Voici une sélection, ce 17 mai 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Réduire nos dépendances, produire davantage en Europe, protéger nos
concitoyens : l’agenda que j’ai porté à Versailles en 2022 se traduit en actes.
L’accord trouvé par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne
sur les médicaments critiques est une avancée majeure pour réduire nos
dépendances stratégiques et renforcer notre souveraineté sanitaire.
Ce qu’il change :
- Préférence européenne dans les achats publics avec obligation de favoriser le
«fabriqué dans l’UE» à au moins 50% dans les marchés publics en cas de forte
dépendance à un pays tiers.
- Des projets stratégiques industriels pour stimuler les capacités de
production en Europe.
- Des marchés conjoints pour assurer la disponibilité et l’accès aux
médicaments.
On avance !
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Dans les prochains jours, le Premier ministre réunira le comité
interministériel de lutte contre la criminalité organisée. Face au narcotrafic,
le Gouvernement est pleinement mobilisé : démanteler les réseaux, frapper les
trafiquants et protéger les Français !
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Demain à Bercy, sous présidence française, je recevrai avec le Gouverneur
de la Banque de France mes homologues américains, canadiens, allemands,
anglais, italiens et japonais pour la ministérielle finances du G7. Plus que
jamais, le multilatéralisme est essentiel. C’est l’essence même du G7.
> [G7] La question se pose parfois du rôle que peut encore jouer cette instance – créée par la France en 1975 - dans le contexte géopolitique actuel. Je suis pour ma part convaincu de son importance, d’autant que les événements de ces derniers mois, à commencer par l’évolution du conflit en Iran, démontrent que la loi du plus fort n’est pas la meilleure, ni la solution. Et que le multilatéralisme demeure essentiel, tout comme la voie diplomatique.
On observe notamment un
changement de ton entre la Chine et les États-Unis, passant de l’affrontement
au dialogue. Chacun réalise l’intensité de nos vulnérabilités communes dans un
monde interconnecté. Le G7 finances, dont c’est la septième réunion en cinq
mois, revêt une importance particulière en temps de crise et sait prendre des
décisions concrètes, avec des résultats -tangibles.
Sous notre impulsion, nous avons coordonné la libération des stocks stratégiques
de pétrole pour stabiliser les marchés. Pour y parvenir, j’ai réuni, sous
l’impulsion du président de la République et de manière inédite, les ministres
des Finances et de l’Énergie ensemble. Lundi 18 et mardi 19 à Bercy seront
abordés des sujets essentiels comme la sécurisation de notre accès aux terres
rares ou aux engrais – un défi majeur pour la sécurité alimentaire mondiale –
et l’aide aux pays les plus vulnérables.
> [Prix des carburants] On va annoncer les aides du mois de juin dans les jours qui viennent en priorité pour les métiers en première ligne. On n'est pas là pour faire des aides généralisées.
> Il n'est pas question à ce stade de libérer de nouveaux stocks stratégiques de pétrole.
> [Taux de chômage de 5 % d’ici l’année prochaine] Ce n’est pas atteignable, mais cela doit rester un objectif national. Il ne faut pas perdre cet objectif, parce que moi, j'ai grandi dans une génération où le chômage de masse était perçu comme une fatalité. Grâce à ce que l'on a fait depuis 2017, je pense que l'on a réussi à changer l'état d'esprit vis-à-vis de ça. Je pense que l'on a redonné de l'espoir à des Françaises et des Français, qui n'avaient plus accès au marché du travail, notamment des jeunes et des seniors.
> Nous sommes mis à l’épreuve par un choc exogène, puisque le conflit en Iran bloque 20 % du pétrole mondial, mais l’économie française résiste aux vents de face.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Xi Jinping et Donald Trump invoquent le « piège de Thucydide ». Ayons en
tête la fin de l’Histoire. Pendant qu'Athènes et Sparte s'épuisaient dans la
guerre du Péloponnèse, un troisième acteur émergeait : la Macédoine se réarmait
sur les plans militaire, économique et financier. À la fin c'est elle qui
l'emporta. Qui peut être ce troisième acteur aujourd'hui? Ça sera l'Europe, si
nous en avons le courage et la volonté. C’est ce que nous défendons.
> Pendant plusieurs décennies, nous avons vécu avec la certitude d'une avancée irréversible des droits LGBT. Un peu partout sur la planète, on abrogeait les lois pénalisant les relations homosexuelles. Depuis 10 ans, la situation a basculé. Une poussée conservatrice gagne la plupart des régions du monde. Vous pouvez compter sur la France : elle oeuvre, et oeuvrera toujours pour que l'agenda des droits humains avance. Elle le fait au niveau de l'Union européenne, elle le fait aux Nations unies, où elle porte le projet de faire adopter au Conseil des droits de l'homme une résolution interdisant aux États de criminaliser les personnes LGBT+. Nous continuerons d'agir pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et le plein respect des droits, de TOUS les droits.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Avant mon départ pour la 79e Assemblée mondiale de la santé, j’ai
poursuivi les échanges avec les experts lors d’une nouvelle réunion consacrée à
l’hantavirus et à Ebola. Autour de la table : chercheurs, épidémiologistes et
spécialistes de santé publique mobilisés pour dresser un état des lieux précis
de la situation, partager les connaissances scientifiques disponibles et
anticiper les évolutions possibles. Dans ce contexte, le dialogue constant avec
la communauté scientifique est indispensable afin d’adapter au mieux notre
réponse sanitaire.
