Voici une sélection, ce 12 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Vingt-cinq ans. Le 11 septembre 2001 demeure gravé dans la mémoire du
monde. Nous n’oublions ni les vies fauchées, ni le courage de ceux qui ont tout
risqué pour porter secours. Aux victimes, aux familles, au peuple américain,
j’exprime l’hommage de la France et sa fraternité.
> Déclaration
à l’occasion de la visite officielle de M. Tô Lâm, Président de la République
socialiste du Vietnam] Bravo pour ces signatures d'accords qui montrent la
vitalité de la relation bilatérale et, au-delà de celle-ci, des discussions que
nous allons avoir, je voulais vous dire, Monsieur le secrétaire général du
Parti communiste vietnamien, président de la République socialiste du Vietnam,
cher Tô Lâm, la joie que nous avons de vous accueillir à Paris pour cette
visite d'État. Le président Tô Lâm a participé au Sommet international sur
l'espace ce matin, effectue son deuxième déplacement en France en deux ans.
En octobre 2024, nous avions rehaussé les relations entre la France et le
Vietnam au niveau d'un partenariat stratégique global. Puis, en mai 2025, ma
propre visite d'État à Hanoï avait soutenu son approfondissement autour des
principes de souveraineté, d'autonomie, de confiance stratégique. Et,
Président, vous voilà aujourd'hui en France pour cette visite d'État qui nous
permet de consolider des résultats nouveaux, dans tous les domaines. Ce rythme
soutenu dans nos échanges est inédit et témoigne de la dynamique de ce
partenariat qui est aussi un levier pour accompagner les objectifs ambitieux
que le Vietnam s'est fixés pour sa nouvelle ère de développement et contribuer
à nos autonomies stratégiques respectives. Nous avons décidé de faire de la
défense un pilier de ce partenariat.
Notre relation est en plein essor. Je pourrais ici multiplier les exemples,
mais je n'en citerai que quelques-uns. La sécurité maritime d'abord. La Marine
nationale a multiplié ces derniers mois les escales dans les ports vietnamiens
et nous agissons ensemble pour réaffirmer l'importance de la liberté de
navigation dans l'Indopacifique. Le rapprochement aussi entre nos industriels,
étroitement associés à cette visite, va donner une base solide au développement
de nos bases industrielles et technologiques de défense et contribuer à la
sécurité des frontières maritimes vietnamiennes. À cet égard, nous nous
réjouissons de l'aboutissement prochain de la lettre d'intention de 2025
portant sur l'achat de trois hélicoptères NH90 à Airbus Helicopters. Nos liens
économiques sont aussi dynamiques. Nous venons de le voir tout à l'heure, nous
conclurons ensemble les travaux du deuxième Haut Conseil d'affaires
franco-vietnamien, qui se tient en ce moment même. Et face à la remise en
question du commerce international, fondé sur des règles, nous nous engageons
résolument en faveur de la mise en œuvre de l'accord de libre-échange entre
l'Union européenne et le Vietnam.
Et la ratification prochaine de l'accord de protection des investissements
entre l'Union européenne et le Vietnam ouvrira justement de nouvelles
perspectives. Les coopérations industrielles entre nos entreprises sont
multiples et dans tous les secteurs clés pour construire cette autonomie
stratégique. C'est le cas dans le secteur spatial, et je vous remercie d'avoir
fait confiance à la France pour l'acquisition d'un satellite d'observation
terrestre qui contribuera à la souveraineté du Vietnam. C'est vrai en matière
d'aéronautique, avec d'importants accords signés aujourd'hui par Airbus et par
Thales avec leurs partenaires vietnamiens, qui démontrent l'approfondissement
de cette coopération.
C'est aussi vrai en matière de minerais critiques, où nous signons un
accord sur les terres rares et minerais critiques, et une coopération en la
matière, secteur où la France a une expertise mondialement reconnue et où nous
voulons avancer avec vous. Dans le domaine énergétique, nous avons confirmé
notre souhait que la France soit un partenaire de référence de la décarbonation
et en particulier du programme électronucléaire vietnamien, nous y reviendrons,
tant sur le volet industriel que sur la sûreté et la formation. En matière
d'infrastructures de transport, nous coopérons déjà sur le métro de Hanoï, et
sommes prêts à contribuer au grand programme de mobilité urbaine de votre pays
ainsi qu'à la modernisation du réseau ferroviaire, en particulier au projet
structurant de ligne à grande vitesse reliant le nord et le sud du pays. Et à
cet égard, je me réjouis de la conclusion d'un accord entre Alstom et Vingroup.
Nous nous engageons aussi, via, nous l'avons vu, le soutien important de l'AFD,
à la création d'un institut ferroviaire, entre autres missions. Nous nous
projetons également, nous l'avons évoqué à l'instant ensemble, dans le futur à
travers les technologies de rupture, notamment en matière d'intelligence
artificielle et de quantique, à l'image de l'accord stratégique entre Thales et
Gtel. Et je sais à quel point, M. le Président, vous accordez de l'importance
aux sciences et à l'innovation. Et je me réjouis d'ailleurs demain de votre
visite à Saclay, dans l'une des meilleures universités du monde, et un pôle de
recherche et d'excellence et d'enseignement supérieur en France. Et l'adoption
durant votre visite d'un programme de recherche scientifique conjointe, Hubert
Curien, s'inscrit dans cette logique.
Je salue enfin le rôle de Paris Europlace pour accompagner le développement
du Centre financier international de Da Nang, qui bénéficiera ainsi d'une
expertise et des standards de haut niveau. Nous voyons, en matière bilatérale,
tous les domaines sont couverts, et je n'ai pas été exhaustif, qui montrent la
vitalité de ces accords. Notre coopération se traduit également à travers
l'engagement de l'Agence française de développement dans la mise en œuvre du
partenariat pour une transition énergétique juste et la mise en œuvre de cette
décarbonation que j'évoquais. Et en matière de santé, l'accord qui a été signé
par nos ministres le montre, nous renforçons, nous formalisons un partenariat,
mais si je puis dire, la santé est sans doute l'un des domaines emblématiques
de l'amitié franco-vietnamienne. Et depuis des décennies, nous opérons, nous
aidons, nous formons, et c'est une grande fierté pour notre pays. Nous devons
aussi porter la plus grande attention à la reprise de la mobilité étudiante
entre nos deux pays. Cela passe notamment par un soutien à l'enseignement du
français au Vietnam dans un contexte où le sommet de la francophonie se tiendra
à nouveau en Asie du Sud-Est pour la première fois depuis 20 ans, en novembre
2026. Et nous nous y reverrons. Et naturellement, nous accueillerons aussi,
avec plaisir, les jeunes Vietnamiens non francophones, pour des cursus en
anglais, qui seront l'occasion pour eux d'apprendre en plus le français, mais
j'ai eu l'occasion de le rappeler à vos étudiants dans ma visite d'État il y a
un peu plus d'un an.
