Voici une sélection, ce 14 février 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.
► Emmanuel Macron (Président de la
République)
> [Discours lors de la cérémonie d'hommage à Ilan Halimi] Ilan Halimi
avait la vie devant lui, une famille aimante, sa mère, Ruth, ses
sœurs. Des amis présents et des rêves. Des rêves comme on en a à 23 ans, et le
sourire de ceux qui regardent l'autre comme une promesse.
Ilan Halimi était Juif. Et c'est parce qu'il était Juif, que depuis 20 ans,
il manque à tous.
C'est parce qu'il était Juif qu'il subît un supplice innommable, calvaire
de 24 jours venus du fond des âges.
Tout est effroi dans l'horreur barbare qui s'est nouée il y a vingt
ans : l'enlèvement d'Ilan, pensé, prémédité, organisé. Sa séquestration
dans une cave à Bagneux. La croyance que parce qu'il était Juif, il aurait de
quoi payer d'invraisemblables rançons. L'absurdité des préjugés antisémites, la
mécanique de la torture, la négation de son humanité.
Tout est effroi. La barbarie des assassins, la cruauté des complices, le
pacte de lâcheté de ceux qui ont fait semblant de ne pas voir. Tout est effroi.
Et cet effroi ne peut s'atténuer, car en 20 ans, la barbarie antisémite n'a pas
reculé. Au contraire, elle n'a cessé de se régénérer.
Barbarie de ceux qui, profanant une stèle, dégradant les lieux érigés en sa
mémoire, arrachant son arbre, ont voulu tuer Ilan Halimi une seconde fois.
Barbarie des terroristes d’Otzar Hatorah qui ont emporté en 2012 Myriam
Monsonégo, Jonathan, Arié et Gabriel Sandler ; des djihadistes de
l'Hypercasher qui ont assassiné en 2015 Yohan Cohen, Yohav Hattab, Philippe
Braham et François-Michel Saada.
Barbarie des meurtriers de Sarah Halimi, de Mireille Knoll, de René Hadjadj
et je n'oublie pas Sébastien Selam.
Barbarie hors de nos frontières des assaillants de la synagogue de la
Ghriba, de celle de Heaton Park. Barbarie des assassins de Bondi Beach.
Oui, en 20 ans, et malgré l'action résolue de nos policiers, gendarmes,
magistrats, professeurs, élus, l'hydre antisémite n'a cessé de progresser.
Prenant sans cesse des visages nouveaux, elle s'est immiscée dans l'intimité de
nos sociétés, dans chaque interstice, elle aussi accompagnée trop souvent par
ce même pacte de lâcheté, ne pas dire, refuser de voir.
L'antisémitisme islamiste, celui qui est à l'origine du pogrom du 7
octobre, et que tente de déployer sur notre sol des prêcheurs de haine qui,
dans le champ physique, comme dans le champ numérique, avec parfois des médias
étrangers complices, entendent faire régner la terreur.
L'antisémitisme d'extrême gauche, qui veut substituer à la lutte des
classes une supposée lutte des races, dans de glaçants amalgames, et qui le
dispute à celui de l'extrême droite et ses clichés sur la puissance et la
richesse.
L'antisémitisme qui utilise le masque de l'antisionisme pour progresser à
bas bruit. Celui qui s'appuie sur la critique de la politique menée par Israël
pour décrédibiliser, assigner, nier le droit à l'existence de l'État hébreu, et
finit par nier le droit des Juifs eux-mêmes à vivre. Celui-là même qui, dans
une inversion historique vertigineuse, entend faire des Juifs des génocidaires
de manière inacceptable et odieuse.
L'antisémitisme numérique qui, dopé par les algorithmes et l'inaction
coupable des plateformes, gagne des hommes ordinaires, corrompt notre jeunesse
et, se démultipliant, harcèle des milliers de nos compatriotes jusque dans leur
intimité, hante les jours et les nuits, les rêves et les imaginaires.
Toutes ces expressions contemporaines de l'antisémitisme qui se recomposent
et se combinent avec ses formes plus anciennes rendent possible l'inacceptable
banalité du mal. Oui, une jeune fille qu'on surnomme « la Juive » dans une
boucle d'étudiants, un élu que l'on traite de « sale sioniste » dans une
manifestation, des militantes féministes juives qu'on met de côté dans les
cortèges de la Journée internationale du droit des femmes le 8 mars, des
classes où l'on renonce à enseigner la Shoah, trop sensible, trop dangereuse,
une synagogue incendiée à Rouen, une autre attaquée à La Grande-Motte, un
rabbin agressé en pleine rue à Orléans, un autre, cher Elie Lemmel, agressé à
deux reprises en seulement une semaine.
Tant et tant de tentatives de déshumaniser nos compatriotes juifs, tant et
tant d'insultes, de coups, de menaces, d'angoisses, tant et tant que les
statistiques des actes antisémites, en forte hausse depuis le 7 octobre,
n'enregistrent qu'imparfaitement. Car ces chiffres disent déjà l'inacceptable,
mais ils occultent le quotidien intenable, les insultes, les regards, les
humiliations qui excluent et oppressent.
La France s'oublie quand elle laisse se développer en son sein ces
barbaries du quotidien qui font le lit des plus grands crimes. La France
s'oublie quand certains de ses enfants sont contraints de changer de nom sur
leur application, de retirer leur mezouzah, de cacher leur kippa ou de mentir
sur leur identité.
La France s'oublie quand certains de ses enfants hésitent à sortir le soir
de peur, me disait il y a quelques jours encore un jeune lycéen, de devenir le
prochain Ilan Halimi.
La France s'oublie quand l'angoisse l'emporte sur la protection
républicaine, la solitude sur la solidarité, le sentiment d'abandon sur la
fraternité.
C'est pourquoi la lutte contre l'antisémitisme est le combat de chaque
Français. Parce qu'on ne saurait effacer les Français juifs de la photo de
famille de la République, parce que lorsque dans la patrie un Juif est en
danger, c'est la patrie elle-même qui est en danger. Et de cela, je veux que
nul n'en doute aujourd'hui, ici.
Quand des questions se posent, quand les doutes affleurent, quand la peine
prend le dessus, n'oubliez jamais cela. Votre place est ici, pas simplement
parce que c'est votre pays, mais parce que la France a besoin de vous pour
rester elle-même.
Beaucoup, beaucoup a été entrepris par les gouvernements successifs en
matière de sécurité des lieux de culte, de formation des forces de sécurité et
des magistrats, d'éducation, de diplomatie, avec l'adoption de la définition de
l'antisémitisme telle que reconnue par l'Alliance internationale pour la
mémoire de l'Holocauste. Souvent, face aux agressions, aux insultes, nos
compatriotes se lèvent, s'interposent, s'indignent. Mais la mobilisation doit
redoubler.
Pour lutter contre le poison de la haine numérique, la France demandera
solennellement des comptes aux grandes plateformes et des résultats mesurables
dans le retrait rapide des contenus haineux. Si les engagements ne sont pas
tenus, nous activerons le droit européen qui prévoit des amendes
significatives, et j'ai saisi la présidente de la Commission européenne en ce
sens. N'en déplaise à certaines puissances qui voudraient nous donner des
leçons, dans la France des Lumières, le free speech s'arrête à l'antisémitisme
et au racisme. Nous demanderons des comptes et exigerons des résultats.
Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et de
crimes antisémites semblent dérisoires. Trop souvent encore, le caractère
antisémite des délits comme des crimes peine à être reconnu. Nous renforcerons
la formation en ces matières de nos magistrats. Et pour faire la transparence
et la vérité, je souhaite que soit mis en place un suivi précis des peines et
des sanctions. Sur cette base, le Gouvernement et le Parlement travailleront à
un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes.
Nos élus sont les sentinelles de la République et doivent le rester. La
justice est saisie concernant les déclarations de certains d'entre eux et
l'autorité judiciaire fait son travail en toute indépendance. Pour l'avenir, je
souhaite qu'une peine d'inéligibilité obligatoire soit instaurée pour les actes
des propos antisémites, racistes et discriminatoires.
L'école, la justice, les élus, la mobilisation doit être générale, celle de
l'État, du Gouvernement, de l'ensemble des services, celle de tous dans la
République.
Il y a eu trop de mots, il y a eu trop de morts. L'heure est à l'action et
à une intransigeante mobilisation patriotique et républicaine. Celle qui
s'inscrit dans les pas de Zola, Jaurès, Clemenceau et Picquart qui défendirent
Dreyfus. Et se tiendra le 12 juillet prochain, pour la première fois, la
journée de commémoration pour Alfred Dreyfus que nous avons décidée.
Celle qui aime Robert Badinter, son humanisme et son goût de la liberté.
Celle qui aime Marc Bloch, qui sera panthéonisé le 23 juin et aimait à dire
qu'il ne se revendiquait Juif que face à un antisémite.
Celle qui se reconnaît en De Gaulle, qui emporta avec lui la République,
loin de l'antisémitisme d'État de Vichy, Pétain et Laval.
Celle de tous nos combats contemporains auxquels nous ne céderons rien.
Ilan Halimi avait la vie devant lui. Le chêne que nous plantons ici à
l'Élysée ne rendra ni les années fauchées, ni le vide laissé. Mais par lui, le
souvenir d'Ilan vivra dans le cœur et l'esprit de tous les occupants de ces
lieux, comme un rappel et comme une exigence.