> L’Institut Pasteur a réalisé le séquençage complet de la souche Andes détectée chez une passagère française du MV Hondius. Le virus analysé correspond aux souches déjà connues et surveillées en Amérique du Sud. À ce stade, aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible ou plus dangereux. Ce travail de séquençage nous permet de mieux comprendre le virus et de garantir une surveillance sanitaire étroite. Les données seront partagées avec la communauté scientifique internationale selon les protocoles en vigueur.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Présidentes d'association, maires et élus locaux, artistes, cheffes
d'entreprises, la France a besoin de celles et ceux qui s'engagent pour les
valeurs de la république. Egalité, lutte contre les violences faites aux femmes
et aux enfants, lutte contre le racisme et l'antisémitisme : aujourd'hui, la
République reconnaît leur mérite [en les décorant].
> Aimer n'est pas une provocation, c'est un droit. Vivre sans se cacher n'est pas un privilège, c'est une liberté. Dans 64 pays, les personnes LGBT+ risquent encore la prison ou la mort : la France s'engage. Et la France ne cèdera rien.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> La Méditerranée fait partie de nos histoires intimes autant que de
notre destin collectif. Elle n’est pas seulement une mer : elle est un héritage
vivant, un trait d’union entre les rives, une promesse de fraternité. C’est
tout le sens de ce grand rendez-vous de diplomatie culturelle annoncé par le Président
de la République depuis Marseille en 2023. Il devient aujourd’hui réalité grâce
au travail de l’Institut français, des artistes et de tous les partenaires
mobilisés. Quelle fierté !
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> [Tribune: L’ADEME n’est pas en danger, elle est en mouvement] Depuis
plusieurs mois, le débat sur l’ADEME est biaisé : entre ceux qui appellent à sa
suppression et ceux qui crient au démantèlement, les postures ont pris le pas
sur les faits. Il est temps de rétablir la vérité.
Premier fait : l’ADEME est un acteur indispensable
Ses équipes, sur le terrain comme dans l’expertise, accompagnent chaque jour
les entreprises et les collectivités locales dans leur transformation
écologique. Leur travail est remarquable, et je tiens à saluer leur engagement.
L’agence est un opérateur public de l’État, et c’est précisément parce qu’elle
l’est qu’elle doit agir en synergie avec lui.
Deuxième fait : la réforme de l’ADEME engagée par le Gouvernement vise à
renforcer cette synergie
L’objectif est clair : simplifier les processus pour que l’action publique soit
plus rapide et plus cohérente. Aujourd’hui, les chevauchements entre les
missions de l’ADEME et celles des Directions régionales de l'environnement, de
l'aménagement et du logement (DREAL) peuvent complexifier les procédures et
allonger certains délais. Par exemple, pour dépolluer un site industriel, les
échanges nécessaires entre les services peuvent rendre les processus plus
longs, alors même que chaque jour compte pour l’environnement et les acteurs
économiques. Dans le domaine des déchets, la DREAL et l’ADEME partagent des
compétences complémentaires : la première produit des analyses régionales, la
seconde dispose d’une expertise fine sur les projets locaux. En les
rapprochant, nous permettons à l’État de parler d’une seule voix dans les
territoires, avec une vision unifiée sur des enjeux comme l’économie
circulaire.
Ce n’est pas un démantèlement, mais une optimisation de l’action publique.
L’ADEME conservera son rôle clé dans le financement et l’expertise, tandis que
les DREAL piloteront la mise en œuvre opérationnelle, sous l’autorité des
préfets. Résultat : moins de bureaucratie, plus d’efficacité.
Troisième fait : ce projet est construit dans le dialogue
Le Conseil d’État a rendu son avis sur notre projet de réforme. Les prochaines
étapes se poursuivront ans le respect des instances de concertation, avec
l’ensemble des organisations syndicales et des représentants du personnels. Le
Conseil d’administration extraordinaire de l’ADEME, prévu le 19 mai, et auquel
je participerai, constituera également un temps d’échange important sur les
modalités de mise en œuvre. La transition écologique ne se fait pas contre les
agents publics, mais avec eux, dans le respect de leur expertise et de leur
engagement
Certains parlent de « démantèlement ». C’est une erreur, ou une mauvaise foi.
Ou bien ce serait considérer que l’ADEME est une entité indépendante, hors du
contrôle du Parlement, ce qui n’est pas le cas. L’ADEME ne sera pas affaiblie
mais renforcée par cette réforme car intégrée dans une logique de cohérence et
d’efficacité accrue de l’action publique. Un établissement public de l’État
doit travailler main dans la main avec l’État local. C’est une évidence.
Présenter cela comme une menace, c’est méconnaître le rôle même de l’agence :
servir l’intérêt général, avec efficacité et pragmatisme.
La transition écologique est un chantier trop sérieux pour se payer de mots.
Elle exige des actes, de la coordination, et une administration agile. C’est le
sens de notre réforme. L’ADEME n’est pas en danger. Elle est en mouvement, pour
mieux servir la cause écologique.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> À la suite de mon déplacement au Sommet Africa Forward, j’ai eu
l’opportunité de visiter le projet du Kenya BioVax Institute à Nairobi aux
côtés d’Aden Duale, ministre de la Santé du Kenyan et Akihiko Nishio,
Vice-président de la Banque mondiale.
Créé en 2021, BioVax porte l’ambition de renforcer l’autonomie du Kenya et de l’Afrique
en matière de production vaccinale, notamment à la suite des enseignements
tirés de la pandémie de covid19.
