► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> J'ai eu un entretien téléphonique avec Delcy Rodriguez suite aux séismes
dévastateurs au Venezuela. J'ai exprimé la pleine solidarité de l'UE avec le
peuple vénézuélien et nos plus sincères condoléances aux familles des victimes.
L'UE a déjà mobilisé 5 millions d'euros d'aide d'urgence pour les communautés touchées.
Nous avons activé le mécanisme européen de protection civile, et plusieurs
États membres ont rapidement déployé des équipes de recherche et de sauvetage,
des pompiers et du personnel médical. Le système satellitaire Copernicus de
l'UE soutient les secouristes en contribuant à cartographier les dégâts et à
cibler l'aide là où elle est le plus nécessaire. L'Europe est solidaire du
Venezuela en ces moments difficiles.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> Je crois que la démocratie en Europe est forte, mais nous ne devons pas
nous reposer sur nos lauriers. Protéger et promouvoir la démocratie est un
combat sans fin. Ce travail ne sera jamais terminé, car il y aura toujours des
menaces et des défis. Cela est particulièrement vrai dans un contexte où la
technologie permet la diffusion instantanée de campagnes destructrices et de
désinformation.
La vocation profonde de l'Union européenne [est que] l'Europe est bien plus
qu'un marché ou un projet économique. C'est une communauté fondée sur des
valeurs partagées : la paix, la démocratie, la solidarité, la coopération,
la dignité humaine et l'État de droit. À l'heure où la guerre a tragiquement fait
son retour sur notre continent suite à l'ingérence brutale de la Russie en
Ukraine, les institutions démocratiques sont mises à rude épreuve et nos
valeurs sont plus importantes que jamais.
Nous ne pouvons pas considérer la démocratie comme acquise. Protéger la
démocratie ne signifie pas limiter la liberté. Il s'agit de garantir son
épanouissement. Il s'agit de défendre les droits, les valeurs et les
institutions que les Européens chérissent et dont ils attendent de nous le
respect (…)
Notre travail collectif se poursuivra. Nous devons aux générations futures de
veiller à ce qu’elles puissent jouir des privilèges d’une société libre,
ouverte et démocratique.
> Les criminels ne peuvent plus se cacher derrière
les frontières nationales. Aujourd'hui, nous avons présenté le paquet
« Justice pénale » de l'UE, une avancée majeure pour renforcer la
capacité de l'Europe à lutter contre la grande criminalité transfrontalière.
Les réseaux criminels sont de plus en plus internationaux, numériques et
sophistiqués. Qu'il s'agisse de trafic de stupéfiants, de cybercriminalité, de
traite des êtres humains ou de contournement des sanctions, la criminalité
organisée ne s'arrête pas aux frontières nationales. Notre réponse ne peut pas
non plus s'arrêter là. C'est pourquoi nous renforçons Eurojust, l'Agence de
l'UE pour la coopération en matière pénale, qui coordonne et soutient les
enquêtes menées par les autorités nationales sur la grande criminalité
transfrontalière.
Ces réformes permettront :
- Des enquêtes plus rapides et plus efficaces en garantissant aux États
membres les pouvoirs judiciaires nécessaires pour agir efficacement.
- Un rôle plus proactif pour Eurojust, notamment en lançant ses propres
enquêtes sur la criminalité transfrontalière.
- L'utilisation de systèmes automatisés avancés pour détecter plus tôt les
liens entre les affaires pénales nationales, aidant ainsi les autorités à établir
des liens à l'échelle européenne.
- Renforcer la capacité d’Eurojust à aider les États membres à lutter contre
les infractions émergentes, notamment les violences sexistes et la
cybercriminalité, qui prospèrent de plus en plus en ligne et s’étendent à
plusieurs juridictions. Eurojust sera également mieux outillée pour appuyer la
coordination judiciaire dans les affaires de sanctions, aidant ainsi les
autorités à démêler les flux financiers transfrontaliers complexes et à
retracer les avoirs dissimulés.
- Renforcer la coopération avec Europol, le Parquet européen et les
partenaires internationaux de confiance pour lutter contre les réseaux
criminels mondiaux. Grâce à la réforme d’aujourd’hui, nous continuerons de
travailler en étroite collaboration avec les pays tiers. Pour démanteler les
réseaux criminels mondiaux, nous avons besoin d’une coopération internationale
renforcée et d’enquêtes transfrontalières plus nombreuses. Le message est
clair : les criminels exploitent les frontières. Nous comblons les
lacunes. Un Eurojust plus fort, c’est une Europe plus forte – une Europe mieux
armée pour protéger ses citoyens, défendre l’État de droit et garantir que la
justice s’adapte à un monde toujours plus interconnecté.
> L’agriculture demeure un enjeu central de
l’agenda politique et économique européen, et la sécurité alimentaire constitue
une priorité stratégique. Les événements récents – de la pandémie à l’invasion
de l’Ukraine par la Russie, en passant par les tensions géopolitiques – ont
renforcé l’importance de maintenir un secteur agricole fort, résilient et
compétitif.
Les agriculteurs sont le pilier de nos communautés rurales et un élément
essentiel de l’identité européenne. L’agriculture irlandaise, fondée sur des
normes élevées de qualité et de bien-être animal, continue de jouir d’une
excellente réputation à travers le monde. Voir des produits irlandais dans les
rayons des supermarchés à l’étranger, y compris ici à Bruxelles, est toujours
une source de fierté et témoigne du dévouement de nos agriculteurs. Cette
réunion a permis d’entendre directement les préoccupations de nombreux
agriculteurs quant à l’équilibre à trouver entre les objectifs environnementaux
et climatiques, la production alimentaire, la compétitivité et des revenus
viables pour les exploitations familiales. Ces préoccupations sont prises en
compte, et la Commission a pris des mesures importantes pour répondre aux
questions soulevées par les agriculteurs de toute l’Europe. Un dialogue
constructif entre les décideurs politiques et les agriculteurs est
indispensable pour trouver le juste équilibre. Nous avons eu une discussion
fructueuse sur l'avenir de la politique agricole commune dans le cadre du
prochain budget à long terme de l'UE.
Je suis convaincu que la Commission européenne et les agriculteurs européens
partagent un objectif commun : un secteur agricole compétitif, durable et
résilient. En soutenant les jeunes agriculteurs, en encourageant l'innovation,
en réduisant les lourdeurs administratives et en garantissant l'équité tout au
long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, nous pouvons contribuer à
assurer un avenir solide à l'agriculture européenne.
> Ma première visite à Malte en tant que
commissaire européenne est intervenue à un moment crucial : peu après les
élections nationales, alors que la nouvelle législature entamait ses travaux et
avant la publication du prochain rapport sur l’état de droit. Avec le Premier
ministre Robert Abela et le ministre de la Justice Clifton Grima, j’ai eu des
échanges constructifs sur l’état de droit à Malte, notamment sur l’efficacité
du système judiciaire, la liberté de la presse et les conditions de travail des
journalistes. J’ai également rencontré l’Institut des journalistes maltais et
des représentants d’organisations de la société civile. Ces discussions ont
permis d’aborder la signification concrète de l’état de droit : l’accès à
l’information, le contrôle du pouvoir et la possibilité pour les journalistes
et les acteurs de la société civile d’exercer leur métier sans intimidation ni
pressions juridiques abusives. Plus tard dans la journée, j’ai rencontré des
représentants d’entreprises et de start-ups pour discuter de l’importance de
l’UE pour tous. Le marché unique est l’un des plus grands atouts de l’Europe,
mais trop souvent, les entreprises sont encore confrontées à une fragmentation
lorsqu’elles tentent de se développer à l’international. L’initiative EU Inc.
vise à lever cet obstacle pratique.
Cette visite a également marqué une étape importante sur le plan personnel,
concluant ma première série de visites dans tous les États membres de l’UE
depuis ma prise de fonctions en tant que commissaire. Malte était un lieu idéal
pour réfléchir à l’importance du dialogue, de l’écoute et pour observer
concrètement nos valeurs européennes.
> Il y a trente ans aujourd'hui, l'Irlande perdait Veronica Guerin. Veronica était journaliste, mère et reporter courageuse, refusant de détourner le regard du crime organisé qui semait la terreur dans tout le pays. Ses reportages ont révélé ce que beaucoup voulaient cacher. Consciente du danger, elle a continué à exposer la vérité. Menaces, intimidations et violences ont été utilisées pour la faire taire, mais rien ne l'a empêchée de poursuivre son enquête. Adolescente, commençant à m'intéresser de près à l'actualité, je me souviens de la colère que j'ai ressentie en apprenant son assassinat. Aujourd'hui, mes pensées vont à sa famille, qui porte le poids de sa disparition depuis trois décennies, et à tous ceux qui l'ont connue et aimée. Pour l'Irlande, la mort de Veronica a été un choc profond. Mais aussi un moment de lucidité douloureuse. Elle nous a rappelé que le journalisme n'est pas une liberté abstraite, mais un bien public. En dénonçant la corruption, le crime organisé et les abus de pouvoir, il protège les citoyens et renforce la démocratie. Le courage de Veronica Guerin continue de résonner bien au-delà des frontières de l'Irlande. Il nous rappelle que lorsque des journalistes sont pris pour cible, c'est la démocratie elle-même qui s'en trouve affaiblie. Hier encore, à Malte, j'ai rencontré la Fondation Daphne Caruana Galizia, du nom d'une autre journaliste courageuse assassinée en raison de son travail. Aujourd'hui, en tant que commissaire européenne chargée de la démocratie, de la justice, de l'État de droit et de la liberté des médias, son héritage est le moteur de ma détermination à protéger les médias indépendants et les journalistes à travers l'Europe. Grâce à la loi européenne sur la liberté des médias, à la directive anti-SLAPP et à notre travail de mise à jour de la recommandation sur la sécurité des journalistes, nous renforçons les garanties pour celles et ceux qui informent le public et demandent des comptes aux puissants. Nous œuvrons également activement à améliorer la manière dont le système de justice pénale européen lutte contre le crime organisé, qui opère aujourd'hui de plus en plus au-delà des frontières. Le paquet « justice pénale » que nous avons présenté cette semaine renforcera les capacités d'agences comme Eurojust et Europol à combattre la criminalité organisée, notamment le trafic de drogue. Inspirée par le courage et l'héritage indéfectibles de Veronica, je m'engage à œuvrer pour que les journalistes puissent travailler librement et en toute sécurité, car aucun journaliste ne devrait subir d'intimidation, de violence ou de harcèlement judiciaire simplement parce qu'il fait son travail. Aujourd'hui, nous nous souvenons de Veronica, nous sommes solidaires de sa famille et nous rendons hommage au travail intrépide des journalistes qui continuent de servir le public avec courage.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> Le transfert forcé constitue une violation grave des Conventions de
Genève. Deux ans après, des familles palestiniennes chassées de leurs foyers
par la violence des colons vivent toujours dans l'insécurité et la précarité.
