jeudi 27 août 2026

Propos centristes. France – Protection de l’enfance / Ecole / Budget 2027 / Dette / Mayotte / Formation professionnelle…


Voici une sélection, ce 27 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> J’adresse mes félicitations à la Syrie pour l’étape décisive franchie hier dans le processus d’intégration pacifique des Forces démocratiques syriennes (FDS) au sein de l’État syrien. Je salue l’engagement du Président al-Charaa et l’esprit de responsabilité de Mazloum Abdi et des FDS à cet égard. Depuis le début de la transition, la France a joué un rôle actif pour accompagner cette démarche et elle sera attentive à sa mise en œuvre. La France continuera à appuyer la transition syrienne avec pour seules boussoles l’unité et la souveraineté de la Syrie, dans le respect de toutes ses composantes et du monopole de l’État sur les armes. En Syrie comme partout ailleurs, c’est ainsi que peut se construire le chemin vers une paix et une stabilité durables.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Mayotte est la France. Nos armées y défendent notre souveraineté, combattent les passeurs et sauvent des vies. Laisser entendre que le rôle de nos armées serait de « jeter des gens à la mer » est une infamie. Leur présence est légitime, nécessaire et sera renforcée. Radars, drones : les moyens nouveaux que nous leur donnons servent à voir plus tôt et agir plus vite. On peut attaquer le Gouvernement, pas salir ceux qui servent la France [LFI].

> À Mayotte, réunion avec l’état-major opérationnel chargé de la lutte contre l’immigration clandestine, aux côtés de plusieurs membres du Gouvernement. Un an et demi après Chido, la reconstruction doit désormais accélérer. Les Mahorais attendent des résultats. Les lois sont votées. Près de 4 milliards d’euros sont programmés jusqu’en 2031. À quelques semaines du budget 2027, nous sommes venus arbitrer sur le terrain, lever les blocages et donner à chaque projet un responsable, une date et un résultat vérifiable.
Notre première responsabilité est de protéger Mayotte. 16 000 étrangers en situation irrégulière éloignés au premier semestre : les résultats sont solides. Mais les filières s’adaptent, mutent et bénéficient parfois de complicités locales. Nous devons donc adapter notre réponse. À droit constant, nous assumons une militarisation plus importante de la protection de l’archipel. Il ne s’agit plus seulement d’intercepter les embarcations aperçues, mais de détecter plus tôt, suivre plus longtemps et intervenir avant qu’elles n’atteignent les côtes. Notre objectif : faire disparaître les angles morts autour de l’île. Les 4 radars seront renouvelés. Drones de longue endurance, drones embarqués et ballons captifs compléteront la surveillance. Un poste militaire avancé permanent sera installé à M’tsamboro. En mer, nous sommes passés de 4 intercepteurs en 2017 à 9 en 2026, et nous en aurons 13 en 2028. Dans les airs, un nouvel appareil de surveillance arrive en septembre. La présence militaire en mer atteindra près de 191 jours cette année.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Bravo aux gendarmes pour leurs investigations menées après des menaces et propos antisémites proférées dans un hypermarché du Pontet à l’encontre de touristes cet été. Un suspect a pu être interpellé et va répondre de ses actes. L’antisémitisme doit être combattu fermement et sans relâche.

> Avec La France insoumise, c’est toujours de la faute des autres. Les policiers intervenaient pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance. Une enquête est ouverte, qui permettra de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles s’est déroulé ce qu'on voit dans des extraits de vidéo diffusés, dont je rappelle qu’elle est une pièce d’enquête couverte par le secret. En revanche, j’apporte évidemment mon soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Plus de 500 militaires des Forces armées dans la Zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI) sont déployés à Mayotte. Chaque jour, ils surveillent les approches maritimes, participent à la protection de l’environnement et à la police des pêches dans les zones économiques exclusives françaises, luttent contre les trafics illicites en mer. Ils viennent en appui des forces de sécurité intérieure dans la lutte contre l’immigration clandestine à terre, et de l’autorité préfectorale pour la gestion de crise. Avec les Comores et Madagascar, ils approfondissent la coopération militaire. Je suis allée à leur rencontre aujourd’hui, pour échanger sur leurs défis, leurs besoins, leurs expériences : je salue leur engagement intact, constant et exemplaire.

> Auprès des forces armées françaises qui contribuent significativement à la lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte, en appui des forces de sécurité intérieure, à travers l’opération NEPHILA. En mer, la Marine lutte contre les trafics illicites de migrants à travers les opérations REQUIN, deux fois par an. En 2025, elles ont permis l’interception des passeurs d’une filière africaine, grâce à une bonne coordination interservices. Nous restons mobilisés : avec le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur nous souhaitons mieux renseigner, renforcer les moyens d’action des armées, et faciliter la coordination interministérielle, pour la sécurité de Mayotte.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Une idée totalement dangereuse : Jean-Luc Mélenchon et Matthieu Pigasse veulent annuler une partie de la dette française.
Moi je leur réponds que cela nous mènerait directement à une crise financière.
Cette idée dangereuse n’est pas nouvelle pour le quadruple candidat à la présidence de la République. Déjà en 2022, Jean-Luc Mélenchon vendait ce rêve qui est en fait un cauchemar.
En plus de se moquer du monde et de prendre les Français pour des lanternes, annuler une partie de notre dette mettrait en danger la signature de la France, la confiance qui est accordée à notre Nation.
C’est aussi une mesure qui est totalement illégale, contraire aux traités européens. Je comprends bien que Monsieur Mélenchon se moque des règles de notre maison commune, mais une annulation partielle de notre dette reviendrait tout simplement à sortir de l’Euro.
Après tout, c’est peut-être l’objectif de Monsieur Mélenchon.
Enfin, quand nos créanciers verront que la France vient tout bonnement d’annuler 20% de l’argent qu’elle a emprunté à une institution bancaire indépendante, croyez-vous qu’ils voudront nous prêter à nouveau de l’argent pour financer nos projets d’avenir ? Et s’ils le font, à quel prix ?
La France devra emprunter à des taux beaucoup plus élevés car la confiance en aura pris un coup.
Dans les années 1920, la République de Weimar demanda à sa banque centrale de financer directement les dépenses de l’État en faisant fonctionner la planche à billets. L’Allemagne a vu sa monnaie perdre toute valeur, l’inflation exploser, et son économie s’effondrer.
Imprimer de la monnaie à volonté, ce n’est pas résoudre le problème, c’est le déplacer.
Et qui paie ? Les citoyens, avec un pouvoir d’achat réduit à néant.
Les banques centrales doivent rester indépendantes, car une monnaie qui n’a plus de crédibilité, c’est une économie ruinée.
Augmentation des taux, inflation, croissance minée, perte de confiance.
Il ne faut pas se laisser berner par cette baguette magique qui relève de la démagogie.
Le débat sur la dette ne doit pas être un débat sur son annulation, mais sur sa soutenabilité.
Il en va de l’avenir de notre pays.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Limiter la place des écrans à l'école est une avancée. Nous devons aller plus loin pour protéger la santé de nos enfants face aux effets d'une exposition excessive aux écrans et aux réseaux sociaux.

