Voici une sélection, ce 4 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Le Royaume-Uni et la France partagent une responsabilité pour l’avenir du
continent. Défense, énergie, soutien à l’Ukraine, sécurité européenne : notre
partenariat est plus que jamais essentiel. Avec le Premier ministre britannique,
nous poursuivons ce travail. Ensemble, au service d’une Europe plus forte, plus
souveraine et plus sûre.
> Félicitations à Ülle Madise pour son élection à la présidence de l’Estonie. Son engagement de longue date pour l’État de droit et les libertés démocratiques honore nos valeurs communes. Je remercie également le Président Alar Karis pour cinq années de coopération exemplaire, qui ont renforcé comme jamais le partenariat stratégique entre l’Estonie et la France, pour la sécurité de l’Europe et des Européens.
> La Tapisserie de Bayeux à Londres. Mille ans d’Histoire, exposés au British Museum. Ce prêt exceptionnel est un geste de confiance et d’amitié entre la France et le Royaume-Uni qui partagent tant. Ce trésor nous rapproche encore.
> [Discours de clôture à la Conférence nationale du
handicap 2026] Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui et très
heureux d'être là pour cette nouvelle Conférence nationale du handicap, ici au
PRISM, qui est un lieu emblématique de l'héritage des Jeux olympiques et
paralympiques de Paris 2024, conçu comme un espace de rencontres, de sport, de
citoyenneté accessible à tous.
Alors je veux vous remercier d'abord d'avoir collectivement décalé de quelques
semaines cette conférence. Je pense qu'on a eu collectivement raison parce que
les chaleurs du mois de juillet à la date qui était initialement prévue nous
auraient conduits à beaucoup plus souffrir et donc la sagesse l'a emporté et la
cohérence. Et je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué à
la préparation de ce rendez-vous, les associations, les collectivités, les
professionnels, les administrations et surtout, si je puis dire, les personnes
en situation de handicap et leurs proches qui ont conçu ce travail comme celui
que nous avons fait toutes ces dernières années. Avant de regarder l'avenir, je
veux revenir quelques instants sur le chemin que nous avons parcouru que vous
avez collectivement effectué ces dernières années avec des résultats qui
comptent. L'école pour tous, d'abord, a continué de progresser durant ces
dernières années. En 2025, je parle sous le contrôle de Monsieur le Ministre et
les chiffres doivent encore augmenter en cette rentrée 2026, il y a eu plus de
550 000 élèves en situation de handicap qui ont été scolarisés. Il y en avait
en 2017, 321 000. Soit une hausse donc de 62 %. Pour les accompagner, nous
avons, la Nation a triplé le nombre d'AESH, passé de 43 000 à plus de 140 000
sur le territoire, avec un travail aussi qui continue pour améliorer leurs
conditions de travail, de rémunération, leur statut. Les pôles d'appui à la
scolarité sont en cours de déploiement pour améliorer concrètement
l'accompagnement des élèves en situation de handicap. On a 1 500 pôles qui sont
déployés en 2026. C'est la moitié du maillage cible qu'on vise. Au total,
durant les 9 dernières années, les moyens consacrés à l'école inclusive ont
ainsi plus que doublé et la nation est passée d'un investissement de 2,1
milliards par an à 4,8 milliards par an. Je le dis parce que c'est souvent
oublié dans les débats publics et c'est légitime, fort, important, mais nous
avons en 8 ans mobilisé 40 milliards d'euros pour l'école inclusive et nous
devons continuer. Dans l'enseignement supérieur aussi, nous avons agi sans
relâche grâce aux interpellations nombreuses que j'avais eues dès le début. Des
dizaines de milliers d'étudiants en situation de handicap accèdent désormais
plus facilement aux bourses sur critères sociaux grâce à 4 points de charge
supplémentaires selon les situations, ce qui peut représenter plus de 2 000
euros d'aide en plus chaque année.
Et parce que l'inclusion ne s'arrête pas aux portes de l'école et de
l'université, nous avons également poursuivi les efforts en matière d'insertion
professionnelle. Le chômage des personnes en situation de handicap est ainsi
passé de 17,6 % en 2017 à 11,5 % en 2025. C'est son plus bas niveau historique.
Dans le même temps, nous avons renforcé l'accompagnement vers l'emploi, fait
progresser les droits des travailleurs en ESAT, l'ESAT de Dole était là
d'ailleurs à l'accueil et je vous remercie pour le travail fait. Et puis nous
avons voulu engager des réformes nécessaires qui avaient été longtemps laissées
de côté sur beaucoup d'autres sujets essentiels pour les personnes en situation
de handicap. Je pense à la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé,
mesure de justice sociale et d'indépendance. C'est là aussi le fruit de la
mobilisation de plusieurs associations et de l'interpellation de plusieurs
d'entre vous durant la campagne de 2022, qui a conduit à cette décision, puis
cette mesure législative. Et je remercie les ministres et les parlementaires
qui l'ont votée. Et depuis 2017, le montant de l'allocation adulte handicapé a
été revalorisé, passant de 810 euros par mois à plus de 1 040 euros par mois en
2026, soit une hausse de 29 %. Je pense aussi à la simplification des démarches
administratives et à la question récurrente des délais de traitement des
dossiers, dans les MDPH. Nous avons collectivement simplifié les procédures,
mis en place depuis 2019 les droits à vie pour les personnes présentant un
handicap irréversible, et là, nous continuons le travail pour que l'application
se fasse partout de manière plus homogène sur le territoire, parce que j'ai,
par les remontées, des situations qui encore ne sont pas normales, mais on a
beaucoup progressé sur ce terrain. Il faut aller au bout de sa mise en œuvre,
et je remercie tous les acteurs, là aussi, qui se sont beaucoup mobilisés.
Je pense également aux avancées concrètes engagées ces dernières années pour
renforcer la pleine citoyenneté des personnes en situation de handicap :
rétablissement du droit de vote des majeurs sous tutelle, accessibilité accrue
des campagnes électorales, généralisation des professions de foi en format
facile à lire et à comprendre pour les élections législatives, régionales et
présidentielles.
Enfin, pour m'arrêter là, je pense à l'avancée majeure en matière de
compensation et d'autonomie, fruit de la conférence précédente de 2023, la
prise en charge intégrale des fauteuils roulants dont bénéficient depuis le 1er
décembre 2025 plus de 280 000 de nos compatriotes. Toutes ces avancées sont
réelles, elles changent des vies et elles sont le fruit de notre travail
collectif des dernières années. C'est-à-dire souvent de mobilisation, de
dénonciation de situations qui étaient insoutenables, d'un travail en
profondeur, associations, collectivités, administrations, puis d'un
accompagnement par la ministre et les parlementaires qui ont permis toutes ces
avancées. Pour autant, beaucoup reste à faire et nous le savons, et c'est
l'objet de cette conférence. Trop de personnes se heurtent encore à des
obstacles qui limitent leur autonomie, compliquent leur quotidien et c'est
pourquoi nous avons voulu que cette Conférence nationale du handicap marque une
nouvelle étape, la construction d'une société pensée pour tous où chacun peut
exercer ses droits, choisir librement son destin, prendre part à la vie de la
cité avec évidemment toutes vos mesures orchestrées, articulées autour de
l'accessibilité universelle. Si les droits ont progressé, s'il y a eu toutes
ces mesures concrètes, l'accessibilité reste en effet aujourd'hui un frein
majeur à l'autonomie.
Et maintenant, je veux regarder devant et donner les grandes lignes de ce qui a
commencé à être travaillé ce matin et qui sera décliné dans les prochaines
semaines. En effet, trop souvent encore, se loger, se déplacer, accéder à un
service public, accomplir une démarche en ligne relève du parcours d'obstacles.
Et l'accessibilité a quand même été longtemps une forme de promesse, d'horizon
qui avait vocation à reculer à mesure qu'on avançait. Et puis, tout le monde
s'en accommodait. Ce que vous voulez à juste titre, ce que nous voulons, c'est
que ça devienne une réalité dans la vie de chacun. Et c'est tout le sens de la
stratégie nationale de l'accessibilité élaborée avec l'ensemble des acteurs
d'ici l'automne pour la période 2026-2029. Et donc, au-delà des tables rondes
que vous avez lors de cette conférence, les groupes de travail sont lancés,
beaucoup ont déjà commencé en vrai le travail et je vous en remercie, et ont
vocation à finaliser cette stratégie qui sera déclinée sur la période
2026-2029.
Alors, je ne vais pas préempter ce travail. Je veux simplement m'engager sur
quelques points, donner quelques axes. Je souhaite en effet des objectifs
clairs pour simplifier tous les gestes du quotidien : pouvoir payer seul,
traverser la rue en sécurité, accomplir ses démarches en ligne sans assistance,
ce qui passera notamment par des terminaux de paiement accessibles, la
généralisation des télécommandes vocales pour les feux sonores, des sites
Internet pleinement accessibles. Et dans les dizaines de mesures qu'il y a dans
cette stratégie et de groupes de travail qui sont lancés, c'est cet esprit de
concret qui, je pense, est très important pour qu'on ait à chaque fois des gens
responsables et des dates précises de mise en œuvre et pour qu'on puisse rendre
compte. L'accessibilité, c'est aussi le logement, nous ne l'oublions pas, vivre
chez soi, dans des conditions adaptées, c'est une première garantie
d'autonomie. Et on a encore des situations qui sont aujourd'hui inacceptables
et parmi tous les travaux qui vont se finaliser dans les prochaines semaines,
je souhaite vivement que soit créé d'ici le début de l'année prochaine ce
répertoire national des logements sociaux accessibles pour que les personnes en
situation de handicap puissent trouver des logements pré-identifiés de manière
simple et selon les mêmes critères sur l'ensemble du territoire, parce qu'on a
encore aujourd'hui beaucoup de situations hétérogènes et parfois trop peu de
visibilité sur ces logements.
Une société inclusive, c'est aussi une société qui permet de choisir librement
sa vie, d'être accompagné dans ses transitions et de ne jamais voir son
parcours interrompu, faute de solutions. Et dans les choses à améliorer, cette
perspective d'accessibilité universelle, de manière très concrète, c'est tous
les éléments de continuité. Ça, vous le savez trop bien. Une partie de ce que
j'évoquais allait dans ce sens, les droits à vie, nos dispositifs, mais on a
encore énormément, au fond, de ruptures dans le parcours des enfants, des
adolescents, puis des adultes et des familles. L'accompagnement doit commencer
dès l'enfance. On a, ces dernières années, tous ensemble, ça fait partie du
bilan, je ne l'ai pas évoqué tout à l'heure, mais on a beaucoup amélioré le
repérage précoce et l'accompagnement adapté. Depuis 2019, plus de 180 000
enfants ont bénéficié d'un repérage précoce et d'un accompagnement adapté dans
le cadre de la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement.
C'est une formidable avancée qui est le fruit vraiment de votre travail, de
toutes les équipes syndicales partout sur le territoire. Cet effort doit être
poursuivi en renforçant l'accès au diagnostic et à l'accompagnement précoce. Et
là, de manière très universelle, jusqu'à 6 ans, pour qu'on ait des familles,
des jeunes qui soient pris en charge. Et on sait aussi que pour les enfants
atteints de paralysie cérébrale ou de polyhandicap, les nouveaux parcours
doivent pouvoir se poursuivre plus tard et jusqu'à 20 ans afin de mieux préparer
le passage vers l'âge adulte et ne pas subir ces ruptures. Et ça, ce sont des
éléments clés qui doivent être finalisés dans les prochaines semaines.