Vous le voyez, le partenariat que nous avons impulsé est fructueux pour nos
deux pays. Et au fond, il s'appuie sur une même vision du monde. En 2025, j'ai
pu m'exprimer au dialogue de Shangri-La. Vous vous êtes exprimé il y a quelques
mois là-bas aussi. Je crois que nous avons, ensemble, affirmé une même vision.
Nous ne voulons être les vassaux de qui que ce soit. Nous voulons rester des
nations indépendantes, défendre notre autonomie stratégique et, ce faisant,
avoir des partenaires de confiance, prévisibles, stables, loyaux. C'est ce que
la France veut être pour le Vietnam et c'est ce que nous voulons faire avec
vous. C'est ce que j'avais pu nommer, cette coalition des indépendants entre
l'Europe et l'Asie. Et c'est exactement ce que nous voulons faire, précisément
avec votre aide et notre travail conjoint, par la résolution, justement, par
l'amélioration et l'approfondissement de nos liens, entre l'Europe et l'ASEAN,
mais également entre l'Union européenne et le partenariat transpacifique CPTPP
dont le Vietnam assure la présidence. Nous souhaitons renforcer ces liens
économiques, technologiques, sécuriser la souveraineté de nos chaînes de
production et, ce faisant, acter le fait que cette convergence de vues est la
clé pour défendre nos indépendances face aux velléités impérialistes ou
hégémoniques. Et puis nos convergences de vues, notre conviction partagée de
l'existence d'une troisième voie animeront les échanges que nous aurons aussi
sur les crises internationales où nos deux pays veulent œuvrer pour plus de
stabilité et de sécurité collective. C'est exactement ce que nous défendons
ensemble, au Proche et Moyen-Orient, restaurer la liberté de navigation,
retrouver un cadre de stabilité ; c'est ce qui est aussi défendu en
Ukraine, retrouver le respect de la souveraineté, de la stabilité et ne céder à
aucune velléité impérialiste. Évidemment, sur tous ces sujets, nous aurons
l'occasion de revenir dans nos échanges et nos réunions avec Monsieur le
secrétaire général, Monsieur le président.
La montée des tensions également en mer de Chine méridionale, la guerre
civile birmane, le conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande sont
autant de menaces en Asie du Sud-Est qui appellent notre vigilance. Et nous
évoquerons ensemble les moyens de travailler conjointement à ces crises dans le
cadre du dialogue soutenu que nous entretenons entre nos deux pays, mais aussi
avec l'ASEAN et ses États membres. Voilà ce que je voulais, à l'issue de ces
échanges, d'accords et de signatures, ici rappeler. C'est l'intensité de notre
relation historique, mais l'accélération de ce lien depuis deux ans et votre
visite en octobre 2024 à Paris. Et nous n'avons pas simplement mis des mots et
signé des accords stratégiques, nous avons donné du concret en allant plus vite
encore. Et votre visite d'État, Monsieur le secrétaire général, cher président,
cher Tô Lâm, est là pour nous permettre d'accélérer encore, mais elle est aussi
là et surtout pour vous dire l'amitié et l'estime de la France à votre endroit
et à l'égard du Vietnam. Et vous avoir avec votre épouse, vos ministres et
votre délégation, c'est aussi une manière de vous dire que notre pays a
admiration et estime pour vous et que nous souhaitons faire encore davantage
ensemble.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> L’ambition de la loi RIPOST que j’ai portée et qui est entrée en vigueur
est d’apporter des réponses immédiates et effectives aux phénomènes ayant un
impact fort sur l’ordre, la sécurité et la tranquillité publics. Notre objectif
se concrétise: un individu a été condamné à un an de prison ferme avec maintien
en détention pour avoir transporté 380 bonbonnes de protoxyde d’azote saisies
par les douanes et la gendarmerie. C’est un signal fort !
> Je me suis rendu à la brigade de recherches de Fleury-Mérogis en activité depuis le 1er août 2026. Cette brigade nouvelle et innovante, dédiée au traitement de la criminalité et de la délinquance en lien avec le centre pénitentiaire, est l’illustration de notre volonté constante d’adapter et d’optimiser nos moyens aux réalités de la délinquance.
> Je suis heureux d’avoir présidé ce matin la cérémonie d’accueil de 145 policiers, agents administratifs et contractuels nouvellement affectés dans le département de l’Essonne, au sein duquel la présence des forces de l’ordre est si essentielle, pour la sécurité de tous. A cette occasion, j’ai pu faire un point précis sur le phénomène des rixes et affrontements entre bandes qui touche particulièrement ce territoire. Un travail remarquable est mené sur ce sujet par l’ensemble des acteurs rassemblés, procureur de la République, forces de l’ordre, maires et président du conseil départemental -, avec leurs partenaires, réunis dans un continuum de sécurité qui a pour objectif de mieux détecter et prévenir ces faits et améliorer encore les résultats obtenus. Ainsi, ce travail partenarial permet à ce jour pour les forces de l’ordre d’éviter 60% des affrontements et d’y mettre un terme dans 30% des cas. Pour les 10% de rixes qui aboutissent, les auteurs sont identifiés et interpellés dans 90% des cas. Je me suis engagé à maintenir à haut niveau le volume d’effectifs sur le département, notamment auprès des organisations syndicales que j’ai rencontrées sur place.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> J’ai accompagné le Président de la République au sommet international de
l’espace, à Paris. Face aux nouveaux enjeux spatiaux, l’Europe doit développer
ses capacités, renforcer son interopérabilité et apprendre à agir ensemble.
Nous nous organisons pour répondre, avec nos armées, nos entreprises, nos
partenaires.
> En marge du Sommet international sur l’espace, j’ai reçu à l’Hôtel de Brienne mon homologue allemand, Boris Pistorius. A la suite du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité tenu le 17 juillet dernier, nous avons décidé d’organiser dès cet automne un dialogue stratégique entre nos deux ministères, sous notre direction, afin d’approfondir nos réflexions sur les enjeux communs de politique de défense et d’examiner les projets concrets à mettre en oeuvre conjointement, au service de la sécurité européenne.
> J’ai eu le plaisir d’annoncer aujourd’hui au
Sommet Spatial International, une nouvelle étape majeure pour le New Space
français avec le lancement en 2027 de Baguette One, lanceur suborbital à
propulsion hybride, depuis le site de la DGA.
Essais missiles de Biscarrosse. Avec le soutien de France 2030 et accompagnés
par l’expertise de la DGA et de l’Aid, l’écosystème scientifique et industriel
français démontre encore sa vigueur et son audace !
> L'essor des services spatiaux transforme les relations entre nos armées et les entreprises. Nous devons mieux agréger les besoins militaires et civils pour donner de la visibilité à nos industriels, pour accélérer l'accès aux solutions utiles.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> L’année 2026 n’a pas épargné la France. Notre fil rouge est clair : c’est
la transparence qui est un gage de crédibilité. On est victimes à la fois de chocs internationaux qui s’imposent à tous,
mais aussi de chocs nationaux spécifiques. (…)
On a divisé par deux les
estimations de croissance cette année à cause des effets des vagues de chaleur et de la
sécheresse estimés à un point de PIB sur 2026. La situation dans le détroit
d'Ormuz a également impacté les
perspectives de croissance de l'ordre de 0,2% de croissance, sur la
consommation des ménages et la dépense des entreprises. Les 0,2% restants sont
imputables à l'incertitude
politique.