> Cet après-midi, j’ai réuni les principaux acteurs concernés par les réformes du financement de la radiothérapie et de la dialyse. Deux réformes que j’avais portées au Parlement et auxquelles je reste particulièrement attachée en tant que Ministre, car elles permettront d’harmoniser les pratiques et d’améliorer la qualité des soins. En radiothérapie, nous voulons accompagner les innovations thérapeutiques et aligner les modalités de financement entre l’hôpital et le secteur libéral. Pour la dialyse, l’objectif est de faire évoluer les prises en charge pour mieux répondre aux besoins et au projet de vie de chaque patient, en favorisant notamment l’autonomie et la dialyse à domicile. Ces transformations sont préparées depuis plus d’un an par mes équipes, en lien avec tous les acteurs, car elles nécessitent un important travail de concertation et d’accompagnement. Nous continuerons à avancer avec l’ensemble des acteurs pour leur mise en œuvre dès janvier 2027.

> Stop à la désinformation. Le 100 % santé a considérablement amélioré le remboursement des soins dentaires, en particulier les plus chers comme les prothèses — couronnes, bridges, dentiers — qui restent intégralement prises en charge dans ce cadre. Le dispositif n’est pas remis en cause : au 1er janvier 2026, il a même été élargi à de nouveaux actes. Depuis sa mise en place, le recours aux prothèses dentaires a ainsi progressé de 17 %. Des Français qui renonçaient à se soigner et qui ne renoncent plus. Nous avons également étendu le programme « M’T dents » qui offre une consultation gratuite chaque année chez le dentiste pour les enfants et jeunes de 3 à 24 ans ! Notre objectif est clair : renforcer la prévention dès le plus jeune âge, faciliter l’accès aux soins dentaires les plus coûteux, tout en assurant la pérennité de notre modèle social. Agiter les peurs, c’est facile. Garantir que chacun continue d’être soigné, c’est notre responsabilité.

> Aujourd’hui, je me suis rendue au Centre hospitalier de Mayotte, pour constater concrètement les avancées engagées depuis Chido et échanger avec les équipes. Le CHM a retrouvé l’ensemble de ses capacités touchées par le cyclone. Nous sommes désormais dans une nouvelle étape : nouvelles capacités en obstétrique et en psychiatrie, renforcement des urgences et des soins critiques, modernisation du plateau médico-technique. Et je veux le redire clairement : Le second site hospitalier de Combani se fera. Le terrain de 18 hectares est sécurisé et les études opérationnelles avancent. Avec la modernisation du CHM et Combani, c’est +60% de lits hospitaliers en plus pour Mayotte. Cette visite a également permis de faire un point sur la préparation face au risque Ebola : près de 2 300 professionnels et primo-intervenants ont été formés, les circuits de prise en charge ont été travaillés et les équipements renforcés. L’heure est désormais à la concrétisation des engagements pris auprès des mahorais : un nouveau point d’étape sera fait sur place en février prochain pour vérifier que le calendrier est bien tenu.

 

David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> Le gouvernement ne proposera pas de mesure visant à exclure les ETF swappés du plan d'épargne en actions, ni à en modifier les conditions d'éligibilité ! Les Français peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés.

> Ce matin à Bercy, j'ai réuni les plateformes agréées de facturation électronique afin de leur rappeler les exigences en matière de cybersécurité. Dans 6 jours, cette réforme est mise en route. Comme je l'ai annoncé lundi, les prochains mois constitueront une phase de déploiement progressif et d'accompagnement : aucune sanction ne sera appliquée à aucune entreprise en 2026. Aujourd'hui, 58% des entreprises ont d'ores et déjà choisi leur plateforme, et la dynamique est positive. En matière de sécurité, nos exigences sont les plus élevées d'Europe et elles devront être scrupuleusement appliquées : il faudra en faire la preuve en continu, c'est une question de confiance. Les plateformes remettront avant la fin du mois de septembre à l'administration un point de suivi cybersécurité après le début des opérations ; elles auront évidemment l'obligation de signaler sans délai à l'administration tout incident cyber ; enfin, de nouveaux tests d’intrusion devront être généralisés dès cet automne. Si la preuve du plus haut niveau de sécurité n'est pas assurée, les opérations d'une plateforme seront suspendues. J'ai enfin pu remercier l'ensemble des plateformes pour leur dynamisme et les efforts qu'elles ont consentis pour rendre possible cette réforme, au service de toutes les entreprises et de l'économie françaises.

> Brûler la dette tout en la mettant au frigo. LFI défie les lois de l’économie comme celles de la thermodynamique ! Petits détails. Comment, dès le lendemain, convaincre de nous prêter à nouveau ? L’explosion des taux enrichirait les créanciers et ravagerait notre économie.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> La primaire sauvage, celle qui choisit au gré des sondages, c'est le pire des systèmes. Depuis des mois, j'alerte sur ce risque. Qui pourra assumer demain d'avoir laissé comme seul choix aux Français un second tour entre le RN et LFI ?

> Je veux être utile ici et maintenant. Et je me prononcerai en temps voulu pour la présidentielle. Ici et maintenant, on peut et on doit agir. Et sans attendre ! Les Français n'attendent pas un pays à l'arrêt pendant 8 mois mais qu'on produise des résultats. C'est ce pour quoi nous travaillons avec Sébastien Lecornu.

