vendredi 28 août 2026

Propos centristes. Monde – Guerre commerciale de Trump contre le Canada / Ukraine: négociations avec l’UE / Japon: pour un système de sécurité sociale durable / Inde: défendre la liberté des femmes / Norvège: lutte contre la flambée des prix des carburants…


Voici une sélection, ce 27 octobre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

● Brésil
♦ União Brasil
> Le président national d'União Brasil, Antonio Rueda, a officiellement lancé sa candidature au poste de député fédéral pour Rio de Janeiro lors d'un rassemblement qui s'est tenu en début de soirée ce vendredi (21), dans la municipalité de Belford Roxo, à Baixada Fluminense, aux côtés de l'ancien maire de la ville, Márcio Canella, qui est candidat au poste de député d'État pour le parti.
Après 30 ans passés dans l'ombre du monde politique, le chef du parti se présente pour la première fois à un siège à l'Assemblée législative.
« Tout au long de ma vie, j’ai travaillé sans relâche, en collaboration avec les responsables politiques, pour élaborer les meilleures propositions pour le Brésil. Aujourd’hui, c’est à mon tour. Je souhaite représenter directement Rio de Janeiro à Brasília. J’apporterai mon engagement et mes compétences à la Chambre des députés. Et je compte sur vous », a expliqué le président lors de son discours de campagne devant des centaines de partisans.

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 

> Le nom du lac Ontario tire son origine du mot wendat « Ontari’io », qui signifie « le lac est beau, le lac est grand ». Ce nom remonte à plus de 400 ans, bien avant la Confédération canadienne et la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Nous savons que les États-Unis sont en train de changer. Leurs relations commerciales, leur politique étrangère, leurs monuments nationaux, leurs hydronymes. Les Canadiennes et les Canadiens savent aussi qu’il faut appeler les choses par leur nom, et ce lac se nomme Lac Ontario – aujourd’hui et pour toujours.

> Nous sommes aujourd’hui plus forts qu’au moment où les États-Unis ont déclenché cette guerre commerciale. Nous sommes plus unis, plus déterminés et plus ambitieux.

> L’ordre ancien ne sera pas rétabli. Mais à partir de cette fracture, nous pouvons bâtir quelque chose de mieux, de plus fort et de plus juste.

> Face aux droits de douane injustifiés imposés par les États-Unis, les Canadiennes et les Canadiens font preuve de détermination, de volonté et de force.   Le gouvernement suit cette ligne de conduite, en protégeant les travailleurs, les entreprises et les familles du Canada.

> Ce matin, j’ai discuté avec les chefs de l’opposition de notre réponse aux droits de douane injustifiés imposés par les États-Unis, réponse qui comprend les nouvelles mesures visant à soutenir les travailleurs, les familles et les entreprises du Canada.   Nous nous concentrons sur l’essentiel: protéger les emplois canadiens, renforcer notre économie et faire en sorte que le Canada ne dépende jamais d’un seul pays.

> Le Canada va imposer des droits de douane équivalant aux nouveaux droits de douane des États-Unis, au dollar près.   De plus, nous mettons en œuvre des mesures supplémentaires et bonifiées de l’ordre de 7,5 milliards de dollars pour soutenir les travailleurs et les entreprises du Canada. Ces fonds s’ajoutent aux quelque 25 milliards de dollars de mesures annoncées depuis la venue des droits de douane américains injustifiés.   Nous sommes là pour défendre les emplois, les industries et les familles du Canada.

> Notre objectif a toujours été d’obtenir la meilleure entente pour les Canadiens, jamais une entente à tout prix ou dans n'importe quel délai.

> [Déclaration sur les négociations commerciales avec les États-Unis] Au cours des 18 derniers mois, le nouveau gouvernement canadien s’est attaché à consolider notre force au pays, à diversifier nos partenariats à l’étranger et à conclure un accord équitable avec les États-Unis.
Dans le cadre de nos négociations commerciales, nos objectifs étaient les suivants :
- préserver l’accès du Canada au marché américain sans droits de douane pour la grande majorité des produits canadiens;
- assurer une relation commerciale plus stable;
- réduire de façon importante les droits de douane américains sur nos secteurs stratégiques clés afin que les entreprises canadiennes concernées bénéficient du meilleur accès au monde;
- protéger nos petites et moyennes entreprises – qui sont le moteur de notre économie –, notamment en éliminant la menace imminente d’imposition de nouveaux droits de douane;
- préserver notre flexibilité, notre indépendance et notre souveraineté afin de pouvoir continuer à bâtir le Canada auquel nous aspirons.
Nous avons reconnu dès le départ que les États-Unis avaient changé et que nous n’allions pas revenir à notre ancienne relation. Notre gouvernement a compris avant beaucoup d’autres que les États-Unis transforment toutes leurs relations commerciales en imposant des droits de douane à leurs plus proches alliés et en faisant payer l’accès à leur vaste marché.
C’est dans ce contexte que nous avons travaillé, dans le but de conclure un accord équitable qui offrirait le meilleur accès au marché américain et une plus grande certitude aux entreprises et aux travailleurs canadiens. À chaque étape, notre objectif a été d’obtenir le meilleur accord pour les Canadiennes et les Canadiens. Il n’a jamais été question de signer un accord à tout prix ou selon un échéancier déterminé.
Au cours des dernières semaines, nous avons réalisé des progrès importants pour renforcer la position du Canada comme partenaire bénéficiant du meilleur accord au monde avec les États-Unis.
Toutefois, ces progrès n’ont pas suffi à répondre aux objectifs que nous nous étions fixés pour les Canadiennes et les Canadiens. En conséquence, j’ai décidé ce soir de suspendre les négociations commerciales avec les États-Unis et j’ai demandé aux négociateurs canadiens de rentrer à Ottawa. Ils ont travaillé d’arrache-pied, en toute bonne foi, pour défendre les intérêts des Canadiennes et des Canadiens tout au long de ces négociations, et ce, jusqu’à la dernière minute. Cependant, les modifications de dernière minute apportées aux conditions proposées par les États-Unis étaient inéquitables, non rentables et remettaient en cause la fiabilité de tout accord.
À minuit ce soir, les États-Unis comptent imposer des droits de douane de 50 % sur des produits canadiens totalisant environ 28 milliards de dollars. Le Canada imposera des droits de douane équivalents, au dollar près, pour protéger nos travailleurs et nos entreprises.
Dans les prochains jours, le gouvernement annoncera des mesures supplémentaires pour soutenir les travailleurs et les entreprises du Canada, en plus des près de 25 milliards de dollars d’aide accordés au cours des 18 derniers mois.
Ces mesures viennent compléter la stratégie économique centrale du Canada. Dès le premier jour, nous nous sommes attachés à consolider notre force au pays et à diversifier nos partenariats à l’étranger.
Cette stratégie fonctionne. Nous faisons avancer de grands projets d’infrastructure représentant près de 500 milliards de dollars. Parallèlement à cela, nous ouvrons de nouveaux marchés d’exportation aux entreprises canadiennes. Nos accords de libre-échange actuels offrent déjà au Canada un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs et nous sommes en bonne voie de doubler cet accès d’ici la fin de l’année.
La croissance économique canadienne s’accélère et nous sommes en passe d’enregistrer la deuxième croissance la plus rapide parmi les pays du G7 au cours des deux prochaines années. Notre économie crée des emplois à un rythme quatre fois supérieur à celui des États-Unis. Nos exportations vers les marchés hors États-Unis devraient doubler au cours de la prochaine décennie. Les investissements directs étrangers au Canada ont atteint leur plus haut niveau depuis deux décennies, à un rythme deux fois supérieur à celui de notre concurrent le plus proche au sein du G7. Le Canada est désormais considéré comme le pays le plus attrayant au monde pour ce qui est des investissements dans les infrastructures.
Le Canada possède ce que le monde recherche. Et nous ne laisserons aucun pays décider de notre avenir. Nous tracerons notre propre voie pour continuer à bâtir un Canada fort pour tous.

