2005-2025: 20 ANS D'INFORMATION SUR LE CENTRE ET LE CENTRISME

samedi 14 février 2026

Propos centristes. France – Santé mentale des enfants / Pour une école sûre / Protection de l’eau / Contre les monopoles dans les médias / Plan énergie / Il y a 20 ans, Ilan Halimi…


Voici une sélection, ce 14 février 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Discours lors de la cérémonie d'hommage à Ilan Halimi] Ilan Halimi avait la vie devant lui, une famille aimante, sa mère, Ruth, ses sœurs. Des amis présents et des rêves. Des rêves comme on en a à 23 ans, et le sourire de ceux qui regardent l'autre comme une promesse.
Ilan Halimi était Juif. Et c'est parce qu'il était Juif, que depuis 20 ans, il manque à tous.
C'est parce qu'il était Juif qu'il subît un supplice innommable, calvaire de 24 jours venus du fond des âges.
Tout est effroi dans l'horreur barbare qui s'est nouée il y a vingt ans : l'enlèvement d'Ilan, pensé, prémédité, organisé. Sa séquestration dans une cave à Bagneux. La croyance que parce qu'il était Juif, il aurait de quoi payer d'invraisemblables rançons. L'absurdité des préjugés antisémites, la mécanique de la torture, la négation de son humanité.
Tout est effroi. La barbarie des assassins, la cruauté des complices, le pacte de lâcheté de ceux qui ont fait semblant de ne pas voir. Tout est effroi. Et cet effroi ne peut s'atténuer, car en 20 ans, la barbarie antisémite n'a pas reculé. Au contraire, elle n'a cessé de se régénérer.
Barbarie de ceux qui, profanant une stèle, dégradant les lieux érigés en sa mémoire, arrachant son arbre, ont voulu tuer Ilan Halimi une seconde fois. Barbarie des terroristes d’Otzar Hatorah qui ont emporté en 2012 Myriam Monsonégo, Jonathan, Arié et Gabriel Sandler ; des djihadistes de l'Hypercasher qui ont assassiné en 2015 Yohan Cohen, Yohav Hattab, Philippe Braham et François-Michel Saada.
Barbarie des meurtriers de Sarah Halimi, de Mireille Knoll, de René Hadjadj et je n'oublie pas Sébastien Selam.
Barbarie hors de nos frontières des assaillants de la synagogue de la Ghriba, de celle de Heaton Park. Barbarie des assassins de Bondi Beach.
Oui, en 20 ans, et malgré l'action résolue de nos policiers, gendarmes, magistrats, professeurs, élus, l'hydre antisémite n'a cessé de progresser. Prenant sans cesse des visages nouveaux, elle s'est immiscée dans l'intimité de nos sociétés, dans chaque interstice, elle aussi accompagnée trop souvent par ce même pacte de lâcheté, ne pas dire, refuser de voir.
L'antisémitisme islamiste, celui qui est à l'origine du pogrom du 7 octobre, et que tente de déployer sur notre sol des prêcheurs de haine qui, dans le champ physique, comme dans le champ numérique, avec parfois des médias étrangers complices, entendent faire régner la terreur.
L'antisémitisme d'extrême gauche, qui veut substituer à la lutte des classes une supposée lutte des races, dans de glaçants amalgames, et qui le dispute à celui de l'extrême droite et ses clichés sur la puissance et la richesse.
L'antisémitisme qui utilise le masque de l'antisionisme pour progresser à bas bruit. Celui qui s'appuie sur la critique de la politique menée par Israël pour décrédibiliser, assigner, nier le droit à l'existence de l'État hébreu, et finit par nier le droit des Juifs eux-mêmes à vivre. Celui-là même qui, dans une inversion historique vertigineuse, entend faire des Juifs des génocidaires de manière inacceptable et odieuse.
L'antisémitisme numérique qui, dopé par les algorithmes et l'inaction coupable des plateformes, gagne des hommes ordinaires, corrompt notre jeunesse et, se démultipliant, harcèle des milliers de nos compatriotes jusque dans leur intimité, hante les jours et les nuits, les rêves et les imaginaires.
Toutes ces expressions contemporaines de l'antisémitisme qui se recomposent et se combinent avec ses formes plus anciennes rendent possible l'inacceptable banalité du mal. Oui, une jeune fille qu'on surnomme « la Juive » dans une boucle d'étudiants, un élu que l'on traite de « sale sioniste » dans une manifestation, des militantes féministes juives qu'on met de côté dans les cortèges de la Journée internationale du droit des femmes le 8 mars, des classes où l'on renonce à enseigner la Shoah, trop sensible, trop dangereuse, une synagogue incendiée à Rouen, une autre attaquée à La Grande-Motte, un rabbin agressé en pleine rue à Orléans, un autre, cher Elie Lemmel, agressé à deux reprises en seulement une semaine.
Tant et tant de tentatives de déshumaniser nos compatriotes juifs, tant et tant d'insultes, de coups, de menaces, d'angoisses, tant et tant que les statistiques des actes antisémites, en forte hausse depuis le 7 octobre, n'enregistrent qu'imparfaitement. Car ces chiffres disent déjà l'inacceptable, mais ils occultent le quotidien intenable, les insultes, les regards, les humiliations qui excluent et oppressent.
La France s'oublie quand elle laisse se développer en son sein ces barbaries du quotidien qui font le lit des plus grands crimes. La France s'oublie quand certains de ses enfants sont contraints de changer de nom sur leur application, de retirer leur mezouzah, de cacher leur kippa ou de mentir sur leur identité.
La France s'oublie quand certains de ses enfants hésitent à sortir le soir de peur, me disait il y a quelques jours encore un jeune lycéen, de devenir le prochain Ilan Halimi.
La France s'oublie quand l'angoisse l'emporte sur la protection républicaine, la solitude sur la solidarité, le sentiment d'abandon sur la fraternité.
C'est pourquoi la lutte contre l'antisémitisme est le combat de chaque Français. Parce qu'on ne saurait effacer les Français juifs de la photo de famille de la République, parce que lorsque dans la patrie un Juif est en danger, c'est la patrie elle-même qui est en danger. Et de cela, je veux que nul n'en doute aujourd'hui, ici.
Quand des questions se posent, quand les doutes affleurent, quand la peine prend le dessus, n'oubliez jamais cela. Votre place est ici, pas simplement parce que c'est votre pays, mais parce que la France a besoin de vous pour rester elle-même.
Beaucoup, beaucoup a été entrepris par les gouvernements successifs en matière de sécurité des lieux de culte, de formation des forces de sécurité et des magistrats, d'éducation, de diplomatie, avec l'adoption de la définition de l'antisémitisme telle que reconnue par l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste. Souvent, face aux agressions, aux insultes, nos compatriotes se lèvent, s'interposent, s'indignent. Mais la mobilisation doit redoubler.
Pour lutter contre le poison de la haine numérique, la France demandera solennellement des comptes aux grandes plateformes et des résultats mesurables dans le retrait rapide des contenus haineux. Si les engagements ne sont pas tenus, nous activerons le droit européen qui prévoit des amendes significatives, et j'ai saisi la présidente de la Commission européenne en ce sens. N'en déplaise à certaines puissances qui voudraient nous donner des leçons, dans la France des Lumières, le free speech s'arrête à l'antisémitisme et au racisme. Nous demanderons des comptes et exigerons des résultats.
Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et de crimes antisémites semblent dérisoires. Trop souvent encore, le caractère antisémite des délits comme des crimes peine à être reconnu. Nous renforcerons la formation en ces matières de nos magistrats. Et pour faire la transparence et la vérité, je souhaite que soit mis en place un suivi précis des peines et des sanctions. Sur cette base, le Gouvernement et le Parlement travailleront à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes.
Nos élus sont les sentinelles de la République et doivent le rester. La justice est saisie concernant les déclarations de certains d'entre eux et l'autorité judiciaire fait son travail en toute indépendance. Pour l'avenir, je souhaite qu'une peine d'inéligibilité obligatoire soit instaurée pour les actes des propos antisémites, racistes et discriminatoires.
L'école, la justice, les élus, la mobilisation doit être générale, celle de l'État, du Gouvernement, de l'ensemble des services, celle de tous dans la République.
Il y a eu trop de mots, il y a eu trop de morts. L'heure est à l'action et à une intransigeante mobilisation patriotique et républicaine. Celle qui s'inscrit dans les pas de Zola, Jaurès, Clemenceau et Picquart qui défendirent Dreyfus. Et se tiendra le 12 juillet prochain, pour la première fois, la journée de commémoration pour Alfred Dreyfus que nous avons décidée.
Celle qui aime Robert Badinter, son humanisme et son goût de la liberté.
Celle qui aime Marc Bloch, qui sera panthéonisé le 23 juin et aimait à dire qu'il ne se revendiquait Juif que face à un antisémite.
Celle qui se reconnaît en De Gaulle, qui emporta avec lui la République, loin de l'antisémitisme d'État de Vichy, Pétain et Laval.
Celle de tous nos combats contemporains auxquels nous ne céderons rien.
Ilan Halimi avait la vie devant lui. Le chêne que nous plantons ici à l'Élysée ne rendra ni les années fauchées, ni le vide laissé. Mais par lui, le souvenir d'Ilan vivra dans le cœur et l'esprit de tous les occupants de ces lieux, comme un rappel et comme une exigence.
Que nous dit surtout cet arbre, Ilan en hébreu ? Que la place de ce combat contre l'antisémitisme est ici, parce que ce combat est existentiel pour la France et pour la République. Car comme le clamait l'Abbé Grégoire, en actant l'entrée des Juifs dans
la citoyenneté française : « La France sans les Juifs est un arbre sans tiges ». Et que la République est indéracinable, tout comme son souvenir ici, désormais. Et qu'ils pourront bien tenter de tous les arracher, ils ne viendront jamais à bout de la sève républicaine et de l'esprit français, car à la fin, il en restera toujours un et il suffit d'un seul. Et que chaque Française, que chaque Français se le dise : il est ce dernier homme qui porte l'honneur de tous et qui doit reprendre tous ses combats.
À Ilan Halimi, à sa famille, à toutes les victimes d'antisémitisme, à vous tous, je fais le serment que dans ce combat, la République vaincra, car la République, c'est vous, c'est nous, c'est à chaque seconde, celle ou celui qui se bat pour la dignité de l'autre. Alors oui, nous vaincrons.
Vive la République, vive la France.