> Le rebond de croissance prévu par le gouvernement en 2027 est attribué à la réduction des incertitudes géopolitiques. Ces hypothèses restent incertaines mais c'est une prévision de croissance qui est dans la fourchette des prévisionnistes.
> La France aura un déficit supérieur à 5% en 2026.
> Il y la nécessité impérieuse d'adopter un Budget le plus tôt possible pour 2027, avant la fin de l'année je l'espère.
> Nous sommes dans un cadre budgétaire contraint. Pour dire simplement : nous n'avons plus de gras.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Le 11 septembre 2001, le terrorisme islamiste frappait l’Amérique et
bouleversait le monde. 3 000 vies fauchées. Des familles brisées. Et depuis,
tant de vies marquées à jamais par la perte d’un père, d’une mère, d’un enfant,
d’un proche. Parmi les victimes, des centaines de femmes et d’hommes qui, ce
jour-là, ont couru vers le danger. Pompiers, policiers, secouristes, citoyens :
leur courage héroïque restera à jamais gravé dans les mémoires. Derrière ces
attentats, une même volonté : terroriser les peuples libres, fragiliser les
démocraties et faire reculer nos valeurs. Mais l’Amérique a tenu. Elle s’est
relevée. Dans la défense des droits de l’homme, du pluralisme, de la liberté
d’opinion et de conscience, la France se tient aux côtés des États-Unis : ces
valeurs partagées ne sauraient être menacées. Vingt-cinq ans après, notre
réponse reste la même : ne jamais céder à la peur, rappeler ce que nous voulons
défendre pour l’avenir. La liberté. La démocratie. Notre capacité à rester unis
quand elles sont menacées. La France est aux côtés du peuple américain. Face à
l’obscurantisme, nous ne céderons rien. Jamais.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Une nouvelle étape pour la coopération en santé entre la France et le
Vietnam. Plus de trente ans après l’accord de 1993, j’ai signé aujourd’hui avec
le vice-ministre vietnamien de la Santé un nouvel accord intergouvernemental.
Il élargit notre partenariat à la santé mentale, à la préparation aux
pandémies, au numérique, à la santé environnementale et à l’approche « Une
seule santé », tout en renforçant la formation, la recherche et les
coopérations hospitalières. La création d’une Alliance franco-vietnamienne pour
la santé permettra d’assurer un suivi concret de nos engagements. Une
coopération historique que nous modernisons pour répondre ensemble aux défis
sanitaires de demain.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Des mesures d’économies sur le budget 2026 sont indispensables pour
financer les plans d’urgence, notamment celui destiné à soutenir les filières
agricoles durement touchées par la sécheresse. Chaque dépense nouvelle doit
être compensée pour contenir la dépense de l’État et maîtriser le déficit.
L’effort est partagé : tous les ministères sont concernés par des mesures de
ralentissement de la dépense, à travers les annulations, la mise en réserve ou
la tenue de leur enveloppe de crédits. Avec la hausse des prix de
l’électricité, la rémunération des producteurs d’énergie augmente. L’État
ajuste donc légitimement son soutien à ces producteurs. Comme pour les autres
ministères, les annulations sur le périmètre « Transition écologique » portent
sur des crédits mis en réserve pour faire face à d’éventuelles dépenses de
crise. Aucune politique publique n’est remise en cause et les crédits dédiés à
l’adaptation climatique ne font l’objet d’aucune annulation.
> Quelques semaines après ma visite au port de Dunkerque, nouvelle saisie : 3,9 tonnes de cocaïne interceptées par la douane, dissimulées dans un conteneur en provenance du Ghana et destiné au port d'Anvers. Une valeur marchande de 225 millions d'euros. Les efforts engagés continuent de payer. Je salue le travail remarquable et le professionnalisme de la brigade des douaniers du port de Dunkerque, mobilisés face au fléau du trafic. Cette saisie, l'une des plus importantes de l'année, illustre leur engagement sans faille. L'enquête est désormais confiée à l'OFAST, sous l'autorité du PNACO. Fermer toutes les portes et toutes les fenêtres aux trafiquants : c'est ce que nous faisons, port par port, dans le cadre du plan douane 2030 que je porte. Les trafiquants ne relâchent pas leurs efforts. Nous non plus.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Agricultrices, éleveuses, entrepreneures : les femmes sont une force
motrice de notre agriculture. Leur place doit être pleinement reconnue et
soutenue.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> A Marseille pour le lancement de la campagne 2026 de prévention des
risques liés aux épisodes méditerranéens marqués par des pluies intenses et
inondations soudaines. Après un été 2026 de records climatiques, la prévention
est vitale pour 9 millions d'habitants dans 15 départements. Mieux
s'informer, c'est déjà se protéger. Ayons les bons réflexes.
> L’inaction climatique pourrait coûter 3,6 % de PIB à la France d’ici 2050. L’adaptation au changement climatique est donc aussi une urgence économique. À Bercy avec Roland Lescure, aux côtés des entreprises qui sont des acteurs majeurs de l’adaptation au changement climatique comme de son atténuation.
> Conformément au plan d'action du Premier ministre, j’ai réuni le Comité stratégique de sécurité numérique pour l'ensemble du pôle ministériel Transition écologique, Aménagement du territoire, Transports, Ville et Logement. La cybersécurité est une priorité absolue pour garantir notre souveraineté et la robustesse de nos services publics. Mobilisation totale de nos équipes pour protéger nos systèmes d'information et nos données.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Depuis quelque temps, on entend de plus en plus parler des «Français de
souche». On voit se multiplier des insultes racistes, des Français renvoyés à
leurs origines ou à leur couleur de peau. Soyons clairs : il n'y pas
différentes catégories de Français selon leurs histoires familiales, leurs
lieux de naissance ou celui de leurs parents, ni le fait qu'ils soient
binationaux. Aucun Français n'est plus ou moins Français qu'un autre. La France
est riche de sa diversité. Face au racisme, ne laissons rien passer. Jamais.
> Il est faux de dire que la montée des prix des carburants profite à l'Etat. Cette crise coûte à l'Etat comme elle coûte aux Français. Et l'Etat soutient les plus vulnérables pour amortir les effets de la crise.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Les personnes en situation de handicap doivent à la fois avoir accès aux
œuvres culturelles en tant que spectateurs et être acteurs de la création.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> Depuis 2017, nous avons fait de l’égalité entre les femmes et les hommes
une priorité, notamment dans le monde du travail. La création de l’Index de
l’égalité professionnelle en 2019 a constitué une étape majeure pour faire
progresser concrètement l’égalité salariale. La France a aussi porté ce combat
à l’échelle européenne. Sous la Présidence française de l’Union européenne,
elle s’est fortement mobilisée pour faire aboutir la directive de 2023 sur
l’égalité des rémunérations, dont j’ai présenté en Conseil des ministres le
projet de loi de transposition. Je suis fier de porter aujourd’hui ce texte,
qui s’inscrit dans la continuité de notre action et s’attaque à une injustice
qui n’a plus sa place dans le monde du travail. Avec une conviction simple : à
travail égal, salaire égal. (…)
Ce texte est une formidable opportunité de renforcer la lutte contre les
discriminations salariales et de moderniser nos politiques de rémunération.
