Selon Kaja Kallas, la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «la Russie a cherché à diviser l'Europe, mais elle n'a fait que renforcer notre détermination et notre unité».
Voilà une affirmation forte, qu’on voudrait bien croire mais la réalité ne permet pas d’être aussi catégorique.
Car Poutine ne se prive pas de nous mettre à l’épreuve constamment en multipliant ses provocations.
Rien que ces derniers jours, un de ses missiles est tombé sur la Pologne et un drone en a fait de même en Roumanie alors qu’il tue de plus en plus de civils ukrainiens.
Sans parler bien sûr de toutes les attaques informatiques qui tentent de provoquer sans cesse des confrontations à l’intérieur de l’UE ainsi que les tentatives de truquer les élections des Etats-membres.
Et, face à ces attaques, notre «détermination» se limite à des déclarations sans lendemain et des sanctions économiques aux effets limités.
Quant à notre «unité», elle est bancale, mise à l’épreuve par tous les amis de Poutine, ces «ennemis de l’intérieur», qui sont, le plus souvent, les organisations extrémistes et populistes comme, en France, l’ensemble des formations d’extrême-droite, le RN de Le Pen en tête mais aussi, à l’extrême-gauche, LFI de Mélenchon.
Ce qui légitime cette interrogation : jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?
Notre détermination et notre unité vantées par Kaja Kallas ne font manifestement pas trembler Poutine qui, donc, continuera à tenter d’affaiblir et de diviser les Européens jusqu’à ce qu’il soit mis au pas.
N’oublions jamais qu’à chaque fois que les démocraties ont été faibles face aux régimes totalitaires, elles en ont payé le prix fort.
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