Voici une sélection, ce 20 septembre2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Vaca Muerta positionne l'Argentine comme un acteur mondial du secteur
des combustibles. Mais cela ne suffit pas. Nous devons investir dans les mines,
le lithium, l'agriculture, l'élevage, la pêche et même l'économie du savoir.
L'avenir du pays sera prometteur lorsque tous ces secteurs convergeront.
Sommes-nous prêts à aborder ce sujet dans une Argentine marquée par une telle
instabilité juridique ?
> Il existe un concept qui explique parfaitement le défi auquel nous sommes confrontés : la demi-vie des compétences. C’est le temps nécessaire pour qu’une compétence perde la moitié de sa valeur sur le marché du travail. Aujourd’hui, dans de nombreux secteurs, ce délai peut être aussi court que deux ans. Parallèlement, un diplôme universitaire peut durer cinq ou six ans. Cela signifie qu’au moment où une personne obtient son diplôme, une partie de ce qu’elle a appris au début de ses études peut déjà être obsolète. Le défi n’est plus seulement de savoir quoi apprendre, mais aussi d’apprendre à actualiser constamment nos compétences. Sommes-nous prêts à avoir cette discussion dans une Argentine qui continue de privilégier le court terme ?
● Brésil
♦ União Brasil
> Minéraux critiques: le projet de loi du représentant Zé Silva
devient loi (« du siècle »)
La Politique nationale pour les minéraux critiques et stratégiques,
proposée par le député fédéral Zé Silva (União/MG) à travers le projet de loi
PL 2.780/2024, a été promulguée par le président de la République.
Selon le député, il s'agit de la « Loi du siècle », qui
instaurera un changement stratégique dans la gestion des ressources minières du
Brésil. « Le Brésil possède ces ressources minérales. Il doit maintenant
les transformer en développement. L'extraction est importante. La valorisation
des ressources au Brésil est stratégique », explique le député, qui
considère cette loi comme une victoire pour la souveraineté nationale, la
compétitivité de l'industrie brésilienne et la construction d'une économie
tournée vers l'avenir.
Parmi ces minéraux figurent les terres rares, qui sont essentielles aux
technologies modernes, aux équipements électroniques, aux batteries, aux
énergies propres, à la défense et aux industries de haute technologie.
La loi crée également des mécanismes pour stimuler l'investissement et
l'innovation, notamment le Fonds de garantie des activités minières, des
incitations à la transformation et au traitement au Brésil, des crédits d'impôt
pouvant atteindre 20 % en fonction de la valeur ajoutée, des obligations
incitatives et des investissements dans la recherche, le développement et
l'innovation technologique.
Un autre point clé est l'encouragement de la production nationale de
matériaux pour batteries et engrais, contribuant à réduire la dépendance
extérieure et à accroître la sécurité des secteurs stratégiques de l'économie,
notamment l'agroalimentaire.
Pour Zé Silva, le défi consiste désormais à transformer les richesses
enfouies sous le sol brésilien en emplois, revenus, technologies, industrie et
opportunités pour la population.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> [Discours devant le Parlement
européen]
Madame la présidente Metsola, Madame la présidente von
der Leyen, membres honorables du Parlement européen, collègues distingués.
Je vous remercie de m’accorder l’honneur de prendre la parole devant vous en ce
début de session décisive.
Je vous parlerai aujourd’hui de la manière dont notre réponse à la rupture
géopolitique actuelle devrait intégrer une nouvelle dimension.
Mais tout d’abord, j’aimerais évoquer un élément plus ancien.
Quelque chose qui remonte à bien avant les relations entre l’Union européenne
et le Canada.
Car la profondeur de nos liens ne saurait se résumer à nos échanges commerciaux
ni aux traités qui nous unissent.
Nos liens sont profondément enracinés dans nos terres.
Au cœur de l’Allemagne, au-dessus de Weimar, se trouve une crête boisée qu’on
appelle l’Ettersberg. Pendant des décennies, Goethe s’est promené, a réfléchi
et a écrit là-bas.
Un chêne situé sur cette crête a pris son nom – un véritable monument vivant
dédié aux idéaux les plus élevés de la culture européenne.
Quand le XXe siècle a pris un sombre tournant, ce même chêne s’est
retrouvé prisonnier derrière les barbelés de Buchenwald, témoin silencieux du
plus grand échec moral de l’humanité.
Goethe avait compris qu’il fallait se battre pour les grands idéaux. Et il
avait raison. Il ne suffit pas d’affirmer nos valeurs. Il faut les défendre. En
effet, à la fin de Faust, la dernière vision du vieil homme est celle
d’un peuple libre sur une terre libre.
Nur der verdient sich Freiheit wie das Leben, der täglich sie erobern muß.
« Seul mérite la liberté et la vie, celui qui chaque jour doit les
conquérir. »
Chaque jour. Pas une seule fois ni en 1945, ni en 1956, ni en 1989. Chaque
jour, y compris aujourd’hui.
La liberté a été conquise grâce à l’héroïsme de la résistance européenne
pendant la guerre.
Elle a été cultivée par les fondateurs de la Communauté européenne du charbon
et de l’acier au lendemain de la guerre.
Elle a été favorisée par la création de la Communauté européenne.
Elle a été préservée par la mise en place de l’Union européenne.
Et elle s’est étendue grâce à son élargissement après la chute du mur de
Berlin.
Les valeurs représentées par le chêne de Goethe ont également perduré, en
partie parce que les idéaux qui sont nés à l’ombre de ses branches ont traversé
l’Atlantique.
En 1917, au milieu des ravages de la bataille de la crête de Vimy, un jeune
lieutenant canadien du nom de Leslie Miller a recueilli quelques fruits de
chêne dans ce paysage européen dévasté. Il les a rapportés au Canada et les a
plantés à Milliken, en Ontario. Ils ont donné naissance à des chênes qui, au
fil des ans, ont formé une forêt majestueuse.
Un siècle plus tard, un formidable cycle de renouveau s’est achevé. Des
greffons issus des chênes canadiens de Leslie Miller ont été rapatriés en
France et replantés sur la même crête de Vimy où ils avaient vu le jour.
C’est l’essence même du partenariat entre le Canada et l’Union
européenne : ce qui prend racine, des valeurs, des idées, des échanges
commerciaux, des personnes et des progrès qui, depuis des siècles, voyagent
d’un côté à l’autre de l’Atlantique.
Nous ne sommes pas des alliés des beaux jours. Nous ne cherchons pas à conclure
des accords où les gains des uns se font au détriment des autres. Notre
engagement envers la primauté du droit et notre défense inébranlable de la
dignité humaine, de la liberté individuelle et de la démocratie puisent dans
les mêmes racines profondes et reposent sur le même engagement indéfectible.
Nous défendons des valeurs communes, pour lesquelles nous nous sommes toujours
battus et que nous devons continuer à défendre sans relâche.
Nous croyons qu’une économie forte n’est pas une fin en soi, mais le moyen de
bâtir une société juste. Nous nous engageons à être les gardiens de notre
patrimoine naturel. Nous croyons que notre prospérité grandit lorsqu’elle est
partagée.
Ce qui nous unit est le fruit d’un choix, et non du hasard.
Dans ses écrits, Goethe a emprunté un terme aux chimistes de son époque : Wahlverwandtschaften.
L’affinité élective entre différents éléments qui s’associent en raison de leur
force d’attraction naturelle.
Le Canada et l’Europe ne sont pas liés par la géographie, même si nos amis
danois savent que nous partageons une frontière de 3 000 km dans
l’Arctique. Nous sommes liés par une affinité – élective, choisie et
renouvelée, et renforcée par ces mêmes caractéristiques.
Aujourd’hui, nos sociétés sont secouées par de nouvelles tempêtes : les
bouleversements liés aux changements climatiques, l’érosion des normes
démocratiques, l’utilisation du commerce comme une arme.
Les institutions multilatérales sur lesquelles nous comptions ont été
affaiblies.
La souveraineté et l’ouverture sont aujourd’hui difficiles à concilier.
L’intégration économique est désormais utilisée comme une arme, les droits de
douane comme un moyen de pression, et les mécanismes financiers à des fins de
coercition. Les chaînes d’approvisionnement constituent des points faibles à
exploiter.
La technologie transforme la nature de la guerre, la structure des économies et
la capacité des États à gouverner.
Les plateformes technologiques aspirent à la souveraineté. Elles veulent fixer
les conditions d’accès. Elles veulent dicter les règles en matière de
réglementation, et même les contourner. Elles veulent contrôler nos données,
répandre la désinformation, voler l’enfance de nos enfants.
Cette combinaison est une tempête féroce. Un arbre seul finira par tomber, mais
pas une forêt tout entière.
En effet, sous le sol de la forêt, les racines d’un chêne s’entrelacent avec
celles de ses voisins, échangent des nutriments et se renforcent mutuellement,
ce qui crée un écosystème résilient et autosuffisant.
Ensemble, le Canada et l’Union européenne peuvent rester fermement ancrés dans
leurs valeurs, tout en créant un cadre protecteur permettant à leurs citoyens
de s’épanouir.
C’est une question de souveraineté. De notre capacité à vivre comme nous
l’entendons. Il s’agit des libertés pour lesquelles nous devons nous battre,
jour après jour.
La souveraineté exige de la résilience. Elle exige une capacité à résister aux
chocs.
La souveraineté ne se limite plus à notre capacité à nous nourrir, à nous
approvisionner en énergie et à nous défendre. Elle nécessite maintenant un
accès sûr à l’intelligence artificielle, aux semi-conducteurs, aux minéraux
critiques, aux systèmes de paiement, aux technologies d’énergie propre, aux
vaccins et aux communications spatiales.
Nous avons tous d’importantes lacunes dans ces capacités stratégiques, et nous
devons chacun compter sur des États ou des entreprises individuelles pour les
combler. Cela crée des vulnérabilités, en particulier lorsque des entreprises
qui se disent « mondiales » se révèlent, en cas de crise, des acteurs
nationaux.
Il n’est pas possible de combler ces lacunes individuellement, mais ensemble,
c’est tout à fait réalisable.
Le Canada et l’Europe sont forts. Et ensemble, nous sommes plus forts.
Les institutions dont nous avons hérité sont organisées selon des critères
géographiques. Les capacités stratégiques dont nous avons besoin sont quant à
elles organisées selon des critères fonctionnels. Nous pouvons nouer des
alliances en fonction des besoins, à condition de faire preuve d’audace et de
détermination.
Nous ne devons pas nous laisser intimider par l’ampleur apparente de la
tâche.
Tout comme la domination est l’arrogance de l’hégémon, la perfection est
l’ennemie du bien. Les principes économiques sont clairs : l’influence des plus
puissants dans une relation d’exploitation disparaît bien avant que
l’indépendance totale ne soit atteinte. Car la diversification est un
atout.
L’objectif n’est pas l’autosuffisance, mais bien la résilience
collective.
C’est cet avantage mutuel qui constitue le fondement même d’un partenariat plus
étroit entre le Canada et l’Europe.
L’Europe apporte la puissance de son marché. Des capacités de recherche
avancées. Une industrie manufacturière de pointe. Elle sait établir des normes
que le monde adopte fréquemment, et sa base industrielle de défense se
reconstruit rapidement.
Le Canada offre quant à lui des ressources énergétiques en abondance, et ce,
sous toutes les formes essentielles à la transition. Il dispose de l’un des
plus grands gisements mondiaux de minéraux critiques. Il compte aussi sur des
compétences de pointe dans les domaines de la conquête de l’espace, de
l’intelligence artificielle et de l’informatique quantique. Il possède l’un des
systèmes bancaires les plus solidement établis au monde, ainsi que des caisses
de retraite parmi les mieux gérées. Il jouit d’une position géographique unique
dans l’Arctique ainsi que d’un accès privilégié aux réseaux de l’Atlantique et
du Pacifique.
Là où nos forces diffèrent, elles se complètent. Là où elles se recoupent,
elles créent une véritable synergie. Nous devrions miser sur nos forces
respectives – consciemment, systématiquement et rapidement.
Nous avons déjà commencé avec l’Accord économique et commercial global (AECG)
entre le Canada et l’Union européenne, l’un des accords commerciaux les plus
fructueux au monde. Je remercie également la présidente von der Leyen et le
président Costa pour notre accord de partenariat stratégique conclu en juin
dernier. Nous sommes en train de le développer et de l’approfondir. Nous tirons
également parti du rôle du Canada comme premier membre non européen de
SAFE.
Mais nous devons reconnaître que l’écosystème que nous avons mis en place n’est
pas encore à la hauteur de la brutalité du contexte en pleine mutation. Et il
n’évolue pas assez rapidement pour suivre le rythme des bouleversements.
Hier, la présidente von der Leyen a proposé d’aller au-delà de l’AECG en créant
une Alliance pour l’avenir, qui donnerait la possibilité au Canada de devenir
le premier membre associé de l’Union européenne. Le Canada accueille
favorablement cette ambition. Les sondages montrent qu’une très grande majorité
de Canadiennes et de Canadiens souhaitent des liens encore plus étroits avec
l’Europe.
Une alliance pour l’avenir, c’est une approche unique et positive que nous
définirons ensemble, en misant sur nos forces communes et en nous appuyant sur
les valeurs que nous partageons.
Permettez-moi donc de vous dire clairement ce que le Canada propose.
Le Canada et l’Europe devraient protéger leur autonomie stratégique en
approfondissant leur collaboration dans l’ensemble des secteurs stratégiques,
ce qui inclut les minéraux critiques, les capacités industrielles de défense,
l’intelligence artificielle, la puissance de calcul, la sécurité énergétique,
l’espace et les paiements.
Nous devrions aussi travailler à la mise en place d’un régime de commerce
numérique intégré pour les biens non agricoles et un large éventail de
services.
Nous devrions resserrer les liens entre nos populations et permettre à nos
jeunes de vivre, de travailler et d’étudier là où ils le souhaitent, d’un côté
comme de l’autre de l’Atlantique.
La participation du Canada à Erasmus+ peut donner à vos étudiants et aux nôtres
davantage de possibilités d’étudier dans certaines des meilleures universités
au monde, d’élargir leurs horizons et de tisser des liens durables qui
contribueront à pérenniser notre alliance.
La participation du Canada à la prochaine génération du programme Horizon nous
permettrait de mettre nos ressources en commun, de coopérer dans le domaine des
technologies de pointe et de miser sur nos instituts de recherche et nos
universités de calibre mondial.
Hier, la présidente von der Leyen a annoncé la création d’une nouvelle
« société européenne pour les matières premières critiques », qui
aura pour mandat d’acquérir et de stocker les matériaux nécessaires aux
voitures électriques, aux puces et aux batteries ainsi qu’aux technologies
propres et à la défense. Le Canada possède des gisements de plus de 34 minéraux
critiques et figure parmi les principaux producteurs de 10 des minéraux les
plus essentiels à la transition énergétique mondiale. Notre alliance peut
contribuer à répondre aux besoins de l’Europe en matière d’approvisionnement
fiable et à ceux du Canada en matière de capacités de transformation avancées,
tout en nous aidant à atteindre notre objectif commun : bâtir des chaînes de
valeur complètes.
Le Canada peut fournir du GNL et de l’hydrogène à grande échelle pour renforcer
la sécurité énergétique de l’Europe, notamment en développant de nouvelles
infrastructures portuaires dans le Grand Nord et sur notre côte Est, et en
exploitant celles déjà en place. De notre côté, nous pouvons bénéficier de
votre leadership dans de nombreuses technologies d’énergie propre.
