Voici une sélection, ce 31 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Jour important pour l’amitié entre la Suède et la France. Des choix forts
en matière de coopération de défense, une nouvelle étape de notre partenariat
stratégique, une même ambition : une Europe forte, souveraine, maîtresse
de son destin.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> La proposition de Jean-Luc Mélenchon de ne pas rembourser notre dette est
une faute morale, une faute économique et une faute patriotique. Une faute
morale : emprunter de l’argent et décider de ne pas le rendre, cela s’appelle
du vol. Une faute économique : c’est créer une faille dans notre système
monétaire européen et abîmer la zone euro. Une faute patriotique : la signature
de la France est encore respectée. Introduire le doute, c’est abîmer quelque
chose qui fonctionne. Tout son programme repose sur le contraire du réel. Pour
le financer, il fallait bien proposer quelque chose d’irréel.
> Faire des économies ne signifie pas frapper les plus fragiles : pas de gel du RSA, pas de désindexation des petites retraites, pas d’économies sur la Complémentaire santé solidaire. Je veux une Sécurité sociale de progrès. Un médicament qui apporte un progrès médical majeur doit être remboursé. Quand un traitement ancien n’apporte presque plus de bénéfice, son remboursement doit pouvoir être réexaminé. La science doit guider nos choix. Il faut aussi combattre les abus d’arrêts maladie pour mieux protéger ceux qui sont vraiment malades.
> Ma priorité : maîtriser la dépense pour ne pas augmenter les impôts. Un choc fiscal casserait une croissance déjà fragile. À quelques mois de la présidentielle, ce n’est pas à ce Gouvernement de bouleverser notre fiscalité. C’est aux Français d’en décider l'année prochaine.
> Préférer cinquante petites décisions efficaces et intelligentes, à trois ou quatre grandes spectaculaires, mais impossibles à faire voter. C’est un chemin étroit, mais c’est le seul réaliste.
> L’État portera l’essentiel de l’effort : ses dépenses continueront d’augmenter, mais moins que l’inflation. Je proposerai que les dépenses de fonctionnement des collectivités progressent au rythme de l’inflation : ni plus, ni moins. C’est juste. Les dépenses sociales progresseront davantage, notamment à cause du vieillissement de la population. Un budget, ce sont des choix, pas un rabot aveugle.
> Le désordre international est déjà là : guerre en
Iran, énergie plus chère, tensions sur les marchés. N’y ajoutons pas en plus un
désordre politique intérieur français. « Le petit jeu politique s’arrête là où
commence le risque financier. » Il faut donc un budget pour 2027. Voter un
budget avant la présidentielle ne confisque pas le choix des Français. Le texte
n’est pas ficelé : nos orientations seront discutées avec les formations
politiques, puis au Parlement. Et il sera réversible : la future majorité
pourra le modifier dès son arrivée.
Pourquoi ? Sans budget, les aides nouvelles aux agriculteurs, aux sinistrés des
incendies ou aux travailleurs face au prix du carburant ne pourront pas entrer
en vigueur au 1er janvier. Les candidats à la présidentielle seraient les
premières victimes du blocage : sous la pression des taux, leurs programmes
pourraient être disqualifiés avant même l’élection. Nous pouvons encore prendre
des mesures difficiles, ciblées et réversibles. Si nous attendons, la prochaine
majorité, peu importe sa couleur politique, n’aura plus ce choix : elle devra
prendre des mesures brutales. Empêcher tout budget aujourd’hui, c’est saboter
sa propre capacité à agir demain.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> [Discours lors de la Rencontre des entrepreneurs de France] Nous sommes en
2031. L’Europe traverse une crise économique, sociale et politique majeure.
Devenue totalement dépendante des États-Unis pour l’IA et la puissance de
calcul, elle est déclassée économiquement, vassalisée politiquement : elle a
perdu le contrôle de son destin, elle est le maillon faible des chaînes de
valeur mondiales dont la Chine et les États-Unis captent l’essentiel de la
valeur ajoutée.
Certains d’entre vous auront reconnu le scénario dystopique de l’ouvrage «
Europe 2031 » paru il y a quelques mois, et que je vous recommande.
Ses auteurs y présentent un scénario d’alerte dans lequel les erreurs que nous
commettrions aujourd’hui pourraient produire, demain, des conséquences néfastes
en cascade. Ils en distinguent trois principales : sous-estimer la capacité
transformationnelle de l’IA pour nos économies, notre sécurité, notre défense,
sur la formation des opinions et nos démocraties ; sous-estimer sa vitesse de
développement ; surestimer notre capacité de rattrapage. Autrement dit : ne pas
prendre la mesure du pouvoir de l’IA, de son accélération et de la nécessité
d’y adapter nos politiques et d’y consacrer des moyens en conséquence.
Non, personne en Europe ne sous-estime le pouvoir transformationnel de l’IA,
pour nos économies, notre école, notre défense, nos démocraties, nos
vies.
L’IA n’est pas une technologie parmi d’autres ni une industrie de plus. C’est
une technologie générale qui augmente la puissance de toutes les industries.