Cette situation est inacceptable. Israël doit respecter ses obligations en
droit international. Les États et les donateurs doivent intensifier leur
action.
> À Gaza, on estime que des dizaines de milliers de blessés vivent avec des séquelles invalidantes. Les besoins sanitaires restent critiques. Notre soutien se poursuit.
> Discussion importante et constructive avec les organisateurs de la Budapest Pride. Nous avons évoqué les progrès accomplis et les défis auxquels la communauté LGBTIQ+ est toujours confrontée. L'UE défend ses valeurs. L'UE est à vos côtés.
> La Russie poursuit sa politique destructrice, faisant preuve d'un mépris flagrant pour la vie humaine. Ses dernières attaques ont coûté la vie à deux travailleurs humanitaires et endommagé une école maternelle financée par l’UE dans l'oblast de Kharkiv. En temps de guerre, le respect de la vie des civils n'est pas une option. Le droit international humanitaire doit être respecté.
> Le dernier rapport de la Commission d'enquête de
l'ONU est accablant : Israël a délibérément tué et blessé des centaines de
milliers d'enfants palestiniens, notamment par des violences sexuelles et
sexistes. Gaza compte désormais la plus forte concentration d'enfants amputés
au monde. (…)
J'exhorte Israël à cesser ses attaques contre les hôpitaux et les écoles.
L'aide humanitaire doit être acheminée massivement et les évacuations médicales
des enfants blessés doivent être assurées. La reconstruction des
infrastructures endommagées doit être garantie. Le cessez-le-feu doit être
respecté. Le droit international humanitaire doit être respecté à Gaza et en
Cisjordanie.
> Deux volontaires de la Croix-Rouge ont été tués dans l’exercice de leur mission au Sud Kivu, RDC. Un rappel brutal des risques auxquels sont exposés les acteurs humanitaires et de la nécessité de faire respecter le droit international humanitaire afin de protéger les civils.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Le Parlement serbe a franchi une étape importante dans la bonne direction
en corrigeant les lois judiciaires adoptées en janvier. Cela contribue à
rétablir la confiance. Je me suis entretenu avec le président du Parlement au
sujet des prochaines étapes que la Serbie doit franchir sur la voie de
l'adhésion à l'UE. Il s'agit notamment de faire progresser la réforme
électorale conformément aux recommandations du BIDDH, de manière transparente
et inclusive, de renforcer la liberté des médias et d'assurer un alignement
plus étroit avec la politique étrangère et de sécurité de l'UE.
> L’Ukraine est devenue une puissance militaire qui défend déjà l’Europe aujourd’hui. Nous accélérons nos efforts pour mieux intégrer les forces armées ukrainiennes à celles de l’Europe. En compagnie du commissaire [Nom du commissaire], j’ai rencontré des PDG d’entreprises de défense et d’entreprises à double usage afin d’examiner comment les innovations ukrainiennes sur le champ de bataille peuvent renforcer les capacités militaires de l’Europe. Lors de la Conférence sur la relance de l’Ukraine, nous avons également signé des accords visant à mobiliser jusqu’à un milliard d’euros d’investissements pour renforcer nos capacités de défense.
> L'ouverture du Cluster 1 a démontré que l'UE s'unit pour intégrer l'Ukraine à la famille européenne. Lors de la Conférence sur la relance de l'Ukraine, je me suis joint au ministre polonais des Affaires étrangères et à la vice-Première ministre ukrainienne pour souligner que la meilleure façon de tirer parti de ce moment d'unité est de poursuivre les réformes, notamment en ce qui concerne le renforcement de l'État de droit et la lutte contre la corruption. Ces réformes constituent le signal le plus fort pour inciter les entreprises à investir dans la reconstruction de l'Ukraine. Elles sont le fondement de l'adhésion à l'UE et de la prospérité future de l'Ukraine.
> La Russie a attaqué le système énergétique ukrainien plus de 6 000 fois, cherchant à briser la détermination des Ukrainiens et à affaiblir le soutien européen. En collaboration avec le Groupe de coordination de l’énergie du G7+, nous anticipons la situation et coordonnons notre soutien afin d’empêcher que les attaques terroristes de Moscou ne réussissent l’hiver prochain. L’UE a débloqué plus de 4 milliards d’euros pour soutenir et réformer le système énergétique ukrainien. Nous conditionnerons notre soutien énergétique à des investissements dans la sécurité afin de mieux protéger les infrastructures critiques, tout en construisant un système plus propre et plus moderne et en rapprochant l’Ukraine du marché européen de l’énergie.
> Les routes commerciales entre l'Europe et l'Asie sont devenues moins fiables. La route du nord, via la Russie, est perturbée. Les routes du sud sont confrontées à des risques sécuritaires. Mais il existe une autre voie : le Corridor central. Aujourd'hui, nous avons lancé la Plateforme de l'Agenda de la connectivité pour la faire progresser.
> Pour de nombreux Ukrainiens, la foi est aussi une force de résistance. Une source de courage, de dignité et d'unité face à l'agression brutale de la Russie. C'est pourquoi le Kremlin s'attaque non seulement au peuple et aux villes d'Ukraine, mais aussi à son patrimoine spirituel, comme le monastère de la Laure. Aujourd'hui, j'ai rencontré des chefs religieux ukrainiens de différentes confessions. Unis dans la défense de la liberté. Unis dans leur soutien au projet d'adhésion de l'Ukraine à l'UE.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Quand on instrumentalise la question raciale à des fins politiques, on
bascule rapidement dans le racisme. Les politiques deviennent extrêmes pour
tenter de satisfaire ceux qu'on cherche à rallier à sa cause. Ce virage à
l'extrême droite a des conséquences désastreuses pour la population.
Malheureusement, on s'en rend souvent compte trop tard.
> Démystifier l’euro numérique et l’accès aux espèces. En tant que député européen, je défendrai toujours le droit des citoyens à utiliser des espèces. Mais il est également essentiel de favoriser l’innovation pour stimuler la compétitivité et créer des emplois.
> Si la moitié de la population d'un pays était privée de droits fondamentaux tels que l'accès à la santé et à l'éducation, l’Union européenne s'indignerait à juste titre. Pourtant, elle se réjouit de rencontrer les talibans qui persécutent activement les femmes. Les responsables de l'UE devraient se remettre en question.
> Monsieur Lavrov, vous perdez du terrain et vos soldats périclitent à un rythme alarmant. La triste réalité des pertes tragiques en vies humaines en Ukraine, civiles et militaires, semble vous laisser indifférent. À vous observer, Poutine et vous-même n'avez apparemment pas souffert outre mesure durant cette guerre.
> La Russie est sous pression sur le champ de bataille, sur le plan économique, et Moscou ressent désormais les effets de la guerre. Les opérations d'Anchorage et d'Istanbul visaient toutes deux à obtenir la capitulation de l'Ukraine. La situation est bien différente aujourd'hui : l'Ukraine est beaucoup plus forte et la Russie beaucoup plus faible.
Petras Austrevicius (député)
> L’UE devrait reporter son interdiction de 2027 sur le gaz naturel liquéfié
russe, sous peine de devenir trop dépendante des États-Unis, a averti le
directeur de l’un des principaux centres d’importation européens de ce
combustible. Ivan Jimenez, qui dirige le port espagnol de Bilbao, premier
acheteur de GNL russe de l’UE, a déclaré : « L’Espagne est le premier
acheteur de GNL russe. » Mauvaise odeur venue d’Espagne.
Engin Eroglu (député)
> L’Union européenne incarne la stabilité, l’État de droit et la coexistence
pacifique. Ces valeurs sont particulièrement recherchées dans le contexte
géopolitique actuel, marqué par de fortes turbulences, faisant de l’Europe un
lieu d’avenir attractif et une destination prisée par les populations du monde
entier. Il nous appartient désormais d’exploiter pleinement ces atouts
géographiques exceptionnels. Si nous, en tant qu’Union européenne, agissons de
manière unie, courageuse et stratégique, nous pourrons réaliser pleinement ce
potentiel et retrouver notre rôle de leader mondial.
> Dix-huit heures de discussions intenses sur la Chine dans le cadre exceptionnel d'un monastère historique, loin des distractions de la politique quotidienne. Le voyage au Portugal en valait vraiment la peine. Des experts de toute l'Union européenne et des pays partenaires se sont réunis pour un échange franc et stratégique sur l'un des défis géopolitiques les plus importants de notre époque. J'ai eu le plaisir de retrouver mon ami et prédécesseur à la présidence de la délégation du Parlement européen pour la Chine, Reinhard Bütikofer. Les discussions se sont déroulées sous la règle de Chatham House, ce qui signifie que je ne peux divulguer ni le contenu de nos conversations ni la liste des participants. Cette confidentialité est précisément ce qui permet un dialogue ouvert et honnête. Je souhaite en revanche partager quelques impressions sur le cadre magnifique qui a offert un environnement idéal à ces échanges essentiels.
> 100 000 emplois chez Volkswagen ? Ce
n’est que le début. Si l’Europe ne change pas radicalement de cap, ce ne sera
pas le dernier titre de ce genre. Nous ne perdons pas seulement des emplois.
Nous perdons des capacités industrielles, de l’innovation, des investissements
et, au final, notre prospérité économique. Alors que d’autres régions
renforcent activement leurs industries grâce à des prix de l’énergie
compétitifs, des procédures d’autorisation plus rapides, des investissements
ciblés et des politiques industrielles stratégiques, l’Europe accable trop
souvent ses entreprises d’une réglementation excessive, de coûts énergétiques
élevés et d’obstacles bureaucratiques. La conséquence est prévisible :
l’investissement suit la compétitivité. Et de plus en plus, cela signifie que
les investissements quittent l’Europe. En tant que présidente de la délégation
du Parlement européen pour les relations avec la Chine, je constate chaque jour
à quel point la concurrence mondiale est devenue féroce. On ne gagnera pas la
compétition avec la Chine uniquement par le biais de droits de douane.
L’Europe doit d’abord redevenir compétitive. Cela implique :
- Des prix de l’énergie compétitifs.
- Moins de bureaucratie et des procédures d’approbation plus rapides.
- Davantage d’investissements dans l’innovation, la recherche et les
technologies critiques.
- Une véritable Union des marchés de capitaux européens.
- Une politique commerciale qui protège nos intérêts tout en préservant
l'ouverture et la compétitivité de l'Europe.
La force économique est le fondement de notre prospérité, de notre modèle
social et de notre autonomie stratégique. Si nous continuons à chasser
l'industrie d'Europe au lieu de favoriser son développement, la perte de
100 000 emplois ne sera pas l'exception, mais le début d'une longue série.
L'Europe doit cesser de gérer le déclin et commencer à créer les conditions de
la croissance.