> Pendant plus d’un an, le Canada a travaillé sans relâche et en toute bonne foi avec les États-Unis en vue de négocier un nouvel accord commercial global. Nous avons été pragmatiques, patients et persévérants. Notre objectif a toujours été d’obtenir le meilleur accord possible pour les Canadiennes et les Canadiens. Il n’a jamais été question de signer un accord à tout prix ou à l’intérieur d’un délai donné.
Tard hier soir, j’ai ordonné à nos négociateurs de rentrer à Ottawa. Nous ne pouvons pas accepter ce que les États-Unis nous offrent, et nous refusons de leur accorder ce qu’ils nous demandent.    Le Canada appliquera des droits de douane équivalents, au dollar près, à ceux imposés par les États-Unis, et ce, pour protéger les travailleurs, les agriculteurs, les familles et les entreprises du Canada.
Dans les prochains jours, nous dévoilerons les détails de ces nouvelles mesures tarifaires, qui entreront en vigueur le mardi suivant la fête du Travail.

> Le Canada bâtit en grand — et nous avons besoin de plus de travailleurs qualifiés pour réaliser ses projets.
Par le biais de l’initiative Une Équipe Canada forte, nous offrons aux jeunes Canadiennes et Canadiens des parcours précis et rémunérés vers les métiers spécialisés. Nous verserons aux apprentis une aide hebdomadaire de 400 dollars pendant leur formation, ainsi qu'une prime de 5 000 dollars à l’obtention de leur certification Sceau rouge.

> Le Canada et l’Allemagne ont renforcé notre partenariat dans les domaines de l’IA, des technologies quantiques et des technologies liées aux batteries. Nous avons conclu plus de six nouveaux partenariats visant les minéraux critiques, créant ainsi plus d’occasions pour les travailleurs et les entreprises du Canada.

> en ce 35e Jour de l’indépendance de l’Ukraine, je me suis entretenu avec les dirigeants de la Coalition des volontaires en appui à l’Ukraine.
Nous avons mis en relief l’urgence d’aider l’Ukraine à protéger ses civils et ses infrastructures essentielles contre les attaques répétées de la Russie. Nous avons aussi discuté des efforts déployés pour renforcer les capacités de défense aérienne de l’Ukraine, consolider la sécurité énergétique de cette dernière, et maintenir une pression économique sur la Russie.
Le Canada est solidaire de l’Ukraine et le sera aussi longtemps qu’il le faudra.

> Il y a 35 ans jour pour jour, le Parlement ukrainien proclamait l’indépendance du pays et ouvrait un nouveau chapitre en Ukraine.
Face à l’invasion russe illégale, le Canada reste fermement déterminé à aider l’Ukraine à protéger sa liberté, à rétablir son intégrité territoriale et à rebâtir le pays en vue d’un avenir meilleur.
Aux Ukrainiennes et Ukrainiens au Canada et ailleurs dans le monde : heureux Jour de l’indépendance.

> Nous allons doubler la capacité de notre réseau d’ici 2050, afin de bâtir un Canada fort alimenté par une électricité propre, abordable et fiable.

 

● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)

>
La surpopulation dans la région de la capitale et le dépeuplement des zones rurales est une crise qui menace gravement la Corée du Sud. Si on échoue à résoudre ce problème, la Corée du Sud n'aura pas d'avenir. Ce n'est qu'en soulageant ce problème endémique de la concentration démographique dans le grand Séoul et en activant le potentiel de l'ensemble du territoire pour créer une époque de croissance pour tous que nous aurons un avenir et de l'espoir. (…)
Le gouvernement continuera d'essayer d'étendre les pouvoir et ressources financières des collectivités locales pour qu'elles puissent planifier par elles-mêmes et se développer en capitalisant sur leurs caractéristiques et forces propres.

> A l'origine de presque tous les grands problèmes auxquels fait face la Corée du Sud, se trouvent les profondes disparités territoriales. (…)
Aujourd'hui, le développement équilibré n'est plus une question de choix mais une stratégie cruciale pour la survie de la Corée du Sud et son développement durable.

I> Puisqu'il existe un scepticisme quant à savoir si la police est qualifiée pour exercer son grand pouvoir, j'espère que le gouvernement examinera comment réformer la police, comment établir un organisme gouvernemental. (…)
Les récentes affaires graves de sécurité publique révélent l'irresponsabilité de la police. Des efforts inlassables doivent être déployés pour minimiser ces problèmes et le système doit être réformé. (…)
Le pouvoir, lorsqu'il est concentré, crée toujours des problèmes. Le niveau de responsabilité doit être renforcé pour correspondre à l'étendue de l'autorité.

 

● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement 
Alassane Ouattara (président de la république)

> À notre jeunesse, je veux vous dire que la Côte d'Ivoire croit en votre talent, en votre créativité et en votre capacité à ouvrir de nouveaux chemins. Vous êtes l’avenir et le présent de notre pays, et rien de ce que nous entreprenons ne se fera sans vous.

> C’est dans l’unité et la solidarité que s’expriment l’ingéniosité, le courage et la détermination du peuple ivoirien. Ensemble, nous relèverons les défis qui se présentent à notre Nation.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 

>
La décision servile de la majorité de la Cour suprême dans l'affaire du vote par correspondance sème le chaos et sert les intérêts de Donald Trump, qui cherche à saper la liberté et l'équité de nos élections. Les juges pro-Trump de la Cour suprême n'ont pas donné, et ne peuvent pas donner, au président le pouvoir de décider comment les États organisent les élections ni qui peut voter par correspondance.
La bataille juridique contre le décret illégal de Donald Trump n'est pas terminée, ce décret ne contrevient pas à la Constitution et le pouvoir de réglementer les élections reste entre les mains des États et du Congrès.
Après avoir renié toutes leurs promesses au peuple américain, les républicains extrémistes pro-Trump ont conclu que la meilleure stratégie consiste à entraver le vote, à intimider les électeurs et à tenter de truquer les élections de mi-mandat. En réponse, les démocrates de la Chambre des représentants ont mis en place le plus vaste dispositif de protection des électeurs jamais déployé. C'est au peuple américain, et non à Donald Trump, de choisir ses représentants. Nous continuerons à lutter contre ces agissements devant les tribunaux, dans les communautés à travers le pays et dans les urnes. Un changement de régime se profile au Congrès américain en novembre.

> Nous sommes déterminés à lutter contre l'extrémisme qui s'abat sur le peuple américain chaque jour, chaque semaine, chaque mois, année après année, jusqu'à ce que nous mettions fin à ce cauchemar national. Parallèlement, il est de notre responsabilité de résoudre les problèmes, et cela implique parfois de rencontrer des personnes de l'autre bord politique afin d'identifier les opportunités pour répondre aux préoccupations majeures des Américains, à savoir, selon nous, le coût de la vie exorbitant dans ce pays. Beaucoup trop de gens travaillent dur, respectent les règles, mais ne parviennent pas à s'épanouir et peinent à survivre. Cette situation est inacceptable et nous devons nous attaquer à cette crise du logement, qui n'est pas une invention. Elle est bien réelle. J'en entends parler tous les jours ici à Brooklyn et dans tout le pays, et nous sommes déterminés à agir.

> Si certains ont lésé, escroqué ou volé le peuple américain, nous nous engageons publiquement à traduire ces malfaiteurs en justice. Nous nous baserons sur les faits, nous appliquerons la loi et nous nous conformerons à la Constitution. Ce travail sera mené par Jamie Raskin et les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, ainsi que par Robert Garcia, qui accomplit également un travail remarquable, et les démocrates de la commission de surveillance. Soyons clairs: notre engagement envers le peuple américain est de lutter pour rendre la vie plus abordable. Nous reconnaissons que le coût de la vie est hors de contrôle et nous devons baisser le prix des produits alimentaires, de l'essence et du logement. Nous allons également nous battre pour rendre les soins de santé abordables pour chaque Américain, car nous reconnaissons que, dans ce grand pays, l'accès à des soins de santé de qualité et abordables ne peut être un privilège réservé aux riches, aux nantis et aux personnes influentes. Il doit s'agir d'un droit pour tous. C'est un principe qui unit les démocrates de tous bords.

> Nous continuerons de les combattre sur les droits de douane, comme nous l'avons fait, sur Medicaid, sur l'Affordable Care Act, sur l'affaire Epstein, sur le financement de l'ICE, sur la guerre d'inconscience et coûteuse menée au Moyen-Orient et, bien sûr, sur la corruption sans précédent qui s'abat sur les Américains au quotidien. 