Prendre l’avantage dans l’IA, c’est potentiellement prendre l’avantage partout
ailleurs. Être totalement dépendants des autres, c’est s’exposer au risque de «
kill switch », le pouvoir qu’ont ceux qui contrôlent les modèles les
plus puissants, les infrastructures ou les composants critiques de nous en
restreindre ou couper l’accès arbitrairement, pour nous contraindre ou nous
punir.
Avec des effets qui seraient d'autant plus dévastateurs que nos États, nos
organisations, vos entreprises, les auraient déjà pleinement intégrés à leur
fonctionnement. Certaines décisions chinoises et américaines récentes montrent
que cela n’a rien d’hypothétique
Non, plus personne non plus en Europe ne sous-estime l’accélération de l’IA.
D’après le Stanford AI Index, la capacité de calcul dédiée à l’IA a
augmenté de trois fois par an, soit un doublement tous les sept mois, 36 fois
en trois ans. Les clusters sont de plus en plus gigantesques. Leur unité de
mesure est désormais le gigawatt.
Les investissements s’envolent : ils doublent chaque année et pourraient
atteindre 1.000 milliards de dollars en 2026 au niveau mondial. Dans l’IA,
l’avance et le retard sont cumulatifs et l’écart est exponentiel. Les effets de
réseau et l’ampleur des investissements nécessaires donnent un avantage
considérable aux acteurs déjà établis. Ils créent une dynamique de
concentration. Et cette dynamique est déjà à l’œuvre : sous nos yeux, quelques
acteurs sont en train de s’arroger des positions dominantes.
Arthur Mensch a été très clair devant l’Assemblée nationale en mai dernier : «
il faut investir dès aujourd’hui, dans deux ans, il sera trop tard ».
L’Europe a pris du retard, c’est certain.
Deux puissances se livrent une concurrence acharnée pour la domination de
l’IA.
Il y a les États-Unis, qui possèdent les modèles les plus avancées, les
meilleures infrastructures, les meilleurs puces GPU et les facteurs
indispensables à l’entraînement de l’IA : des talents et du capital
abondant.
Rien qu’en 2025, cinq entreprises américaines ont investi environs 450
milliards de dollars dans l’IA.
Il y a le rattrapage de la Chine, que peu avaient anticipé. À la manière de
DeepSeek ou Moonshot, des entreprises chinoises jusque-là inconnues sortent des
modèles à la frontière. La Chine réduit l’écart avec les États-Unis et offre
ses modèles ouverts gratuitement, comme on offre une langue pour mieux imposer
sa grammaire.
L’Europe au milieu, qu’on caricature volontiers, serait reléguée au rang de
spectateur: pour l’essentiel, elle exporterait ses cerveaux vers la Californie
pour réimporter à prix d’or les modèles qu’ils contribuent à créer, un peu
comme si elle payait deux fois la même intelligence, sans rien capter de la
valeur.
70% à 80% de ses citoyens et de ses entreprises utilisent des modèles
américains.
L’Europe avait largement raté la révolution internet. Faute de volonté et de
ressources suffisantes, elle serait en passe de manquer définitivement celle de
l’IA.
Mais il faut tordre le cou à cette idée : la messe n’est pas dite.
Il n’y a aucune fatalité à ce que quelques monopoles étrangers accaparent les
promesses de l’IA et les profits qu’elle permettra de générer.
L’Europe a pris du retard, mais il est réversible. Elle est parfaitement
consciente des enjeux et de l’ampleur des efforts à accomplir. Elle a la
volonté de les accomplir. Elle s’en donne désormais les moyens.
En moins de trois ans, l’Europe est passée d’une logique de régulation à une
logique de capacité et de puissance.
Avec InvestAI, l’Union européenne mobilise jusqu’à 200 milliards d'euros pour
l’IA, avec l’objectif de disposer de dix-neuf AI factories et jusqu’à
cinq gigafactories, dotées chacune de cent mille puces, pour entraîner
des modèles de pointe. Avec l’Allemagne, nous allons développer des modèles de
frontière. Nous possédons des supercalculateurs ultraperformants avec JUPITER
en Allemagne, LUMI en Finlande, Leonardo en Italie, MareNostrum en Espagne. La
France déploiera son supercalculateur exascale Alice Recoque dans les prochains
mois. Séparés, ils sont déjà de rang mondial. Ensemble, leurs puissances se
conjuguent.
Sur les semi-conducteurs, nous avons ASML, leader incontesté et levier de
puissance. Avec le Chips Act, c’est 43 milliards d’euros qui permettront de
doubler la part de marché mondiale de l’Europe.
S’agissant des données, la création d’un marché unique est en cours.
Quand on l’en disait incapable, l'Europe a su faire Airbus face à Boeing,
Ariane pour devenir une puissance spatiale de rang mondial. Elle est en passe
de le faire dans l’IA.
Dans ce sursaut européen, la France prend toute sa part.
Avec le déploiement d’une stratégie nationale ambitieuse dès 2018 et les
dizaines de milliards d'investissements privés du sommet pour l’action sur l’IA
à Paris en 2025 et des sommets Choose France, notre écosystème est le
plus vibrant en Europe : plus de 1.000 start-ups, 16 licornes, 4.000
chercheurs, 180 chaires d'excellence. Mistral AI est un leader européen de l’IA
générative. Notre énergie décarbonée, abondante et compétitive nous distingue.