Que nous dit surtout cet arbre, Ilan en hébreu ? Que la place de ce
combat contre l'antisémitisme est ici, parce que ce combat est existentiel pour
la France et pour la République. Car comme le clamait l'Abbé Grégoire, en
actant l'entrée des Juifs dans la citoyenneté française : « La
France sans les Juifs est un arbre sans tiges ». Et que la République est
indéracinable, tout comme son souvenir ici, désormais. Et qu'ils pourront bien tenter de tous les arracher, ils ne viendront jamais à bout
de la sève républicaine et de l'esprit français, car à la fin, il en restera
toujours un et il suffit d'un seul. Et que chaque Française, que chaque
Français se le dise : il est ce dernier homme qui porte l'honneur de tous
et qui doit reprendre tous ses combats.
À Ilan Halimi, à sa famille, à toutes les victimes d'antisémitisme, à vous
tous, je fais le serment que dans ce combat, la République vaincra, car la
République, c'est vous, c'est nous, c'est à chaque seconde, celle ou celui qui
se bat pour la dignité de l'autre. Alors oui, nous vaincrons.
Vive la République, vive la France.
> Solidarité avec nos concitoyens touchés par des crues et inondations d’une ampleur rare. Les services de l’État et les sapeurs-pompiers sont pleinement mobilisés à vos côtés. À chacune et chacun : suivez les consignes des autorités et les vigilances en cours. Prudence.
> À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï. Il a perdu la vie à 23 ans seulement. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation. En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue. Au contraire, tout le sens de nos institutions est de civiliser les débats et de protéger la libre expression d’arguments. Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable. La haine qui assassine n’a pas sa place chez nous. J’appelle au calme, à la retenue et au respect.
> À l’Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine. Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l’attaque et évité le pire. J’exprime la solidarité de la Nation au gendarme blessé. Nous pensons aussi avec émotion aux collégiens présents ainsi qu’aux membres du Comité de la Flamme. Face au terrorisme islamiste, la flamme républicaine résistera toujours.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans
cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de
Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un
homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du
fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Plan énergie] PPE publiée + Plan d’électrification lancé = l’électricité
parmi les moins chères d’Europe.
Investir aujourd’hui, c’est assurer demain une énergie compétitive, locale et
souveraine pour se chauffer, se déplacer et produire en France. Dans un monde
digitalisé, l’électricité décarbonée, produite ici, est la clé de notre
prospérité. Les Français continueront à profiter de l’électricité aux prix
parmi les plus bas d’Europe.
> [Plan énergie] Produire plus que l’on consomme, c’est garantir la sécurité d’approvisionnement. La crise énergétique 2022-2023 a coûté 72 Mds€. Nos importations fossiles pèsent encore 60 à 120 Mds€ par an. En 2024, la France a produit 539 TWh (majoritairement nucléaire) et exporté 89 TWh, soit 5 Mds€ pour la balance commerciale. La demande peut bondir : voitures électriques, chauffage, industrie. Or une centrale se construit en années. Il faut anticiper. Le risque n’est pas d’avoir trop d’électricité. Le risque, c’est d’en manquer. Subir les prix ? Non. Assurer notre souveraineté énergétique ? Oui.
> Hydroélectricité : notre socle stratégique et historique est (enfin !) conforté. Pilier de notre souveraineté et de notre aménagement du territoire, les barrages pourront être modernisés pour optimiser les capacités et renforcer un stockage « pilotable ». Grâce à la proposition de loi des députés Battistel et Bolo en cours d’examen au Parlement, les investissements seront protégés. Stabilité, indépendance et aménagement du territoire.
> Éolien terrestre : une trajectoire adaptée, éclairée par les scénarios de RTE, qui tient compte des réalités locales. Ni saturation des territoires et des paysages. Ni stagnation de la puissance de production. Un choix d’efficacité : remotoriser l’existant pour produire davantage là où les projets sont déjà implantés. Performance, acceptabilité, maîtrise des coûts.
> Géothermie : une énergie locale, pilotable et disponible en continu, qui répond aux besoins des territoires, jusque dans nos Outre-mer. Ni dépendance aux importations. Ni projets incertains. Un choix de souveraineté : renforcer la filière et sécuriser les investissements pour développer des projets solides et durables. Méthode, constance, souveraineté.
> Éolien en mer : un cap assumé, la pérennisation d’une filière souveraine. Ni retard stratégique. Ni emballement budgétaire. Un levier de souveraineté : bâtir une chaîne industrielle solide en France depuis Saint-Nazaire, Cherbourg et Le Havre. Des appels d’offres synchronisés avec la montée en puissance des besoins électriques. On planifie selon la demande réelle. Vision, discipline économique, cohérence.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Parce qu’il était juif, il y a 20 ans, Ilan Halimi a été séquestré,
torturé et tué par la haine antisémite. Se souvenir, c’est refuser l’oubli. Se
souvenir, c’est prendre l’engagement de poursuivre inlassablement le combat
contre l’antisémitisme partout où il se cache, le dénoncer partout où il
s’exprime, le réprimer partout où il frappe. La République ne cédera jamais
face à la haine.
> La plus haute juridiction française a confirmé le non-lieu, désormais définitif, prononcé en faveur des gendarmes en 2023 puis en 2024 dans l’affaire Traoré. Cette décision met un terme à dix ans de procédure douloureuse. La justice est passée.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et
des Anciens combattants)
> La base industrielle et technologique de défense européenne se structure
pour répondre aux besoins opérationnels des armées. Depuis 2024, l’initiative
European Long-range Strike Approach (ELSA) vise à renforcer les capacités
militaires européennes en matière de frappe de précision dans la profondeur, et
à structurer les efforts de l’industrie européenne correspondants. L’objectif :
s’accorder sur les besoins opérationnels dans plusieurs domaines capacitaires
liés aux frappes dans la profondeur, pour développer des capacités et créer des
opportunités d’acquisitions communes. C’est un enjeu d'efficacité et de
souveraineté pour les pays européens. Hier, avec mes collègues allemand,
britannique, italien, polonais et suédois, j’ai signé une lettre d’intention pour
lancer une nouvelle phase dans l’un des domaines concernés : les munitions à
bas coût. Nous avons convergé sur un besoin opérationnel commun et lancons
maintenant les travaux qui doivent aboutir rapidement à des développements
communs pour ce type de munitions. Pour assurer notre sécurité, nous nous
dotons des moyens de notre défense, en réduisant nos dépendances et en
renforçant nos coopérations. C’est l’Europe de la défense en action.
> Notre responsabilité est d’assurer notre défense.
> La sécurité du continent est incontestablement liée à la sécurité de l'Ukraine.
> Aujourd’hui, Sophie Adenot part rejoindre la Station spatiale internationale. Première aviatrice issue de l’Armée de l’air et de l’espace à accomplir cette mission, elle incarne l’excellence, la rigueur et le sens de l’engagement portés par son armée. Depuis des décennies, l’armée de l’air forme des femmes et des hommes capables d’assumer des responsabilités hors norme. Plusieurs astronautes français ont grandi dans ses rangs : cette culture de leadership et de maîtrise s’exprime aujourd’hui à travers Sophie Adenot. Derrière ce décollage, il y a un collectif : formateurs, ingénieurs, équipes techniques et opérationnelles, que je salue.
> En marge de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, entretien avec Níkos Déndias, ministre grec de la Défense. Nos équipes travaillent au renouvellement du partenariat stratégique franco-grec. Coopération en matière d’innovation, mobilisation des instruments européens, présence opérationnelle en Méditerranée : notre relation se renforce et se structure. Les exercices ORION 26 en France puis ARGO 26 en Grèce seront des marqueurs de l’interopérabilité de nos armées et de leur préparation conjointe aux conflits de haute intensité.
> En marge de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, entretien avec Radu-Dinel Miruță, Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale de Roumanie. Nation-cadre de l’OTAN en Roumanie, la France y déploie un bataillon dans le cadre des missions de l'Alliance. Je m’étais rendue à Bucarest le 30 octobre pour envoyer un signal clair de ma volonté de renforcer notre partenariat de défense. Lors de l’exercice DACIAN FALL 2025, j’ai constaté l’engagement de nos forces qui contribuent à la sécurité du flanc Est. L’avenir de l’OTAN passe par le renforcement de son pilier européen. Les alliés peuvent compter sur la détermination de la France, allié crédible, solidaire et fiable.
Roland Lescure (ministre de l’Economie,
des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Plan énergie] L'énergie est la mère de toutes les batailles.
Elle conditionne notre puissance industrielle et la décarbonation de notre économie,
garantit notre indépendance vis-à-vis des puissances pétrolières et gazières,
et assure notre souveraineté numérique à l'heure de l'intelligence
artificielle.
Si nous bénéficions aujourd'hui de l'énergie la plus décarbonée et la plus
pilotable d'Europe, c'est grâce aux choix courageux qu'ont faits nos
grands-parents, nos parents il y a plusieurs décennies. À la suite des deux
chocs pétroliers des années 1970, ils ont lancé un programme nucléaire
considérable qui nous procure un avantage stratégique majeur.
Nous avons le devoir d’offrir le même avantage à nos enfants en investissant à
notre tour massivement dans notre production énergétique. C'est tout l’enjeu de
la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).
Cette PPE nous donne les moyens de nos ambitions en fixant un cap clair :
passer de 60% d’énergies fossiles aujourd’hui à 60% d’énergies décarbonées en
2030, et 65% en 2035.
Notre souveraineté énergétique passera d’abord par plus d’électricité, une
énergie produite en France, décarbonée, et compétitive.
