Voici une sélection, ce 7 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Bilan d’un an d’action: Face au narcotrafic, le statu quo n'était plus
possible. Nous avons changé d'échelle. Parce que les réseaux criminels se
mondialisent, se numérisent et recrutent des jeunes toujours plus nombreux,
nous avons engagé la riposte la plus ambitieuse depuis des décennies.
- Une loi inédite contre le narcotrafic, avec la création du Parquet national
anticriminalité organisée (PNACO) et des moyens d'enquête renforcés.
- Une réponse pénale plus ferme contre les trafiquants comme contre les
consommateurs.
- De nouveaux outils, notamment l'intelligence artificielle, pour détecter et
démanteler les réseaux. Notre stratégie est claire : frapper toute la chaîne du
narcotrafic.
Les premiers résultats sont là.
> La lutte contre les ingérences étrangères et la
protection de notre cadre démocratique sont une priorité pour le Gouvernement.
À Matignon, en juin dernier, j’ai réuni les formations politiques, et je leur
ai écrit pour recueillir leurs propositions.
Toutes n’ont pas encore répondu. Le dispositif de détection que nous avons mis
en place fonctionne : plusieurs opérations d’ingérence étrangère visant des
candidats ont déjà été détectées et, à chaque fois, les personnes concernées en
ont été immédiatement informées.
Nous avons déjà présenté en conseil des ministres un projet de loi pour
renforcer encore notre arsenal, notamment en triplant les peines contre la
production de faux contenus en période électorale.
Un protocole de transmission automatique de tous les cas détectés sera
également mis en place, en lien avec les formations politiques et les services
compétents.
Je partage l’idée que ce sujet mérite un travail commun. C’est précisément
celui que nous avons engagé à Matignon et que nous poursuivrons à la rentrée
avec l’ensemble des formations politiques.
> Bilan d’un an d’action: Demander des efforts aux
Français impose une exigence : traquer sans relâche ceux qui fraudent. C’est le
sens de la première grande loi contre la fraude, adoptée cette année.
Nous avons renforcé les moyens de l’État avec :
- la fin du renouvellement des arrêts de travail par téléconsultation ;
- une procédure de « flagrance sociale » pour saisir plus rapidement les avoirs
des fraudeurs ;
- des sanctions renforcées contre les professionnels qui facilitent la fraude
fiscale ;
- la fin du cumul entre le statut d’auto-entrepreneur et le RSA et
l’interdiction du versement des allocations chômage sur des comptes hors de
l’Union européenne.
Les résultats sont là : 609M € recouvrés au titre des fraudes sociales
détectées et 11,3Mds € d’euros recouvrés au titre des fraudes fiscales
détectées. Parce que la justice commande de protéger l’argent des contribuables
et de garantir que chacun respecte les mêmes règles.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> M. Mélenchon, les tentatives d’ingérence étrangère à des fins de
manipulation de notre débat démocratique sont un sujet trop sérieux pour en
faire le prétexte à une interpellation dont vous savez très bien qu’elle est
infondée.
La France ne tolérera aucune tentative d’ingérence étrangère dans son débat
démocratique, à plus forte raison dans ses processus électoraux. Ils sont la
propriété exclusive et inviolable des citoyens français.
Par ailleurs, vous mélangez torchons et serviettes. Qu’un responsable politique
étranger exprime une préférence ou un rejet pour une ligne politique dans un
autre pays, cela peut être désagréable - et c’est par ailleurs une prise de
risque diplomatique pour lui - mais cela ne constitue pas un acte de
manipulation du débat public.
L’internationaliste que vous êtes et qui a son avis sur la vie politique
bolivienne ou vénézuélienne saura le reconnaître.