Dans les classements mondiaux, la France est première en Europe et cinquième
dans le monde. Nous avons accueilli plus de projets de centres de données en
2025 que tout autre pays au monde. C’est le résultat de l’action ambitieuse
menée par le président de la République et le Premier ministre.
Il n’est pas fortuit d’ailleurs qu’après les fondateurs de Mistral AI, Yann
LeCun, l'un des pères du deep learning, ait quitté la Silicon Valley
pour revenir en France fonder sa société.
Au-delà de ces quelques éléments très encourageants, je me réjouis de
l’adoption rapide de l’IA dans l’économie française : en 2025, 20% de vos
entreprises utilisaient l’IA, le double par rapport à 2024.
Elle a fait son entrée dans l’administration, y compris au Quai d’Orsay, et je
l’utilise moi-même tous les jours.
Si le chemin reste ardu, la volonté est là et la direction est bonne.
Mais il y a une autre erreur à ne pas commettre et que n’ont pas imaginé les
auteurs d’« Europe 2031 » : sous-estimer les risques de l’IA, alors que ces
risques se précisent et que leur réalisation conduirait à des scénarios plus
dystopiques encore pour l’humanité toute entière.
Le premier risque est un « scénario Frankenstein », où la créature échapperait
à son créateur. Les récents incidents sur des modèles d'Anthropic et d'OpenAI
montrent que la menace est là. Qu'on en ait eu connaissance que parce que ces
entreprises les ont rendus publics suggère qu'ils ne sont pas ou ne resteront
pas isolés.
Le deuxième risque touche à l’intégrité des personnes et de nos démocraties.
Intrusions, manipulations, usurpations, contenus synthétiques indiscernables du
réel : l’IA peut brouiller la frontière entre le vrai et le faux, rendre le
faux crédible et le vrai contestable. Lorsque qu’on ne peut plus s’accorder sur
ce qui est vrai, c’est la possibilité même d’une réalité commune et du débat
démocratique qui est jeu. « La liberté d'opinion est une farce si l'information
sur les faits n'est pas garantie » disait Hannah Arendt.
Le troisième est financier et économique : c’est celui de la soutenabilité
d'investissements si massifs qu'ils conduisent désormais les pourtant
richissimes géants de la tech américaine à s'endetter massivement, au point de
peser sur les taux souverains et le coût de financement des États. Pour le FMI,
la BCE et nombre d’autres grandes institutions financières publiques et
privées, la question n'est plus de savoir s'il existe une bulle de l'IA, mais
quand aura lieu la correction et quelle sera son intensité.
Du chemin de fer à Internet, en passant par l'électricité, l’histoire nous
enseigne que le « boom » financier qui accompagnent les révolutions
technologiques est souvent suivi d’un « crash » brutal.
Quand on sait que près de la moitié de la capitalisation boursière américaine
est liée à l’IA et que les ménages européens eux-mêmes y sont exposés pour
plusieurs centaines de milliards, on imagine aisément les conséquences si le « boom
» devait se transformer en « crash ».
Bien sûr, ces risques ne doivent pas nous détourner des efforts nécessaires
pour rester dans la course et reconquérir notre souveraineté technologique. Car
l’histoire enseigne aussi que les technologies survivent aux crises et aux
peurs qu’elles suscitent : le chemin de fer, l’électricité et Internet ont
effectivement transformé nos économies et transformé nos vies.
Il en ira de même, profondément, de l’intelligence artificielle.
Mais ces risques sont si graves et les enjeux si importants qu’on ne peut juste
détourner le regard en espérant qu’ils ne se matérialisent pas. Parce qu’il
faut du courage pour « voir ce que l’on voit » (Péguy), et je vois que les
signaux sont là, sous nos yeux, et ils sont de moins en moins faibles.
L’IA doit ainsi avoir à rendre des comptes, non pas pour brider l’innovation,
freiner le progrès ou retarder sa diffusion dans nos économies et dans nos
sociétés. Mais précisément pour en conjurer les périls les plus graves pour nos
économies et pour nos sociétés.
Une « discipline » de l’IA pourrait s’articuler autour de quelques principes
simples : évaluer avant de déployer les modèles les puissants ; surveiller
après le déploiement; notifier les incidents ; partager l’information entre
États.
Entre l’IA du toujours plus, livrée à elle-même et sans garde-fous et l’IA de
la censure, il y a de la place pour une troisième voie : une IA politiquement
agnostique, respectueuse de la diversité des cultures, de la planète et des
personnes. Au service du bien commun et de l’humanité, comme l’a rappelé
récemment le Pape, pas au service d’une poignée de techno-césaristes fascinés
par leur propre puissance ou d’autocrates obsédés par le contrôle social des
masses.
Avec toutes les nations qui veulent saisir toutes les promesses de l’IA sans se
résigner au pire, l’Europe entend incarner cette troisième voie. Elle en a la
volonté, et, consciente de ses faiblesses, elle s’en donne désormais les
moyens.