> Donald Trump s'est comporté comme un chef du crime organisé. Ces gens ont déchaîné une corruption sans précédent sur le peuple américain. Et voici le problème: si des personnes occupant de hautes fonctions sont tellement préoccupées par leur enrichissement personnel, celui de leur famille, de leurs amis et de leurs donateurs, elles ne se soucient pas d'améliorer la vie des Américains. C'est pourquoi, dès le premier jour, nous nous engageons à lutter contre la corruption et à demander des comptes aux malfaiteurs. Nous voulons nous assurer que les membres du gouvernement se concentrent sur les mesures nécessaires pour résoudre la crise du logement, garantir l'accès aux soins de santé pour chaque Américain, réformer notre système d'immigration défaillant, rétablir le droit de vote aux États-Unis, notamment par l'adoption de la loi John Robert Lewis sur la promotion du droit de vote, et bien sûr, mettre fin à cette guerre d'inconscience et coûteuse au Moyen-Orient, qui, soit dit en passant, a fait exploser le prix de l'essence pour les Américains tout en renforçant la position de l'Iran. Nous devrons donc continuer à relever de nombreux défis en tant que démocrates de la Chambre des représentants jusqu'à la fin de cette législature et, bien sûr, lors de la prochaine.

> Nous avons constaté une augmentation alarmante des crimes haineux à travers tous les États-Unis, mais plus particulièrement en ce moment contre nos frères et sœurs juifs. Chacun, quelles que soient ses convictions, devrait dénoncer cette montée de l'antisémitisme, des crimes haineux et du sectarisme, et œuvrer pour une société inclusive. Même en cas de divergences d'opinions, qu'elles soient d'ordre international ou national, l'idée que des personnes puissent être prises pour cibles en raison de leurs convictions religieuses, de leur origine ethnique ou raciale, quelle qu'elle soit, est fondamentalement contraire aux valeurs de notre pays.

> Notre engagement, en tant que démocrates, est de lutter chaque jour, chaque semaine, chaque mois pour nous attaquer aux problèmes qui comptent vraiment dans ce pays, tout en luttant contre l'extrémisme sans précédent qui s'est déchaîné sur le peuple américain et qu'il faut absolument stopper.

> Nous ferons en sorte que, malgré les efforts de la Cour suprême, ce soit le peuple américain qui décide de la composition du Congrès après le 3 novembre.

> L'accusation malveillante selon laquelle les Juifs américains s'exposent à la violence est dangereuse et antisémite. Rien ne justifie les menaces qui pèsent sur la sécurité de nos frères et sœurs juifs, surtout en cette période de montée de la haine. Nous combattrons le fléau de l'antisémitisme avec la plus grande fermeté.

> La dette nationale dépasse désormais les 40 000 milliards de dollars. Merci à la loi controversée des Républicains et à la guerre inconsidérée menée en Iran. Ces imposteurs se moquent éperdument de la responsabilité budgétaire.

> L'opération Epic Failure en Iran a été un désastre pour le peuple américain. L'argent des contribuables devrait servir à améliorer le coût de la vie pour les Américains, et non à perpétuer une guerre sans fin au Moyen-Orient.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> L’inflation galopante. La guerre contre l’Iran qui fait rage sans perspective de fin. Une guerre commerciale avec le Canada. Et que veut Trump ? Rebaptiser le lac Ontario. Les griefs personnels de Donald Trump avant tout, les Américains après.

> Donald Trump a déclenché une guerre commerciale absurde avec le Canada, motivée par des griefs personnels, pensant pouvoir agir à sa guise en toute impunité. Le Canada riposte désormais, et le prix des biens de consommation courante risque de s'envoler pour des millions d'Américains. Pendant ce temps, Trump continue de qualifier la crise du coût de la vie de « canular ». Les sénateurs démocrates mettront tout en œuvre pour mettre fin au chaos engendré par Trump et rétablir un partenariat commercial équilibré avec l'un de nos plus proches alliés.

> Il est scandaleux que la Cour suprême permette à Trump de porter un coup fatal à notre démocratie. La tentative de Trump de transformer le service postal en un instrument de suppression du vote est manifestement anticonstitutionnelle – et pourtant, sa Cour suprême pro-Trump refuse de l'empêcher. La manœuvre malveillante de Trump pour bloquer le vote par correspondance n'est rien d'autre qu'une ingérence électorale flagrante. Il veut compliquer le vote pour les Américains afin qu'ils ne le tiennent pas responsable de l'explosion des coûts, de la guerre illégale et de la corruption endémique qui caractérisent son administration. Les sénateurs démocrates combattront toute tentative de détournement du vote par correspondance et de manipulation des règles avant le scrutin de novembre.

> Une guerre économique contre l'un de nos plus proches alliés, qui pénalisera les familles et les industriels américains à New York, dans l'Ohio, le Michigan, le Maine et dans tant d'autres États. Les Républicains de ces États se joindront-ils à nous pour mettre fin à cette folie ? Ou bien leur loyauté envers Donald Trump et ses griefs personnels l'emportera-t-elle sur leur volonté de réduire les dépenses pour leurs électeurs ?

> Pete Hegseth et Donald Trump ne reculeront devant rien pour museler la liberté d'expression. Je salue le courage et l'engagement de Mme Korte à rapporter la vérité malgré les pressions et les intimidations constantes dont elle a été victime de la part du ministère de la Défense. L'Amérique se porterait mieux avec davantage de personnes comme Lara Korte exerçant la liberté de la presse et moins de personnes comme Pete Hegseth cherchant à les faire taire.

> Les guerres commerciales chaotiques de Trump saignent à blanc les Américains, et voilà qu'il en remet une couche. Trump vient d'imposer une nouvelle loi aux familles américaines qui travaillent dur, déjà accablées par l'explosion des coûts. Cet accord absurde avec le Canada n'aurait jamais dû entrer en vigueur. Il faut que ça cesse immédiatement.

 

Barack Obama (ancien président des Etats-Unis) 
> Il est difficile d’imaginer beaucoup de personnes ayant un impact plus grand que Dolly Parton. Née dans une cabane d’une seule pièce, elle a remporté 11 Grammy et un Emmy, construit un empire commercial, aidé des millions d’enfants à apprendre à lire, et – comme si cela ne suffisait pas – contribué à accélérer les recherches qui ont conduit au vaccin COVID de Moderna. Quelle vie. Michelle et moi pensons à la famille de Dolly et à ses très, très nombreux fans.

 

Cory Booker (sénateur du New Jersey) 
> Les propos dangereux et haineux d'Hasan Piker visant les Américains juifs n'ont pas leur place dans notre débat public. Suggérer que les Américains juifs portent la responsabilité de la haine ou des violences dont ils sont victimes est faux, dangereux et antisémite. Nous pouvons, et devons, débattre avec vigueur des politiques publiques. Nous devons avoir un dialogue et un débat constructifs sur les politiques et les actions du gouvernement israélien et la politique étrangère américaine. C'est le fondement même de la démocratie. Mais ce n'est pas le cas ici. Aucun Américain ne devrait se voir dire que ses convictions politiques le rendent responsable de la haine ou des violences dont il est victime. Il existe une nette différence entre un débat vigoureux et une rhétorique qui attise la haine envers nos voisins. M. Piker a franchi cette limite, à maintes reprises et de manière indéniable.

> Empêcher les grands donateurs et les milliardaires d'acheter nos élections est le seul moyen de garantir que ce soient les citoyens, et non les géants du secteur privé, qui aient la parole dans notre démocratie.

> Les déclarations de Trump en juin font état de plus de 1 000 transactions boursières, notamment l’achat de titres Boeing avant la signature d’un contrat lucratif et de titres SpaceX le jour même où la NASA lui a attribué un important contrat. Le président ne devrait pas utiliser sa fonction pour s’enrichir, lui et sa famille. Nous devons réformer notre démocratie pour mettre fin à cette corruption.