> Une loi spéciale, ce n'est pas un budget. Et la France a besoin d'un budget ! Ce moment sera un crash test de responsabilité et de crédibilité pour les députés. Les Français en seront juges.

> Dès le 7 septembre, la loi intégrale sera examinée à l'Assemblée Nationale. Notre engagement, agir à 100%, partout, tout le temps. Ne plus obliger l'enfant à être confronté avec son agresseur, intégrer le contrôle coercitif, former à 100% les forces de l'ordre, magistrats, professionnels au contact des enfants. Tout ce qui doit encore être fait sera fait.

> Les violences sexuelles commises sur nos enfants, ce sont des prédateurs qui abusent de l'amour, la confiance, la proximité, le lien qu'ils ont avec nos enfants. Permettre à nos enfants de les révéler, les accompagner, les protéger, c'est évidemment le rôle de l'école.

> Une affiche pour sauver des vies. Près de 450 aires d’autoroute et de repos, relais de protection et de liberté. Des milliers d’agents formés. Face aux violences faites aux femmes et aux enfants, nous avons besoin d’une révolution : agir partout, tout le temps.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Depuis le 19 juin, 308 personnes ont perdu la vie par noyade en France, soit 3% de plus que l’an dernier. La progression a ralenti après un début d’été marqué par une hausse supérieure à 10%. C’est le signe que la prévention, notamment avec le plan VigiNoyades, l’engagement de tous les acteurs et la responsabilité de chacun peuvent avoir un impact réel. Mais aucun chiffre ne peut nous satisfaire lorsqu’il parle de vies perdues. Je pense notamment à cette petite fille de 16 mois, retrouvée noyée il y a deux semaines près de Nancy. Ce drame rappelle que la noyade peut survenir partout en quelques secondes. Tous les efforts de prévention sont essentiels et nécessaires lorsqu’on parle de vies humaines. La fin de l’été ne doit pas être la fin de la vigilance.