Nous pouvons mettre en commun de nouvelles capacités de calcul souveraines et
établir des connexions à large bande plus sécuritaires entre l’Europe et l’Asie
en tirant parti de notre géographie commune.
Le Canada et l’Europe peuvent unir leurs forces pour élaborer des protocoles de
sécurité en matière d’intelligence artificielle, harmoniser leurs normes et
renforcer la transparence, tout en développant des applications qui permettront
à nos gouvernements et à nos entreprises de mieux servir nos citoyens.
Le Canada et l’Europe devraient également envisager de créer un marché intégré
des services financiers afin d’offrir plus de choix et de réduire les coûts
pour nos citoyens, d’améliorer l’accès aux capitaux pour nos entreprises, tout
en préservant la résilience de notre système financier, qui compte parmi les
meilleurs au monde.
Les possibilités qu’une alliance pour l’avenir peut créer reposent avant tout
sur nos valeurs communes, sur nos systèmes compatibles et sur nos forces
complémentaires.
En approfondissant et en élargissant notre relation, nous renforcerons notre
souveraineté, améliorerons l’abordabilité et la sécurité et multiplierons les
possibilités pour nos citoyens, tout en protégeant notre capacité à vivre comme
nous l’entendons.
Je tiens à nouveau à préciser ce que je ne propose pas. Je ne propose pas
la création d’un troisième bloc pour devenir une grande puissance rivale qui a
simplement de meilleures manières.
Nous ne cherchons pas à acquérir du pouvoir pour dominer les autres. Au
contraire, nous visons plutôt la résilience, afin que personne ne puisse
contrôler nos marchés ouverts, porter atteinte à notre souveraineté, menacer
notre intégrité territoriale ou compromettre nos libertés, nos démocraties et
notre primauté du droit.
Ces motivations, auxquelles s’ajoute notre force latente, nous permettent de
contribuer à bâtir un nouvel ordre mondial juste, stable et prospère.
Une alliance entre le Canada et l’Union européenne servirait de modèle aux
autres démocraties.
Une alliance qui ne serait pas définie par ce à quoi nous nous opposons, mais
par ce que nous défendons : la liberté, la solidarité, la prospérité et la
durabilité. Une alliance qui renforce la résilience grâce à ce qu’elle nous
permet de faire pour nos citoyens, et à ce que nos citoyens peuvent faire par
eux-mêmes.
Une alliance suffisamment forte pour que personne ne puisse dicter nos choix.
Une alliance suffisamment ouverte pour que d’autres puissent y adhérer. Une
alliance fondée sur des principes suffisamment solides pour que notre force
vienne soutenir le droit international plutôt que de le remplacer.
Pour conclure, dans mon pays, on dit souvent que le Canada est devenu une
nation lors de la bataille de la crête de Vimy. Il est certain que les milliers
de Canadiennes et de Canadiens qui ne sont pas revenus de cette bataille ont
sacrifié leur vie pour une cause bien plus grande qu’eux-mêmes.
L’un de ceux qui sont rentrés chez eux s’est d’abord arrêté pour ramasser
quelques fruits du chêne.
Aujourd’hui, ces mêmes chênes de Vimy poussent au Canada et en France, preuve
vivante que ce que nous cultivons ensemble peut survivre à l’hiver le plus rude
et fleurir à nouveau.
Alors, profitons-en pour nourrir ces racines, élargir cette canopée et faire
pousser une forêt transatlantique sous laquelle nos citoyens pourront
s’épanouir en tant que personnes libres sur une terre libre.
Chaque jour.
> Le Canada consolide sa position à l’intérieur de ses frontières et noue des partenariats plus étroits à l’étranger. Le Canada se tourne d’abord vers ses partenaires européens, avec lesquels il est lié par des valeurs communes telles que le pluralisme, l’État de droit et la démocratie, et dont les capacités complémentaires viennent renforcer les siennes.
> Le Canada et l’UE sont des partenaires naturels, unis par des valeurs communes. Avec la présidente von der Leyen et la présidente Metsola, nous nous sommes concentrés sur la suite des choses : un partenariat plus étroit qui renforce notre souveraineté mutuelle afin de créer davantage de possibilités et de prospérité pour nos populations.
> Une Équipe Canada forte, c’est le plan que nous avons mis en place pour recruter, former et embaucher 100 000 travailleurs de métiers spécialisés, qui bâtiront les ports, les maisons, les ponts et les routes du Canada. Ce plan vient de passer à la vitesse supérieure. À compter d’aujourd’hui, les entreprises canadiennes peuvent présenter une demande de financement pour embaucher et former de nouveaux apprentis – ce qui permettra à davantage de talents canadiens d’intégrer rapidement les chantiers.
> Félicitations à l’hôpital SickKids de Toronto, nommé meilleur hôpital pédiatrique au monde pour la deuxième année consécutive. Le système de santé canadien est l’un de nos plus grands atouts. Il reflète nos valeurs et s’appuie sur l’excellent travail des infirmières, des médecins, des chercheurs et de l’ensemble du personnel, qui fournissent chaque jour des soins de calibre mondial permettant de sauver des vies.
> Au premier Sommet canadien de l’investissement, nous avons mobilisé près de 500 milliards de dollars en nouveaux investissements au Canada. Cela se traduira par davantage d’emplois de qualité pour nos travailleurs et par de nouvelles possibilités d’envergure pour nos entreprises. Le Canada libère son potentiel avec audace, et ce n’est qu’un début.
> [Propos lors du Sommet canadien de
l’investissement de 2026]
Je viens de m’adresser à une salle remplie d’investisseurs du monde entier,
venus de près de 30 pays et responsables de la gestion de plus de
100 000 milliards de dollars d’actifs.
Je leur ai dit ce que les Canadiennes et les Canadiens constatent clairement.
Que nous avons ce que le monde recherche : l’énergie, les ressources, le
talent, la technologie et les capitaux.
Que notre plus grand atout est la seule chose qui n’apparaîtra dans aucun
bilan : la confiance.
Que, dans un monde en pleine rupture, nous comprenons une vérité simple :
nous devons prendre soin de nous-mêmes et veiller les uns sur les autres. Que
notre unité est notre avantage concurrentiel. Que notre ambition est maintenant
à la hauteur de notre potentiel.
Ce sommet n’est pas une promesse de ce potentiel : il en est la preuve
même.
Nous avons réuni le monde entier à Toronto avec un message clair : le
Canada bâtit en grand. C’est maintenant l’occasion de bâtir avec nous.
La réponse a été formidable.
Les caisses de retraite, les compagnies d’assurance et les investisseurs
institutionnels les plus importants du Canada se sont engagés à investir près
de 100 milliards de dollars en nouveaux capitaux dans des actifs
canadiens.
Les banques canadiennes, qui sont considérées comme les plus stables du G7, se
sont engagées à verser près de 325 milliards de dollars en nouveau
financement aux entreprises et aux infrastructures canadiennes.
Nos fonds d’investissement se sont engagés à mobiliser plus de
14 milliards de dollars pour soutenir la croissance des entreprises, des
infrastructures et des secteurs stratégiques du Canada.
Parmi ces initiatives, la société Radical Ventures s’est engagée à investir et
à mobiliser 4 milliards de dollars pour lancer le fonds Radical Breakouts,
le plus important fonds de capital de risque en son genre dans l’histoire du
Canada, pour aider les entreprises canadiennes du secteur de l’intelligence
artificielle (IA) à se développer et à rester canadiennes.
Bell Canada et le gouvernement de la Saskatchewan ont annoncé l’un des plus
importants investissements dans les infrastructures d’IA de l’histoire du
Canada : un centre canadien d’infrastructure d’IA d’une capacité de
1,2 gigawatt, construit en Saskatchewan. Cet investissement de plus de
50 milliards de dollars, le plus important de l’histoire de la province,
permettra de créer plus de 4 500 emplois.
C’est ainsi que le Canada met en place son infrastructure d’IA – cette capacité
de calcul souveraine qui alimentera les découvertes, les industries et les
carrières de la prochaine génération, ici même, chez nous.
C’est le Canada qui donne le ton : nous bâtissons notre avenir et nous
possédons la technologie qui le façonne.
Ce n’est là qu’un projet parmi d’autres. Dans l’ensemble, ce sommet jette les
bases d’énormes nouveaux investissements et de partenariats stratégiques, et
accélère les accords déjà en cours, ce qui se traduira par près de
500 milliards de dollars de nouveaux engagements d’investissement au
Canada.
Qu’est-ce que ça veut dire pour les Canadiennes et les Canadiens?
Ça veut dire plus d’emplois et de meilleurs emplois, des services de meilleure
qualité et un avenir plus radieux.
Ça veut dire des capitaux pour nos entreprises et des dizaines de milliers de
bons emplois pour les électriciens et les ingénieurs, pour les gens de métier
et les technologues, dans toutes les régions du pays.
Ça veut dire des industries de demain bâties ici et appartenant à des
Canadiennes et à des Canadiens dans les secteurs de l’énergie, des minéraux
critiques, de l’intelligence artificielle et de la défense – et donc un
rendement qui reste au pays.
Ça veut dire des infrastructures bâties pour durer : les réseaux
électriques, les ports, les oléoducs, les centres de données, les chemins de
fer et les routes que nos enfants et nos petits-enfants vont encore utiliser et
dont ils vont être toujours fiers dans plusieurs décennies.
Cette semaine, nous n’avons pas seulement attiré des capitaux. Nous avons tracé
une nouvelle voie vers un avenir plus fort, plus prospère et plus souverain.
Pour poursuivre sur cette lancée et libérer encore plus notre potentiel, nous
avons annoncé de nouvelles mesures visant à faire du Canada le meilleur endroit
au monde, et de loin, pour bâtir en grand.
Ça commence par la Mégadéduction à la productivité. Cette mesure permettra aux
entreprises de déduire immédiatement le coût d’un éventail beaucoup plus vaste
d’actifs, notamment les câbles à fibre optique, les biens miniers, les
oléoducs, les voies ferrées, les aéronefs, les véhicules et l’équipement de
fabrication. Nous faisons passer la part des actifs admissibles d’environ
15 % à près des deux tiers. Et nous rendons permanente la passation en
charges immédiate pour permettre aux entreprises de récupérer leurs coûts plus
rapidement.
Résultat : le taux effectif marginal d’imposition du Canada sur les
nouveaux investissements sera le plus bas de toutes les grandes économies
mondiales et inférieur de plus de moitié à celui des États-Unis.
Dans le cadre d’une plateforme de 6 milliards de dollars de la Banque de
développement du Canada, nous investissons 1 milliard de dollars pour
aider les entreprises canadiennes qui innovent dans les secteurs de la défense
et des minéraux critiques à prendre de l’expansion et à être concurrentielles
dans le monde entier.
Dans un monde de plus en plus incertain, nous misons sur nos forces, nous
voyons plus grand et nous agissons rapidement.
Nous avons déjà commencé à accélérer considérablement la mise en œuvre de
grands projets d’intérêt national par l’intermédiaire du Bureau des grands
projets. Nous allons désormais appliquer cette même rigueur et cette même
efficacité à plus grande échelle grâce à la nouvelle Loi visant à bâtir le
Canada.
En ce qui concerne les projets et les chaînes d’approvisionnement, notre
démarche sera simple : un projet, une évaluation, un an.
Le Canada sera toujours un pays aux normes élevées. Mais des normes élevées ne
veulent pas dire que les décisions doivent être lentes. La prévisibilité est un
avantage concurrentiel. Quand le Canada décide qu’un projet doit se réaliser,
ce projet va se réaliser.
Ensemble, ces mesures changent fondamentalement la façon dont le Canada aborde
l’investissement.
Investir à moindre coût. Bâtir plus rapidement. Des actifs publics qui
profitent davantage aux Canadiennes et aux Canadiens. Un régime fiscal qui nous
rend plus concurrentiels.
Nous avons les ressources. Nous avons les talents. Nous avons les capitaux. Et
maintenant, nous y ajoutons la rapidité, l’ambition et la capacité d’exécution.
Nous avons déjà accompli bien des choses. Pourtant, nous commençons à peine à
imaginer tout ce qui a été mis en branle.
Nous l’avons déjà vu : une simple conversation mène à un engagement, et
cet engagement mène à un investissement.
En août 2025, le ministre Hodgson et moi avons rencontré à Berlin des
représentants de l’une des plus grandes entreprises énergétiques d’Allemagne
pour discuter du gaz naturel liquéfié (GNL) canadien. Neuf mois plus tard,
cette entreprise a signé un accord d’une durée de 20 ans pour l’achat de
2 millions de tonnes de GNL par an issu du projet de GNL Ksi Lisims, qui
est situé sur la côte Ouest du Canada.
Il existe d’innombrables autres histoires de ce genre d’un bout à l’autre du
pays.
Grâce aux missions commerciales et aux missions d’investissement que notre
gouvernement a menées à l’étranger :
Une entreprise montréalaise, Marconi, fabrique ici des radios pour les forces
armées polonaises.
Une entreprise familiale du Nouveau-Brunswick, Covered Bridge, vend ses
croustilles au Japon.
Suite à la conclusion d’un accord commercial avec la Chine, nos pêcheurs, nos
producteurs de petits pois et nos producteurs de canola tirent un meilleur
revenu de ce qu’ils cultivent et pêchent.
Le Canada possède ce que le monde veut.
Cette semaine, le mouvement s’est inversé. Nous n’avons pas traversé l’océan
pour faire valoir nos atouts. C’est plutôt le monde qui est venu à nous, pour
voir ce que nous avions à offrir. Il a découvert un Canada qui a choisi de
bâtir, et il choisit maintenant de bâtir avec nous.
C’est un signal fort. Mais ce n’est pas tout.
Oui, le fait que des représentants du monde entier se soient réunis ici compte.
Mais ce qui compte le plus, c’est ce que nous faisons pour nous-mêmes.
Parce que si nous investissons dans notre propre potentiel en tant que
Canadiennes et Canadiens, si nous renforçons notre compétitivité et si nous
devenons notre propre meilleur client, nous nous donnons plus que ce que
quiconque pourrait nous enlever. Nous préparons ainsi le terrain pour des
investissements encore plus importants et une prospérité durable.
Le monde porte aujourd’hui un regard différent sur le Canada.
Nous devrions aussi nous voir différemment.
Il faut se concentrer sur ce que nous sommes, et non sur ce que nous ne sommes
pas. Il faut réfléchir à ce que nous avons et à ce que nous pouvons créer, et
non à ce que nous avons perdu.
Nous sommes des gens bienveillants, généreux, assidus et ambitieux.
Nous avons gagné la confiance de nos partenaires, renouvelé notre confiance en
nous-mêmes et renforcé nos convictions.
C’est notre pays. C’est notre avenir. Nous le bâtirons ensemble.
Voilà l’objectif d’Équipe Canada. C’est ça, un Canada fort.
> Nous venons d’annoncer la nouvelle Mégadéduction à la productivité. Cette mesure fait passer le taux effectif marginal d’imposition du Canada sur les nouveaux investissements des entreprises de 13 % à 6,4 %, soit le taux le plus bas de toutes les grandes économies du monde. Le Canada choisit de bâtir en grand et de devenir le meilleur endroit au monde où investir.
> La prospérité à l’ère de l’IA revient aux pays qui peuvent la développer, l’adopter et la gérer à leur manière. Bell Canada bâtit le plus grand réseau d’infrastructures d’IA en Saskatchewan, qui renforcera grandement nos capacités souveraines en matière d’IA ici même, au Canada.