 

● Inde 
♦ Congrès national indien

Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> [Réunion avec des femmes] Chaque fois que je parle à un homme, les femmes sont systématiquement réduites à trois cases : fille, épouse ou mère. Or, il n'y a rien de mal à être perçue comme épouse, fille ou mère… absolument rien. Mais cela ne peut constituer leur seule identité. Il est inacceptable que des femmes brillantes, accomplissant des choses fascinantes et variées – professionnelles, sportives, qui mènent des carrières multiples – soient réduites à ces trois rôles par les hommes. Et il est important de noter que chacune de ces identités est liée à un homme. Ainsi, une femme est soit mère, soit épouse, soit fille. J'aimerais citer ici la Manusmriti, qui affirme clairement : « Dans l'enfance, la femme doit être soumise à son père… » Autrement dit, la Manusmriti dit : « Dans l'enfance, la femme appartient à son père ; dans la jeunesse, à son mari ; à la mort de son époux, à ses fils… une femme ne doit jamais être indépendante. » Ceci est une citation directe de la Manusmriti, et ces mots sont une honte, car ils n'auraient jamais dû être prononcés. Le plus... Shri Rahul Gandhi a dit : Bonjour, comment allez-vous ? (Shri Rahul Gandhi a accueilli les jeunes filles qui montaient sur scène) La plus grande force de ce pays réside dans le fait qu'une femme doit être indépendante, se défendre et croire en elle. Vous n'appartenez à personne ; vous n'appartenez à personne d'autre qu'à vous-même. Vous avez une relation avec votre père, vous avez une relation avec votre frère, vous avez une relation avec votre mari, vous avez une relation avec votre fils, mais vous ne leur appartenez pas ; vous vous appartenez à vous-même. 

 

● Japon 
♦ Alliance centriste pour la réforme

>
Le 27 août, l'Alliance réformiste centriste, le Parti démocrate constitutionnel du Japon et le Parti Komeito se sont rendus au ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche et ont remis une requête au ministre Norikazu Suzuki. Cette requête exposait quatre points concernant le rachat rapide des stocks de riz réservés par l'État, notamment le rachat d'une quantité maximale de riz afin de reconstituer ces stocks à un niveau adéquat. Le vice-ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Yukinori Nemoto, a reçu la requête.
D'emblée, Ken Noma, président de la Commission de l'agriculture, des forêts et de la pêche, représentant les trois partis, a déclaré : « Cette fois-ci, nous avons demandé le rachat rapide des stocks de riz détenus par le gouvernement, une question qui préoccupe non seulement les agriculteurs, mais aussi l'ensemble de la population. Nous demandons que ce rachat soit effectué au plus vite afin de rassurer la population quant à son approvisionnement alimentaire. »
En réponse, le vice-ministre Nemoto a déclaré : « Le ministre de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, M. Suzuki, a indiqué lors d’une conférence de presse tenue après la réunion du Conseil des ministres le 25 août que des travaux étaient en cours pour annoncer l’état des récoltes de riz le 31 août. Sur cette base, une réunion du Comité de l’alimentation se tiendra le 2 septembre afin de prendre une décision rapide et appropriée. »
Il a également précisé que les questions relatives au financement prévisionnel et à la politique des rizières seraient traitées lors de l’élaboration du budget à venir, et que les avis exprimés à la Diète et dans d’autres instances seraient pris en compte, et que ces questions seraient traitées avec la plus grande attention.

À l'issue de la réunion, le président Noma a déclaré aux journalistes : « Le vice-ministre Nemoto a indiqué qu'une décision serait prise après la réunion du Comité de l'alimentation le 2 septembre. Nous avons échangé nos points de vue sur les fortes pluies qui ont frappé Hokuriku et Chiba, ainsi que sur les mesures de lutte contre la sécheresse à Kyushu et sur la côte Pacifique. J'ai également demandé que tout soit mis en œuvre pour stopper les importations de pommes de terre. »
La demande a été examinée en présence des membres de la Chambre des représentants Ken Noma, président de la commission de l'agriculture, des forêts et de la pêche, ainsi que Megumi Kaneko, Kazuya Kondo, So Watanabe et Hideho Tsunoda.

> Le 26 août, le Comité de la santé, du travail et des affaires sociales de l'Alliance réformiste centriste a remis au vice-ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, M. Nagasaka, ses « Principales demandes concernant le projet de budget pour l'exercice 2027 ». Ces demandes, articulées autour des sept axes suivants, insistent pour qu'elles soient prises en compte dans le projet de budget du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales pour l'exercice 2027.
1. Mettre en place un système de sécurité sociale durable et garantir les ressources financières nécessaires.
2. Réformer le marché du travail et investir dans le capital humain
3. Promouvoir une société inclusive et ancrée dans la communauté
4. Améliorer la prise en charge de la dépendance et la protection sociale des personnes handicapées.
5. Promouvoir des politiques de santé
6. Soutenir les personnes en situation de pauvreté, etc.
7. Garantir un système de fonctionnement durable pour les crématoriums, etc.

S'adressant aux journalistes après le dépôt de la demande, Masakazu Hamachi, président de la Commission de la santé, du travail et des affaires sociales, a expliqué : « Il s'agit essentiellement d'une demande de budget pour l'exercice 2027, mais c'est une proposition qui va au-delà de la simple demande budgétaire et qui prend également en compte les révisions des tarifs des soins infirmiers et des services d'aide aux personnes handicapées, liées au processus d'élaboration du budget en fin d'année. Je tiens à souligner que, dans le cadre de la réforme du système de sécurité sociale, il est certes important de limiter le poids excessif des cotisations d'assurance sur la population active, mais il est impératif que les fonctions du système de sécurité sociale ne soient pas compromises. L'équilibre entre les prestations et les cotisations est également important, mais nous avons particulièrement insisté sur le fait que les fonctions du système de sécurité sociale ne doivent pas être compromises, notamment en ce qui concerne l'utilisation des fonds publics.
La politique du gouvernement concernant ce budget est de l'intégrer au budget initial sans prévoir de budgets supplémentaires. Les prix et les salaires ont fortement augmenté, et il sera nécessaire de prendre des dispositions supplémentaires pour les paiements avant que les tarifs révisés des soins infirmiers ne soient appliqués aux établissements de soins en juin. » l'année prochaine, nous avons donc insisté sur le fait qu'ils devraient prendre ces éléments en considération. »

En outre, les points suivants ont été mentionnés comme demandes :
- Prendre en compte le vieillissement des hôpitaux et la modernisation des équipements des établissements de soins infirmiers et des centres d'aide aux personnes handicapées.
- Concernant la recherche pharmaceutique, l'impact des annonces est crucial et il est important de faire savoir que le Japon investira dans ce domaine.
- L'instauration d'un salaire minimum de 1 500 yens est essentielle, de même que l'augmentation du pouvoir d'achat des personnes à faibles et moyens revenus, ce qui devrait conduire à une hausse générale des salaires.
- L'extension du travail à la carte étant à l'étude, veuillez prendre une décision après avoir pleinement consulté les travailleurs.
- La révision de la loi sur la protection sociale exige le renforcement du système de soutien global au niveau des municipalités ; veuillez donc également y prêter attention.
- Concernant les hélicoptères médicalisés, une coopération plus étendue est-elle envisageable ? Pourquoi ne pas envisager un système d'envoi de médecins plutôt que de transport de patients ?

> Le 21 août, le député Junya Ogawa a tenu une conférence de presse régulière dans le bâtiment de la Diète nationale et a abordé les sujets suivants : l'arrestation d'un ancien candidat dans le 3e district de Nagasaki ; l'état actuel et les perspectives d'avenir des négociations de fusion tripartite ; la fonction de contrôle des partis d'opposition et les questions écrites ; leur position en matière de politique étrangère ; et la question de la corruption à l'Assemblée préfectorale de Fukuoka.
Un ancien candidat du 3e district de Nagasaki arrêté
Suite à l'arrestation de l'ancien candidat dans le 3e district de Nagasaki, le député Ogawa a déclaré : « Je présente mes plus sincères excuses pour les inquiétudes et les troubles causés à tant de personnes. Même s'il a depuis quitté le parti, j'assume l'entière responsabilité de sa sélection comme candidat. À l'avenir, nous mettrons en œuvre des procédures de vérification et de sélection plus rigoureuses afin d'éviter que cela ne se reproduise. »
Négociations de fusion tripartite
Concernant les négociations relatives à la fusion des trois partis, il a déclaré reconnaître que la situation n'est nullement optimiste et a souligné que, compte tenu de ses appels à une session extraordinaire anticipée de la Diète et de son insistance sur le fait qu'un nouveau système devrait être en place dès l'automne, il n'a aucune intention de modifier l'échéance de fin août.
De plus, ils ont reconnu que ces discussions ne portaient pas simplement sur la manière d'améliorer les relations entre les trois partis, mais plutôt sur une question extrêmement importante : est-il possible de reconstruire une force d'opposition saine, capable d'assumer la responsabilité de gouverner, étant donné la situation actuelle où l'opposition se fragmente et perd sa capacité à contester le puissant parti au pouvoir ?
Le rôle de contrôle du parti d'opposition et les questions écrites
Concernant les informations faisant état d'une baisse significative du nombre de questions écrites soumises à la Diète, il a déclaré être « vivement préoccupé » et a rappelé que l'un des rôles majeurs de l'opposition est de contrôler le pouvoir en place. Il a ajouté : « Il est primordial de clarifier la position du gouvernement par le biais de questions écrites sur des sujets insuffisamment ou mal abordés à la Diète, et de garantir ainsi la transparence du gouvernement envers le public. »
L'importance des principes en diplomatie
Concernant la réponse diplomatique du gouvernement, il a déclaré : « Nous sommes préoccupés par le fait que cette attitude, qui consiste à modifier ses principes en fonction des parties, mine la confiance de la communauté internationale dans la diplomatie japonaise. Nous comprenons les considérations et difficultés sécuritaires réelles auxquelles nous sommes confrontés. Cependant, l’engagement constant du Japon envers l’ordre international et l’état de droit, ainsi que sa défense de ces principes, lui permettront de gagner la confiance de la communauté internationale. »
Il a également affirmé que le Japon protesterait fermement contre le débarquement du président russe Vladimir Poutine sur l’île d’Etorofu, dans les Territoires du Nord, et a souligné que le gouvernement devait prendre des mesures efficaces pour éviter que cela ne se reproduise et œuvrer à influencer l’opinion publique internationale.