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> [Discours sur la formation professionnelle] En quelques années, France compétences s'est imposée comme le garant de la cohérence de notre politique de formation professionnelle. Elle réunit autour d'une même gouvernance l'État, les partenaires sociaux, les Régions et les personnalités qualifiées afin de construire une vision partagée des enjeux de compétences, au service des actifs, des entreprises et des territoires.
Le champ dont nous avons collectivement la responsabilité est vaste. Il couvre la formation professionnelle, le développement des compétences tout au long de la vie, la certification, la qualité des formations, ainsi que l'accompagnement des parcours professionnels et des reconversions. Autant de leviers essentiels pour répondre aux transformations de notre économie, aux besoins des entreprises et aux aspirations de nos concitoyens.
Parmi ces leviers, je tiens à souligner l'importance des dispositifs qui permettent aux salariés, et notamment ceux des TPE et PME, de se former et de se reconvertir tout au long de leur carrière. Le plan de développement des compétences, le projet de transition professionnelle, et la nouvelle période de reconversion issue de l'accord national interprofessionnel de 2025, reprise dans la loi d'octobre dernier, témoignent de la volonté collective de faire de la formation un droit réel pour tous les actifs, quel que soit leur employeur. C'est une conviction que je partage pleinement, et que nous portons, avec le ministre Farandou, dans mon action.
Depuis sept ans, France compétences a accompagné les grandes réformes engagées dans ce domaine. Elle a contribué au développement du compte personnel de formation, du conseil en évolution professionnelle, à la rénovation du système des certifications professionnelles, à la montée en puissance de la qualité des organismes de formation, à l'amélioration de la connaissance des coûts et, bien sûr, au développement sans précédent de l'apprentissage.
Dans cet ensemble, l'apprentissage occupe une place particulière. Parce qu'il constitue une voie d'excellence, un formidable outil d'insertion professionnelle et un facteur de compétitivité pour nos entreprises. C'est sur cette politique que je souhaite concentrer mon propos aujourd'hui.
I. La réussite de la politique d'apprentissage
Il est des réformes qui font date.
Des réformes qui, au-delà des débats qu'elles suscitent au moment de leur adoption, transforment en profondeur et durablement la vie de millions de nos concitoyens. La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel est de celles-là.
En 2017, la France formait un peu plus de 300 000 apprentis par an. En 2024, ce sont près de 880 000 nouveaux contrats qui ont été signés, portant à plus d'un million le nombre de jeunes en apprentissage en cours de contrat dans notre pays. Un million. C'est un chiffre qui n'est pas une statistique de plus. C'est un million de destins transformés, un million de jeunes qui construisent leur avenir en travaillant, en apprenant, en contribuant à l'économie de notre pays.
Ce résultat ne doit rien au hasard. Il est le fruit d'une vision portée avec constance par le Président de la République depuis 2017 : faire de l'apprentissage un choix d'avenir, pour les jeunes comme pour les entreprises.
Pendant des décennies, l'apprentissage a été regardé comme une voie de relégation. Le Président a voulu en faire une voie d'excellence, accessible à tous les niveaux de qualification, du CAP au diplôme d'ingénieur. Ce pari audacieux, aujourd'hui, est gagné.
France Compétences est au cœur de cette réussite. Elle incarne la conviction que la formation professionnelle est trop importante pour être abandonnée à une seule logique, celle de l'État, des partenaires sociaux, ou des territoires. C'est la combinaison de ces intelligences collectives qui fait la force de ce modèle.
II. Les efforts de l'État depuis 8 ans
Mais je veux ici dire la vérité sur ce que cette réforme a coûté, et des efforts faits par l'État pour sa réussite.
La loi de 2018 a libéralisé l'ouverture des CFA, transféré la compétence aux branches professionnelles, monétisé le CPF et confié à France Compétences la régulation de l'ensemble du système. Ce nouveau modèle a déclenché une dynamique sans précédent.
Mais une dynamique aussi puissante a un prix.
Entre 2020 et 2022, France Compétences a connu des déficits très élevés. Ces chiffres ont fait couler beaucoup d'encre. Certains y ont vu l'échec de la réforme.
J'y vois, moi, le signe qu'une réforme d'ampleur a été lancée avec sincérité et ambition, sans brider le système avant qu'il n'ait pu se structurer.
L'État a alors pris ses responsabilités. Il a engagé un redressement progressif mais déterminé : révision des niveaux de prise en charge des contrats, renforcement de la régulation des certifications, maîtrise des coûts, sans jamais sacrifier l'ambition. Résultat : le déficit se réduit nettement à partir de 2023. Et pour la première fois de son histoire, France Compétences a adopté pour 2026 un budget excédentaire. C'est un tournant. Un tournant que je veux saluer, parce qu'il est le fruit du travail de votre institution, de ses équipes, et de la confiance que l'État lui a accordée dans la durée.
Je veux aussi parler ici des régions, qui sont membres de plein droit de ce conseil d'administration, et qui ont manifesté leur mécontentement. Je l'entends évidemment. La réforme de 2018 a modifié leur rôle dans la gouvernance de l'apprentissage. Les décisions budgétaires récentes ont réduit leurs dotations. Ces sujets sont réels, ils méritent un dialogue exigeant et respectueux. Je m'y suis engagée personnellement. Les régions sont des partenaires indispensables : leur connaissance des territoires, leur compétence en matière d'aménagement du territoire et de développement économique, leur rôle dans l'orientation, sont irremplaçables. Nous devons travailler tous ensemble.
III. Les prochains jalons pour pérenniser cette politique
Nous avons construit quelque chose de solide. Mon rôle est de bâtir pour durer. Quatre chantiers structureront donc notre action dans les mois à venir.
La régulation par la qualité
La croissance de l'apprentissage a été forte. Elle a aussi été, sur certains segments, non maîtrisée. L'écosystème le sait, l'écosystème l'attend : il faut désormais réguler davantage par la qualité.
La révision de Qualiopi est en cours de finalisation. Les pistes de travail concernent quatre axes principaux : la lutte contre la fraude, la qualité pédagogique, la protection des apprentis et la transparence de la communication commerciale. Des discussions doivent encore avoir lieu. Mais cela permettra d'exiger davantage des organismes de formation, et en particulier des CFA. Je m'y suis engagée, et c'est un axe fort de ma feuille de route.
La révision générale des niveaux de prise en charge des contrats, lancée par France Compétences en avril 2026, permettra d'aligner le financement sur la réalité économique des formations. Ce travail est indispensable : un apprentissage financé à un niveau cohérent avec les coûts réels, c'est un apprentissage qui durera.
Ce chantier est une priorité pour moi, et je sais que France Compétences y met toute son énergie.
La lutte contre la fraude
La lutte contre la fraude, c'est le deuxième chantier, et il est important. Après la vague de fraudes au CPF, nous voyons se développer des fraudes dans le secteur de l'apprentissage. Nous ne pouvons pas le tolérer. C'est une atteinte au bon usage des deniers publics, mais c'est surtout une atteinte à la réputation de l'apprentissage et à la confiance que nos concitoyens placent dans ce système.
Le ministre Jean-Pierre Farandou a adressé une instruction aux préfets pour durcir les contrôles sur le terrain. Le Parlement a renforcé les pouvoirs de contrôle de France Compétences dans le cadre du projet de loi de lutte contre les fraudes sociales. Chacun doit se sentir concerné.
Nous ne transigeons pas sur l'intégrité du système.
Le financement : le PLF à venir
Le troisième chantier, c'est la soutenabilité financière de long terme. Le budget 2026 est excédentaire : c'est une bonne nouvelle. Mais les équilibres restent encore fragiles, et les besoins de financement de l'apprentissage sont importants.
Le projet de loi de finances pour 2027 sera l'occasion d'arbitrages structurants. Je m'engage à porter dans ces discussions, avec le Ministre Farandou, l'ambition de l'apprentissage, à défendre les crédits nécessaires, et à veiller à ce que les efforts de rigueur que nous imposons au système ne se traduisent pas par une baisse de l'accès à la formation pour les jeunes. Car c'est là que se joue l'essentiel : que le million d'apprentis d'aujourd'hui ne devienne pas le symbole d'une parenthèse heureuse, mais le socle d'un système durablement solide.
Le dialogue au sein de France Compétences
Enfin, quatrième chantier : le dialogue. France Compétences est une institution quadripartite. C'est sa force, c'est aussi parfois sa complexité. Les tensions récentes au sein de ce conseil d'administration, les départs, les retours, les désaccords exprimés avec force, ne doivent pas être niés. Ils révèlent que les enjeux sont importants, que les acteurs sont engagés, et que les décisions prises ici ont des conséquences réelles.
Je veux réaffirmer combien France Compétences est le lieu où ces tensions se transforment en décisions partagées. Un dialogue utile, indispensable, direct entre l'État, les régions, les partenaires sociaux. Pas un dialogue de façade, pas un dialogue qui dure jusqu'au premier désaccord, mais un dialogue qui en fait une matière pour progresser. C'est le sens de l'institution. C'est le sens de notre présence ici aujourd'hui.
Et je veux remercier le président du conseil d'administration de son engagement au service de France compétences.
Conclusion
La France a réussi à faire de l'apprentissage une politique publique de premier plan. Un million de jeunes en témoignent chaque jour. France Compétences a joué un rôle central dans cette réussite, et elle continuera à en être le pivot.
Les défis qui nous attendent, qualité, fraude, financement, gouvernance, sont exigeants. Mais ils sont à notre portée, à condition que nous les abordions ensemble, avec la même ambition et la même rigueur que celles qui ont présidé à la création de cette institution il y a maintenant sept ans.

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> L’Arabie saoudite est un partenaire clé dans la région, avec lequel la France travaille également sur les grands enjeux géopolitiques.

> La visite du prince héritier saoudien en France a permis de franchir une nouvelle étape, avec la signature de contrats majeurs. La France attire une fois de plus les investisseurs étrangers.