> Nous bâtissons plus de logements abordables partout au pays afin que plus de Canadiennes et de Canadiens puissent se bâtir une vie.
> Le carburant est l'une des principales dépenses quotidiennes des exploitations agricoles, des sociétés de camionnage et des entreprises partout au Canada. Nous venons de prolonger l’allégement de la taxe sur l'essence jusqu'en 2027, ce qui permet aux Canadiens de faire des économies à chaque plein.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> La Côte d’Ivoire et la Guinée sont unies par des liens historiques
d’amitié et de fraternité que nous continuerons à consolider, dans l’intérêt de
nos deux peuples.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Les républicains de la Chambre des représentants ont tout simplement
abandonné le projet de sécurité de l'IA. Ces extrémistes se moquent éperdument
de la protection du peuple américain.
> Un nouveau rapport du CBO révèle que près de 40 milliards de dollars ont été gaspillés dans la guerre inconsidérée menée contre l'Iran. Et le coût ne cesse d'augmenter. Donald Trump et les républicains de la Chambre des représentants peuvent dépenser des milliards pour faire la guerre. Mais les extrémistes ne débourseront pas un centime pour faire baisser le prix exorbitant de vos courses, de vos soins de santé ou de votre logement.
> Donald Trump a tenté d'entraver le vote par correspondance quelques semaines avant l'élection. Nous avons porté plainte et la Cour suprême a rejeté sa tentative. L'élection de novembre sera libre et équitable.
> Donald Trump est candidat. Le peuple américain lui adressera, ainsi qu'aux républicains de la Chambre des représentants, un message très clair en novembre.
> Donald
Trump et les Républicains avaient promis un âge d'or pour l'Amérique. Ils ont
échoué. Ils ont instauré un âge d'or. L'économie est au point mort. Elle
pénalise les Américains au quotidien. Le prix de l'essence, le prix des
produits alimentaires, les taux d'intérêt, le coût du logement et les primes
d'assurance maladie ont augmenté. Le coût de la vie est devenu incontrôlable.
L'Amérique est devenue beaucoup trop chère. Des millions d'Américains
ordinaires travaillent dur, respectent les règles, mais ne parviennent pas à
s'épanouir et peinent à survivre.
Les Américains en ont assez de Donald
Trump et de l'économie républicaine désastreuse. En tant que démocrates à la
Chambre des représentants, nous continuerons d'affirmer clairement notre
engagement pour une Amérique où le coût de la vie est abordable et notre
détermination à faire baisser le prix des produits alimentaires, de l'essence
et du logement, à rendre les soins de santé accessibles à tous les Américains
et, parallèlement, à dénoncer le coût exorbitant de la corruption généralisée
orchestrée par Donald Trump et les extrémistes MAGA pour les Américains. C'est
pourquoi, face à la corruption, nous nous engageons à traduire en justice, dès
le premier jour, tous ceux qui ont volé, escroqué ou lésé le peuple américain.
Que font les Républicains face à l'effondrement de l'économie, à la crise du
coût de la vie et à la crise existentielle que représente la sécurité de l'IA ?
Que font-ils ? Ils fuient leurs responsabilités au Capitole et abandonnent
leurs électeurs, car Mike Johnson et Steve Scalise leur ont ordonné de ne tenir
aucune réunion publique et de ne pas dialoguer avec eux. Au mieux, ils
persistent à faire l'autruche pendant que Rome brûle. C'est une honte. Et c'est
pourquoi je suis convaincu que les Américains les sanctionneront en novembre.
> Nous soutenons sans équivoque le peuple ukrainien
dans son courageux combat pour la liberté face à l'agression russe. L'Ukraine
est du côté de la démocratie, de la liberté et de la vérité. La Russie est du
côté de l'autocratie, de la tyrannie et de l'oppression. C'est pourquoi, dès
2022, les démocrates de la Chambre des représentants ont agi à maintes reprises
pour garantir au peuple ukrainien les ressources nécessaires à sa défense. En
avril 2024, nous avons débloqué un financement historique de 61 milliards de
dollars. Il y a plusieurs mois, les démocrates ont pris le contrôle de la
Chambre des représentants et ont réussi à imposer un vote sur la loi de soutien
à l'Ukraine, un texte législatif complet imposant de sévères sanctions à la
Russie.
Malheureusement, le projet de loi sur lequel nous avons voté aujourd'hui, le HR
5334, confère des pouvoirs extraordinaires à Donald Trump. Il lui permet de
lever les sanctions prévues par le texte, tout en lui octroyant de nouveaux
pouvoirs tarifaires étendus pour poursuivre sa guerre commerciale mondiale
vouée à l'échec, qui fait exploser le coût de la vie pour les familles
américaines. Malheureusement, la Maison Blanche est prête à mettre en péril des
vies ukrainiennes et des moyens de subsistance américains au lieu de s'efforcer
de tenir ce régime russe voyou responsable de sa guerre illégale.
Le président Trump n'a montré aucune volonté d'adopter une position ferme face
à la Russie, et on ne peut lui confier de nouveaux pouvoirs lui permettant
d'imposer des droits de douane qui alourdiraient encore le coût de la vie pour
les familles américaines. C'est pourquoi nous avons voté contre cette loi.
> [Discours à la
Chambre des représentants sur le soutien à l’Ukraine] Je prends la parole pour
apporter mon soutien indéfectible au projet de loi visant à honorer les
aviateurs de Tuskegee, héros courageux et patriotes, membres de la
« Génération du siècle », qui se sont dressés contre le fascisme,
l'autoritarisme et les forces qui cherchaient à instaurer le totalitarisme en
Europe et dans le reste du monde. Nous pouvons tirer des leçons de leur
courage, de leur caractère et de leurs convictions, et nous en
inspirer. Il est regrettable que certains membres de cette administration
tentent d'effacer leur histoire. Mais cette histoire n'est pas seulement
l'histoire des Noirs. C'est l'histoire américaine. Nous ne laisserons jamais
cela s'effacer. Nous devons continuer à nous en inspirer, à nous en nourrir et
à nous en inspirer.
En y réfléchissant en venant ici, je tiens à exprimer ma profonde gratitude au
député Shomari Figures pour son rôle déterminant dans l'avancement de cette loi
et pour son engagement constant à défendre les intérêts de ses électeurs, sans
distinction de race, dans le magnifique État d'Alabama. En pensant aux
aviateurs de Tuskegee et à cette génération qui a sauvé le monde d'Adolf
Hitler, de l'Allemagne nazie et du fascisme, je me suis dit combien il est
ironique que nous soyons aujourd'hui réunis à la Chambre pour débattre d'une
loi concernant la Russie, Vladimir Poutine et leur invasion odieuse de
l'Ukraine. Les démocrates de la Chambre des représentants, sous l'impulsion de
la présidente Nancy Pelosi, du chef de la minorité Hoyer et de nombreux autres,
ont été à l'avant-garde de la défense du peuple ukrainien, s'opposant aux
tentatives d'oppression, à la tyrannie, à la propagande et aux atrocités
infligées par Vladimir Poutine et cette guerre d'agression lancée par la
Russie.
Nous continuerons, en toutes circonstances, à soutenir le peuple ukrainien, à
admirer son courage et sa bravoure dans ce combat existentiel contre Vladimir
Poutine et la Russie. Nous pensons qu'il s'agit d'un combat non seulement pour
leur intégrité territoriale, mais aussi d'une lutte entre les forces de la
démocratie et celles de l'autocratie, les forces de la liberté et celles de la
tyrannie, les forces de la vérité et celles de la propagande. Les États-Unis
d'Amérique ont toujours été du côté de la démocratie, de la liberté et de la
vérité, et c'est pourquoi nous devons toujours continuer à soutenir le peuple
ukrainien. C'est notre engagement en tant que démocrates de la Chambre des
représentants. Nous avons été présents aux côtés du peuple ukrainien dès le
début. Mais ce projet de loi qui nous est soumis aujourd'hui, malheureusement,
à mon avis, n'atteint pas les objectifs que certains, de bonne foi, au sein de
cette Chambre ou du Sénat, tentent peut-être d'atteindre.
Nous tous, et en particulier les démocrates de la Chambre, continuerons de
défendre le peuple ukrainien. Cependant, la formulation de ce projet de loi
n'oblige pas le président des États-Unis à imposer des sanctions à la Russie. En
réalité, je crois que ce projet de loi comporte tellement de failles qu'il est
fort improbable que la levée des sanctions envisagée soit un jour appliquée.
C'est d'autant plus vrai que le président Trump a fait preuve d'une grande
réticence, durant les dix années qu'il a passées aux États-Unis, à prendre
parti pour le peuple ukrainien. Il a récemment accusé l'Ukraine d'être
responsable de la hausse du prix du diesel. Non, Monsieur le Président, le prix
du diesel a augmenté à cause de votre guerre inconsidérée et coûteuse contre
l'Iran. Il a insinué que le président Zelensky, pourtant un dirigeant courageux
et intègre en temps de guerre, et le peuple ukrainien s'étaient attirés les
horreurs et la terreur de cette guerre. Non, la responsabilité n'incombe qu'à
une seule personne : Vladimir Poutine.
Nombreux sont ceux qui s'interrogent sur les raisons de la réticence du
président à s'opposer fermement à ce tyran d'Europe de l'Est. L'une des leçons
que nous avons tirées des aviateurs de Tuskegee, des grands leaders de cette
époque, de la « Génération du siècle », de Roosevelt et de Churchill,
c'est qu'il faut affronter l'agresseur, et non l'apaiser. Nous nous retrouvons
donc, en 2026, dans la même situation que les aviateurs de Tuskegee au début
des années 1940, lors de l'affrontement entre Roosevelt, Churchill et
Chamberlain : il faut choisir entre affronter l'agresseur ou l'apaiser.
C'est ce qu'a fait Chamberlain. Et apaiser l'agresseur ne mène à rien. Nous
avons tiré cette leçon, ou aurions dû la tirer, en 1939. Pourtant, aujourd'hui,
certains, y compris au plus haut niveau de l'exécutif fédéral, semblent plus
enclins à apaiser Vladimir Poutine qu'à l'affronter. C'est pourquoi je suis
profondément préoccupé et que je ne peux soutenir cette loi, malgré ma fierté
de représenter plus d'Américains d'origine ukrainienne que tout autre membre du
Congrès dans mes quartiers de South Brooklyn, Coney Island et Brighton Beach,
une communauté incroyablement patriotique.
Je dis à mes électeurs : nous continuerons à soutenir le peuple ukrainien
en Ukraine jusqu'à la victoire, mais cette loi n'offre aucune perspective d'y
parvenir. Pire encore, elle risque de donner à Donald Trump un pouvoir quasi
illimité pour imposer des droits de douane aux Américains, ce qui leur coûte
déjà des milliers de dollars de dépenses supplémentaires chaque année. Comment
est-ce possible ? En pleine crise du coût de la vie, qui n'est pas une
invention, mais bien réelle, beaucoup trop de gens dans ce pays, qui
travaillent dur et respectent les règles, ne peuvent pas s'épanouir, ils
survivent à peine dans cette économie en ruine. La vie est devenue beaucoup
trop chère aux États-Unis. Pourquoi diable le Congrès, ou la Chambre des
représentants, donnerait-il à ce président les pleins pouvoirs pour imposer de
nouvelles taxes douanières au monde entier, ce qui aura un impact économique
néfaste sur le peuple américain ? Je ne peux pas l'approuver, car je
défends les Américains ordinaires qui souffrent de cette économie en ruine,
sous un président qui avait promis de baisser les prix dès son entrée en
fonction. Or, les prix n'ont pas baissé en Amérique. Ils ont augmenté. Et l'une
des raisons de cette hausse est due aux taxes douanières de Trump, qui ont fait
grimper le coût de la vie pour les Américains au quotidien. Des milliers de
dollars de dépenses supplémentaires par an pour l'alimentation, les biens de
consommation, les voitures, et même pour l'achat d'une maison. Alors pourquoi
diable le Congrès donnerait-il à ce président le pouvoir d'infliger un tel
préjudice économique au peuple américain ?
Par conséquent, Monsieur le Président, je ne peux soutenir ce projet de loi
car, sur le fond, il n'atteindra pas l'objectif, qui est de se tenir aux côtés
du peuple américain, du peuple ukrainien, de la démocratie, de la liberté, de
la vérité et de lutter contre la tyrannie. Et ce projet de loi pourrait, dans
le même temps, donner au Président un outil supplémentaire pour nuire
économiquement au peuple américain. Je vous remercie de votre compréhension. Je
remercie l'éminent député de l'Alabama d'avoir présenté ce texte législatif en
hommage aux aviateurs de Tuskegee. Et en ce moment, face à la montée de la
tyrannie en Europe de l'Est, orchestrée par Vladimir Poutine et alimentée par
l'agression russe, faisons preuve du courage, de la force de caractère et de la
conviction dont a fait preuve la Génération du baby-boom, et ne cédons pas à la
pression, mais affrontons l'agresseur jusqu'à la victoire.
> La crise du coût de la vie aux États-Unis n'est
pas une invention. Elle est bien réelle. La vie est beaucoup trop chère aux
États-Unis. Des millions de personnes travaillent dur et respectent les règles,
mais elles ne peuvent pas s'épanouir et peinent à survivre. C'est pourquoi les
démocrates de la Chambre des représentants continuent de se battre pour une
Amérique plus abordable, afin de réduire le coût de la vie et de garantir à
chaque Américain une vie digne, abordable et confortable.
Le scandale Epstein n'est pas une invention. Les victimes d'Epstein méritent
que justice soit faite et que la vérité éclate. C'est pourquoi les démocrates
de la Chambre des représentants continuent de s'opposer fermement à la
dissimulation des dossiers Epstein par le ministère de la Justice. La
croissance exponentielle de l'intelligence artificielle et les défis qu'elle
soulève ne sont pas une invention. C'est une réalité, malgré les déclarations
de Donald Trump à ce sujet, et cela exige une action décisive et immédiate du
Congrès, conformément aux recommandations des principaux experts en IA du pays.
Il est impératif de ralentir le processus afin de protéger la santé, la
sécurité et le bien-être des Américains.
Il reste 50 jours aux Américains pour pouvoir infléchir la trajectoire du pays.
Notre président actuel se désintéresse des défis auxquels sont confrontés les
Américains. Au contraire, il continue d'affirmer publiquement et effrontément
que ces défis, notamment la crise du logement et les problèmes de sécurité liés
à l'intelligence artificielle, sont des canulars. C'est faux. Ce sont des
problèmes bien réels. Les Républicains devraient cesser de faire l'autruche.
Les Démocrates ne commettront jamais cette erreur.
> C'est un grand honneur et un privilège
exceptionnel de me tenir ici aujourd'hui, sur les marches du Capitole des
États-Unis, aux côtés de Katherine Clark, du Dr Raul Ruiz, de Nikema Williams,
de Yassamin Ansari et des membres distingués, courageux et combatifs du groupe
démocrate de la Chambre des représentants. Je tiens à remercier Kat, ainsi que
Rebecca de l'Arizona, Terri de la Géorgie et John du Nebraska, pour avoir
courageusement partagé leurs histoires et défendu les familles, les
agriculteurs et les millions d'Américains qui luttent pour survivre dans tout
le pays.