S'il existe un lieu où la République doit aussi être pleinement accessible,
c'est l'école. Je l'ai évoqué à l'instant. Là aussi, nous savons ce que nous
devons continuer d'améliorer. L'école accessible, c'est une école qui s'adapte
aux façons d'apprendre de chaque élève. La formation des enseignants à des
pédagogies qui peuvent profiter à tous sera renforcée dès cette année.
D'ailleurs, nous l'avons vu en voyant l'INSPÉ il y a quelques jours avec le
ministre en Lozère. Les pôles d'appui à la scolarité continueront d'être
déployés sur l'ensemble du territoire et la cible des 3 000 pôles sera tenue à
la rentrée prochaine, permettant d'offrir une couverture nationale du
dispositif. À force d'empiler les dispositifs, les parcours sont parfois aussi
devenus trop complexes. Aussi, nous souhaitons que dès la rentrée 2027,
l'Éducation nationale, partout sur le territoire, nos rectorats engagent, et le
travail a commencé dès maintenant, pour pouvoir y parvenir, un rapprochement
progressif des dispositifs autour d'un projet de réussite unique de la
maternelle au lycée pour simplifier la vie des familles, garantir la
scolarisation de chaque enfant au sein de l'école. Et au fond, c'est de pouvoir
accompagner les élèves et les familles tout au long de leur parcours et ne pas
leur faire subir les changements de classes, d'établissements ou de cycles,
mais que tout ça soit piloté de manière continue pour être ciblé sur l'élève.
Et de l'école à l'université, notre ambition doit être la même. L'accès aux
études supérieures s'est développé, mais on a encore des obstacles logement,
démarches administratives, sur lesquels nous devons poursuivre les efforts
engagés. À ce titre, je veux ici remercier évidemment le ministère et aussi le
réseau des Crous qui met à disposition plus de 8 350 places de logements
adaptés. Quant aux démarches essentielles de la vie étudiante, de Parcoursup à
Mon Master, en passant par les demandes de bourses ou de logement, elles
devront être accessibles à tous d'ici la fin de l'année 2026. Et là aussi, ça fait
partie de cette stratégie avec un élément de temporalité très clair. Le
ministre chargé de l'Enseignement supérieur et le CNOUS y consacreront tous les
efforts nécessaires et c'est un axe important d'efforts. Disant cela, je
n'oublie pas le remarquable travail qui est fait par le programme Atypie
friendly, que nous continuerons à développer pour les étudiants concernés par
les troubles du neurodéveloppement. Et j'ai pu à plusieurs occasions admirer la
qualité de ce travail, son engagement et sa démultiplication ces dernières
années.
Notre objectif est clair : le handicap ne doit contraindre aucun jeune à
renoncer à ses études, à ses projets ou au libre choix de son avenir
professionnel. Nous devons aussi à cet égard poursuivre la transformation du
monde du travail. Et l'objectif de cette stratégie sur les 4 années à venir, eh
bien, c'est de renforcer l'emploi accompagné avec un objectif de 20 000
bénéficiaires d'ici 2028, d'ouvrir une concertation nationale sur l'avenir de
l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, 40 ans après la loi de 1987,
et d'engager la suppression des restrictions d'accès à certaines professions
dans le cadre de cette stratégie, car elles existent encore. Et dans cette
stratégie 26-30, il y a l'objectif de les lever, c'est l'objet d'un des groupes
de travail. Une société pleinement accessible, et c'est évidemment une société
qui protège, qui accompagne, qui forme, qui permet d'accéder au travail, mais
c'est aussi une société qui permet à chacun de participer pleinement à la vie
sociale, culturelle, sportive et citoyenne de notre pays.
Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont profondément changé le
regard sur le handicap dans notre pays. Et je veux remercier celles et ceux qui
ont permis ce succès, qui se sont engagés dès les premiers jours de notre
campagne. Ça a été une mobilisation. On a pensé ces Jeux olympiques et
paralympiques comme un tout et on a réussi cela, vous avez réussi cela. Ils ont
montré les performances, les talents, les réussites de milliers d'athlètes. Ils
ont aussi créé une attente et cette dynamique ne doit pas retomber. Ça doit
nous pousser à développer le sport inclusif sur l'ensemble du territoire pour
que chacun puisse pratiquer quel que soit son âge, son lieu de vie ou son
handicap. Les fédérations sportives ont désormais un rôle majeur à jouer pour
faire toute leur place aux sportifs, nous y tenons avec la ministre, et le
faire justement pour tous les sportifs en situation de handicap dans leurs
instances, dans leurs compétitions, et dans leurs projets. Cette démarche ne
s'oppose en rien au rôle essentiel du mouvement handisport, bien au contraire.
L'objectif est de pouvoir concilier ces efforts. Nous souhaitons également que
la France soutienne dans les prochains mois auprès du Comité international
olympique une meilleure représentation de toutes les personnes handicapées aux
grandes compétitions sportives dont les Jeux paralympiques et plus
particulièrement la participation des personnes avec un trouble du
neurodéveloppement, du développement intellectuel, dont la trisomie 21.
L'exposition d'ailleurs qui nous guidait sur ces lieux montrait l'importance de
ce combat et nous ne le lâchons pas, c'est un des objectifs là aussi des
prochains mois. Prendre pleinement part à la vie de la nation, c'est aussi
pouvoir accéder à la culture. Là encore, nous devons aller au-delà des progrès
accomplis. Avec la ministre, nous portons le fait que l'édition accessible et
adaptée doit désormais changer d'échelle pour que chacun puisse accéder à la
lecture dans des conditions équivalentes. Le portail national de l'édition
adaptée sera finalisé, les bibliothèques seront accompagnées pour élargir leur
offre de livres adaptés. Même exigence pour les lieux culturels. Musées, sites
patrimoniaux doivent continuer à mieux accueillir tous les publics et à faire
de l'art un espace d'inclusion, à l'image, par exemple, du Hamo au palais de
Tokyo. La culture, c'est aussi le cinéma. Personne ne doit être forcé d'aller
voir un film le mardi matin à 8h30 parce que ce serait la seule séance
sous-titrée et audiodécrite de la semaine. Et je salue à cet égard l'engagement
du ministère, les travaux conduits par le Centre national du cinéma avec les
associations et les gestionnaires de salles pour augmenter dès 2027 le nombre
de séances accessibles partout sur le territoire et mieux les faire connaître.
Prendre pleinement part à la société, c'est enfin une question de citoyenneté.
En 2019, comme je le rappelais, notre pays a franchi une étape importante en
rétablissant le droit de vote de l'ensemble des majeurs protégés. Cette
décision portait une conviction profonde, il ne peut pas y avoir d'égalité
réelle s'il n'y a pas de pleine citoyenneté. Nous devons continuer à lever les
obstacles qui empêchent encore certains de nos concitoyens de faire entendre
leur voix et de prendre toute leur place dans la vie démocratique de la nation
de manière très concrète, c’est là aussi l'un des groupes de travail. Et puis,
au-delà de tous ces chantiers que j'évoque ici, mais pour montrer qu'au fond le
travail que nous engageons avec cette stratégie d'accessibilité 2026-2030
couvre tous les départements ministériels, et c'était très important que les
ministres soient tous là, de l'Emploi aux Transports, de la Santé à l'Éducation
nationale, le Sport, l'Enseignement supérieur, l'Apprentissage, le Logement, la
Culture. Ça vous montre qu'aucun de ces ministères ne lâche le combat. Eh bien,
on veut aussi préparer l'avenir et dans tout le travail qui est engagé, nous
voulons, et je veux revenir sur quelques points, continuer d'accélérer des
efforts des dernières années. L'avenir du handicap se jouera en partie dans
notre capacité à mettre l'innovation au service de l'autonomie :
Technologies d'assistance, numérique, intelligence artificielle peuvent
transformer l'accès à la communication, aux apprentissages, à l'emploi et aux
soins. Alors, nous avons déjà des acteurs de premier plan. Je ne pourrai pas
citer tout le monde, mais les lunettes intelligentes de Pulse Audition, les
bras robotiques d'Orthopus, l'exosquelette de Wandercraft, qui sont de vraies
innovations qui changent la vie de centaines de milliers de personnes en
situation de handicap et de leurs familles.
Notre enjeu désormais est de faire passer ces innovations de l'expérimentation
à la vie quotidienne, de continuer de les accompagner, d'accélérer, mais de
beaucoup plus travailler sur leur démocratisation et leur diffusion. Pour y
parvenir, l'État accompagnera dans les prochains mois la structuration d'une
véritable filière française des technologies d'assistance associant chercheurs,
industriels, professionnels du secteur, utilisateurs et financeurs. Son
objectif sera clair : accélérer le développement, l'évaluation, la
production et la diffusion de solutions innovantes pour les personnes qui en
ont besoin. Cette ambition vaut aussi pour la déficience visuelle. Avec la
création de l'Institut national Louis Braille, nous réunirons enfin dans un
même lieu recherche, innovation, formation, expertise et accompagnement pour
créer un pôle national de référence, c'est aussi un des axes de la stratégie.
Préparer l'avenir, c'est aussi répondre aux besoins des personnes autistes et
plus largement de toutes celles concernées par un trouble du
neurodéveloppement. Beaucoup a été fait ces dernières années. Je veux remercier
toutes les équipes qui se sont mobilisées. J'évoquais quelques-unes des
avancées, mais les besoins restent immenses, notamment pour les adultes et pour
les situations les plus complexes. Dès la fin de cette année, nous lancerons
donc les travaux d'une nouvelle stratégie nationale pour l'autisme et les
troubles du neurodéveloppement pour la période 2027-2032, avec 3
priorités : mieux repérer et accompagner dès le plus jeune âge. Ça, c'est
la poursuite de l'effort déjà fait, et j'insiste sur le mieux accompagner qui
est un point clé pour que la prise en charge se fasse au plus tôt, dès le
diagnostic fait, qui est le point où on s'est beaucoup amélioré. Deuxièmement,
c'est renforcer les réponses pour les adolescents et les adultes. Et
troisièmement, c'est apporter davantage de solutions aux situations complexes.
Cette stratégie sera construite avec les personnes concernées, leurs familles,
les associations, les professionnels et les chercheurs.
Au-delà de cette stratégie, toutes les actions que j'ai présentées ce matin
poursuivent une même ambition : construire une société pleinement
accessible. Et avant de conclure, permettez-moi de saluer justement les proches
aidants. Parents, conjoints, frères, sœurs, enfants, amis, ils accompagnent
chaque jour les personnes en situation de handicap avec un engagement, une
générosité souvent discrète. Cette ambition d'une société pleinement accessible
leur doit beaucoup et nous devons continuer à mieux les reconnaître, à les
soutenir et à les accompagner, et c'est aussi un des axes d'efforts et de
groupes de travail.
Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je souhaitais partager avec vous ce matin,
à la fois la consolidation de tout ce que nous avons fait ensemble ces
dernières années, mais les axes d'efforts de ce que nous devons ensemble faire
pour cette stratégie qui va être finalisée par les groupes de travail sur les
prochains mois et qui rassemble 65 mesures pour les années à venir. Les
feuilles de route qui seront désormais mises en œuvre sous l'autorité du
Gouvernement en assureront la traduction concrète engagement par engagement.