Fruit d'une concertation de plus de deux ans avec l'ensemble des acteurs
économiques et des forces politiques, elle trouve un juste équilibre entre
ambition énergétique, réalisme budgétaire et agilité pour l'avenir.
Nous allons construire les infrastructures énergétiques des cinquante
prochaines années, des réacteurs nucléaires de nouvelle génération aux parcs
éoliens en mer, et en modernisant les installations existantes pour en
augmenter la puissance.
C’est le chantier industriel du siècle, un véritable levier de développement
économique qui représentera des dizaines de milliers d'emplois, des milliards
d’euros d'investissements, des retombées durables pour nos territoires, et un
coût maîtrisé pour les finances publiques. Ces infrastructures énergétiques,
nous les construirons avec nos usines, grâce aux critères géographiques dans
les dispositifs de soutien.
Cette montée en puissance de la production d’électricité s’accompagnera d’un
vaste plan d’électrification pour décarboner nos usages et tous les secteurs de
notre économie, afin de garantir que la demande d’électricité soit au
rendez-vous, tout en réduisant notre consommation globale d’énergie.
Lançons-nous ensemble dans cette aventure énergétique et industrielle au
service de la puissance et de l’indépendance de la France.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et
des Affaires étrangères)
> Il y a deux ans, Alexeï Navalny décédait des suites d’un empoisonnement
lié à un des agents neurotoxiques les plus mortels. Nous savons désormais que
Vladimir Poutine est prêt à utiliser l’arme bactériologique contre son propre
peuple pour se maintenir au pouvoir. La France rend hommage à cette figure de
l’opposition, tuée pour son combat en faveur d’une Russie libre et
démocratique.
> Le temps joue contre la nation russe. Vladimir Poutine est apparemment prêt à payer un prix très élevé, mais cela se fait au détriment de la nation russe.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des
Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La santé mentale de nos enfants et de nos jeunes ne peut plus attendre. On
m’a remis cette semaine le rapport sur le repérage précoce en santé mentale
chez les jeunes. Merci au Professeur Rachel Bocher, au Professeur Marie-Odile
Krebs et à Madame Angèle Malâtre-Lansac pour la rigueur et la force de leurs
propositions.
Dans le cadre de la prolongation de la Grande Cause santé mentale en 2026, nous
assumons un choix clair : passer du constat à l’action.
- Repérer plus tôt.
- Intervenir avant la rupture.
- Outiller les professionnels de terrain.
- Accélérer l’accès au soin et au rétablissement.
Moins d’errance.
Moins d’urgences.
Plus de prévention.
Je poursuis les échanges avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème pour
transformer ces recommandations en décisions concrètes. Agir maintenant, pour
protéger durablement la santé mentale de nos jeunes.
> J’ai annoncé lors de mon déplacement au foyer de l’Aide Sociale à l’Enfance de Châlons-en-Champagne, le lancement d’un Tour de France des foyers de l’ASE pour renforcer la sécurité, le suivi et le soutien des enfants confiés. Je me suis déplacée pour constater directement les faits graves survenus ce week-end et échanger avec les équipes, les services de l’État, le Département et l’autorité judiciaire. La survenue de violences entre mineurs confiés, au sein du foyer, est inacceptable. La sécurité des enfants protégés par l’Aide sociale à l’enfance n’est pas négociable. Nous agissons sans délai pour protéger les plus vulnérables et soutenir les professionnels pleinement engagés sur le terrain. Cette visite a permis de faire le point sur les difficultés structurelles : prise en charge des jeunes aux comportements violents, articulation avec la justice des mineurs, accès aux soins pédopsychiatriques. Le déploiement du parcours coordonné renforcé de soins «Enfance protégée» doit permettre une prise en charge adaptée à l’état de santé de ces enfants sévèrement négligés ou violentés. Le Gouvernement est pleinement mobilisé.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du
Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la
Lutte contre les discriminations)
> Depuis des mois, j'alerte : personne ne doit enjamber les élections
municipales. À la veille de la présidentielle, elles sont décisives. Et
j'alerte sur 2027. Nous avons un devoir et un seul: celui de l'unité pour
éviter au pays le choix mortifère entre le RN et LFI.
> Parce que nous sommes la France, nous sommes pris pour cible par le terrorisme islamiste. Il faut du sang-froid et de la lucidité. Quand nous réarmons le pays, quand nous renforcerons nos forces armées, nous nous donnons les moyens de lutter.
> Certains en viennent à traiter les Français juifs de «génocidaires»: mesure-t-on le sens de ce mot, sa portée historique ? Les mêmes sont obsédés par Israël. Israël est le seul État au monde dont ils appellent à la destruction. Soyons lucides.
> Les élus de la République ont un devoir d'exemplarité : qui peut accepter que des élus condamnés pour des faits d'antisémitisme ou de racisme puissent le lendemain représenter les Français ?
> Quand on est un élu de la République, on a un devoir d'exemplarité. L'antisémitisme, le racisme, les discriminations sont des blessures faites à la République. L'inéligibilité obligatoire annoncée par le Président de la République est une nécessité républicaine.
> 20 ans après la mort d’Ilan Halimi, assassiné parce qu'il était juif. L’antisémitisme n’est pas un combat du passé. Et ce n'est pas le combat des juifs : c'est le combat des Justes.
Catherine Chabaud (ministre délégué
auprès de la ministre de la Transition écologique, de
la Biodiversité et des Négociations internationales sur le
climat et la nature chargée de la Mer et de la Pêche)
> Ambition : protéger notre océan
Lors de la première réunion de la coalition des Pionniers de l’Océan, à
Lisbonne, nous avons réuni 17 pays qui partagent une ambition commune :
protéger l’océan, notre bien commun. Cette coalition, portée principalement par
la France, Tuvalu et le Panama, rassemble des pays ayant à la fois ratifié le
traité pour la protection de la biodiversité en haute mer (dit BBNJ) et rejoint
le moratoire concernant l’exploitation des grands fonds marins.
Ces deux jours de discussion nous ont permis d’adopter la déclaration de
Lisbonne qui réaffirme notre ambition commune pour les échéances à venir : la
mise en œuvre effective du traité BBNJ, la mobilisation nécessaire en amont des
réunions de l'Autorité internationale des fonds marins, une plus large
intégration de l’océan dans la COP 17 biodiversité, et la COP31 climat.
Je remercie également mon homologue portugais, le Professeur Salvador Malheiro,
avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger sur notre vision commune de la politique
maritime : soutien à la décarbonation du transport maritime, gouvernance
européenne de l'océan, appui à la science comme outil d'aide à la décision
politique, et gestion durable des stocks halieutiques.
Ce passage à Lisbonne a également été l’occasion de visiter le centre
opérationnel de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) et d’aller
à la rencontre des agents dont les missions concernent à la fois les événements
de pollution marine, le suivi des flottes fantômes ou encore la sécurité en
mer.
Cette visite souligne à quel point la coopération européenne est clé pour
assurer la gestion des enjeux maritimes, qui ne connaissent pas de frontières,
et à quel point l'océan est un vecteur du multilatéralisme.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès
de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la
Transition écologique)
> [Protection de l’eau / Intervention à l’Assemblée] Cette proposition de
loi nous invite à nous poser une question essentielle : celle de la
qualité de notre eau et des moyens qui permettent de la protéger. Elle nous
engage à dépasser la question environnementale pour nous intéresser à celle,
absolument centrale, de la santé de nos concitoyens. En effet, une eau polluée
est avant tout une eau qui met en danger celles et ceux qui la consomme. Cela
nous incite donc aussi à faire preuve d’humilité.
Disons-le sans alarmisme, mais avec lucidité : l’état de notre ressource
en eau est critique. Les pollutions accumulées depuis des décennies menacent sa
qualité et, à terme, sa disponibilité. Face à ce constat, l’État et les
collectivités territoriales ont le devoir de protéger, de mieux anticiper et
d’être transparents.
Aujourd’hui, lorsqu’un captage est pollué, deux solutions s’offrent à nous. La
première, la plus radicale, consiste à le fermer. Vous avez rappelé, monsieur
le rapporteur, qu’ils ont fermé en grand nombre au cours des quarante dernières
années. La seconde solution consiste à traiter l’eau. Là aussi, les chiffres
sont éloquents : sur les 32 800 captages recensés, près de neuf
sur dix nécessitent un traitement avant distribution.
Bien sûr, ce traitement a un coût. Ainsi, le coût des traitements contre les
pesticides et les engrais azotés minéraux est déjà estimé entre
750 millions et 1,3 milliard d’euros par an, et pourrait atteindre
jusqu’à 5 milliards d’euros par an. Ce coût est directement supporté par
les Français. En deux ans et demi, le prix de l’eau a déjà augmenté de
16 %.
Par ailleurs, force est de constater qu’il y a également une hétérogénéité
territoriale : tous les territoires ne seront pas logés à la même
enseigne. Les habitants des communes rurales risquent de payer le plus lourd
tribut, dans la mesure où ils devront assumer, pour une plus petite population,
des coûts d’investissement bien plus élevés que dans les zones urbaines.
Nous avons donc le choix entre deux impasses : fermer des captages ou
augmenter les coûts de traitement de manière exponentielle. Si nous voulons
nous en sortir, nous devons agir en amont, en renforçant la prévention et en
protégeant mieux nos captages face aux menaces de pollution.