L’enjeu pour l’Europe est certainement de rester dans la course à l’IA.
Il est aussi de contribuer à décider où cette course nous mènera.
Avec le courage de « courir le risque de l’espérance » (Bernanos).
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Soins dentistes] Il ne s’agit pas de « passer en force ». Les
consultations des caisses ont eu lieu comme prévu et le Conseil d’État a
examiné les textes. Surtout, le 100 % santé n’est pas remis en cause.
Couronnes, bridges, dentiers restent intégralement pris en charge dans ce
cadre. Avec M’T dents, nous renforçons aussi la prévention en offrant chaque
année une consultation gratuite aux 3-24 ans. Notre responsabilité est de
garantir l’accès aux soins dentaires, notamment les plus coûteux, tout en
assurant la pérennité de notre modèle social.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Derrière les formules simplistes de Jean-Luc Mélenchon, il y a une réalité
: refuser de rembourser notre dette, mettre en péril la signature de la France,
la confiance de nos partenaires et notre crédibilité économique. On ne gouverne
pas un pays en niant le réel.
● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> À tous les professeurs et à tous les personnels de l’Éducation nationale
qui reprennent aujourd’hui le chemin de leur école, de leur collège ou de leur
lycée : demain, vous accueillerez près de 12 millions d’élèves. Les instruire,
leur donner les clés pour comprendre le monde, contribuer à en faire des
citoyens libres et éclairés, c’est le sens de notre mission. Merci pour votre
engagement au service de l’École et de la réussite de nos élèves. Très belle
rentrée à toutes et tous !
> Les réformes les plus ambitieuses de l'Éducation nationale ne sont pas forcément celles dont on entend le plus parler. Notre École évolue grâce au travail de fond : la qualité de la pratique pédagogique, la formation des professeurs, la lutte contre les violences sexuelles, la santé des élèves… Ces chantiers sont ceux qui changent durablement le quotidien des élèves et des enseignants.
> Chaque année, en novembre, nos élèves répondent à un questionnaire sur le harcèlement. Cette année, il portera aussi sur les violences sexuelles. De la grande section à la terminale, plus de 10 millions d’élèves seront interrogés sur ce qu’ils ont pu subir. Chaque élève qui le souhaite pourra y laisser son nom pour rencontrer un adulte de confiance. Beaucoup d’enfants n’ont jamais eu l’occasion de dire ce qu’ils vivent : nous souhaitons la leur donner, pour agir et les protéger.
> Cette semaine, j’étais à Mayotte aux côtés du
Premier ministre et du gouvernement. Éducation, santé, immigration clandestine,
eau, environnement, nous accélérons sur tous les fronts. Pour l’École,
l’objectif est double : donner au territoire les capacités scolaires dont il a
besoin, et permettre aux élèves mahorais d’aller au bout de leurs ambitions,
notamment par le développement de formations d’excellence à Mayotte.
Nous accélérons les constructions : + 308 classes dans le premier degré d’ici
la rentrée prochaine, dont 89 livrées dans les prochains mois, + 3 600 places
au collège et + 6 400 au lycée d’ici 2030.
Nous ouvrons des parcours qui mènent loin. Avec Ambdilwahedou Soumaila, maire
de Mamoudzou, nous avons inauguré le nouvel internat d’excellence de Kaweni,
qui comporte 200 places dès cette rentrée pour les lycéens et les étudiants de
prépa et de BTS.
En 2027 suivront le lycée des métiers du bâtiment de Longoni, avec plus de 1
800 élèves, et la cuisine centrale de Kaweni, qui pourra servir plus de 8 000
repas par jour. J’ai aussi demandé à la rectrice d’étudier l’ouverture d’une
classe préparatoire MPSI. Une méthode claire fixée par le Premier ministre, et
des rendez-vous réguliers pour vérifier que tout avance. Merci aux équipes du
lycée Bamana, de l’école Magnélé Houmadi et à l’ensemble des équipes
académiques mobilisées.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> L’absence de budget 2027 coûterait 15 milliards d’euros au pays. Le
déficit atteindrait 5,9%. SébastienLecornu a résumé la situation en une phrase,
particulièrement juste : les calculs politiques doivent s’arrêter là où
commence le risque financier.
> Il n’y a pas d’alternative viable et sérieuse à l’adoption d’un budget pour 2027. « Le petit jeu politique s’arrête là où commence le risque financier. On peut discuter de tout, sauf de cela. » (Sébastien Lecornu)
Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de
l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Quand nous sommes arrivés au pouvoir, le flanc Nord était une région
insuffisamment investie par la France. Nous avons décidé de relancer cette
relation, car nous avons des intérêts de sécurité communs, comme l’a démontré
la guerre en Ukraine. L’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan, en
2024, nous a confortés dans cette idée.
Sébastien Martin (ministre délégué auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> Très fier du succès de Bull qui remporte ce marché majeur de 400 M€ en
Finlande. Après sa restructuration et l'engagement de l'État pour sécuriser nos
actifs stratégiques, la France démontre à nouveau son excellence industrielle
dans les supercalculateurs et l’IA !