> Solidarité avec nos concitoyens touchés par des crues et inondations d’une ampleur rare. Les services de l’État et les sapeurs-pompiers sont pleinement mobilisés à vos côtés. À chacune et chacun : suivez les consignes des autorités et les vigilances en cours. Prudence.

> À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï. Il a perdu la vie à 23 ans seulement. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation. En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue. Au contraire, tout le sens de nos institutions est de civiliser les débats et de protéger la libre expression d’arguments. Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable. La haine qui assassine n’a pas sa place chez nous. J’appelle au calme, à la retenue et au respect.

> À l’Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine. Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l’attaque et évité le pire. J’exprime la solidarité de la Nation au gendarme blessé. Nous pensons aussi avec émotion aux collégiens présents ainsi qu’aux membres du Comité de la Flamme. Face au terrorisme islamiste, la flamme républicaine résistera toujours.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Plan énergie] PPE publiée + Plan d’électrification lancé = l’électricité parmi les moins chères d’Europe.
Investir aujourd’hui, c’est assurer demain une énergie compétitive, locale et souveraine pour se chauffer, se déplacer et produire en France. Dans un monde digitalisé, l’électricité décarbonée, produite ici, est la clé de notre prospérité. Les Français continueront à profiter de l’électricité aux prix parmi les plus bas d’Europe.

> [Plan énergie] Produire plus que l’on consomme, c’est garantir la sécurité d’approvisionnement. La crise énergétique 2022-2023 a coûté 72 Mds€. Nos importations fossiles pèsent encore 60 à 120 Mds€ par an. En 2024, la France a produit 539 TWh (majoritairement nucléaire) et exporté 89 TWh, soit 5 Mds€ pour la balance commerciale. La demande peut bondir : voitures électriques, chauffage, industrie. Or une centrale se construit en années. Il faut anticiper. Le risque n’est pas d’avoir trop d’électricité. Le risque, c’est d’en manquer. Subir les prix ? Non. Assurer notre souveraineté énergétique ? Oui.

> Hydroélectricité : notre socle stratégique et historique est (enfin !) conforté. Pilier de notre souveraineté et de notre aménagement du territoire, les barrages pourront être modernisés pour optimiser les capacités et renforcer un stockage « pilotable ». Grâce à la proposition de loi des députés Battistel et Bolo en cours d’examen au Parlement, les investissements seront protégés. Stabilité, indépendance et aménagement du territoire.

> Éolien terrestre : une trajectoire adaptée, éclairée par les scénarios de RTE, qui tient compte des réalités locales. Ni saturation des territoires et des paysages. Ni stagnation de la puissance de production. Un choix d’efficacité : remotoriser l’existant pour produire davantage là où les projets sont déjà implantés. Performance, acceptabilité, maîtrise des coûts.

> Géothermie : une énergie locale, pilotable et disponible en continu, qui répond aux besoins des territoires, jusque dans nos Outre-mer. Ni dépendance aux importations. Ni projets incertains. Un choix de souveraineté : renforcer la filière et sécuriser les investissements pour développer des projets solides et durables. Méthode, constance, souveraineté.

> Éolien en mer : un cap assumé, la pérennisation d’une filière souveraine. Ni retard stratégique. Ni emballement budgétaire. Un levier de souveraineté : bâtir une chaîne industrielle solide en France depuis Saint-Nazaire, Cherbourg et Le Havre. Des appels d’offres synchronisés avec la montée en puissance des besoins électriques. On planifie selon la demande réelle. Vision, discipline économique, cohérence.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Parce qu’il était juif, il y a 20 ans, Ilan Halimi a été séquestré, torturé et tué par la haine antisémite. Se souvenir, c’est refuser l’oubli. Se souvenir, c’est prendre l’engagement de poursuivre inlassablement le combat contre l’antisémitisme partout où il se cache, le dénoncer partout où il s’exprime, le réprimer partout où il frappe. La République ne cédera jamais face à la haine.

> La plus haute juridiction française a confirmé le non-lieu, désormais définitif, prononcé en faveur des gendarmes en 2023 puis en 2024 dans l’affaire Traoré. Cette décision met un terme à dix ans de procédure douloureuse. La justice est passée.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> La base industrielle et technologique de défense européenne se structure pour répondre aux besoins opérationnels des armées. Depuis 2024, l’initiative European Long-range Strike Approach (ELSA) vise à renforcer les capacités militaires européennes en matière de frappe de précision dans la profondeur, et à structurer les efforts de l’industrie européenne correspondants. L’objectif : s’accorder sur les besoins opérationnels dans plusieurs domaines capacitaires liés aux frappes dans la profondeur, pour développer des capacités et créer des opportunités d’acquisitions communes. C’est un enjeu d'efficacité et de souveraineté pour les pays européens. Hier, avec mes collègues allemand, britannique, italien, polonais et suédois, j’ai signé une lettre d’intention pour lancer une nouvelle phase dans l’un des domaines concernés : les munitions à bas coût. Nous avons convergé sur un besoin opérationnel commun et lancons maintenant les travaux qui doivent aboutir rapidement à des développements communs pour ce type de munitions. Pour assurer notre sécurité, nous nous dotons des moyens de notre défense, en réduisant nos dépendances et en renforçant nos coopérations. C’est l’Europe de la défense en action.

> Notre responsabilité est d’assurer notre défense.

> La sécurité du continent est incontestablement liée à la sécurité de l'Ukraine.

> Aujourd’hui, Sophie Adenot part rejoindre la Station spatiale internationale. Première aviatrice issue de l’Armée de l’air et de l’espace à accomplir cette mission, elle incarne l’excellence, la rigueur et le sens de l’engagement portés par son armée. Depuis des décennies, l’armée de l’air forme des femmes et des hommes capables d’assumer des responsabilités hors norme. Plusieurs astronautes français ont grandi dans ses rangs : cette culture de leadership et de maîtrise s’exprime aujourd’hui à travers Sophie Adenot. Derrière ce décollage, il y a un collectif : formateurs, ingénieurs, équipes techniques et opérationnelles, que je salue.

> En marge de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, entretien avec Níkos Déndias, ministre grec de la Défense. Nos équipes travaillent au renouvellement du partenariat stratégique franco-grec. Coopération en matière d’innovation, mobilisation des instruments européens, présence opérationnelle en Méditerranée : notre relation se renforce et se structure. Les exercices ORION 26 en France puis ARGO 26 en Grèce seront des marqueurs de l’interopérabilité de nos armées et de leur préparation conjointe aux conflits de haute intensité.