> 100 ans de relations diplomatiques entre la France et l’Arabie saoudite : un anniversaire qui témoigne d’une relation ancienne, aujourd’hui portée par un partenariat stratégique. Hier, au Dialogue d’investissement franco-saoudien, nous avons pu mesurer le dynamisme de nos coopérations et les nombreuses perspectives qui s’ouvrent à nos entreprises. L’annonce d’un investissement saoudien de 6 milliards d’euros pour la création de trois parcs d’attractions en France illustre concrètement cette dynamique

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> À l’heure où notre pays traverse de profondes transformations, je crois plus que jamais à la force de la démocratie sociale pour réformer sans brutalité, ni déni. À la rentrée de la CFDT, j’ai rappelé ma conviction : nous avons besoin de syndicats forts et de partenaires sociaux pleinement mobilisés pour faire évoluer le monde du travail. IA, emploi des jeunes, protection sociale, retraites, adaptation aux fortes chaleurs, formation professionnelle : sur tous ces sujets, le dialogue et la négociation doivent nous permettre de construire des solutions concrètes et durables.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Ce matin, place Vendôme, j’ai souhaité organiser une conférence sur les enlèvements illicites de mineurs à l'international, préoccupation majeure du ministère de la Justice, au service des parents et enfants victimes. Avec des parlementaires, des magistrats, des avocats, des associations et des parents victimes, nous avons partagé nos visions sur les solutions à mettre en place, pour prévenir et mieux gérer ces situations. Convaincre plus de pays d’adhérer à la Convention de La Haye, assurer le plein respect du règlement en vigueur au sein de l'Union européenne, dynamiser la coopération internationale, mieux informer et prévenir les parents victimes, en synergie avec les autres ministères impliqués, recourir davantage à la médiation internationale... toutes ces actions sont essentielles et doivent s’articuler dans une démarche collective, que nous poursuivrons ces prochaines semaines et ces prochains mois, dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Je pressens que 2026 va être une très belle année touristique ! 2025 était déjà excellente et en 2026, on va faire aussi bien, voire mieux. Pourquoi ? Parce que le tourisme international se porte très bien. Les touristes viennent, de loin, voir notre pays et pas seulement nos grands sites. Le tourisme domestique, lui, se maintient. Les Français se sont tournés vers la montagne, qui devient une destination touristique majeure de l’été.

> Le tourisme international, c’est 60 milliards très précisément à la fin août pour le commerce international. Ça veut dire que la contribution à la balance des paiements, l'industrie touristique, c'est une forte contribution. Probablement à la fin de l'année, de l'ordre de 20 milliards, ce qui n'est quand même pas rien. Donc ça, c'est avec des pays qui viennent nous visiter d'une manière importante, comme la Chine, comme les Etats-Unis, comme la Corée du Sud, comme le Mexique.

> Les plateformes dont vous venez de parler, Ali Express, Temu, Shein, etc., sont en forte régression. Entre 20 et 50% de régression, pour deux raisons. D'abord, la taxe, bien sûr, puis il y a aussi une prise de conscience. On a tellement fait d'enquêtes pour montrer que ces produits étaient non conformes, qu'ils étaient même dangereux. On est contre, la DGCCRF qui a fait un prélèvement. 70% sont non conformes, 45% sont dangereux. Il y a aussi cette prise de conscience des consommateurs.

> L'intérêt général de ce pays, c'est qu'on ait un budget. Pour qu'il soit modifié avec le nouveau président et la nouvelle assemblée. Mais il ne sera pas modifié s'il n'y a pas de budget. Et là, du coup, ça va coûter très cher à l'Etat français.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Le climat change. Notre agriculture doit pouvoir s’adapter. Sécheresses, canicules, nouvelles contraintes : le défi est immense. Je veux aller à la rencontre de ceux qui vivent ces transformations et engager, avec eux, la réflexion sur le modèle agricole de demain.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> La rentrée scolaire est un temps fort de notre contrat social. C’est le plus grand rendez-vous que la France se donne chaque année à elle-même. Parce que les élèves n’attendent pas, et parce que ma responsabilité est de donner à l'École une vision, cette rentrée sera donc une rentrée d’action, autour de quatre priorités : instruire, protéger, unir, prévoir.

> Si vous avez 300 mots de vocabulaire, vous serez le jouet de l’IA. Si vous en avez 4 000, l’IA sera votre jouet. L’IA est la troisième grande bascule dans le rapport de l’homme à la connaissance, après l’écriture et l’imprimerie. Face à elle, la réponse de l’École tient d’abord dans les savoirs fondamentaux, lire, écrire, compter, raisonner par soi-même. Ensuite dans la compréhension lucide de ces outils, de leurs usages, de leurs biais, des enjeux de souveraineté qu’ils soulèvent. C’est pourquoi, avec le Premier ministre, nous créons dès la rentrée 2027 un enseignement à l’IA en seconde, à raison d’une heure par semaine.

> Rien de tout cela ne serait possible sans l’engagement des 1,2 million de personnels de l’éducation nationale. Ils ont dédié leur vie à instruire, protéger et émanciper nos enfants. En formant notre jeunesse, ils écrivent notre avenir. Il n’y a pas de France sans espoir, ni d’espoir sans École. Très belle rentrée à nos 11,6 millions d’élèves, à nos 1,2 million de personnels et à toutes les familles.

> L’enfant né ce matin entrera à l’école en 2029 et passera son baccalauréat en 2044. C’est à cette échelle que nous devons penser l’École. Trois bouleversements viennent la percuter : la démographie, avec 20 % d’élèves en moins entre 2018 et 2035, le changement climatique et l’intelligence artificielle. Aucun maire ne doit plus découvrir en mars les ouvertures et les fermetures de classes de septembre. Nous créerons d’ici début octobre une direction de la politique territoriale de l’École et de l’anticipation, pour donner plus de visibilité à long terme.

> Qu’il soit arrivé hier ou que ses ancêtres aient fait la guerre de Cent Ans, tout enfant qui s’assied sur les bancs d’une école est un enfant de la République. L’École est la fabrique de l’unité et de la citoyenneté. C’est pourquoi le 11 novembre, journée d’hommage à tous les Morts pour la France, sera désormais commémoré dans toutes les écoles et tous les établissements, à partir du CM1.