Ce constat ne date pas d’hier. De nombreuses mesures ont déjà été prises en ce
sens. Dès 2009, à l’occasion du Grenelle de l’environnement, des dispositifs
ont été adoptés pour protéger la qualité de l’eau de plus de 530 captages
désignés comme prioritaires, auxquels se sont ajoutés 500 captages
supplémentaires en 2013. Il faut désormais y ajouter les points de prélèvements
définis comme les plus à risque à l’échelle de chaque bassin hydrographique,
grâce aux schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage).
Cependant, ce travail d’identification n’a pas toujours été suivi d’actions
suffisantes. Aujourd’hui, 88 % de ces captages prioritaires – soit un peu moins de 1 000 d’entre eux – connaissent au moins un
dépassement des seuils de
qualité de l’eau. C’est pourquoi d’autres actions ont aussi
été déployées.
Premièrement, les financements
dédiés à la qualité de l’eau ont été augmentés. C’était l’objet du plan « eau », présenté par le président de la République en 2023, qui a
permis de planifier une hausse du budget des agences de l’eau à hauteur de
475 millions d’euros supplémentaires par an. Cette hausse a été financée
par une augmentation progressive des redevances dans les lois de finances depuis
2024.
La loi de finances initiale pour 2024 a ainsi relevé la redevance pour
prélèvement sur les énergéticiens de 100 millions d’euros et celle sur les
industriels de 20 millions d’euros. Cette année, quand la nation se sera
dotée d’un budget, nous pourrons également compter sur le relèvement du plafond
des taxes affectées aux agences de l’eau à hauteur de 135 millions d’euros
– au passage, sans budget, la nation n’aurait pas pu renforcer les moyens de ces agences.
Deuxièmement, le lancement du
groupe national captage en 2025, à l’initiative d’Agnès Pannier-Runacher, d’Annie Genevard et de Yannick Neuder, a permis de renforcer la mise en œuvre des mesures de
protection. Grâce à cette instance, nous pourrons poursuivre le travail d’identification des aires
de captage les plus sensibles, sécuriser en priorité les captages menacés et accompagner les
collectivités, les agriculteurs et les industriels avec des solutions
progressives et adaptées.
Sans présager de l’issue des discussions en cours et des compromis qui seront
trouvés, je souhaite rappeler que l’approche du gouvernement se fonde sur trois
principes. Le premier consiste à mener une action ciblée. Il s’agit de
concentrer les efforts de la puissance publique sur les captages les plus
sensibles aux pollutions. Le deuxième s’appuie sur une action progressive. Elle
ne vise pas à interdire les activités économiques du jour au lendemain, mais,
au contraire, à orienter vers des changements de pratiques au sein des aires
d’alimentation de captage les plus sensibles. Le troisième consiste à
accompagner les personnes concernées, notamment nos agriculteurs. La protection
de l’eau, mesdames et messieurs les députés, ne se fera jamais contre les
agriculteurs ; elle se fera avec eux.
J’en viens maintenant à votre proposition de loi. C’est une excellente occasion
pour le Parlement de se saisir du sujet sensible de la gestion de l’eau
potable. Je tiens aussi à souligner que ce texte poursuit une ambition que nous
partageons : préserver la qualité de l’eau dans les aires d’alimentation
de captage. Je constate enfin qu’il partage en grande partie l’approche que
nous défendons sur la protection de la ressource.
Cela étant dit, je note néanmoins plusieurs points de divergences. C’est
d’abord le cas d’abord sur l’approche ciblée. Vous proposez d’imposer à toutes
les collectivités compétentes en matière de gestion de l’eau de délimiter des
aires d’alimentation de captage et d’élaborer des programmes d’action, quel que
soit l’état de la ressource, et ce, dans un délai très court.
Une telle systématisation comporte un double risque. Premièrement, celui
d’augmenter fortement le coût pour les collectivités territoriales.
Deuxièmement, celui d’introduire des lourdeurs administratives. Je pense
notamment à la systématisation des arrêtés de zones soumises à contrainte
environnementale ainsi qu’à la prise en compte des projets de territoires pour
la gestion de l’eau (PTGE) et des schémas d’aménagement et de gestion des eaux
(Sage) – autant de formalités qui pourraient
retarder notre action sur les captages les plus exposés. Sachons cibler ce qui
est prioritaire.
La proposition de loi manque également de mesure s’agissant des dispositions d’interdiction d’usage des pesticides. Alors que nous défendons une approche
graduée et progressive, vous
ne laissez aux collectivités qu’un seul instrument : l’interdiction. Quant à la question de l’accompagnement des agriculteurs,
force est de constater qu’elle n’est même pas abordée.
Plusieurs amendements ont été déposés – notamment par le groupe Ensemble pour la République, que je
remercie – afin de limiter les charges pesant sur les collectivités territoriales, de
redonner de la souplesse dans la limitation de l’usage des pesticides, et de cibler davantage les
captages les plus sensibles et les plus prioritaires.
Le gouvernement y sera favorable, ces amendements rapprochant le texte des
grands principes qui ont été actés dans la feuille de route sur les captages.
Car, au fond, nos objectifs ceux de la ministre de la transition écologique
sont très clairs : nous voulons mener une action ciblée et proportionnée,
qui n’oppose ni les territoires ni les professions, mais qui protège les
Français. C’est cette voie d’équilibre que le gouvernement continuera de
défendre pour garantir l’accès à une eau de qualité, non seulement aux
générations actuelles, mais aussi aux générations futures. (
David Amiel (ministre délégué
auprès de la ministre de l’action et des comptes publics chargé de la
Fonction publique et de la Réforme de l’État)
> Le téléphone est le premier accès au service public. À la CPAM du
Vaucluse, le plan téléphone lancé en 2023 porte ses fruits : les appels pris en
charge sont passés de 68 % à 86 % en 2 ans, avec un très haut niveau de
satisfaction. Un service public plus présent, plus humain.
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> La programmation pluriannuelle de l’énergie est publiée !
Si nous voulons produire plus d’électricité c’est d’abord parce que cela doit
nous permettre de remplacer peu à peu les énergies fossiles.
Car les énergies fossiles présentent plusieurs défauts majeurs :
- On ne les produit pas sur notre sol
- Nous n’avons donc pas leur main sur leur prix
- Elles sont à l’origine du réchauffement climatique par le rejet de gaz à
effet de serre.
Choisir l’électrique au lieu des énergies fossiles :
- C’est faire le choix d’une énergie produite chez
nous, en particulier grâce à notre parc nucléaire
- C’est aussi faire le choix de soutenir nos filières
d’énergie renouvelable et de créer de nouveaux emplois
- Et c’est enfin nous donner les moyens d’atteindre
notre objectif de neutralité carbone à horizon 2050.
Pour tenir cette échéance, nous disposons désormais d’une feuille de route
précise : la stratégie nationale bas carbone. Et d’un outil : la programmation
pluriannuelle de l’énergie. Et bientôt, le plan électrification.
L’enjeu est désormais d’accélérer leur déploiement. De rapprocher les Français
des usages électriques avec lesquels ils ne sont pas encore familiers. Cela,
dans un objectif climatique mais aussi industriel. Car il s’agit aussi de
soutenir les filières 🇫🇷 qui ont fait le choix de suivre ces nouvelles trajectoires. L’objectif
maintenant est de faire en sorte qu’en 2030, 60 % de l’énergie qui est
consommée en France soit de l’énergie décarbonée.
Cela, autour de 4 chantiers prioritaires.
- L’industrie : L’Etat a soutenu l’industrie dans la voie
de la décarbonation avec un soutien de 1,6 Md€ pour 7 sites industriels parmi les 50 plus émetteurs de CO2 en
France. Rien que ces 7 sites sont l’équivalent de la rénovation de 1,5 millions de logements.
- Le numérique : la France a été en 2025 le pays le plus
attractif pour l’installation de data centers dédiés à l’intelligence
artificielle grâce à son électricité décarbonée. Nous continuerons
dans cette voie grâce aux 35 sites que nous avons équipé pour les prochains data centers.
- Le bâtiment : nous allons accélérer le déploiement des pompes à chaleur pour en faire
le moyen de chauffage le moins cher pour l’ensemble des Français.
- Les transports : la transition vers le véhicule électrique est déjà bien amorcée. Nous envisagerons, en 2026, de nouvelles modalités pour qu’un voiture achetée sur 3 soit électrique.
Bien évidemment, ces mesures ne seront pas imposées depuis Paris. Pour chaque
secteur, nous formerons un groupe de travail qui réunira les filières, les
syndicats et les élus locaux. L’objectif : aboutir à des solutions efficaces
techniquement, mais aussi acceptables socialement et économiquement.
Ce plan d’électrification sera à la mesure de ce que nous avons su faire il y a
50 ans avec le Plan Messmer. À l'époque, c'était pour notre souveraineté.
Aujourd'hui, c'est pour notre indépendance et l’avenir de notre climat.
Edouard Geffray (ministre de l’Education
nationale)
> [Lettre aux parents pour une école sûre] Madame, Monsieur, cher
parent,
Je me permets de m’adresser directement à
vous, en votre qualité de parent d’élève.
Ces dernières années, et plus
particulièrement ces dernières semaines, ont été marquées par plusieurs
agressions particulièrement violentes, tant à l’encontre de personnels de
l’éducation nationale qu’entre élèves. Plus généralement, nous constatons une
forme de banalisation de la violence, extrême, qui plus est. Cela prend aussi
la forme de harcèlement, dont plus d’un enfant par classe en moyenne est
victime, avec des conséquences destructrices.
Une telle situation est inacceptable,
pour nos enfants comme pour l’institution et ses personnels.