Beaucoup trop de gens travaillent dur et respectent les règles, mais ils ne
parviennent pas à s'épanouir et peinent à joindre les deux bouts. La vie est
devenue beaucoup trop chère. Les Américains sont étouffés par la gestion
désastreuse de l'économie par Donald Trump. Les démocrates de la Chambre des
représentants sont déterminés à rendre la vie plus abordable pour les
Américains. Il nous faut simplement une poignée de républicains pour tenir tête
à Donald Trump et se joindre à nous. Au lieu de cela, ils ont décidé d'annuler
les votes et de quitter la ville sans apporter le moindre soulagement aux
contribuables américains qui travaillent dur.
Les républicains n'ont rien fait pour faire baisser le prix exorbitant des
produits alimentaires. Rien pour rendre les soins de santé plus abordables.
Rien pour mettre fin à la guerre d'inconscience menée en Iran. Rien pour faire
baisser le prix de l'essence. Rien pour stopper la violente machine à déporter
les populations. Rien pour demander des comptes à l'administration Trump pour
la corruption sans précédent dont le peuple américain a été victime. Ce Congrès
républicain est inactif, et cela ne saurait tarder.
Les démocrates de la Chambre des représentants croient qu'ici, en Amérique,
lorsqu'on travaille dur et qu'on respecte les règles, on devrait pouvoir vivre
une vie décente, une vie confortable et une vie digne. On devrait pouvoir être
propriétaire, scolariser ses enfants, consulter un médecin en cas de besoin,
faire ses courses sans stress, partir en vacances en famille, épargner et
prendre une retraite paisible et digne. C'est le rêve américain. Il est brisé
aujourd'hui, mais les démocrates de la Chambre des représentants travaillent
d'arrache-pied pour le faire renaître.
Il y a deux ans, Donald Trump et les républicains MAGA ont promis de faire
baisser les prix des produits alimentaires dès leur entrée en fonction. Ils ont
promis de mettre fin aux guerres interminables au Moyen-Orient. Ils ont promis
de réduire les prix de l'énergie de 50 %. Ils avaient promis de ramener le prix
de l'essence sous la barre des 2 dollars le gallon. Or, les Républicains n'ont
rien fait pour rendre la vie plus abordable aux Américains. Au contraire, ils
l'ont rendue plus chère. Pendant deux ans, les Américains se sont demandés :
les Républicains pro-Trump mentaient-ils, étaient-ils indifférents ou tout
simplement incompétents ? Nous avons maintenant la réponse : c'est un peu tout
cela à la fois.
Les Démocrates savent que les choses doivent changer radicalement. Notre
message aux Américains est simple : nous vous entendons, nous vous voyons, nous
comprenons vos difficultés et nous nous engageons à améliorer votre quotidien.
Les Démocrates de la Chambre des représentants se battent pour une Amérique où
l'on peut vivre à moindre coût. Les démocrates de la Chambre des représentants
se battent pour faire baisser le prix exorbitant des produits alimentaires, de
l'essence et du logement. Ils se battent aussi pour rendre les soins de santé
abordables, car nous croyons que, dans cette grande nation, le pays le plus
riche de l'histoire du monde, l'accès à des soins de santé de qualité et
abordables ne peut être un privilège réservé aux plus riches, aux nantis et aux
influents. Les soins de santé abordables doivent être un droit pour chaque
Américain. Nous sommes également ici pour affirmer clairement qu'il est temps
de mettre fin à la corruption. Quiconque vole, escroque ou exploite le peuple
américain, vous êtes prévenus. Les démocrates de la Chambre des représentants
demanderont des comptes aux malfaiteurs dès le premier jour.
Les démocrates sont là. Nous sommes dehors. Nous sommes déterminés à mener ce
combat pour une Amérique abordable jusqu'à la victoire. Nous continuerons à
nous mobiliser, à nous faire entendre et à défendre nos valeurs jusqu'à ce que
nous mettions fin à ce cauchemar national et que nous rétablissions la
prospérité, la paix et la promesse de l'Amérique pour tous.
Nous nous battons pour une Amérique abordable.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> [Trump déclare qu'il interdit à CNN, MSNBC et Politico d'accéder à la
Maison Blanche, et qu'il interdira bientôt d'autres médias] Donald Trump vient
de faire ce que les dictateurs ont fait à travers l'histoire. Donald Trump, nous
sommes en démocratie. Vous ne pourrez ni manipuler l'information ni dissimuler
la vérité.
> Pour la première fois en trois ans, la Fed a relevé ses taux d'intérêt pour lutter contre l'inflation galopante, conséquence des droits de douane imposés par Trump et de sa guerre en Iran. Les sénateurs républicains ont même eu l'occasion de soutenir ma proposition de loi visant à abolir la taxe douanière onéreuse de Trump ; au lieu de cela, ils l'ont bloquée. Trump et les républicains ne font rien pour réduire les coûts. Ils s'en moquent éperdument.
> Trump tente sans cesse de minimiser le coût de sa guerre contre l'Iran, mais elle a coûté aux Américains plus de 100 milliards de dollars en prix de l'essence exorbitants. Les Démocrates du Sénat continueront de se battre pour faire adopter notre résolution sur les pouvoirs de guerre afin de rapatrier nos troupes et de réduire les dépenses des Américains.
> [Le discours de Vance pour les élections de
mi-mandat : « Donnez-nous une autre chance. Donnez-nous encore un couple
d'années »] Encore une occasion de déclencher une nouvelle guerre étrangère
sans fin, à plus de 100 milliards de dollars ?
Encore une occasion de faire exploser le prix du diesel ?
Encore une occasion de faire grimper le prix de l'essence au-dessus de 4 $
le gallon ?
Encore une occasion de priver des millions d'Américains de soins de
santé ?
Encore une occasion d'appliquer des droits de douane qui n'ont fait que
pénaliser les consommateurs américains ?
Encore une occasion de réduire les allocations alimentaires pour les
enfants ?
Encore une occasion de transformer le ministère de la Justice et la FCC en
instruments de votre propagande ?
Encore une occasion de ne rien faire concernant la réglementation de
l'IA ?
Encore une occasion de vous enrichir alors que l'économie stagne et que les
salaires réels baissent ?
Encore une occasion de faire adopter votre loi de restriction du droit de vote,
qui a déjà fait ses preuves ?
J'ai le sentiment que le peuple américain votera contre.
> Trump peut nommer qui il veut à la tête de la Réserve fédérale, mais une vérité indéniable demeure : Son économie est catastrophique et se dégrade de jour en jour. La hausse des taux de la Fed était la conséquence inévitable de ses échecs et alourdira le fardeau des Américains de multiples façons.
> Nous payons encore le prix de l'incompétence de Trump, sept mois après le début d'une guerre désastreuse contre l'Iran, une guerre qu'il avait pourtant annoncée comme devant durer quelques jours. Ce conflit a coûté des centaines de milliards de dollars aux Américains et a inutilement mis en danger nos troupes.
> Le danger incontrôlé des risques catastrophiques liés à l'IA est un problème grave qui exige une action immédiate. L'administration Trump doit se présenter sans délai devant le Sénat pour un exposé confidentiel sur ces risques et les mesures prises pour protéger les Américains. Le peuple américain mérite des réponses.
> La corruption de la famille Trump atteint des sommets d'impudence. Le jour même où Trump a honteusement accusé l'Ukraine d'être responsable de la flambée des prix de l'essence, conséquence de sa propre guerre, on apprend qu'un oligarque russe proche de Poutine a financé le mariage de Don Jr. Preuve supplémentaire que les Trump sont à la solde de Poutine.
> Donald Trump : vous avez encore perdu. La tentative du président de manipuler le vote par correspondance était scandaleuse. Son stratagème a finalement échoué. Il s’agissait d’une des affaires les plus importantes pour la protection du droit de vote devant la Cour suprême. Le plan de Trump visant à compliquer le vote était manifestement inconstitutionnel. La Cour suprême n’avait d’autre choix que de prendre la bonne décision.
> Le dernier mensonge de Trump : l’Ukraine serait responsable de la flambée des prix du diesel. Les Américains savent que c’est Trump et sa guerre contre l’Iran qui font grimper les prix. Aucune des accusations et aucun mensonge de Trump ne pourra masquer le désastre économique qu’il a engendré.
> J’appelle l’administration Trump à organiser une réunion d’information avec tous les sénateurs sur les dangers d’un développement incontrôlé de l’IA et à expliquer son inaction face à la protection de notre pays. Nous exigeons un compte rendu complet de leur cadre de test des modèles d’IA. Nous exigeons des réponses claires sur la manière dont nous nous défendrons contre les cyberattaques utilisant l’IA. Et nous devons connaître les mesures prises pour empêcher la Chine d’accéder à nos puces et équipements d’IA les plus avancés.
> Donald Trump vend des grâces dans le cadre d'un système qui s'apparente à de la corruption – une pratique qu'il connaît bien (voir : l'achat de votes américains pour 5 000 dollars). Mais est-ce vraiment surprenant ? Il est prêt à tout vendre et à trahir n'importe qui pour s'enrichir, lui et sa famille. Ce n'est que le dernier exemple en date. Tout cela fera l'objet d'une enquête et, le cas échéant, de poursuites judiciaires lorsque les démocrates reprendront le contrôle du Congrès en novembre.
Barack Obama (ancien président des Etats-Unis)
> J'ai été encouragé cette semaine de constater que les dirigeants des
laboratoires de pointe s'accordaient sur la nécessité de ralentir le rythme du
développement de l'IA. Compte tenu des enjeux, c'est un premier pas positif et
indispensable. Mais je suis encore plus encouragé par la reconnaissance
croissante du fait que le développement de cette nouvelle technologie puissante
doit être au cœur de notre débat public. Je suis les progrès de l'IA depuis
plus de dix ans, et une chose est claire pour moi : l'impact potentiel de
cette technologie n'est pas surestimé. Elle évolue aussi à une vitesse
fulgurante, plus vite encore que ceux qui la conçoivent ne peuvent suivre. Je
ne suis pas un partisan de l'accélération de l'IA qui croit qu'elle mènera à
une techno-utopie, et je ne suis pas un pessimiste qui pense qu'elle mènera
inévitablement à la destruction de l'humanité. Mais la question de savoir si
cette technologie aboutira à des avancées extraordinaires en médecine, en
énergie et en éducation, ou si elle provoquera d'énormes bouleversements
économiques, une inégalité accrue et une catastrophe potentielle, dépendra des
choix que nous faisons maintenant – des choix qui devraient être faits non
seulement par les entreprises concernées, mais par nous tous.
> Il est donc essentiel de profiter de cette période pour instaurer un dialogue plus ouvert, public et démocratique sur l'IA. S'appuyant sur les déclarations déjà faites par les entreprises pionnières, certains acteurs majeurs du secteur ont annoncé le lancement du Projet Blueprint, visant à faciliter la collaboration entre entreprises technologiques et décideurs politiques pour définir des normes et des lignes directrices plus rigoureuses en matière de développement de l'IA.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat)
> Le droit de vote des Américains est sacré. Aucun président ni aucune
institution ne peut le leur retirer, et c'est une bonne nouvelle que la Cour
suprême ait affirmé ce fait.
> Ce matin même, le New York Times rapportait que le chef des services de renseignement chinois souhaite que son gouvernement exerce un contrôle accru sur le secteur de l'IA. Comme je l'ai indiqué: l'administration Trump a une occasion unique d'associer la Chine à la lutte contre le développement de l'IA lors de la visite du président Xi dans deux semaines. Elle devrait la saisir.
Cory Booker (sénateur du New Jersey)
> Ces photos divulguées d'avions, de véhicules et de bases détruits en
Arabie saoudite et au Koweït révèlent le véritable coût de la guerre
irresponsable menée par Trump contre l'Iran. Nos troupes paient le prix d'un
conflit déclenché sans stratégie, sans l'aval du Congrès et sans transparence.
Les Américains méritent la vérité, pas des mensonges. Cela doit cesser.
> Plus de 6,5 milliards de dollars de vos impôts ont été dépensés en 2025 pour payer des fonctionnaires fédéraux à ne rien faire, à cause des coupes budgétaires inconsidérées et chaotiques de Trump et du DOGE. Ils ont appelé cela « efficacité ». C’était une purge irresponsable qui a mis à l’écart des milliers de fonctionnaires dévoués, anéanti des compétences essentielles et contraint les Américains à attendre plus longtemps pour les services dont ils dépendent… tout en continuant à payer la facture.
> 33 milliards de dollars. 3,7 milliards de dollars de matériel perdu. 18 fils et filles américains qui ne rentreront jamais chez eux. Un rapport du Pentagone vient de chiffrer le coût de cette guerre insensée. Derrière chaque dollar se cache une famille sans famille. Ce conflit coûte la vie à nos soldats, épuise nos stocks militaires et oblige le peuple américain à payer la facture d'une guerre qu'il n'a jamais autorisée. Nous honorons nos troupes en disant la vérité et en mettant fin à ce conflit.
> Nous remportons procès après procès pour empêcher Donald Trump de subvertir nos élections, même devant la Cour suprême. À chaque fois qu'il tente de manœuvrer, nous devons le contrer. Mais la solution ultime, c'est nous : nous devons nous mobiliser, nous organiser et aller voter en masse pour obtenir la plus forte participation jamais enregistrée dans notre pays.
> La guerre inconsidérée menée par Trump en Iran met en danger nos militaires tandis que lui et sa famille s'enrichissent. Les familles qui travaillent n'ont plus les moyens de se soigner ni de faire garder leurs enfants. Le prix de l'essence, des produits alimentaires et le coût de la vie ne cessent d'augmenter. Les républicains du Congrès ne font rien pour l'arrêter.
> Les familles qui travaillent se serrent la ceinture, tandis que les géants pétroliers et les profiteurs de guerre s'enrichissent. Donald Trump a déclenché cette guerre, et aujourd'hui, ce sont les Américains ordinaires qui en paient le prix pour que quelques-uns s'enrichissent encore davantage.
● Israël
♦ Yesh Atid
Yair Lapid (Président)
> J'ai demandé au procureur général de suspendre la nomination de douze
nouveaux ambassadeurs par le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar,
alors que le pays est en période électorale. Cette manœuvre, menée à cinq
semaines des élections, vise à entraver l'action du prochain ministre des
Affaires étrangères et est totalement injustifiée.
> Je vous le promets : dans le prochain gouvernement, vous ne pourrez plus voler l'argent du public qui travaille et sert la collectivité.
> J'en appelle une nouvelle fois au Premier ministre Netanyahu : nous disposons d'une solution légale pour régler le problème d'inventaire immédiat de Tsahal sans faire exploser le budget ni augmenter les impôts. Saisissons la Commission mixte du budget de la défense et transférons sans délai les 11 milliards de shekels bloqués depuis des mois pour des acquisitions de défense urgentes. Au lieu de manœuvres électorales mesquines et de verser des milliards à des profiteurs et aux caisses de la coalition, occupons-nous de la sécurité d'Israël.
> Dans les 100 premiers jours du prochain gouvernement, nous adopterons une loi garantissant l'égalité des droits pour tous les couples en Israël. Papa et maman, papa et papa, maman et maman, tous ont les mêmes droits, tous sont égaux devant la loi. Le combat de la communauté LGBTQ+ en Israël est le combat de tous ceux qui croient en la liberté, en l'amour, en la démocratie. C'est aussi le combat pour un judaïsme qui ne hait pas, mais qui accepte et accueille ceux qui sont différents. La situation n'est pas une fatalité, la réalité n'est pas une fatalité. Nous sommes maîtres de notre destin. La communauté est là pour rester.