> En marge de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, entretien avec Radu-Dinel Miruță, Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale de Roumanie. Nation-cadre de l’OTAN en Roumanie, la France y déploie un bataillon dans le cadre des missions de l'Alliance. Je m’étais rendue à Bucarest le 30 octobre pour envoyer un signal clair de ma volonté de renforcer notre partenariat de défense. Lors de l’exercice DACIAN FALL 2025, j’ai constaté l’engagement de nos forces qui contribuent à la sécurité du flanc Est. L’avenir de l’OTAN passe par le renforcement de son pilier européen. Les alliés peuvent compter sur la détermination de la France, allié crédible, solidaire et fiable.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Plan énergie] L'énergie est la mère de toutes les batailles.
Elle conditionne notre puissance industrielle et la décarbonation de notre économie, garantit notre indépendance vis-à-vis des puissances pétrolières et gazières, et assure notre souveraineté numérique à l'heure de l'intelligence artificielle.
Si nous bénéficions aujourd'hui de l'énergie la plus décarbonée et la plus pilotable d'Europe, c'est grâce aux choix courageux qu'ont faits nos grands-parents, nos parents il y a plusieurs décennies. À la suite des deux chocs pétroliers des années 1970, ils ont lancé un programme nucléaire considérable qui nous procure un avantage stratégique majeur.
Nous avons le devoir d’offrir le même avantage à nos enfants en investissant à notre tour massivement dans notre production énergétique. C'est tout l’enjeu de la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).
Cette PPE nous donne les moyens de nos ambitions en fixant un cap clair : passer de 60% d’énergies fossiles aujourd’hui à 60% d’énergies décarbonées en 2030, et 65% en 2035.
Notre souveraineté énergétique passera d’abord par plus d’électricité, une énergie produite en France, décarbonée, et compétitive.
Fruit d'une concertation de plus de deux ans avec l'ensemble des acteurs économiques et des forces politiques, elle trouve un juste équilibre entre ambition énergétique, réalisme budgétaire et agilité pour l'avenir.
Nous allons construire les infrastructures énergétiques des cinquante prochaines années, des réacteurs nucléaires de nouvelle génération aux parcs éoliens en mer, et en modernisant les installations existantes pour en augmenter la puissance.
C’est le chantier industriel du siècle, un véritable levier de développement économique qui représentera des dizaines de milliers d'emplois, des milliards d’euros d'investissements, des retombées durables pour nos territoires, et un coût maîtrisé pour les finances publiques. Ces infrastructures énergétiques, nous les construirons avec nos usines, grâce aux critères géographiques dans les dispositifs de soutien.
Cette montée en puissance de la production d’électricité s’accompagnera d’un vaste plan d’électrification pour décarboner nos usages et tous les secteurs de notre économie, afin de garantir que la demande d’électricité soit au rendez-vous, tout en réduisant notre consommation globale d’énergie.
Lançons-nous ensemble dans cette aventure énergétique et industrielle au service de la puissance et de l’indépendance de la France.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Il y a deux ans, Alexeï Navalny décédait des suites d’un empoisonnement lié à un des agents neurotoxiques les plus mortels. Nous savons désormais que Vladimir Poutine est prêt à utiliser l’arme bactériologique contre son propre peuple pour se maintenir au pouvoir. La France rend hommage à cette figure de l’opposition, tuée pour son combat en faveur d’une Russie libre et démocratique.

> Le temps joue contre la nation russe. Vladimir Poutine est apparemment prêt à payer un prix très élevé, mais cela se fait au détriment de la nation russe.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La santé mentale de nos enfants et de nos jeunes ne peut plus attendre. On m’a remis cette semaine le rapport sur le repérage précoce en santé mentale chez les jeunes. Merci au Professeur Rachel Bocher, au Professeur Marie-Odile Krebs et à Madame Angèle Malâtre-Lansac pour la rigueur et la force de leurs propositions.
Dans le cadre de la prolongation de la Grande Cause santé mentale en 2026, nous assumons un choix clair : passer du constat à l’action.
- Repérer plus tôt.
- Intervenir avant la rupture.
- Outiller les professionnels de terrain.
- Accélérer l’accès au soin et au rétablissement.
Moins d’errance.
Moins d’urgences.
Plus de prévention.
Je poursuis les échanges avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème pour transformer ces recommandations en décisions concrètes. Agir maintenant, pour protéger durablement la santé mentale de nos jeunes.

> J’ai annoncé lors de mon déplacement au foyer de l’Aide Sociale à l’Enfance de Châlons-en-Champagne, le lancement d’un Tour de France des foyers de l’ASE pour renforcer la sécurité, le suivi et le soutien des enfants confiés. Je me suis déplacée pour constater directement les faits graves survenus ce week-end et échanger avec les équipes, les services de l’État, le Département et l’autorité judiciaire. La survenue de violences entre mineurs confiés, au sein du foyer, est inacceptable. La sécurité des enfants protégés par l’Aide sociale à l’enfance n’est pas négociable. Nous agissons sans délai pour protéger les plus vulnérables et soutenir les professionnels pleinement engagés sur le terrain. Cette visite a permis de faire le point sur les difficultés structurelles : prise en charge des jeunes aux comportements violents, articulation avec la justice des mineurs, accès aux soins pédopsychiatriques. Le déploiement du parcours coordonné renforcé de soins «Enfance protégée» doit permettre une prise en charge adaptée à l’état de santé de ces enfants sévèrement négligés ou violentés. Le Gouvernement est pleinement mobilisé.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Depuis des mois, j'alerte : personne ne doit enjamber les élections municipales. À la veille de la présidentielle, elles sont décisives. Et j'alerte sur 2027. Nous avons un devoir et un seul: celui de l'unité pour éviter au pays le choix mortifère entre le RN et LFI.

> Parce que nous sommes la France, nous sommes pris pour cible par le terrorisme islamiste. Il faut du sang-froid et de la lucidité. Quand nous réarmons le pays, quand nous renforcerons nos forces armées, nous nous donnons les moyens de lutter. 

> Certains en viennent à traiter les Français juifs de «génocidaires»: mesure-t-on le sens de ce mot, sa portée historique ? Les mêmes sont obsédés par Israël. Israël est le seul État au monde dont ils appellent à la destruction. Soyons lucides.

> Les élus de la République ont un devoir d'exemplarité : qui peut accepter que des élus condamnés pour des faits d'antisémitisme ou de racisme puissent le lendemain représenter les Français ?

> Quand on est un élu de la République, on a un devoir d'exemplarité. L'antisémitisme, le racisme, les discriminations sont des blessures faites à la République. L'inéligibilité obligatoire annoncée par le Président de la République est une nécessité républicaine.

> 20 ans après la mort d’Ilan Halimi, assassiné parce qu'il était juif. L’antisémitisme n’est pas un combat du passé. Et ce n'est pas le combat des juifs : c'est le combat des Justes.

 

Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée de la Mer et de la Pêche)
> Ambition : protéger notre océan
Lors de la première réunion de la coalition des Pionniers de l’Océan, à Lisbonne, nous avons réuni 17 pays qui partagent une ambition commune : protéger l’océan, notre bien commun. Cette coalition, portée principalement par la France, Tuvalu et le Panama, rassemble des pays ayant à la fois ratifié le traité pour la protection de la biodiversité en haute mer (dit BBNJ) et rejoint le moratoire concernant l’exploitation des grands fonds marins.
Ces deux jours de discussion nous ont permis d’adopter la déclaration de Lisbonne qui réaffirme notre ambition commune pour les échéances à venir : la mise en œuvre effective du traité BBNJ, la mobilisation nécessaire en amont des réunions de l'Autorité internationale des fonds marins, une plus large intégration de l’océan dans la COP 17 biodiversité, et la COP31 climat.
Je remercie également mon homologue portugais, le Professeur Salvador Malheiro, avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger sur notre vision commune de la politique maritime : soutien à la décarbonation du transport maritime, gouvernance européenne de l'océan, appui à la science comme outil d'aide à la décision politique, et gestion durable des stocks halieutiques.
Ce passage à Lisbonne a également été l’occasion de visiter le centre opérationnel de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) et d’aller à la rencontre des agents dont les missions concernent à la fois les événements de pollution marine, le suivi des flottes fantômes ou encore la sécurité en mer.
Cette visite souligne à quel point la coopération européenne est clé pour assurer la gestion des enjeux maritimes, qui ne connaissent pas de frontières, et à quel point l'océan est un vecteur du multilatéralisme.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> [Protection de l’eau / Intervention à l’Assemblée] Cette proposition de loi nous invite à nous poser une question essentielle : celle de la qualité de notre eau et des moyens qui permettent de la protéger. Elle nous engage à dépasser la question environnementale pour nous intéresser à celle, absolument centrale, de la santé de nos concitoyens. En effet, une eau polluée est avant tout une eau qui met en danger celles et ceux qui la consomme. Cela nous incite donc aussi à faire preuve d’humilité.
Disons-le sans alarmisme, mais avec lucidité : l’état de notre ressource en eau est critique. Les pollutions accumulées depuis des décennies menacent sa qualité et, à terme, sa disponibilité. Face à ce constat, l’État et les collectivités territoriales ont le devoir de protéger, de mieux anticiper et d’être transparents.
Aujourd’hui, lorsqu’un captage est pollué, deux solutions s’offrent à nous. La première, la plus radicale, consiste à le fermer. Vous avez rappelé, monsieur le rapporteur, qu’ils ont fermé en grand nombre au cours des quarante dernières années. La seconde solution consiste à traiter l’eau. Là aussi, les chiffres sont éloquents : sur les 32 800 captages recensés, près de neuf sur dix nécessitent un traitement avant distribution.
Bien sûr, ce traitement a un coût. Ainsi, le coût des traitements contre les pesticides et les engrais azotés minéraux est déjà estimé entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an, et pourrait atteindre jusqu’à 5 milliards d’euros par an. Ce coût est directement supporté par les Français. En deux ans et demi, le prix de l’eau a déjà augmenté de 16 %.
Par ailleurs, force est de constater qu’il y a également une hétérogénéité territoriale : tous les territoires ne seront pas logés à la même enseigne. Les habitants des communes rurales risquent de payer le plus lourd tribut, dans la mesure où ils devront assumer, pour une plus petite population, des coûts d’investissement bien plus élevés que dans les zones urbaines.
Nous avons donc le choix entre deux impasses : fermer des captages ou augmenter les coûts de traitement de manière exponentielle. Si nous voulons nous en sortir, nous devons agir en amont, en renforçant la prévention et en protégeant mieux nos captages face aux menaces de pollution.
Ce constat ne date pas d’hier. De nombreuses mesures ont déjà été prises en ce sens. Dès 2009, à l’occasion du Grenelle de l’environnement, des dispositifs ont été adoptés pour protéger la qualité de l’eau de plus de 530 captages désignés comme prioritaires, auxquels se sont ajoutés 500 captages supplémentaires en 2013. Il faut désormais y ajouter les points de prélèvements définis comme les plus à risque à l’échelle de chaque bassin hydrographique, grâce aux schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage).
Cependant, ce travail d’identification n’a pas toujours été suivi d’actions suffisantes. Aujourd’hui, 88 % de ces captages prioritaires –
 soit un peu moins de 1 000 dentre eux – connaissent au moins un dépassement des seuils de qualité de leau. Cest pourquoi dautres actions ont aussi été déployées.
Premi
èrement, les financements dédiés à la qualité de leau ont été augmentés. C’était lobjet du plan « eau », présenté par le président de la République en 2023, qui a permis de planifier une hausse du budget des agences de l’eau à hauteur de 475 millions d’euros supplémentaires par an. Cette hausse a été financée par une augmentation progressive des redevances dans les lois de finances depuis 2024.
La loi de finances initiale pour 2024 a ainsi relevé la redevance pour prélèvement sur les énergéticiens de 100 millions d’euros et celle sur les industriels de 20 millions d’euros. Cette année, quand la nation se sera dotée d’un budget, nous pourrons également compter sur le relèvement du plafond des taxes affectées aux agences de l’eau à hauteur de 135 millions d’euros –
 au passage, sans budget, la nation naurait pas pu renforcer les moyens de ces agences.
Deuxi
èmement, le lancement du groupe national captage en 2025, à linitiative dAgnès Pannier-Runacher, dAnnie Genevard et de Yannick Neuder, a permis de renforcer la mise en œuvre des mesures de protection. Grâce à cette instance, nous pourrons poursuivre le travail didentification des aires de captage les plus sensibles, sécuriser en priorité les captages menacés et accompagner les collectivités, les agriculteurs et les industriels avec des solutions progressives et adaptées.
Sans présager de l’issue des discussions en cours et des compromis qui seront trouvés, je souhaite rappeler que l’approche du gouvernement se fonde sur trois principes. Le premier consiste à mener une action ciblée. Il s’agit de concentrer les efforts de la puissance publique sur les captages les plus sensibles aux pollutions. Le deuxième s’appuie sur une action progressive. Elle ne vise pas à interdire les activités économiques du jour au lendemain, mais, au contraire, à orienter vers des changements de pratiques au sein des aires d’alimentation de captage les plus sensibles. Le troisième consiste à accompagner les personnes concernées, notamment nos agriculteurs. La protection de l’eau, mesdames et messieurs les députés, ne se fera jamais contre les agriculteurs ; elle se fera avec eux.
J’en viens maintenant à votre proposition de loi. C’est une excellente occasion pour le Parlement de se saisir du sujet sensible de la gestion de l’eau potable. Je tiens aussi à souligner que ce texte poursuit une ambition que nous partageons : préserver la qualité de l’eau dans les aires d’alimentation de captage. Je constate enfin qu’il partage en grande partie l’approche que nous défendons sur la protection de la ressource.
Cela étant dit, je note néanmoins plusieurs points de divergences. C’est d’abord le cas d’abord sur l’approche ciblée. Vous proposez d’imposer à toutes les collectivités compétentes en matière de gestion de l’eau de délimiter des aires d’alimentation de captage et d’élaborer des programmes d’action, quel que soit l’état de la ressource, et ce, dans un délai très court.
Une telle systématisation comporte un double risque. Premièrement, celui d’augmenter fortement le coût pour les collectivités territoriales. Deuxièmement, celui d’introduire des lourdeurs administratives. Je pense notamment à la systématisation des arrêtés de zones soumises à contrainte environnementale ainsi qu’à la prise en compte des projets de territoires pour la gestion de l’eau (PTGE) et des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) –
 autant de formalités qui pourraient retarder notre action sur les captages les plus exposés. Sachons cibler ce qui est prioritaire.
La proposition de loi manque
également de mesure sagissant des dispositions dinterdiction dusage des pesticides. Alors que nous défendons une approche graduée et progressive, vous ne laissez aux collectivités quun seul instrument : linterdiction. Quant à la question de l’accompagnement des agriculteurs, force est de constater qu’elle n’est même pas abordée.
Plusieurs amendements ont été déposés –
 notamment par le groupe Ensemble pour la République, que je remercie – afin de limiter les charges pesant sur les collectivités territoriales, de redonner de la souplesse dans la limitation de lusage des pesticides, et de cibler davantage les captages les plus sensibles et les plus prioritaires.
Le gouvernement y sera favorable, ces amendements rapprochant le texte des grands principes qui ont été actés dans la feuille de route sur les captages. Car, au fond, nos objectifs ceux de la ministre de la transition écologique sont très clairs : nous voulons mener une action ciblée et proportionnée, qui n’oppose ni les territoires ni les professions, mais qui protège les Français. C’est cette voie d’équilibre que le gouvernement continuera de défendre pour garantir l’accès à une eau de qualité, non seulement aux générations actuelles, mais aussi aux générations futures. (

 

David Amiel (ministre délégué auprès de la ministre de l’action et des comptes publics chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État)
> Le téléphone est le premier accès au service public. À la CPAM du Vaucluse, le plan téléphone lancé en 2023 porte ses fruits : les appels pris en charge sont passés de 68 % à 86 % en 2 ans, avec un très haut niveau de satisfaction. Un service public plus présent, plus humain.

 

● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature

> La programmation pluriannuelle de l’énergie est publiée !
Si nous voulons produire plus d’électricité c’est d’abord parce que cela doit nous permettre de remplacer peu à peu les énergies fossiles.
Car les énergies fossiles présentent plusieurs défauts majeurs :
- On ne les produit pas sur notre sol
- Nous n’avons donc pas leur main sur leur prix
- Elles sont à l’origine du réchauffement climatique par le rejet de gaz à effet de serre.
Choisir l’électrique au lieu des énergies fossiles :
- C’est faire le choix d’une énergie produite chez nous, en particulier grâce à notre parc nucléaire
- C’est aussi faire le choix de soutenir nos filières d’énergie renouvelable et de créer de nouveaux emplois
- Et c’est enfin nous donner les moyens d’atteindre notre objectif de neutralité carbone à horizon 2050.
Pour tenir cette échéance, nous disposons désormais d’une feuille de route précise : la stratégie nationale bas carbone. Et d’un outil : la programmation pluriannuelle de l’énergie. Et bientôt, le plan électrification.
L’enjeu est désormais d’accélérer leur déploiement. De rapprocher les Français des usages électriques avec lesquels ils ne sont pas encore familiers. Cela, dans un objectif climatique mais aussi industriel. Car il s’agit aussi de soutenir les filières
🇫🇷 qui ont fait le choix de suivre ces nouvelles trajectoires. L’objectif maintenant est de faire en sorte qu’en 2030, 60 % de l’énergie qui est consommée en France soit de l’énergie décarbonée.
Cela, autour de 4 chantiers prioritaires.
- L
industrie : LEtat a soutenu lindustrie dans la voie de la décarbonation avec un soutien de 1,6 Md pour 7 sites industriels parmi les 50 plus émetteurs de CO2 en France. Rien que ces 7 sites sont l’équivalent de la rénovation de 1,5 millions de logements.
- Le num
érique : la France a été en 2025 le pays le plus attractif pour linstallation de data centers dédiés à lintelligence artificielle grâce à son électricité décarbonée. Nous continuerons dans cette voie grâce aux 35 sites que nous avons équipé pour les prochains data centers.
- Le b
âtiment : nous allons accélérer le déploiement des pompes à chaleur pour en faire le moyen de chauffage le moins cher pour lensemble des Français.
- Les transports : la transition vers le v
éhicule électrique est déjà bien amorcée. Nous envisagerons, en 2026, de nouvelles modalités pour quun voiture achetée sur 3 soit électrique.
Bien évidemment, ces mesures ne seront pas imposées depuis Paris. Pour chaque secteur, nous formerons un groupe de travail qui réunira les filières, les syndicats et les élus locaux. L’objectif : aboutir à des solutions efficaces techniquement, mais aussi acceptables socialement et économiquement.
Ce plan d’électrification sera à la mesure de ce que nous avons su faire il y a 50 ans avec le Plan Messmer. À l'époque, c'était pour notre souveraineté. Aujourd'hui, c'est pour notre indépendance et l’avenir de notre climat.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Lettre aux parents pour une école sûre] Madame, Monsieur, cher parent,
Je me permets de m’adresser directement à vous, en votre qualité de parent d’élève.
Ces dernières années, et plus particulièrement ces dernières semaines, ont été marquées par plusieurs agressions particulièrement violentes, tant à l’encontre de personnels de l’éducation nationale qu’entre élèves. Plus généralement, nous constatons une forme de banalisation de la violence, extrême, qui plus est. Cela prend aussi la forme de harcèlement, dont plus d’un enfant par classe en moyenne est victime, avec des conséquences destructrices.
Une telle situation est inacceptable, pour nos enfants comme pour l’institution et ses personnels.
Lorsque vous confiez votre enfant à l’École, vous le confiez à des femmes et à des hommes qui ont choisi de dédier leur vie professionnelle à le faire progresser. Recrutés et formés par l’État, ils assurent la plus noble des missions : celle d’amener chaque enfant de France au meilleur de ses potentialités et lui permettre de devenir un citoyen libre et éclairé. Inlassablement, les professeurs instruisent, transmettent, forgent l’esprit critique et éveillent la conscience civique de votre enfant. C’est notre boussole, et nous en sommes fiers.
Outre les professeurs, ce sont des centaines de milliers de personnels qui assurent, auprès de vos enfants, la double mission de l’École : instruire et protéger. Ce sont les directrices et directeurs d’école, les cheffes et chefs d’établissement, les accompagnantes et accompagnants d’élèves en situation de handicap, les infirmières et infirmiers, les médecins, les psychologues, les assistantes et assistants sociaux, les conseillères et conseillers principaux d’éducation, les assistantes et assistants d’éducation, les personnels administratifs, ainsi que tous les personnels des communes, départements et régions qui se mobilisent chaque jour pour que nos enfants apprennent dans les meilleures conditions.
L’École repose sur un ensemble de principes et de valeurs qui ne sont ni amendables, ni négociables. Elle assure un service public d’éducation de qualité, et permet à tous les enfants de France d’accéder au savoir. Elle constitue une chance immense. Ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le fruit d’une volonté, née avec la République : celle de faire de l’École le berceau de notre destin commun. Nous devons une grande partie de ce que nous sommes à nos professeurs, et nous leur devons le devenir de nos enfants. Ils sont notre fierté et notre espoir. Nous sommes redevables envers les professeurs et tous les personnels. En un mot, nous sommes redevables à l’institution.
Nous nous mobilisons chaque jour pour faire réussir vos enfants, mais nous ne pouvons y parvenir sans vous. Vous êtes nombreux à être engagés dans la vie de votre école ou établissement, notamment en tant que parents d’élèves élus. Au-delà, vous témoignez régulièrement votre soutien à l’institution scolaire et à ses personnels, et vous vous impliquez chaque jour dans la réussite de vos enfants. Au nom de toute l’institution, je vous en remercie.
Cependant, cet avenir ne peut se construire si nos enfants sont confrontés à la violence.
La situation me semble donc exiger un sursaut collectif pour préserver ce qui nous unit. L’École fait beaucoup, mais elle ne peut pas tout. Sa réussite n’est possible que si chacun s’engage à respecter et à faire respecter l’institution scolaire et tous ses personnels, et si nous nous unissons, tous, contre la violence verbale ou physique. L’École doit être, pour chaque enfant, un lieu où il puisse grandir et apprendre en paix, en sécurité, à l’abri de toute pression et de toute violence. Ceci implique, bien sûr, que l’institution soit exemplaire. Nous travaillons chaque jour en ce sens. Cela implique également que l’État mette tout en œuvre pour assurer la sécurité dans les établissements et à leurs abords. Avec le ministre de l’Intérieur, c’est notre priorité absolue.
Face au fléau de la violence et du harcèlement, nous avons aussi besoin de votre implication personnelle en tant que parent.
Cette mobilisation doit porter sur tout le spectre de la violence : nous ne pouvons admettre ni la banalisation de l’insulte, ni, plus grave encore, les violences physiques ou le port d’armes blanches. Un enfant ou un jeune n’a pas à avoir de couteau dans sa poche. Il n’a pas à agresser verbalement ou physiquement ses professeurs ou les personnels de l’éducation nationale. Il n’a pas à être violent, tout simplement. Il en va de même de ses parents. Ces exigences ne relèvent pas seulement du bon sens : elles découlent de la loi, qui garantit le respect dû aux personnels chargés d’une mission de service public d’éducation et impose à chacun d’en accepter les règles. À l’École, on écoute les adultes, on les respecte et on s’instruit grâce à eux. On accepte leurs conseils, remarques et évaluations. On débat, on réfléchit et on progresse au contact d’idées qui ne sont pas forcément les siennes. De la même façon, on respecte ses camarades, on admet leur diversité. On devient autonome et on apprend à vivre en société.
Nous savons tous que les comportements violents de certains jeunes ont des causes multiples. Il n’y a pas de solution unique : nous détenons tous une petite partie de la solution pour les éviter et protéger nos enfants.
Nous avons donc besoin de vous. Besoin que vous parliez, dans les prochains jours et régulièrement, tout au long de l’année, avec vos enfants, pour leur rappeler et leur faire respecter ces règles élémentaires. Besoin de votre vigilance pour nous signaler tout fait de harcèlement ou de violence dont ils seraient victimes ou témoins, afin que nous puissions intervenir au plus vite, protéger les élèves victimes et sanctionner les auteurs. Besoin que, par votre exemple et le respect que vous portez vous-mêmes aux professeurs et à l’institution, vous leur appreniez à voir dans l’École et dans ses personnels une chance unique. Besoin, simplement, que vous affirmiez dans le cercle familial l’autorité de l’École et de ses personnels, tout comme le respect dû à chaque élève.
Madame, Monsieur, cher parent, il n’est pas de plus grand bonheur, pour tout personnel de l’éducation nationale, que de voir un élève progresser et s’épanouir. Cela, nous le construisons ensemble chaque jour. La tâche est immense. Elle est complexe. Mais nous portons, vis-à-vis de nos enfants, une exigence commune, faite de progrès, d’attention et de protection.
Pour votre enfant, vous pourrez toujours compter sur l’École et ses personnels. Nous comptons aussi sur vous.
En vous remerciant par avance, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, cher parent, à toute ma considération et à mon dévouement.

> Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs actes violents d’une extrême gravité, comme celui qui a frappé une de nos professeures à Sanary-sur-Mer la semaine dernière. Cette banalisation de la violence appelle un sursaut collectif pour préserver ce qui nous unit.
L’Ecole doit être, pour chaque enfant, un lieu où il puisse grandir et apprendre en paix, en sécurité, à l’abri de toute pression et de toute violence. Ceci implique bien sûr que l’institution soit exemplaire. Nous sommes en train de mettre en œuvre plusieurs mesures : renforcement du contrôle d'honorabilité, création d'un adjoint à la Médiatrice en charge de la protection de l'enfance et des droits des enfants à l'Ecole, renforcement des contrôles de sécurité aux abords des établissements.
Mais si l’École fait beaucoup, elle ne peut pas tout. Parents, nous avons besoin de vous. Besoin que vous parliez, dans les prochains jours et régulièrement, tout au long de l’année, avec vos enfants, pour leur rappeler les règles élémentaires de respect dû à l'Ecole, aux personnels, aux autres et à eux-mêmes. Besoin de votre vigilance pour nous signaler tout fait de harcèlement ou de violence dont ils seraient victimes ou témoins, afin que nous puissions intervenir au plus vite, protéger les victimes et sanctionner les auteurs. Besoin que, par votre exemple et le respect que vous portez vous-mêmes aux professeurs et à l’institution, vous leur appreniez à voir dans l’Ecole et dans ses personnels une chance unique. Besoin, simplement, que vous affirmiez dans le cercle familial l’autorité de l’école et de ses personnels.
C'est ce que j'ai souhaité partager aujourd'hui avec tous les parents d'élèves pour que nous agissions ensemble.

> Il y a 20 ans, Ilan Halimi était enlevé, torturé et assassiné. Parce qu’il était juif. Nous n’oublions rien.
Combattre l’antisémitisme, sous toutes ses formes, sous tous ses masques, sans relâche, c’est défendre l’essence même de notre République.
Hier, le matin à l’Élysée pour la plantation d'un chêne en sa mémoire, puis l'après-midi à Matignon pour la remise du prix Ilan Halimi, j’ai vu des élèves engagés, lucides, déterminés. Là où certains voudraient nous diviser, eux rassemblent. Ils ne s’arrêtent ni à la confession, ni à la couleur de peau. Ils voient dans chaque femme et chaque homme leur égal. C'est cela la République.
Cette nouvelle génération de jeunes qui s'engagent pour faire reculer les ténèbres fait notre fierté. Elle incarne la promesse d’une France unie contre la haine.

> Les sciences, c'est aussi bien pour les filles que pour les garçons !
Pourtant, les jeunes femmes sont beaucoup moins nombreuses dans les parcours scientifiques. Ce n'est pas une fatalité. Evolution des pratiques pédagogiques, lutte contre les stéréotypes, stages, importance de rôles modèles. Tout cela fait tomber les barrières.
C'est pour cela que j'ai souhaité lancer, avec 40 associations et partenaires, le collectif Filles & Sciences.
L’objectif : fédérer et articuler toutes nos actions pour mettre en relation, sur tout le territoire, les collégiennes et lycéennes avec des « rôles modèles », afin de leur faire découvrir l'industrie et les sciences, et les aider à se projeter dans les secteurs industriels et scientifiques.
Ensemble, nous allons changer les représentations et écrire l'avenir des sciences à parité !

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Alors qu’une attaque terroriste a visé ce soir des membres de la Garde républicaine à l’Arc de Triomphe, je veux saluer le courage des gendarmes et des militaires de la force Sentinelle qui sont intervenus. Mon soutien à tous ceux qui nous protègent, parfois au péril de leur vie. Comme cette Flamme que nous ravivons chaque soir, la République tient bon et ne cédera jamais.