Les ministres auront l'occasion d'y revenir et dans les prochaines semaines, la
ministre déléguée chargée de l'autonomie et des personnes handicapées, chère
Camille, que je remercie pour la préparation de cette CNH, réunira un comité de
pilotage réunissant les associations, les collectivités, les professionnels et
l'ensemble des acteurs concernés. La méthode est claire : faire avec et
non pour, faire avec les personnes concernées, avec les associations, avec les
collectivités et tous les acteurs engagés. Et c'est aussi pour cela que, parmi
ce travail, je sais que c'est une demande importante de l'APF, et nous l'avons
entendu, l'APF France, que dans les groupes de travail sur l'aide humaine, nous
puissions avoir un axe de travail important et il sera également engagé.
Au fond, le sujet qui nous réunit aujourd'hui, dépasse la seule question du
handicap. Il nous renvoie à une exigence fondamentale de notre République qui
est de faire vivre l'égalité dans la réalité quotidienne de chacun.
L'accessibilité n'est pas une politique pour quelques-uns, elle est une
condition de l'égalité. Et une société pleinement accessible est plus juste
pour les personnes en situation de handicap, mais elle est aussi plus simple
pour les familles, plus protectrice pour chacune et chacun. Et au fond, elle
est essentielle pour la nation tout entière. Alors au moment où je m'exprime
devant vous, j'ai conscience du défi du temps.
Nous avons ensemble fait durant un peu plus de 9 ans et demi, je crois,
beaucoup. Je l'évoquais tout à l'heure. En tout cas, on l'a fait avec
sincérité, avec cette volonté d'associer, de faire avec et d'améliorer de
manière très concrète les choses, y compris quand on nous disait que ça n'était
pas possible. Sur les troubles du neurodéveloppement, il y avait eu longtemps
des conflits, des combats pour que le dépistage précoce ne puisse pas se faire.
Vous l'avez fait. Sur la déconjugalisation de l'AAH, il y avait beaucoup de
gens pour dire que ce n'était pas possible, beaucoup trop cher. Vous l'avez
fait. Pour l'école inclusive, il y avait beaucoup de gens pour dire que c'était
terrible, qu'il ne fallait surtout pas le faire. Vous l'avez fait. Et moi, je
suis très fier de ce qu'on a fait ensemble ces dernières années. Je viens ici
de donner quelques axes d'efforts de ce qui va être travaillé dans les
prochains mois. Et jusqu'au dernier quart d'heure, vous pouvez compter sur moi
pour le faire de là où je serai. J'ai conscience aussi que je parle de
prochaines années où je ne serai pas là dans cette fonction. Je pense essentiel
que tout ce qu'on a fait ces dernières années et que la philosophie du travail
que vous avez conduit, de ce que cette stratégie va déployer, de ce que nous
portons tous ensemble perdure et que quels que soient les débats démocratiques
essentiels que nous allons avoir dans les prochains mois, sur lesquels je
l'espère très fortement, la question du handicap, de l'accessibilité
universelle, de l'inclusivité doit être au cœur de cette campagne. Je souhaite
et je ferai tout pour que nous ne puissions pas reculer et qu'au contraire nous
puissions accélérer sur ces axes d'efforts. Parce que ma conviction profonde,
c'est qu'on ne parle pas simplement des personnes en situation de handicap, on
parle de ce que nous sommes très profondément. On parle de ce qu'est la
République et on parle de ce qu'est une nation qui fait confiance à tous ses
citoyens et qui veut leur donner la possibilité de donner le meilleur
d'eux-mêmes.
C'est ça, ce qu'on a essayé de faire : faire confiance et de dire que le
rôle de l'État, de la République, c'est de mettre chacune et chacun en capacité
de faire le mieux possible. Partout où on le peut, de corriger toutes les
inégalités qu'on peut corriger, les injustices ou les morsures du destin. Et de
se dire que chacune et chacun est nécessaire et chacune et chacun est capable.
Et cette confiance-là, elle dit beaucoup de ce qu'est notre nation, de ce
qu'est notre République. Et quand je vois notre école, par exemple, telle qu'on
l'a transformée ces dernières années, j'ai toujours été frappé de voir combien
ce qu'on a fait pour l'école inclusive a transformé la vie de beaucoup d'élèves
qui n'étaient pas en situation de handicap, et de leurs familles et
d'enseignants, parce qu'ils ont compris, parce qu'ils ont eux-mêmes changé leur
regard, leurs pratiques, et ils ont appris d'un autre ou d'une autre. Et c'est
vrai pour le travail, et c'est vrai pour le reste de la société. Et donc je
souhaite plus que tout que le mouvement enclenché ces dernières années soit
inarrêtable, et que cette promesse d'universalité, qui est juste et qui est au
cœur de la promesse républicaine, nous redoublions d'efforts tous ensemble pour
qu'elle soit pleinement partout à chaque instant réel, car nous n'y sommes pas
encore. Merci à chacune et chacun d'entre vous pour votre engagement et ne
lâchez rien de ces combats. Ils sont justes et ils sont beaux.
Vive la République et vive la France !
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> L’été que nous venons de traverser est l’un des plus rudes que notre
agriculture ait connus depuis des décennies. Face à cette situation, le
Gouvernement mobilise plus d’1 milliard d’euros. D’abord, indemniser vite, très
vite : plus de 500 M€ au titre de la solidarité nationale et 350 M€ de
dégrèvements de taxe foncière partout où cela est nécessaire. Ensuite, relancer
les capacités de production agricole : 235 M€ pour financer, dans chaque
département, les besoins les plus urgents en plants, engrais, fourrage et
semences, sous le pilotage des préfets. Ce plan a été construit avec le terrain
par la ministre de l’Agriculture. Nous veillerons à sa bonne exécution. Une
priorité : que l’aide parvienne rapidement aux agriculteurs qui en ont le plus
besoin.
> En Nouvelle-Calédonie, le statu quo n’est pas une
option. Il crée du désordre social, économique et politique. Notre
responsabilité est d’agir maintenant, avec les acteurs calédoniens, chaque fois
qu’une avancée est possible, utile et partagée.
L’État poursuivra son soutien au territoire :
- 11 M€ pour couvrir les besoins de fin d’année 2026 ;
- 50 M€ pour démarrer l’année 2027 ;
- entre 400 et 460 M€ de soutien renforcé dans le budget 2027, principalement
sous forme de subventions.
Un tableau de suivi de ces mesures et des chantiers de relance sera publié et
régulièrement mis à jour. Ces moyens seront inscrits dans les textes financiers
de la fin de l'année soumis au Parlement.
En parallèle, certaines simplifications ne peuvent plus attendre. Les avancées
récentes montrent que des ajustements restent possibles dans le cadre de
l’Accord de Nouméa. Le Haut-Commissaire recevra une mission pour identifier,
avec les acteurs du territoire, ceux qui peuvent être engagés dès maintenant.
Les Calédoniennes et les Calédoniens ne peuvent pas être condamnés à l’attente.
Refuser le statu quo, c’est permettre aux institutions d’agir et créer les
conditions du redressement et de la stabilité de la Nouvelle-Calédonie.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Apres un été d’une intensité exceptionnelle sur plusieurs fronts, j’ai
réuni l’ensemble des préfets et leur ai partagé nos grands enjeux pour les mois
qui viennent : maintenir les efforts pour lutter contre la délinquance du
quotidien, le narcotrafic et la criminalité organisée, avec la mise en œuvre
des dispositions de la loi RIPOST qui permet d’apporter des réponses immédiates
et concrètes, lutter contre l’immigration irrégulière, prioriser le traitement
des violences sexuelles, lutter contre les ingérences et le risque cyber. Sur
tous ces sujets, l’État doit être pleinement au rendez-vous. J’ai rappelé le
soutien infaillible à apporter chaque jour à nos policiers, nos gendarmes, nos
sapeurs-pompiers et à l’ensemble des services de l’État mobilisés au quotidien.
Aux préfets qui portent l’ensemble de nos projets dans les territoires, je veux
redire toute ma confiance : dans une période exigeante, leur autorité, leur
présence sur le terrain et leur capacité d’action sont indispensables.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Qui cherche l'escalade ? Ce n'est pas l'Ukraine, ce ne sont pas les
Européens. C'est systématiquement Vladimir Poutine. Chaque fois que l'intégrité
du territoire de l'Union européenne, celle de l'OTAN ou de nos processus
électoraux sera atteinte et remise en cause, nous y répondrons.
> [Guerre des Etats-Unis contre l’Iran] Cette guerre que nous n’avons pas soutenue, que nous n’avons pas choisie, aujourd’hui, c’est nous qui en payons le prix : le prix à la pompe, le prix sur notre économie, le prix sur nos recettes fiscales, et donc sur les contraintes qui s'exercent sur le budget, le prix sur le pouvoir d'achat des Français…
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Depuis le début
de cette guerre d’agression, l’unité des Européens s’est renforcée et le
soutien à l’Ukraine également. (…)
Chaque fois qu’un pays européen, qu’un
pays de l’Union Européenne est ainsi attaqué, c’est au fond l’Union Européenne
qui est attaquée. (…)
On est dans la continuité de ce que Vladimir Poutine a fait depuis le début de
cette guerre d’agression.
Ces agressions russes ont pour objectif de nous diviser entre Européens,
d'affaiblir en Europe le soutien à l'Ukraine pour pouvoir continuer à mener ce
projet impérialiste et colonial.
> [Présidentielle] Ne croyons pas que cette élection est jouée d’avance. Chacun peut y prendre sa part. Et c’est à nous, en quelque sorte, d’en dessiner le résultat.
> Je crois que François Bayrou a tout à fait raison d'appeler à un grand rassemblement, tant le risque est grand de voir les deux extrêmes confisquer le deuxième tour de l'élection présidentielle.
> [Déclaration conjointe des ministres des Affaires
étrangères du Triangle de Weimar, Johann Wadephul, Jean-Noël Barrot et Radosław
Sikorski, à l’occasion du 35e anniversaire de ce format de coopération]
«L’Europe se trouve à un tournant décisif de son histoire. Ses peuples et ses
États se sont engagés dans une voie conduisant à de nouvelles formes de
coexistence. Nous sommes conscients que les Polonais, les Allemands et les
Français exercent une responsabilité déterminante dans la réussite de
structures porteuses d’avenir pour les relations de voisinage en Europe.» (Hans-Dietrich
Genscher, Roland Dumas, Krzysztof Skubiszewski, Weimar, le 29 août 1991, à
l’occasion de la première réunion du Triangle de Weimar)
Nous, ministres chargés des Affaires étrangères du Triangle de Weimar, sommes
réunis aujourd’hui à Weimar pour célébrer l’esprit qui y est né il y a 35 ans.
L’Allemagne, la France et la Pologne œuvrent pour l’innovation, l’intégration,
la prospérité et le progrès de l’Europe depuis plus de 35 ans. Ensemble, nous
avons donné des élans importants en faveur d’une Europe unie, forte et sûre.
L’Union européenne (UE) demeure un cadre indispensable pour assurer la liberté,
la prospérité et la sécurité. Au sein du Triangle de Weimar, nous travaillerons
ensemble, et de concert avec tous les États membres de l’UE, pour rendre
l’Union plus souveraine, plus résiliente et plus à même d’agir. En tant que
pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), nos trois
pays sont déterminés à bâtir une Europe plus forte au sein d’une OTAN plus
forte garantissant la paix, la sécurité et la stabilité dans la zone
euro-atlantique.
