’adoptant.
- Il y a 50 ans, la mission Apollo 11 avait atterri sur la lune et inspiré des générations d'Américains à se montrer optimistes quant à l'avenir de notre pays.
- Plus tôt cette semaine, nous avons fait quelque chose qui n’a jamais été fait auparavant: la présentation d’une Charte nationale des droits des travailleuses domestiques. Les travailleuses domestiques se sont longtemps vu refuser leur reconnaissance, la dignité et les protections juridiques qu'elles méritaient. Il est temps de changer ça.

Beto O’Rourke (Parti démocrate, ancien représentant du Texas, candidat de la primaire présidentielle 2020)
- Telles sont les conséquences d’un président qui incite à la haine chaque jour et considère notre diversité non pas comme une force, mais comme une faiblesse. (…) Nous sommes meilleurs que cela et ensemble, nous le prouverons.
- Une planète en feu. Une démocratie brisée. Une économie confisquée. Ce sont quelques-uns des plus grands défis auxquels nous ayons jamais été confrontés mais avec notre passé comme source d'inspiration et notre avenir comme notre motivation, je pense qu'ensemble, nous pouvons les résoudre tous.
- «Nous allons sur la Lune non pas parce que c'est facile, mais parce que c'est difficile; nous sommes prêts à accepter ce défi, nous ne voulons pas le retarder et avons l'intention de gagner». À l'occasion de l'anniversaire d'Apollo 11, les mots de JFK nous rappellent qu'en Amérique, lorsque nous nous réunissons, nous pouvons tout faire.
- Le système de retraite doit inspirer une confiance sacrée une promesse que si vous travaillez dur, vous pourrez prendre votre retraite avec dignité. Mais trop d’Américains craignent que ce qu’ils ont payé ne soient pas pour eux ou ne soient pas suffisants. Je ferai du renforcement du système de retraite une priorité.
- Nous devons mettre fin à l'isolement cellulaire, mais nous devons également: mettre fin au pipeline qui conduit de l'école à la prison ; mettre fin à la guerre contre la drogue ; mettre fin à la prohibition de la marijuana et supprimer les informations dans les casiers judiciaires ; mettre fin aux prisons privées ; mettre fin aux peines minimales obligatoires ; mettre fin au système de caution.

Cory Booker (Parti démocrate, sénateur du New Jersey, candidat de la primaire présidentielle 2020)
- Oui, cette élection est un référendum sur Donald Trump et ses discours sur le racisme et le fanatisme, mais il s'agit également d'un référendum sur qui nous sommes, qui nous sommes l'un pour l'autre.
- J'espère que la loi «Second Look» créera une voie beaucoup plus grande pour que les personnes soient libérées afin de réunir les familles et d'économiser l'argent des contribuables. Nous devons éliminer ce système injuste d'incarcération de masse qui, pendant trop longtemps, a détruit trop de vies sans nous rendre plus en sécurité.

Julian Castro (Parti démocrate, ex-maire de San Diego & ex-ministre d’Obama, candidat de la primaire présidentielle 2020)
- Le fanatisme existe depuis longtemps dans notre pays, mais il prolifère à l'époque de Trump. Nous devons tous nous opposer à cela. Nous devons choisir la compréhension et l’unité plutôt que la haine de Trump.
- Le fanatisme et le racisme de Trump sont dégoûtants et font partie de sa stratégie politique ratée. Il pense pouvoir gagner en divisant les Américains selon des critères raciaux, ethniques et religieux. Je pense que nous pouvons le vaincre en rassemblant les gens.

Tim Ryan (Parti démocrate, représentant de l’Ohio, candidat de la primaire présidentielle 2020)
Les familles qui travaillent dur sont sans augmentation du salaire minimum fédéral depuis plus de dix ans. Trop d’Américains ont plusieurs emplois pour joindre les deux bouts, 40% ne peuvent pas supporter une urgence de 400 $ et près de 80% vivent au jour le jour sans aucune économie.

John Delaney (Parti démocrate, représentant du Maryland, candidat de la primaire présidentielle 2020)
Nous devons réparer notre système politique brisé. Mon plan pour restaurer notre démocratie inclut: 1) l’arrêt du gerrymandering [charcutage électoral] ; 2) la protection du droit de vote ; 3) l’annulation de la jurisprudence de Citizens United [droit pour les entreprises de financer les candidats aux élections]. En tant que président, j’en discuterai avec le Congrès.