Lorsque vous confiez votre enfant à
l’École, vous le confiez à des femmes et à des hommes qui ont choisi de dédier
leur vie professionnelle à le faire progresser. Recrutés et formés par l’État,
ils assurent la plus noble des missions : celle d’amener chaque enfant de
France au meilleur de ses potentialités et lui permettre de devenir un citoyen
libre et éclairé. Inlassablement, les professeurs instruisent, transmettent,
forgent l’esprit critique et éveillent la conscience civique de votre enfant.
C’est notre boussole, et nous en sommes fiers.
Outre les professeurs, ce sont des
centaines de milliers de personnels qui assurent, auprès de vos enfants, la
double mission de l’École : instruire et protéger. Ce sont les directrices et
directeurs d’école, les cheffes et chefs d’établissement, les accompagnantes et
accompagnants d’élèves en situation de handicap, les infirmières et infirmiers,
les médecins, les psychologues, les assistantes et assistants sociaux, les
conseillères et conseillers principaux d’éducation, les assistantes et
assistants d’éducation, les personnels administratifs, ainsi que tous les
personnels des communes, départements et régions qui se mobilisent chaque jour
pour que nos enfants apprennent dans les meilleures conditions.
L’École repose sur un ensemble de
principes et de valeurs qui ne sont ni amendables, ni négociables. Elle assure
un service public d’éducation de qualité, et permet à tous les enfants de
France d’accéder au savoir. Elle constitue une chance immense. Ce n’est pas le
fruit du hasard. C’est le fruit d’une volonté, née avec la République : celle
de faire de l’École le berceau de notre destin commun. Nous devons une grande
partie de ce que nous sommes à nos professeurs, et nous leur devons le devenir
de nos enfants. Ils sont notre fierté et notre espoir. Nous sommes redevables
envers les professeurs et tous les personnels. En un mot, nous sommes
redevables à l’institution.
Nous nous mobilisons chaque jour pour
faire réussir vos enfants, mais nous ne pouvons y parvenir sans vous. Vous êtes
nombreux à être engagés dans la vie de votre école ou établissement, notamment
en tant que parents d’élèves élus. Au-delà, vous témoignez régulièrement votre
soutien à l’institution scolaire et à ses personnels, et vous vous impliquez
chaque jour dans la réussite de vos enfants. Au nom de toute l’institution, je
vous en remercie.
Cependant, cet avenir ne peut se
construire si nos enfants sont confrontés à la violence.
La situation me semble donc exiger un
sursaut collectif pour préserver ce qui nous unit. L’École fait beaucoup, mais
elle ne peut pas tout. Sa réussite n’est possible que si chacun s’engage à
respecter et à faire respecter l’institution scolaire et tous ses personnels,
et si nous nous unissons, tous, contre la violence verbale ou physique. L’École
doit être, pour chaque enfant, un lieu où il puisse grandir et apprendre en
paix, en sécurité, à l’abri de toute pression et de toute violence. Ceci
implique, bien sûr, que l’institution soit exemplaire. Nous travaillons chaque
jour en ce sens. Cela implique également que l’État mette tout en œuvre pour
assurer la sécurité dans les établissements et à leurs abords. Avec le ministre
de l’Intérieur, c’est notre priorité absolue.
Face au fléau de la violence et du
harcèlement, nous avons aussi besoin de votre implication personnelle en tant
que parent.
Cette mobilisation doit porter sur tout
le spectre de la violence : nous ne pouvons admettre ni la banalisation de
l’insulte, ni, plus grave encore, les violences physiques ou le port d’armes
blanches. Un enfant ou un jeune n’a pas à avoir de couteau dans sa poche. Il
n’a pas à agresser verbalement ou physiquement ses professeurs ou les
personnels de l’éducation nationale. Il n’a pas à être violent, tout
simplement. Il en va de même de ses parents. Ces exigences ne relèvent pas
seulement du bon sens : elles découlent de la loi, qui garantit le respect dû
aux personnels chargés d’une mission de service public d’éducation et impose à
chacun d’en accepter les règles. À l’École, on écoute les adultes, on les
respecte et on s’instruit grâce à eux. On accepte leurs conseils, remarques et
évaluations. On débat, on réfléchit et on progresse au contact d’idées qui ne
sont pas forcément les siennes. De la même façon, on respecte ses camarades, on
admet leur diversité. On devient autonome et on apprend à vivre en société.
Nous savons tous que les comportements
violents de certains jeunes ont des causes multiples. Il n’y a pas de solution
unique : nous détenons tous une petite partie de la solution pour les éviter et
protéger nos enfants.
Nous avons donc besoin de vous. Besoin
que vous parliez, dans les prochains jours et régulièrement, tout au long de
l’année, avec vos enfants, pour leur rappeler et leur faire respecter ces
règles élémentaires. Besoin de votre vigilance pour nous signaler tout fait de
harcèlement ou de violence dont ils seraient victimes ou témoins, afin que nous
puissions intervenir au plus vite, protéger les élèves victimes et sanctionner
les auteurs. Besoin que, par votre exemple et le respect que vous portez
vous-mêmes aux professeurs et à l’institution, vous leur appreniez à voir dans
l’École et dans ses personnels une chance unique. Besoin, simplement, que vous
affirmiez dans le cercle familial l’autorité de l’École et de ses personnels,
tout comme le respect dû à chaque élève.
Madame, Monsieur, cher parent, il n’est
pas de plus grand bonheur, pour tout personnel de l’éducation nationale, que de
voir un élève progresser et s’épanouir. Cela, nous le construisons ensemble
chaque jour. La tâche est immense. Elle est complexe. Mais nous portons,
vis-à-vis de nos enfants, une exigence commune, faite de progrès, d’attention
et de protection.
Pour votre enfant, vous pourrez toujours
compter sur l’École et ses personnels. Nous comptons aussi sur vous.
En vous remerciant par avance, je vous
prie de croire, Madame, Monsieur, cher parent, à toute ma considération et à
mon dévouement.
> Ces dernières semaines ont été
marquées par plusieurs actes violents d’une extrême gravité, comme celui qui a
frappé une de nos professeures à Sanary-sur-Mer la semaine dernière. Cette
banalisation de la violence appelle un sursaut collectif pour préserver ce qui
nous unit.
L’Ecole doit être, pour chaque enfant, un lieu où il puisse grandir et
apprendre en paix, en sécurité, à l’abri de toute pression et de toute
violence. Ceci implique bien sûr que l’institution soit exemplaire. Nous sommes
en train de mettre en œuvre plusieurs mesures : renforcement du contrôle
d'honorabilité, création d'un adjoint à la Médiatrice en charge de la
protection de l'enfance et des droits des enfants à l'Ecole, renforcement des
contrôles de sécurité aux abords des établissements.
Mais si l’École fait beaucoup, elle ne peut pas tout. Parents, nous avons
besoin de vous. Besoin que vous parliez, dans les prochains jours et
régulièrement, tout au long de l’année, avec vos enfants, pour leur rappeler
les règles élémentaires de respect dû à l'Ecole, aux personnels, aux autres et
à eux-mêmes. Besoin de votre vigilance pour nous signaler tout fait de
harcèlement ou de violence dont ils seraient victimes ou témoins, afin que nous
puissions intervenir au plus vite, protéger les victimes et sanctionner les
auteurs. Besoin que, par votre exemple et le respect que vous portez vous-mêmes
aux professeurs et à l’institution, vous leur appreniez à voir dans l’Ecole et
dans ses personnels une chance unique. Besoin, simplement, que vous affirmiez
dans le cercle familial l’autorité de l’école et de ses personnels.
C'est ce que j'ai souhaité partager aujourd'hui avec tous les parents d'élèves
pour que nous agissions ensemble.
> Il y a 20 ans, Ilan Halimi était
enlevé, torturé et assassiné. Parce qu’il était juif. Nous n’oublions rien.
Combattre l’antisémitisme, sous toutes ses formes, sous tous ses masques, sans
relâche, c’est défendre l’essence même de notre République.
Hier, le matin à l’Élysée pour la plantation d'un chêne en sa mémoire, puis
l'après-midi à Matignon pour la remise du prix Ilan Halimi, j’ai vu des élèves
engagés, lucides, déterminés. Là où certains voudraient nous diviser, eux
rassemblent. Ils ne s’arrêtent ni à la confession, ni à la couleur de peau. Ils
voient dans chaque femme et chaque homme leur égal. C'est cela la République.
Cette nouvelle génération de jeunes qui s'engagent pour faire reculer les
ténèbres fait notre fierté. Elle incarne la promesse d’une France unie contre
la haine.
> Les sciences, c'est aussi bien pour
les filles que pour les garçons !
Pourtant, les jeunes femmes sont beaucoup moins nombreuses dans les parcours
scientifiques. Ce n'est pas une fatalité. Evolution des pratiques pédagogiques,
lutte contre les stéréotypes, stages, importance de rôles modèles. Tout cela
fait tomber les barrières.
C'est pour cela que j'ai souhaité lancer, avec 40 associations et partenaires,
le collectif Filles & Sciences.
L’objectif : fédérer et articuler toutes nos actions pour mettre en relation,
sur tout le territoire, les collégiennes et lycéennes avec des « rôles modèles
», afin de leur faire découvrir l'industrie et les sciences, et les aider à se
projeter dans les secteurs industriels et scientifiques.
Ensemble, nous allons changer les représentations et écrire l'avenir des
sciences à parité !