Cette initiative illustre concrètement l’impact des projets soutenus par
l’Association internationale de développement (IDA), à laquelle la France
contribue activement, pour accompagner le développement durable, l’innovation
et la résilience des systèmes de santé dans les pays partenaires.
Une visite inspirante qui rappelle combien la coopération internationale et
l’investissement dans les capacités locales sont essentiels pour préparer les
défis sanitaires de demain.
> À l’occasion de ma visite au Kenya j’ai eu l’honneur de
participer à la cérémonie de signature des trois accords qui permettent de
valoriser l’expertise française et de renforcer le partage d’expérience entre
partenaires français, kenyans et ougandais autour de projets à impact :
- L’amélioration du traitement de l’eau ;
- Le développement de la souveraineté pharmaceutique au Kenya et en Ouganda ;
- Le renforcement de l’expertise hydroélectrique ;
- Le développement de la coopération spatiale.
Une illustration de la coopération internationale et durables au service des
populations.
> Sommet Africa Forward ! Une table ronde consacrée à la
santé et à la souveraineté sanitaire du continent africain.
Aux côtés de nombreux partenaires africains, européens et multilatéraux, nous
avons réaffirmé une conviction commune : investir dans la production locale de
produits de santé, la formation et l’innovation, c’est renforcer notre sécurité
sanitaire collective.
La santé mondiale demeure une priorité pour la France, notamment dans le cadre
de sa présidence du G7. Ces échanges à Nairobi nourriront pleinement nos
discussions lors du Sommet d’Evian pour des partenariats internationaux plus
efficaces et durables au service des populations.
> Sommet Africa Forward ! J’ai eu l’honneur de participer
à la réunion consacrée à la construction d’une architecture financière
internationale au service du développement de l’Afrique. L’objectif était clair
: établir un diagnostic partagé sur l’impact des déséquilibres économiques
mondiaux sur les économies africaines, tout en réfléchissant collectivement aux
solutions permettant de bâtir une architecture financière africaine plus
durable, plus coordonnée et plus efficace.
Au-delà des constats, cette rencontre a surtout rappelé une conviction
essentielle : le développement durable de l’Afrique nécessite une gouvernance
financière plus équilibrée, fondée sur la confiance, l’investissement et la
coopération internationale.
> Sommet Africa Forward ! Session sur la restitution de
biens culturels. Cette table ronde fut l’occasion de revenir sur la restitution
du tambour parleur Djidji Ayôkwé à la Côte d’Ivoire, symbole fort de mémoire,
de transmission et d’identité culturelle, ainsi que sur les projets portés
autour de l’initiative « Voix africaines ».
Les restitutions sont un levier essentiel de dialogue, d’apaisement des
mémoires et de coopération que nous devons continuer d’entretenir.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> L’habitat partagé est un levier essentiel pour préserver l’autonomie des
personnes âgées et lutter contre leur isolement.
Avec la mobilisation France Autonomie, la diversification des lieux de vie est
une priorité.
● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> [Tribune: « Le temps est venu de consacrer l’imprescriptibilité des crimes
commis sur les mineurs », par Gérald Darmanin, ministre de la Justice] En
France, un enfant est victime de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois
minutes. Dans près de 80 % des cas, l’agresseur est un membre de sa famille.
Ces chiffres sont d’autant plus terrifiants qu’ils sont méconnus. Pendant trop
longtemps, nos institutions ont répondu à l’urgence par la prudence, à la
détresse par des process, à la parole de l’enfant par le doute. Nous attendons
que la preuve soit parfaite, quitte à laisser une victime entre les mains de
son bourreau. Nous protégeons des principes avant de protéger les enfants. Je
propose d’affirmer un principe de précaution pour l’enfance : protéger avant
tout. Cette politique n’est pas contraire à la présomption d’innocence, elle
impose de mettre à l’abri les plus vulnérables avant d’enquêter.
Cette conviction n’est pas née Place Vendôme. Elle est née dans les rues de la
ville où je suis élu, à Tourcoing, où j’ai vu des enfants livrés à leurs
agresseurs, des familles s’effondrer en silence, des signaux d’alarme ignorés.
Elle s’est forgée au ministère de l’Intérieur, où j’ai découvert l’ignoble
réalité de la pédocriminalité : des viols d’enfants filmés, monnayés,
commandités tous les jours. Ces images vous hantent. C’est pourquoi j’ai créé
l’Office des mineurs pour traquer ceux qui s’en prennent aux enfants, les faire
condamner et démanteler les réseaux pédophiles. Ce n’était pas suffisant mais
c’était indispensable. Ce même combat, je le poursuis au ministère de la
Justice et l’ai élargi à la protection de l’enfance.
Trois cent quatre-vingt mille enfants relèvent actuellement de ce dispositif.
Leur espérance de vie est inférieure de vingt ans à celle du reste de la
population. Seuls 12 % obtiennent le bac. Un enfant sur deux hospitalisé en
psychiatrie a été suivi par l’ASE [l’Aide sociale à l’enfance]. Ces chiffres,
eux aussi, sont terrifiants et méconnus. Notre système est totalement
défaillant, le nier est une forme de complicité. Les décisions sont prises
tardivement. Les places manquent cruellement. Des enfants finissent à la main
des dealers ou dans des réseaux de prostitution faute de prise en charge.
La fragmentation de notre organisation est absurde. Un enfant peut être pris en
charge par un juge aux affaires familiales, un juge des enfants, un juge
correctionnel, chacun dans son couloir. Le temps est venu de créer un juge
unique des familles, accompagné de procureurs spécialisés dans chaque tribunal.