Nous considérons le Triangle de Weimar comme un vecteur d’intégration qui
contribue à rapprocher différents points de vue au sein de l’UE et à dégager
une orientation commune pour l’avenir. En invitant des pays partenaires et des
acteurs régionaux clés à se joindre à nos consultations, nous entendons
renforcer le rôle du Triangle de Weimar et en faire une plateforme plus vaste
afin de rapprocher différents points de vue plus efficacement. Aujourd’hui,
tous les ministres de nos gouvernements se réunissent régulièrement, ce qui
témoigne de l’importance cruciale de la coopération entre nos trois pays. Nos
sociétés civiles et nos institutions scientifiques et culturelles coopèrent
étroitement au service de l’Europe, par exemple dans le cadre de la Foire du
livre de Leipzig 2027, dont nos pays sont les invités d’honneur.
Compte tenu des actuelles évolutions géopolitiques, le Triangle de Weimar
souligne la nécessité de réformer l’organisation interne de l’action extérieure
de l’UE pour permettre des réponses plus fortes, plus rapides et plus
coordonnées. Cette réforme devrait notamment porter sur le rôle et
l’organisation des institutions et organismes de l’UE, en particulier le haut
représentant de l’Union et vice-président de la Commission, le Service européen
pour l’action extérieure, le Secrétariat Général du Conseil et la Commission.
Des travaux seront lancés dès que possible pour renforcer le rôle et l’autorité
du haut représentant de l’Union et vice-président de la Commission dans la
coordination de l’action extérieure de l’UE. Nous entendons également améliorer
le processus de prise de décisions au sein de l’UE en tirant le meilleur parti
des possibilités offertes par les Traités.
En outre, pour renforcer la cohésion au sein de l’Europe et démontrer la
capacité de l’Union à agir de manière résolue, nous établissons les priorités
suivantes :
I. Assumer une plus grande responsabilité dans notre défense
Confrontés à des problématiques croissantes en matière de sécurité, nos trois
pays jouent un rôle clé dans le renforcement de la sécurité de l’Europe. Nous
sommes unis dans notre volonté de renforcer le pilier européen de l’OTAN, qui
demeure le fondement de la sécurité et de la défense de l’Europe. Notre
engagement vis-à-vis de l’Alliance est inébranlable. Nos trois pays assument
une responsabilité de plus en plus grande dans notre défense, en œuvrant de
concert avec d’autres Alliés et en réaffirmant l’importance cruciale du lien
transatlantique dans toutes ses dimensions. Nous sommes déterminés à renforcer
encore la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN. Reconnaissant les
menaces immédiates qui pèsent sur le flanc est de l’OTAN et de l’UE, nous sommes
déterminés à assurer la défense de toutes les frontières terrestres, maritimes
et aériennes de l’OTAN et de l’UE.
L’Europe doit devenir plus souveraine, assumer une plus grande responsabilité
en ce qui concerne sa propre défense et être mieux équipée pour agir et réagir
de manière autonome et coordonnée face aux enjeux et menaces immédiats et
futurs, dans le cadre d’une approche à 360°. En outre, nous soutenons le
développement d’une base industrielle et technologique de défense européenne
plus solide et plus compétitive, notamment grâce aux programmes de l’UE comme
l’instrument « Agir pour la sécurité de l’Europe » et le programme pour
l’industrie européenne de la défense, ainsi que dans le cadre du prochain cadre
financier pluriannuel.
La guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine a profondément transformé
la sécurité du continent européen.
Eu égard à la menace à long terme que représente la Russie, nos trois pays, au
sein du Triangle de Weimar, continueront de lutter contre tous les actes russes
comme les actes hybrides, les provocations, les actes d’espionnage ou de
sabotage ou la manipulation de l’information. L’incident provoqué récemment par
un drone à l’aéroport de Leipzig/Halle met clairement en évidence la nécessité
de prendre de nouvelles mesures face aux menaces hybrides en pleine évolution
auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés. Le Triangle de Weimar continuera
d’imposer des coûts en réponse à ces actes, au niveau national comme au niveau
européen, notamment grâce à l’adoption le 13 juillet d’une réponse européenne
coordonnée aux cyberattaques menées par la Russie contre les intérêts de l’UE
et de ses États membres, réponse à laquelle le Triangle de Weimar a contribué
de manière décisive. Nos trois pays continueront d’élaborer des mesures
préventives solides pour protéger et préserver nos citoyens, nos institutions
démocratiques et nos systèmes essentiels face aux ingérences hybrides.II. Parvenir
à une paix globale, juste et durable pour l’Ukraine
Le Triangle de Weimar joue un rôle important dans l’organisation et le
renforcement de notre soutien continu en faveur de l’indépendance, de la
souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine au sein de ses
frontières internationalement reconnues. Nos trois pays sont déterminés à
parvenir à une paix globale, juste et durable pour l’Ukraine, conformément au
droit international. Nous sommes prêts à contribuer à des garanties de sécurité
solides et crédibles pour l’Ukraine, notamment dans le cadre de la Coalition
des volontaires, et à renforcer les capacités réelles de l’Ukraine en matière
de dissuasion et de défense. Nous continuerons de soutenir l’Ukraine aussi
longtemps qu’il le faudra, en lui fournissant un soutien militaire prenant la
forme de financements et de dons en matière d’équipements prioritaires,
d’acquisitions dans le secteur industriel, d’une coopération en matière de
recherche et développement et de productions conjointes, en relançant
l’industrie européenne de la défense pour garantir des livraisons rapides et
pérennes ainsi qu’en accordant des financements en appui à la production
ukrainienne. En parallèle, nous continuerons de renforcer les pressions sur
l’économie de guerre de la Russie grâce à l’adoption de sanctions ciblées et efficaces.
Nous continuerons de cibler les revenus que la Russie tire de l’énergie ainsi
que la flotte fantôme, le secteur financier et le complexe militaro-industriel
russes.
III. Élaborer un nouveau modèle économique européen
Face aux tensions géopolitiques et à la fragmentation de l’économie mondiale,
la prospérité de l’Europe passe par le renforcement de sa compétitivité et la
préservation de sa souveraineté économique et technologique. La feuille de
route « Une Europe, un marché » définit la voie à suivre pour accroître la
compétitivité à long terme de l’Europe grâce au renforcement des fondements du
marché unique et à la réduction des lourdeurs administratives excessives. Nous
saluons le récent train de mesures de l’UE sur la souveraineté technologique.
Nous développerons la résilience économique de l’UE et défendrons nos règles
communes en matière de concurrence équitable dans l’économie numérique tout en
garantissant l’égalité des conditions de concurrence pour l’industrie
européenne, en luttant contre les subventions étrangères et les distorsions du
marché grâce à l’application adéquate des instruments existants et, à l’échelle
mondiale, en pilotant des efforts visant à réformer et revitaliser le système
commercial multilatéral, à plaider pour un accès réciproque aux marchés et à
remédier aux déséquilibres structurels grâce à une coopération constructive. En
parallèle, nous encourageons la Commission européenne à renforcer rapidement
les instruments de défense commerciale et la sécurité économique de l’UE,
notamment grâce à de nouveaux instruments visant à réduire les vulnérabilités
stratégiques et celles liées aux chaînes d’approvisionnement. L’étroite
coordination des efforts au sein du Triangle de Weimar permet de traiter ces
problématiques.
En parallèle, nous tirerons pleinement parti de nos partenariats internationaux
et nous les ferons fructifier en concluant de nouveaux accords commerciaux
ambitieux et mutuellement bénéfiques afin d’ouvrir de nouveaux marchés
d’exportation aux entreprises de l’UE et de favoriser la diversification des
chaînes de valeur. Nous réaffirmons notre attachement à des échanges
commerciaux équitables et fondés sur des règles. Nous soulignons l’importance
de relations commerciales stables et équilibrées entre l’UE et les États-Unis,
qui soient bénéfiques pour les entreprises et les consommateurs des deux côtés
de l’Atlantique, ainsi que notre volonté commune de faire appliquer l’accord de
Turnberry conclu entre l’UE et les États-Unis. Nous réaffirmons l’importance de
nos relations avec la Chine et la nécessité de construire une relation
économique plus équilibrée avec celle-ci, sur la base de conditions de
concurrence équitables, alors que ses politiques non marchandes et sa monnaie
sous-évaluée menacent de miner notre base industrielle et de transformer des
liens de dépendance en vulnérabilités stratégiques. Nous saluons par conséquent
le travail mené par la Commission afin d’améliorer et d’élargir la boîte à
outils géo-économiques de l’UE.
Afin de promouvoir l’innovation en tant que moteur essentiel de la prospérité
européenne, nous favoriserons l’innovation dans la recherche européenne grâce à
l’initiative du Weimar de l’excellence, qui renforce la coopération
scientifique trilatérale dans le cadre des alliances « université européenne ».
Notre nouveau modèle de croissance inclut une politique ambitieuse en matière
d’énergie et de climat qui vise à garantir une énergie sûre, diversifiée et
abordable ainsi qu’une transition juste, à mettre pleinement en œuvre les
accords internationaux en matière de lutte contre les changements climatiques
et à augmenter la résilience européenne face aux phénomènes météorologiques
extrêmes, aux changements climatiques et à la dégradation de l’environnement.
IV. Favoriser la stabilité dans notre voisinage européen
Le Triangle de Weimar contribue à faire progresser la liberté, la stabilité et
la prospérité dans notre voisinage européen. La sécurité et la stabilité de nos
voisins orientaux et méridionaux, notamment leurs efforts constants en faveur
d’une plus grande intégration avec l’UE, sont indissociables de notre propre
sécurité. Nous entendons progresser rapidement vers l’ouverture des groupes de
chapitres de négociations et faire avancer le processus d’élargissement fondé
sur le mérite pour l’Ukraine et la Moldavie et adopter une approche sur mesure
pour proposer des avancées immédiates et concrètes à tous les pays candidats,
notamment les pays des Balkans occidentaux, en fonction de leurs progrès
respectifs en matière de réformes. Sur le chemin de l’adhésion, des avancées
progressives peuvent donner un nouvel élan à l’intégration des candidats dans
l’UE tout en garantissant l’intégrité et le bon fonctionnement de celle-ci.
La situation au Moyen-Orient est encore fragile et demeure pour nous une source
de préoccupation majeure. Concernant la région du Golfe, nous rappelons qu’il
est important de parvenir à un accord qui permette la réouverture de toute
urgence du détroit d’Ormouz et le rétablissement de la liberté de navigation,
sans condition et sans entrave, et qui garantisse que l’Iran ne se dotera pas
de l’arme nucléaire et mettra un terme à ses activités hostiles dans la région.
Nous réaffirmons notre attachement à une solution négociée des deux États. Nous
rappelons qu’il est nécessaire de mettre en œuvre de toute urgence la
résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la bande de Gaza.
À cet égard, nous appelons instamment le Hamas à se défaire de ses armes et à
cesser ses hostilités vis-à-vis d’Israël. Nous réaffirmons notre ferme
opposition à toute colonisation illégale et demandons au gouvernement israélien
de mettre fin à ses actes de colonisation. Concernant le Liban, nous sommes
prêts à soutenir la mise en œuvre de l’accord-cadre signé par le Liban et
Israël à Washington, qui appelle au désarmement du Hezbollah afin de permettre
aux Forces de défense israéliennes de se redéployer progressivement hors du
territoire libanais.