● Japon
♦ Alliance centriste pour la réforme
> Lors d'une assemblée générale des députés de la Diète, tenue à la Diète
nationale le 16 septembre, le député Ogawa a prononcé le discours d'ouverture
et annoncé que, dans le cadre de la réorganisation du parti, 48 des 49 membres
entameraient une procédure de départ. Il a précisé que le seul membre restant
serait nommé président du comité d'organisation du parti, Watanabe So, et a
proposé le nom « Association pour la réforme démocratique » pour le
nouveau parti, nom qui a été approuvé par l'assemblée générale.
Le député Ogawa a reconnu que la situation dans laquelle le président du
Comité d'organisation, M. Watanabe, serait seul responsable de la gestion des
subventions aux partis politiques et assumerait des responsabilités socio-économiques
serait « difficile à comprendre pour les électeurs », mais a expliqué qu'il
entendait « confier les espoirs et les responsabilités des 49 membres ». Il a
plaidé pour une politique visant à mettre en œuvre des politiques avec un
groupe parlementaire unifié comme noyau de la force réformiste centriste, et a
demandé l'autorisation de démissionner de son poste de député et d'entamer une
transition vers un nouveau système.
À l'issue de l'assemblée générale, il s'est adressé aux journalistes,
revenant sur la gestion du parti au cours des huit derniers mois et déclarant
franchement : « Il y a eu de nombreux moments difficiles, douloureux
et troublés. » Il a toutefois exprimé sa gratitude pour la confiance et
l'amitié dont les parlementaires de différents horizons ont fait preuve face à
ces situations difficiles.
Le nouveau nom du parti, « Association pour la réforme démocratique »,
visait à incarner non seulement les idéaux issus du Parti démocrate, mais aussi
la volonté de bâtir une société démocratique, équitable et juste, et de privilégier
une approche centriste. Le parti a également annoncé son intention de former un
groupe parlementaire unifié avec d'anciens membres du Parti démocrate
constitutionnel et du Komeito, qui conserveraient une relation d'égalité et
coopéreraient au sein de la Diète.
Concernant le règlement des affaires restantes du parti et la gestion des
subventions politiques, il a déclaré que 48 des 49 députés quitteraient le
parti et que le président du Comité d'organisation, M. Watanabe, assumerait la
responsabilité de gérer ces affaires en tant que représentant du parti. Face à
la concentration apparente du pouvoir et des fonds entre les mains d'une seule
personne, il a exprimé des regrets, déclarant : « Nous aurions dû
prendre les critiques externes plus au sérieux. » Il a ensuite expliqué
que des règles internes définissant les responsabilités et les pouvoirs
seraient établies et que la gouvernance serait assurée par un système collégial
et une responsabilité partagée. Il a indiqué vouloir renforcer le rôle de contrôle
du parti et s'opposer au gouvernement et au parti au pouvoir en tant que groupe
parlementaire uni.
Enfin, il a affirmé sa détermination envers le nouveau système, déclarant :
«J'endurerai la honte et remplirai mes responsabilités avec sens des
responsabilités.»
> Le 16 septembre, l'Alliance réformiste centriste a
tenu une conférence de presse à la Diète suite à la démission de son chef, le
député Junya Ogawa, et à l'élection du député Hajime Watanabe comme nouveau
chef.
Lors de la conférence de presse, le nouveau chef du parti, M. Watanabe, a
exprimé sa détermination à entreprendre les tâches concrètes de réorganisation
du parti et de fusion avec un nouveau parti. Il a annoncé que l'assemblée générale
des députés avait décidé à l'unanimité de la démission du député Ogawa et de sa
nomination à la tête du parti. Il a également indiqué que le départ de 48 députés
avait été approuvé et que M. Watanabe resterait au sein du parti pour
poursuivre le travail de liquidation. Par ailleurs, concernant l'échec de la
mise en œuvre du parti tel qu'il avait été envisagé lors de sa fondation et
après les élections législatives, il a déclaré : « En tant que
député, je présente mes plus sincères excuses à toutes les personnes
concernées, aux chefs de section et à tous ceux qui nous ont soutenus à travers
le pays. » Il a ensuite affirmé avoir été chargé de ces fonctions par la volonté
unanime des 49 députés ayant appartenu au parti et s'est dit déterminé à les
assumer pleinement.
Il a expliqué qu'après des discussions sur l'organisation du parti, il
avait été décidé de ne pas scinder les anciens partis politiques, préférant que
Watanabe, le nouveau dirigeant de l'Alliance réformiste centriste, prenne la
relève, avant de fusionner avec le nouveau parti une fois les formalités
organisationnelles, comptables et juridiques accomplies. Il a cité la réorganisation
des quelque 190 sections générales à travers le pays comme la question la plus
urgente. Il a précisé que cela impliquait non seulement les procédures de
fermeture des sections, mais aussi la préparation des rapports de financement
politique et de divers autres rapports, ainsi que la réponse aux audits légaux.
Il a mentionné que dans de nombreuses sections, les effectifs et les bureaux
avaient été réduits après les élections générales, et que, dans certains cas,
les responsables de section poursuivaient leurs activités politiques tout en
exerçant une autre activité professionnelle. Il a indiqué que ce travail, qui
prend normalement plusieurs mois, devait être achevé rapidement, et a souligné
qu'il « soutiendrait pleinement ses collègues et les responsables des
sections générales à travers le pays ».
Le parti a indiqué qu'il entend poursuivre le processus en sollicitant
l'avis de conseillers juridiques et d'experts-comptables, et qu'il intégrera au
Comité exécutif permanent des chefs de section et des représentants du
personnel du parti n'exerçant pas actuellement leurs fonctions, afin de mettre
en place un mécanisme de prise de décisions importantes. Il a également indiqué
qu'il garantira la stabilité juridique et la transparence malgré un effectif réduit,
et qu'il poursuivra la réorganisation du parti de manière progressive.
♦ Parti démocrate constitutionnel
> Respect de la formation d'un nouveau parti par la coalition réformiste
centriste : « La coopération entre les trois partis restera
nécessaire. »
Concernant la décision officielle de l'Alliance centrale pour la réforme de
nommer son nouveau parti « Association pour la réforme démocratique », la secrétaire
générale Tanabe a fait référence à la décision du Parti démocrate
constitutionnel de ne pas «fusionner de manière organisée avec le parti central»
et a déclaré : «Je crois que cette nouvelle forme est basée sur ces discussions
et conclusions.»
Elle a également déclaré vouloir respecter la décision de la Coalition réformiste
centriste et a réaffirmé que la moitié de ses membres sont d'anciens collègues
du Parti démocrate constitutionnel. Elle a ajouté: « Comme auparavant,
lorsque nous examinerons la situation à la Diète, nous devrons réfléchir aux
politiques que nous pouvons mettre en œuvre pour le peuple, aux propositions
que nous pouvons formuler et à la manière de les faire progresser, même
modestement. La coopération entre les trois partis restera donc
indispensable. »
Elle a ajouté : « Je voudrais inviter nos collègues, qui ont assumé de
nouvelles fonctions, à coopérer avec nous », indiquant ainsi son intention de
continuer à travailler ensemble à la réalisation des politiques.
> Kiyomi
Tsujimoto, responsable du quartier général pour la promotion de l'égalité des
sexes du Parti démocrate constitutionnel
Dans le rapport 2026 du Forum économique mondial sur l'écart entre les
sexes, le Japon se classe 117e sur 145 pays. Bien que ce classement soit
meilleur que celui de l'année précédente (118e), il demeure faible. L'écart
entre les sexes est particulièrement marqué dans la sphère politique, et la
participation des femmes à l'élaboration des politiques reste insuffisante.
Même au sein du nouveau second gouvernement Takaichi, entré en fonction
hier, on ne compte que deux femmes ministres. Le pourcentage de femmes à la
Chambre des représentants est faible (14,6 %), et les débats politiques visant à
promouvoir l'égalité des sexes, comme l'introduction de noms de famille
distincts facultatifs pour les couples mariés, n'avancent pas. Il est
indispensable d'accroître le nombre de femmes occupant des postes à
responsabilité, de leur permettre de participer pleinement à la prise de
décision et de s'impliquer activement dans l'élaboration des politiques.
Le Parti démocrate constitutionnel œuvre activement à cette évolution. Il a
atteint la parité hommes-femmes à la Diète, avec 20 femmes et 19 hommes. Au
sein de cette dernière, il mène les débats politiques sur l'égalité des sexes,
notamment sur la possibilité pour les couples mariés de porter un nom distinct
et sur la suppression des inégalités salariales entre les sexes, et s'emploie à
éliminer la discrimination et les préjugés. De plus, il intensifiera ses
efforts pour supprimer les assemblées exclusivement féminines à l'échelle
nationale et permettre aux femmes de participer pleinement à toutes les
instances décisionnelles, y compris les assemblées locales.
De plus, le Parti démocrate constitutionnel s'engage à promouvoir l'intégration
de la dimension de genre. Nous ne laisserons pas l'égalité des genres se
limiter au ministère chargé de cette question, mais examinerons tous les
domaines, notamment l'économie, l'emploi, la sécurité sociale, l'éducation, la
petite enfance, les soins aux personnes âgées, la prévention des catastrophes,
le développement communautaire, ainsi que la politique étrangère et la sécurité,
sous l'angle de l'égalité des genres, et nous en tiendrons compte dans
l'élaboration, la mise en œuvre, l'évaluation des politiques et le budget. Il
est essentiel que cette approche devienne une pratique courante en politique,
dans l'administration et dans la société dans son ensemble.
Nous ne pouvons plus accepter un résultat de 117e place comme étant « inévitable
». Il ne suffit pas que les femmes « existent » ; elles doivent participer aux
décisions de la société et la transformer. Le Parti démocrate constitutionnel
continuera de s'investir pleinement pour parvenir à une véritable égalité des
sexes.
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Dans une grande partie de la Norvège, la voiture est indispensable pour se
rendre au travail, emmener les enfants à la maternelle ou simplement pour les
activités quotidiennes. Pour les transporteurs, les artisans et les entreprises
de mécanique, le carburant est un facteur de production absolument essentiel.
Lorsque le diesel et l'essence augmentent, la facture ne s'arrête pas à la
pompe. Les coûts des transports, des biens de consommation, de l'alimentation,
des services artisanaux et des entreprises norvégiennes augmentent également.
Parallèlement, le secteur de la construction est en difficulté. La Norvège a
besoin de logements, de routes, d'eau, d'assainissement et d'autres
infrastructures. Le Parti du Centre estime qu'il est inacceptable de rendre encore
plus cher l'un des facteurs de production les plus importants. Le Parti du
Centre souhaite une baisse des taxes sur les carburants afin de faciliter le
quotidien des Norvégiens et de maintenir l'activité économique dans tout le
pays. Les mesures de lutte contre le changement climatique doivent être mises
en œuvre grâce à des technologies et des alternatives existantes, et non en
faisant peser la facture sur les plus démunis.
> Le Parti travailliste avait promis une nouvelle orientation pour la politique ferroviaire. Or, il perpétue la politique d'appels d'offres concurrentiels et la fragmentation du secteur, héritées du Parti conservateur et du Parti libéral. Le gouvernement annonce que les futurs contrats ferroviaires seront attribués par appel d'offres. Le Parti du Centre estime que le Parti travailliste privilégie l'application de la réglementation de l'EEE au détriment de sa propre stratégie, au lieu d'utiliser la marge de manœuvre politique dont dispose la Norvège pour défendre ses intérêts. Il en résulte une politique ferroviaire identique à celle contre laquelle le Parti du Centre avait mis en garde : fragmentation, multiplication des contrats, alourdissement des procédures administratives et réduction du contrôle politique. Le Parti du Centre avait précisément alerté sur ce point lors de la présentation du quatrième paquet ferroviaire de l'UE. Lorsque le gouvernement affirme désormais que toutes les portes légales sont fermées, Geir Inge Lien y voit aussi un manque de volonté politique. Pour les usagers du train, l'essentiel est la ponctualité, la fiabilité de l'information et la qualité de l'offre. L'objectif doit être un réseau ferroviaire au service des voyageurs, et non une logique de marché et d'appels d'offres à outrance. Le Parti du Centre souhaite un contrôle national et politique accru du secteur ferroviaire et souhaite exploiter pleinement la marge de manœuvre dont dispose la Norvège. Le Parti travailliste avait promis aux électeurs une nouvelle orientation en matière de politique des transports. Or, il s'inscrit dans la continuité de la politique ferroviaire des partis conservateur et libéral. C'est décevant. La Norvège a besoin d'une gestion plus politique du réseau ferroviaire, et non d'une approche davantage axée sur le marché, affirme Geir Inge Lien.
> Le Parti du Centre refuse toute nouvelle réglementation européenne coûteuse et inutile. Le gouvernement travailliste souhaite une mise en œuvre plus rapide de la réglementation européenne en Norvège. Le Parti du Centre estime que la première mesure que le gouvernement norvégien devrait prendre est de contrôler les exportations d'électricité. L'application des prix européens de l'électricité en Norvège risque de ruiner les entreprises norvégiennes.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
> Offrir à chaque enfant le meilleur départ dans la vie
Les mille premiers jours de la vie d'un enfant sont cruciaux pour sa santé
physique, son bien-être mental et ses perspectives d'avenir. Au cœur de cette
période primordiale se trouvent les infirmières puéricultrices, des
professionnelles de santé publique spécialisées qui veillent sur les
nourrissons, dépistent précocement les retards de développement, accompagnent
l'allaitement et contribuent à désengorger les services d'urgences et les
cabinets de médecine générale.
Pourtant, partout en Angleterre, ce filet de sécurité universel est mis à rude
épreuve.
Depuis 2015, le nombre de puéricultrices a chuté de façon spectaculaire,
surchargeant de travail les praticiennes restantes et créant une véritable
inégalité d'accès aux soins selon le lieu de résidence, où les familles
vulnérables sont laissées pour compte. Alors que des milliards sont investis
dans les subventions pour la garde d'enfants, les financements publics alloués
aux services de santé infantile ont subi des coupes budgétaires en termes
réels, si bien que plus d'un quart des puéricultrices en Angleterre sont
responsables de plus de 750 enfants chacune.
Les Libéraux-démocrates estiment
que chaque enfant mérite le meilleur départ possible dans la vie, quels que
soient les revenus ou le lieu de résidence de sa famille. Aujourd'hui,
nos membres ont adopté une politique globale visant à reconstituer les
effectifs des infirmières puéricultrices, à orienter le NHS vers la prévention
communautaire et à mettre fin aux inégalités d'accès aux services de garde
d'enfants selon le lieu de résidence.
Notre nouvelle politique invite le gouvernement à :
- Reconstruire le personnel des visites à domicile en santé
publique : lancer une stratégie nationale pour augmenter le nombre
de places de formation, financer de nouveaux postes permanents, déployer des
programmes de retour à la pratique et améliorer la fidélisation du personnel.
- Appliquer des limites de charge de travail sécuritaires : Mettre
en place des lignes directrices reconnues à l’échelle nationale sur la charge
de travail sécuritaire afin de protéger les praticiens contre l’épuisement
professionnel et de garantir que les familles reçoivent des soins continus et
de haute qualité.
- Garantir le financement de la santé publique : augmenter et protéger le
financement de la santé publique des collectivités locales afin de rétablir les
services universels de visites à domicile et d’étendre le programme national
« Bébés en bonne santé » à chaque zone géographique.
- Protéger l'offre universelle : veiller à ce que les nouveaux
indicateurs clés de performance du ministère de la Santé et des Affaires
sociales exigent que les examens de santé obligatoires soient effectués par des
visiteurs de santé qualifiés, plutôt que de s'appuyer sur une substitution non
spécialisée.