> Et oui…Le programme économique du RN, c’est du bricolage. Passer de 16 à 120 milliards d'économies sur les mêmes recettes magiques en 4 ans, c'est insincère. Notre économie, nos chefs d’entreprises, ont besoin de sérieux.
> Si les patrons ont ri face à Mélenchon, c'est par lucidité : un salaire se finance par la création de richesse, pas par décret. Forcer des hausses massives sans marge, c'est condamner nos entreprises à la faillite. LFI et économie, ça rime mais ça sonne faux.
Anne Le Henanff (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargée de l’Intelligence artificielle et du
Numérique)
> le Premier ministre dresse un constat juste : en matière de cybersécurité,
l'heure n'est plus à la naïveté. Comme il le rappelle très justement, sans
hygiène numérique de base, même les systèmes d’information les plus protégés
seront vulnérables. La meilleure serrure du monde ne sert à rien si on laisse
la clé sous le paillasson. Face à des menaces de plus en plus hybrides, où se
mêlent espionnage étatique et criminalité organisée, nous devons impérativement
muscler notre cyberdéfense. Sous l'autorité du Premier ministre, le Gouvernement
a adopté une feuille de route ambitieuse pour protéger l'Etat : nous rattrapons
des années de retard où ces enjeux n'étaient pas jugés «prioritaires». Nous
avons décidé d’agir dès le 30 avril avec la création de l'ARIANE et une
augmentation des budgets ministériels dédiés au cyber. Protéger nos données,
c'est garantir notre souveraineté nationale. On continue !
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Parler de réduction de la dépense publique comme le fait Madame Le Pen
sans parler de la dette sociale, c’est de la démagogie et de la facilité. Oui,
nous devons travailler plus longtemps et assumer le débat sur la désindexation
des retraites.
> Marine Le Pen démontre clairement que son projet réel n’a jamais changé : le rejet de l’Union Européenne et le Frexit.
> Le peuple islandais a choisi par référendum de ne pas reprendre ses négociations d’adhésion à l’Union européenne. C’est un choix souverain que nous respectons. Contrairement aux empires prédateurs qui nous entourent, notre Europe respecte la souveraineté des peuples qui veulent la rejoindre ou la quitter. C’est sa force. Marché unique, Erasmus, espace Schenghen: nos destins sont déjà fortement liés et le resteront pour continuer à écrire notre histoire commune.
> Je suis fier de ce nous avons accompli avec Emmanuel Macron: attractivité économique, baisse du chômage, transformation de l’Europe. Face aux pressions chinoise et américaine, à l’agression russe, il nous reste beaucoup à faire pour renforcer notre Europe.
> Outrance après outrance, LFI aura encore passé un été antisémite. DJ juive intimidée, entrepreneuse juive ciblée, film réhabilitant Georges Ibrahim Abdallah, familles qualifiées de « nuisibles », attaques contre le CRIF, toutes les lignes rouges sont franchies.
> Nous avons fait changer le logiciel européen sur l’immigration. Pacte asile et migrations, règlement retour, renforcement de Frontex, utilisation des visas et des accords commerciaux: depuis deux ans, les entrées irrégulières sur le territoire européen ont diminué de moitié.
> Retraite par capitalisation : regardons ce que font nos voisins. La Suède a introduit une part de capitalisation dans les années 90. Aujourd’hui, les fonds de pensions financent les entreprises suédoises, les plus capitalisées d’Europe.
> Notre pays a besoin d’un budget, pas de calculs politiciens sur le dos des Français. Pour financer nos services publics, le réarmement du pays, les mesures d’urgence aux agriculteurs. Sébastien Lecornu présentera un budget responsable: aux parlementaires de négocier et l’adopter.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> une nouvelle frappe russe a tué au moins 27 personnes dans le district de
Boutcha, près de Kyiv. Des dizaines d’autres ont été blessées, dont des
enfants. Jusqu’où la Russie ira-t-elle dans l’horreur ? Rien ne peut justifier
que des civils, des familles, des enfants paient ainsi le prix de cette guerre.
Mes pensées vont au peuple ukrainien et aux familles endeuillées. Dans cette
terrible épreuve comme depuis le premier jour, l’Ukraine peut compter sur notre
solidarité et notre soutien. Nous sommes à vos côtés.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La France insoumise et le Rassemblement national n'ont qu'un seul objectif
: fracturer le pays. Moi, j'en ai un autre : faire de la France la première
puissance d'Europe en 10 ans. Je veux que chaque Français puisse se dire que
ses enfants et ses petits-enfants vivront mieux que lui. C'est possible, grâce
à 4 chantiers capitaux : l'École, les salaires, les frontières et l'IA.
> Pendant que certains s'enferment dans la tambouille politique, j'ai passé mon été sur le terrain aux côtés des agriculteurs, des entrepreneurs, des Français qui travaillent. Écouter les problèmes de nos compatriotes sur le terrain et construire ensemble les solutions, voilà ce dont notre pays a cruellement besoin.
> Face aux difficultés, nos agriculteurs et nos éleveurs tiennent bon. À nous de leur garantir un avenir. Car il n’y aura pas de pays fort sans eux.