Notre objectif est clair : mieux identifier les écarts de salaire injustifiés
pour mieux les corriger. Depuis ma nomination, j’ai fait de la cause des femmes
au travail une priorité de mon engagement. Nous avons déjà agi concrètement
pour améliorer leurs pensions de retraite et mieux protéger leur santé et leur
sécurité au travail. Avec ce texte, nous franchissons une nouvelle étape
essentielle vers l’égalité professionnelle. (…)
Beaucoup de fausses idées circulent sur ce projet de loi. Ce texte est un texte
juste, équilibré et moderne. Exigeant pour faire progresser l’égalité
salariale, mais pragmatique dans sa mise en œuvre. Nous avons veillé à ce qu’il
puisse être déployé sereinement par les entreprises, en simplifiant les
démarches et en aménageant les délais de mise en œuvre.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Pour relever le niveau de nos élèves, nous agissons sur plusieurs leviers
:
- Mieux former les professeurs, avec la réforme de leur formation initiale
(recrutement en fin de L3 et formation professionnelle en master). Nous ouvrons
le chantier de la formation continue afin de pouvoir moduler le volume de
formation obligatoire dans le premier degré, en fonction des besoins, pour
pouvoir passer de 18 à 36 heures annuelles ;
- Clarifier les objectifs d'apprentissages, pour chaque niveau d'enseignement,
pour que chacun sache ce qu’un élève doit apprendre et maîtriser. Les
programmes sont, de fait, peu accessibles aux élèves et aux familles. Dès le
retour des vacances de la Toussaint, tous les parents et les élèves auront
connaissance, de manière synthétique et claire, des objectifs d'apprentissage
de l'année issus de la refonte des programmes et partagés avec les professeurs.
- Donner plus d’autonomie aux collèges. Les équipes doivent pouvoir adapter
leur organisation aux besoins réels de leurs élèves. Nous avions des objectifs
flous et une organisation rigide. Inversons la logique : des objectifs précis
sur les apprentissages, et plus de liberté pour les atteindre. Cette
trajectoire doit être construite de manière pluriannuelle, afin d'être préparée
et anticipée par les chefs d'établissements et les équipes.
> Chaque année scolaire compte. Nous ne pouvons pas laisser les retards s’accumuler. Depuis 15 ans, les enquêtes PISA pointent une faiblesse française : des objectifs d’apprentissage trop flous, définis par cycle plutôt que par année. Nous avons donc engagé, il y a 3 ans, la réécriture de l’ensemble des programmes scolaires qui fixent désormais des objectifs année par année. Cette année, nous allons plus loin : dès les vacances de la Toussaint, les familles recevront un résumé clair et accessible de ce que leur enfant doit apprendre dans l’année. Des objectifs plus clairs, plus exigeants et annualisés.
> Notre souveraineté industrielle se forge dès le lycée ! Dans l’Oise, le lycée Marie Curie abrite l’unique formation de forge en Europe. Un savoir-faire essentiel à notre industrie, plus de 70 entreprises partenaires, des débouchés concrets : voilà la force de la voie professionnelle. Ce BTS Forge rayonne dans toute la France. Et il reste des places ! Pour rendre ces parcours plus visibles et les rapprocher au mieux des besoins des entreprises, nous présenterons, à l’occasion de la semaine de l’industrie, une cartographie nationale des campus industriels. Jeunes bacheliers, ces métiers ont besoin de vous. Venez vous former à un savoir-faire d’exception. Demain, aucun avion ne pourra voler sans vous.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> Territoires d’électrification : l’État accompagne 109 territoires avec 6
676 communes dont 87 % sont des communes rurales Des moyens d’ingénierie mis au
service des territoires pour les accompagner dans leur transition énergétique. (…)
Au total, plus d’un Français sur quatre est concerné, avec un objectif concret
: sortir du gaz et du fioul pour le chauffage et développer la mobilité
électrique.
L’objectif : donner accès à une énergie moins chère, plus souveraine et plus
durable.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Il y a vingt-cinq ans, je vivais à Manhattan, à quelques dizaines de pâtés
de maisons du World Trade Center. Comme tant de New-Yorkais à l’époque, je
marchais dans des rues couvertes d’une épaisse couche de poussière blanche.
Comme tant de New-Yorkais, je me suis arrêté devant les casernes de pompiers,
rendant hommage aux pompiers qui avaient payé un prix si terrible. Vingt-cinq
ans plus tard, le souvenir reste vivace. Le choc, l'incrédulité, le chagrin.
Profondément ému par les événements de cette journée, je reste à jamais
solidaire de nos amis et alliés américains, quels que soient les désaccords et
les divergences qui surgissent parfois entre nous aujourd'hui. N'oublions
jamais.
> Deux jours pour penser l’avenir de l’espace. Deux
jours pour commencer à le construire.
Le premier Sommet international sur l’espace s’achève avec des résultats
concrets : 51 annonces pour près de 20 milliards d’euros. Parmi elles, 48
millions d’euros seront consacrés à un nouveau programme français d’observation
de la Terre. Coopération, science, innovation, souveraineté, durabilité : nous
avons posé les bases de l’espace que nous voulons construire. Et pour conclure,
le passage de témoin à la jeunesse européenne qui aura à porter cette ambition
demain. Le Sommet s’achève. Le travail, lui, ne fait que commencer.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Succès immense pour la France et l’Europe du sommet international pour
l’espace!
Une dynamique revendiquée : 90 délégations de tous les continents présentes,
+50 partenariats annoncées pour plus de 20 Mds€ d'engagements. Des contrats
majeurs pour soutenir l’innovation dans le domaine: partenariat
Amazon-Arianespace, levée de The Exploration Company, etc.
Une vision européenne renouvelée : avec l'affirmation du programme Copernicus
et le lancement d’IRIS² pour une connexion souveraine et assumer notre
autonomie stratégique.
Une ambition pour la décennie : avec une nouvelle mission habitée d'un équipage
européen et l’ambition de vols habités européens d’ici 10 ans. Nous avons les
talents, assumons notre ambition et repoussons la frontière !
> Nous nous rappelons tous où nous étions le 11 septembre 2001. Lycéen, je regardais, saisi d’effroi, les tours s’effondrer sur mon téléviseur. Nous comprenions que le monde basculait. Nous n’oublierons pas les victimes, ni l’immense courage des secouristes. Vingt-cinq ans plus tard, nous ne pouvons jamais baisser la garde dans le combat des démocraties libérales contre le terrorisme Islamiste.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Il y a 25 ans, les attentats du 11 septembre frappaient les États-Unis et
bouleversaient le monde. La France se souvient des près de 3 000 victimes et se
tient, aujourd’hui comme hier, aux côtés du peuple américain. Face au
terrorisme, nos deux nations partagent un même combat et une même détermination
à défendre la liberté.