> Un jeune homme est entre la vie et la mort à Lyon, victime d’une violence aveugle qu’aucune idée, aucune cause, ne justifie. Cette agression est révoltante. Je pense à Quentin, à sa famille, à ses proches. Toute la lumière doit être faite, les auteurs de ce crime retrouvés et punis.

> La lutte contre le racisme et l'antisémitisme doit aussi passer par l'exemplarité des responsables publics. Il n'est plus possible de tolérer certains discours de haine. Je salue la proposition du Président de la République de travailler à la mise en œuvre d'une peine complémentaire d'inéligibilité lorsque de tels actes sont commis. Dès 2021, j'avais formulé une proposition en ce sens. Depuis, la situation n'a fait qu'empirer. Nous devons réagir.

> « J'avais ce rêve de petite fille ». Aujourd'hui c'est une réalité pour Sophie Adenot deuxième française à effectuer un vol spatial après Claudie Haigneré. Quelle fierté ! À toutes les jeunes filles qui rêvent des carrières scientifiques, de devenir ingénieures, d'aller dans l'espace : oui c'est possible !

> Il y a 20 ans, Ilan Halimi était enlevé, torturé, assassiné parce qu'il était juif. Il avait 23 ans. La haine qui l'a tué est toujours là, cherche à s'installer, à se normaliser, à faire oublier. Pour Ilan, pour tous ceux qui portent cette peur au quotidien, pour la République, contre l’antisémitisme, nous restons debout.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> À Lyon, la violence de l'extrême gauche s'est déchaînée. Une victime est entre la vie et la mort. Les faits sont extrêmement graves. Ils appellent une condamnation unanime. Toute la lumière doit être faite. Tous les responsables devront être présentés à la Justice et condamnés avec la plus grande sévérité. Toutes mes pensées vont à la victime, qui s'accroche à la vie, à sa famille et à ses proches.

> Visionnaire. Un temps d'avance. Toujours. Bravo aux équipes de Dassault, de Safran, de MBDA, aux dizaines de PME qui permettent à ce fleuron de notre industrie de s’exporter, de faire rayonner la France à travers le monde ! Et qui n'ont pas attendu le soutien de ces patriotes de pacotille pour croire dans ce projet.

> Décollage imminent pour le rêve, les étoiles et la science ! Chère Sophie Adenot, votre parcours est un modèle d’audace, de force et de passion. Vous êtes une véritable inspiration, en particulier pour toutes les jeunes filles. Faire le choix des maths, des sciences peut emmener loin, parfois jusqu’à la station spatiale internationale et la thermosphère, située à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. À dans 9 mois !

> Il y a 20 ans, jour pour jour, la sauvagerie antisémite emportait Ilan Halimi. Un guet-apens, puis trois semaines de torture, jusqu'à la mort. Pourquoi ? Seulement parce qu'il était juif. Pour Ilan, pour sa famille, pour tous nos compatriotes juifs, je veux dire que nous n’oublions rien. Que nous ne céderons jamais rien. Alors que certains soufflent sur les braises de la haine, nous combattrons, toujours et encore, en première ligne, contre l'antisémitisme. Nous serons implacables, toujours. Il en va de l'honneur de la République.

> Au Parlement européen, Jordan Bardella vient de voter contre l’octroi d’un prêt à l’Ukraine, vital pour sa défense face à l’agresseur russe. Les compromissions, les soumissions, les allégeances d’hier sont manifestement encore très ancrées et vivaces.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Enfin ! Le Premier ministre publie aujourd’hui la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie. Une décision courageuse prise dans l’intérêt supérieur du pays pour protéger les Français. Dans un monde où des pays comme la Russie, l’Algérie, le Qatar ou les Etats-Unis nous fournissent 60% de notre consommation énergétique et 99% du pétrole et du gaz naturel que nous utilisons, il était urgent de redire que notre cap est la diminution de notre dépendance aux énergies fossiles et de donner de la visibilité à nos filières pour qu'elles investissent dans la production d’énergie bas carbone en France. L’objectif ? Atteindre 60 % d’énergie décarbonée d’ici 2030. Nous ne ferons pas le jeu de la Russie et des pays fossiles comme nous pousse à le faire le RN. On connaît les leviers pour y arriver : sobriété et efficacité énergétique, productions renouvelable et nucléaire. Ce sont à la clé des milliers d'emplois français et des dizaines de milliards d’euros d’importations évitées qui pèsent sur notre balance commerciale. Il nous faut maintenant déployer cette feuille de route pour faire baisser durablement les prix et lancer très vite un plan d’électrification des usages. C’est la condition pour engager les investissements dont le pays a besoin et pour sécuriser notre souveraineté industrielle comme énergétique. Je continuerai à pousser cette stratégie essentielle pour réindustrialiser et protéger le pouvoir d’achat des Français.

 

Elisabeth Borne (députée)
> Sophie Adenot s’est envolée vers la station spatiale internationale ! Elle fait la fierté de la France et de l’Europe, une inspiration pour toutes les jeunes filles qui veulent s’engager dans les sciences ! Bon vol et bonne mission.

 

Sandrine Le Feur (députée)
> [Protection de l’eau potable / Intervention à l’Assemblée] Je tiens à le dire d’emblée : ce débat sur la protection des captages d’eau potable ne doit pas être caricaturé. Il ne s’agit ni d’opposer l’écologie à l’agriculture ni d’ajouter une contrainte pour le principe, mais de répondre à une question très simple : sommes-nous capables d’anticiper ou continuerons-nous à réparer dans l’urgence ?
Depuis des décennies, notre pays agit pour la qualité de l’eau. Des plans ont été lancés, des dispositifs ont été instaurés, des accompagnements ont été déployés. Pourtant, nous constatons encore la fermeture de captages, l’augmentation des coûts de traitement et des tensions croissantes dans les collectivités locales, souvent rurales.
L’inaction n’est pas neutre. Elle a un coût financier, territorial et, à terme, politique. Je comprends parfaitement les inquiétudes qui s’expriment, notamment dans le contexte agricole actuel. Nos agriculteurs traversent des périodes difficiles. Ils font face à des incertitudes économiques ainsi qu’à des attentes sociétales fortes et parfois contradictoires. Il serait irresponsable d’ignorer cette réalité.
Protéger les captages d’eau potable ne revient toutefois pas à désigner des coupables. Il s’agit plutôt de poser un cadre clair, progressif et accompagné. La question que nous devons nous poser collectivement n’est pas : faut-il choisir entre l’eau et l’agriculture ? La vraie question est : comment éviter que l’absence d’anticipation ne conduise demain à des décisions beaucoup plus brutales, imposées dans l’urgence, faute d’avoir agi à temps ?
Car lorsque la qualité de l’eau se dégrade durablement, lorsque des captages ferment, lorsque des collectivités doivent investir massivement dans la dépollution, ce sont les territoires qui se retrouvent fragilisés. Et, dans ces territoires, ce sont les agriculteurs qui en subissent les conséquences. Préserver les aires d’alimentation des captages, c’est agir en amont. C’est sécuriser la ressource. C’est éviter des crises futures plus coûteuses, plus conflictuelles et plus difficiles à gérer.
Je sais que certains redoutent un signal négatif envoyé au monde agricole. Je crois au contraire que le pire signal serait celui de l’hésitation permanente. Les transitions réussies sont celles qui sont anticipées, accompagnées et territorialisées. Les agriculteurs ont besoin de visibilité, pas d’improvisation. Ce texte, tel qu’il est issu des travaux de la commission, cherche précisément cet équilibre : protéger une ressource vitale, tout en tenant compte des réalités économiques et des nécessaires accompagnements. Il ne règle pas tout –
 aucun texte ne le fait –, mais il marque une étape en envoyant un signal de responsabilité.
En tant que l
égislateurs, nous avons une responsabilité particulière. Nous savons que les dispositifs exclusivement volontaires ont montré leurs limites dans certains territoires. Nous avons aussi compris que la contrainte seule ne fonctionnait pas sans accompagnement. Entre ces deux constats, il nous appartient de construire une voie exigeante, mais pragmatique.
Voter ce texte, ce n
est pas voter contre l’agriculture. C’est voter pour la prévention plutôt que pour la réparation. C’est voter pour la stabilité des territoires. C’est voter pour la cohérence de l’action publique. Dans quelques années, nos concitoyens ne se souviendront pas des équilibres internes de nos groupes. Ils se souviendront de la qualité de l’eau qu’ils boivent, du prix qu’ils paient et de la capacité du Parlement à agir avec discernement.
Nous avons aujourd’hui l’occasion de montrer que nous savons dépasser les peurs conjoncturelles pour répondre à un enjeu structurel. L’eau potable est un bien commun. Elle mérite que nous prenions le risque du courage mesuré plutôt que celui de l’immobilisme.

