Avec le prolongement du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, la situation économique de l’Europe avec toutes les conséquences sociales, sociétales et sécuritaires, se détériore.
Jusqu’à présent le choc malgré son ampleur est encore relativement maîtrisé par les gouvernements.
Afin d’éviter un mécontentement populaire, des mesures ont également été prises dans tous les pays européens.
Mais on comprend bien que si la guerre (ou l’absence de paix) ne cesse pas dans les semaines qui viennent, ces pays connaîtront de plus en plus de difficultés.
Et jusqu’à quand celles-ci seront acceptables?
Donc, jusqu’à quand l’Europe peur demeurer spectatrice de son affaiblissement sans réagir?
La posture de vouloir être une force de paix et de participer à la solidifier quand elle sera mise en place est juste et légitime dans un conflit qu’elle n’a pas voulu et auquel elle ne participe pas, ne sera pourtant pas tenable sur le moyen et long terme.
Si, par exemple, il n’y a plus assez de carburants ou d’engrais ou de matières plastiques, tous produits qui viennent plus ou moins en grande quantité du Golfe persique et dont ils ont absolument besoin, les Européens peuvent-ils refuser de s’impliquer concrètement en prenant part au conflit?
La question doit être posée parce qu’elle est évidente alors même que tous les dirigeants européens refusent de la poser et d’y répondre.
Ils peuvent encore le faire pour un laps de temps qui se raccourci de jour en jour.
Mais ne pas le faire et agir en regard de la situation deviendra impossible et sera une faute que les pays européens pourraient payer cher.
Ce que ni Trump, ni les mollahs, ni Xi n’en ont cure.
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