Le scandale de corruption financière de l'Assemblée préfectorale de Fukuoka
À ce sujet, il a souligné que « de vives inquiétudes persistent quant à la persistance d'un système axé sur l'argent et de pratiques opaques en matière de financement et de cadeaux dans tous les secteurs de la politique locale. Il a ajouté que l'inefficacité des mécanismes d'autorégulation, même en cas de scandales, ne fera qu'éroder davantage la confiance du public envers la politique, engendrant un cercle vicieux de baisse de la participation électorale et de défiance politique. » Il a insisté : « Pour restaurer la confiance du public envers la politique, la transparence et la responsabilité doivent être pleinement mises en œuvre. Nous ne pouvons accepter que le gouvernement central se défausse de ses responsabilités en balayant d'un revers de main les problèmes des organisations locales par le simple mot «autonomie».

 

● Norvège
♦ Senterpartiet

> Nous pensons que le Storting devrait se réunir pour traiter la situation des particuliers et des entreprises face à la flambée des prix du carburant. Mais le Parti conservateur refuse ! Êtes-vous un représentant du Parti conservateur et partagez-vous notre avis, au sein du Parti du Centre, sur la nécessité de maintenir des taxes sur les carburants basses pour les particuliers et les entreprises ? Dans ce cas, vous devez le faire savoir clairement à votre direction. Faites pression en interne et soyez clair sur ce qui est juste et important à faire. Au sein du Parti du Centre, nous sommes prêts à former une majorité et le Parti conservateur a encore le temps de redresser la situation.

> Les maires du Parti conservateur demandent désormais l'aide du Parti du Centre pour que la direction du Parti conservateur revienne sur sa décision et maintienne les taxes sur les carburants à un niveau bas. Nous pensons que la direction du Parti conservateur devrait les entendre. La Norvège est un pays long et la vie quotidienne varie considérablement selon les régions. À Senja et dans de nombreuses autres localités, il n'y a pas de métro à proximité. La voiture est indispensable pour aller travailler, déposer les enfants à la maternelle, gérer une entreprise ou tout simplement pour les déplacements quotidiens. C'est peut-être pourquoi la perception de la réalité diffère entre la direction du Parti conservateur à Oslo et ses élus locaux dans le reste du pays. Le Parti conservateur lui-même a participé à la réduction des taxes sur les carburants en mars. Cela a entraîné une baisse des prix tout au long de l'été. Or, la direction du Parti conservateur souhaite supprimer cette baisse après le 1er septembre, alors même que ses propres maires lui demandent de revenir sur sa décision. Le Parti du Centre estime que c'est une erreur. La hausse des taxes sur les carburants pénalise non seulement les automobilistes, mais aussi les entreprises, les pêcheurs, les agriculteurs et les autres secteurs d'activité qui dépendent des transports et ne peuvent se permettre de renoncer à la voiture ou au diesel. Au lieu de gaspiller leur énergie à attaquer le Parti du Centre, les dirigeants du Parti conservateur devraient consulter leurs maires et les conseils municipaux à travers le pays et écouter leurs avis. Ils demandent une réduction des coûts. Nous aussi. Alors, chers conservateurs : écoutez vos électeurs et rejoignez le Parti du Centre pour maintenir les taxes sur les carburants à un niveau bas après le 1er septembre.

> Les particuliers et les entreprises ont besoin de coûts réduits, pas de manœuvres politiques ! À compter du 1er septembre, les taxes sur les carburants vont de nouveau augmenter. Le Parti du Centre estime que cette mesure est inacceptable. Nous exhortons Ine Eriksen Søreide et le Parti conservateur à revoir leur position : qu'ils s'engagent à maintenir des impôts bas pour les particuliers et les entreprises et qu'ils écoutent la population. La Norvège est un pays tout en longueur. Les gens ont besoin d'aller travailler, les marchandises doivent être transportées, les bateaux de pêche doivent prendre la mer, les camions doivent circuler et les machines doivent continuer à fonctionner. Notre position est claire : nous voulons prolonger les baisses d'impôts et nous sommes prêts à dialoguer avec tous les partis pour y parvenir. Nous privilégions les solutions pour les particuliers et les entreprises, pas les jeux politiques.

> Le Parti du Centre appelle à une politique climatique de bon sens, une politique qui fonctionne réellement et qui n'alourdit pas la facture pour les particuliers et les entreprises. La solution n'est pas d'augmenter la taxe carbone !

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> L'an dernier, plus de 160 000 cambriolages sont restés impunis. Cela représente un cambriolage toutes les 3 minutes. C'est choquant.

 

Ed Davey (leader) 
> Aujourd'hui, le parti Reform UK a annoncé qu'il refuserait l'accès au logement social aux mères célibataires et à leurs enfants, simplement parce qu'elles ne sont pas mariées. C'est un parti vindicatif et dangereux qui ne se soucie que de ses propres intérêts.

> Le Brexit a rendu plus difficile la lutte contre les traversées dangereuses de la Manche. Les conservateurs et Nigel Farage préfèrent se rejeter la faute plutôt que d'assumer leurs responsabilités. Les libéraux-démocrates ont un vrai plan : collaborer avec l'Europe pour s'attaquer à ce problème.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> Des solutions plutôt que des symboles: la position du CF montre qu’il est nécessaire d’agir. Le Centre s’engage en faveur de réponses constructives, efficaces et compatibles avec les principes de l’État de droit face aux défis liés à l’immigration.

 

♦ Vert’libéraux 
> Alors que la politique climatique du Conseil fédéral reste insuffisante, le PVL dispose de solutions prêtes à l’emploi.