V. Protéger les valeurs européennes et notre discours démocratique
À l’heure où la polarisation et les menaces hybrides s’intensifient, nous
devons renforcer la cohésion sociale au sein de l’Europe et conjuguer nos
efforts pour lutter contre les ingérences étrangères et la manipulation de
l’information, ainsi que contre les tentatives de porter atteinte aux normes
démocratiques européennes. Au sein du Triangle de Weimar, nous surveillons
conjointement les menaces liées à l’information et nous coordonnons nos
réponses, notamment lorsque nos normes démocratiques sont prises pour cible.
Nous sommes unis pour dénoncer les menaces émanant d’acteurs étrangers,
notamment en nous apportant un soutien mutuel dans l’attribution des attaques.
Nous devons veiller à ce que notre système d’alerte réciproque, qui est à la
fois réactif et efficace, continue de produire de bons résultats.
La pleine mise en œuvre du règlement sur les services numériques permet de
mieux protéger nos sociétés face aux ingérences étrangères. Le Triangle de
Weimar doit jouer un rôle moteur pour soutenir et mettre pleinement en œuvre ce
règlement, en accélérant la règlementation des plateformes. Grâce à leur
travail d’information fiable et indépendant, Deutsche Welle, France Médias
Monde et le Centre international de presse (Ośrodek Mediów dla Zagranicy TVP)
œuvrent ensemble pour élargir leur audience au-delà de nos frontières et
renforcer la résilience de nos sociétés face à la désinformation. Le Triangle
de Weimar soutiendra le financement sur le long terme par l’UE de ce bouclier
pour l’information.
En œuvrant de concert au sein de l’UE, de l’OTAN et d’autres enceintes
multilatérales, les pays du Triangle de Weimar défendent activement un ordre
international fondé sur des règles de droit, ainsi que nos valeurs et nos
démocraties européennes. Nos pays, qui font partie de ceux les plus fréquemment
pris pour cibles par des actions hostiles, partagent une même évaluation des
menaces et s’attachent à renforcer la résilience démocratique et à promouvoir
les principes européens.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Handicap: mesurer le chemin parcouru et préparer l'avenir. Ce matin, aux
côtés du président de la République et de mes collègues ministres, se tenait la
Conférence nationale du handicap 2026.
Depuis 2017, les droits ont progressé, l'école et l'université se sont
largement ouvertes, l'emploi est devenu plus accessible, l'accompagnement a été
renforcé.
- +62% d'élèves en situation de handicap scolarisés depuis 2017
- Un taux de chômage passé de 19% à 11,5% en 2025
- +27 000 nouvelles solutions d'accompagnement
- +280 000 personnes ont déjà bénéficié de la réforme de la prise en charge intégrale
des fauteuils roulants.
Surtout, le handicap n'est plus une politique parmi d'autres. Elle est devenue
une priorité cardinale, partagée entre tous les ministères. Pour autant, les
droits ne valent que lorsqu'ils entrent dans la vie réelle, si nous arrivons à
passer d'une société inclusive à une société pleinement accessible, où c'est à
la société de faire une place à chacun.
En termes de santé, nous allons accélérer pour faciliter le quotidien de chacun
:
- Eviter les parcours de soins entravés : des référents handicap dans chaque
CPTS pour une offre plus lisible et accessible dans chaque territoire. Une
offre plus lisible et accessible dans chaque territoire, avec des référents
handicap dans chaque CPTS
- Prendre en compte les spécificités dans les temps de consultation avec la
création d'une consultation longue dédiée, mieux valorisée et le développement
de l'adaptation des soins spécialisés, via HandiBloc et HandiConsult
- Intégrer le handicap pour tous les soins avec l'essor de la formation et la
sensibilisation des professionnels de santé
Nous souhaitons également permettre aux parents de s'occuper de leurs
nouveau-né dès la naissance par l'accessibilité des chambres des maternités
tout en renforçant le réseau des centres d'action médico-sociale précoce
(CAMSP). Avec l'ensemble du Gouvernement, nous entendons prendre toute notre
part passer des droits formels aux droits réels, avec l'ensemble de la société.
> Que les choses soient claires : jamais le gouvernement n’a évoqué la création d’un deuxième jour de solidarité dans la construction du budget qui vient.
> Nous proposons une indexation sur l'inflation du plafond des franchises médicales. En moyenne, pour les Français, ça va être une augmentation de 10€.
> Je ne crois pas qu'il y avait un open bar des arrêts maladie. Les arrêts maladie, c'est 7% d'augmentation tous les ans. Nous devons diminuer cette augmentation.
> [Canicule] Notre système de santé tient. (...) On a une surmortalité, les chiffres étaient de 7 000 personnes décédées fin juillet.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Trois jours après le décollage de la réforme de la facturation
électronique, je me suis rendu dans les Yvelines pour un point d'étape. Depuis
mardi, nous avons dépassé les 1,5 million de factures échangées, pour plus de 3
milliards d'euros. Près de 70% des entreprises du cœur de cible ont déjà choisi
leur plateforme agréée. J'ai échangé avec les fédérations d'entreprises du
département et les agents de la Direction départementale des finances publiques
des Yvelines, mobilisés depuis des mois pour cette réforme, avant de me rendre
chez SI4YOU, entreprise qui a basculé dès le 1er septembre. Et ça marche ! Je
le redis : l'État continuera d'accompagner les entreprises dans cette phase de
mise en route : aucune sanction pour aucune entreprise en 2026. Moins de délais
de paiement, moins de paperasse, moins de contrôles chronophages. Une
modernisation indispensable de notre économie.
> Mon plan «Notre IA» avance : je signe un partenariat avec Mistral AI pour accélérer le déploiement de l’IA au service de l’État. Les toutes dernières évolutions de l’IA, y compris en termes de sécurité, doivent nous réveiller : il faut faire appel à l'IA, y compris pour se protéger de l'IA, c'est une partie essentielle de ce partenariat.
Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et
de la Vie associative)
> [Protection des enfants dans le milieu sportif] Aujourd’hui, nous avons un contrôle
d’honorabilité qui fonctionne. Toutes les personnes en contact avec un jeune
public doivent produire une attestation d’honorabilité. C’est l’organisateur de
l’accueil collectif – une collectivité ou une association – qui doit s’assurer
cette honorabilité sur une plateforme dédiée qui vérifie trois fichiers :
le casier judiciaire, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles – et le
fichier des cadres interdits. Si la personne est inconnue des fichiers, elle
peut être embauchée. Ensuite, nos services contrôlent que ce travail a bien été
fait.
Je veux rassurer les parents : nous
vérifions. Nous réalisons deux millions de contrôles d’honorabilité par an dans
le périscolaire et l’extrascolaire.
Dans le milieu sportif, ma prédécesseure
Roxana Maracineanu avait par ailleurs mis en place Signal sport, une plateforme
qui permet d’effectuer un signalement pour violences sur les enfants ou les
femmes, de déclencher une enquête administrative en 48 à 72h, avec des mises à
pied conservatoires. En 2025, 872 signalements ont fait l’objet d’une enquête
débouchant sur 206 décisions administratives en urgence.
Par ailleurs, nous travaillons à
renforcer le cadre. Par exemple, une personne interdite d’exercer dans le champ
du sport pouvait tenter de se retrouver dans un accueil collectif de mineurs.
Si les contrôles étaient bien faits, le problème devait remonter. Mais s’ils ne
l’étaient pas, il pouvait y avoir un angle mort. Désormais, il y aura une
automaticité de l’interdiction : si une personne est interdite dans le
champ du sport, elle le sera aussi dans l’autre champ.
On confie nos enfants à des
structures : ils doivent y être en sécurité. Il faut corriger les biais
qui ont pu apparaître, remettre de la responsabilité à tous les échelons.
Il faut aussi installer une culture du
signalement. Leur hausse montre que la parole se libère. Mais cela montre aussi
que nous sommes loin d’avoir tout réglé.
> [Opération «Septembre
Bouge»] L’idée est de créer un
réflexe sportif et d’activité physique, avant tout dans une optique de
sport-santé, à l’instar du Mois sans tabac, un réflexe pour donner envie aux
Français de bouger. Et septembre est un peu comme janvier le mois des bonnes
résolutions. C’est une logique de
santé publique.
Les études montrent un problème de
sédentarité croissant. En France, 17 % de la population est en situation
d’obésité. L’OMS indique aussi que 95 % des adultes sont exposés à une
fragilité sanitaire liée au manque d’activité. Or une activité physique
régulière peut diminuer de 30 % le risque d’accident cardiovasculaire, de
24 % le risque de cancer du côlon, de 25 % celui du cancer du sein,
et de 19 à 30 % le risque de dépression.
Il faut que les Français apprennent à
bouger pour mieux vivre, vivre plus longtemps et en meilleure santé.
En outre, une étude a chiffré le coût de
l’inactivité physique pour les dépenses publiques à environ 140 milliards
d’euros. Cet événement est une vitrine de tout ce que nous faisons toute
l’année avec nos partenaires : maisons sport-santé, grandes associations,
clubs sportifs, collectivités, etc.
> En 2025, le Pass sport avait été recentré sur les publics décrocheurs du sport, les 13-17
ans. Le montant avait alors été augmenté de 50 à 70 €. Mais les clubs
disaient que cela risquait de faire baisser les prises de licences chez les
plus jeunes, or l’habitude et l’appétence pour le sport se prennent dès le plus
jeune âge. Dès ma nomination fin 2025, j’avais donc dit que je rouvrirais la
possibilité de revenir à un dispositif à partir de 6 ans, en ciblant les
familles qui en ont le plus besoin.
Le Pass sport revient donc pour
les 6-17 ans, à 50 €, avec une bonification de la CAF de l’ordre d’une
dizaine d’euros au moins qui interviendra ensuite, une fois le Pass sport activé.
> Je souhaite faire des économies avant tout sur le fonctionnement du ministère plutôt que sur les grandes politiques publiques. Je pense au service civique, au Pass sport et au soutien au monde associatif, notamment au Fonds de développement de la vie associative et au Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire. Ce sont trois marqueurs importants. Je ne dis pas qu’il n’y aura aucune réduction, mais je fais en sorte que, s’il devait y en avoir, elles soient les plus minimes possible.
> Nous avons eu à déplorer davantage de décès par noyade, de l’ordre de 12 à 15 % par rapport à 2025, avec de nombreux accidents dans les piscines privées ou sur des lieux des baignades non autorisés et non surveillés. L’été nous oblige à nous réinterroger. Avec les canicules, les gens chercheront davantage l’eau. Il y aura donc plus de comportements à risque. Il faut mieux apprendre à nager en milieu naturel : cours d’eau, mer, bases nautiques. Ce n’est pas la même chose que la piscine.
Il faut diffuser les
bons réflexes : regarder les pavillons, respecter les consignes, connaître
les dangers.
L’apprentissage de la natation ne recule
pas pour le moment. En sortie de collège, plus de 83 % des enfants savent
nager. Et dans le cadre du « bonus » des Jeux de Paris 2024, avec une
enveloppe de 75 millions d’euros, nous continuons à financer les opérations
d’aisance aquatique et de savoir-nager. Nous ne baissons pas pavillon sur
l’apprentissage. Concernant les piscines publiques, plus de 300 ont été livrées
ces dernières années. Mais dans le même temps, beaucoup vieillissent, coûtent
cher aux collectivités qui peuvent être contraintes de fermer. Nous devons donc
être attentifs, notamment dans les territoires déjà en carence, comme le Nord.