Le temps est venu de consacrer l’imprescriptibilité des crimes commis sur les
mineurs. Le temps est venu de consacrer une justice au service de la dignité de
l’enfant.
D’ores et déjà, le projet de loi que je porte avec Stéphanie Rist va bien
au-delà d’un ajustement technique. Il crée une ordonnance de sûreté de l’enfant
permettant au juge de protéger un mineur en attendant le résultat de l’enquête.
C’est une première concrétisation du principe de précaution. Il renforce le
contrôle des antécédents judiciaires de tous les adultes en contact avec des
enfants : une évidence qui n’est pas encore la réalité partout.
Les efforts consentis depuis 2017, à la demande du président de la République,
sont très importants mais doivent être renforcés. Toutefois soyons lucides :
nous pourrions les doubler, cela ne suffirait pas sans changer complètement
notre regard sur l’enfance en danger.
Nous avons besoin d’une révolution culturelle : ce qui se passe dans une famille
n’est pas qu’une affaire privée. Un enfant violé dans sa chambre par son père
est une victime qui doit être protégée par la République. La puissance publique
doit se tenir à ses côtés avec la même détermination que si la violence venait
de la rue. Cette révolution concerne les professionnels de la justice, les
élus, les enseignants, les médecins, les responsables religieux, qui doivent
oser signaler, oser alerter sans craindre de se tromper. Elle nous concerne
tous.
J’entends ceux qui me disent que le calendrier parlementaire n’est pas le bon.
Mais lorsqu’il s’agit de la vie des enfants, l’absence de courage politique est
une faute morale. Le statu quo est lui-même une violence infligée à ces enfants
qui sont notre avenir. Ce sujet d’intérêt national devrait dépasser les clivages.
Pour garantir la protection de l’enfance, le ministère de la Justice s’appuiera
sur les nombreux parlementaires qui travaillent depuis longtemps sur ce sujet,
au-delà de leur groupe politique.
La France a su, en d’autres temps, décider que certains drames n’étaient plus
tolérables. Elle le peut encore. Pour nos enfants, elle le doit surtout. J’en
ferai ma priorité absolue dans les prochains mois.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> L’Abandon, le film de Vincent Garenq, n’est pas un film comme les autres
pour la communauté éducative. Il retrace les 11 jours qui ont précédé
l’assassinat par un terroriste islamiste du professeur Samuel Paty,
remarquablement incarné à l’écran par Antoine Reinartz. Mercredi soir, au
Festival de Cannes, les 2 400 spectateurs ont longuement applaudi, debout,
jusqu’à la fin du générique. Un ton juste, une même émotion partagée. Loin de
certaines réactions confuses, la communauté éducative et l’immense majorité des
Français n’oublieront pas l’engrenage mensonger et délétère qui a coûté la vie
à un enseignant entièrement dévoué à ses élèves.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> A la réunion ministérielle du Conseil de l’Europe en Moldavie, nous avons
officiellement créé, avec 35 pays, le tribunal spécial pour le crime
d’agression russe contre l’Ukraine. Les crimes de la Russie ne resteront
pas impunis.
> Retour sur mon déplacement en Moldavie. Un pays qui se reforme, se défend contre les ingérences et fait le choix de l’Europe. La France est grande quand elle est aux côtés des nations qui luttent pour leur liberté. Ici se joue l’affrontement de deux visions de l’ordre international : le respect de la souveraineté des peuples contre les logiques impérialistes de sphères d’influence. Nous sommes aux côtés des Moldaves.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> À un an de 2027, chaque mot compte. Les glissements sémantiques aussi.
Faire de l’État de droit une cible de campagne, c’est fragiliser un principe
qui protège concrètement les libertés de nos concitoyens.
> Aimer ne devrait jamais être un combat. En cette Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, affirmons-le avec force : chacun doit pouvoir vivre librement, aimer sans peur, à l’abri de la haine et des discriminations. Un engagement que la France doit continuer à défendre partout dans le monde.
> Au Sénégal, des hommes sont aujourd’hui pourchassés, humiliés, parfois lynchés, en raison de leur orientation sexuelle. La France s'est toujours battue pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Ce combat doit continuer.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
> L'homophobie, la transphobie et la biphobie ne sont pas et ne seront
jamais des opinions. Avec les députés Ensemble, disons non à la haine, aux
violences et aux discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et
l'identité de genre.
> Défendre la transition écologique, c'est défendre notre souveraineté énergétique. Face aux puissances fossiles et aux chocs réguliers, le Pacte vert européen est notre véritable Pacte d'indépendance.
Gabriel Attal (député, secrétaire général de
Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée
nationale)
> Aujourd’hui, en cette Journée mondiale contre l’homophobie, je pense à
tous les Français qui subissent la haine et la discrimination, notamment les
plus jeunes. Je pense à ceux qui n’osent pas s’assumer par crainte du rejet ou
du harcèlement. Je veux leur dire que dans la société que je défends et à
laquelle je crois, tous les Français ont leur place. Quelle que soit leur origine,
leur genre ou leur orientation sexuelle. Soyez fiers. Soyez libres d’être qui
vous êtes, d’aimer qui vous voulez et d’être heureux. La honte doit changer de
camp et la République ne laissera jamais rien passer.
Elisabeth Borne (députée)
> Je ne crois pas à l’homme providentiel. Face à la multiplication de
candidatures à la présidentielle, nous devons recentrer le débat sur les idées
et sur notre capacité à nous rassembler autour d’une vision claire pour le
pays.