> Un à trois enfants par classe ont déjà été victimes de violences sexuelles, dans plus de 80 % des cas dans le cercle familial. Ce chiffre est monstrueux et il doit tous nous faire réagir. Dès novembre, de la grande section à la terminale, chaque élève pourra s’exprimer sur ces violences dans un questionnaire adapté à son âge, en même temps que celui sur le harcèlement. Chacun pourra demander à parler à un adulte de confiance. Protéger, c’est aussi libérer nos élèves de l’emprise des écrans avec l’interdiction du téléphone au lycée. Et c’est protéger celles et ceux qui font l’École. De même qu’on ne touche pas à un enfant, on ne touche pas à un professeur ou à un personnel de l’éducation nationale. S’en prendre à l’un d’entre eux, c’est s’en prendre à l’institution tout entière.

> Instruire est notre cœur de métier. Rien ne doit nous en détourner. Deux priorités, portées par les nouveaux programmes de cette rentrée :
- La maîtrise du langage, parce qu’un enfant a besoin de mots pour exprimer sa pensée.
- Le raisonnement scientifique, parce qu’il est le fondement de l’esprit critique.
Dès le 1er septembre, les attendus et les barèmes du brevet et du baccalauréat seront rendus publics. Les règles du jeu doivent être claires pour tous, partout.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Une nouvelle rentrée pour notre enseignement supérieur et notre recherche. Ce matin à la Sorbonne, j’ai réuni les équipes du ministère autour de trois priorités : accompagner notre jeunesse, renforcer notre attractivité et défendre notre souveraineté scientifique et technologique. Dans un contexte exigeant, l’attentisme n’est pas une option. Nous devons poursuivre les transformations engagées et continuer à donner à nos étudiants, nos chercheurs et nos établissements les moyens de réussir. Merci à toutes les équipes mobilisées. Excellente rentrée à toutes et à tous !

 

Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Rencontre avec mon homologue ukrainien Sergiy Boyev à la mission de l’Ukraine auprès de l’Union européenne à Bruxelles suite à la réunion de la Coalition des Volontaires pour l’Ukraine du lundi 24 août 2026. Cette réunion de travail nous a permis d'avancer dans la mise en œuvre de nos feuilles de route sur la défense aérienne et anti-missile balistique ainsi que sur l'aviation de combat ukrainienne.

 

Sébastien Martin (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Notre pays doit avoir un budget. Comme l’a rappelé le Premier ministre, il en est de la responsabilité des parlementaires. Ce budget est indispensable pour nos agriculteurs, pour nos services publics, pour le réarmement de notre pays, pour notre crédibilité internationale.

> Je soutiendrai Edouard Philippe aux présidentielles. Face à la menace du duel LFI-RN pour notre place en Europe, pour nos finances publiques, l’heure est trop grave. Rassemblons la droite et le centre pour réformer notre pays et défendre la sécurité des Français.

> Il est totalement irresponsable et irréaliste de vouloir « bruler la dette » comme le propose Mélenchon. Quel message la France enverrait elle à ses partenaires et créanciers ? La seule voie est de redresser nos finances publiques.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Nous n’abandonnerons pas l’objectif : protéger nos enfants des dangers des réseaux sociaux. Après la décision du Conseil constitutionnel, à nous de trouver rapidement le bon chemin juridique. Dépassons les clivages, mettons-nous autour de la table et avançons.

> Les entreprises ont besoin de visibilité, sortons de la politique de l’essuie-glace ! Nous devons changer notre façon de décider : mieux concerter en amont, fixer un cap clair et nous y tenir dans la durée.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Je suis candidat à cette élection présidentielle pour la gagner grâce à un projet solide, optimiste et une vision claire pour la France. Qu'il s'agisse de l'École, de l'intelligence artificielle ou de l'urgence écologique comme la gestion de l'eau, les défis de notre pays sont immenses, j'ai une réponse à ces défis. Et je vais convaincre les Français de me faire confiance.

> Notre système est à bout de souffle. Je ne suis pas candidat pour proposer de modifier tel paramètre ou tel autre, je suis candidat pour transformer en profondeur notre modèle économique, social, éducatif et institutionnel.

> J’ai plein de propositions pour faire de notre École la meilleure d'Europe. Rétablissons le certificat d’études pour accéder au collège. Créons des groupes de niveau en maths au collège. Commençons la lecture dès la maternelle. Rétablissons le redoublement quand le niveau ne permet pas de passer. Fermons 100 collèges devenus des ghettos scolaires qui concentrent le plus de difficultés et répartissons les élèves dans d'autres collèges pour permettre à tout le monde de progresser. Saisissons-nous de l’IA et bâtissons un plan Voltaire pour développer l’esprit critique.

> Ministre de l’Éducation nationale, j’ai mis fin au correctif académique. Pour atteindre un certain taux de réussite au brevet ou au bac, on venait gonfler les notes des élèves. On venait mentir aux élèves et à leurs parents. J'y ai mis fin. C’était un devoir de vérité.

> J'ai été le ministre de l'Éducation nationale qui a appliqué la plus forte revalorisation salariale qu’ont connu les enseignants depuis 30 ans. Pour restaurer le métier du professeur. Je souhaite poursuivre cette action. Je propose une hausse supplémentaire pour que chaque enseignant puisse avoir 200 euros nets par mois de plus. Et jusqu'à 500 euros de plus pour ceux en milieu de carrière, qui sont ceux le plus en retard par rapport à la moyenne de l’OCDE.

> Ministre de l'Éducation nationale, j’avais fait le choix de restaurer le redoublement. J’ai redonné le dernier mot aux professeurs plutôt qu'aux parents. Parce que je refuse de voir nos élèves accumuler d'immenses lacunes pour finalement se fracasser sur le mur de l'échec scolaire.

> Je souhaite porter un plan complet pour redresser le niveau des élèves de France. C’est possible. Nos professeurs donnent tout ce qu’ils ont pour nos élèves. Je veux renouer avec l’exigence, le seul chemin vers l’égalité.

> Notre École et nos enseignants ont besoin d'un cap, d’une ligne claire, d'une véritable stabilité pour accomplir sereinement leurs missions. Président de la République, je veux mettre fin à ce doute français sur l’École. Je souhaite nommer un ministre de l'Éducation nationale pour 5 ans minimum, en faire le numéro 2 du Gouvernement et voter une loi de programmation pour l’École.