 

Céline Calvez (députée)
> [Empêcher la constitution de monopoles économiques dans le secteur des médias d’information / Intervention à l’Assemblée] Je commencerai en affirmant clairement que cette proposition de loi traite d’un sujet fondamental pour notre démocratie : la concentration des médias et ses effets potentiels sur le pluralisme de l’information.
Il existe actuellement une concentration dans le paysage médiatique. La concentration est parfois une nécessité et souvent une réelle opportunité : les économies d’échelle et la mutualisation des moyens permettent d’investir dans l’innovation. C’est parfois le seul moyen de maintenir des titres qui, sans groupe, disparaîtraient. Elle résulte aussi peut-être du fait que trop peu de personnes, trop peu d’acteurs investissent dans les médias ; par conséquent, quelques-uns se contentent de tout rafler.
La concentration peut aussi nuire au pluralisme ; c’est bien le problème que vous soulevez, madame la rapporteure. De ce fait, elle menace la diversité et la qualité de l’information à la disposition des citoyens.
Ce pluralisme est déjà une exigence de notre droit. C’est un principe structurant de la distribution de la presse depuis la loi Bichet ; il est au cœur de la loi de 1986 ; il est inscrit dans les cahiers des charges de l’audiovisuel public et privé. Cependant ces garanties ne suffisent sans doute plus à préserver un pluralisme effectif. Les états généraux de l’information proposés par le président de la République Emmanuel Macron ont permis de poser un diagnostic lucide sur ces enjeux. On réfléchit encore trop souvent média par média, là où les usages sont désormais convergents. Nous comprenons donc, madame la rapporteure, votre volonté de ne pas attendre davantage.
Par ailleurs, le règlement européen sur la liberté des médias (Emfa), en vigueur depuis août 2025, nous impose d’instaurer une évaluation spécifique des concentrations médiatiques, distincte du droit de la concurrence, fondée sur des critères clairs, objectifs et proportionnés. Il faut construire un dispositif solide, lisible et juridiquement sécurisé.
Si le texte initial suscitait des réserves sur son champ d’application, sur la suppression des seuils ou du fait des difficultés méthodologiques liées à la notion de « part d’influence », les amendements de réécriture adoptés en commission, à la suite de l’avis du Conseil d’État dont nous saluons la saisine, ont permis de nettes améliorations, par exemple une meilleure articulation entre l’Autorité de la concurrence et l’Arcom, la clarification de certaines définitions ou encore la réintroduction d’une logique de seuil.
Néanmoins, ces avancées ne paraissent pas suffisantes pour garantir une sécurité juridique pour les acteurs de l’information et ce texte reste, à nos yeux, inabouti. D’abord, il n’a pas fait l’objet d’une étude d’impact économique. Ensuite, il ne transpose pas pleinement les exigences de l’Emfa, en renvoyant l’essentiel des critères à des textes ultérieurs, sans préciser assez les modalités de contrôle de la croissance interne, ce qui laisse subsister une incertitude trop importante pour les acteurs des médias.
Par ailleurs, le texte exclut sans doute encore trop le rôle des plateformes numériques. On peut comprendre la distinction que vous faites entre création et distribution de l’information. Mais dans la réalité des usages, les plateformes et les réseaux sociaux jouent désormais un rôle majeur dans la structuration de l’accès à l’information. Il en va d’ailleurs de même de plus en plus pour les outils d’intelligence artificielle. Plateformes, réseaux sociaux et intelligence artificielle : une récente étude de l’Arcom démontre que ces médias algorithmiques sont désormais le principal accès à l’information pour 54 % des jeunes de 15 à 25 ans. Ignorer cette réalité, c’est donc passer à côté d’une partie essentielle de l’influence et de l’attention.
Enfin, restreindre la portée de ces contrôles aux seuls médias d’information pourrait être contourné ou contre-productif. Les radios indépendantes ont ainsi exprimé leur préoccupation, et ce ne sont pas les seules.
Au fond, notre position est simple. Nous partageons le diagnostic et l’objectif, mais nous souhaitons aborder ces questions de manière plus globale, plus cohérente, et nous souhaitons que les dispositions envisagées soient pleinement conformes au droit européen. Un projet de loi sur les propositions des états généraux de l’information devrait nous le permettre.
Dans ces conditions, le groupe Ensemble pour la République fait le choix de ne pas voter ce texte en l’état. Nous nous abstiendrons. Mais nous appelons l’élaboration d’un véhicule législatif plus global sur la question de l’information et donc de la démocratie.

 

Vincent Caure (député)

> [Protection des personnes luttant contre le narcotrafic / Intervention à l’Assemblée] Je tiens d’abord à souligner que la protection de celles et ceux qui s’engagent contre le narcotrafic constitue une priorité absolue : à la fois pour nous, députés – sur tous les bancs, je pense –, et bien sûr pour le ministère de lintérieur. Nous devons avoir une pensée de solidarité et de reconnaissance pour lensemble des personnels qui sont engagés au quotidien dans des missions de protection, avec le plus grand dévouement et professionnalisme.
J
ai bien sûr une pensée pour la famille de Mehdi Kessaci, assassiné parce qu’engagé contre le trafic de drogue, et pour son frère Amine qui poursuit dignement son combat. Cette pensée s’étend à tous ceux qui luttent, qu’ils soient avocats, journalistes, militants associatifs ou responsables locaux. Nous devons mieux protéger celles et ceux dont l’action entrave la criminalité organisée et le narcotrafic : c’est indispensable si nous voulons réellement affaiblir les réseaux de trafic de drogue. Ce combat doit, toutes et tous, nous dépasser
En effet, les Italiens ne le savent que trop bien avec les réseaux mafieux qui sévissent dans le sud de leur pays depuis deux siècles –
 tout comme les Néerlandais lont appris récemment dans le cadre des procès de la Mocro Maffia –, la criminalité organisée prospère sur la peur de ceux qui n’osent pas agir, se lever et parler.
C’est pour cette raison que la création d’un mécanisme de protection complémentaire, pour les personnes qui ne peuvent bénéficier des dispositifs existants, constitue –
 à nen pas douter – une orientation positive. Toutefois, où nous situons-nous ? Nous nous trouvons à mi-chemin entre deux dispositifs en vigueur : dun côté, les mesures de protection administrative assurées par le ministère de lintérieur ; de l’autre, les différentes déclinaisons de la protection dont peuvent bénéficier les témoins dans le cadre judiciaire.
Le mécanisme que vous proposez tend à inventer ex nihilo une forme de troisième pilier dont les contours, les modalités opérationnelles et, surtout, le nombre de personnes concernées demeurent insuffisamment clarifiés. C’est le grand vide de ce texte.
Cette absence de prévisibilité et de lisibilité pose la question de l’efficacité du dispositif que vous envisagez. S’agit-il d’un prolongement des dispositifs de protection administrative ou de protection judiciaire tels qu’ils existent, ou d’un régime plus proche de celui applicable aux lanceurs d’alerte ? N’eût-il pas été utile de modifier à cet égard la loi Sapin 2 ? Cette clarification n’est pas menée alors qu’elle nous semble indispensable à la fois pour garantir l’effectivité de la protection que vous entendez apporter, mais aussi pour éviter –
 comme le ministre la rappelé – la superposition de dispositifs.
Si nous nous retrouvons sur l
objectif visé, nos conclusions divergent sur la méthode pour latteindre. Dabord, nous veillerons, avec mes collègues Roger Vicot et Éric Pauget, dans le cadre de la mission d’information sur l’évaluation de la mise en œuvre de la loi « narcotrafic », à poursuivre ce travail avec vous. En effet, il reste là des réflexions à mener.
Cependant, nos conclusions divergent malgré les améliorations que nous avons ensemble apportées en commission des lois, comme la suppression de la commission nationale envisagée au départ. Par ailleurs, des interrogations demeurent sur l’articulation du dispositif avec les services existants, notamment le service de la protection –
 sil nest pas directement cité, son implication se devine clairement. Une telle organisation ne peut, selon nous, être fixée de manière rigide au niveau législatif, car c’est la question de la réalité opérationnelle et de la capacité d’adaptation aux menaces qui se pose. Personne ici – à commencer par vous, madame la rapporteure – ne voudrait, je pense, écrire à ce sujet une loi bavarde ou qui ne se suffirait pas à elle-même.
Pour
être pleinement efficace, une telle réforme doit probablement être défendue par le gouvernement, avec une étude d’impact seule à même de définir les modalités opérationnelles précises, les besoins exacts, les menaces et leur évolution ainsi que l’état des moyens disponibles. C’est pourquoi nous avons déposé un amendement visant à renvoyer les principales modalités stratégiques de mise en œuvre à un décret du ministère de l’intérieur pris après avis du Conseil d’État. Cette solution, qui ne nous paraît pas faire obstacle à l’objectif recherché, pourrait répondre à l’ambition du texte, tout en assurant son efficacité concrète et opérationnelle.
Vous l’aurez compris, le groupe Ensemble pour la République soutient pleinement l’objectif visé par cette proposition de loi : mieux protéger celles et ceux qui luttent contre le narcotrafic. Cependant, notre groupe ne se retrouve pas entièrement dans la méthode retenue. En conséquence, nous ne ferons pas obstacle à l’adoption de ce texte.