Steve Bullock (Parti démocrate, gouverneur du Montana, candidat de la primaire présidentielle 2020)
Nous avons étendu les soins de santé à un habitant du Montana sur dix. Nous avons éliminé l’argent noir des élections au Montana. Nous avons protégé le droit des femmes de prendre leurs propres décisions en matière de santé. Nous avons tout fait avec une législature à majorité républicaine. Washington n'a aucune excuse. Il est temps de moins parler et d’agir davantage.

John Hickenlooper (Parti démocrate, ex-gouverneur du Colorado, candidat de la primaire présidentielle 2020)
Il y a sept ans aujourd'hui, 12 personnes ont été tuées et 58 autres blessées lors d'une fusillade dans un cinéma à Aurora, au Colorado, l'une des pires fusillades de masse de l'histoire américaine. Alors que le souvenir de cette journée restera à jamais gravé dans ma mémoire, il a incité le Colorado à vaincre la NRA [association des possesseurs d’armes à feu] et à passer outre les contrôles de fond universels et les limites imposées à la taille des chargeurs. Nous honorons les victimes avec nos souvenirs et nos actions.

Amy Kobluchar (Parti démocrate, sénatrice du Minnesota, candidate de la primaire présidentielle 2020)
Après des années de promesses non tenues de la part de ce président, le peuple américain recherche un dirigeant capable de leur dire la vérité et d'accomplir son travail [de président].


Propos centristes. France – Réformes des retraites; construire un capitalisme plus juste; insultes racistes de Morano…

Voici une sélection, ce 20 juillet 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- J'ai dit ce que j'avais à dire sur François de Rugy et le respect que nous nous portions et que nous nous devons. Pour le reste, la clarté sera faite dans les prochains jours et les prochaines semaines. Il faut qu'il puisse se défendre comme tout citoyen. On doit laisser chaque personne se défendre et défendre son honneur.
- [Attaques contre de Rugy] Je suis attaché à la transparence et a la présomption d’innocence.
- [Réforme des retraites] Aujourd'hui, le système est assez injuste. (…) Telle qu'elle est portée, telle qu'elle est expliquée, il y a beaucoup plus de justice. (…) Pendant plusieurs mois il doit y avoir un débat dans la société. Il faut déplier ce qui a été proposé, il faut concerter, car il y a des situations qui sont très différentes en fonction des secteurs. Des solutions viendront en fin d'année ou début d'année prochaine.
- [Disparition d’un homme le 21 juin après une intervention de la police] Je suis très préoccupé par cette situation, et il faut que la transparence soit faite. Mais je remets aussi les choses en perspective (...) il ne faut pas oublier non plus le contexte de violence dans lequel notre pays a vécu. Il faut garder à l'esprit que si nos policiers ont été mis dans cette situation, c'est aussi parce que certains de nos concitoyens ont été très violents. Il faut que tout le monde se calme et qu'on travaille tout ensemble.