> Les entreprises de France tiennent le pays debout. Dans un monde instable, ce sont elles qui investissent, qui embauchent, qui prennent des risques. Nous leur devons de la stabilité, de la clarté et de la simplicité.

> Bonjour Jean-Luc Mélenchon, vous qualifiez de « sottise » la décision que j’avais prise sur l’abaya. Pour la clarté du débat, j’ai une question à vous poser : vous défendez donc l’abrogation de la loi de 2004 sur l’interdiction de port de signes religieux ostensibles à l’École ? Je vous rappelle que le Conseil d’État a jugé que ma décision relevait de l’application de cette loi.

> Nos agriculteurs se lèvent tôt, travaillent sans compter leurs heures. Il est hors de question qu’ils aient aussi à affronter les normes et la concurrence déloyale. (…) C'est quand le travail paie que nos territoires ruraux tiennent debout. Je me battrai pour eux, sans relâche, tout au long de cette campagne.

> La France qui produit, qui investit, qui crée de l'emploi. C'est elle que nous voulons soutenir.

> La France est attaquée. Indirectement par la Russie. Industriellement par la Chine. Moralement par les États-Unis. Je suis prêt à travailler avec tous ceux qui partagent ce constat et sont prêts à agir.

> Jean-Luc Mélenchon et sa meute de la France insoumise passent leur temps à fracturer la France et diviser les Français.

> Les vraies questions que me posent les Français, c'est comment on sort de la pauvreté? Comment on trouve un emploi ? Comment on permet à nos jeunes de devenir propriétaires ? Il est grand temps de remettre ces priorités au cœur de nos discussions.

> Une économie qui fonctionne, des entreprises prospères, ce sont des Français qui ont un travail, ce sont des recettes pour financer notre modèle social et nos services publics. Je propose d'instaurer une loi de programmation fiscale dès 2027, de créer un véritable droit au répit face aux contrôles administratifs successifs et de revaloriser fortement le travail pour qu'il soit toujours plus rémunérateur que l'inactivité.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> «Mon espace rassemble tous ceux qui, comme moi, considèrent aujourd’hui que la France est attaquée indirectement à la frontière de l’Europe par la Russie, industriellement par la Chine, moralement par les États-Unis et de manière vitale par le dérèglement climatique. Tous ceux qui sont d’accord sur ce constat-là ont vocation à travailler ensemble, parce que la gravité du moment nous l’impose.» L'interview de Gabriel Attal au Monde est à lire. Je crois profondément que nous avons besoin de ce rassemblement : celui de celles et ceux qui refusent le déni face aux menaces qui pèsent sur notre pays et qui veulent construire une France plus robuste, plus souveraine, capable de maîtriser son destin.

 

Olivia Grégoire (députée)
> 6 000 milliards d’euros d’épargne dorment sur des livrets à 2% de rendement. Pendant que notre épargne finance les entreprises étrangères, nos PME restent sous capitalisées. Ce n’est pas une fatalité. Relevons ce défi.

 

Violette Spillebout (députée)
> La Convention de La Haye a plus de 45 ans. Pourtant, chaque année, de nombreux enfants sont déplacés à l’étranger illégalement, contre l’avis de l’un des parents. Un enfant déplacé illicitement à l’étranger, ce sont des familles confrontées à des procédures longues, complexes et parfois à de véritables impasses humaines, j’ai participé ce matin à une conférence consacrée aux déplacements illicites d’enfants à l’international, aux côtés de magistrats, d’associations, de professionnels de la médiation, de représentants des services de l’État et de parents directement concernés. Ces échanges ont permis de mettre en lumière les nombreuses difficultés rencontrées dans ces dossiers : lenteur des procédures, manque de coordination entre les pays, obstacles à l’exécution de certaines décisions de justice, information parfois insuffisante des familles, mais aussi sentiment d’isolement de parents qui doivent souvent se battre pendant des mois, voire des années. Nous devons faire mieux. Cela passe d’abord par une information claire et rapide des familles, dès le début du dossier, mais aussi par un accompagnement juridique réellement accessible. La médiation familiale internationale peut également être un outil utile, à condition qu’elle soit proposée rapidement, menée par des professionnels formés à ces situations particulièrement sensibles et qu’elle ne soit jamais imposée en cas de violences, d’emprise ou de déséquilibre majeur entre les parents. Il faut aussi aller plus loin dans la coordination entre les autorités judiciaires, administratives, diplomatiques et consulaires. Lorsque l’exécution d’une décision se heurte à des blocages persistants, notamment dans un pays qui ne respecte pas ses engagements internationaux, la France doit pouvoir mobiliser plus fortement ses leviers politiques et diplomatiques. J’ai également défendu l’idée que députés et sénateurs puissent davantage se coordonner sur ces situations, en lien avec les groupes d’amitié et les différents relais diplomatiques, afin de ne pas laisser les familles seules face aux blocages et d’assurer un véritable suivi dans la durée. Et sur ces sujets, je crois à une ligne simple : ne pas faire des lois pour communiquer, mais légiférer lorsqu’il le faut, là où c’est réellement utile. Notre priorité doit être l’effectivité du droit : faire en sorte que les textes existants soient appliqués, que les décisions de justice soient exécutées et que les outils prévus par le droit international produisent réellement leurs effets. Notre rôle de parlementaire est aussi celui-là : accompagner, alerter, contrôler l’action du Gouvernement et ne pas lâcher les dossiers lorsque les réponses tardent ou que les procédures s’enlisent. Au-delà des outils juridiques et diplomatiques, une seule boussole doit guider notre action : l’intérêt supérieur de l’enfant. Je continuerai à porter ce sujet dans le cadre de mes travaux sur la protection de l’enfance, avec une conviction simple : face à ces situations, nous devons être plus rapides, plus coordonnés, mais surtout plus efficaces.

> C’est révoltant, effrayant, les choses doivent changer. Condamné à 28 ans, mais sorti bien plus tôt, un meurtrier est suspect dans un second féminicide à Maubeuge. Je soutiens les propositions de Gabriel Attal: suppression du juge d’application des peines, fin des remises de peine automatiques, réquisition automatique de prison ferme par le procureur. Le 7 septembre nous ouvrons le débat à l’Assemblée sur la Loi Intégrale contre les violences faites aux femmes. Nous devrons statuer fermement sur les remises de peine.