Le PVL soutient la prise de mesures concrètes par le Conseil fédéral face au réchauffement climatique. Le PVL prend acte des différentes mesures annoncées par le Conseil fédéral. Elles montrent que celui-ci a largement sous-estimé l’urgence d’agir et n’a pas accordé au climat la priorité nécessaire, rendant désormais indispensables de telles mesures d’urgence.
Les reproches formulés par le conseiller fédéral Albert Rösti à l’encontre du PVL et de son président dans la nouvelle édition de la Finanz und Wirtschaft sont également révélateurs : « Je regrette certes qu’une telle situation soit instrumentalisée politiquement, mais je suis depuis assez longtemps en politique et j’ai moi-même été président de parti pour pouvoir situer de telles accusations. » Depuis des années, le PVL réclame davantage de protection du climat. Parler ici d’instrumentalisation est condescendant et montre de manière frappante que le Conseil fédéral ne veut toujours pas reconnaître la gravité de la situation. 
Le Conseil fédéral rejoint la ligne du PVL en matière de gestion de l’eau
Le PVL demande depuis des années une gestion prévoyante des ressources, notamment de l’eau. La sécheresse actuelle démontre de manière impressionnante : la Suisse doit passer d’une gestion des crises à une gestion stratégique de l’eau. Ces dernières semaines, le PVL a lancé ce débat avec son offensive parlementaire sur l’eau et présenté des solutions concrètes. Celles-ci comprennent notamment une stratégie nationale de stockage de l’eau ainsi qu’une meilleure utilisation des capacités de stockage pour l’approvisionnement en eau potable, la protection contre les crues, la production d’énergie, la biodiversité et l’agriculture. Le fait que le Conseil fédéral rejoigne désormais la ligne du PVL en matière de gestion de l’eau constitue néanmoins un petit pas important dans la bonne direction. 
«Le PVL s’engage depuis toujours dans la lutte contre le réchauffement climatique. Fidèle à son rôle de force de proposition, le PVL proposera également des solutions pour préparer la Suisse aux vagues de chaleur et aux sécheresses, devenues inéluctables. Le débat urgent qui aura lieu lors de la session d’automne montrera si le Parlement est, lui aussi, prêt à assumer ses responsabilités et à donner au Conseil fédéral un mandat clair afin de lutter efficacement contre les conséquences du réchauffement climatique », déclare Céline Weber, vice-présidente du PVL.
Agir maintenant plutôt que subir plus tard
La situation actuelle le montre : la Suisse a besoin d’une stratégie à long terme face à la chaleur, à la sécheresse et à la pénurie d’eau. Le PVL veillera donc à ce que les mesures d’urgence annoncées aujourd’hui débouchent sur une politique durable. Dans le domaine de l’eau, le Conseil fédéral a fait un pas vers la ligne du PVL avec la gestion de l’eau annoncée à l’échelle nationale. Il faut maintenant poursuivre sur cette voie de façon résolue. 

 

● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> Les efforts pour gérer les conséquences de l'attaque russe sur nos régions sont en cours depuis hier soir. Il s'agissait d'une frappe combinée – drones et missiles balistiques. Les Russes ont touché des infrastructures critiques dans les régions de Poltava, Soumy et Kherson. Dans la région de Kharkiv, ils ont visé des bâtiments résidentiels. À Kramatorsk, une bombe aérienne guidée a touché un immeuble de grande hauteur. Quatre personnes ont été secourues par les services de secours. Trois personnes ont été blessées à Zaporijia et deux à Kryvyi Rih. Un immeuble d'habitation a été touché à Odessa. À Tchoubynske, dans la région de Kyiv, tous les services d'urgence sont mobilisés pour éteindre les incendies qui se sont déclarés dans des entreprises suite aux frappes de drones. La Russie continue d'investir dans les missiles et d'intensifier ses opérations militaires, ce qui implique la nécessité de renforcer les contre-mesures. Cette semaine, nos alliés européens ont pris des décisions importantes pour renforcer la défense aérienne ukrainienne. Il est essentiel que ces mesures soient complétées par des systèmes de défense antimissile balistique supplémentaires, notamment par le biais du système PURL. Tout ce qui renforce la protection de notre espace aérien sauve chaque jour des vies ukrainiennes. Pour freiner la volonté de la Russie de poursuivre le conflit, nous devons neutraliser efficacement les missiles auxquels Moscou s'accroche désespérément pour maintenir la guerre. Je suis reconnaissant à tous ceux qui le comprennent et qui nous aident.

> Je suis reconnaissant à l'Argentine, l'Autriche, l'Azerbaïdjan, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, le Conseil de l'Europe, la Tchéquie, l'Équateur, l'Union européenne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Géorgie, l'Allemagne, la Grèce, l'Irak, l'Irlande, Israël, l'Italie, la Jordanie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Moldavie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la République de Corée, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne, la Thaïlande, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Vietnam d'avoir maintenu l'Ukraine au centre de l'attention internationale. Chaque geste de soutien compte. Nous apprécions qu'en ce 35e anniversaire du rétablissement de l'indépendance de notre pays, vous ayez pensé à l'Ukraine et aux Ukrainiens.

> Je remercie le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres pour ses salutations. Cette année, nous commémorons le 35e anniversaire du rétablissement de l'indépendance de l'Ukraine – déjà le 13e sous l'agression russe. Malgré tout, notre peuple reste digne, persévérant et continuant de rechercher des voies raisonnables vers la paix, qui commencent toutes par un cessez-le-feu inconditionnel. Il est important que l'ONU poursuive également cet effort. La paix est nécessaire – pour l'Ukraine, l'Europe et le monde entier.

> Réunion de sécurité sur la situation en première ligne et les opérations défensives dans les secteurs clés. Y ont participé le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Mykhailo Drapatyi, le commandant des forces aéroportées, Oleh Apostol, le commandant des forces de systèmes sans pilote, Robert Brovdi, le commandant du 3e corps d'armée, Andrii Biletskyi, le commandant du 1er corps de la Garde nationale ukrainienne « Azov », Denys Prokopenko, et le chef de l'administration militaire régionale de Zaporijia, Ivan Fedorov. Les discussions ont principalement porté sur la situation actuelle en première ligne, les mesures nécessaires pour améliorer l'efficacité de nos soldats et la situation à Zaporijia. J'ai donné pour instruction de renforcer la protection de la ville et de la région, en particulier des zones dont dépendent d'autres villes et localités. Nous renforçons également l'efficacité de la défense de la région de Donetsk. Deux groupements seront créés, placés sous le commandement d'Andrii Biletskyi et de Denys Prokopenko. Merci à tous ceux qui œuvrent pour l'Ukraine. Nous mettons tout en œuvre pour consolider notre position.

> Je remercie le Congrès mondial ukrainien pour son action, qui renforce l'Ukraine et porte notre voix dans le monde. Grâce à l'implication de nombreuses personnes, de nombreuses voix se font entendre à l'étranger en faveur de l'Ukraine. Nous leur en sommes reconnaissants. Aujourd'hui, lors de notre réunion, nous avons discuté des mesures à prendre pour renforcer le soutien international à l'Ukraine. La défense aérienne, le financement et les sanctions sont des éléments clés. Mais la visibilité est également primordiale, tout comme le soutien politique et informationnel. Chaque pays compte.

> Douze ans de tentatives russes pour briser les Ukrainiens. Déjà 1644 jours de guerre totale. Et chaque jour de ce combat a un visage. Ce sont tous nos compatriotes qui continuent d'agir, de travailler, d'aider et de tout faire chaque jour pour que l'Ukraine existe. Merci à chacun d'entre vous. Je remercie nos soldats qui se battent pour l'Ukraine, pour nos villes et nos villages, pour la possibilité de vivre sur leur terre. À tous ceux qui tiennent bon et ne laissent pas l'ennemi nous briser. Merci à tous ceux qui soutiennent le front : qui collectent des fonds, acheminent le matériel nécessaire, aident les militaires, travaillent et développent notre industrie de défense. Merci à nos médecins qui se battent pour la vie chaque jour dans les blocs opératoires et ramènent nos compatriotes des situations les plus critiques. À tous ceux qui aident les soldats à se rétablir. À nos secouristes qui sont les premiers à arriver là où l'ennemi sème la mort et la destruction. À tous ceux qui travaillent sous le feu ennemi, rétablissant l'électricité, l'eau, les communications, les routes et le chauffage. Merci à chaque famille qui tient bon, élève ses enfants et chérit l'Ukraine. À tous nos enseignants qui continuent d'instruire et de soutenir les enfants dans des conditions difficiles. À nos enfants, plus forts que tout le mal que la Russie nous inflige. Tous ceux qui ne baissent pas les bras, qui aident, qui protègent, soignent, sauvent, travaillent et soutiennent les autres, font la force de l'Ukraine. C'est grâce à ces efforts quotidiens de millions de personnes que se forge notre résilience. Et c'est grâce à vous que l'Ukraine vit, lutte et survivra. Merci ! Gloire à notre peuple ! Gloire à l'Ukraine !

> Le soutien français à l'Ukraine a été historique à maintes reprises et de multiples façons : défense aérienne, avions de combat, production conjointe, coprésidence de la Coalition des volontaires, et bien plus encore. Emmanuel Macron, j'apprécie notre amitié personnelle, et le peuple ukrainien apprécie tout ce que les Français ont fait pour nous aider à résister à la guerre absurde menée par la Russie. Il est important que tout ce que nous avons convenu ces derniers jours et semaines se concrétise.