> Ils sont en première ligne. Chaque jour, chaque nuit, ils protègent, ils secourent, ils veillent. À nos sapeurs-pompiers, gendarmes, militaires, femmes et hommes de la sécurité civile, soutien et reconnaissance.
Elisabeth Borne (députée)
> Pour la première fois depuis 15 ans, tous les postes offerts aux
concours de recrutement des enseignants ont été pourvus. Et dans le premier
degré, la moyenne du dernier admis progresse de trois points en un an. C’est
tout le sens de la réforme de la formation initiale des enseignants que j’ai
portée : mieux former nos futurs professeurs, plus tôt et plus concrètement, et
mieux les rémunérer dès leur formation. Une réforme essentielle pour l’avenir
de notre École et de notre jeunesse !
Violette Spillebout (députée)
> Sur les retraites, nous devons sortir d’un débat qui se résume trop
souvent à quelques paramètres, notamment celui de l’âge. Gabriel Attalpropose
de changer profondément de système : repartir sur une retraite universelle,
fondée sur la durée de cotisation, avec une part de capitalisation. Après avoir
engagé à Matignon la réduction des dépenses de l’État, il porte aujourd’hui la
même exigence sur notre modèle social : construire un système plus juste, plus
lisible et durable.
> Le Rassemblement national parle beaucoup d’économies, mais il a voté contre les 15 heures d’activité pour les bénéficiaires du RSA, contre la réforme des retraites et contre la réforme de l’assurance chômage préparée par Gabriel Attal. On ne peut pas dénoncer la dette et refuser systématiquement les réformes qui permettent de la réduire.
> « Rien ne résiste au peuple français. Rien ne résiste aux entrepreneurs français. » C’est cette France que porte Gabriel Attal: une France qui croit en sa capacité à innover, à produire, à être compétitive et à redevenir le leader économique de l’Europe. Face à ceux qui nous expliquent que le gâteau va forcément rétrécir et qu’il ne resterait plus qu’à désigner qui doit payer, je crois au contraire en la croissance. Je crois en une France qui avance, qui crée et qui réussit.
> Devant les entrepreneurs de France, Gabriel Attal a porté une vision claire pour le pays, nourrie par un été passé sur le terrain, au contact des agriculteurs, des entrepreneurs et des PME. Quatre priorités : l’école, le travail, les frontières et l’intelligence artificielle. Ne réduisons pas trop vite la présidentielle à une bataille de personnes. Parlons d’abord du projet que nous voulons pour la France.
Marie Lebec (députée)
> Réévaluer les critères du principe de précaution ? Oui, car il ne doit pas
devenir un principe général d’inaction. D’ailleurs, avec Gabriel Attal, nous
défendons un principe d’innovation responsable : protéger face aux risques
avérés tout en permettant l’expérimentation et le progrès. L’intelligence
artificielle, l’industrie, la défense ou encore la réhabilitation des friches
exigent que nous retrouvions cette capacité à décider et à accélérer. La
reconstruction de Notre-Dame a démontré que lorsque l’intérêt général l’exige,
la France sait agir vite, coordonner les décisions et faire confiance aux
acteurs. Le risque zéro n’existe pas. Mais le risque de ne rien faire, lui, est
bien réel !
> La méthode Notre-Dame doit devenir la nouvelle approche pour la France. Finissons-en avec les formalités, exemption d’études pour toute extension sur une friche industrielle ! Voilà une mesure de simplification pleine de bon sens portée par Gabriel Attal.
Paul Midy (député)
> Supprimer trois normes par-ci, trois normes par-là ne suffira pas à
simplifier le Code du travail. Il faut repartir de zéro et faire un véritable «
annule et remplace ». Nous avons besoin d’une Constitution du travail de 50
pages maximum avec les règles essentielles. Pour le reste, faisons confiance
aux branches et aux réalités du terrain !
> Stop au bricolage sur les retraites ! Chaque nouveau gouvernement veut changer l’âge de départ. À chaque fois le même psychodrame. C’est l’entièreté du système qu’on doit changer : un régime universel, une part de capitalisation et plus d’âge légal de départ.
> Moins de charges, plus de stabilité, plus de financement et surtout une vraie stratégie pour réussir la révolution de l’IA, gagner en productivité et augmenter tous les salaires. Les ajustements de paramètres ne suffisent plus, il est temps de changer le système !
● MoDem
François Bayrou (président)
> La France est prise dans l’étau d’une double menace, la menace de
l’extrême-gauche avec Jean-Luc Mélenchon et la menace de l’extrême-droite avec Marine
Le Pen. Ces deux menaces sont mortelles pour notre pays. Parce qu’à l’instant
même, elles créent un chaos dont la France ne se relèvera pas
> L’antisémitisme, c’est hélas un choix tactique de Jean-Luc Mélenchon. Aujourd’hui il y a des catégories entières de Français qui ont peur. Il y a des Juifs qui ont peur et qui envisagent même de quitter la France. Ils ont peur de ce qui pourrait se produire avec l’élection de Mélenchon. Ils voient se multiplier les propos à peine déguisés d’antisémitisme de la part de Mélenchon et de LFI. Jamais je n’ai vu ça de ma vie. Et symétriquement, vous avez des Français d’origine musulmane qui ont peur de ce qui pourrait se passer avec l’élection du RN.