 

● MoDem 
Erwan Balanant (député)

> [Empêcher la constitution de monopoles économiques dans le secteur des médias d’information / Intervention à l’Assemblée] « La dictature s’épanouit sur le terreau de l’ignorance. » Ces mots attribués à Georges Orwell rappellent un constat criant de vérité : priver les citoyens d’une information libre, pluraliste et éclairée revient à fragiliser les fondements de la démocratie.
La dystopie d’un monde sans information libre n’est pas si lointaine. Aux États-Unis, alors que les médias ont largement contribué à révéler et à diffuser des scandales d’ampleur –
 à limage de laffaire Epstein –, le président Trump a engagé un véritable bras de fer contre les médias et la presse, restreignant lactivité des journalistes et interdisant leur accès à un grand nombre de lieux. Les exemples de contraintes pesant sur la presse se succèdent et doivent nous alerter.
La libert
é de la presse est un indicateur essentiel de la vitalité démocratique d’un pays. Depuis la loi du 29 juillet 1881, la France a cette grande chance de reconnaître le rôle spécifique de la presse dans la vitalité démocratique. Lorsque la presse est muselée et l’accès à l’information entravé, ce sont souvent d’autres libertés qui se trouvent menacées et qui vacillent. Les citoyens ne peuvent exercer pleinement leurs droits et leurs devoirs que si leurs décisions sont éclairées, si l’information est libre et si les médias continuent de jouer le rôle de contre-pouvoir, d’enrichir le débat public.
Or le bouleversement du modèle économique des médias et leur concentration menacent aujourd’hui ce fragile équilibre. Face à la montée en puissance des plateformes numériques et à l’utilisation toujours plus intense de l’intelligence artificielle, le secteur de la presse se trouve fragilisé. Nous ne pouvons demeurer spectateurs de la captation progressive de la presse par une poignée d’acteurs économiques. Si l’offre médiatique n’a jamais été aussi étendue –
 nous pourrions peut-être nous en féliciter –, elle peut savérer un trompe-l’œil. En effet, la presse française est de plus en plus dépendante de riches propriétaires  cest un fait. L’émergence du numérique et sa complète dérégulation menacent également le système traditionnel de la presse.
La concentration des m
édias porte atteinte au pluralisme ; en nuisant à la diversité des opinions, elle appauvrit le débat public, pourtant essentiel au fonctionnement de la démocratie  luniformisation de l’information, avec la diffusion de contenus similaires, en témoigne. Sur les bancs de cet hémicycle – théâtre de joutes oratoires parfois brillantes, parfois moins –, la confrontation des idées et la pluralité des opinions sont au cœur de notre mission. Nous savons combien les débats didées sont précieux.
D
autre part, la concentration des médias menace lindépendance des journalistes et la liberté éditoriale, notamment en limitant parfois leur pouvoir denquête.
Enfin, derri
ère la concentration des médias se cachent bien souvent des pressions économiques et financières : les médias deviennent des entreprises, privilégiant la quantité à la qualité de l’information et alimentant ainsi la défiance croissante des citoyens à l’égard des médias. Selon un rapport de l’Arcom publié en 2024, intitulé « Les Français et l’information », 47 % des Français qui expriment des doutes sur la fiabilité des informations diffusées expliquent ces doutes par la pression exercée par les propriétaires des médias. Cela doit nous alerter.
Se pencher sur la concentration actuelle des médias revient donc à poser une question simple, mais fondamentale : quelle démocratie voulons-nous ?
Il y a urgence. Urgence, parce que le modèle culturel que la France et l’Union européenne ont construit se fragilise. Urgence, parce que notre espace informationnel est saturé et pollué par la désinformation et par l’usage dévoyé de l’intelligence artificielle.
Urgence, parce que les droits d’auteur –
 en particulier ceux des journalistes, éditeurs et agences de presse – sont aujourdhui pillés.
Les
états généraux de linformation lancés en 2023 ont établi des constats et formulé des propositions clairs. Près de trois ans après, ces conclusions appellent des traductions législatives concrètes. Parmi ces constats, on relève notamment lobsolescence des règles en vigueur relatives au contrôle de la concentration des médias pour garantir le pluralisme.

 

Éric Martineau (député)
> [Protection des personnes luttant contre le narcotrafic / Intervention à l’Assemblée] Cette proposition de loi s’inscrit dans un contexte particulièrement grave. Le narcotrafic s’enracine et donne lieu à des phénomènes d’une extrême violence. Les chiffres sont connus mais demeurent glaçants : en 2024, 110 morts, 341 blessés ; depuis 2021, une hausse de 33 % des assassinats et tentatives d’assassinats liés aux trafics. Nous observons surtout une diffusion géographique de ces phénomènes, qui ne se limitent plus aux grandes métropoles. Villes moyennes, territoires ruraux, outre-mer : aucun territoire n’est épargné.
Dans ce contexte, certains de nos concitoyens refusent de céder. Ils s’engagent, alertent, dénoncent. Ils défendent leur quartier, leur ville, leur village, parfois au péril de leur sécurité. Cette proposition de loi pose une question simple : comment protéger celles et ceux qui, en dehors d’un cadre judiciaire formel, deviennent des cibles parce qu’ils s’opposent aux réseaux criminels ? Au sein du groupe Les Démocrates, nous l’affirmons clairement : l’objectif recherché est louable. Nous tenons d’ailleurs à saluer le travail conduit en commission et les évolutions apportées par Mme la rapporteure, notamment la suppression de la commission ad hoc initialement prévue et l’introduction du mécanisme de subsidiarité, confiant en priorité aux services territoriaux l’appréciation et la mise en œuvre des mesures de protection. Ces ajustements vont dans le bon sens.
Nous devons toutefois être lucides et nous interroger sur l’efficacité réelle du dispositif proposé. La France s’est dotée d’un arsenal important : la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic a renforcé les outils d’enquête, de sanction et de protection. Le régime des repentis permet déjà d’assurer des mesures de protection lourdes, y compris pour les proches, par l’intermédiaire de la Commission nationale de protection et de réinsertion (CNPR). La question qui se pose à nous ne porte donc pas sur l’intention qui préside à l’élaboration du dispositif proposé, mais sur son opérationnalité : créer un nouveau mécanisme, même amendé, ne doit pas conduire à complexifier un dispositif déjà dense.
La protection des personnes menacées mobilise des services spécialisés dont les capacités ne sont pas extensibles à l’infini. Si le champ d’accès au dispositif est trop large, si les critères ne sont pas suffisamment encadrés, nous risquons une saturation rapide. Or, dans ce domaine, la saturation n’est pas un simple désagrément administratif, elle peut nuire à la protection des personnes les plus gravement menacées. La protection des citoyens engagés ne doit pas passer par un dispositif parallèle dont le périmètre et les moyens mobilisés resteraient flous. C’est pourquoi nous appelons à faire preuve d’une vigilance particulière sur la définition précise des bénéficiaires du dispositif proposé et sur son articulation avec ce qui existe. Nous avons collectivement la responsabilité de produire une loi efficace, pas simplement une loi symbolique.
Face aux réseaux criminels, nous devons être clairs, lisibles, structurés. La crédibilité de notre action dépend de sa cohérence. Le groupe Les Démocrates abordera donc ce texte avec un esprit constructif et exigeant. Si nous soutenons l’objectif de protection, nous doutons encore de la solidité opérationnelle du dispositif proposé. Pour ces raisons, nous ne nous opposerons évidemment pas à la proposition de loi. (

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> «Osons rêver grand ensemble. Prenez soin de chacun, et continuez à viser plus haut. C'est comme cela que l'humanité avance.» Fierté de voir l'astronaute Sophie Adenot, seconde française dans l'espace après Claudie Haigneré il y a 25 ans, rejoindre la Station Spatiale

> Réunis hier en retraite stratégique sur la compétitivité, les dirigeants européens ont repris nos grandes priorités Renew Europe.
- Accélérer, car le temps du diagnostic est loin derrière nous. Or 15% seulement des recommandations du rapport Draghi ont été mises en œuvre depuis sa présentation.
- Continuer la simplification.
- Renforcer le marché unique avec des réformes qui auraient dû être faites il y a des années déjà : l’Union de l’épargne et de l’investissement (premières mesures annoncées pour juin prochain), le 28e régime, ou encore la révision des règles de fusion d’entreprises (dès avril).
- Assumer la préférence européenne dans certains secteurs stratégiques.
- Et surtout muscler nos investissements, publics et privés, car c’est sur ce sujet (et celui de l’innovation qui lui est associé) que nous décrochons vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis.
J’y ajoute un élément qui répond à ce besoin d’investissements : alors que Trump affaiblit son pays avec sa politique chaotique, l’Europe doit se fixer l’objectif de devenir la première puissance financière et monétaire au monde. Ce consensus sur la compétitivité doit maintenant se traduire en actes : c’est l’enjeu du Sommet européen décisif du 19 mars prochain.
Trop de temps a été perdu, accélérons !

 

● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)

> 20 ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, l’antisémitisme frappe toujours. En 2025, 2 489 actes antireligieux, plus de la moitié antisémites. Des enfants visés. Des auteurs de plus en plus jeunes. Protéger l’enfance, c’est mener la bataille contre l'antisémitisme.

> [ContrôleShein] Partout, la pression et les contrôles sont maintenus ! Merci aux douanes et aux services de la répression des fraudes dans les territoires qui, par leurs contrôles, nous protègent et protègent nos enfants.

 

 


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