> Le monde bascule. Nos valeurs sont ciblées, contestées, bafouées. Nous, présidents d’Assemblée du G7, devons imposer la voix de nos peuples dans le concert mondial et porter une diplomatie parlementaire de combat. Pour le droit, pour la paix, pour la liberté des peuples.
> Nos démocraties sont confrontées à une défiance et à une polarisation croissante qui les fragilisent. Nous affirmons aujourd'hui notre responsabilité commune et notre exigeance : faire entendre la voix des citoyens, mieux contrôler les décisions sur la scène internationale qui les concernent au premier chef, préparer nos Parlements à l'arrivée de l'intelligence artificielle. Face aux crises en Ukraine, au Moyen-Orient et au Soudan, nous portons une voix commune pour la paix et une réponse multilatérale.
> [Déclaration
commune du G7 parlementaire 2026]
1. Nous, Présidents d’assemblée du G7, ainsi que la Présidente du Parlement
européen et le Président de la Verkhovna Rada d’Ukraine, nous sommes réunis du
10 au 12 septembre 2026 à Paris, en France. Notre 24e réunion a été l’occasion de
réaffirmer le rôle essentiel des institutions parlementaires dans la vie
démocratique et d’appeler à une coopération interparlementaire renforcée. Nous
avons débattu des voies et moyens pouvant être mobilisés par nos Parlements,
dans un contexte de défiance croissante, pour renforcer le lien de confiance
avec les citoyens en rendant nos travaux plus transparents et ouverts, et en
les associant, ainsi que toute la société civile, à ceux-ci. À l’ère des crises
globales qui occupent de plus en plus les débats publics, nous avons examiné la
façon dont les Parlements exercent leur rôle et leurs pouvoirs de contrôle en
matière de politique étrangère et de défense. Enfin, nous avons partagé nos
vues sur nos expériences et les défis communs face à l’usage de l’intelligence
artificielle (IA) au sein de nos Parlements, une technologie nouvelle qu’il
nous faut utiliser dans notre travail et réglementer par la loi.
2. Nous affirmons notre attachement à la diplomatie et à la coopération
multilatérale pour le règlement pacifique des différends. Dans le prolongement
de la déclaration des chefs d’État et de Gouvernement du G7 sur les questions
géopolitiques adoptée le 17 juin 2026 à Évian, nous réitérons avec force notre
soutien indéfectible à l’Ukraine face à l’agression continue de la Russie. Nous
réaffirmons notre solidarité pleine et entière avec le peuple ukrainien, alors
qu’il défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale. Nous
poursuivrons notre soutien à l’Ukraine dans sa lutte pour préserver son
indépendance et pour une paix juste et durable. Nous sommes également engagés
pour soutenir les aspirations ukrainiennes en faveur de l’intégration européenne
et d’une présence au sein de la communauté euro-atlantique.
3. Au Moyen-Orient, nous soutenons un accord diplomatique solide et global
avec l’Iran qui puisse mener à la paix et à la sécurité au profit des
populations de toute la région et nous réaffirmons le principe de la liberté de
navigation, sans entrave ni redevance. Nous soulignons la nécessité de répondre
aux menaces posées par l’Iran dans la région et au-delà, et de nous assurer que
ce pays n’obtienne jamais l’arme nucléaire. Nous soulignons l’importance d’un
cessez-le-feu robuste et durable au Liban qui permette le désarmement du
Hezbollah et respecte la souveraineté du pays. Nous soutenons l’accélération
des efforts humanitaires et de reconstruction dans la bande de Gaza et la mise
en œuvre rapide des mesures politiques et de sécurité pertinentes, dont le désarmement
du Hamas. Nous appelons à mettre un terme aux violences et au terrorisme en
Cisjordanie et à protéger les populations civiles. En Afrique, où le Soudan
fait face à la plus grave crise que connaît le monde en termes de déplacements
forcés et d’insécurité alimentaire, nous appelons à la fin immédiate des
hostilités, à la protection des civils et à un accès sans entrave de l’aide
humanitaire. Nous soutenons les nouveaux efforts déployés en faveur d’un
processus politique pacifique et inclusif mené par les Soudanais.
- Des Parlements plus ouverts, transparents et accessibles aux citoyens
4. Nous constatons avec inquiétude, dans de nombreuses démocraties, l’érosion
de la confiance envers les institutions publiques, et particulièrement envers
les Parlements et les élus. Cette tendance se manifeste notamment par un recul
de la participation électorale dans plusieurs pays. Or les élections, locales
et nationales, sont un moment essentiel de la vie démocratique, car elles
permettent l’expression des points de vue et des choix politiques. Toutefois,
la vie démocratique ne n’arrête pas au seuil des urnes : pour revivifier
la vie démocratique et renouer la confiance des citoyens envers leurs
institutions, nous, en tant qu’incarnation de nos différents Parlements, devons
expliquer nos processus démocratiques de manière plus efficace et saisir toutes
les occasions d’associer davantage les citoyens aux décisions qui les
concernent.
5. Nous avons ainsi évoqué les différents outils qui peuvent contribuer à
faire vivre la démocratie, tels que les mesures d’ouverture des Parlements à
tous les citoyens, la diffusion des débats parlementaires, la mise à
disposition d’outils numériques d’accès aux travaux législatifs, les pétitions,
les conventions citoyennes, les différentes méthodes de consultation populaire,
ainsi que la mise en œuvre de programmes pédagogiques et d’initiatives
itinérantes.
6. Nous
saluons ces initiatives développées ou soutenues par les assemblées qui améliorent
la transparence des travaux législatifs, l’accessibilité des débats publics et
l’ouverture des institutions à l’ensemble de la société. Ces mesures aident
ainsi efficacement à combattre la défiance des citoyens qui fragilise nos
démocraties.
- Le rôle singulier des Parlements
dans la politique étrangère et de défense
7. Nos
Parlements jouent un rôle fondamental dans l’équilibre des pouvoirs en matière
de politiques étrangère et de défense de nos États, même si conformément à nos
traditions constitutionnelles respectives, nos pouvoirs exécutifs détiennent
une responsabilité centrale dans la définition et la conduite des relations
internationales. Les Parlements contribuent en effet à la légitimité, à
la transparence et au contrôle démocratique de ces politiques.
8. Les
assemblées parlementaires exercent des responsabilités essentielles à travers
le vote des crédits budgétaires et le contrôle de l’action gouvernementale, en
particulier lors des déclarations du Gouvernement devant les assemblées. Elles
peuvent aussi, dans certains pays, autoriser, contrôler et suivre les
opérations extérieures et les activités de renseignement, dans le respect des
impératifs de sécurité nationale et du droit international. L’autorisation de
ratifier certains traités et conventions internationales constitue également
une mission essentielle de certains Parlements.