Marc Ferracci (député)
> La France de Macron, c’est une voix qui compte dans le monde. Le président
du Conseil européen António Costa l’a dit clairement : « Je ne me souviens pas
d’un moment où la France a autant marqué la politique européenne et mondiale
que ces dernières années. »
Ukraine. Moyen-Orient. Europe. Afrique.
La France parle. La France rassemble. La France agit.
> « Transformer à nouveau la crise en union. » En recevant le prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle, MarioDraghi a prononcé un discours majeur pour l’avenir de l’Europe. Son constat est brutal : le monde sur lequel l’Europe a construit sa prospérité n’existe plus. Les États-Unis deviennent imprévisibles. La Chine investit massivement dans ses industries stratégiques. La guerre et les tensions commerciales redessinent les rapports de force mondiaux. Et pendant ce temps, l’Europe reste fragmentée, lente et dépendante. Pour Draghi, l’erreur européenne est claire : avoir construit une économie ouverte sans avoir achevé son propre marché intérieur. Résultat : retard sur l’intelligence artificielle, dépendances technologiques, marchés fragmentés, difficulté à faire émerger des champions européens. « Pour la première fois de mémoire d’homme, nous sommes véritablement seuls ensemble. » Cette phrase dit tout. Ce n'est plus un débat idéologique sur l'Europe. C'est une réalité géopolitique. Le message est limpide : l’Europe doit investir, produire, protéger et décider plus vite. Elle ne peut plus être un continent qui réglemente des technologies conçues ailleurs. L’unité européenne n’est plus un slogan, mais une nécessité. Pour notre survie économique et stratégique.
Pierre Cazeneuve (député)
> [Compétitivité] Le vrai sujet est celui des retraites (...) On est
complètement grevé par les retraites.
Prisca Thevenot (députée)
> Face au risque d’un second tour RN-LFI, il y a ceux qui commentent les
peurs et ceux qui agissent. Gabriel Attal continue de bousculer les lignes pour
déjouer ce pronostic : loi sur les réseaux sociaux, immigration travail,
Parlement des ETI puis des maires… il agit!
Violette Spillebout (députée)
> « Honte nationale.
» Ce sont les mots de Gérald Darmanin
dans La Tribune aujourd'hui. Et il a raison. En France, un enfant est victime
de viol ou d'agression sexuelle toutes les trois minutes. Dans 80 % des cas,
l'agresseur est un membre de sa famille. Pendant trop longtemps, nous avons
protégé des principes avant de protéger des enfants. Ce que porte le Garde des
Sceaux est courageux et nécessaire :
- Un juge unique des familles dans chaque tribunal
- Une ordonnance de sûreté pour protéger l'enfant dès le début de l'enquête
- L'imprescriptibilité des crimes sur mineurs
- Le renforcement des contrôles judiciaires pour tous les adultes en contact
avec des enfants Ce n'est pas une question de camp politique mais une question
de civilisation. Je soutiens cette initiative et j'appelle tous ceux qui, comme
moi, travaillent sur ces sujets à se mobiliser pour que ce projet de loi
aboutisse. Nos enfants ne peuvent pas attendre.
> La France ne peut pas se résigner. L'élection
présidentielle de 2027 sera un moment de bascule. Nous refusons de voir notre
pays livré aux défaitistes, aux populistes, à l’immobilisme. (…)
Élus de terrain, nous voyons chaque jour les fractures, les attentes, les
angoisses de nos concitoyens. Nous pouvons dire que Gabriel Attal a la force de
l'expérience, l'audace de proposer et la capacité à agir. Il a été Premier
ministre. Il a gouverné. Il connaît la complexité de l'État. Il a la jeunesse
pour tenir la durée et la maturité pour ne pas improviser. Dans un pays qui
doute, nous avons besoin d'un cap, d'une voix, d'un projet. Et oui, je veux que
2027 soit le moment où la France choisit l'avenir plutôt que la peur.
Constance Le Grip (députée)
> La France se tient aux côtés de l'Ukraine et du peuple ukrainien. Y
compris en travaillant au renforcement des capacités anti-balistiques.
> L'Abandon est un film à voir et à montrer. Indispensable. C'est un film sur la réconciliation, comme le dit le réalisateur.
> Le courage et la lucidité de la Présidente Moldave! La Moldavie a e eu à subir des campagnes d'ingérences russes, notamment numériques, massives lors de ses derniers scrutins électoraux. Ces mêmes campagnes sont à l'œuvre dans nos démocraties d'Europe de l'Ouest.
Anthony Brosse (député)
> La ruralité est le tourisme de demain ! J'ai remis au gouvernement le
rapport sur l'agritourisme pour lever les blocages existants et soutenir les
projets afin de mieux structurer cette activité au bénéfice de nos agriculteurs.
● Parti radical
> En ce 17 mai, journée mondiale contre les LGBTphobies, nous rappelons
que 64 pays répriment toujours l’homosexualité. Le Parti radical réitère son
engagement pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Ce dimanche est la Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et
la biphobie. Et dans l’Union européenne, comme ailleurs, le combat pour
l’égalité est loin d’être gagné. Près d’une personne LGBTQI+ sur deux en Europe
dit avoir subi du harcèlement ou des discriminations. Et beaucoup n’osent
toujours pas vivre librement leur identité ou leur amour. Sous Orbán, la
Hongrie avait interdit la Pride de Budapest et voté des lois homophobes qui
inspirent encore aujourd’hui les extrêmes droites européennes. En Italie,
Giorgia Meloni s’oppose à la reconnaissance automatique des deux parents dans
les couples de même sexe, estimant qu’un enfant doit avoir un père et une mère.