> Le travail accompli par l'OTAN est crucial au quotidien, notamment grâce au programme PURL et aux approvisionnements essentiels en intercepteurs qui contribuent à protéger nos villes et nos communautés. En retour, les Ukrainiens ont prouvé, sans l'ombre d'un doute, qu'ils sont dignes d'appartenir à l'Alliance. Jour après jour, les soldats ukrainiens tiennent bon en première ligne, protègent notre Europe et renforcent l'interopérabilité de nos forces. Nous veillons à ce que l'expérience et l'expertise les plus pertinentes acquises par l'Ukraine soient partagées avec ceux qui nous soutiennent depuis le tout début de l'invasion odieuse de la Russie.

> Il est primordial de veiller à ce que justice soit faite et que tous ceux qui, en Russie, ont perpétré ces crimes odieux soient un jour tenus responsables de leurs actes. Le Tribunal spécial et le mécanisme d'indemnisation constituent le fondement de cette démarche.

> Nous apprécions le format de la Coalition des volontaires : il rassemble des pays prêts non seulement à parler de sécurité, mais aussi à agir et à construire ensemble une sécurité réelle. Nous devons maintenant faire face à un déficit de financement. En raison du mode de budgétisation de la défense, le ministère de la Défense a utilisé, en début d’année, des fonds initialement prévus pour la fin de l’année. Le déficit total s’élève à 27 milliards d’euros. L’une des principales options consiste à avancer le versement d’une partie du prêt européen cette année. Cependant, nous ne devons pas renoncer à d’autres pistes pour garantir une protection équitable dans cette guerre – une guerre que la Russie a déclenchée et qu’elle continue de prolonger. Des avoirs russes sont déjà gelés en Europe et dans d’autres pays du monde, y compris chez nos partenaires, notamment au Japon. Où que se trouvent ces avoirs, nous devons trouver un moyen équitable de les utiliser pour nous protéger de la guerre menée par la Russie. Je remercie tous les membres de la Coalition des volontaires pour leur soutien.

> Durant les années de guerre, l'Ukraine a bâti une industrie de défense quasi nouvelle. Moderne. Technologique. Une industrie à la hauteur des défis de la guerre. Et aujourd'hui, nous en constatons tous les résultats, sur terre, en mer et dans les airs. La force ukrainienne que nous avons vue aujourd'hui à Khreshchatyk, sur le Dniepr et dans notre ciel, est la première du genre à déployer un tel nombre de drones. Complexes robotisés terrestres : « Termit », « Lys », « Simba », « Ardal », « Zmiy » et « Ratel ». Notre flotte, créée par l'Ukraine durant la Grande Guerre : les drones navals ukrainiens, tels que Sea Baby, Magura et « Sargan ». Nos intercepteurs de cibles aériennes : P1-Sun, « Litavr » et « Sting ». Nos bombardiers : Vampire, « Lazar » et Heavy Shot. Nos drones de reconnaissance : Shark et LF-400. Nos missiles de longue portée : « Morok » et « Sichen ». Et ce n'est qu'une partie de ce dont l'Ukraine peut déjà être fière. La puissance ukrainienne. Ce que nous utilisons pour protéger la vie de notre peuple. Qu'est-ce qui rend cette guerre si particulière aujourd'hui ? Et qu'est-ce qui permettra à l'Ukraine de devenir un véritable donateur en matière de sécurité après ce conflit ? Nous avons des résultats concrets. Nous avons des raisons de remercier les Ukrainiens qui produisent et utilisent nos armes. Nous avons des moyens de défendre l'indépendance de l'Ukraine.

> La Russie pourrait disposer de 1 300 missiles balistiques par an. Actuellement, elle en possède entre 600 et 630. Nous avons une estimation du volume qu'elle prévoit de produire d'ici la fin de l'hiver. En gros, elle pourrait en avoir 100 par mois. Mais elle n'en est pas encore là. Nous œuvrons à affaiblir son industrie militaire. Cela implique des frappes sur des cibles militaires et d'autres sanctions antimissiles balistiques. Nous sommes devenus très efficaces pour intercepter d'autres types de missiles. Nos avions de combat s'en chargent, et nous disposons désormais de davantage de systèmes IRIS-T ; les systèmes nécessaires sont opérationnels et les missiles sont en cours d'acheminement pour contrer les missiles de croisière russes. Nous avons également des Hawks ; nous utilisons différents systèmes pour intercepter les missiles de croisière. Mais un missile balistique reste un missile balistique. Nous travaillons actuellement à faire en sorte qu'il n'atteigne pas les 1 300, et à réduire ce nombre. Je souhaitais obtenir 300 missiles pour les systèmes Patriot dans le cadre du plan d'hiver. Notre armée de l'air demande 360 ​​unités. Or, avec une production annuelle de seulement 600 exemplaires, il est difficile d'en obtenir 360. Nous collaborons avec d'autres pays pour explorer d'autres solutions. J'espère vivement que nous pourrons trouver un moyen d'accéder à un petit pourcentage des stocks américains – disons 5 % ou 10 %. Nous sommes prêts à financer ces approvisionnements. Autrement dit, les États-Unis pourraient reconstituer leurs stocks et nous pourrions passer l'hiver.
À mon avis, nous avons deux défis majeurs : les missiles balistiques et le financement de la défense ukrainienne. Nous sommes censés recevoir 30 milliards d’euros de fonds européens, que nous attendons toujours. Leur versement est conditionné à l’adoption de la législation nécessaire. Il est donc crucial que le Parlement, dans son ensemble, y compris l’opposition, travaille activement. En effet, ni le gouvernement ni l’opposition ne disposent de ces 30 milliards d’euros, et cet argent est indispensable à la défense de tout le pays. Par ailleurs, le ministère de la Défense ukrainien accuse actuellement un déficit budgétaire de 27 milliards de dollars. En début d’année, il a été décidé au sein du ministère d’utiliser, au premier semestre, des fonds initialement prévus pour le second semestre. Ces fonds ont été alloués à la production de drones et à d’autres besoins. Il est donc nécessaire, pour le second semestre, de compenser et de compléter ces fonds. De ce montant, nous avons besoin de 8 à 10 milliards de dollars pour assurer un début d'année prochaine normal, car cet argent est indispensable en amont pour fournir les armes et tout le nécessaire pour janvier 2027. Près de 20 milliards de dollars supplémentaires sont destinés aux salaires de nos militaires, aux indemnisations des familles des victimes et à d'autres dépenses. Des sommes considérables sont nécessaires. Je travaille sur ce dossier avec les Français et les Allemands. Concrètement, nous devons avancer le versement de la deuxième tranche des fonds européens alloués à l'Ukraine, ce qui représente une tâche extrêmement difficile.
Poutine ne souhaite pas la fin de la guerre et intensifie ses attaques. Il attend l'hiver. Depuis 2022, ils s'en prennent à nos entreprises civiles, à notre logistique, à Ukrposhta, et incendient Nova Poshta. Pourquoi, en particulier, ciblons-nous Wildberries ? Parce que cette entreprise compromet l'approvisionnement en matériel militaire et représente un enjeu financier considérable pour la Russie. Notre opération a été minutieusement calculée. Ce sont leurs attaques contre notre logistique qui nous ont contraints à riposter de la même manière, sur le plan logistique. Mais nous agissons en pleine conscience de l'ampleur de leurs pertes. Rien que pour cette opération contre Wildberries, et en termes de pertes directes en Russie seulement, le chiffre avoisine le billion de roubles. Si l'on prend en compte les dettes de l'entreprise, les pertes indirectes pour les autres entreprises et les particuliers, ainsi que la nécessité de restructurer ses activités et de reconstruire Wildberries, on arrive à trois billions de roubles. Nous suivons également l'impact social de nos opérations en Russie. Nombreux sont ceux qui, en Russie, souhaitent la fin de la guerre. Ils le disent ainsi : ils veulent simplement que cela se termine. Selon nous, les statistiques sont les suivantes : plus de 60 % de la société russe souhaite la fin de cette guerre, un cessez-le-feu. Cela montre donc que l’opinion publique évolue dans ce sens et que les tendances sont claires. Nous avons également constaté une forte baisse du soutien au gouvernement de Poutine. Nous parlons de Russie unie. Ils ont écarté Iabloko des élections car ils s’attendaient à ce qu’il obtienne au maximum 3 ou 4 % des voix, mais ils ont ensuite analysé l’opinion publique et ont constaté qu’il était immédiatement à 11-12 %, avec une tendance à la hausse. Ils l’ont exclu des urnes simplement pour s’assurer qu’il n’y ait aucune alternative à la guerre et à son pouvoir.