9. La diplomatie parlementaire
est un instrument précieux de dialogue et de rapprochement entre les peuples
qui complète, enrichit et démultiplie l’action diplomatique menée par nos
exécutifs. Nous saluons le pouvoir d’initiative et d’impulsion des Présidents
d’assemblée en la matière, ainsi que la contribution des coopérations et
échanges interparlementaires qui font vivre une diplomatie de proximité.
III. la nouvelle donne de
l’Intelligence artificielle : quels Défis pour nos parlements ?
10. L’intelligence artificielle ouvre aux Parlements de
vastes perspectives d’amélioration de leur fonctionnement et de renforcement de
leur efficacité. Cette nouvelle technologie peut notamment contribuer à
rationaliser les processus législatifs, à améliorer l’accès des citoyens aux
travaux parlementaires, à faciliter la traduction et la retranscription des
débats, à enrichir la recherche et l’analyse législatives et à améliorer la
cybersécurité. L’IA peut également favoriser une participation citoyenne accrue
grâce à des outils numériques innovants.
11. Nous reconnaissons toutefois que le développement et l’usage de
l’intelligence artificielle peuvent soulever des défis majeurs. Les risques
causés par les biais algorithmiques, les limites et les erreurs, la
désinformation et la manipulation de l’information, ainsi que les menaces
portées à la protection des données personnelles et à la cybersécurité imposent
une gouvernance démocratique exigeante, accompagnée d’une large consultation
publique, afin de permettre un usage de l’IA bénéfique, sûr, sécurisé, souverain
et au service de l’être humain.
12. Nous avons ainsi discuté des mesures prises et
envisagées par nos Parlements respectifs pour utiliser les technologies de l’IA
de façon éclairée et responsable. Conscients du besoin de tirer le meilleur
bénéfice de ces technologies pour le travail des élus dans l’exercice de leur
mandat et celui de nos services, nous saluons les travaux menés dans ce domaine
par les instances parlementaires internationales. Nous avons décidé de
poursuivre les échanges sur nos bonnes pratiques à l’avenir.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Il y a 25 ans, le 11 septembre 2001, près de 3 000 vies étaient arrachées
par le terrorisme islamiste. Une attaque qui a marqué une génération. Une
journée qui a bouleversé le monde. Ce jour-là, le terrorisme islamiste a
déclaré la guerre à notre mode de vie, à nos valeurs, à tout ce qui fait de
nous des Nations et des peuples libres. La France aussi en connaîtra le prix.
Face à l'obscurantisme, nous ne céderons rien. Jamais. Ce matin, j'ai une
pensée pour chaque famille, pour chaque survivant, pour toutes les victimes du
terrorisme.
> Nos agriculteurs sont autant de raisons d'être fiers de notre pays. Notre agriculture est la clé de notre souveraineté. Je me battrai sans cesse pour assurer la relève dans nos exploitations, permettre à tous nos agriculteurs de vivre dignement, nous défendre contre la concurrence déloyale et réussir la transition agricole.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Vous [LFI] avez besoin de diviser pour espérer régner. Nous voulons
rassembler pour agir. Non, les Français ne sont pas condamnés à choisir entre «
eux et vous ». Nous avons déjà montré que nous étions capables de rassembler
des femmes et des hommes de différentes origines et sensibilités politiques
pour se retrouver sur l’essentiel : l’avenir de la France et le bien être des
Français. Nous continuerons à construire cette voie du dépassement.
Elisabeth Borne (députée)
> Vingt-cinq ans après, le souvenir du 11 septembre 2001 reste intact.
Nous rendons hommage aux milliers de victimes du terrorisme islamiste, à leurs
familles, ainsi qu’au courage de celles et ceux qui sont intervenus pour sauver
des vies. En ce jour de mémoire, la France se tient aux côtés du peuple
américain, dans la fraternité et le recueillement.
Marc Ferracci (député)
> Le meilleur moteur du pouvoir d’achat, c’est la création de richesse. Sans
croissance, il n'y a rien à partager. Et aujourd'hui, la croissance ralentit.
Faire face aux urgences budgétaires est nécessaire, mais cela ne fait pas une
politique. Nous devons reprendre le fil des réformes et remettre l'emploi et la
productivité au centre du débat public.
> Dans le nucléaire français, un combustible usé n'est pas un déchet. C'est une ressource. Visite du site Orano de La Hague, premier centre mondial de recyclage des combustibles usés et premier employeur du Cotentin. Le site prépare aussi la suite avec le programme « Aval du futur », engagé par l'État en juin 2025 : de nouvelles installations qui permettront à la France de recycler son combustible bien au-delà de 2050. Merci à Jean-Michel Romary, Stéphanie Gaiffe, Florian Moulin et et Antoine-Marie Bethenod pour leur accueil.
> Quand Paris accueille le monde du spatial, la Suisse a beaucoup à dire. Rencontre au Grand Palais, en marge du Sommet international sur l'espace, avec les acteurs suisses de la filière, à l'invitation de Business France Suisse. Autour de la table, des industriels et des laboratoires qui comptent déjà dans les programmes européens. APCO Technologies SA et ses équipements pour les lanceurs et les satellites. WISeKey SA, sur la sécurité numérique et ses nanosatellites. CompPair, dont les composites se réparent sur place en une minute. Stellar Alpina et ses moteurs à détonation rotative pour la mobilité orbitale. À leurs côtés, Innovaud, l'Innovation Park de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et le Canton de Vaud, qui ont fait de l'arc lémanique un écosystème deeptech de premier plan. Ces entreprises travaillent déjà avec des donneurs d'ordre français, et plusieurs regardent la France pour leur prochaine implantation. Nous devons encourager ces chaînes de valeur qui se renforcent, ces compétences qui circulent, cette souveraineté spatiale qui se construit avec nos voisins et non contre eux. Ce qui s'invente à Lausanne, à Dübendorf ou à Genève intéresse directement notre industrie.
> Le RN tolère parfaitement le racisme en son sein... à condition de ne pas se faire prendre par la patrouille. Le policier de Carcassonne dont la vidéo raciste circule est resté membre du service d’ordre du RN après les faits et le lancement d’une enquête administrative. Il n’en a été radié que lorsque ladite vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux. CQFD
Marie Lebec (députée)
> 20 milliards € d’investissements, 50 partenariats stratégiques : au Sommet
international de l’espace, Emmanuel Macron réaffirme l’ambition de la France et
de l’Europe de dessiner l’avenir spatial mondial. Nos astronautes la font
rayonner. Nos champions technologiques et industriels nous donnent les moyens
de la concrétiser. Preuve à l’appui, Arianespace renforce ses partenariats,
notamment avec Amazon Leo, avec 6 lancements de satellites supplémentaires.
> Verkor, Mistral AI, Pasqal, ou Lhyfe... : La France n’a pas attendu pour investir dans l’avenir ! France 2030 soutient les batteries, l’IA, le quantique, l’hydrogène, la robotique, les biotechnologies et la réindustrialisation. La France doit poursuivre cet effort et impulser au niveau européen la course aux technologies de demain.