Ce face quoi nous devons être intraitables, ce sont les tentatives de
falsification de notre débat démocratique via la promotion inauthentique,
coordonnée et organisée en ligne de messages pensés et construits à l’étranger
afin de déformer l’espace informationnel et influer sur les élections. Ces
démarches ne visent qu’un but: pousser l’agenda de nos adversaires en nous
détruisant de l’intérieur pour faire disparaître le modèle démocratique
libéral, affaiblir la France, fragiliser l’Union européenne.
Une partie de la solution passe par la régulation des grandes plateformes.
C'est un combat que je porte depuis des années et continue à porter au Quai
d'Orsay alors que votre chef de section, Manuel Bompard, n'a même pas voté le
règlement sur les services numériques que l’Union européenne s’est justement
donné à cette fin.
Par ailleurs, je note que vous êtes soudainement épris d’une ligne de fermeté
vis-à-vis de l’actuel régime russe, vous qui avez longtemps craint que la
moindre contrariété provoquée à son endroit pouvait nous mener à « la guerre ».
Bienvenue à vous.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Hantavirus Andes : un cas importé franco-argentin, en voyage touristique
en France, a été détecté sur le territoire.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Merci à tous les agents publics qui protègent ou accompagnent les
Guyanais. Un engagement qui se traduit par des progrès et des résultats.
L’opération ATIPA sur le Maroni c’est 115 infractions relevées en matière de
stupéfiants depuis 2024, des saisies d’or issus de l’orpaillage illégal. Le
service des impôts des particuliers de Saint-Laurent c’est 90% des réclamations
traitées dans un délai de 30 jours, à Cayenne c’est un taux de réponse passé de
60% à 80% en un an. Les conseillers des 26 espaces France service de Guyane
réalisent près de 50 000 accompagnements chaque année. Ils sont la colonne
vertébrale de la République et la font tenir sur l’ensemble du territoire
national. J’étais avec eux, pour fixer les priorités des prochains mois.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Casque à trottinette : avançons vers une règle nationale Ces derniers
jours, de nombreux médias ont relayé la hausse préoccupante des accidents
impliquant des trottinettes électriques, ainsi que ma volonté d’avancer vers
une obligation nationale du port du casque.
Cette mobilisation montre une chose : le sujet n’est plus marginal. Il concerne
des milliers d’usagers, leurs familles, mais aussi les maires et les préfets
qui font déjà face, sur le terrain, aux conséquences de cette hausse de
l’accidentalité.
Les chiffres sont sans appel :
- 10 décès en 2019
- 79 décès en 2025
Dans le même temps, le nombre de blessés graves est passé d’environ 200 à près
de 1 200. Derrière ces statistiques, il y a des vies brisées, des familles
confrontées à des drames parfois évitables, et des élus locaux qui prennent
déjà leurs responsabilités pour protéger leurs administrés. Nous ne pouvons pas
les laisser agir seuls. Quand le nombre de décès est presque multiplié par huit
en six ans, l’inaction n’est plus une option.
Protéger davantage, responsabiliser les usagers et prévenir les drames : c’est
le sens de la démarche que je souhaite engager. Parce qu’un casque fait la
différence entre un accident et un drame.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Le droit de recevoir des visites dans les établissements médico-sociaux a
été consacré par la loi Bien vieillir du 8 avril 2024.
Depuis avril dernier, ce droit est garanti pour tous les résidents - personnes
âgées et personnes en situation de handicap - selon les modalités suivantes :
- Les résidents ont la possibilité de choisir les personnes dont ils souhaitent
recevoir la visite, ainsi que la date et le moment de la journée pour les
accueillir.
- Les restrictions au droit de recevoir des visites doivent n’être mises en
œuvre que de manière exceptionnelle et de façon proportionnée et limitée dans
le temps.
- Aucune visite ne peut être subordonnée à l’information préalable de
l’établissement, sauf si le résident en exprime le souhait.
Une campagne d’information vient d’être lancée dans les établissements pour
rappeler le cadre législatif de ce droit de recevoir des visites, le mettre en
valeur auprès des résidents et tenir informés les établissements du nécessaire
respect de ce droit.
● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Droit civil : une avancée supplémentaire dans la modernisation de
l’arbitrage ! Comme je m’y étais engagé, le décret de clarification et de
modernisation de la procédure d’arbitrage a été publié au Journal officiel. Il
permettra d’accélérer l’exécution des sentences, grâce à la suppression du
recours suspensif, de renforcer les pouvoirs du juge d’appui, de sécuriser la
sentence arbitrale électronique et de faciliter l’usage de langues étrangères
devant la cour d’appel en matière internationale. Ces nouvelles mesures,
essentielles pour conforter la France comme place centrale de l’arbitrage,
s’inscrivent dans le chantier important que nous porterons à la rentrée pour
créer un code de l’arbitrage.
> Nouvelle preuve de notre efficacité dans la lutte contre la criminalité organisée : un nouveau cadre du narcotrafic et cible prioritaire de la justice française a été interpellé en Algérie par les autorités algériennes. Merci à elles pour cette coopération relancée au service de la sécurité de nos deux pays.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Les effets de la sécheresse touchent de très nombreuses exploitations. Les
agriculteurs ont besoin de réponses rapides. Face à cette urgence, nous
agissons :
- Lancement d’un plan « Canicule – Sécheresse – Incendies » (CASI) pour
soutenir les trésoreries, alléger les charges, simplifier les démarches et
accélérer la remise en production.
- Adaptation de la gestion de l’eau.
- Saisine de la Commission européenne pour mobiliser les dispositifs
exceptionnels de la PAC.
- Activation d’une cellule nationale « sécheresse » au ministère, avec un suivi
quotidien.
- Désignation d’un référent dans chaque département et installation d’une
cellule « sècheresse » réunissant l’ensemble des acteurs du monde
agricole.
> Face à l’urgence, nous prenons un arrêté reconnaissant les incendies historiques en Gironde et dans les Landes comme un sinistre de grande ampleur. Cette décision permettra aux propriétaires forestiers d’abattre sans délai les bois sinistrés, afin de protéger nos forêts, soutenir la filière bois et préparer leur reconstruction. Je tiens également à saluer l’engagement exceptionnel des professionnels de la forêt qui, aux côtés des sapeurs-pompiers, ont travaillé jour et nuit pour créer des coupures et freiner la progression des flammes.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> IRIS² entre en phase de réalisation. La signature du premier rendez-vous
contractuel marque une étape décisive pour la constellation européenne de
connectivité sécurisée. Le projet accélère : premiers satellites lancés dès
2029, capacités et performances renforcées, 348 satellites en orbites basse et
moyenne. Je salue le travail de la Commission européenne, aux côtés de l’Esa et
des industriels européens, pour tenir ce calendrier ambitieux. Communications
gouvernementales, défense, résilience de nos infrastructures : IRIS² va devenir
un pilier de l’autonomie stratégique européenne. La France continue de soutenir
pleinement ce programme essentiel pour l’Europe.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [La Commission européenne signe un contrat pour étendre la constellation
de satellites IRIS2] Bonne nouvelle pour notre souveraineté spatiale. Cet
accord marque une nouvelle étape majeure dans le déploiement d’IRIS², pour
disposer d’une connectivité spatiale sécurisée, souveraine et résiliente, et ne
plus dépendre des autres.
Nicolas Forissier (ministre délégué
auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du
Commerce extérieur et de l'Attractivité)
> [Commerce extérieur] Dans un
contexte international particulièrement instable, nos entreprises continuent de
démontrer leur capacité à exporter, à innover et à conquérir des marchés. La
dégradation du solde des biens résulte avant tout d’un choc énergétique lié aux
tensions géopolitiques, et non d’un affaiblissement de notre compétitivité.