 

Marie Lebec (députée)
> Réévaluer les critères du principe de précaution ? Oui, car il ne doit pas devenir un principe général d’inaction. D’ailleurs, avec Gabriel Attal, nous défendons un principe d’innovation responsable : protéger face aux risques avérés tout en permettant l’expérimentation et le progrès. L’intelligence artificielle, l’industrie, la défense ou encore la réhabilitation des friches exigent que nous retrouvions cette capacité à décider et à accélérer. La reconstruction de Notre-Dame a démontré que lorsque l’intérêt général l’exige, la France sait agir vite, coordonner les décisions et faire confiance aux acteurs. Le risque zéro n’existe pas. Mais le risque de ne rien faire, lui, est bien réel !

 

Anne Genetet (députée)
> Le rassemblement est nécessaire, et il se fera derrière celui qui sera le plus à même à porter un projet politique qui se situe entre deux extrêmes qui sont populistes et extrêmement dangereux pour le pays.

> À quelques jours de la rentrée, Gabriel Attal met l’École au cœur de notre projet pour la France. Stabilité. Exigence des savoirs. Enseignants mieux reconnus. Classes moins chargées. IA au service des apprentissages. Une ambition : faire de notre École la meilleure d’Europe.

 

Laure Miller (députée)
> [Meta passe un accord avec les Etats américains pour restreindre l’accès aux mineurs et mettre en place des règles de sécurité en leur faveur] Marc Zuckerberg ne témoignera finalement pas devant un jury mais a préféré payer 18 milliards de dollars et changer son modèle plutôt que de laisser la vérité sur son produit s'étaler pendant des semaines à la barre.
De la poudre aux yeux, ce que le procès avait déjà révélé. Un ancien analyste de l'équipe «bien-être» d’Instagram a révélé qu'à peine 0,2% des ados utilisaient le rappel de pause. La hiérarchie lui a dit de ne pas s'inquiéter. L'outil existait surtout pour les protéger de futurs procès, pas pour protéger les ados. C'était une pure opération de communication utilisée par les plateformes, mais aussi récupérée avec une grande naïveté par certains politiques que je connais bien.
Nous sommes à un moment clé, celui du changement de paradigme.
Pendant des années, le débat public a tourné autour d'une seule idée, les réseaux sociaux ne seraient pas mauvais en soi, il suffirait d'apprendre à bien s'en servir. D'où la sempiternelle rengaine sur l'éducation aux usages. Ce mythe savamment entretenu a détourné notre regard du vrai problème. Ce que nous révèle l'issue de ce procès, c'est que les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Le problème n'est pas l'usage qu'on en fait, le problème c'est le produit en lui-même et sa conception.
Concrètement, voici les principales mesures ce que Meta a accepté de mettre en place pour les moins de 18 ans :
- limitation à deux heures par jour,
- blocage de minuit à 6 heure du matin,
- masque des compteurs de like,
- contrôle parental élargi,
- vérification d'âge renforcé.
Meta invite les autres plateformes, elles aussi ciblées par la justice américaine, à faire de même.
Ce que les États-Unis ont obtenu devant un tribunal, l'Europe doit l'obtenir par une décision politique.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Avec Gabriel Attal aux côtés de nos éleveurs, en France et en Europe. Nous avons la même volonté de les défendre face à la concurrence déloyale et de les accompagner dans l’adaptation au changement climatique. Nous sommes particulièrement mobilisés pour préserver leurs revenus grâce à un budget de la PAC ambitieux. L’agriculture est clé dans la poursuite de notre souveraineté européenne.

> la réindustrialisation française se gagnera aussi en Europe. En mobilisant ses financements, en investissant dans l’innovation et en donnant à nos entreprises les moyens de produire et de grandir dans nos régions.

> Le Sénat de Roumanie, en particulier le PSD et l'AUR, ont la responsabilité de rejeter la loi ANI avec l'amendement antidémocratique qui vise le maire de Timișoara, Dominic Fritz. À défaut, les fonds afférents du PNRR ne devraient pas être versés. L'UE n'a pas le droit de financer des vendettas politiques qui contreviennent à tous les standards et valeurs européens. L'USR a déposé une version véritablement européenne de la loi de réforme ANI qui remplit les conditions d'atteinte de l'étape du PNRR.

 

Bernard Guetta (député)
> Décidément, Donald Trump et Vladimir Poutine sont l'un et l'autre dans une situation très difficile. Donald Trump est en difficulté parce qu'il n'arrive pas à gagner – pour l'instant – en Iran. Vladimir Poutine est en difficulté parce qu'il n'arrive pas – c'est le moins qu'on puisse dire ! – à gagner en Ukraine. Entre deux hommes en difficulté et entre lesquels les affinités sont grandes, il n'est pas véritablement surprenant qu'ils essaient de trouver un terrain d'accord. C'est là qu'il faut s'inquiéter: un terrain d'accord sur le dos de qui et dans quelles conditions ? Là, il y a beaucoup d'hypothèses.

 

Pascal Canfin (député)
> Trump engage une guerre commerciale avec le Canada. Le Premier Ministre canadien Mark Carney refuse les conditions édictées par les Etats-Unis que ce soit sur les droits de douane sur les voitures et les camions, ou bien sur la modification de règles en vigueur au Québec.
Nous devons soutenir la réponse courageuse de Mark Carney, car cette guerre commerciale, l’administration américaine veut aussi la mener contre nous. L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne n’a de cesse d’attaquer nos lois, et Trump n’a de cesse de nous menacer de nouveaux droits de douane après chaque désaccord.
C’est pourquoi nous devons montrer toute notre solidarité avec le Canada et Mark Carney. Et c’est pourquoi il est urgent de créer de nouveaux partenariats avec ce qu’on appelle les puissances moyennes, pour résister aux pressions et coercitions qu’elles viennent des Etats-Unis ou de Chine. Je salue à ce titre la présence de Mark Carney au discours sur l'état de l'Union le 16 septembre, ainsi que sa prise de parole devant notre hémicycle dès le lendemain, deux temps forts qui doivent nous inciter à approfondir sans attendre ce partenariat stratégique avec le Canada.