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Alors qu’une attaque terroriste a visé ce soir des membres de la Garde
républicaine à l’Arc de Triomphe, je veux saluer le courage des gendarmes et
des militaires de la force Sentinelle qui sont intervenus. Mon soutien à tous
ceux qui nous protègent, parfois au péril de leur vie. Comme cette Flamme que
nous ravivons chaque soir, la République tient bon et ne cédera jamais.
> Un jeune homme est entre la vie et la mort à Lyon, victime d’une violence aveugle qu’aucune idée, aucune cause, ne justifie. Cette agression est révoltante. Je pense à Quentin, à sa famille, à ses proches. Toute la lumière doit être faite, les auteurs de ce crime retrouvés et punis.
> La lutte contre le racisme et l'antisémitisme doit aussi passer par l'exemplarité des responsables publics. Il n'est plus possible de tolérer certains discours de haine. Je salue la proposition du Président de la République de travailler à la mise en œuvre d'une peine complémentaire d'inéligibilité lorsque de tels actes sont commis. Dès 2021, j'avais formulé une proposition en ce sens. Depuis, la situation n'a fait qu'empirer. Nous devons réagir.
> « J'avais ce rêve de petite fille ». Aujourd'hui c'est une réalité pour Sophie Adenot deuxième française à effectuer un vol spatial après Claudie Haigneré. Quelle fierté ! À toutes les jeunes filles qui rêvent des carrières scientifiques, de devenir ingénieures, d'aller dans l'espace : oui c'est possible !
> Il y a 20 ans, Ilan Halimi était enlevé, torturé, assassiné parce qu'il était juif. Il avait 23 ans. La haine qui l'a tué est toujours là, cherche à s'installer, à se normaliser, à faire oublier. Pour Ilan, pour tous ceux qui portent cette peur au quotidien, pour la République, contre l’antisémitisme, nous restons debout.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne
sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus
retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> À Lyon, la violence de l'extrême gauche s'est déchaînée. Une victime est
entre la vie et la mort. Les faits sont extrêmement graves. Ils appellent une
condamnation unanime. Toute la lumière doit être faite. Tous les responsables
devront être présentés à la Justice et condamnés avec la plus grande sévérité.
Toutes mes pensées vont à la victime, qui s'accroche à la vie, à sa famille et
à ses proches.
> Visionnaire. Un temps d'avance. Toujours. Bravo aux équipes de Dassault, de Safran, de MBDA, aux dizaines de PME qui permettent à ce fleuron de notre industrie de s’exporter, de faire rayonner la France à travers le monde ! Et qui n'ont pas attendu le soutien de ces patriotes de pacotille pour croire dans ce projet.
> Décollage imminent pour le rêve, les étoiles et la science ! Chère Sophie Adenot, votre parcours est un modèle d’audace, de force et de passion. Vous êtes une véritable inspiration, en particulier pour toutes les jeunes filles. Faire le choix des maths, des sciences peut emmener loin, parfois jusqu’à la station spatiale internationale et la thermosphère, située à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. À dans 9 mois !
> Il y a 20 ans, jour pour jour, la sauvagerie antisémite emportait Ilan Halimi. Un guet-apens, puis trois semaines de torture, jusqu'à la mort. Pourquoi ? Seulement parce qu'il était juif. Pour Ilan, pour sa famille, pour tous nos compatriotes juifs, je veux dire que nous n’oublions rien. Que nous ne céderons jamais rien. Alors que certains soufflent sur les braises de la haine, nous combattrons, toujours et encore, en première ligne, contre l'antisémitisme. Nous serons implacables, toujours. Il en va de l'honneur de la République.
> Au Parlement européen, Jordan Bardella vient de voter contre l’octroi d’un prêt à l’Ukraine, vital pour sa défense face à l’agresseur russe. Les compromissions, les soumissions, les allégeances d’hier sont manifestement encore très ancrées et vivaces.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Enfin ! Le Premier ministre publie aujourd’hui la
nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie. Une décision courageuse
prise dans l’intérêt supérieur du pays pour protéger les Français. Dans un
monde où des pays comme la Russie, l’Algérie, le Qatar ou les Etats-Unis nous
fournissent 60% de notre consommation énergétique et 99% du pétrole et du gaz
naturel que nous utilisons, il était urgent de redire que notre cap est la
diminution de notre dépendance aux énergies fossiles et de donner de la visibilité
à nos filières pour qu'elles investissent dans la production d’énergie bas
carbone en France. L’objectif ? Atteindre 60 % d’énergie décarbonée d’ici 2030.
Nous ne ferons pas le jeu de la Russie et des pays fossiles comme nous pousse à
le faire le RN. On connaît les leviers pour y arriver : sobriété et efficacité
énergétique, productions renouvelable et nucléaire. Ce sont à la clé des
milliers d'emplois français et des dizaines de milliards d’euros d’importations
évitées qui pèsent sur notre balance commerciale. Il nous faut maintenant
déployer cette feuille de route pour faire baisser durablement les prix et
lancer très vite un plan d’électrification des usages. C’est la condition pour
engager les investissements dont le pays a besoin et pour sécuriser notre
souveraineté industrielle comme énergétique. Je continuerai à pousser cette
stratégie essentielle pour réindustrialiser et protéger le pouvoir d’achat des
Français.
Elisabeth Borne (députée)
> Sophie Adenot s’est envolée vers la station
spatiale internationale ! Elle fait la fierté de la France et de l’Europe, une
inspiration pour toutes les jeunes filles qui veulent s’engager dans les
sciences ! Bon vol et bonne mission.
Sandrine Le Feur (députée)
> [Protection de l’eau potable / Intervention à l’Assemblée]
Je tiens à le dire d’emblée : ce débat sur la protection des captages
d’eau potable ne doit pas être caricaturé. Il ne s’agit ni d’opposer l’écologie
à l’agriculture ni d’ajouter une contrainte pour le principe, mais de répondre
à une question très simple : sommes-nous capables d’anticiper ou
continuerons-nous à réparer dans l’urgence ?
Depuis des décennies, notre pays agit pour la qualité de l’eau. Des plans ont
été lancés, des dispositifs ont été instaurés, des accompagnements ont été
déployés. Pourtant, nous constatons encore la fermeture de captages,
l’augmentation des coûts de traitement et des tensions croissantes dans les
collectivités locales, souvent rurales.
L’inaction n’est pas neutre. Elle a un coût financier, territorial et, à terme,
politique. Je comprends parfaitement les inquiétudes qui s’expriment, notamment
dans le contexte agricole actuel. Nos agriculteurs traversent des périodes
difficiles. Ils font face à des incertitudes économiques ainsi qu’à des
attentes sociétales fortes et parfois contradictoires. Il serait irresponsable
d’ignorer cette réalité.
Protéger les captages d’eau potable ne revient toutefois pas à désigner des
coupables. Il s’agit plutôt de poser un cadre clair, progressif et accompagné.
La question que nous devons nous poser collectivement n’est pas : faut-il
choisir entre l’eau et l’agriculture ? La vraie question est :
comment éviter que l’absence d’anticipation ne conduise demain à des décisions
beaucoup plus brutales, imposées dans l’urgence, faute d’avoir agi à
temps ?
Car lorsque la qualité de l’eau se dégrade durablement, lorsque des captages
ferment, lorsque des collectivités doivent investir massivement dans la
dépollution, ce sont les territoires qui se retrouvent fragilisés. Et, dans ces
territoires, ce sont les agriculteurs qui en subissent les conséquences.
Préserver les aires d’alimentation des captages, c’est agir en amont. C’est
sécuriser la ressource. C’est éviter des crises futures plus coûteuses, plus
conflictuelles et plus difficiles à gérer.
Je sais que certains redoutent un signal négatif envoyé au monde agricole. Je
crois au contraire que le pire signal serait celui de l’hésitation permanente.
Les transitions réussies sont celles qui sont anticipées, accompagnées et
territorialisées. Les agriculteurs ont besoin de visibilité, pas
d’improvisation. Ce texte, tel qu’il est issu des travaux de la commission,
cherche précisément cet équilibre : protéger une ressource vitale, tout en
tenant compte des réalités économiques et des nécessaires accompagnements. Il ne
règle pas tout – aucun texte ne le fait –, mais il marque une étape en envoyant un
signal de responsabilité.
En tant que législateurs, nous avons une responsabilité particulière. Nous savons que les dispositifs exclusivement
volontaires ont montré leurs limites dans certains territoires. Nous avons aussi compris que la
contrainte seule ne fonctionnait pas sans accompagnement. Entre ces deux
constats, il nous appartient de construire une voie exigeante, mais
pragmatique.
Voter ce texte, ce n’est pas voter contre l’agriculture. C’est voter pour la prévention plutôt
que pour la réparation. C’est voter pour la stabilité des territoires. C’est
voter pour la cohérence de l’action publique. Dans quelques années, nos
concitoyens ne se souviendront pas des équilibres internes de nos groupes. Ils
se souviendront de la qualité de l’eau qu’ils boivent, du prix qu’ils paient et
de la capacité du Parlement à agir avec discernement.
Nous avons aujourd’hui l’occasion de montrer que nous savons dépasser les peurs
conjoncturelles pour répondre à un enjeu structurel. L’eau potable est un bien
commun. Elle mérite que nous prenions le risque du courage mesuré plutôt que
celui de l’immobilisme.
Céline Calvez (députée)
> [Empêcher la constitution de monopoles
économiques dans le secteur des médias d’information / Intervention à l’Assemblée]
Je commencerai en affirmant clairement que cette proposition de loi traite d’un
sujet fondamental pour notre démocratie : la concentration des médias et
ses effets potentiels sur le pluralisme de l’information.