> L'arrestation de la journaliste et libraire Leticia Wong à Hong Kong, quelques jours avant l'anniversaire de l'application forcée de la loi orwellienne de la Stasi par Pékin, illustre l'ampleur de la répression contre la liberté d'expression et l'édition indépendante. Pékin avait explicitement promis, dans un traité international contraignant, que le mode de vie à Hong Kong resterait inchangé pendant 50 ans sous le principe « Un pays, deux systèmes ». Cette promesse a volé en éclats en 2020 avec l'imposition d'une loi sur la « sécurité nationale », puis a été encore davantage anéantie par d'autres lois similaires. Les autorités chinoises ont bouleversé la vie à Hong Kong, criminalisé la dissidence et démantelé les libertés fondamentales de la ville. Un accord international a été violé ; la confiance est rompue. Si Pékin peut bafouer un traité contraignant en toute impunité, quel accord violera-t-elle ensuite ?
> La Chine avait promis à l'Allemagne de fermer ses commissariats de police à l'étranger, or Berlin confirme que Pékin les maintient en activité sur le territoire allemand. Si la Chine viole aussi facilement même les accords les plus élémentaires, peut-on encore lui faire confiance en tant que partenaire ? La souveraineté est non négociable. Aucun pays ne devrait tolérer la présence de forces de police étrangères sur son territoire.
> Hier soir, le prix de la liberté d'expression de la Deutsche Welle a été remis au journaliste hongkongais emprisonné Jimmy Lai. En présence de personnalités du monde des médias et de la politique, la cérémonie émouvante au Bundestag allemand a mis en lumière le caractère exceptionnel et les réalisations de Jimmy Lai : éditeur du journal influent « Apple Daily », il est un fervent défenseur de la démocratie et des libertés à Hong Kong. M. Lai a dénoncé sans relâche l'infiltration et la répression progressives et systématiques de cette métropole autrefois libre par l'appareil d'État chinois. Cet entrepreneur influent aurait pu fuir – il possède également la nationalité britannique. Pourtant, Jimmy Lai est resté et a refusé de se taire dans son engagement pour la liberté et la démocratie. Ce dévouement fait de lui une figure emblématique de la résistance hongkongaise – et une cible pour le pouvoir en place. Depuis plus de cinq ans, il est détenu à l'isolement dans des conditions épouvantables. Plus récemment, Jimmy Lai a été condamné illégalement à 20 années de prison supplémentaires à l'issue d'un procès à motivation politique. Je condamne cette incarcération avec la plus grande fermeté et j'ai assuré Claire, la fille de Jimmy Lai, qui a accepté le prix au nom de son père, de mon soutien inconditionnel.
Michal Kobosko (député)
> La conférence URC2026 a été un franc succès. Des dirigeants politiques de
l'UE et de plus d'une douzaine de pays européens, ainsi que près de 70
délégations du monde entier, se sont réunis à Gdańsk. Étaient également
présents les directeurs des principales institutions financières : la Banque
mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque européenne pour la
reconstruction (BERD), la Banque européenne d'investissement (BEI), et
d'autres. Plus de 7 000 participants ont signé près de 200 contrats et
accords, dont des accords polono-ukrainiens. Il est crucial que les entreprises
polonaises jouent un rôle majeur dans le processus de reconstruction et de
modernisation de l'Ukraine après la guerre. Malgré les prédictions pessimistes,
le partage des ressources est loin d'être fait, tant les défis et les besoins
sont immenses. Heureusement, les fonds pouvant être alloués à la reconstruction
sont tout aussi importants. Au cours de la conférence, l'absence des présidents
ukrainien et polonais a été plus que jamais d'actualité, tout comme la faible
représentation des États-Unis. C'est regrettable. Histoire ? Ce problème
existe et continuera d'exister dans les relations polono-ukrainiennes. Il n'a
ni éclipsé ni gâché Gdańsk. Il est essentiel qu'il ne nuise pas à nos relations
futures. Par conséquent, les deux parties doivent l'affronter et s'asseoir à la
table des négociations historiques et politiques. Ne cédons pas à ceux qui
veulent détruire définitivement nos relations ; ils n'agissent ni dans
l'intérêt de la Pologne ni dans celui de l'Ukraine.
> Je crois aux bonnes relations polono-ukrainiennes et à l'avenir de l'Ukraine au sein de l'UE. J'en ai notamment parlé hier lors de la table ronde de l'UE à la Conférence sur la reconstruction de l'Ukraine à Gdańsk. Nous avons beaucoup à apprendre l'un de l'autre, non seulement en matière de défense et de sécurité nationales, mais aussi du fonctionnement des institutions publiques, de l'économie et de la société en temps de guerre. C'est une leçon profonde, bien que tragique, que nous devons tous retenir. Il est positif que les différends actuels n'aient pas éclipsé l'essentiel de cette réunion : la mobilisation du soutien international à la reconstruction, à la modernisation et au développement économique et social à long terme de l'Ukraine. Hier, la présidente de la Commission européenne a annoncé le déblocage de la première tranche de 3,2 milliards d'euros sur les 90 milliards d'euros du programme de prêts de l'UE. Elle a également annoncé le début des décaissements d'un fonds supplémentaire de 6 milliards d'euros, destiné notamment au développement et à la production de drones et au renforcement des capacités de défense de l'Ukraine. La conférence de cette année a abouti à des décisions concernant un soutien de plusieurs milliards de dollars à l'Ukraine et de nouveaux projets de coopération dans le secteur de la défense. Grâce à l'un d'eux, le groupe polonais d'armement lancera la production de drones ukrainiens en Pologne. Une Ukraine forte et indépendante est dans l'intérêt de la Pologne et de toute l'Europe.
> J'ai participé à une conférence organisée par Euractiv.
J'y ai présenté la manière dont les réglementations proposées peuvent garantir
que l'infrastructure européenne des communications réponde aux exigences de
l'économie numérique.
Premièrement, la simplification réglementaire est essentielle. Nous devons
réduire considérablement la bureaucratie, notamment les obligations de
déclaration imposées aux opérateurs de services de communications
électroniques. Nous devons également prendre très au sérieux le constat de
Mario Draghi dans son rapport : « même service, mêmes règles ».
Il n'y a absolument aucune raison pour que les entreprises étrangères
bénéficient d'une réglementation plus simple que celle que nous mettons en
place pour nos entreprises nationales. Par conséquent, la simplification doit
être l'une de nos priorités absolues.
Deuxièmement, l'harmonisation réglementaire. Nous devons absolument saisir
l'opportunité offerte par le marché unique. Nous devons harmoniser le plus
large éventail possible de réglementations afin d'aider les entreprises
européennes à mieux tirer parti du marché unique et à gagner en envergure.
Troisièmement, nous devons renforcer la capacité d'investissement des entités
européennes. L'élaboration de cette réglementation ne se fait pas dans un vide
géopolitique. L'Europe doit investir dans la souveraineté technologique. Nous
avons besoin d'une politique industrielle et d'investissement qui soutienne les
acteurs européens.
Par conséquent, le renforcement des acteurs européens qui tissent des réseaux
au sein de l'écosystème numérique au sens large est absolument essentiel dans
le cadre de l'initiative DNA. La connectivité est l'épine dorsale de l'ensemble
de l'écosystème numérique. Aucun autre élément technologique ne saurait exister
sans elle. On l'oublie souvent, car on se concentre sur le cloud,
l'intelligence artificielle, les centres de données, l'informatique, les
logiciels et les plateformes en ligne. En réalité, rien de tout cela ne
fonctionnerait sans connectivité. C'est pourquoi nous devons faire preuve
d'ambition et d'ingéniosité dans notre travail sur DNA. Ce n'est qu'à cette
seule condition qu'il pourra devenir une réussite.
Hilde Vautmans (députée)
> L’Europe ne manque pas
d’entrepreneurs, mais de règles simples. Cette simplification fiscale est une
excellente nouvelle pour les entreprises qui perdent actuellement trop de temps
et d’argent en raison de procédures complexes et de lourdeurs administratives.
Moins de règles là où elles ne sont pas nécessaires, c’est plus de marge de
manœuvre pour faire des affaires, investir et se développer.
Grâce à cette simplification, les
entreprises européennes peuvent économiser jusqu’à 8 milliards d’euros par
an, dont 3,3 milliards grâce à la réduction des formalités
administratives. En supprimant les procédures inutiles et en favorisant l’innovation,
nous permettons aux entrepreneurs de consacrer leur temps et leurs ressources à
la croissance et à l’investissement, et non à la paperasserie. C’est l’Europe
dont nos entreprises ont besoin.
Nous ne devons pas agrandir l’Europe,
mais la rendre plus intelligente. En supprimant les réglementations, nous
renforçons notre compétitivité et faisons de l’Europe un lieu plus attractif
pour les entreprises. C’est essentiel si nous voulons rivaliser avec les
États-Unis et la Chine. Ces propositions montrent que Bruxelles accélère enfin
les travaux sur ce que les entrepreneurs réclament depuis des années :
moins de bureaucratie, plus de simplicité et plus de confiance. C’est un pas
important dans la bonne direction. L’Europe doit maintenant accélérer encore
davantage.
> [L'accord
UE-Mexique est un investissement géopolitique dans l'avenir de l'Europe]
La quasi-totalité des échanges de
marchandises sera exemptée de droits de douane. Les entreprises européennes
bénéficieront d’un meilleur accès au marché mexicain pour les marchés publics,
les services, les investissements et le commerce numérique. Notre agriculture
en profitera également : le Mexique importe déjà pour 2,5 milliards
d’euros de produits agroalimentaires européens. Grâce à la suppression de
95 % des droits d’importation, les producteurs européens pourront
désormais économiser des millions d’euros par an en frais de douane.
Parallèlement, cet accord renforce notre autonomie stratégique. Le Mexique
possède d’importantes matières premières, comme la fluorite et le cuivre,
permettant à l’Europe de réduire sa dépendance vis-à-vis des autres grandes
puissances.
Cet accord renforce la coopération
politique ainsi que les relations commerciales et d’investissement entre les
deux partenaires. Dans un monde où les États-Unis deviennent de plus en plus
imprévisibles et où la Chine instrumentalise les dépendances économiques à des
fins géopolitiques, l’Europe doit consolider sa coopération avec des
partenaires fiables. Le Mexique est l’un de ces partenaires.
Il s’agit d’un partenariat géopolitique.
Le Mexique s’est joint aux condamnations de l’agression russe contre l’Ukraine,
croit à la coopération multilatérale, tout comme l’Europe, et souhaite
contribuer à la défense de l’ordre juridique international. De plus, l’accord
contient des dispositions contraignantes relatives aux droits de l’homme, à
l’état de droit, aux droits des travailleurs et à l’égalité des sexes. Ce sont
nos valeurs européennes, et nous continuerons d’exiger du Mexique qu’il les
respecte.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Les adultes n'ont pas besoin de l'État pour les éduquer ou les traiter
avec condescendance – même lorsqu'il fait chaud dehors.
> Interdire totalement les réseaux sociaux aux jeunes relève du populisme pur et simple. Les nouveaux mécanismes de contrôle étatiques et les interdictions ne remplacent ni l'éducation aux médias ni la responsabilité parentale. Les politiciens ne devraient pas se substituer à nous ni à nos enfants en tant que tuteurs.