- Intégrer les services communautaires clés : créer des liens
fluides entre les visites à domicile, la maternité, la santé mentale
périnatale, les centres familiaux Best Start, les spécialistes de l’orthophonie
et les services sociaux pour enfants.
- Fournir un soutien spécialisé ciblé : concentrer les
investissements sur les zones défavorisées pour lutter contre les inégalités en
matière de santé, en développant le soutien spécialisé pour les violences
domestiques, la santé mentale des parents, la neurodiversité et les familles en
hébergement temporaire.
- Publier des données nationales transparentes : exiger la collecte
et la publication à l’échelle nationale du nombre de visiteurs de santé, de la
taille des dossiers traités, de l’accès aux services et des résultats en
matière de
Investir dans l'intervention précoce n'est pas seulement un acte de compassion,
c'est aussi une question de bon sens. Cela permet de prévenir les problèmes
avant qu'ils ne s'aggravent, ce qui représente des économies considérables pour
les services de santé, les écoles et les services sociaux à long terme.
Nous ne pouvons pas permettre qu'une autre génération d'enfants soit privée
d'un soutien essentiel dès son plus jeune âge. Il est temps de soutenir nos
infirmières puéricultrices, de mettre fin aux inégalités d'accès aux soins
selon le lieu de résidence et de garantir à chaque enfant le départ sain et
sécurisant qu'il mérite.
> Mortalité des
enfants en hébergement temporaire
Chaque enfant mérite un foyer sûr, pourtant plus de 176 000 enfants en
Angleterre grandissent dans des logements temporaires épouvantables qui
détruisent leur enfance et leur coûtent la vie.
L'échec des Conservateurs en matière de logement et l'inaction persistante des
Travaillistes ont engendré un scandale national, contraignant des familles à
s'entasser dans des pièces humides, moisies et infestées de rongeurs, ou dans
des bureaux aménagés sans fenêtres. Tragiquement, depuis 2019, au moins 104
enfants sont décédés dans des logements précaires, dont plus de 70 nourrissons
de moins d'un an, victimes de causes évitables telles que le manque de lits
d'enfant dans des pièces surpeuplées.
Il s'agit d'une aberration morale et d'une violation flagrante de la Convention
des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. Les
Libéraux-démocrates estiment qu'aucun enfant ne devrait mourir à cause de son
lieu de résidence. Aujourd'hui, nos membres ont adopté une nouvelle politique
visant à mettre fin à cette tragédie et à garantir un logement sûr et décent à
chaque famille.
Notre politique invite le gouvernement à :
- Publier une stratégie nationale , assortie d'objectifs et d'échéanciers
clairs, visant à réduire et à terme à mettre fin au recours à l'hébergement
temporaire pour les familles avec enfants, appuyée par des inspections
régulières selon des normes minimales applicables.
- Mettre fin purement et simplement aux placements non sécuritaires, notamment
en interdisant le partage des cuisines et des salles de bains avec les adultes
seuls, en exigeant des équipements de cuisine adéquats dans tous les placements
familiaux et en fournissant un berceau ou un couffin pour chaque enfant de
moins de deux ans lorsque des dispositions pour un sommeil sécuritaire ne sont
pas déjà en place.
- Traiter les décès d'enfants liés à l'hébergement temporaire comme une urgence
nationale et intégrer la Convention des Nations Unies relative aux droits de
l'enfant dans le droit national afin que les droits des enfants soient
exécutoires et non de simples aspirations.
Vivre dans le chaos et l'incertitude nuit gravement à la santé et à l'avenir
d'un enfant, les déménagements d'urgence constants compromettant directement sa
scolarité. Il est inacceptable que des milliers d'enfants soient contraints de
vivre dans des lieux dangereux.
Nous ne resterons pas les bras croisés face aux conséquences dramatiques du
manque de logements pour les enfants, qui risquent leur santé et leur vie. Il
est temps de mettre fin à cette crise du logement, de faire respecter les
normes humaines fondamentales et de construire un foyer sûr pour chaque enfant.
> Les membres du Parti libéral-démocrate ont adopté une nouvelle politique visant à garantir l'avenir de l'éducation en milieu rural et côtier. Chaque enfant, quel que soit son lieu de résidence, mérite d'avoir accès à une éducation de qualité.
> Réformer les
tribunaux des affaires familiales
Le système judiciaire familial devrait être un lieu sûr, protecteur et
permettant une résolution rapide des problèmes pour les enfants et les
familles. Or, après des années de sous-financement et de négligence systémique
de la part des conservateurs, les procédures familiales, tant privées que
publiques, sont entachées de retards considérables et de lacunes structurelles
importantes en matière de violence conjugale.
Les données du Mécanisme de rapport et de réforme des tribunaux de la famille
(FCRRM) révèlent que les violences conjugales sont présentes dans 73 % des
audiences devant les tribunaux de la famille . Pourtant, les victimes de
violences et d'emprises coercitives continuent de se heurter à un système qui
peine à les protéger. Parallèlement, les affaires de droit public traitées par
les autorités locales sont confrontées à des retards chroniques : près
d'un tiers des audiences sont annulées avant même d'avoir lieu, laissant des
enfants vulnérables dans l'incertitude.
Les Libéraux-démocrates estiment que le bien-être et la sécurité de l'enfant
doivent être primordiaux. Aujourd'hui, nos membres ont adopté une mesure
décisive visant à réformer la justice familiale, à mettre en œuvre des modèles
de tribunaux non accusatoires qui ont fait leurs preuves et à éliminer les
risques de violence domestique liés aux décisions de justice.
Notre politique comprend un certain nombre de mesures pour y parvenir,
notamment :
- Nous œuvrons pour que les personnes impliquées dans des procédures de droit
privé bénéficient d'une formation spécialisée en matière de violence
domestique .
- Faciliter une plus grande collecte de données et une plus grande transparence
en ce qui concerne les jugements des tribunaux de la famille afin que les
problèmes systémiques puissent être identifiés plus tôt et que des mesures
puissent être prises pour y remédier.
- Veiller à ce que les efforts de réforme du système de justice familiale se
poursuivent comme prévu et comprennent un calendrier de mise en œuvre avec des
étapes clés claires et des rapports d'étape obligatoires.
Réformer la justice familiale ne consiste pas à gagner des arguments
juridiques, mais à assurer la sécurité des enfants, à soutenir les victimes de
maltraitance et à offrir aux familles des solutions plus rapides et plus
humaines.
Les Libéraux-démocrates s'engagent à mettre en place un système de tribunaux
des affaires familiales qui place véritablement les enfants au premier plan.
> Les membres des Libéraux-démocrates ont adopté une nouvelle politique visant à lutter contre la crise de la maternité. La Grande-Bretagne devrait être le pays le plus sûr au monde pour avoir un enfant.
> Les membres des Libéraux-démocrates ont adopté une nouvelle politique visant à bâtir une Grande-Bretagne meilleure grâce aux entreprises. Les entreprises sont le moteur de la prospérité nationale britannique.
> Assurer la
sécurité de la Grande-Bretagne et défendre le libéralisme
Le contexte sécuritaire mondial a atteint un point de bascule dangereux. Des
décennies de stabilité post-Guerre froide ont été anéanties par la guerre
brutale menée par la Russie en Ukraine, les menaces systémiques émanant de la
Chine et la politique étrangère imprudente et irresponsable de la
Maison-Blanche de Donald Trump. Des menaces directes contre les alliés de
l'OTAN aux guerres tarifaires explosives, Trump a ébranlé les fondements mêmes
de la politique de sécurité internationale britannique.
Alors que les conservateurs ont laissé les forces armées britanniques dans un
état périlleux et exsangue, le gouvernement travailliste a fait preuve d'un
manque d'empressement alarmant à rétablir les défenses britanniques avec un
financement adéquat ou à proposer une vision fondée sur des valeurs pour la
place du Royaume-Uni dans le monde.
Les Libéraux-démocrates estiment que défendre notre sécurité et préserver nos
valeurs exige force, résilience et partenariat international. Aujourd'hui, nos
membres ont adopté notre programme visant à établir une stratégie globale de
sécurité internationale, destinée à renforcer les capacités militaires du
Royaume-Uni, à approfondir nos liens avec l'Europe, à accroître notre
résilience intérieure et à défendre l'ordre international fondé sur des règles.
Reconstruire les forces armées britanniques
Pour dissuader toute agression et protéger nos intérêts nationaux, nous devons
veiller à ce que nos forces armées soient correctement équipées, résilientes et
dotées des ressources financières nécessaires pour l'ère moderne. Cela implique
notamment :
- Objectif de 3,5 % pour la défense : Porter les dépenses de défense de
base à 3 % du PIB d’ici 2030 et atteindre 3,5 % pour la défense de
base (plus 1,5 % pour la sécurité au sens large) d’ici 2035 afin de faire
face aux menaces auxquelles nous sommes confrontés en tant que nation.
- 20 milliards de livres sterling en « obligations de défense » : relancer
immédiatement la régénération de nos forces armées en émettant des obligations
de défense gouvernementales, destinées à accroître rapidement les capacités
militaires du Royaume-Uni et à investir dans les technologies de défense.
- Des dépenses de défense plus intelligentes : mettre fin au gaspillage à
Whitehall et à l’inefficacité du ministère de la Défense en créant une
commission des comptes publics de la défense dédiée à la Chambre des communes
afin de garantir que chaque livre sterling renforce les capacités de première ligne.
- Soutien indéfectible à l'Ukraine : Maintien et renforcement de l'aide
financière, diplomatique et militaire à l'Ukraine pour vaincre l'agression
russe sur le sol européen.
Approfondissement des partenariats européens en matière de défense
La Grande-Bretagne est une nation européenne, et notre sécurité est
indissociable de celle de nos voisins continentaux. À l'ère des superpuissances
imprévisibles, nous devons renforcer le pilier européen au sein de l'OTAN. Cela
signifie :
- Un Conseil européen de sécurité : Proposition d’un nouvel organe de
direction pour aider à coordonner la production européenne de défense,
rationaliser les achats militaires et stimuler l’efficacité industrielle.
- Réintégrer le marché unique : chercher à accéder au marché unique de
l’UE pour relancer la croissance économique et obtenir une plus grande
influence et un meilleur accès au financement commun européen de la défense et
au développement des capacités.
- Mise en commun des capacités et opérations conjointes : Approfondir les
programmes d’échanges militaires, les missions conjointes et le partage des
ressources avec les partenaires de l’UE afin de maximiser la dissuasion
collective.
Renforcer la résilience de l'ensemble de la société
La sécurité moderne s'étend bien au-delà du champ de bataille : elle exige
la protection des infrastructures critiques, des chaînes d'approvisionnement et
des institutions démocratiques nationales contre les ingérences étrangères et
les menaces hybrides. Elle exige :
- Création d'un Bureau de la protection civile : mise en place d'un
organisme central chargé de coordonner la résilience de l'ensemble de la
société face aux cyberattaques, aux chocs des chaînes d'approvisionnement et
aux urgences nationales.
- Une réserve civile de volontaires : mise en place d’un réseau national
de citoyens qualifiés prêts à soutenir les services essentiels et les efforts
de sécurité nationale à court terme.
Défendre le multilatéralisme et l'ordre international fondé sur des
règles
Un monde stable repose sur des règles partagées, des institutions
internationales fortes et une diplomatie fondée sur des principes. Face à la
montée de l'autoritarisme, nous devons défendre l'ordre international.
- Alliances de puissances moyennes : Travailler aux côtés de partenaires
démocratiques de confiance comme le Canada pour faire contrepoids aux régimes
autoritaires.
- Gouvernance des technologies de pointe : Piloter les efforts mondiaux visant
à établir des normes internationales en matière de sécurité de l'IA, d'armes
autonomes, de sécurité spatiale et de stabilité maritime.
- Protection des institutions mondiales : défendre les organismes
multilatéraux, le droit international et les normes démocratiques qui sont
essentiels à la sécurité nationale et à la prospérité économique de la
Grande-Bretagne.
En investissant dans notre défense, en renforçant nos partenariats européens et
en bâtissant une véritable résilience nationale, le Royaume-Uni peut demeurer
un phare de stabilité démocratique. Les Libéraux-démocrates sont prêts à
défendre la Grande-Bretagne, à protéger nos alliés et à défendre l'ordre
international fondé sur des règles en ces temps troublés.
> Guerre en Europe. La Chine affirme sa puissance économique. Trump bouleverse les alliances traditionnelles. Le monde a changé, et la Grande-Bretagne doit s'adapter. Notre sécurité et notre prospérité reposent sur un partenariat renforcé avec l'Europe.
> Nous ne pouvons pas laisser l'Amérique de Trump devenir la Grande-Bretagne de Farage. Les Libéraux-démocrates demandent au gouvernement d'aller plus loin dans la lutte contre l'influence des milliardaires de la cryptomonnaie sur la vie politique.
> L'an dernier, plus de 31 000 personnes ont passé plus de 12 heures aux urgences, selon des données révélées par les Libéraux-démocrates. Le gouvernement a rejeté notre proposition de mettre fin à la prise en charge dans les couloirs des urgences d'ici un an. Personne ne devrait être laissé dans une telle situation. Nous poursuivrons nos efforts jusqu'à ce que cela cesse.
Ed Davey (leader)
> [Discours lors de la London Security Conference 2026 de l'Internationale
libérale: «Le combat mondial pour
les valeurs libérales»
C'est vraiment merveilleux de me tenir ici devant vous et de voir des amis
libéraux venant de tout notre continent et du monde entier.
Amis d'Ukraine. Nous sommes à vos côtés dans votre lutte contre l'agression de
Poutine.
Autres amis d'Europe de l'Est – également en première ligne, qui savent
exactement ce qui est en jeu quand le pouvoir autoritaire n'est pas contrôlé
aux frontières de l'Europe.
Amis du Canada – en première ligne contre un autre genre de tyran autoritaire.
Nous sommes à vos côtés aussi. Haut les coudes !
Et amis libéraux de tant d'autres pays.
Des langues différentes. Des histoires différentes. Des traditions différentes.
Mais une conviction partagée.
Que la liberté mérite que l'on se batte pour elle. Que l'État de droit n'est
pas négociable. Que la dignité humaine ne s'arrête pas aux frontières
nationales.
Que lorsque la démocratie est attaquée – partout dans le monde – nous, les
libéraux, avons le devoir de rester unis et de la défendre.
Et mes amis, c'est exactement le moment que nous vivons.
Un moment extraordinaire et dangereux – pour la Grande-Bretagne, pour l'Europe
et pour le monde.
Je ne pense pas qu'il soit exagéré de dire que les hypothèses que nous tenions
autrefois pour acquises – des hypothèses qui ont façonné notre continent depuis
la chute du mur de Berlin – ne sont plus valables.
L'hypothèse selon laquelle les règles internationales seraient globalement
respectées. Que le commerce continuerait de s'ouvrir, et non de se fermer.
Que notre sécurité serait garantie par une alliance stable avec les États-Unis.
Ces hypothèses ont disparu.
Vladimir Poutine mène toujours une guerre de conquête sur notre continent –
bombardant des écoles et des hôpitaux, assassinant des civils et testant
ouvertement jusqu'où la détermination de l'OTAN peut aller.
Il a montré au monde que la conquête territoriale n'est pas une relique du
siècle dernier. Elle se produit en ce moment même. À nos amis et voisins
d'Ukraine. Des compatriotes européens qui partagent nos valeurs et notre mode
de vie.