Il existe actuellement une concentration dans le paysage médiatique. La
concentration est parfois une nécessité et souvent une réelle
opportunité : les économies d’échelle et la mutualisation des moyens
permettent d’investir dans l’innovation. C’est parfois le seul moyen de
maintenir des titres qui, sans groupe, disparaîtraient. Elle résulte aussi
peut-être du fait que trop peu de personnes, trop peu d’acteurs investissent
dans les médias ; par conséquent, quelques-uns se contentent de tout
rafler.
La concentration peut aussi nuire au pluralisme ; c’est bien le problème
que vous soulevez, madame la rapporteure. De ce fait, elle menace la diversité
et la qualité de l’information à la disposition des citoyens.
Ce pluralisme est déjà une exigence de notre droit. C’est un principe
structurant de la distribution de la presse depuis la loi Bichet ; il est
au cœur de la loi de 1986 ; il est inscrit dans les cahiers des charges de
l’audiovisuel public et privé. Cependant ces garanties ne suffisent sans doute
plus à préserver un pluralisme effectif. Les états généraux de l’information
proposés par le président de la République Emmanuel Macron ont permis de poser
un diagnostic lucide sur ces enjeux. On réfléchit encore trop souvent média par
média, là où les usages sont désormais convergents. Nous comprenons donc,
madame la rapporteure, votre volonté de ne pas attendre davantage.
Par ailleurs, le règlement européen sur la liberté des médias (Emfa), en
vigueur depuis août 2025, nous impose d’instaurer une évaluation spécifique des
concentrations médiatiques, distincte du droit de la concurrence, fondée sur
des critères clairs, objectifs et proportionnés. Il faut construire un
dispositif solide, lisible et juridiquement sécurisé.
Si le texte initial suscitait des réserves sur son champ d’application, sur la
suppression des seuils ou du fait des difficultés méthodologiques liées à la
notion de « part d’influence », les amendements de réécriture adoptés
en commission, à la suite de l’avis du Conseil d’État dont nous saluons la
saisine, ont permis de nettes améliorations, par exemple une meilleure
articulation entre l’Autorité de la concurrence et l’Arcom, la clarification de
certaines définitions ou encore la réintroduction d’une logique de seuil.
Néanmoins, ces avancées ne paraissent pas suffisantes pour garantir une sécurité
juridique pour les acteurs de l’information et ce texte reste, à nos yeux,
inabouti. D’abord, il n’a pas fait l’objet d’une étude d’impact économique.
Ensuite, il ne transpose pas pleinement les exigences de l’Emfa, en renvoyant
l’essentiel des critères à des textes ultérieurs, sans préciser assez les
modalités de contrôle de la croissance interne, ce qui laisse subsister une
incertitude trop importante pour les acteurs des médias.
Par ailleurs, le texte exclut sans doute encore trop le rôle des plateformes
numériques. On peut comprendre la distinction que vous faites entre création et
distribution de l’information. Mais dans la réalité des usages, les plateformes
et les réseaux sociaux jouent désormais un rôle majeur dans la structuration de
l’accès à l’information. Il en va d’ailleurs de même de plus en plus pour les
outils d’intelligence artificielle. Plateformes, réseaux sociaux et
intelligence artificielle : une récente étude de l’Arcom démontre que ces
médias algorithmiques sont désormais le principal accès à l’information pour
54 % des jeunes de 15 à 25 ans. Ignorer cette réalité, c’est donc
passer à côté d’une partie essentielle de l’influence et de l’attention.
Enfin, restreindre la portée de ces contrôles aux seuls médias d’information
pourrait être contourné ou contre-productif. Les radios indépendantes ont ainsi
exprimé leur préoccupation, et ce ne sont pas les seules.
Au fond, notre position est simple. Nous partageons le diagnostic et
l’objectif, mais nous souhaitons aborder ces questions de manière plus globale,
plus cohérente, et nous souhaitons que les dispositions envisagées soient
pleinement conformes au droit européen. Un projet de loi sur les propositions
des états généraux de l’information devrait nous le permettre.
Dans ces conditions, le groupe Ensemble pour la République fait le choix de ne
pas voter ce texte en l’état. Nous nous abstiendrons. Mais nous appelons
l’élaboration d’un véhicule législatif plus global sur la question de
l’information et donc de la démocratie.
Vincent Caure (député)
> [Protection des personnes luttant contre
le narcotrafic / Intervention à l’Assemblée] Je tiens d’abord à souligner que
la protection de celles et ceux qui s’engagent contre le narcotrafic constitue
une priorité absolue : à la fois pour nous, députés – sur tous les bancs, je
pense –, et bien sûr pour le ministère de l’intérieur. Nous devons avoir une pensée de solidarité et de reconnaissance pour l’ensemble des personnels
qui sont engagés au quotidien dans des missions de protection, avec le plus grand dévouement et
professionnalisme.
J’ai bien sûr une pensée pour la famille de
Mehdi Kessaci, assassiné parce qu’engagé contre le trafic de drogue, et pour son frère Amine qui
poursuit dignement son combat. Cette pensée s’étend à tous ceux qui luttent,
qu’ils soient avocats, journalistes, militants associatifs ou responsables
locaux. Nous devons mieux protéger celles et ceux dont l’action entrave la
criminalité organisée et le narcotrafic : c’est indispensable si nous
voulons réellement affaiblir les réseaux de trafic de drogue. Ce combat doit,
toutes et tous, nous dépasser
En effet, les Italiens ne le savent que trop bien avec les réseaux mafieux qui
sévissent dans le sud de leur pays depuis deux siècles – tout comme les Néerlandais l’ont appris récemment dans le cadre
des procès de la Mocro Maffia –, la criminalité organisée prospère sur la peur
de ceux qui n’osent pas agir, se lever et parler.
C’est pour cette raison que la création d’un mécanisme de protection
complémentaire, pour les personnes qui ne peuvent bénéficier des dispositifs
existants, constitue – à n’en pas douter – une orientation positive. Toutefois, où nous situons-nous ? Nous nous trouvons à mi-chemin entre deux
dispositifs en vigueur : d’un côté, les mesures de
protection administrative assurées par le ministère de l’intérieur ; de l’autre, les différentes déclinaisons de la protection dont peuvent
bénéficier les témoins dans le cadre judiciaire.
Le mécanisme que vous proposez
tend à inventer ex nihilo une forme de troisième pilier dont les
contours, les modalités opérationnelles et, surtout, le nombre de personnes
concernées demeurent insuffisamment clarifiés. C’est le grand vide de ce texte.
Cette absence de prévisibilité et de lisibilité pose la question de
l’efficacité du dispositif que vous envisagez. S’agit-il d’un prolongement des
dispositifs de protection administrative ou de protection judiciaire tels
qu’ils existent, ou d’un régime plus proche de celui applicable aux lanceurs
d’alerte ? N’eût-il pas été utile de modifier à cet égard la loi
Sapin 2 ? Cette clarification n’est pas menée alors qu’elle nous
semble indispensable à la fois pour garantir l’effectivité de la protection que
vous entendez apporter, mais aussi pour éviter – comme le ministre l’a rappelé – la superposition de
dispositifs.
Si nous nous retrouvons sur l’objectif visé, nos conclusions divergent sur la méthode pour l’atteindre. D’abord, nous veillerons, avec mes collègues Roger Vicot et Éric Pauget, dans le
cadre de la mission d’information sur l’évaluation de la mise en œuvre de la
loi « narcotrafic », à poursuivre ce travail avec vous. En effet, il
reste là des réflexions à mener.
Cependant, nos conclusions divergent malgré les améliorations que nous avons
ensemble apportées en commission des lois, comme la suppression de la
commission nationale envisagée au départ. Par ailleurs, des interrogations
demeurent sur l’articulation du dispositif avec les services existants,
notamment le service de la protection – s’il n’est pas directement cité, son implication se devine clairement. Une telle
organisation ne peut, selon nous, être fixée de manière rigide au niveau
législatif, car c’est la question de la réalité opérationnelle et de la
capacité d’adaptation aux menaces qui se pose. Personne ici – à commencer par vous,
madame la rapporteure – ne voudrait, je pense, écrire à ce sujet une loi bavarde ou qui ne se suffirait pas à elle-même.
Pour être pleinement efficace,
une telle réforme doit probablement être défendue par le gouvernement, avec une étude d’impact seule à même de définir
les modalités opérationnelles précises, les besoins exacts, les menaces et leur
évolution ainsi que l’état des moyens disponibles. C’est pourquoi nous avons
déposé un amendement visant à renvoyer les principales modalités stratégiques
de mise en œuvre à un décret du ministère de l’intérieur pris après avis du
Conseil d’État. Cette solution, qui ne nous paraît pas faire obstacle à
l’objectif recherché, pourrait répondre à l’ambition du texte, tout en assurant
son efficacité concrète et opérationnelle.
Vous l’aurez compris, le groupe Ensemble pour la République soutient pleinement
l’objectif visé par cette proposition de loi : mieux protéger celles et
ceux qui luttent contre le narcotrafic. Cependant, notre groupe ne se retrouve
pas entièrement dans la méthode retenue. En conséquence, nous ne ferons pas
obstacle à l’adoption de ce texte.
● MoDem
Erwan Balanant (député)
> [Empêcher la constitution de monopoles économiques dans le secteur des
médias d’information / Intervention à l’Assemblée] « La dictature
s’épanouit sur le terreau de l’ignorance. » Ces mots attribués à Georges
Orwell rappellent un constat criant de vérité : priver les citoyens d’une
information libre, pluraliste et éclairée revient à fragiliser les fondements
de la démocratie.