J’ai demandé à l’Agence nationale du sport de mettre, dès cette année, une
priorité sur les piscines. Nous changeons aussi un peu de modèle. Au lieu de
privilégier uniquement de grands centres aquatiques, nous allons davantage vers
des bassins d’apprentissage. Et nous ne fermons plus non plus la porte aux
piscines mobiles.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Sécurité routière : Comprendre les accidents pour éviter les suivants La
sécurité routière, ce n'est pas seulement des règles, des chiffres ou des
contrôles. C'est avant tout aussi de comprendre précisément pourquoi un drame
est arrivé, pour éviter qu’il ne se reproduise avec d'autres personnes. C'est
le sens de ma volonté de relancer les enquêtes REAGIR. Dans l’Orne, la
mortalité routière recule par rapport à l’an dernier. C’est un signal
encourageant, mais jamais un motif de satisfaction lorsque des vies continuent
d’être brisées sur nos routes. Ces enquêtes ont été maintenues dans l’Orne, où
elles montrent leur utilité très concrète. La visite d’un aménagement réalisé à
la suite d’un accident mortel l’illustre pleinement : la prévention passe aussi
par cette capacité à regarder précisément le terrain, à identifier les risques
et à corriger ce qui doit l’être. C’est dans cet esprit que nous travaillons à
une relance de ces enquêtes, en priorité dans les territoires les plus
accidentogènes. Je l’annoncerai dans les prochains jours. Aucun accident mortel
ne doit rester sans enseignement. Nous le devons aux victimes, à leurs familles
et à tous les usagers de la route.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> À Vitry-le-François, dans la Marne, l’enseignement professionnel
prépare déjà l’industrie française de demain. Au lendemain de la rentrée, je me
suis rendue au lycée polyvalent François-Ier, engagé aux côtés du Campus des
métiers et des qualifications « Procédés et matériaux innovants » pour former
les jeunes aux technologies qui transforment nos entreprises. Stages,
équipements techniques, projets communs : le lien avec les entreprises est au
cœur des formations. C’est cette voie professionnelle, ancrée dans les
territoires et tournée vers leurs besoins, qui donne à chaque jeune les moyens
de construire son avenir.
Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> Soutien aux pêcheurs : le Gouvernement prolonge l’aide à la pompe face à
la hausse des carburants
La crise énergétique persiste, et ses répercussions sur les prix des carburants
pèsent lourdement sur nos secteurs économiques. En tant que ministre de la Mer
et de la Pêche, je tiens à réaffirmer notre engagement aux côtés des
professionnels de la pêche, acteurs essentiels de notre souveraineté
alimentaire et de la vitalité de nos territoires littoraux.
- Montant de l'aide pour les mois d'été : le montant de l'aide carburant sera
fixé à 25 centimes par litre pour les mois de juin, juillet et août. Le guichet
pour déposer les demandes ouvrira dès la validation de la Commission
européenne.
- Prolongation de l’aide à la pompe : pour les mois de septembre et octobre,
les pêcheurs bénéficieront d’une aide de 25 centimes par litre.
- Un accompagnement sur la durée : cette mesure s’inscrit dans notre volonté de
protéger une filière déjà confrontée à des défis majeurs – transition
écologique, adaptation aux quotas, ou encore pression sur les ressources.
Nous restons mobilisés pour garantir sa résilience.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Aucun autre Président de la République qu’Emmanuel Macron n’a autant fait
en matière de lutte contre le changement climatique. Depuis 2017, la France a
réduit ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 20% contre 17% entre
1990 et 2017. C’est ça l’écologie du résultat.
> Tout ne se décide pas depuis Paris. Le Gouvernement a fait le choix du terrain et a laissé la main aux préfets en leur laissant la possibilité de suspendre la chasse dans une zone et un temps dédiés en tenant compte de la situation de chaque territoire.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> La France et le Canada partagent de mêmes priorités dans le Pacifique,
dont le renforcement de la résilience climatique, qui se traduit notamment par
un soutien aux initiatives CREWS et KIWA.
> L’Australie est un partenaire clé de coopération, en particulier dans le Pacifique et sur les enjeux climatiques. 🇫🇷🇦🇺 Lors du 55ᵉ Forum des îles du Pacifique, j'ai échangé avec le ministre australien chargé du Pacifique. Nous avons évoqué nos priorités communes en matière de sécurité régionale ainsi que nos priorités climatiques pour la COP31, dont l’Australie assure la présidence des négociations.
> Face à l’ampleur des défis dans le Pacifique, la sécurité ne peut être que collective. Au Forum des Îles du Pacifique, je me suis entretenue avec Christopher Landau, vice-secrétaire d’État américain. Nous resterons présents et engagés dans la région, aux côtés de nos partenaires et de nos territoires, notamment pour lutter contre les menaces transnationales. J’ai également rappelé les efforts menés par la France pour préserver les écosystèmes et l’océan, notamment face aux risques de l’exploitation minière en haute mer.
> Protéger le Pacifique, c’est aussi protéger notre avenir. La France est une nation du Pacifique. Sa sécurité, sa résilience et la protection de son océan nous concernent directement. Avec Kiwa : 45 projets, 170 000 bénéficiaires et plus de 400 hectares d’habitats naturels restaurés.
> Avec la disparition de Gloria Steinem, c’est une immense voix du féminisme qui s’éteint. Journaliste et militante américaine, elle a été l’une des grandes figures du mouvement de la deuxième vague féministe. Son combat contre les discriminations et pour l’égalité reste plus que jamais d’actualité. Il nous appartient de le poursuivre.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> Je me suis rendu à Andernos-les-Bains, en Gironde, pour échanger avec les
entreprises et les élus locaux durement touchés par les incendies. Grâce à
l’engagement des services de l’Etat, près de 400 demandes d’activité partielle
ont déjà donné lieu à un paiement. Derrière ces chiffres, ce sont des
entreprises que nous accompagnons et des emplois que nous contribuons
concrètement à préserver. En septembre, nous prolongeons la mesure
exceptionnelle garantissant un reste à charge nul pour les entreprises les plus
fortement impactées. Nous faisons également preuve de souplesse en leur
accordant un délai supplémentaire : les demandes relatives aux périodes
d’activité partielle du mois de juillet pourront être déposées jusqu’au 15
septembre. Face aux incendies, l’État reste pleinement mobilisé aux côtés du
tissu économique local. Notre responsabilité est claire : protéger les
entreprises, préserver les emplois et donner au territoire les moyens de se
relever.
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique,
de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la
nature
> L’électrique, c’est bon pour le climat et c’est bon pour le pouvoir
d’achat.
Et les Français sont au rendez-vous. En août, 38 % des voitures neuves
immatriculées en France étaient entièrement électriques, contre 20 % il y a un
an.
Ce succès n’est pas un hasard : rouler à l’électricité coûte en moyenne trois
fois moins cher que rouler à l’essence, et jusqu’à cinq fois moins cher lorsque
l’on recharge à la maison.
Le leasing social en est une illustration concrète. Depuis le lancement de la
troisième édition mi-juillet, 32 000 commandes ont été passées, sur 50 000
disponibles.
Depuis 2024, 100 000 ménages avaient déjà pu bénéficier de ce dispositif avec
des loyers fortement réduits, autour de 100 € par mois.
Mais pour démocratiser davantage encore l’électrique, nous devons désormais
accélérer sur l’électrique d’occasion.
Aujourd’hui, 3 voitures sur 4 sont achetées en France sont
d’occasion. C’est donc sur ce marché que se joue une grande partie de la
démocratisation de la voiture électrique.
C’est le sens de la nouvelle aide mise en place cette semaine pour les aides à
domicile, très dépendantes de leur voiture pour leur travail. Elles peuvent
désormais bénéficier d’une aide CEE d’environ 2 300 € pour acheter ou louer une
voiture électrique d’occasion, avec des offres cibles entre 50 et 100 € par
mois. Les employeurs du secteur peuvent également mobiliser ce dispositif pour
leurs salariés.
Mais rendre l’électrique d’occasion accessible, ce n’est pas seulement agir sur
le prix. C’est aussi donner confiance.
Il existe encore des
interrogations sur l’évolution dans le temps de l’état de santé des batteries.
C’est pourquoi nous avons signé aujourd’hui à Rambouillet un pacte de confiance
avec Aramis Group, la CSIAM, MOBILIANS,
la PFA - Plateforme automobile, Renault et Stellantis.
Notre objectif : apporter aux Français une information objective et
transparente, pour leur permettre d’acheter en toute connaissance de cause.
Concrètement, les voitures électriques d’occasion commercialisées en concession
devront afficher l’état de santé de leur batterie.
Rendre l’électrique accessible, c’est agir sur le prix, mais aussi sur la
confiance. C’est à cette condition que nous pourrons massifier la transition.
Car une transition écologique réussie, c’est une transition qui bénéficie à
tous.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> On m'avait dit : «Tu vas voir Serge, se battre contre Shein ou Temu, c'est
David contre Goliath».
Oui. Mais à la fin, c'est bien David qui gagne !
Deux bonnes nouvelles en cette rentrée :
- Depuis le 1er juillet, la taxe sur les petits colis mise en place par l'Union
européenne, grâce à la France, a fait chuter les importations de 30 à 40% dans
toute l'Europe.
- Et depuis le 1er septembre, un deuxième dispositif est entré en vigueur : le
malus contre la mode ultra éphémère.
Le principe est simple. On regarde deux choses : si le nombre de références
qu'une marque met sur le marché est très élevé = et si le prix de ces vêtements
est tellement bas qu’ils en deviennent « jetables ». Si une marque coche
ces deux cases, elle paie. C'est jusqu'à 50 centimes pour un boxer, ou jusqu'à
12 euros pour un manteau. Ce n'est pas une nouvelle taxe. C'est une
éco-contribution. Elle ne va pas dans les caisses de l'État, mais elle finance
directement le recyclage des vêtements et des bonus pour les marques les plus
vertueuses.
La France est le premier pays au monde à mettre ça en place.
Alors oui, ces plateformes sont puissantes. Mais en France, on ne se laisse pas
faire: et on a raison.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Face à une crise climatique d'une ampleur exceptionnelle, l'Etat se
mobilise pour ne laisser aucun agriculteur seul: plus d'un milliard d'euros
pour indemniser rapidement les pertes et préserver notre potentiel de
production agricole. Il en va de notre souveraineté agricole et alimentaire.
C'est un effort conséquent de la nation pour ses agriculteurs. (…) Ce que nous mettons sur la table est
considérable, c’est un gros effort que fait l’Etat. (…)
L’Etat à lui tout seul (…) doit être au
chevet de nos agriculteurs. Je demande aux préfets de régions et de départements d’être vraiment les
interlocuteurs constants et, dans les aides qu’ils délivreront, d’être vraiment
à l’écoute (…) des agriculteurs. Ce sont eux qui vont être les chevilles ouvrières, qui vont permettre
d’apaiser et de redonner de l’espoir à cette profession qui a tant souffert. (…)
Trois secteurs ont particulièrement
souffert : le maraîchage, les cultures de printemps et le fourrage,
l’élevage.
> La sécheresse
de cet été menace à double titre notre souveraineté agricole : en dégradant
fortement certaines trésoreries, et en faisant courir le risque d’une plus
faible remise en production pour la campagne 2027, d’autant qu’elle s’ajoute
aux difficultés rencontrées en matière de carburant et d’engrais.