Et à Washington, nous avons un président qui ne considère pas l'alliance
occidentale comme un partenariat à entretenir, mais comme une opération de
racket à faire chanter.
Qui admire les hommes forts et se moque des alliés. Qui a donné un coup de
boule à l'ordre fondé sur des règles que des générations de dirigeants
britanniques, européens et américains ont passé des décennies à construire
après la Seconde Guerre mondiale.
Soyons honnêtes les uns envers les autres au sujet de Donald Trump.
C'est un homme qui a menacé d'abandonner l'article 5 essentiel de l'OTAN.
Qui a flatté Poutine tout en harcelant Zelensky.
Qui a déclenché une guerre commerciale contre ses amis comme ses ennemis,
détruisant les chaînes d'approvisionnement et causant une misère économique
dans le monde entier – y compris dans son propre pays.
Qui a encouragé les mouvements d'extrême droite, anti-européens, que beaucoup
d'entre vous dans cette salle combattent dans vos propres pays.
Dont la stratégie de sécurité nationale reprend les thèmes d'extrême droite de
« l'effacement civilisationnel » et menace que le gouvernement américain
cultivera la résistance en Europe.
Il s'agit d'une menace sérieuse que trop de dirigeants, je le crains, ne
prennent tout simplement pas au sérieux. Mais pas les personnes dans cette
salle. Nous avons compris.
Nous savons que nous ne pouvons pas prétendre que les États-Unis sont toujours
le garant de la sécurité européenne qu'ils étaient autrefois.
L'Europe peut et doit assumer une plus grande responsabilité pour sa propre
sécurité au sein de l'OTAN. Et cela inclut le renforcement de nos propres
forces armées par la Grande-Bretagne, ainsi qu'une collaboration bien plus
étroite avec nos alliés européens.
Et voici ce que les libéraux doivent comprendre, où que nous nous trouvions en
Europe : l'agression de Poutine à l'étranger, l'autoritarisme de Trump et la
politique populiste et nationaliste qui monte dans nos propres pays ne sont pas
des histoires distinctes.
Ce sont les fils d'une même histoire, étroitement entremêlés.
Le Kremlin ne se contente pas d'envoyer des chars et des missiles au-delà des
frontières européennes.
Il envoie de l'argent, de la désinformation et des encouragements aux partis
qui veulent démanteler l'Union européenne de l'intérieur.
Qui veulent vider l'État de droit de sa substance et monter les voisins les uns
contre les autres.
Nous le voyons en Grande-Bretagne, avec le Reform Party de Nigel Farage.
Un parti qui tente de faire de notre pays un endroit plus petit, plus mesquin
et plus effrayé. Qui tente de transformer notre Royaume-Uni en une version de
l'Amérique de Trump.
Plus de NHS. Des lois sur les armes à feu assouplies. Les médias et les
tribunaux au service de l'homme au pouvoir, au lieu de lui demander des
comptes.
Vous aurez chacun votre propre version dans votre propre pays.
En Allemagne, c'est l'AfD qui banalise une rhétorique dangereuse que votre pays
avait si fermement éradiquée.
En Autriche, c'est le Parti de la liberté qui est arrivé en tête des sondages
pour la première fois depuis la guerre.
En France, c'est Marine Le Pen, dangereusement proche de l'Élysée lui-même.
Les partis qui disent aux gens que la réponse à chaque problème est de blâmer
les « autres », de restreindre les droits des gens et d'abandonner vos alliés.
Qui déguisent l'autoritarisme en « bon sens ».
Qui sont encouragés, discrètement ou bruyamment, par leurs amis au Kremlin de
Poutine et à la Maison-Blanche de Trump.
Mais mes amis, ce combat peut être gagné. Et gagné de manière convaincante,
lorsque nous choisissons de le mener.
Regardez ce qui s'est passé en Hongrie ce printemps.
Pendant seize ans, Viktor Orbán a construit le modèle que tous les autres
populistes voulaient copier : s'emparer des tribunaux, s'emparer des médias,
s'acoquiner avec Poutine, blâmer Bruxelles pour tout.
Et en avril, le peuple hongrois l'a chassé. Pas de justesse, mais par un
raz-de-marée.
Même après que JD Vance soit venu faire campagne pour lui.
C'est un rappel que lorsque l'opposition s'organise, lorsqu'elle offre quelque
chose de mieux que la peur, l'autoritarisme illibéral peut être vaincu.
La défaite d'Orbán devrait donner à chacun d'entre nous dans cette salle de
l'espoir – et un modèle dont s'inspirer.
C'est le combat de notre génération politique. Pas libéraux contre
conservateurs, au sens ancien et familier du terme.
Mais la démocratie libérale face à un mouvement international croissant de
nationalisme autoritaire.
Un mouvement de droite soutenu chaque jour – ne l’oublions pas – par l’homme le
plus riche du monde, Elon Musk, et sa plateforme de réseaux sociaux.
Et cela compte vraiment, car ce combat ne se livre pas uniquement avec des
chars et des gazoducs. Il se livre aussi en ligne.
Regardez ce qui s’est passé en Roumanie, où une élection présidentielle a été
plongée dans le chaos et finalement annulée, après qu’un flot de désinformation
liée à la Russie et une promotion clandestine sur les réseaux sociaux aient
transformé un candidat marginal pro-Kremlin en favori presque du jour au
lendemain.
Regardez la propre plateforme de Musk, qui soutient des partis nationalistes
élection après élection, dans pays après pays, sous couvert de « liberté
d’expression ».
Cela n'arrive pas par accident. Des États hostiles et des plateformes
appartenant à des milliardaires ont découvert qu'ils veulent exactement la même
chose : une Europe divisée, querelleuse, trop occupée à se battre elle-même
pour faire front commun.
Et amis, si telle est l'ampleur de la menace, alors l'ampleur de notre réponse
doit y correspondre.
Les libéraux doivent intensifier notre lutte contre cela. Nous devons devenir
meilleurs pour dénoncer la désinformation avant qu'elle ne se propage, protéger
nos élections et demander des comptes aux plateformes, peu importe la richesse
ou la puissance des personnes qui les possèdent.
Nous devons lutter contre le nationalisme et le populisme sous toutes leurs
formes. Et nous devons travailler ensemble.
C'est la raison d'être de l'Internationale libérale. Et cela n'a jamais été
aussi important.
Et cela signifie faire ce que vous faites tous aujourd'hui.
Partager ce que nous apprenons sur la désinformation et l'ingérence étrangère
aussi rapidement que ceux qui les propagent.
Soutenir nos partis frères dès qu'ils subissent des pressions – comme cette
organisation l'a fait pour les libéraux et les démocrates luttant contre un
gouvernement qui glisse dans l'orbite de Moscou en Géorgie, et pour ceux qui
résistent aux tentatives d'abolir totalement des élections significatives au
Nicaragua.
Cela signifie coordonner nos voix à travers l'Europe et au-delà, afin que
lorsque l'un d'entre nous est attaqué pour avoir défendu l'État de droit, nous
répondions tous – ensemble, immédiatement, et non pas des semaines plus tard,
une fois que les dégâts sont déjà faits.
C'est à cela que ressemble vraiment la solidarité. Pas un slogan. Une
discipline.
Parce qu'en tant que libéraux, nous sommes de fiers internationalistes.
Des gens qui croient que nos pays et nos peuples prospèrent lorsque nous sommes
ouverts et tournés vers l'extérieur.
Et je crois fermement que le Royaume-Uni peut être une force incroyable pour le
bien lorsqu'il se tient droit sur la scène mondiale. Et qu'il défend ce qui est
juste.
Mais pendant trop longtemps, la Grande-Bretagne a été absente. Non par
nécessité, mais par choix – le choix fait par le dernier gouvernement
conservateur et applaudi par Nigel Farage.
Un choix de tourner le dos à nos voisins européens, précisément au moment où le
continent avait besoin de se serrer les coudes.
Au moment même où les menaces pesant sur notre sécurité commune se
multipliaient.
Je pense que ce fut une erreur historique. Et la plupart des Britanniques sont
d'accord.
Notre parti a donc établi un plan pour y remédier : un nouveau partenariat pour
la croissance et la défense entre le Royaume-Uni et l'UE.
Laissez-moi vous dire ce qu'il contient, car je veux vous demander votre aide
pour le concrétiser.
Premièrement, la croissance.
Nous voulons que la Grande-Bretagne revienne dans une union douanière avec l'UE
et réintègre le marché unique – en faisant tomber les barrières commerciales
qui ont coûté à notre économie des dizaines de milliards de livres par an.
La meilleure façon de s'attaquer à la crise du coût de la vie et de rapprocher
à nouveau nos pays.
Mais tout aussi importante que l'économie, il y a la défense et la sécurité. Et
la vérité, c'est que les deux ne peuvent plus être traitées séparément.
La sécurité économique est la sécurité nationale. L'énergie peut être utilisée
comme une arme. Les chaînes d'approvisionnement peuvent être prises en otage.
Nous l'avons appris à nos dépens avec le gaz russe, et nous l'apprenons à
nouveau avec les tarifs douaniers de Trump et le détroit d'Ormuz.
Il y a, dans tous nos pays, des gens qui considèrent la guerre de Poutine en
Ukraine et la guerre de Trump avec l’Iran – et la façon dont les prix du gaz
ont grimpé en flèche en conséquence – et qui disent que notre réponse devrait
être d’abandonner la lutte contre le changement climatique, d’arrêter les
investissements dans les énergies renouvelables et de nous lier encore plus
étroitement aux combustibles fossiles polluants.
Trump aux États-Unis. Kemi Badenoch et Nigel Farage ici au Royaume-Uni.
Mais leur plan ne ferait pas baisser les factures d’énergie sur le long terme.
Il laisserait notre économie plus exposée aux chocs des prix, notre
environnement plus exposé aux conditions météorologiques extrêmes et notre
sécurité plus exposée aux caprices de dictateurs étrangers.
Ce n’est pas la voie à suivre.
Alors, au lieu de cela, notre Partenariat pour la croissance et la défense
inclurait :
Une nouvelle Banque européenne de réarmement, pour aider à financer le
réarmement du continent au rythme que ce moment exige – avec le Royaume-Uni
cherchant un accès complet au programme de prêt à la défense SAFE de 150
milliards d'euros de l'UE, afin que l'industrie britannique puisse construire
aux côtés de la vôtre, et non en dehors.
Passation conjointe des marchés de défense. Construire ensemble les défenses
dont nous avons besoin. Créer des emplois ici en Grande-Bretagne et sur tout le
continent. Combler les lacunes que Poutine compte sur nous pour laisser
ouvertes.
Une coopération plus étroite en matière de renseignement, de cybersécurité et
de protection des infrastructures critiques. Car une attaque contre une
centrale électrique ici en Grande-Bretagne – ou contre le contrôle du trafic
aérien en Allemagne, ou contre le gouvernement lui-même en Lettonie – est une
attaque contre la sécurité de nous tous.
Collaboration en matière de sécurité énergétique, afin qu'aucune nation
européenne — de l'est ou de l'ouest, grande ou petite — ne puisse jamais plus
être prise en otage par un régime autoritaire coupant le gaz.
Et un nouveau Conseil européen de sécurité, pour améliorer la coordination
politique du réarmement de l'Europe et donner à ce continent la capacité
collective de répondre aux exigences de l'OTAN — avec ou sans le soutien
américain fiable.
Amis, ce dernier point est celui que je souhaite le plus vous faire comprendre
aujourd'hui. Même après le départ de Trump du pouvoir, nous ne pouvons plus
organiser notre défense en partant du principe que Washington sera toujours au
rendez-vous.
L'Europe doit être capable de se défendre elle-même. Pas pour remplacer l'OTAN,
mais pour que l'OTAN survive à tout ce qui résultera de la prochaine élection
américaine, et de la suivante.
Je reviens constamment à ce que Mark Carney a dit à Davos, car je pense que
cela capture ce moment mieux que tout ce que j'ai pu entendre.
Il a déclaré : « Les puissances moyennes doivent agir ensemble — car si nous ne
sommes pas à la table, nous sommes au menu. »
Si nous ne sommes pas à la table, nous sommes au menu.
Réfléchissez à ce que cela signifie pour chaque pays représenté dans cette
pièce.
Seuls, nous risquons tous, pour reprendre les termes de Carney, d'être au menu
: de l'agression de Poutine, des tarifs douaniers de Trump, de l'espionnage de
Xi.
Mais ensemble – en mettant en commun nos économies, nos industries de défense,
nos renseignements, notre poids diplomatique – nous sommes l'un des blocs les
plus grands et les plus capables de la planète.
Ensemble, nous sommes bel et bien à la table.
C'est l'argument en faveur de ce que je propose aujourd'hui.
Non pas parce que la mise en commun de la souveraineté est une fin en soi, mais
parce que c'est le seul moyen pour nous de rester à cette table dans un monde
où les grandes puissances imposent leur volonté.
La Grande-Bretagne veut contribuer à renforcer cette capacité. Nous sommes
l'une des premières puissances militaires d'Europe, une nation de premier plan
en matière de renseignement, un membre permanent du Conseil de sécurité des
Nations unies.
Nous devrions être à cette table, non pas parce qu'un siège nous est dû, mais
parce que l'Europe est plus sûre avec la Grande-Bretagne pleinement présente
dans la salle, et que la Grande-Bretagne est plus sûre en étant pleinement
engagée envers l'Europe.
C'est ce que propose notre partenariat. Plus riche. Plus sûr. Plus fort.
Ensemble.
L'année dernière, j'ai eu le plaisir de visiter l'Estonie.
Je me suis rendu à Tapa pour rencontrer les troupes britanniques qui y sont
stationnées sur la ligne de front de l'OTAN, travaillant côte à côte avec leurs
collègues estoniens à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière
russe.
Je me suis entretenu avec des soldats qui comprenaient, mieux que la plupart
des politiciens de leur pays ne le feront jamais, ce que signifie exactement la
dissuasion dans la pratique, jour après jour, sur le terrain.
Et j'ai rencontré la Première ministre d'Estonie pour discuter de la manière
dont nous pouvons renforcer les liens entre nos deux pays : en matière d'achats
de défense, de cyber-résilience et du travail pratique et sans fioritures
consistant à s'assurer que cette alliance tient bon.
Ce qui m'a le plus frappé, c'est la clarté. Personne en Estonie n'a besoin
d'être convaincu que Poutine est une menace. Personne n'a besoin d'être
persuadé que la liberté doit être défendue, activement, chaque jour.
Je suis rentré de ce voyage plus convaincu que jamais que la Grande-Bretagne a
beaucoup à apprendre de l'Estonie, et que nous devrions intensifier notre
propre défense – ainsi que la défense de toute l'Europe contre Poutine – bien
plus que nous ne l'avons fait jusqu'à présent.
Le combat de l'Ukraine est notre combat à tous. Le soutien de la
Grande-Bretagne à l'Ukraine ne doit jamais faiblir. Le soutien de l'Europe ne
doit jamais faiblir.
Nous devons continuer à défendre nos amis ukrainiens, à défendre notre
continent, et à défendre la démocratie, la liberté, les droits de l'homme et
l'État de droit – tout ce que Poutine tente de détruire.
Tout ce que ce mouvement, l'Internationale libérale, a été fondé pour protéger.
Alors, mes amis, voici le choix qui se présente à chaque démocratie représentée
dans cette salle.