> Quelle que soit l’extrême qui gagnera, vous verrez que des mouvements violents, séditieux se mettront en place. C’est inéluctable, la violence appelle la violence.
> C’est la première fois de ma vie que je vois monter les questions de d’origine, de couleur de peau, de religion revenir comme une obsession non dite. Il n’y a pas pire pour un pays. Ça devient pour le pays qui est le nôtre, une maladie mortelle.
> [Tribune] Inutile d’insister, à la veille de l’élection présidentielle, sur la
gravité de la situation pour notre pays. La crise financière arrive, force 10,
même si les « responsables » politiques s’obstinent à l’ignorer. Parallèlement,
la planète est entraînée dans un maelström de déstabilisation générale. Les
guerres sont partout, d’abord chez nous en Europe, et sans fin au Moyen-Orient.
La violence, militaire, diplomatique, commerciale, est maîtresse du jeu.
Le président américain dans une sarabande pathologique en vient à attaquer
ses alliés, européens, canadiens, japonais, et affiche sa connivence avec nos
pires ennemis comme la Corée du Nord. Enfin une menace politique imminente
plane sur la France. Depuis trois quarts de siècle, quelles que soient les
difficultés, notre pays a résisté aux menaces et aux risques de l’extrémisme
des deux bords.
Mais à la veille de l’élection de 2027, une tenaille infernale s’est mise
en place : Mme Le Pen apparaît largement en tête des sondages et l’extrême
gauche de Mélenchon, porté par une campagne puissante, est aux portes du
deuxième tour. Or cette tenaille, dans ses deux branches, porte un danger
mortel pour notre pays.
Ce n’est pas seulement que tous les deux multiplient les promesses
délirantes. Mais surtout, tous les deux ont choisi de cibler leur politique sur
des boucs émissaires, de diviser le pays contre lui-même, classe contre classe,
origine contre origine, France contre Europe, haine contre haine, et
d’entraîner les plus jeunes dans ces déchirures et détestations.
Selon son bord, on se focalise sur l’horreur de l’un ou de l’autre. C’est
notre honneur d’affirmer que ces deux périls, désormais imminents, menacent
également la vie de notre pays. Pour la première fois depuis la guerre, de
nombreux citoyens français ont peur.
Peur d’être ciblés pour leur origine, réelle ou supposée, proche ou
lointaine, leur religion réelle ou supposée, pour leur couleur de peau, la
communauté culturelle dans laquelle ils sont nés. Pour la première fois, de
nombreux citoyens français se disent incapables de supporter la menace et
envisagent, disent-ils, de quitter ce pays qu’ils aimaient.
C’est une insupportable honte pour l’idée que nous nous faisons de la
France. Et ces deux extrêmes se nourrissent l’un l’autre, chacun des deux se
présentant, auprès de ceux qui ont peur, comme le seul rempart contre l’autre.
Cette « tenaille du pire » change la nature de l’élection présidentielle qui
vient.
Celle-ci, en raison de la règle qui ne permet la présence au deuxième tour
que des deux seuls candidats arrivés en tête, faisait du premier tour un tour
de sélection, et pour le second un tour décisif où l’on pouvait éliminer le
risque le plus grave.
Cette fois, la situation est tout autre. Si le grand ensemble des
démocrates, des républicains, des réformistes, des humanistes, part divisé au
premier tour, ce sont les deux extrêmes qui seront au second tour. Le pire
contre le pire. Catastrophe assurée. La question de notre responsabilité
collective est donc posée.
Aucun des candidats déjà déclarés, aucun de ceux qui pensent à se déclarer,
ne marque de points décisifs. Aucun ne paraît réellement porteur du
renouvellement que le pays attend en cette fin de cycle politique. Aucun n’a la
légitimité suffisante pour dominer tous les autres. Chacun prétend que les
sondages vont lui apporter la prééminence. Et aucun mouvement significatif ne
peut dissimuler l’inexorable effritement de l’ensemble.
Le constat qui s’impose est sans ambiguïté. Si nous sommes responsables,
dans ce grand espace républicain, démocratique, de liberté, d’économie créative
et de vocation sociale, de conscience européenne, il faut un seul candidat.
Pour que ce candidat s’impose il faut qu’il soit choisi dans un processus
commun. C’est le seul chemin pour conquérir la légitimité perdue.
Une compétition loyale et franche à l’intérieur de ce grand espace, borné
par deux frontières, « jamais avec le RN » et « jamais avec LFI ». Un débat de
plusieurs semaines, tranché à la fin du mois de janvier par un vote par
Internet ouvert aux millions de Français qui veulent que notre pays échappe au
piège qui lui est tendu.
Ce n’est pas une primaire habituelle, puisque cette compétition n’aura pas
lieu à l’intérieur d’un seul parti, ni d’un seul camp. Ce ne sera pas comme les
primaires habituelles un mécanisme de division, mais au contraire un mécanisme
de rassemblement, puisque tous les candidats seront obligés de s’adresser non
pas seulement à leurs partisans, ce qui pousse à l’outrance, mais à d’autres
sensibilités, compatibles mais différentes.