Le plan que je présente aujourd’hui répond à ce double défi : il
indemnise les pertes exceptionnelles pour éviter les faillites, et il prépare
la relance de la production agricole. C’est un effort financier conséquent,
symbole de la solidarité nationale et de l’attachement de tous nos concitoyens
à l’agriculture française.
Au-delà, je poursuis et j’amplifie l’adaptation de l’agriculture au
changement climatique, qui m’occupe depuis le premier jour de ma prise de
fonctions. En favorisant les projets d’avenir agricoles et en les avantageant
fiscalement, en renforçant le fonds hydraulique agricole, en sanctuarisant les
autres plans, nous dessinons la nouvelle agriculture de demain, plus résiliente
face aux effets du dérèglement climatique.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Le questionnaire sur les violences sexuelles sera proposé aux élèves de la
grande section de maternelle à la terminale, dès ce mois de novembre. Ceux qui
le souhaitent pourront laisser leur nom à la fin pour avoir un entretien avec
un adulte de confiance, avant un éventuel signalement aux autorités
compétentes. Aucune alerte d’enfant ne doit rester sans réponse.
> La rentrée scolaire, c’est bien sûr le retour en classe. Mais c’est aussi, pour des milliers d’élèves, le moment de prendre leurs marques à l’internat et de rencontrer leurs camarades de chambre, avec qui ils partageront leur quotidien tout au long de l’année. Comme ici, au lycée Lesage de Vannes, où près de 300 lycéens et étudiants internes vivent au rythme des moments de vie qui donnent à ce lieu une identité si particulière. Partager une soirée à leurs côtés, c’est découvrir les liens qui se tissent et les amitiés qui naissent, mais c’est aussi mesurer tout ce que l’internat rend possible : des parcours, des ambitions et des réussites.
> Dans le Morbihan, j’ai découvert deux écoles qui
conjuguent les richesses de leur territoire avec les enjeux d’avenir :
- À Vannes, la nouvelle école de Kerniol est entièrement refaite :
rafraîchissement par ventilation, cours végétalisées... un investissement
important pour une école qui place la démarche scientifique, le lexique et
l'éducation au développement durable au cœur de son projet.
- À Locmaria-Grand-Champ, la nouvelle classe bilingue français-breton permet à
des élèves de maternelle de découvrir et apprendre le breton, qui fait partie
de notre patrimoine.
Ces deux visites ont été l'occasion de discussions concrètes sur les leviers
pour améliorer le niveau des élèves : pratiques pédagogiques, implication des
parents, ouverture culturelle. Merci aux élèves, aux professeurs et aux
personnels pour leur accueil chaleureux !
> Le Morbihan va perdre plus de 17 000 élèves d’ici 2035, avec des conséquences concrètes pour le territoire. C'est une opportunité pour améliorer la qualité du service public de l'éducation, mais il faut aussi avoir la lucidité d'y voir un défi pour notre organisation territoriale. Nous devons anticiper ces évolutions pour ne pas les subir. C'est ce dont j'ai discuté avec les membres de l’Observatoire des dynamiques rurales et territoriales du Morbihan. Au-delà, les 18 départements pilotes dans lesquels nous expérimentons la construction d'une carte de l'offre scolaire effectuent un travail très prometteur. Ensemble, nous adapterons l'École aux nouvelles réalités démographiques, pour garantir à chaque territoire une offre scolaire adaptée à ses besoins et préparer l'avenir.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> Des chiffres circulent sur la contribution des collectivités territoriales
au projet de loi de finances 2027. Stop aux rumeurs : les arbitrages ne sont
pas rendus.
Les collectivités sont les partenaires essentiels de l'Etat dans la mise en
œuvre des politiques publiques au service de nos citoyens. Le projet de budget
sera juste et équilibré. Les défis à relever, chacun le sait, reposent sur une
responsabilité collective.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Budget] Pour faire passer le Budget, le gouvernement mise sur les
parlementaires qui soutiennent le gouvernement, les parlementaires de la droite
et du centre. Et ils ne sont pas assez nombreux. Ensuite, on discutera avec
tous les députés, tous les élus de la République qui acceptent d'être dans une
démarche de compromis. Jusqu'à présent, le Rassemblement National et la France
Insoumise, pour ne citer qu'eux, c'est aussi le cas des écologistes et d'une
partie des communistes, n'ont jamais été dans cette démarche-là.
Ce n'est dans l'intérêt de personne de
priver la France d'un budget pour l'année 2027. Ce n'est pas dans l'intérêt des
Français, ce n'est pas dans l'intérêt politique et ce n'est pas dans l'intérêt
des candidats à la présidentielle qui prétendent sérieusement appliquer leur
programme. Donc, il y aura un grand moment de vérité.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Soutien à l’innovation, défense, compétitivité: l’UE doit être à la
hauteur des défis historiques auxquels nous faisons face.
> La semaine où l’Allemagne révèle le rôle de la Russie dans l’attaque hybride contre l’aéroport de Leipzig, le RN, le parti de la capitulation.
> Abandonner l’Ukraine, c’est affaiblir la sécurité de la France et des Européens. Au moins c’est clair: le RN est toujours aligné sur le Kremlin.
> La Russie mène une guerre hybride contre les Européens. Nous ne nous laisserons pas intimider dans notre soutien à l’Ukraine. Nous devons continuer à accroître la pression économique sur la Russie, le soutien militaire aux Ukrainiens et le réarmement de l’Europe.
> Simplification, protection face à la concurrence déloyale, soutien à l’innovation : nos entreprises sont la clé de notre souveraineté, soutenons-les. (…) Simplification normative, réforme européenne des marchés publics: soutenons nos pépites.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Dans un contexte marqué par des difficultés et des épisodes de sécheresse
inédits, nos agriculteurs et nos éleveurs font chaque jour le choix du travail,
de l’engagement et de la transmission. À la Foire de Châlons, je leur ai redit
ma détermination à leur permettre de vivre dignement de leur métier, d’investir
et de préparer l’avenir.
> Je suis en total désaccord avec cette proposition de Bruno Retailleau. Une décision du Conseil constitutionnel ne se contourne pas. Notre Constitution est notre cadre, notre histoire, notre bien le plus précieux. Prenons garde à ne pas fragiliser le socle même de notre République.
> Je ne suis pas favorable aux ordonnances. Je ne suis pas masochiste, débattre pendant trois mois pour que ces débats ne servent finalement à rien ne peut pas être une solution. Ce serait un échec du débat parlementaire et une négation de notre processus démocratique.
> J’ai réuni le groupe de contact sur la Nouvelle-Calédonie à l’occasion de la venue de la délégation transpartisane constituée à la suite des dernières élections provinciales. Un échange précieux pour poursuivre le dialogue et continuer le travail en soutien de la Nouvelle-Calédonie.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Sur les retraites, ne rajoutons pas une fracture générationnelle entre les
jeunes et les aînés. C'est le système le problème, pas les Français. Quand bien
même on décalerait l'âge légal à 65, 66, 67 ou 60 ans, de toute façon, ce
système est mort. Il faut en changer.
> On ne gagnera pas cette élection avec une stratégie de division. On la gagnera en rassemblant.
> Vous venez d’entendre le parti de l’étranger. « Couper le robinet à l’Ukraine », c’est abandonner un pays agressé. C’est laisser Vladimir Poutine gagner. C’est laisser la force brute l’emporter. Et c’est montrer au monde que la parole et le soutien de la France ne valent rien. Le Rassemblement national témoigne de nouveau de sa soumission à la Russie.
Marc Ferracci (député)
> L’IA, une opportunité qu’il faut accompagner, pas taxer. J’ai une
divergence profonde avec ceux qui proposent de taxer les robots et
l’intelligence artificielle. L’enjeu est exactement inverse. Il faut saisir
cette opportunité pour dégager des gains de productivité et améliorer la
qualité de vie au travail. Beaucoup de salariés y gagnent un travail moins
répétitif et qui a davantage de sens. Accompagnons plutôt les entreprises, à
commencer par les plus petites, pour qu’elles s’approprient ces outils. On ne peut
pas taxer d’un côté et inciter à investir de l’autre. De la même manière, je
suis favorable à augmenter la TVA, si c’est pour diminuer le coût du travail et
accroître la compétitivité des entreprises. La boussole ce doit être la
création d’activité, l’emploi et l’investissement.
> Le pouvoir d'achat dépend d'abord de l'état du marché du travail. On négocie sa fiche de paie beaucoup plus facilement quand l'emploi va bien. Huit points de taux d'emploi nous séparent de l'Allemagne. Voilà notre marge de progression. Deux millions d'emplois créés, un taux d'emploi jamais atteint dans notre histoire. Mais le chômage est reparti à la hausse depuis 2024, sous l'effet de la conjoncture internationale et de l'instabilité politique. Il faut reprendre le fil des réformes. C'est le sens de mon livre, La Société du plein emploi, en librairie le 7 octobre. Remettre l'emploi et la productivité au centre du débat public. Ceux qui pensent qu'on peut cesser de traiter ces questions se trompent lourdement.
> Ce qui détermine vraiment le pouvoir d'achat, ce sont les gains de productivité et la capacité des salariés à capter la valeur créée. L'intelligence artificielle va en générer. Toute la question est celle du partage de cette valeur. Et cette valeur va plus vers les salariés quand le chômage baisse. On ne négocie pas sa fiche de paie de la même façon avec 4 % de chômage et avec 10 %. C’est pourquoi il faut reprendre le chemin d’une société du plein emploi sur lequel nous étions jusqu’en 2024. Pour redonner du pouvoir d'achat, baisser les cotisations salariales est loin d’être toujours efficace. Dans la négociation entre l'employeur et le salarié, la baisse est assez vite récupérée sous forme de moindres hausses de salaire. En revanche, baisser le coût du travail pour les employeurs et créer des emplois, c'est un vrai levier.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Poutine se frotte les mains, le RN reste son premier soutien !
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> À ceux qui disent que les Ukrainiens sont à bout de souffle, je réponds
qu’ils se trompent lourdement. À Kyiv, les frappes s’intensifient, mais c’est
la soif de vivre qui l’emporte : les écoles sont ouvertes, les entreprises
tournent et les gens ont une vie sociale. Je l’ai dit au président de la Rada.
Cette résilience force le respect et mérite tout notre soutien. Parce que leur
combat est aussi le nôtre. C’est pourquoi je soutiens l’initiative SkyShield.
En complément, je tenais à vous transmettre ce message d’un professeur
ukrainien dans l’oblast de Kyiv. Il souhaite adresser un message aux Français
en cette semaine de rentrée. Passionné par notre pays, il enseigne notre langue
à ses élèves. Ses mots résument la situation.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Avec la présidente de la Commission pour préparer le discours sur l'état
de l'Union du 16 septembre prochain. J'ai fait part de nos priorités pour une
Europe indépendante et puissante : climat, compétitivité, protections et
défense de l'état de droit.
Grégory Allione (député)
> Chaque année, des dizaines de milliers de travailleurs européens
développent un cancer à cause de leur exposition à des substances dangereuses
sur leur lieu de travail. Ce compromis y répond concrètement. Je me réjouis
tout particulièrement que ce texte reconnaisse enfin que nos pompiers et nos
services d'urgence sont, eux aussi, exposés à ces substances cancérigènes dans
l'exercice de leur métier, un enjeu qui prend tout son sens après l'été que
nous avons connu. Ces avancées permettront d'éviter des dizaines de milliers de
cancers et de maladies professionnelles dans les prochaines décennies. C'est
une victoire concrète pour la santé de celles et ceux qui, chaque jour,
s'exposent.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> La transition écologique se fera. L’enjeu est de savoir si nous la
planifions collectivement, ou si nous la subissons dans l’urgence et le
conflit.