> Depuis 2017, la France porte une ambition, faire de l’Europe une puissance capable de défendre ses intérêts et sa souveraineté. Cette ambition se concrétise aujourd’hui avec la simplification des règles de la commande publique et une préférence pour l’achat européen. C’est la bonne direction. Il faut maintenant aller plus loin avec moins de contraintes et plus de soutien à nos entreprises. Continuons à faire avancer l’Europe !
● Parti radical
> Victoire de l’AfD en Allemagne : l’Europe doit se réveiller
La victoire de l’AfD aux élections régionales en Saxe-Anhalt constitue un
signal politique majeur pour l’Allemagne et pour l’Europe. Avec près de 44 %
des voix, l’AfD réalise un résultat historique et arrive largement en tête,
devant la CDU du chancelier Friedrich Merz.
Cette progression ne peut être analysée uniquement comme un vote d’adhésion
aux idées de l’AfD dans les territoires de l’ancienne RDA à l’histoire
politique, sociale et mémorielle particulière. Elle traduit également un
mécontentement profond d’une partie de la population, dû notamment aux
difficultés économiques, à l’immigration et au sentiment d’abandon de certains
territoires de l’Est de l’Allemagne.
La progression de l’AfD n’est pas un phénomène isolé. Elle s’inscrit dans
une dynamique européenne de renforcement des forces d’extrême droite : aux
élections européennes de 2024, les partis d’extrême droite ont progressé dans
22 des 27 Etats membres.
Cette montée de l’extrême droite est alimentée par le
sentiment d’impuissance de l’Europe face aux différentes crises : Covid-19,
guerre en Ukraine, immigration, ou aux défis commerciaux. Elle est également
favorisée par des ingérences étrangères, liées à la Russie ou aux réseaux de la
droite populiste américaine, qui interviennent à travers les réseaux sociaux ou
en soutien à l’écosystème médiatique d’extrême droite.
Avec les élections nationales prévues en 2027 dans plusieurs pays
européens, dont la France, l’enjeu est majeur pour l’Europe et la
responsabilité de la France d’autant plus grande.
« Nous devons rappeler à nos
concitoyens la nature et l’idéologie réelles du Rassemblement National malgré
ses tentatives de dédiabolisation. Le RN a pris publiquement ses distances avec
l’AfD. Cette prise de distance ne doit toutefois pas masquer les convergences
idéologiques sur des sujets essentiels : nationalisme identitaire, rejet de
l’immigration et défiance à l’égard de l’intégration européenne. Plusieurs de
leurs propositions soulèvent en outre de sérieuses interrogations quant au
respect de l’État de droit et des droits fondamentaux. Au-delà du seul cas de
l’AfD, le Rassemblement national s’inscrit au sein d’une famille politique
européenne qui partage ces orientations idéologiques. Le récent « protocole
d’accord » sur l’immigration entre Jordan Bardella et Nigel Farage, dirigeant
de Reform UK, illustre cette volonté de rapprochement entre les forces
nationalistes et populistes européennes.» précise Benjamin Fievet,
secrétaire national à l’Europe et aux Affaires étrangères.
« Il y a urgence à agir pour
répondre aux inquiétudes économiques et sociales légitimes de nos concitoyens,
sur le plan national mais aussi sur le plan européen : l’Europe doit être à la
hauteur des défis de notre monde. Sa faiblesse nourrit les extrêmes. A nous
d’apporter les bonnes solutions pour bâtir cette confiance entre nos
concitoyens et nos dirigeants et institutions, nationaux et européens. C’est
tout l’objet du Manifeste du Parti Radical que nous présenterons prochainement
dans le cadre de l’élection présidentielle.» conclut Nathalie Delattre, présidente du Parti radical.
Nathalie Delattre (présidente)
> Il y a 25 ans, le monde regardait, sidéré, les tours du World Trade
Center s’effondrer. Près de 3 000 vies arrachées. Et des secouristes courant
vers l’enfer quand tous cherchaient à le fuir. Le 11 septembre 2001 appartient
à notre mémoire. Le combat contre la barbarie demeure.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Face à l’internationale réactionnaire, nous devons assumer une radicalité
pro-européenne. Nous devons bâtir une alliance avec les démocrates du monde
entier pour défendre nos valeurs et notre modèle politique.
> En ce 11 septembre, 25 ans après les attentats les plus meurtriers du 21e siècle, j’ai une pensée particulière pour le peuple américain. Cette date a changé notre siècle. Elle a changé nos démocraties. Le terrorisme islamiste est devenu une de nos premières menaces. Ce 11 septembre 2001, nous étions tous Américains. En 2015, les Américains étaient tous Français. Je ne l’oublie pas.
> Depuis Ventotene, berceau de l’intégration européenne, le message est clair : dans un monde en évolution rapide, rester immobile n’est pas une option. Face aux défis mondiaux, Renew Europe choisit la force, la souveraineté et l’unité. Pour protéger nos citoyens et faire progresser notre économie, nous avons besoin de plus d’Europe, pas de moins. Ensemble, construisons une Union indépendante qui donne de vrais résultats.
Pascal Canfin (député)
> Ça y est, le coup d’envoi des négociations de l’Industrial Accelerator Act
au Parlement européen est donné ! Avec le projet de rapport de mon collègue
Christophe Grudler pour la Commission de l’industrie, Pierre Jouvet pour la
Commission du marché intérieur et Anna Cavazzini pour la Commission du commerce
international, les trois co-rapporteurs posent des bases solides et ambitieuses
pour construire une véritable préférence européenne, structurer une demande
pour des produits décarbonés européens et mieux protéger nos industriels face à
une concurrence déloyale. Je salue leur travail et me félicite de leurs
propositions qui vont dans la bonne direction pour répondre au défi industriel
européen.
Les députés des trois commissions parlementaires ont désormais jusqu’au 30
septembre pour déposer des amendements. En tant que membre de la Commission du
commerce international et rapporteur permanent pour les relations entre la
Chine et l’Union européenne, je suis pleinement investi, au côté de mon
collègue Christophe Grudler, pour que ce texte permette de protéger nos
industries face aux pratiques déloyales de la Chine.
> L’un des principaux éléments de l’EU-INC est en danger, et j’ai besoin de vous pour le défendre ! Vous connaissez tous le 28e régime, la proposition de l'Union européenne visant à développer les startups à travers l'Europe. Cette semaine, lors d'une réunion entre États membres, une majorité d'entre eux (16 précisément) s'est opposée à l'harmonisation du régime des stock-options en Europe, les fameux EU-ESO. C’est une disposition que j’ai toujours défendue, car c’est la première priorité mentionnée par les fondateurs lorsque nous discutons de la proposition. Les États membres ne s'y opposent pas pour des raisons techniques, mais parce qu'elle a des implications fiscales et qu'ils souhaiteraient qu'elle soit traitée à l'unanimité, comme une question fiscale. Ils pensent que cela ne devrait pas figurer dans le texte. C’est pourtant la caractéristique la plus essentielle d’EU Inc. Nous n’avons pas le temps d’attendre une procédure législative entièrement nouvelle qui maintiendrait la proposition entre les mains d’un seul État membre opposé. Nous devons progresser rapidement. Je vous invite à écrire à vos États membres et à leur rappeler que sans une véritable harmonisation, EU Inc restera une coquille vide.