> L'assurance retraite obligatoire pour les travailleurs indépendants met en péril les fondements de la liberté d'entreprendre en Allemagne. Le travail indépendant repose sur la responsabilité individuelle et la flexibilité. Or, la CDU et le SPD militent pour la contrainte.
Wolfgang Kubicki (président)
> Attaque générale contre l'indépendance
L'entrepreneuriat est le moteur d'une économie sociale de marché et, par
conséquent, de notre prospérité. Il serait donc judicieux de minimiser les
obstacles supplémentaires auxquels sont confrontés les entrepreneurs. Or,
l'État ne fait que compliquer la vie des travailleurs indépendants.
Connaissez-vous des personnes qui travaillent à leur compte, ou êtes-vous
vous-même indépendant ? Dans ce cas, vous avez peut-être remarqué certaines
caractéristiques communes à nombre d'entre elles – pour le dire de manière un
peu désuète et généralisatrice : ce qui les définit.
Comme tous les travailleurs, les indépendants sont responsables de leurs
propres moyens de subsistance et de ceux de leur famille. Cependant, ceux qui
emploient du personnel assument non seulement cette responsabilité, mais aussi
celle de leurs employés et, d'une certaine manière, de leurs familles. Cette
situation peut s'avérer particulièrement perturbatrice en période de
difficultés économiques ou lors de la phase de démarrage incertaine d'une
entreprise. Le sommeil, notamment, est essentiel pour ceux qui n'ont jamais
connu une semaine de travail de 40 heures.
Et si un travailleur indépendant tombe malade, il ne peut généralement pas se
mettre en arrêt maladie. Aucun certificat médical ne peut le dispenser, même
temporairement, de ses responsabilités, de sa charge de travail et, souvent, du
travail urgent à accomplir.
Optimisme et détermination
Quiconque souhaite s'engager dans un tel projet – et je laisse volontairement
de côté, pour l'instant, les charges supplémentaires imposées par l'État – doit
impérativement posséder certaines qualités. L'optimisme, par exemple, et la
détermination. Naturellement, une certaine propension à prendre des risques et,
surtout, la joie de créer quelque chose de personnel et d'y réussir.
Lorsque ce succès se concrétise enfin en Allemagne, il suscite la méfiance
d'une grande partie des médias et du paysage politique. « Ce n'est pas possible
», disent-ils, « et cela a forcément été fait au détriment d'autrui. »
La réussite entrepreneuriale justifie pleinement le fardeau considérable que
supportent les travailleurs indépendants. L'entrepreneuriat est le moteur d'une
économie sociale de marché et, par conséquent, de notre prospérité. Quiconque
croit qu'une économie nationale peut s'organiser uniquement autour
d'entreprises publiques devrait reconsidérer les images de l'Allemagne de l'Est
au moment de son effondrement et l'état de ruine de cette partie de notre pays
après quarante ans de dictature socialiste.
Une désillusion dramatique à l'égard de la politique
Compte tenu de toutes les difficultés inhérentes au travail indépendant, un
État prospère devrait s'efforcer de minimiser les obstacles supplémentaires
auxquels sont confrontés les travailleurs indépendants. Or, il est désormais
largement admis que ce n'est pas le cas. Le fait que ces difficultés continuent
de s'alourdir malgré ce constat explique la profonde désillusion politique que
j'observe chez de nombreux entrepreneurs, une désillusion aujourd'hui bien plus
marquée que je ne l'aurais imaginé il y a encore quelques années.
Par conséquent, le projet du gouvernement allemand de rendre obligatoire
l'assurance retraite obligatoire pour les travailleurs indépendants est
fondamentalement erroné, dangereux et répréhensible. D'un point de vue purement
rationnel, alourdir davantage le fardeau financier du travail indépendant par
l'intervention de l'État constitue déjà une erreur. Compte tenu de la
complexité administrative en Allemagne, on peut se demander qui prendrait
encore volontairement le risque du travail indépendant alors qu'il existe
d'autres options.
Le but, c'est de grappiller des bénéfices.
Mais cette vision sous-jacente de l'humanité est elle aussi presque
insupportable. On prétend constamment que les travailleurs indépendants se
dérobent à leurs responsabilités envers la communauté. Pourtant, ils en sont un
pilier, notamment grâce à leur propension à prendre des risques. Être
indépendant, c'est souvent risquer ses moyens de subsistance pour une idée,
sans filet de sécurité. Tout notre concept d'économie sociale de marché repose
sur cette volonté. Et en retour, les travailleurs indépendants sont vilipendés
et désormais contraints d'intégrer le système de retraite public.
Il n'y a aucune considération socio-politique derrière tout cela, si ce n'est
que le système de retraite actuel est confronté à de graves difficultés
financières. Il s'agit uniquement de détourner des fonds, et non d'une réforme
systémique. Cela représente un changement de paradigme pour l'ensemble de notre
système de sécurité sociale. Ce n'est qu'une question de temps avant que les
travailleurs indépendants ne soient eux aussi contraints de souscrire à des
assurances dépendance et chômage, une fois ces systèmes suffisamment fragilisés
financièrement. Sur quels fondements pourrait-on empêcher cela une fois le
tabou entourant l'assurance retraite levé ?
La pression exercée sur le système de retraite s'explique aussi par l'inaction
qui s'est installée depuis de nombreuses années. Le FDP (Parti
libéral-démocrate) a essuyé de vives critiques pendant des années pour son
projet de retraite par actions, qui est aujourd'hui mis en place, à juste
titre. On l'accusait de « divulguer » l'épargne-retraite et de
proposer une idée irresponsable et utopique.
Maintenant que la glace semble brisée, le chancelier s'adresse à la Fédération
des industries allemandes (BDI) et s'enthousiasme sur la manière dont l'argent
du régime de retraite par actions sera investi sur le marché des capitaux
allemand et mis à la disposition de l'économie allemande. Oui, vous avez bien
lu : le chancelier veut dicter où l'argent du régime de retraite par
actions est investi. L'argent prélevé sur les assurés – et potentiellement
aussi sur les travailleurs indépendants à l'avenir – pour ce régime ne doit pas
seulement être investi dans un but de diversification des risques et de
rendement, mais aussi servir de programme de relance économique. C'est là une
forme de spéculation véritablement dangereuse.
L'abolition des mini-emplois
C’est particulièrement amer pour les travailleurs indépendants qui avaient
auparavant constitué leur épargne-retraite eux-mêmes, soit par le biais du
marché des capitaux, soit via des fonds de pension professionnels. Ils
supportent désormais l’intégralité du coût de la retraite, c’est-à-dire la part
partagée entre les cotisations salariales et patronales. Cela les prive de la
possibilité de mieux préparer leur retraite que ne le prévoient les plans de
Friedrich Merz.
Il s'agit de la deuxième erreur majeure, après l'assurance obligatoire prévue
pour les travailleurs indépendants. La troisième consiste à financer le régime
de retraite par actions par des hausses de cotisations, ce qui augmente encore
le coût du travail. Cette situation pèse non seulement sur les assurés, mais
aussi sur les employeurs.
La quatrième erreur majeure est la suppression des mini-emplois. Introduits
dans le cadre des réformes de l'État-providence menées sous Gerhard Schröder –
la dernière tentative réussie en Allemagne de mettre en œuvre une réforme
d'envergure –, ces mini-emplois constituent un véritable paradoxe. Il est
frappant de constater que c'est précisément dans ce domaine que l'on prévoit un
retour en arrière. Cette mesure réduira la flexibilité tant pour les salariés
que pour les employeurs. Le travail au noir – notamment dans le secteur
domestique – risque d'augmenter, tandis que les obstacles au retour sur le
marché du travail régulier se renforceront.
Tout ceci explique pourquoi les projets du gouvernement fédéral risquent
d'accroître, plutôt que d'apaiser, les inquiétudes de nombreux travailleurs
indépendants. Nous consolidons un climat hostile à la liberté d'entreprendre et
au travail indépendant. Ce qui était censé constituer une avancée majeure pour
la retraite menace de nous faire reculer considérablement en matière de
politique économique et d'aménagement du territoire, et doit être empêché sous
sa forme actuelle.
> Le projet du gouvernement allemand de rendre obligatoire l'assurance retraite obligatoire pour les travailleurs indépendants est fondamentalement erroné, dangereux et répréhensible. D'un point de vue purement rationnel, alourdir davantage le fardeau financier du travail indépendant par l'intervention de l'État constitue déjà une erreur. Compte tenu de la complexité administrative en Allemagne, on peut se demander qui prendrait encore volontairement le risque de l'indépendance professionnelle alors qu'il existe d'autres options.
> Nous avons des bureaucrates incapables d'imaginer comment fonctionne l'économie.
> Utiliser les cotisations de retraite pour financer la politique industrielle est, à mon sens, une aberration. Les pensions indexées sur les actions sont destinées à stabiliser le système de retraite, et non à compenser les échecs de la politique économique du Chancelier. Par conséquent, le capital de ces pensions doit être investi de manière fiable et responsable sur les marchés internationaux. Parallèlement, leur gestion doit rester indépendante de toute ingérence politique.
Martin Hagen (secrétaire général)
> Même en pleine canicule, le principe reste le même : les citoyens
responsables n’ont pas besoin d’être surveillés. Au lieu de réglementer les
barbecues et les arrosoirs, les responsables politiques devraient s’attacher à
ce que les bâtiments publics soient climatisés !
> Plus personne n'attend un automne de réformes. Il faut s'attaquer radicalement à la bureaucratie et à la surréglementation, mettre en œuvre des politiques énergétiques sans œillères idéologiques et plafonner l'impôt sur les sociétés à 20 % maximum.
> Là où l'État empiète trop sur nos prérogatives, il faut prendre des mesures radicales. J'abolirais au moins 100 des quelque 900 agences fédérales. Et je suspendrais tout simplement la réglementation pendant un certain temps ; seules les réglementations qui nous manquent vraiment devraient être rétablies.
> La coalition a délégué l'élaboration des politiques à une commission et conditionne son sort à la mise en œuvre intégrale de ses propositions. Il ne s'agit pas d'habileté politique, mais de lâcheté – et, de surcroît, d'un manque de rigueur parlementaire. Le courage de mettre en œuvre le système de retraite par actions, qu'elle avait auparavant bloqué contre le FDP, est acquis au prix d'une attaque contre les travailleurs indépendants et d'un fardeau considérable pour l'économie. Approuver ces propositions sans débat ni audition parlementaires est une erreur. Ceux qui ne souhaitent pas s'engager en politique devraient s'en tenir à l'écart.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> J’ai été heureux d’accueillir Juliana Lumumba aujourd’hui au Palais
d’Egmont pour écouter sa vision d’avenir en tant que candidate congolaise au
poste de Secrétaire générale de la Francophonie. Au cœur de nos échanges : la
promotion du dialogue et des valeurs portées par l’OIF, le rôle de l’entrepreneuriat
féminin et des industries créatives ainsi que la défense du multilinguisme.