Au Parlement européen, le RN vote systématiquement contre les droits LGBTIQI+,
encore récemment en refusant d’interdire les thérapies de conversion. Nous
refusons cette régression et cette peur. Nous refusons qu’une génération
grandisse en pensant qu’aimer librement serait impossible. Le combat continue
et nous ne lâcherons rien. L’Europe doit être fidèle à sa promesse de liberté :
la liberté d’être soi-même, la liberté d'aimer et de vivre sans haine ou sans
honte. À celles et ceux qui doutent, qui ont peur, qui résistent : vous n’êtes
pas seuls. Renew Europe sera toujours à vos côtés !
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> En cette Journée mondiale contre l’homophobie, je pense à celles et ceux
qui se battent, qui souffrent, qui sont victimes de discriminations. Je pense
aux associations qui accompagnent, qui aident, qui défendent les droits, les
jeunes. Les combats ne sont jamais gagnés, mais les avancées sont possibles !
C’est ce qu’a montré la loi sur le mariage pour tous, désormais largement
consensuelle. Je me souviens aussi de mes rencontres avec les associations LGBT+
en Pologne et en Hongrie : grâce à nos combats, les zones anti-LGBT ont disparu
; l’égalité reprend sa marche en Hongrie. Certains disent qu’il ne faut pas en
parler. Je suis fier, comme personne publique, d’avoir dit il y a plus de 5
ans, simplement : « Je suis gay et je l’assume ». D’avoir dénoncé les
propos homophobes d’une ex-ministre. Si ces quelques mots ont pu aider quelques
dizaines de jeunes, c’est déjà une grande victoire. Même ici, rien n’est
acquis. L’extrémisme menace tous les droits, les uns après les autres. Ne
l’oublions jamais.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> En cette Journée internationale de lutte contre l’homophobie, rappelons
une évidence : être soi ne devrait jamais être un combat. Face aux discours de
haine, tenons-nous ensemble, pour que chacun puisse aimer et vivre librement,
sans peur ni honte.
> [Tribune : Journée de lutte contre l’homophobie : « Le courage d’être soi,
la force de nous tenir debout »] Il y a des mots qui libèrent. Et d’autres qui enferment. Pendant longtemps,
j’ai connu les deux. Il y a ce moment où l’on comprend, souvent seul, parfois
dans la confusion, que l’on est différent de ce que la société attend de nous.
Il y a ce moment où l’on apprend à nommer ce que l’on ressent, à l’accepter,
puis à le dire. Et il y a ce moment, plus vertigineux encore, où l’on décide de
ne plus se cacher.
Dire qui l’on est, profondément,
intimement, n’est jamais un geste anodin. C’est encore moins le cas quand on
exerce des responsabilités publiques, quand chaque mot est scruté, commenté,
parfois déformé. Pourtant, je l’ai fait. J’ai dit que j’étais une femme et que
j’aimais une femme. Je l’ai dit simplement, sans mise en scène, sans
revendication particulière, en réponse à une simple question, parce que cela
n’aurait jamais dû être un événement.
Et pourtant, ça l’a été.
Pourquoi ? Parce qu’au XXIe siècle, encore, aimer autrement que la
norme supposée continue de déranger. Parce que l’homophobie, malgré les
progrès, reste une réalité tenace, insidieuse, parfois violente. Parce que
l’égalité formelle ne garantit pas encore l’égalité vécue.
Je pense à ces enfants, à ces
adolescentes et ces adolescents qui grandissent aujourd’hui avec cette part
d’eux-mêmes qu’ils n’osent pas dire. À celles et ceux qui redoutent le regard
de leurs parents, de leurs amis, de leurs enseignants. À celles et ceux qui
subissent les insultes dans une cour de récréation, les moqueries dans un
vestiaire, les messages de haine sur les réseaux sociaux. À celles et ceux qui
intériorisent le rejet jusqu’à douter de leur propre valeur.
Je pense aussi à celles et ceux qui n’ont pas eu la force, ou pas eu le temps,
d’aller au bout de ce chemin vers eux-mêmes. À toutes ces vies entravées,
brisées parfois, nous devons plus que de la compassion. Nous leur devons des
actes.
En cette journée internationale de lutte contre l’homophobie, je refuse les
discours tièdes. Je refuse les engagements de façade. Cela suppose d’agir
concrètement : renforcer la prévention contre les discriminations dès
l’école, mieux former les adultes qui accompagnent les enfants (enseignants,
éducateurs, animateurs, personnels de santé) et garantir à chaque jeune victime
de harcèlement ou de rejet un accès réel à l’écoute et à l’accompagnement.
L’homophobie est une violence
Comme haute-commissaire à l’Enfance,
je porte cette exigence dans tous les travaux engagés pour faire de l’école et
des lieux de vie des enfants des espaces plus sûrs. Je souhaite également que
la lutte contre les LGBTphobies soit pleinement intégrée aux politiques de
prévention du harcèlement et de protection de la santé mentale des jeunes.
L’homophobie n’est pas une opinion
parmi d’autres. C’est une violence. Une violence qui blesse, qui exclut, qui
détruit.