> Les négociations sur la réforme du marché du
carbone (ETS) démarrent au Parlement européen. La clé, c’est faire de l’ETS un
outil d’investissement dans la décarbonation. Le succès de la réforme sera jugé
au regard de la contribution de l’ETS à l’accélération des investissements dans
la décarbonation en Europe.
Je souhaite également que ce soit le principe « Invest or pay » qui guide la
conditionnalité des quotas gratuits. Soit vous investissez dans la
décarbonation en Europe et vous êtes soutenu, soit vous ne le faites pas et
vous devez payer.
Enfin, je plaide pour qu’on élabore un plan de décarbonation pour chacun des
100 plus gros sites émetteurs de CO₂ en Europe, parce que c’est le cœur de ce qui fera ou
non la réussite de la transformation vers une industrie décarbonée.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> 11 septembre 2001. 25 ans après, n’oublions rien. Les images effrayantes
restent gravées. Près de 3 000 vies fauchées par le terrorisme, des milliers de
familles meurtries, un jour qui a bouleversé le monde. Je pense aux victimes, à
leurs proches, à l’Amérique blessée au cœur.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Face aux fragilités que
traversent certains adolescents, l’écoute est essentielle. Le Fil Santé Jeunes
accomplit un travail précieux face à la multiplication des fausses informations
diffusées par l’IA et certains influenceurs.
> Les affaires Roblox rappellent un risque majeur : des espaces numériques fréquentés par les enfants peuvent être détournés à des fins criminelles. Le « Child Risk » ne peut pas être un sujet que l’on découvre devant les tribunaux. La prévention doit commencer dès la conception.
> Les Clés de l'enfance pour les 3-6 ans est disponible sur le site du haut-commissariat à l'Enfance et coécrite avec le ministre de l'Éducation nationale pour permettre aux parents d'enfants qui rentrent à la maternelle d'avoir quelques outils pratiques. C'est un guide avec des repères fiables. Parce que la maternelle, c'est un moment où on a beaucoup, beaucoup de questions en tant que parents. Mais c'est aussi un énorme enjeu. C'est un temps éducatif qui doit être en lien avec l'école. Par exemple, on va y trouver qu'un enfant a besoin d'entre 9 et 13 heures de sommeil, des exercices pour apprendre à décompter des objets du quotidien. Et donc soutenir et accompagner l'apprentissage qui est fait en maternelle, pour qu'il y ait une sorte de continuum éducatif, puisque le parent est le premier éducateur de son enfant.
> Je trouve qu'être parent aujourd'hui, c'est plus difficile qu'hier. Pour plein de raisons. Nos emplois prennent plus de temps, avec les trajets, et il y a beaucoup d'informations qui parfois créent des doutes ou qui apparaissent contradictoires via les réseaux sociaux. On voit beaucoup de conseils, beaucoup de choses qui viennent parfois troubler nos repères, de nouveaux dangers et de nouveaux défis. Et malheureusement des choses plus graves : es réseaux sociaux, aujourd'hui, exposent à de la pédocriminalité, à la dégradation de la santé mentale, au cyberharcèlement Ces choses viennent confronter les parents dans une période où il y a une crise de la confiance dans l'institution globale.
> Le certificat
d'honorabilité, je l'avais mis en place pour les crèches et pour la protection
de l'enfance. Ça permettait de
contrôler de manière beaucoup plus rapide l'ensemble des casiers judiciaires,
mais aussi les procédures en cours, celles où il n'y a pas encore de
condamnation définitive.
L'attestation est maintenant élargie aux
enfants en situation de handicap. On sait qu'ils sont plus vulnérables, et les
chiffres le montrent. Il ne peut pas y avoir d'angle mort dans la protection
des enfants et cet élargissement permet d'éviter que des gens condamnés ou en
cours de procédure soient aux côtés des enfants. C'est la première des
protections qu'on leur doit. Malheureusement, on a trouvé dans nos contrôles
depuis octobre dernier plus de 7.000 personnes qui n'avaient rien à faire aux
côtés des enfants et qu'on a exclus, voire parfois engagé de nouvelles
procédures judiciaires.
Je suis totalement favorable à un
élargissement. D'ailleurs, il est en cours puisque la loi de la Protection de
l'enfance, qui a été votée à l'Assemblée et qui va arriver au Sénat, permet
d'élargir.
Je pense qu'il faut aller jusqu'au bout,
c'est-à-dire permettre également aux parents employeurs qui font intervenir des
professionnels dans leur domicile de demander ce certificat d'honorabilité.
> [Interdiction des
réseaux sociaux pour les moins de 15 ans] La loi a été votée à l'Assemblée et au Sénat, mais finalement cette mesure
a été censurée. Le président de la République a promulgué le reste de la loi,
ce qui permet d'interdire le téléphone portable au lycée. 70 % des enfants
entre 10 et 14 ans jugent eux-mêmes que cette mesure est bonne. Parce que ce
n'est pas une punition.
Pour protéger des mauvaises rencontres,
je parle bien sûr de criminalité et de pédocriminalité, pour protéger leur
développement, leur santé mentale, et pour protéger aussi leurs apprentissages,
cette mesure est nécessaire.
Maintenant, il faut retrouver l'écriture
de ce texte, et c'est l'engagement du président de la République parce qu'il en
avait fait le sujet de son G7. L'écriture, elle devra se faire aussi au niveau
européen. Ce qui me met très en colère, c'est que TikTok, chez nous, n'est pas
du tout diffusé de la même manière qu'en Chine. Aux États-Unis, pour éviter
presque une cinquantaine de procès, les outils de Meta ont eu un accord avec 47
États américains pour payer une amende de plusieurs dizaines de milliards d'euros,
mais surtout pour peut-être permettre seulement 2 heures de connexion, des
couvre-feux et un contrôle de l'âge jusqu'à la majorité de 18 ans. On voit bien
que partout dans le monde autour de nous, avec les géants de ces réseaux
sociaux, on doit être forts pour nos enfants et nos adolescents. Et on ne peut
pas laisser cette pression exclusivement sur les épaules des parents.
> Cette interdiction de l'usage au lycée du téléphone portable et d'autres objets connectés a été promulguée par le président de la République parce que ça permet de rendre plus calme, plus protecteur, le climat scolaire. Ça permet de rendre des espaces plus propices à la concentration, aux apprentissages, mais aussi au lien social entre les ados eux-mêmes. Je ne suis pas une anti-numérique, au contraire. Je pense qu'il y a des très bons usages mais ils doivent être adaptés, protégés et accompagnés.