> Très bonne conversation avec Emmanuel, le Président de la République française. Nous avons discuté pendant près de deux heures aujourd'hui des sujets les plus importants, notamment de la nécessité de renforcer notre défense aérienne. Nous apprécions particulièrement que le Président de la République soit disposé à faciliter la communication avec nos autres partenaires qui possèdent les missiles nécessaires aux systèmes Patriot. Nous avons également évoqué les capacités françaises de défense aérienne. J'ai informé Emmanuel de la situation concernant les frappes et je le remercie pour ses condoléances suite aux pertes humaines. Nous sommes convenus d'accélérer la livraison des équipements et missiles français les plus récents. Je vous remercie d'avoir confirmé votre disponibilité à délivrer les licences de production de missiles. Nous avons également discuté de l'état du travail diplomatique avec nos partenaires et des échanges avec l'équipe du Président américain. Nous nous sommes entendus sur des mesures susceptibles d'ouvrir de nouvelles perspectives diplomatiques. Nous avons également abordé la question du financement de notre défense pour cette année et l'année prochaine. Nous avons identifié des accords de défense qui doivent être accélérés dans le cadre de nos relations bilatérales. Merci !

 

♦ Serviteur du peuple
> L'Ukraine attend l'ouverture de nouveaux groupes de négociation sur l'adhésion à l'UE et poursuit également ses travaux sur les projets de loi relatifs à l'intégration européenne. Ces travaux à la Verkhovna Rada seront particulièrement actifs en septembre et octobre, car ils concernent le respect de nos obligations, pour lesquelles l'Ukraine bénéficie d'une aide de l'UE au titre du mécanisme Ukraine et du volet civil du prêt de soutien à l'Ukraine.
Ces propos ont été tenus par Yevheniia Kravchuk, membre de la délégation permanente de la Verkhovna Rada auprès de l'APCE et vice-présidente du Comité de la Verkhovna Rada sur la politique humanitaire et d'information.
Selon elle, en septembre et octobre, le Parlement ukrainien accordera une attention particulière aux projets de loi sur l'intégration européenne qui alloueront des fonds au budget de l'État et qui, en même temps, seront pris en compte dans la mise en œuvre des clusters.

« Nous attendons désormais du gouvernement qu'il dépose 17 projets de loi, notamment ceux relatifs à la lutte contre la corruption, conformément au mémorandum « Kachka-Kos ». La semaine prochaine, en séance plénière, 70 % de l'ordre du jour sera consacré au mécanisme ukrainien, aux programmes du FMI et à d'autres programmes garantissant notre stabilité financière », a souligné le parlementaire.
Parmi les priorités, a-t-elle indiqué, figurent les projets de loi relatifs à la finance, notamment les virements bancaires SEPA au sein de l'UE, la taxation des colis en provenance de l'étranger, le bloc de questions du Comité économique et la stratégie anticorruption.
Yevheniya Kravchuk a également souligné qu'en plus de travailler au niveau législatif, l'Ukraine devait aussi œuvrer activement dans le domaine de l'information afin de recevoir un large soutien de la part des citoyens des États membres de l'Union européenne.
« Nous devons remporter la bataille pour les sociétés des pays qui décident de notre adhésion à l'UE, car les hommes politiques ne font que refléter l'état d'esprit de leurs populations. En 2027, des millions d'Européens éliront leur parlement ou leur président, notamment en France, en Pologne, en Italie et en Espagne. Or, nous constatons déjà des campagnes de désinformation et de propagande diffusées sur l'ensemble des réseaux. Il s'agit d'une propagande adaptée aux langues parlées dans ces pays », a souligné le député.
Yevheniya Kravchuk a ajouté que l'autre jour, leur commission spéciale de la Verkhovna Rada chargée d'enquêter sur les crimes russes contre les journalistes a tenu une réunion conjointe avec le Conseil national de sécurité et de défense et le groupe de coordination interministériel, au cours de laquelle ils ont discuté spécifiquement de l'amélioration de la communication avec d'autres pays et de la lutte contre la propagande russe.

> L'Ukraine pourrait recevoir 12,7 milliards de dollars d'aide internationale d'ici fin 2026, et ces fonds sont liés à des projets de loi spécifiques que la Verkhovna Rada doit adopter.
Cette annonce a été faite par Roksolana Pidlas, députée du parti Serviteur du peuple et présidente de la commission du budget de la Verkhovna Rada.
Selon elle, il s'agit d'indicateurs relevant de quatre grands programmes de soutien : le mécanisme pour l'Ukraine, le prêt de soutien à l'Ukraine, ainsi que les programmes de coopération avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
« La tâche du Parlement et du gouvernement est désormais de se concentrer autant que possible sur l'achèvement du travail que nos partenaires internationaux nous ont confié en tant qu'État : voter les projets de loi et les règlements nécessaires, pour lesquels ces partenaires nous versent effectivement de l'argent afin de soutenir le budget », a déclaré Roksolana Pidlasa.
La semaine prochaine, le Parlement examinera plusieurs projets de loi qui sont des conditions posées par des partenaires internationaux : une stratégie anticorruption pour 2026-2030, le lancement d'un concours pour la sélection des membres de la Chambre de comptabilité, le rétablissement de certaines normes de la loi sur les aides d'État aux entreprises et un projet de loi visant à améliorer le fonctionnement des parcs industriels.
Le projet de loi relatif au rétablissement des concours de la fonction publique, qui fait toujours l'objet de consultations avec la Commission européenne, pourrait être mis aux voix prochainement, a ajouté Pidlasa.
Dans le même temps, le président de la commission du budget a assuré que toutes les obligations de l'État envers le peuple étaient respectées.
« Actuellement, la situation concernant tous les paiements garantis par l’État aux militaires et aux civils est sous contrôle. Autrement dit, les fonds nécessaires à ces paiements sont disponibles », a indiqué Roksolana Pidlasa.
En juin, le Parlement a adopté des amendements au budget de l'État, augmentant de 174 milliards de hryvnias les dépenses consacrées au soutien financier des Forces de défense. Le budget prévoit également une réserve de 144 milliards de hryvnias pour les Forces de défense, ainsi que des fonds non utilisés d'autres programmes budgétaires qui pourront être réaffectés aux besoins des troupes prochainement. Parallèlement, un dialogue est en cours avec la Commission européenne afin d'accélérer le versement d'une partie des fonds prévus pour l'Ukraine en 2027 et d'obtenir cette tranche dès cette année.
Le déficit budgétaire de l'État pour 2026 devrait atteindre près de 27,4 milliards de dollars. Il est couvert par l'aide internationale et les emprunts nationaux, et le besoin de soutien extérieur demeure crucial, car les frappes russes touchent précisément les secteurs qui absorbent une part importante du budget.
« Plus notre économie souffre des frappes russes, plus il est crucial de remplir rapidement les conditions d'octroi de l'aide macrofinancière à l'Ukraine. C'est grâce à cet argent que nous comblons le déficit budgétaire, payons les militaires et remplissons nos obligations sociales », a conclu Roksolana Pidlasa.

 

● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Henry Alviarez, coordinateur de l'Organisation de Vente Venezuela, a exprimé sa confiance dans la position des États-Unis et, plus particulièrement, dans le secrétaire d'État, Marco Rubio.
« Je fais confiance à la bonne volonté de Marco Rubio, à sa vision et au fait que les intérêts légitimes des États-Unis coïncident avec les nôtres », a-t-il déclaré.
Alviarez a également évoqué l'importance, pour Vente Venezuela, du retour au pays d'Omar González Moreno, identifié comme le premier « ara ».
Concernant le possible retour de María Corina Machado au Venezuela, le dirigeant de Vente Venezuela a déclaré : « Le retour de María Corina représente l’espoir de liberté et une véritable démonstration de la volonté d’un peuple de continuer à se battre jusqu’au bout. »
Lorsqu'il a abordé la possibilité de permettre à María Corina Machado et au retour des cartes à tous les partis politiques, Alviarez a soutenu qu'il existe des conditions qu'il considère indispensables pour aller vers un processus d'institutionnalisation et de démocratie.
« Nous n’entamerons pas un processus d’institutionnalisation et de démocratie s’ils disqualifient le plus haut dirigeant du pays », a déclaré le coordinateur de l’organisation Vente Venezuela.