Il faudra convaincre non seulement ses amis, mais des gens venus d’autres
horizons, rassemblés sur l’essentiel. Celle ou celui qui convaincra aura la
légitimité qui permet de rassembler. On pourra construire ensemble. La question
n’est plus celle des camps, elle est celle de la République et de la nation.
Erwan Balanant (député)
> [Droits voisins] Le texte que nous avons voté à l’unanimité au
Sénat et à l’Assemblée renforce leurs obligations de transparence et raccourcit
les délais de négociation. Surtout, il donne à l’Arcom la capacité d’arbitrer,
voire de fixer les prix quand les plateformes traînent. (…)
Les plateformes profitent de toutes les failles pour ne pas payer. Meta et X
sont dans une réticence totale. Seul Google a un peu négocié, même si le
déploiement de son agent IA Overviews, présenté par courrier aux éditeurs comme
réglé, était pour le moins cavalier. (…)
Il y a une urgence vitale pour la presse, une urgence démocratique. Je
souhaiterais un compte d’affectation spéciale pour ces amendes, plutôt qu’un
versement au budget général, afin de financer l’Arcom et les aides à la presse.
Cette disposition relève toutefois de la loi de finances.
> L’intelligence artificielle fait peser une double menace sur la presse. La première est économique. Les IA ont pillé l’ensemble de la création humaine, sans respect du droit moral ni du droit patrimonial, pour bâtir des offres par abonnement très lucratives. Le second péril est juridique. Ces outils échappent à la chaîne de responsabilité éditoriale qui fonde notre liberté d’expression. Or, transformer des articles pour en créer un nouveau, c’est un acte d’édition, qui engage une responsabilité.
● Parti radical
> Alors que le débat sur la
protection des mineurs face aux réseaux sociaux revient au premier plan, le
Parti Radical appelle à dépasser la seule logique d’interdiction des écrans. Il
propose la création d’un statut numérique du mineur, évolutif selon l’âge,
protégeant les adolescents des usages dangereux sans les priver des bénéfices
du numérique.
Nathalie Delattre (présidente)
> Notre responsabilité
n’est pas d’élever une génération à l’écart du numérique, mais de lui apprendre
à y évoluer libre, protégée et éclairée. La technologie doit rester au service
de l’enfant et de son autonomie, jamais l’inverse.
> Protéger nos frontières et offrir des perspectives dans les pays d’origine ne sont pas deux politiques contradictoires. Elles doivent devenir les deux piliers d’une même stratégie européenne, responsable et durable.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> La catastrophe au Népal a été provoquée par un effondrement de glacier du
Langtang Lirung à 5200 mètres d'altitude.
Le lien entre nos émissions et la fonte des glaciers n'est pas une hypothèse.
Une analyse à l'échelle mondiale montre que chaque kg de CO2 émis
(principalement par l'utilisation d'énergies fossiles) entraîne la fonte
d'environ 15 kg de glace de glaciers.
Nos émissions ont un impact direct, mesuré, et déjà catastrophique.
> Durant l’été, la BCE a décidé d’étendre son
facteur climatique aux prêts aux entreprises. Je salue vivement cette décision
importante. Concrètement, lorsque les banques empruntent de l’argent à la BCE,
elles doivent offrir en retour quelque chose en garantie : il s’agit
généralement de prêts aux entreprises.
Avec cette nouvelle décision, les prêts accordés aux entreprises présentant
des risques de transition climatique plus élevés auront moins de valeur. Cela
signifie que financer des activités polluantes devient de plus en plus coûteux
pour les banques. La mesure précédente ne couvrait que 2% des garanties
promises à la BCE. Avec ces changements, ce nombre atteint 29%. La durabilité
devient un véritable signal tarifaire, et malgré l’Omnibus I, les banques
poseront davantage de questions à leurs clients sur leur exposition aux risques
de transition climatique. Des données sur la durabilité seront nécessaires,
même si elles ne relèvent pas du CSRD.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> L’aménagement du territoire, ou son échec, c’est ce qui crée le
déclassement. Cela doit donc redevenir une priorité nationale. Nous avons fait
39 propositions très concrètes pour accélérer les projets locaux de transport,
d’énergie… dans le « rapport Cadot » en début d’année. Nous
proposerons dans quelques jours un nouveau « plan Freycinet » pour
relancer un aménagement du territoire ambitieux, qui recrée de la cohésion
sociale et ne laisse personne de côté.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> L’IA ne peut pas devenir une machine à fabriquer l’insoutenable. J’ai
saisi la Commission européenne sur les dérives de Grok. Face aux contenus
pédocriminels : ni zone grise, ni impunité. Tout mon soutien aux victimes qui
trouvent la force de dénoncer et d’agir en justice.
> La pédocriminalité est une abjection. Aucune excuse. Aucune banalisation. Condamné à 18 mois de prison avec sursis, le maire de Sassetot-le-Mauconduit a quitté l’agglomération, mais conserve sa mairie. Pourquoi ? L’exemplarité ne se divise pas !

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