> Les images qui nous parviennent du Venezuela sont déchirantes. Deux puissants séismes ont frappé le pays cette nuit. Mes pensées vont au peuple vénézuélien et à toutes celles et ceux qui attendent des nouvelles d’un proche. La Belgique suit la situation de près. Notre centre de crise à Bruxelles est mobilisé, et notre ambassade à Bogota, compétente pour le Venezuela, se tient prête à assister nos compatriotes en difficulté. Aux Belges présents dans la zone touchée : enregistrez-vous sur Travellers Online afin que nous puissions vous joindre. Si le Mécanisme européen de protection civile est activé, la Belgique est prête à apporter son aide.
> Après des années de moratoire de facto, les six exécutions capitales en Jordanie sont préoccupantes. La sécurité de l'État et le respect du droit à la vie sont compatibles. La Belgique encourage vivement tous les pays à abolir la peine de mort.
> Une diplomatie plus forte, une diplomatie plus juste. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie, nous mettons à l’honneur le rôle que les femmes jouent dans notre politique étrangère. C’est l’occasion de rendre hommage à toutes celles qui, chaque jour, mettent leur expertise, leur détermination et leur vision au service de la Belgique et de nos valeurs sur la scène internationale. De Bruxelles à nos ambassades à travers le monde, elles sont des actrices indispensables : négociatrices, médiatrices, cheffes de mission et analystes. Leur contribution est essentielle pour relever les défis de notre époque. Pour moi, l’égalité et la représentation ne sont pas seulement des objectifs ; elles constituent une condition indispensable à une diplomatie moderne et efficace. Je suis fier de travailler à leurs côtés. Merci beaucoup pour votre engagement.
> [Soudan] La population civile d'El Obeid est menacée d'une nouvelle vague d'atrocités. La Belgique se joint à l’ONU et à ses partenaires internationaux pour tirer la sonnette d'alarme. Les RSF doivent immédiatement cesser leurs assauts et leurs attaques de drones. L'impunité est intolérable. Toutes les parties doivent respecter le droit international humanitaire et mettre fin à toute violence. L'aide extérieure doit cesser immédiatement.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Discussion positive, respectueuse et constructive avec Fabien Pinckaers.
Parce qu'il est toujours préférable d'argumenter et de nourrir un dialogue
apaisé plutôt que d'échanger par médias ou réseaux interposés, nous avons
souhaité nous rencontrer pour approfondir le débat autour d'une contribution
des plus grands patrimoines financiers afin de participer à l'effort
budgétaire. De cet échange, plusieurs constats partagés émergent :
- Nous mesurons pleinement l'ampleur du défi budgétaire qui se dresse devant
nous;
- Pour le relever, il est essentiel d'agir de manière équitable afin d'éviter
toute fracture au sein de la société;
- Dans ce cadre, sans exonérer la nécessité de réaliser des économies sur
l'appareil de l'État, il n'est pas déraisonnable de solliciter un effort auprès
de ceux qui disposent des plus grandes capacités contributives ;
- Idéalement, cette contribution doit porter sur les flux et rester la plus
simple possible;
- En tout cas, il faut veiller à ne pas pénaliser un capital financier qui
n'est encore que « potentiel » ;
- Enfin, une telle contribution doit encourager l'investissement dans les
start-ups belges ou européennes. Nous avons convenu de poursuivre cet échange
prochainement afin d'approfondir ces pistes. Dans le même esprit, Les Engagés ont
décidé de mettre en place un Comité consultatif d'experts. Ce comité aura pour
mission de structurer la concertation, d'enrichir la réflexion et de permettre
un dialogue direct, rigoureux et apaisé avec les acteurs de terrain avant toute
mise en débat public. Ce cadre doit nous permettre d'aborder des sujets
complexes (comme la contribution des grands patrimoines, mais aussi la
fiscalité du numérique ou des grandes plateformes) avec méthode, objectivité et
sans caricature. Comme je l'ai toujours affirmé, ma démarche ne vise ni à
stigmatiser ni à rechercher des symboles, mais bien à construire davantage
d'équité. Et dans cet objectif, je reste pleinement ouvert aux contributions et aux expertises
permettant d'aboutir aux meilleures solutions possibles.
> Je suis pour une
contribution des grands patrimoines financiers
Comme vous le savez, nous avons décidé de
nous attaquer à la dérive budgétaire de notre pays pour le ramener dans le
peloton européen. Nous avons réalisé plus de 30 milliards d’économie et allons
encore améliorer la trajectoire de minimum 7 milliards dans les prochains mois.
C’est le plus grand chantier budgétaire depuis 50 ans.
Dans ce cadre, j’ai mis sur la table la
semaine dernière l’idée de faire participer les plus grands patrimoines
financiers (hors immobilier) à cet effort. Cela crée pas mal d’émois…
Avant de décrire la philosophie et les
raisons qui me poussent à défendre cette position, permettez-moi de préciser
que nous ne sommes en rien dogmatiques quant aux modalités à prévoir pour
mettre en œuvre cette contribution.
Nous devons par exemple définir ce qui
rentre exactement dans le calcul du patrimoine financier (pour les actions au
porteur, on pourrait par exemple se limiter à la valeur d’acquisition), tout
comme le périmètre des entreprises visées (on pourrait imaginer d’exclure les
start-ups (belges ou européennes)) ou les modalités de libération de la
contribution (pour tenir compte des actifs moins liquides).
Bref, vous l’aurez compris, notre
objectif est de créer de l’équité, pas de l’inefficacité.
Notre objectif n’est pas de confisquer
quoi que ce soit, ni de faire fuir qui que ce soit mais de trouver la manière
la plus efficace de faire participer ceux qui ont la chance d’avoir un
patrimoine financier qu’ils peuvent faire fructifier.
Contrairement à certaines caricatures
ridicules qui circulent sur les réseaux sociaux, je vous rassure, je ne suis
pas devenu communiste. Je ne vois d’ailleurs pas ma prise de position comme une
position de « gauche » mais comme la volonté de répartir l’effort de manière
juste et mesurée.
Plutôt que de la balayer d’un revers de
la main, cherchons la manière la plus efficace d’atteindre cette ambition.
Pour lancer la réflexion, permettez-moi
de préciser quelques points importants :
1. Le but n’est pas de stigmatiser, au
contraire !
Comme vous le savez peut-être, j’ai créé
plusieurs entreprises et suis plus que convaincu que les entrepreneurs sont un
des moteurs essentiels de notre économie et donc aussi de notre solidarité. Je
n’ai aucun problème à ce que certaines personnes soient récompensées pour le
risque qu’elles ont pris et la valeur ajoutée qu’elles ont aidé à créer. J’ai
par ailleurs pu observer combien il était précieux pour un jeune entrepreneur
de pouvoir s’appuyer sur des personnes qui ont un capital important et investissent
dans l’économie.
Loin de moi l’idée de stigmatiser, au
contraire, leur contribution est essentielle.
Ce que je défends, c’est l’équité ou,
pour reprendre Aristote, un juste équilibre entre la justice distributive et
commutative, entre droits et efforts.
2. Quand on demande un effort à toute la
population, il est normal que chacun fasse sa part
Quelles que soient les modalités
d’application qui pourraient être mises en œuvre, il est clair qu’il y aurait
forcément des personnes frustrées. Personne n’aime payer des taxes ni faire des
économies.
Ni vous, ni moi.
Tout comme,
- Les profs du
secondaire supérieur qui n’ont pas envie de prester 2 périodes de plus;
- Ceux dont les pensions vont être
rabotées ;
- Ceux qui bénéficiaient de régimes
spéciaux nous reprochent de les supprimer ;
- Les demandeurs d’emploi qui ne trouvent
pas de job malgré une vraie recherche regrettent de ne plus pouvoir émarger au
chômage après 2 ans ;
- Les fonctionnaires que l’on ne remplace
pas ;
- Les associations qui rendent des
services essentiels à qui on supprime des subsides ;
- Ceux dont le salaire ne va être que
partiellement indexé ;
- Ceux qui auraient dû supporter une
hausse de la fiscalité sur la consommation ;
…
Si on ne demandait pas un effort à tout
le monde, si on ne faisait pas le plus gros effort d’assainissement des
finances publiques depuis 50 ans, je comprendrais le discours de ceux qui
disent : « économisez d’abord, faites contribuer ensuite ! ».
Ici en l’occurrence, on économise. C’est pour cela que je trouve qu’il n’est
pas anormal de demander un effort représentant 5 % du redressement que nous
allons faire à ceux qui détiennent 35 % de la richesse totale.
C’est d’ailleurs dans cet esprit que je
lis l’appel de centaines de millionnaires qui ont appelé, à l’occasion du forum
économique de Davos, à être davantage imposés sous le slogan « fier de
payer plus ».
3. Taxer très légèrement le capital
financier, ce n’est pas le confisquer mais c’est faire participer ceux qui en
tirent des revenus importants
J’entends certains dire qu’ils n’ont pas
de liquidités… Même si on peut envisager de différer le paiement, je tiens
quand même à rappeler que quand on dispose d’actifs très importants, on a accès
à toutes les banques et à des taux d’intérêt dont personne d’autre ne dispose.
Elon Musk dit aussi qu’il n’a pas
d’argent sur son compte. Ce qui ne l’a pas empêché de trouver 43 milliards
d’euros pour racheter Twitter…
Quand on dispose de plusieurs millions
voire milliards d’euros de capital, avec ces actifs ou avec l’effet de levier
qu’ils représentent, toutes les possibilités pour réaliser un rendement de 10 %
sur le long terme sont à disposition. Ceux qui disposent de ce type d’actifs
devraient avoir l’honnêteté de le dire. Ils ont accès à des placements et à des
effets de leviers spécifiques. 10 % de 1 milliard, c’est 100 millions chaque
année.
Quand bien même la personne qui a un tel
capital déciderait de le gérer de manière très défensive, je ne peux pas croire
qu’elle n’arriverait pas à générer 3 % de revenus chaque année.
3 % de 1 milliard, c’est 30 millions.
Pour rappel, la mesure des Engagés
prévoit une contribution très modeste :
- Entre 0 et 500 000 euros : PAS de
contribution
- Entre 500 000 euros et 1 million
d’euros : 0,15 %.
- Entre 1 et 2 millions d’euros, de 0,30
%.
- Entre 2 et 3 millions d’euros, de 0,45
%.
- Et au-delà de 3 millions d’euros, de
0,60 %.
Ces propositions de montants ont été
imaginés pour tenir compte des rendements que ces différents types de capitaux
peuvent générer. Je suis évidemment disposé à en parler avec ceux qui le
souhaitent.
Ceux qui ont un capital inférieur à 500
000 euros ne doivent pas être touchés car il s’agit de l’épargne de prudence et
les rendements sur ce type de capital restent modestes. Au-delà, on peut
progressivement augmenter car on sait que les revenus du capital augmentent
aussi.