> Aujourd’hui, les véhicules autonomes arrivent en Europe… dans les rues de Londres ! Il y a quelques mois, le Plan publiait des propositions pour reprendre la main sur le véhicule autonome. Nous devons accélérer ! Nous devons avoir des voitures autonomes sur les routes de France dans les prochains mois, pour ne pas rater cette nouvelle révolution et développer rapidement nos propres solutions. Les essais sur route autorisés en France sont une bonne nouvelle. Construisons (vite) un modèle français et européen
> Ce qu'on a dit, c'est l'adaptation. C'est très
important, ça n'empêche pas évidemment de continuer à lutter contre le
changement climatique, ça reste la priorité. Et puis que le soufflé ne retombe
pas. Qu'on ne se dise pas qu'il fera un peu moins chaud, même s'il y a encore
des vagues de canicule qui arrivent. Il faut qu'on se saisisse les prochaines
semaines, les prochains mois, pour faire mieux dans certains domaines.
L'adaptation des horaires de services publics, par exemple. Ce que font les
Espagnols, c'est-à-dire que quand vous avez une vigilance orange-rouge dans
notre système, c'est-à-dire une forte canicule, c'est, je pense, totalement
irresponsable que la personne âgée qui va chercher un peu d'argent à la banque
ou à la poste le fasse à 15 heures Donc il faut qu'on ait des horaires sur le
plus tôt. Ça peut être 7 heures-12 heures, une longue pause puis 17 heures-21
heures, par exemple. (…)
Il faut l'anticiper, ça ne va pas se décréter comme ça, il faut le négocier. Et
c'est vrai dans les services publics, c'est vrai aussi dans le monde
professionnel Quand vous êtes ouvrier sur un chantier, évidemment vous n'allez
pas travailler au moment où il y a le plein canicule à 14 heures. Donc ça
s'adapte et ça se négocie, je crois, branche par branche.
> Je ne suis évidemment pas du tout contre la climatisation. On a essayé d'être sur des sujets d'adaptation, si je puis dire, pas très coûteux, et dans les organisations. Et on a proposé, par exemple, c'est une idée qu'on trouve là aussi en Espagne, ou dans d'autres villes au sud, des refuges climatiques. Ça a fait sourire, mais ce n'est pas dire à la place, c'est en plus des adaptations des logements, dire que quand vous êtes obligé, là aussi une personne âgée qui est toute seule, qui va faire ses courses quand même à un moment donné, même quand il fait chaud, qu'on puisse s'arrêter un quart d'heure dans une pharmacie. (…) Ce ne sont pas des idées qu'on a sorties de nulle part. Barcelone, qui est une ville pionnière en la matière, a 500 refuges climatiques. Ce sont, par exemple, des bibliothèques publiques qui sont ouvertes plus tard justement, pour que les gamins puissent rester au frais et avoir une activité. Ce sont des pharmacies qui, librement, disent : « Je peux accueillir une ou deux personnes âgées ».
> Il y a ceux qui ont dit : « Jamais la clim »,
c'est absurde, etc., ce qui est une idée idiote honnêtement. Parfois il y avait
du dogmatisme, bien sûr. À l'inverse, il ne faut pas qu'on bascule de ce côté
en rêvant qu'on aura la clim pour tout le monde et que ça ne coûte pas cher à
installer ou à faire fonctionner. C'est évidemment des investissements
importants, il faut les mesurer.
Quand vous êtes dans le sud de la France, avant la climatisation, c'est sans
doute une priorité, y compris dans les logements individuels. Quand vous êtes
dans des villes, même s'il y a eu des canicules en Bretagne ou à Paris ou
ailleurs, c'est un peu moins important, peut-être dans des zones qui resteront
quand même plus fraîches, à condition que vous ayez les lieux de travail en
priorité, les écoles, des lieux prioritaires, encore une fois, collectifs, qui
soient d'abord équipés.
> Ce qui est vrai, il ne faut justement pas laisser
le monopole ni aux écologistes ni à une force politique radicale, selon moi,
comme elle est fille, de parler de ces enjeux. Il doit y avoir une vision
écologique chez des gens plus raisonnables, j'espère en faire partie, qui
pensent qu'il ne faut pas de la décroissance. Le Centre et d'autres forces
politiques, qu'il ne faut pas de la décroissance, mais qu'il faut de
l'investissement et qu'il faut de la stabilité.
Ce qu'il y a, c'est qu'il ne faut pas qu'on fasse de l'écologie parce qu'on a
eu peur après la canicule. Et donc, les plans pour investir dans le bâti
scolaire et dans la rénovation des écoles, les plans pour installer des refuges
climatiques pour les élus locaux qui le voudront, ça doit se déployer dans la
durée.
C'est aussi pour ça qu'il faut faire confiance parfois à l'échelon local, parce
que les maires, ils viennent d'être élus, ils ont six ans, peut-être même sept
ans devant eux, il faut les soutenir, c'est une des propositions...
> Une collectivité, une commune, même une petite
commune qui a un plan d'adaptation au changement climatique très puissant, il
faut lui donner des financements supplémentaires, conditionnés en quelque
sorte, certains financements supplémentaires des soutiens de l'État, ou des
prêts à taux très bas pour que ces communes qui sont en avance investissent le
plus. (…)
Ça peut être, par exemple, très concrètement, des prêts de long terme à très
bas taux d'intérêt, voire à taux zéro, par la Caisse des dépôts, par le
gouvernement. On a des outils financiers qui sont aujourd'hui disponibles, et
qu'il faudra concentrer sur les communes en particulier qui ont ces grands
plans d'investissement pluriannuels.
> En cette rentrée, on a publié une longue étude,
qui a été le fruit de neuf mois de travail. On le sait, le niveau scolaire a
décroché, il faut être clair, notamment en mathématiques et en sciences, ça,
c'est bien documenté. Il n'y a pas un seul remède, on risque de se décevoir, il
n'y a pas un coup de baguette magique qui fera qu'en un an ou deux, on va
inverser le niveau scolaire. (…)
Il y a certaines méthodes d'enseignement, et en français, et en mathématiques.
Par exemple, en mathématiques, on introduit, sans être dans trop de détails,
les fractions, les nombres décimaux, plus tard que dans d'autres systèmes
d'enseignement. Donc, il y a des méthodes, la recherche les documente très bien
aujourd'hui, qu'on peut améliorer ou adapter.
Et puis, il y a quelques spécificités françaises, pas les meilleures. On a
encore des classes, même s'il y a eu des améliorations ces dernières années,
très chargées. Au collège, on est le pays d'Europe qui a les classes les plus
chargées, et on sait que des effectifs plus petits, ça aide l’apprentissage. On
a aussi un métier de professeur qui est mal valorisé. Ce n'est pas que la
question financière, c'est aussi trop de réformes, une hiérarchie qui ne
soutient parfois pas assez. C'est vrai dans toutes les enquêtes, et c'est une
vraie différence française avec les autres pays européens. (…)
Il y a une question qui est évidemment très sensible pour les familles, pour
l'organisation, c'est celle des rythmes. Mais là aussi, il faut le dire, on est
décroché ou décalé par rapport aux autres pays européens. On a très peu de
jours et beaucoup d'heures chaque jour. C'est de revenir sans doute au moins à
quatre jours et demi dans le primaire. Il faut au moins avoir ce débat national
sur les rythmes scolaires.
Moi, je ne souhaite pas quelque chose en particulier. On a regardé ce qui
marchait. Au vu de la réflexion... Une des recommandations qu'on fait, c'est
effectivement d'aller vers quatre jours et demi au moins dans le primaire,
parce que là aussi, les autres pays européens qui ont des performances
meilleures que nous ont un rythme différent. Les méthodes, les rythmes, les
effectifs, la revalorisation du métier d'enseignant, tout ça, c'est concret,
important, et c'est un ensemble de choses, et la formation des enseignants
aussi, qu'il faut améliorer.
> On a des idées, on espère que les gens s'en
saisissent. On a fait un travail sur les aides aux entreprises, par exemple,
pour là aussi sortir un peu des clichés. Il y a des aides aux entreprises en
France. Oui. Beaucoup moins, par exemple, en France et en Europe, que ce qu'on
trouve en Chine. 8 à 10 fois moins.
On a fait un rapport sur la Chine, justement. Je suis content qu'il ait été
cité, même au MEDEF, y compris par Madame von der Leyen, quand elle s'est
adressée au patron : enfin. Pour dire, et je l'assume, il faut une protection
face à la Chine. Ce n'est pas le logiciel européen. Ça, les candidats, quels
qu'ils soient, tant mieux s'ils s'en saisissent, qu'ils regardent ce rapport
qui s'appelle « Le rouleau compresseur chinois».
En Allemagne, c'est 15 000 emplois industriels qui sont supprimés chaque mois.
Donc, il faut évidemment des mesures de protection, ou le protectionnisme,
assumons-le, à l'échelle européenne, pour les prochaines années, pour protéger
l'industrie, en même temps qu'on fait de l'innovation dans le véhicule
électrique, dans le nucléaire, dans d'autres secteurs.
> Je suis plus inquiet de l'instabilité,
c'est-à-dire qu'on a une priorité qui change. Et on voit bien que les débats
budgétaires, ils sont de plus en plus compliqués. Moi, j'ai fait une
proposition il y a quelques mois, qui est de dire qu'il faut sanctuariser sur
trois ou cinq ans les budgets d'investissement de l'État.
Moi, je l'ai vécu, je vous prends un exemple très concret, comme
l'Île-de-France des transports. Quand il faut faire un petit ajustement
budgétaire, on vous dit qu'il faut faire des économies en plus, parce qu'il y a
une crise, il faut compenser. Dans votre budget, qu'est-ce que vous faites ?
Vous ralentissez les investissements, parce que les salaires, c'est compliqué,
parce que sinon, il faut faire des négociations sociales qui prennent très
longtemps, parce que les dépenses de fonctionnement, c'est le quotidien, c'est
difficile.
Et donc, l'investissement, c'est facile, personne ne crie, parce qu'on a mis un
an supplémentaire pour changer un rail. Et à la fin, on le paye cash, parce
qu'un réseau se dégrade, etc. Donc, je pense qu'il faut, juridiquement, que
quand l'État vote un budget d'investissement en transports, santé, rénovation
des écoles, ça soit sanctuarisé sur trois ou cinq ans, et que ça ne bouge pas
chaque année.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> On ne laisse pas les plateformes faire leur marché dans le cerveau de nos
enfants. Le bon écran, au bon âge, pour le bon usage : c’est l’objectif du «
Nutri-Score du numérique » que je construis.
> La rentrée en maternelle, je la vis aussi comme maman. Je connais l’angoisse de nombreux parents. Mais cette crise de confiance ne doit pas être une fatalité. Partout où un enfant est accueilli, sa sécurité doit être garantie !
> Après le risque climatique, cyber ou de gouvernance, un autre risque doit entrer dans les décisions d’investissement : le Child Risk. Due diligence. Gouvernance. Transformation. Mesure d’impact.

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