Elle ne se manifeste pas seulement
dans les agressions physiques, aussi intolérables soient-elles. Elle s’exprime
dans les mots du quotidien, dans ces « blagues » qui n’en sont pas,
dans les silences qui cautionnent, dans les regards qui jugent. Elle s’installe
dans les structures, dans les inégalités persistantes, dans les discriminations
à l’embauche, dans les parcours de vie entravés.
Face à cela, nous avons une
responsabilité collective.
Oui, il faut des lois, et la
France a su en adopter. Oui, il faut sanctionner, protéger, accompagner. Oui,
il faut former, dès le plus jeune âge, à la tolérance, au respect, à la
compréhension de l’autre. Mais cela ne suffira pas si nous ne changeons pas,
profondément, notre manière de regarder.
Il ne s’agit pas de tolérer. Il
s’agit de reconnaître pleinement.
Il ne s’agit pas d’accepter à contrecœur. Il s’agit d’embrasser la diversité
comme une richesse.
Car la vérité est simple : la
diversité des amours n’enlève rien à personne. Elle ne menace rien, elle ne
retire aucun droit, elle ne fragilise aucune valeur. Elle dit seulement une
chose essentielle : chacun doit pouvoir vivre librement, dignement,
pleinement.
Pour ma part, je n’ai jamais voulu
faire de mon orientation un étendard. Mais je sais aujourd’hui que le simple
fait de dire qui je suis a une portée qui me dépasse. Parce que la
représentation compte. Parce que voir quelqu’un qui vous ressemble, qui vit ce
que vous vivez, peut changer une trajectoire, redonner espoir, ouvrir un
possible.
Si mon parcours peut, ne serait-ce
qu’un instant, permettre à une jeune fille de se dire « moi aussi, j’ai ma
place », alors cela en valait la peine.
Mais je ne me résous pas à ce que
cela reste nécessaire. Je ne me résous pas à ce que, pour exister pleinement,
il faille encore faire preuve de courage. Être soi ne devrait jamais être un
acte héroïque. Cela devrait être une évidence.
La dignité humaine n’est pas
négociable
C’est pourquoi je veux
être claire : nous ne céderons rien. Ni face aux discours de haine qui se
banalisent. Ni face aux tentatives de recul. Ni face à celles et ceux qui
voudraient faire de l’identité des uns un sujet de polémique pour les autres.
La dignité humaine n’est pas négociable.
Je continuerai de me battre, avec détermination, avec constance, pour que
chaque enfant puisse grandir sans peur, pour que chaque adolescent puisse se
construire sans honte, pour que chaque adulte puisse aimer sans se cacher.
Je continuerai de me battre pour que l’école soit un refuge et non un lieu de
violence. Pour que les familles soient des espaces d’accueil et non de rejet.
Pour que la société tout entière soit à la hauteur de ses propres valeurs.
Parce que la République que nous aimons ne peut tolérer que certains de ses
enfants soient moins libres que les autres.
À celles et ceux qui doutent, qui tremblent, qui hésitent encore, je veux
dire : vous n’êtes pas seuls. Votre vie a de la valeur. Votre vérité
mérite d’être vécue.
Nous sommes là. Nous sommes debout. Et nous avançons. Nous ne demandons pas de
place. Nous la prenons, pleinement, légitimement. Nous ne demandons pas la
tolérance. Nous exigeons l’égalité. Et nous ne reculerons pas.
● Propos collectifs
> [Tribune coécrite par Marc Fesneau, Élisabeth Borne, Yaël Braun-Pivet,
Pascal Lecamp, Eric Lombard, Agès Pannier-Runacher et plusieurs députés] L’État de droit n’est pas une cible de
campagne!]
Il reste un an avant l’élection présidentielle. Un an pendant lequel chaque
mot, chaque polémique, chaque glissement sémantique comptent. Un an pendant
lequel la fenêtre d’Overton, ce cadre invisible qui délimite ce qui est
pensable en politique, peut être élargie ou rétrécie selon les choix de ceux
qui ont la parole publique.
C’est dans ce contexte que nous nous alarmons des déclarations répétées de
certains responsables politiques. Ces prises de position ne relèvent pas de la
maladresse : leur constance et leur cohérence trahissent une stratégie
délibérée. Une stratégie qui confond sciemment l’État du droit, l’ensemble des
règles positives, perfectibles, modifiables, avec l’État de droit, principe
fondateur de nos démocraties libérales, faisant ainsi une victime collatérale
par choix sémantique. Une stratégie qui s’attaque à ce qu’il y a de plus
fondamental, en instrumentalisant des principes présentés désormais comme
illégitimes, car technocratiques ou idéologiques. Alors, le langage de
l’attaque contre l’État de droit devient acceptable. Et la glissade s’opère.
L’État de droit, ce n’est pas une contrainte bureaucratique. C’est
l’architecture qui rend possible la liberté. C’est la hiérarchie des normes, au
sommet de laquelle se trouve notre Constitution, qui protège chaque citoyen
contre l’arbitraire du pouvoir, quel qu’il soit. C’est l’égalité devant la loi,
l’indépendance de la justice, le respect des droits fondamentaux, ces libertés
concrètes, vécues au quotidien : la liberté d’opinion et d’expression, la
liberté de réunion et de manifestation, la liberté de culte, la liberté
syndicale ou encore le droit de grève. Cet ensemble même que certains entendent
bousculer, par exemple en retournant l’État de droit contre lui-même en
assurant qu’une décision de justice incommode en constituerait une négation
pure et simple.