Concrètement, une personne (les seuils se
calculent par personne pas par ménage) qui aurait un capital financier de 1
million devrait s’acquitter d’une contribution de 750 euros par an. Si l’on
considère que son capital génère 3% de revenus net, elle gardera donc pour
elle : 30 000 EUR – 750 EUR = 29 250 EUR.
Bref, vous l’avez compris, mon but n’est
certainement pas de décourager ceux qui investissent, travaillent, créent. Je
ne suis pas plus dogmatiquement lié à une mesure et encore moins à un symbole
qui serait contre-productif.
Je comprends, même si je crois que l’on
doit trouver les moyens de l’éviter, le risque que le capital, mobile, se
déplace. Ce n’est évidemment pas le but. Le pragmatisme n’empêche cependant pas
la réflexion ni de chercher des solutions plutôt que de rester bloqué dans un
système qui ne serait pas juste.
Essayons d’avoir un débat sur le sujet
qui ne verse pas dans la caricature. Si on se rejoint sur l’objectif,
cherchons, ensemble, le meilleur moyen de nous assurer que chacun fasse sa part
pour relever le pays…
♦ DéFI
François de Smet (député)
> L'erreur des Engagés ici est de confondre les entrepreneurs et les
rentiers. C'est la même erreur qu'avait faite l'Arizona avec sa taxe sur les
plus-values. Les seuls à qui on peut demander un effort plus grand, ce sont les
rentiers. On ne peut plus dans ce pays taxer davantage ni les travailleurs, ni
les entrepreneurs.
> Le projet de loi sur les visites domiciliaires
est à la fois non libéral et inconstitutionnel.
La majorité tente de nous faire croire que ces visites domiciliaires ne
concerneront que les étrangers dangereux, méchants, etc. Ce n'est pas ma
conviction : le vocable «menace pour l'ordre public» sert à donner une marge de
manœuvre très large à l'Office des étrangers, car cela a déjà servi par le
passé à qualifier des actes banals comme le travail en noir.
● Danemark
♦ Moderaterne
♦ Venstre liberale parti
Les hausses d'impôts se profilent à l'horizon sous le gouvernement républicain.
Quand le gouvernement doit trouver de l'argent pour baisser la TVA, les impôts
sur le travail augmentent. C'est une erreur ! Au sein du Parti libéral, nous
avons toujours lutté pour réduire les impôts sur le travail. Les salariés ne
devraient pas avoir à payer plus d'impôts lorsqu'ils travaillent.
Malheureusement, une chose est sûre : quand le gouvernement républicain doit
trouver l'argent pour régler ses nombreuses factures impayées, c'est vous qui
paierez.
> Nous devons protéger nos valeurs danoises ! Selon la Cour suprême, il était illégal pour une école primaire d'Albertslund de cesser de collaborer avec une stagiaire parce qu'elle refusait de serrer la main de son collègue masculin. Franchement, au Danemark, on se serre la main lorsqu'on se rencontre, et il est tout à fait normal que les employeurs l'exigent. C'est pourquoi nous voulons faire évoluer la loi afin qu'à l'avenir, un employeur puisse exiger des employés qu'ils se comportent correctement au travail. Car au Danemark, nous nous traitons tous avec le même respect, quel que soit notre sexe.
● Espagne
♦ Ciudadanos
> La liberté ne souffre d'aucune exception. Car l'identité n'a pas
besoin d'être corrigée, l'amour n'a pas besoin d'être transformé, et chaque
personne a le droit de vivre avec fierté, liberté et dignité.
> Nos plus sincères condoléances au peuple vénézuélien suite aux séismes de ces dernières heures. Nous apportons également notre soutien aux milliers de Vénézuéliens vivant en Espagne qui suivent avec anxiété l'actualité concernant leurs proches. Courage à toutes les personnes touchées.
> Condamnés. La corruption que le PSOE a niée pendant des années a désormais été reconnue coupable. Ábalos et Koldo ont été condamnés par la Cour suprême à l'unanimité.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
> « Nous avons une responsabilité envers les jeunes, pour lesquels nous nous
sommes battus pendant tant d'années en matière d'éducation. Nous avons une
responsabilité envers les personnes âgées, souvent laissées à l'abandon par les
services de protection de l'enfance. Nous avons une responsabilité envers le
développement durable, sans lequel il est impossible d'envisager l'avenir de la
Hongrie. Nous sommes responsables envers les personnes minoritaires qui ne
peuvent jouir de l'égalité dans ce pays », a déclaré Szilas Kincső après son
élection. Szilas Kincső a été conseillère municipale à Kispest ces dernières
années et présidente du groupe d'intérêt féminin Momentum. Elle est à l'origine
de nombreuses initiatives visant à promouvoir la participation des femmes et
des jeunes à la vie publique, l'équilibre entre vie professionnelle et vie
privée, et la protection des groupes sociaux vulnérables.
> Momentum lance un référendum national pour garantir aux couples de même sexe et aux personnes célibataires les mêmes chances d'adopter un enfant, uniquement sur la base de leur aptitude, car chaque enfant a le droit de grandir au sein d'une famille aimante ! Vestige de la politique familiale inhumaine de l'ancien système, l'adoption est aujourd'hui si difficile qu'elle en devient impossible pour beaucoup. Des familles financièrement stables, capables d'offrir amour et sécurité, désirent des enfants, tandis que des bébés laissés à l'hôpital ou placés en foyer attendent des années avant d'être accueillis dans un environnement familial aimant. Pour changer leur destin, il suffirait d'une volonté politique forte pour garantir l'égalité des chances. Un enfant a sa place au sein d'une famille : c'est là qu'il peut recevoir l'amour, les soins et la sécurité affective nécessaires à une enfance heureuse et à un âge adulte épanoui. C'est pourquoi le mouvement Momentum soumet une initiative référendaire afin que l'adoption ne soit plus réservée aux couples mariés. Notre objectif est de garantir aux personnes célibataires et aux couples de même sexe une chance égale d'adopter un enfant, en fonction de leur aptitude, afin que les enfants placés sous la tutelle de l'État en Hongrie puissent trouver une famille aimante plus rapidement. Chaque jour compte pour ces enfants. C'est pourquoi nous demandons au Premier ministre Péter Magyar de ne pas attendre la certification de notre proposition par la Commission électorale nationale. L'expérience de ces dernières années a montré qu'une telle procédure peut s'éterniser pendant des mois. Nous demandons donc au gouvernement d'organiser un référendum sur la question que nous avons soumise dans les plus brefs délais.
● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> Des emplois et des Irlandais de tous horizons dépendent du marché
européen. De l'agroalimentaire aux technologies en passant par les produits
pharmaceutiques, nos exportations vers l'UE font vivre des familles dans tout
le pays.
> Le gouvernement a examiné aujourd'hui des mesures clés : - Prolongation des réductions de taxes sur l'essence et le diesel - Poursuite des actions de lutte contre la pauvreté infantile - Mise à jour des directives en matière de logement pour les zones rurales et les régions Gaeltacht afin de soutenir les jeunes familles qui construisent localement.
> Le Forum de l'île partagée se tient aujourd'hui, avec pour principal objectif les populations, la prospérité et la réconciliation. Avec plus d'un milliard d'euros déjà alloués à 50 grands projets, nous approfondissons le dialogue et la coopération inter-îles dans les domaines des infrastructures, de l'éducation, de la recherche et de l'entrepreneuriat.
> Le secteur de la garde d'enfants en Irlande est en expansion, et non en déclin. Les financements sont passés de 260 millions d'euros il y a dix ans à près de 1,5 milliard d'euros dans le cadre du budget 2026. Nous sommes conscients des difficultés rencontrées et nous nous engageons à réduire encore davantage les coûts dans le cadre du budget 2027.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
Avec Pina Picierno et Spazio pubblico nous œuvrons quotidiennement à la construction
d'un centre réformiste et pro-européen en vue des prochaines élections
générales. Ce centre indépendant pourrait jouer un rôle déterminant dans la
formation d'un gouvernement pro-européen, libéral-démocrate et pragmatique
après les élections, rompant ainsi avec le système bipolaire. Aucune
collaboration ne sera possible avec les partisans de Poutine ni avec les
populistes anti-européens, qu'ils soient de droite ou de gauche. Nous avons
besoin de l'engagement de tous les véritables démocrates pro-européens.
> Nous sommes entrés dans une nouvelle ère impériale, où nous sommes les colonies : les États-Unis, la Russie et la Chine ont pour objectif fondamental de démanteler l'Union européenne.
> Vous rendez-vous compte de la gravité de la situation ? Un réseau de propagandistes, soutenu et financé par les Russes, répand les mensonges d'un dictateur fasciste, auquel ils devront ensuite répondre de leurs actes en Italie. Loin d'être des « partisans de la vérité », ce sont les collaborateurs des fascistes. D'Orsi et Basile sont à la tête de ce réseau. Eliseo Bertolasi, décoré par Poutine, a rejoint les rangs de l'Avenir de Poutine, aux côtés de son fidèle compagnon Vannacci. Ils devraient être poursuivis en vertu de l'article 241, relatif aux échanges de renseignements avec des étrangers.
> Je constate une évolution significative au sein du gouvernement Giorgia Meloni vers un renforcement des partenariats avec les principaux pays européens. C'est un signe positif. Il n'en reste pas moins que ces réunions doivent aboutir à un projet de défense commun rapidement opérationnel, ainsi qu'à une réponse au dumping chinois et à la crise énergétique. Il serait important que les principaux pays européens soumettent à Bruxelles une proposition commune ambitieuse.
> Il n'y a qu'un seul objectif : construire une Europe dotée d'une défense commune, d'une stratégie énergétique commune, d'une stratégie industrielle commune, qui repousse les Chinois pratiquant le dumping, qui s'affranchit de la soumission aux Américains, qui permette à l'Ukraine d'intégrer l'UE et qui tienne les Russes à distance.
♦ Spazio pubblico
Pina Picierno (leader)
> Devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles, nous exigeons la libération
immédiate de Parastoo Ahmadi, condamnée à 74 coups de fouet pour avoir chanté à
un concert en 2024 sans porter le hijab. Le mouvement « Femmes, Vie, Liberté »
a démontré au monde entier que des millions d'Iraniens aspirent au changement.
La réponse du régime ? Encore plus de répression, encore plus de
condamnations, encore plus de silence imposé. Parastoo n'est que la dernière
victime en date, mais malheureusement, elle ne sera pas la dernière. Nous
exigeons la suspension immédiate de la peine de Parastoo. Le régime ne peut
plus continuer à violer les droits des femmes et les droits humains. Nous
sommes là, nous resterons. Et nous ne nous tairons pas. Liberté pour
Parastoo !