L'une des voies consiste à se replier sur soi-même. À se fermer. À remettre nos
économies, notre sécurité et nos institutions démocratiques entre les mains
d'hommes qui nous disent que la force signifie la cruauté, et que la sécurité
signifie des murs.
C'est la voie que Poutine veut que nous empruntions. C'est, je le crains, la
voie que Donald Trump suit déjà. Et c'est la voie que Farage, Le Pen et leurs
homologues à travers l'Europe sont désespérés de suivre.
L'autre voie est celle en laquelle les libéraux ont toujours cru.
Que nous sommes plus forts ensemble que seuls. Que les sociétés ouvertes
surpasseront toujours les sociétés fermées.
Que la réponse à l'agression autoritaire n'est pas de l'imiter, mais de
l'affronter de plein fouet et de la vaincre – avec de meilleures alliances, de
meilleures idées, et le travail patient et ingrat de renforcer le soutien aux
valeurs et aux institutions qui survivent à n'importe quel tyran, dans
n'importe quel pays.
C'est la voie que je demande à la Grande-Bretagne d'emprunter. Et c'est la voie
que je demande à chaque libéral présent dans cette salle d'emprunter, ensemble,
dans vos propres pays et à travers notre continent.
Nous avons déjà fait cela par le passé. Les libéraux du monde entier ont bâti
l'ordre fondé sur des règles à partir des décombres de la Seconde Guerre
mondiale.
Nous pouvons le renouveler aujourd'hui, au moment où nous en avons le plus
besoin.
Je sais que vous prendrez part à ce travail, car c'est précisément l'objet de
cet événement aujourd'hui.
Alors merci à tous. Et quittons Londres aujourd'hui plus énergisés, mieux
organisés et plus déterminés que jamais.
Prêts à bâtir les partenariats – économiques, politiques et, oui, militaires –
qui assureront la liberté de nos peuples.
Pas au menu. À la table.
Plus riches. Plus sûrs. Plus forts. Ensemble.
> Comme d'habitude, Trump n'a aucune idée de ce dont il parle. Des présidents américains précédents ont contribué à instaurer la paix en Irlande du Nord. Trump, lui, s'y engouffre avec une stupidité crasse, tout comme il l'a fait au Moyen-Orient. Pourquoi ne se concentre-t-il pas plutôt sur la résolution de ses nombreux problèmes internes ?
● Suisse
♦ Le Centre
> Un signal important pour le tourisme suisse. Le Conseil des États veut
maintenir le taux spécial de TVA. Une mesure qui renforce le tourisme et la
création de valeur dans les régions. Mais rien n’est encore décidé : c’est
maintenant à nouveau au Conseil national de se prononcer.
> Sécurité au cœur de la session d'automne.
À travers des dossiers actuellement traités au Parlement, Le Centre agit contre
l'extrémisme violent, les activités d'influence étrangères et les dépendances
numériques. Pour une Suisse sûre et capable d'agir.
● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> J'ai reçu les rapports du ministre de la Défense, Evheni Khmara, et du
commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, Mykhailo Drapatyi. Suite au
changement de commandement du Service de santé des Forces armées ukrainiennes,
des décisions sont en cours d'élaboration pour moderniser ses méthodes de
gestion et son système de réponse aux défis. La priorité absolue est de
généraliser autant que possible les pratiques efficaces déjà mises en œuvre au
sein des brigades de combat et par les services de soutien aux brigades. La
diffusion de l'expérience réussie des Forces de défense est une priorité pour
les commandants à tous les niveaux. Nous avons également discuté de la révision
du cadre réglementaire et des modalités de recrutement des volontaires étrangers
pour servir dans les Forces de défense ukrainiennes. Toute personne qui estime
que notre défense de l'indépendance de l'Ukraine revêt une importance mondiale
doit avoir la possibilité de faire ses preuves et de recevoir le respect
qu'elle mérite. Je suis reconnaissant à tous les volontaires étrangers qui ont
déjà apporté une contribution significative à la défense de l'Ukraine, de notre
indépendance et du droit de notre peuple à vivre dignement dans un État
souverain. J'ai également approuvé de nouvelles opérations de longue portée en
réponse aux frappes russes. Nous nous préparons à renforcer nos capacités de
frappe à longue portée. Je tiens également à remercier tout particulièrement
nos concepteurs et fabricants d'armements, ainsi que tous les ingénieurs et
experts impliqués, qui travaillent sans relâche pour trouver des solutions
permettant de contrer les avions à réaction. Nous disposons déjà de plusieurs
solutions qui ont prouvé leur efficacité sur le terrain en abattant avec succès
ces avions. Nous œuvrons à garantir leur déploiement systématique, leur
efficacité constante contre ces cibles et la production en série nécessaire.
Avec le commandant en chef, nous avons également défini de nouvelles priorités
pour les opérations actives sur le front. Gloire à l'Ukraine !
> Le premier sommet du G8 des Carpates a été l'occasion de lancer l'Initiative d'intégration des Carpates. Puisse la macro-région Carpates de l'UE demeurer forte. Et puisse ce format nous soutenir sur la voie de notre adhésion à l'Union européenne. Je remercie tous les dirigeants des pays du C8, les entreprises et les représentants de nos communautés carpates pour leur présence significative et leurs projets et accords prometteurs. Le potentiel est immense, avec des milliards d'euros de croissance mutuelle. Il est essentiel de le concrétiser. Nous allons sans aucun doute mobiliser davantage de forces et d'opportunités pour soutenir l'interaction transfrontalière des communautés. Et c'est là toute la spécificité des Carpates : des communautés montagnardes, et donc des routes de montagne, leurs propres défis sociaux et environnementaux. Nombre de ces défis ne peuvent être relevés qu'avec nos voisins, et j'espère vivement que notre collaboration avec eux continuera de s'intensifier.
> Lors de ses séjours en Ukraine, Lindsey Graham insistait toujours sur l'importance de maintenir la pression sur la Russie, de renforcer les sanctions et de rechercher la voie de la paix. Il insistait notamment sur le fait qu'il fallait impérativement maintenir la pression sur la Russie, renforcer les sanctions et rechercher la paix. Il s'adressait en particulier aux capitales qui choisissent d'acheter du pétrole russe, de fournir des services financiers à la Russie et de permettre aux entreprises russes liées à Poutine et à la guerre d'entretenir des relations commerciales normales à l'étranger. Le sénateur Graham n'a jamais douté un seul instant que l'Amérique ait la force de tenir tête aux dictateurs et d'obtenir des résultats, à condition d'agir de la bonne manière. Je remercie le président Trump @POTUS d'avoir promulgué cette loi d'une importance capitale. Je remercie également tous les sénateurs et les membres de la Chambre des représentants qui l'ont soutenue. La meilleure façon d'honorer la mémoire de Lindsey sera d'appliquer pleinement et rapidement les dispositions de cette loi. Et la plus belle récompense pour tous ceux qui nous aident à faire pression sur la Russie pour qu'elle mette fin à sa guerre sera la paix. La paix, et la fin de tous les problèmes et défis engendrés par cette guerre. La paix s'acquiert par la force. Le calme s'acquiert par la sécurité. Et la meilleure garantie de sécurité est la détermination. Je remercie tous ceux qui défendent résolument la vie ! Je remercie tous ceux qui soutiennent l'Ukraine ! Amérique, merci !
> J'ai eu un entretien avec la présidente de la Commission européenne. Ce fut une conversation très productive. J'ai remercié Ursula pour l'attention qu'elle a portée à l'Ukraine et aux questions de sécurité dans son discours annuel sur l'état de l'Union. L'initiative d'utiliser les fonds SAFE restants pour financer de nouveaux projets de défense conjoints entre l'Ukraine et l'Union européenne est très opportune et absolument nécessaire. Il est important de la mettre en œuvre. Bien entendu, nous sommes également prêts à coopérer sur d'autres propositions en matière de sécurité susceptibles de renforcer l'Europe entière et chacun de nos pays. Nous avons discuté des mesures nécessaires pour garantir notre résilience en matière de défense. Nous avons notamment abordé en détail la question du financement de la défense ukrainienne. Nous travaillons à une solution à ce problème et avons convenu de nous rencontrer à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. Merci pour votre soutien !
> J'ai vu un véritable missile nord-coréen en Ukraine. Je n'ai pas vu de missile chinois. Mais je sais que leurs technologies parviennent à la Russie. Le matériel qu'ils utilisent vient de Chine, probablement ainsi que leurs experts et leurs technologies. Je ne vois pas la Chine faire pression sur la Russie pour qu'elle mette fin à la guerre. Je ne l'ai jamais vu faire. Peut-être le font-ils lors de certaines de leurs rencontres bilatérales. Je n'en sais rien. Mais je pense qu'ils ont une influence considérable sur la Russie, surtout en ce moment, avec toutes ces sanctions, la flotte fantôme et la paralysie des systèmes énergétiques et bancaires. Bien sûr, la Chine pourrait trouver un moyen de pousser Poutine à négocier. J'en suis sûr, mais ils ne l'ont pas fait. Et si on en a la possibilité et qu'on ne le fait pas, est-ce du soutien ou non ? C'est dommage que la Chine ne soit pas à nos côtés dans cette guerre, politiquement parlant. Ce n'est même pas une question d'armes. C'est une question de volonté politique. Et c'est dommage, car cette guerre pourrait être arrêtée immédiatement par des dirigeants forts, y compris la Chine. C'est dommage qu'ils ne soient pas de notre côté. Mais là n'est pas le problème. C'est dommage. Le problème, c'est qu'ils ne sont pas au centre. Ils sont un peu plus proches de la Russie. Et pour un pays aussi grand, ce petit pas vers la Russie – je veux dire, pas qu'ils leur fournissent des armes directement, mais qu'ils soient plus ouverts et plus serviables – représente beaucoup.
> Je remercie nos soldats, qui font sentir la guerre à la Russie chaque jour. La nuit dernière, lors d'une opération conjointe du Service de sécurité d'Ukraine, des Forces de systèmes sans pilote, du Renseignement de défense d'Ukraine et du Service de renseignement extérieur, la raffinerie de pétrole de Yaroslavl a été touchée. Le Service de sécurité a également mené une frappe précise sur une base aérienne militaire à Rostov : les dégâts causés à un An-12, deux An-26 et trois hélicoptères ont été confirmés. Des résultats positifs ont également été obtenus en mer Noire. Chaque jour, nous répondons à l'agression. La Russie doit choisir la paix.
> L’impossibilité de transporter et de vendre du pétrole représente un manque à gagner considérable pour le budget russe – plus de 100 milliards de dollars par an. Cette année, ce sera encore plus élevé, 150 milliards. Nous n’attaquons jamais en premier. Notre tactique consiste à riposter là où nous le pouvons, car Poutine ne respecte pas les pays faibles et refuse même d’envisager de négocier avec eux. Lors de leur visite, Steve Witkoff et Jared Kushner ont proposé de réfléchir aux raffineries et aux autres sources d’énergie. Je leur ai dit que nous étions prêts pour un cessez-le-feu énergétique, mais qu’il fallait bien comprendre ce que cela impliquait pour l’Ukraine. Pour Poutine, l’énergie, c’est vendre du pétrole et du gaz. Pour nous, l’énergie, c’est garantir l’approvisionnement en électricité et en gaz de notre population. Mon message était clair : si les Russes sont prêts à un cessez-le-feu énergétique, cela signifie l'absence totale de frappes, quelles qu'elles soient, avec quelque arme que ce soit, sur les installations énergétiques. Concernant les céréales et l'agriculture, il ne faut pas bloquer les exportations agricoles, car la sécurité alimentaire de nombreuses populations sur d'autres continents est en jeu. La Russie dispose de 70 millions de tonnes de produits agricoles à vendre, et l'Ukraine doit en écouler environ 30 millions. C'est également dans son intérêt. S'ils déclarent : « Nous n'attaquerons pas ces installations », ils doivent fournir la liste des installations concernées – celles qu'ils ne souhaitent pas voir attaquées. Même en temps de guerre, des moments de désescalade sont possibles. Négocier, c'est faire preuve de bonne volonté, c'est-à-dire de volonté politique, de mettre fin au conflit.
● Venezuela
♦ Vente Venezuela
María Corina Machado (leader)
> Le séisme du 24 juin a porté le coup de grâce à la société
vénézuélienne, non seulement en raison des ravages et des pertes humaines qu'il
a causés, mais aussi parce qu'il a mis en lumière l'incompétence, la corruption
et le manque d'humanité du régime.
> Le Venezuela se classe dernier au monde en matière de respect de l’État de droit. Compte tenu des expropriations arbitraires perpétrées par les représentants du régime à l’encontre d’acteurs nationaux et internationaux, les risques demeurent extrêmement élevés pour tout investisseur potentiel.
> Pour nous, Vénézuéliens, l’agenda est clair. Nous savons précisément ce que nous voulons, à commencer par un calendrier électoral qui prévoit une date précise pour la tenue d’élections libres et transparentes.
> Des discussions sont en cours avec le Département d'État, ce qui nous laisse penser qu'avant la fin de l'année, un nouveau Conseil électoral national sera nommé, ainsi qu'une nouvelle Cour suprême de justice.
> Nous savons sans aucun doute que la société vénézuélienne est préparée et désireuse d’entreprendre cette transformation, car nous sommes convaincus qu’elle constituera également un premier pas vers la stabilisation de l’ensemble du peuple vénézuélien.
> Mon travail a consisté à partager avec soin les détails de la situation dans notre pays, mais, surtout, j'ai constamment souligné à quel point une transition démocratique est vitale et cruciale pour le Venezuela en ce moment.
> C’est un moment décisif. Nous aurions tort de penser pouvoir relâcher la pression sur le régime de Caracas. Au contraire, c’est précisément le moment où nous devons maintenir la pression au maximum.
> Il est clair que la position du président Trump est cruciale pour le bon déroulement de cette transition. Personnellement, je suis convaincu que le processus progressera étape par étape, d'autant plus que la transition démocratique représente une situation gagnant-gagnant.
> Maintenir en vie un régime qui offre refuge à des groupes criminels et terroristes représente une menace pour tous ses voisins.
> Ce n’est que dans un Venezuela où l’état de droit est manifeste, où les contrats sont protégés, où les mécanismes d’arbitrage international sont acceptés et où la gestion des finances publiques et la reconstruction sont transparentes, qu’il sera possible de libérer l’immense richesse énergétique du pays.
> Le démantèlement d’une organisation criminelle de type mafieux comme celle du Venezuela exige un contrôle territorial global, la création d’une force militaire professionnelle et d’officiers formés, en coopération avec les principales agences internationales de lutte contre la mafia et le terrorisme opérant dans les pays démocratiques.
> Maduro n’est plus au pouvoir depuis le 3 janvier 2026 et doit répondre de ses actes devant la justice, mais l’organisation répressive et criminelle qu’il dirigeait continue d’opérer au Venezuela.
> Les menaces contre les dirigeants politiques de l’opposition n’ont pas diminué non plus. Je reçois quotidiennement des menaces de la part de membres du cabinet de Delcy Rodríguez, et ce climat de terreur affecte évidemment toute notre famille et nos amis.
> Il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui, nous sommes confrontés à une société plus forte et plus unie que jamais, une société qui me demande – et, dans certains cas, exige – que je retourne au Venezuela.
> Je retournerai au Venezuela pour me tenir aux côtés de mon peuple, en veillant à ce que cette énergie démocratique populaire soit canalisée par des moyens pacifiques et civiques, qu'elle se développe et garantisse en fin de compte le droit à un véritable processus électoral démocratique. »