● Gouvernement
Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- Construire un capitalisme plus juste, c’est un objectif essentiel. Nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit plus équitable et plus durable. Les inégalités sont inacceptables moralement et inefficaces économiquement: elles doivent être combattues avec des décisions fortes. Les G7 et les G20 ne conserveront leur légitimité que si leurs débats préparent ces décisions. C’est la raison pour laquelle le président de la République a fait de la réduction des inégalités le thème central du sommet de Biarritz. Pour ce G7 finances, nous voulons avancer sur quatre priorités: la fiscalité, la finance verte, la régulation du numérique et la réduction des inégalités.
- L’imposition minimale est le seul moyen de lutter efficacement contre l’évasion fiscale, qui révolte nos concitoyens. Nous pouvons parvenir à un accord sur le principe d’une imposition minimale des entreprises - à un taux de 13 à 15 % par exemple - pour éviter que les multinationales déplacent leurs profits vers des paradis fiscaux ou des pays à très faible imposition. Ce taux minimal garantirait que chaque multinationale paie son juste impôt et mettrait fin à l’optimisation fiscale agressive. Il serait une réponse aux États qui ont fait du dumping fiscal leur modèle économique. Le dumping fiscal est inacceptable. Il nous prive de recettes indispensables pour le financement de services publics. Les États-Unis ont déjà mis en place cet impôt minimal. Pourquoi ne le mettrions-nous pas en place au niveau mondial?
- Avec l’Allemagne, nous sommes déterminés à trouver un accord sur un impôt minimal pour l’impôt sur les sociétés d’ici à début 2020.
- Les entreprises du numérique ne sont pas les seules à pratiquer l’optimisation. Nous voulons simplement un modèle fiscal adapté à la réalité économique du XXI° siècle. Le modèle économique du XX° siècle reposait sur la taxation de biens manufacturiers ou de services sur un territoire. La réalité économique du XXI° siècle, ce sont des données dématérialisées qui créent de la valeur considérable sans être taxées au bon niveau. Cela permet à des entreprises de réaliser des profits considérables sans être présentes sur un territoire, avec un niveau de taxation très faible. Il est urgent de mettre en place un système fiscal efficace et juste pour taxer ce nouveau modèle économique.
- Comment peut-on accepter que les géants du numérique profitent des données des 450 millions consommateurs européens sans participer pleinement au financement collectif des infrastructures, des budgets, des services publics européens?
- [Projet libra de monnaie numérique de Facebook] Personne ne peut accepter que des multinationales qui ont plus d’un milliard d’utilisateurs se transforment en États privés. Et se dotent d’une monnaie capable de concurrencer les devises souveraines, voire de déstabiliser les réserves des banques centrales, sans obligations de contrôle sur les risques de blanchiment d’argent ou de lutte contre le financement du terrorisme.
- La France est le pays le plus engagé sur la finance verte. Le point clé est de parvenir à standardiser les données et à définir ce que sont les activités vertes, c’est-à-dire la taxonomie. L’Europe doit définir son propre modèle, au risque de se le voir imposer de l’étranger, par exemple des États-Unis. Une fois défini, les banques, les assureurs ou les gestionnaires d’actifs pourront mettre en avant leur label et donc mieux orienter les capitaux vers l’économie bas carbone.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- [Propos raciste de Nadine Morano à l’encontre de Sibeth Ndiaye] «Ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme, ou le rejet de l'autre» (Jacques Chirac). Un jour, Nadine Morano a peut-être été républicaine. Tel n’est définitivement plus le cas.
- Nos sapeurs-pompiers pourront expérimenter le port de caméras individuelles grâce à un décret paru ce jour pour mieux les protéger. Il y a, en France, 3 agressions de sapeurs-pompiers par jour : ce dispositif permet d'identifier plus facilement les auteurs de ces actes odieux.
- «En passant le permis plus tôt, j’ai pu me concentrer sur mon bac». Désormais tous les jeunes ayant suivi une formation en conduite accompagnée pourront passer l’examen pratique dès 17 ans. Sur les 20 heures de conduite obligatoires pour passer le permis, jusqu’à 10 pourront être effectuées sur simulateur contre 5 actuellement : une formation moins onéreuse et un apprentissage plus complet.

Agnès Buzyn (ministre des Solidarités et de la Santé)
- Le monde du travail de 2019 n'est pas celui de l'après-guerre. Nous devons penser un nouveau système de retraites plus équitable, mieux adapté aux nouvelles carrières et dans lequel les jeunes auront de nouveau confiance.
- Nous ne sommes pas en train de réformer le système actuel [des retraites], nous sommes en train de penser un nouveau système.

Jacqueline Gourault (ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)
- L'État du XXI° siècle doit être catalyseur de projets et partenaire des collectivités.
- [Propos raciste de Nadine Morano à l’encontre de Sibeth Ndiaye] «Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.» (André Frossard)

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes et contre la Lutte contre les discriminations)
[Propos raciste de Nadine Morano à l’encontre de Sibeth Ndiaye] vos propos sont racistes, déplacés, blessants et injurieux non seulement pour la porte parole du gouvernement mais pour toutes les personnes attachées aux valeurs de la République.

● LaREM
Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Les propos ouvertement racistes de Nadine Morano sont indignes d'une responsable politique. Vous devez les retirer et présenter vos excuses, sous peine de poursuites. Soutien politique et amical à Sibeth Ndiaye, au nom des députés LaREM.

●UDI
Un Etat de droit incapable de faire régner l'ordre et respecter les lois poussera l'électorat modéré vers les extrêmes. Nous ne nous y résignons pas !

● Autres
Team Progressistes
Les diners n'étaient pas privés. Il n'y avait pas de sèche-cheveux plaqué or. Il n'y avait pas de logement loué en dehors des règles On peut toujours débattre de la bonne utilisation des deniers publics par nos élus, mais ce qu'a fait Mediapart à François de Rugy est grave.