La dystopie d’un monde sans information libre n’est pas si lointaine. Aux
États-Unis, alors que les médias ont largement contribué à révéler et à
diffuser des scandales d’ampleur – à l’image de l’affaire Epstein –, le président Trump a engagé un véritable bras de fer contre les médias et la presse, restreignant l’activité des journalistes et
interdisant leur accès à un grand nombre de
lieux. Les exemples de contraintes pesant sur la presse se succèdent et doivent nous
alerter.
La liberté de la presse est un indicateur essentiel de la vitalité démocratique d’un
pays. Depuis la loi du 29 juillet 1881, la France a cette grande chance de
reconnaître le rôle spécifique de la presse dans la vitalité démocratique.
Lorsque la presse est muselée et l’accès à l’information entravé, ce sont
souvent d’autres libertés qui se trouvent menacées et qui vacillent. Les
citoyens ne peuvent exercer pleinement leurs droits et leurs devoirs que si
leurs décisions sont éclairées, si l’information est libre et si les médias
continuent de jouer le rôle de contre-pouvoir, d’enrichir le débat public.
Or le bouleversement du modèle économique des médias et leur concentration
menacent aujourd’hui ce fragile équilibre. Face à la montée en puissance des
plateformes numériques et à l’utilisation toujours plus intense de
l’intelligence artificielle, le secteur de la presse se trouve fragilisé. Nous
ne pouvons demeurer spectateurs de la captation progressive de la presse par
une poignée d’acteurs économiques. Si l’offre médiatique n’a jamais été aussi
étendue – nous pourrions peut-être nous en féliciter –, elle peut s’avérer un trompe-l’œil. En effet, la presse
française est de plus en plus
dépendante de riches
propriétaires – c’est un fait. L’émergence du numérique et sa complète dérégulation menacent également le système traditionnel de la
presse.
La concentration des médias porte atteinte au pluralisme ; en nuisant à la diversité des opinions, elle
appauvrit le débat public, pourtant essentiel au fonctionnement de la démocratie – l’uniformisation de l’information, avec la diffusion de
contenus similaires, en témoigne. Sur les bancs de cet hémicycle – théâtre de joutes oratoires
parfois brillantes, parfois moins –, la confrontation des idées et la pluralité des opinions sont au cœur de notre mission.
Nous savons combien les débats d’idées sont précieux.
D’autre part, la
concentration des médias menace l’indépendance des journalistes et la liberté éditoriale, notamment en limitant parfois leur pouvoir d’enquête.
Enfin, derrière la concentration des médias se cachent bien souvent des pressions
économiques et financières : les médias deviennent des entreprises,
privilégiant la quantité à la qualité de l’information et alimentant ainsi la
défiance croissante des citoyens à l’égard des médias. Selon un rapport de
l’Arcom publié en 2024, intitulé « Les Français et l’information »,
47 % des Français qui expriment des doutes sur la fiabilité des
informations diffusées expliquent ces doutes par la pression exercée par les
propriétaires des médias. Cela doit nous alerter.
Se pencher sur la concentration actuelle des médias revient donc à poser une
question simple, mais fondamentale : quelle démocratie voulons-nous ?
Il y a urgence. Urgence, parce que le modèle culturel que la France et l’Union
européenne ont construit se fragilise. Urgence, parce que notre espace
informationnel est saturé et pollué par la désinformation et par l’usage dévoyé
de l’intelligence artificielle.
Urgence, parce que les droits d’auteur – en particulier ceux des journalistes, éditeurs et agences de
presse – sont aujourd’hui pillés.
Les états généraux de l’information lancés en 2023 ont établi des constats et
formulé des propositions
clairs. Près de trois ans après, ces conclusions appellent des traductions législatives concrètes. Parmi ces constats,
on relève notamment l’obsolescence des règles en vigueur
relatives au contrôle de la concentration des médias pour garantir le pluralisme.
Éric Martineau (député)
> [Protection des personnes luttant contre le
narcotrafic / Intervention à l’Assemblée] Cette proposition de loi s’inscrit
dans un contexte particulièrement grave. Le narcotrafic s’enracine et donne
lieu à des phénomènes d’une extrême violence. Les chiffres sont connus mais
demeurent glaçants : en 2024, 110 morts, 341 blessés ;
depuis 2021, une hausse de 33 % des assassinats et tentatives
d’assassinats liés aux trafics. Nous observons surtout une diffusion
géographique de ces phénomènes, qui ne se limitent plus aux grandes métropoles.
Villes moyennes, territoires ruraux, outre-mer : aucun territoire n’est
épargné.
Dans ce contexte, certains de nos concitoyens refusent de céder. Ils
s’engagent, alertent, dénoncent. Ils défendent leur quartier, leur ville, leur
village, parfois au péril de leur sécurité. Cette proposition de loi pose une
question simple : comment protéger celles et ceux qui, en dehors d’un
cadre judiciaire formel, deviennent des cibles parce qu’ils s’opposent aux
réseaux criminels ? Au sein du groupe Les Démocrates, nous l’affirmons
clairement : l’objectif recherché est louable. Nous tenons d’ailleurs à
saluer le travail conduit en commission et les évolutions apportées par
Mme la rapporteure, notamment la suppression de la commission ad hoc
initialement prévue et l’introduction du mécanisme de subsidiarité, confiant en
priorité aux services territoriaux l’appréciation et la mise en œuvre des
mesures de protection. Ces ajustements vont dans le bon sens.
Nous devons toutefois être lucides et nous interroger sur l’efficacité réelle
du dispositif proposé. La France s’est dotée d’un arsenal important : la
loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic a
renforcé les outils d’enquête, de sanction et de protection. Le régime des
repentis permet déjà d’assurer des mesures de protection lourdes, y compris
pour les proches, par l’intermédiaire de la Commission nationale de protection
et de réinsertion (CNPR). La question qui se pose à nous ne porte donc pas sur
l’intention qui préside à l’élaboration du dispositif proposé, mais sur son
opérationnalité : créer un nouveau mécanisme, même amendé, ne doit pas
conduire à complexifier un dispositif déjà dense.
La protection des personnes menacées mobilise des services spécialisés dont les
capacités ne sont pas extensibles à l’infini. Si le champ d’accès au dispositif
est trop large, si les critères ne sont pas suffisamment encadrés, nous
risquons une saturation rapide. Or, dans ce domaine, la saturation n’est pas un
simple désagrément administratif, elle peut nuire à la protection des personnes
les plus gravement menacées. La protection des citoyens engagés ne doit pas
passer par un dispositif parallèle dont le périmètre et les moyens mobilisés
resteraient flous. C’est pourquoi nous appelons à faire preuve d’une vigilance
particulière sur la définition précise des bénéficiaires du dispositif proposé
et sur son articulation avec ce qui existe. Nous avons collectivement la
responsabilité de produire une loi efficace, pas simplement une loi symbolique.
Face aux réseaux criminels, nous devons être clairs, lisibles, structurés. La
crédibilité de notre action dépend de sa cohérence. Le groupe Les Démocrates
abordera donc ce texte avec un esprit constructif et exigeant. Si nous
soutenons l’objectif de protection, nous doutons encore de la solidité
opérationnelle du dispositif proposé. Pour ces raisons, nous ne nous opposerons
évidemment pas à la proposition de loi. (
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement
européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> «Osons rêver grand ensemble. Prenez soin de chacun, et continuez à viser
plus haut. C'est comme cela que l'humanité avance.» Fierté de voir l'astronaute
Sophie Adenot, seconde française dans l'espace après Claudie Haigneré il y a 25
ans, rejoindre la Station Spatiale
> Réunis hier en retraite stratégique
sur la compétitivité, les dirigeants européens ont repris nos grandes priorités
Renew Europe.
- Accélérer, car le temps du diagnostic est loin derrière nous. Or 15%
seulement des recommandations du rapport Draghi ont été mises en œuvre depuis
sa présentation.
- Continuer la simplification.
- Renforcer le marché unique avec des réformes qui auraient dû être faites il y
a des années déjà : l’Union de l’épargne et de l’investissement (premières
mesures annoncées pour juin prochain), le 28e régime, ou encore la révision des
règles de fusion d’entreprises (dès avril).
- Assumer la préférence européenne dans certains secteurs stratégiques.
- Et surtout muscler nos investissements, publics et privés, car c’est sur ce
sujet (et celui de l’innovation qui lui est associé) que nous décrochons
vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis.
J’y ajoute un élément qui répond à ce besoin d’investissements : alors que
Trump affaiblit son pays avec sa politique chaotique, l’Europe doit se fixer
l’objectif de devenir la première puissance financière et monétaire au monde.
Ce consensus sur la compétitivité doit maintenant se traduire en actes : c’est
l’enjeu du Sommet européen décisif du 19 mars prochain.
Trop de temps a été perdu, accélérons !
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> 20 ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, l’antisémitisme frappe toujours.
En 2025, 2 489 actes antireligieux, plus de la moitié antisémites. Des enfants
visés. Des auteurs de plus en plus jeunes. Protéger l’enfance, c’est mener la
bataille contre l'antisémitisme.
> [ContrôleShein] Partout, la pression et les contrôles sont maintenus ! Merci aux douanes et aux services de la répression des fraudes dans les territoires qui, par leurs contrôles, nous protègent et protègent nos enfants.

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