Hérité des Lumières, il est le produit de l’Histoire. Des luttes contre
l’absolutisme, des leçons tirées des totalitarismes du XXe siècle, des valeurs
inscrites sur les frontons de nos mairies : liberté, égalité, fraternité. Notre
identité collective s’incarne chaque jour, concrètement, dans nos institutions
et nos principes constitutionnels.
Quand l’impensable est devenu raisonnable, il est trop tard pour revenir en
arrière sans fracas.
La mécanique est connue. Ce qui semblait impensable devient radical. Ce qui
était radical devient acceptable. Et quand l’impensable est devenu raisonnable,
il est trop tard pour revenir en arrière sans fracas.
En faisant passer la remise en cause de l’État de droit pour une option
politique parmi d’autres, ceux qui instrumentalisent ce discours, aidés des
populistes de toutes parts et d’une perte généralisée des repères, arment
contre cet État tous ceux dont les idées se situent déjà en dehors de son
cadre. Ils nous privent collectivement d’une digue. Et les digues, on ne mesure
leur importance que lorsqu’elles ont cédé.
Il y a aussi, dans cette posture, une malhonnêteté politique que l’on se doit
de nommer. Désigner l’État de droit comme obstacle, c’est une manière commode
pour un responsable politique de désigner un coupable face à ses propres
manquements, face aux promesses non tenues, face aux dossiers mal gérés. C’est
imputer à la règle ce qui relève de l’incapacité ou du choix. L’État de droit
n’empêche pas, il guide, il éclaire les chemins dans lesquels nous organisons
le commun.
L’État de droit ne peut pas être à géométrie variable, modelé à l’envi par un
candidat ou un autre, de quelque bord politique que ce soit, pour restreindre à
la carte les libertés d’autrui dans le futur. Ce qui nous a été transmis par
des générations de citoyens engagés nous ayant précédés, parfois au prix de
durs combats, n’a pas vocation à devenir un élément de stratégie électorale
opportuniste.
Nous, responsables politiques et élus, sommes tous les gardiens de cet État de
droit. Non par réflexe conservateur ou corporatiste, mais par lucidité
démocratique, car l’État de droit protège concrètement nos concitoyens, leurs
droits et leurs libertés.
Ne laissons pas la glissade s’opérer dans un mélange d’étonnement, d’inertie et
d’impotence. Les mots préparent les actes.
> [Tribune signée par 500 maires et élus locaux
dont Renaud Muselier, Laurent Suau, Thomas Cazenave, Antoine Armand, Denis
Thuriot, maire de Nevers, Jean-René Etchegaray, Alexandre Huvet, Julien Miro,
Pascal Claverie, Dominique David, Nathalie Nieson, Jean-Charles Orsucci, Franck
Riester: «Nous souhaitons que Gabriel Attal soit candidat à la présidentielle»]
Nous, élus locaux, représentant tous nos territoires dans leur force, leur
diversité, leur réalité quotidienne, appelons Gabriel Attal à être candidat à
la présidence de la République. L’élection présidentielle sera un moment de
bascule pour notre pays. Nous refusons de voir la France livrée aux
défaitistes, aux fatalistes, à tous ceux qui n’ont rien d’autre à promettre que
la gestion du déclin.
Nous refusons de nous résoudre à l’idée que notre pays doive se résigner à
l’impuissance, à l’immobilisme, aux extrêmes et au repli.
Dans nos communes, nos départements, nos régions, nous voyons chaque jour les
attentes des Français. Leur exigence de sécurité. Leur besoin de justice. Leur
attachement au travail. Leur aspiration à vivre mieux, à croire dans notre
avenir, à conserver un cadre de vie respirable.
Nous savons aussi l’ampleur des défis auxquels notre pays est confronté : le
défi de la confiance, le défi de l’école, le défi écologique, le défi du
pouvoir d’achat, le défi de la cohésion nationale, le défi de la souveraineté
alors que les grandes puissances s’affirment et avancent, le défi de la
décentralisation.
Alors, nous avons besoin d’un président qui ait la force d’agir. Gabriel Attal
l’a montrée dans toutes les responsabilités qu’il a exercées.
Nous avons besoin d’un président qui sache écouter, concerter et qui soit prêt
à partager le pouvoir. En proposant de « déparisianiser » la France et
de donner plus de marges aux territoires, Gabriel Attal défend une pratique du
pouvoir fondée sur le respect, le dialogue et les responsabilités partagées.
Donnant ainsi leur juste place aux élus locaux, qui font vivre la République au
plus près du terrain.
Nous avons besoin d’un président qui porte des valeurs claires et qui ait
l’audace de proposer un futur meilleur pour notre pays.
Nous avons besoin d’un président qui comprenne le monde actuel pour préparer
notre pays à l’avenir. Alors que certains ont la nostalgie et le retour en
arrière comme programme et que d’autres promeuvent l’immobilisme, Gabriel Attal
affirme une ambition pour le progrès et prépare le futur de notre pays et de
notre Europe.
Nous avons besoin d’un président qui sache rassembler. En choisissant d’aller
toujours sur le terrain, Gabriel Attal a prouvé sa capacité à comprendre les
Français et leurs attentes, et comment y répondre. En s’engageant clairement à
travailler avec ses partenaires politiques, il a démontré sa conscience de la
nécessité du rassemblement pour éviter un second tour entre les extrêmes, qui
serait mortifère pour notre pays.
Parce que Gabriel Attal a montré ses qualités, qu’il a la force de
l’expérience, l’audace de proposer et la capacité à agir : il est, pour nous,
la personne dont notre pays a besoin. Nous appelons à sa candidature à
l’élection présidentielle.

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