> L'exposition « Lits vides » est visible cette semaine à Rome. Ce que vous y verrez n'est pas un recueil de statistiques, mais un témoignage. L'exposition documente l'enlèvement systématique de plus de 20 000 enfants ukrainiens dans le cadre d'un programme d'État russe, leur détention dans plus de 210 centres et les efforts concertés pour effacer toute trace de leur existence : leurs noms, leurs souvenirs, leur sentiment d'appartenance. Il ne s'agit pas de dommages collatéraux de la guerre, mais d'une arme de guerre terrible. Car effacer l'identité d'un enfant n'est pas seulement un crime commis contre lui : c'est une attaque contre l'avenir de tout un peuple. Je tenais absolument à présenter « Lits vides » d'abord à Bruxelles, au siège du Parlement européen, puis à Rome, afin de témoigner de ma ferme volonté politique, de mon engagement indéfectible à lutter contre les crimes de l'assassin du Kremlin et à faire en sorte que chacun de ces enfants puisse rentrer chez lui au plus vite. Chers amis italiens, visitez cette installation avec un regard ouvert et un cœur ouvert. Ce sera également un excellent antidote à la propagande abjecte des serviteurs de Poutine dans le pays, afin que nous ne nous habituions jamais à l'horreur.
> La décision de créer l'Espace public était risquée et courageuse, mais le monde a été transformé par ceux qui ont eu le courage de prendre des risques. Aujourd'hui, nous avons la responsabilité de défendre la démocratie, les valeurs européennes et d'apporter une réponse concrète aux préoccupations des citoyens.
> Un grand merci à Emmanuel Macron et à la Marine nationale française, qui ont arraisonné un pétrolier appartenant à la flotte fantôme russe – celle-là même qui permet à Poutine de violer les sanctions de l'UE – alors qu'il naviguait au large des côtes siciliennes. De nombreuses questions importantes demeurent : pourquoi cette opération n'a-t-elle pas été menée par notre Marine nationale ? Le pétrolier se trouvait au large de la Sicile ; l'intervention française était justifiée. Mais pourquoi restons-nous les bras croisés face aux violations flagrantes et documentées des sanctions imposées au régime criminel de Poutine ?
> Les paroles du président Mattarella nous rappellent une vérité que nous ne pouvons oublier : la République est née de la lutte contre le fascisme, du sacrifice de celles et ceux qui ont choisi la liberté, et de la capacité à transformer une tragédie nationale en un projet démocratique partagé. Aujourd'hui, dans son hommage à l'Assemblée constituante, le chef de l'État a rappelé le prix extrêmement élevé payé par les Italiens pour obtenir le droit de construire leur propre avenir : les partisans, les soldats qui ont refusé de servir le nazisme, les victimes de persécution et les Italiens d'origine juive déportés dans les camps d'extermination. Le passage dédié à celles et ceux « qui, au sein des Brigades juives et des formations de partisans, ont participé à la libération de l'Italie et à la construction d'une société nouvelle, affranchie de l'oppression de l'homme par l'homme, revêt une importance particulière ». Des paroles fortes, qui rétablissent la vérité de la mémoire historique face à toute tentative d'effacement ou de manipulation. Mattarella a rappelé que la Constitution n'est pas le fruit d'une victoire partisane, mais d'une extraordinaire capacité de synthèse entre des cultures politiques diverses, unies par la conviction que « la République appartient à tous ». Une leçon de responsabilité et de dialogue qui résonne particulièrement avec l'Italie d'aujourd'hui. Il a réaffirmé la valeur d'une Charte qui place la personne, les droits, la démocratie et le rejet de la guerre en son cœur, nous léguant un héritage politique et moral qui demeure le fondement de notre vie en société. Comme il l'a rappelé, citant Saragat, l'Assemblée constituante s'est vu confier la mission de « donner un visage à la République, une âme à la démocratie, une voix éloquente à la liberté ». Cette mission n'est pas achevée. Il nous appartient de préserver et de renouveler cet héritage chaque jour.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> La vie juive est indissociable de l'histoire, de l'identité et de la
culture néerlandaises. Il est essentiel que la richesse et la complexité de
l'identité juive, tant sur le plan culturel que religieux, soient et demeurent
une priorité. C'est pourquoi la sécurité de la communauté juive reste notre
priorité absolue et constante. Cet après-midi, je me suis entretenu avec des
représentants de la communauté juive au sujet de ce que représente la vie juive
pour eux et des différentes manières dont ils l'expriment. Ils m'ont fait part
de leur engagement à mieux faire connaître la vie juive aux Pays-Bas et à
garantir la préservation de l'identité juive, y compris pour les générations
futures. À cet égard, il est essentiel de fournir des informations fiables sur la
Shoah. Ils ont également souligné l'importance de lutter contre
l'antisémitisme. Le gouvernement continuera d'œuvrer activement dans ce
domaine. Car l'antisémitisme n'a pas sa place aux Pays-Bas.
> Ce matin, j'ai rencontré le Premier ministre irakien, Ali Falih Al-Zaidy. Nous avons évoqué les efforts de son gouvernement pour lutter contre la corruption et désarmer les milices dans le pays. Ces mesures contribuent à la stabilité et à la sécurité irakiennes et visent également à améliorer le climat des échanges commerciaux et des investissements. Par ailleurs, l'Irak est un partenaire important des Pays-Bas en matière de coopération sécuritaire et de lutte contre le terrorisme. Enfin, nous avons bien sûr abordé la situation sécuritaire dans la région, et plus particulièrement dans les pays voisins, l'Iran et la Syrie.
> Non pas un point, mais une virgule. C'est nécessaire, car après les excuses présentées en 2022 pour le rôle de l'État néerlandais dans l'histoire de l'esclavage, nous œuvrons désormais à la guérison et à la reconstruction. À transformer l'impact durable du passé sur le présent en un avenir partagé. Dans les années à venir, cela exige une approche résolue contre le racisme et la discrimination, ainsi que la création de l'égalité des chances. Aux Pays-Bas. Dans la partie caribéenne de notre Royaume. Et au Suriname. Nous ne pouvons y parvenir seuls ; nous devons le faire ensemble. Mais cela peut et doit être mieux. À l'initiative de Zwart Manifest, qui m'a récemment adressé une lettre urgente, j'ai échangé ce soir avec des dizaines de personnes aux Archives noires du Musée du Suriname. C'est un lieu exceptionnel qui abrite une vaste collection de livres, d'archives et d'objets d'art, rares et précieux, qui constituent l'héritage des écrivains et chercheurs noirs. Et notre discussion ne s'arrête pas là. Dans les mois à venir, nous poursuivrons notre travail ensemble.
> Les Pays-Bas veulent aller de l'avant. Les Pays-Bas doivent aller de l'avant. Les agriculteurs veulent investir dans l'avenir de leurs exploitations. Les ouvriers du bâtiment veulent construire pour tous ceux qui cherchent un logement. Nous avons besoin de permis : pour de nouvelles routes, des lignes ferroviaires et des pôles de transport en commun. Et, dans l'intérêt de tous : pour une nature qui pousse et s'épanouit. Le pays est resté trop longtemps au point mort. Nous avons tous attendu trop longtemps une avancée décisive. Un plan pour sortir de l'impasse. Ce plan est là. Nous faisons des choix difficiles, car c'est la seule façon pour les Pays-Bas d'avancer à nouveau.
> Le racisme et la discrimination n'ont pas leur place dans notre société : aux Pays-Bas, chacun est égal devant la loi. Cet après-midi, je me suis entretenu avec Rabin Baldewsingh, coordinateur national contre la discrimination et le racisme. Acteur engagé, catalyseur et garant de la transparence, il contribue à lutter contre la discrimination et le racisme et s'investit pleinement pour promouvoir l'inclusion et la diversité au sein de notre société. Nous avons évoqué son travail et la stratégie du gouvernement en matière de lutte contre la discrimination et le racisme. L'objectif est que chacun puisse être soi-même et ne soit pas jugé sur la base de ses origines. C'est là le fondement même des valeurs néerlandaises.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Le PiS se prépare déjà à faire du second seuil d'imposition son
objectif principal pour ces élections : « plus de 500 ». La
présidente Kpelczynska avertit : « N'attendons pas que le système
fiscal soit dans une impasse et que l'opposition s'en serve. » Relevons le
second seuil d'imposition à 140 000 PLN et lançons une réforme
fiscale plus ambitieuse !
> Les entreprises publiques et les collectivités territoriales ne sont pas des cibles politiques ni des pions pour les membres de partis. Pologne 2050 le répète depuis longtemps. Notre projet de loi, actuellement bloqué en commission, repose sur trois piliers : Professionnalisme : au moins trois ans d’expérience à des postes de direction, un MBA certifié et l’absence de condamnation pour des crimes intentionnels. Transparence : un registre public des rémunérations des membres du directoire et du conseil de surveillance. Apolitisme : interdiction pour les membres des conseils d’administration de contribuer à des partis politiques. Il est temps de mettre fin aux prises de contrôle partisanes des entreprises publiques. C’est simple : il suffit d’en avoir la volonté.
> Mentzen a déclaré que l'AfD est « le parti le plus pro-polonais d'Allemagne ». Et ce même parti, soi-disant « le plus pro-polonais », réclame actuellement la levée des sanctions sur les matières premières russes.
> La DSA constitue un double rempart : elle protège les Polonais des fermes à trolls russes et leur offre un véritable droit de recours contre les décisions des plateformes. Votre contenu a-t-il été supprimé ou votre compte restreint ? Vous pouvez faire appel – d’abord auprès de la plateforme, puis auprès d’un organisme indépendant. Le veto de Nawrocki a affaibli la position des internautes polonais. Parallèlement, la Russie augmente son budget de désinformation à 2,15 milliards de dollars par an.
> Les températures extrêmes deviennent notre nouvelle norme. Dans ce contexte, il est crucial non seulement de passer à des sources d'énergie propres, mais aussi de construire un réseau moderne capable de distribuer efficacement cette énergie. C'est pourquoi, dans le cadre du Programme national de production d'électricité (KPO), nous construisons 88 000 km de nouvelles lignes électriques et modernisons 59 000 km de lignes existantes. Ce n'est plus une question d'avenir, c'est une nécessité.
> Le problème fondamental, c'est que des politiciens siègent dans les instances de surveillance hospitalière, mais n'exercent pas correctement ce contrôle. Les hôpitaux devraient être des lieux de soins, et non des plateformes de nominations politiques. Le projet Polska 2050 tient le même discours depuis des années au sujet des entreprises publiques. Il faut privilégier les compétences aux accords.
> Bonne nouvelle pour les personnes âgées, les personnes handicapées et leurs proches ! Le Sénat a adopté une loi établissant de nouvelles normes pour les services de soins. Cela se traduira par une sécurité accrue, des soignants mieux formés et des règles claires pour la prestation de soins dans toute la Pologne. Car des soins de qualité ne devraient pas dépendre de votre lieu de résidence.
> Le Sénat a adopté une loi interdisant de tirer profit de la diffusion en direct de vidéos compromettantes. Il est temps de mettre fin aux profits tirés de la violence, de l'humiliation et des actes nuisibles envers autrui. Nous espérons que le Président signera cette loi et que la nouvelle réglementation entrera rapidement en vigueur.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Ce pays n'est pas fait pour les jeunes. Les politiques du Parti socialiste
(PS) et du Parti social-démocrate (PSD) ont pour conséquence de créer un pays
qui maltraite les jeunes et qui est confronté à un exode rural permanent. Le
parti Chega prend de l'importance et propose des mesures qui assombrissent
encore davantage l'avenir des jeunes. Il est temps de changer radicalement les
politiques au Portugal avec l'Initiative libérale. Pour un pays où l'on puisse
vivre, travailler et s'épanouir.
> Amendement à l'autorisation législative de la Prestation Sociale Unique L'Initiative Libérale propose que l'exemption des activités d'utilité sociale liées à la Prestation Sociale Unique s'applique à toutes les personnes présentant un handicap certifié de 60 % ou plus. La proposition du gouvernement, approuvée par le Parti Socialiste, n'exempte automatiquement que les personnes présentant un handicap de 80 % ou plus. Celles dont le taux d'invalidité se situe entre 60 % et 79 % sont soumises à une évaluation individuelle de compatibilité pouvant entraîner l'imposition d'un travail social. Autrement dit, le gouvernement admet imposer ces activités à des personnes dont le taux d'invalidité atteint ou dépasse 79 %. C'est absurde. Il s'agit de personnes en situation de vulnérabilité particulière, pour lesquelles l'imposition de ces activités est disproportionnée et injuste. Et il est encore plus absurde que, dans un souci de simplification, une nouvelle couche de bureaucratie soit créée : l'évaluation individuelle de compatibilité, incompréhensible pour tous, qui surcharge les services et qui soumet ces personnes à une procédure administrative supplémentaire sans aucun avantage concret. Simplifier, c'est protéger ceux qui en ont le plus besoin, grâce à des règles claires et non à une multiplication des procédures. C'est pourquoi l'Illinois propose d'abaisser le seuil d'exemption à 60 % et de supprimer l'évaluation individuelle intermédiaire, garantissant ainsi des règles prévisibles et transparentes.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Nous voici de retour à l'impasse politique que nous pensions avoir
surmontée mardi. Au vu des positions des partis lors des consultations, une
seule formule semblait susceptible d'obtenir le soutien d'une majorité
parlementaire : un gouvernement minoritaire du PSD. Mardi, le PNL s'était
engagé à voter pour un gouvernement minoritaire du PSD, sous certaines
conditions relatives au programme gouvernemental. Depuis mardi, le PNL a changé
de position. Il appartient désormais aux partis de négocier entre eux une
majorité pour toute formule gouvernementale qu'ils jugeront appropriée. Je les
exhorte à nouveau à reprendre le dialogue. La Roumanie a besoin d'un
gouvernement doté de pleins pouvoirs.
> J'ai eu le plaisir d'accueillir aujourd'hui en Roumanie le Président de l'État d'Israël, M. Isaac Herzog, avec lequel j'ai évoqué nos relations bilatérales, anciennes et solides sur les plans politique, économique et humain. Au sein de ces relations, la communauté israélienne d'origine roumaine joue un rôle essentiel. Ces personnes ont contribué à la construction puis au développement de l'État d'Israël. Nous entretenons une collaboration constante dans les domaines économique, de la sécurité et de la défense, de l'agriculture et des technologies de l'information, et le potentiel de développement est considérable grâce aux investissements réalisés dans les deux sens. La visite du Président Herzog commémore un événement tragique de notre histoire commune : le 85e anniversaire du pogrom de Iași. À cette occasion, je rends hommage à la mémoire des victimes de ces jours sombres et je suis convaincu qu'il est de notre responsabilité à tous de lutter pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus. Nous devons agir avec fermeté et tact contre les discours de haine, afin de parvenir à l'apaisement des tensions, à la déradicalisation et au dialogue entre les personnes de toutes opinions, religions et croyances. Concernant la sécurité régionale, nos positions sur la guerre en Ukraine et l'agression russe sont communes. Nous avons bien entendu évoqué la situation au Moyen-Orient et réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques pour rétablir la paix et la stabilité dans toute la région. Nous espérons que l'entente entre les États-Unis et l'Iran ouvrira la voie à une paix régionale durable, et la Roumanie continuera de soutenir les efforts de stabilisation du Moyen-Orient pour le bien de tous ses habitants.
> A Jurata (Pologne), en compagnie des présidents Karol Nawrocki, Alar Karis, Edgars Rinkēvičs et Gitanas Nausėda, nous avons eu un échange d'idées et de visions fructueux entre la Roumanie, la Pologne, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie concernant la sécurité en Europe, le renforcement de la défense et la dissuasion des actions déstabilisatrices sur le flanc oriental, ainsi que le renforcement des infrastructures et de la sécurité énergétique. Nous avons également analysé les meilleures façons de préparer nos États aux défis futurs. Les discussions ont mis en lumière notre détermination commune à agir de manière responsable pour la sécurité de notre région et de l'ensemble de l'Union européenne. Nous sommes des amis proches, des alliés de confiance et des partenaires engagés – au sein de l'OTAN, de l'Union européenne et au-delà.
> à Gdańsk, nous avons débuté la journée par le Sommet du Flanc oriental, accueilli par le Premier ministre polonais, Donald Tusk, et l'avons clôturée par un moment solennel et empreint d'émotion au Centre européen de solidarité. Le Sommet a réaffirmé un message clair de solidarité face à la menace que représente la Russie dans notre voisinage immédiat, et nous a appelés à coordonner la mise en œuvre du Plan de préparation 2030 afin de stimuler l'industrie européenne de défense. Nous avons également souligné l'importance du Hub de sécurité de la mer Noire, essentiel à la liberté de navigation et à l'ouverture de routes économiques dans le Caucase. Notre pays joue un rôle actif dans le renforcement du Flanc oriental et je suis heureux d'annoncer que la prochaine édition du Sommet se tiendra à Bucarest. Enfin, j'ai été visiblement ému lorsque j'ai remis à l'ancien président de la République de Pologne, Lech Wałęsa, symbole de la lutte contre le communisme et de la défense des droits de l'homme, l'Ordre national « Étoile de Roumanie », au grade de Grand-Croix.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> Depuis bien trop longtemps, le métier d'enseignant est démantelé, morceau
par morceau. Aujourd'hui, des enseignants, forts de plusieurs années de
formation, arrivent au travail et sont affectés à des tâches ménagères comme le
nettoyage des toilettes, la surveillance des récréations ou le tutorat, au lieu
de préparer leurs cours. En fin de compte, ce sont les enfants pour lesquels
les actions de soutien scolaire sont les plus importantes qui en pâtissent. Les
enfants qui ont besoin d'un soutien supplémentaire en lecture, ceux qui ont
besoin d'un enseignant disponible pour s'exercer aux tables de multiplication.
L'enseignant est le facteur le plus important pour garantir que chaque élève
acquière les connaissances nécessaires. Chaque heure qu'un professeur de
mathématiques passe à faire le ménage au lieu de préparer ses cours, ou qu'un
professeur de suédois appelle les parents au lieu d'apprendre à lire à un
élève, contribue à la dégradation de l'école et du statut de la profession
enseignante. Nous nous engageons désormais à inverser cette tendance. Grâce aux
Libéraux, tous les enseignants du pays bénéficieront d'au moins autant de temps
de préparation que de temps d'enseignement, et tous les enseignants de
maternelle recevront au moins cinq heures de préparation par semaine. Vous,
enseignants, qui luttez chaque jour contre des conditions de travail
intenables, sachez que le gouvernement vous soutient et a légiféré pour
garantir votre droit à des conditions de travail décentes. Vous qui avez suivi
une formation d'enseignant avec le désir de transmettre un enseignement de
qualité, mais qui avez quitté la profession, sachez que, pour la première fois
depuis les années 90, des règles vous permettent désormais d'exercer le métier
pour lequel vous avez été formés. Et vous qui envisagez d'étudier pour devenir
enseignant, sachez que nous mettons en œuvre ce changement afin que vous aussi,
vous ayez envie et le courage de vous lancer.
> La langue est un pouvoir. Le suédois était essentiel pour que mes parents s'intègrent à la communauté d'Överlida et participent aux conversations pendant la pause-café au travail. Il était essentiel pour moi de suivre les cours et de poursuivre mes études à l'université, afin de pleinement profiter de la liberté suédoise. Mais aujourd'hui, dans certaines régions de Suède, la maîtrise du suédois n'est pas acquise. Dans certaines écoles maternelles, ni les enfants ni le personnel ne parlent suédois. Un tiers des personnes nées à l'étranger ne maîtrisent pas suffisamment la lecture en suédois. Il s'agit d'une véritable pauvreté linguistique qui empêche les enfants et les adultes de saisir les opportunités offertes par la Suède. Pouvoir brandir son diplôme du secondaire. Avoir un emploi. Se faire comprendre, que ce soit dans la file d'attente à l'ICA ou lors d'un rendez-vous avec les autorités. Je souhaite que la société s'engage davantage pour défendre le droit des enfants à la langue. Car il s'agit de leur liberté. Par conséquent, le gouvernement met en place une commission d'enquête afin de renforcer la langue suédoise dans les zones d'exclusion. Cette commission sera dirigée par Mauricio Rojas, qui plaide depuis plusieurs années pour une politique linguistique forte, facilitant l'intégration des nouveaux résidents en Suède. Il est temps que davantage de personnes bénéficient de la force de notre langue commune. Pour votre liberté.
> Je souhaite voir une Suède plus ambitieuse. Les politiciens suédois ont longtemps été moins ambitieux qu'aujourd'hui. Il y a quatre ans, les électeurs nous ont accordé leur confiance pour répondre aux enjeux de 2022. La Suède avait un besoin urgent d'alternance politique pour lutter contre la criminalité des gangs, l'inflation et la crise énergétique. Pour gagner le soutien des Suédois cet automne, nous devons maintenant apporter des réponses aux enjeux de 2026. Et les Suédois aspirent à plus que la sécurité dans les rues et la stabilité des prix des carburants. Nous avons besoin d'un parti libéral qui souhaite à la fois baisser les impôts et investir dans l'éducation. Renforcer la prise en charge des troubles alimentaires et incarcérer les individus dangereux. Défendre le congé paternité et étendre le RUT. Pour une politique inclusive, où personne n'est laissé pour compte, où personne n'est freiné. Une politique pour ceux qui veulent plus.
> Nous sommes confrontés à une crise de la lecture dans les écoles suédoises. Un jeune de quinze ans sur quatre ne sait pas lire correctement. Il est désormais nécessaire de privilégier les livres au détriment des écrans. C'est pourquoi les libéraux souhaitent instaurer une garantie de manuels scolaires : un livre par élève et par matière. Cela correspond à 15 millions de nouveaux manuels pour la prochaine rentrée scolaire.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.