Dans le même temps, les services affichent une performance remarquable et
confirment les atouts de notre économie. Nous poursuivons notre action pour
accompagner nos exportateurs, diversifier nos approvisionnements et renforcer
la présence des entreprises françaises sur les marchés internationaux.
► Assemblée nationale
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Une ingérence étrangère, massive ou non, est une atteinte inacceptable à
l'intégrité de notre vie démocratique. Ne pas voir, ou plutôt ne pas vouloir
voir, qu'il s'agit d'un test de notre cohésion nationale est une faute
coupable. J'aimerais n'y voir que de l'amateurisme, malheureusement cela
ressemble davantage à la complaisance que vous témoignez régulièrement à
l'égard d'une puissance étrangère qui nous désigne clairement comme son ennemi.
> Plus c'est gros, plus le Kremlin imagine que ça passe. La réalité : que ce soit à visage découvert via Madame Fedorova ou via des comptes anonymes, ils multiplient les ingérences. La responsabilité de la France, dans ce contexte, est de défendre sa démocratie.
> Nos agriculteurs le demandent. Nos entrepreneurs le demandent. Nous devons mettre fin à cette démence normative française. Ne pas avoir réussi à libérer toutes les énergies, tous ceux qui ont envie de faire et de travailler, c’est peut-être l’un des échecs de ces dernières années. Nous devrons le regarder en face.
> Dans les Bouches-du-Rhône, à Châteaurenard, avec la France qui travaille dès l’aube tout au long de l’été. Pour elle, je veux me battre pour que les salaires augmentent. Pour aller droit au brut. C’est l’un des 4 chantiers capitaux de mon projet.
Daniel Labaronne (député)
> La sécurité routière est un enjeu du quotidien pour nos communes. Face
aux alertes des maires et des habitants, j’ai organisé plusieurs réunions de
terrain avec les élus, les services de l’État, le Département et la gendarmerie
pour faire émerger des solutions concrètes.
Constance Le Grip (députée)
> Après Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe, c'est au tour de Gabriel
Attal d'être ciblé par des manœuvres d'ingérence en provenance de la Russie. En
propageant des mensonges, en manipulant de fausses informations, ces ingérences
malveillantes et toxiques ont pour but de tromper, déstabiliser, affaiblir
notre débat et nos institutions démocratiques, nuire aux candidats qui
s'expriment clairement en faveur du soutien à l'Ukraine contre l'agresseur
russe. C'est à notre pays, sa souveraineté et son indépendance, que s'en
prennent ces manœuvriers.
● MoDem
Erwan Balanant (député)
> Notre modèle de souveraineté informationnelle doit évoluer. Avec
l’émergence des IA et Overviews se pose la question de la responsabilité des
modèles numériques. C’est une question aussi de modèle démocratique
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> Le feu recule. L’urgence demeure. Au lancement, par la préfète de
région, du comité de pilotage des territoires sinistrés. Puis échange avec les
cabinets des ministres économie & tourisme pour défendre les dossiers des
habitants & des entreprises. Ma mobilisation reste totale.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Fabienne Keller (députée)
> Avec la délégation française d’Ensemble Europe, nous défendons une
position constante : ne laisser aucun vide juridique dans la lutte contre les
contenus pédocriminels et avancer vers une solution européenne durable. Nous
soutenons l’appel des opérateurs télécoms en faveur de règles européennes claires
et efficaces publié ce jour dans Politico. Nous renouvelons notre exigence
d’aboutir rapidement sur le règlement.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Le drame de Lyhanna, parce
que c'est un drame, est un électrochoc pour beaucoup de monde, bien sûr est un
échec. Un électrochoc et un échec. Un électrochoc parce que tout le monde était
obligé d'ouvrir les yeux. Et l'échec, là, il était où ? Il était connu par les
services de justice. Il y avait des traces, donc il y avait une protection
possible. Et c'est là où c'est une défaillance. Ce choc et ce drame, il aura
permis, oui, de rouvrir des affaires, mais j'espère que plus jamais, plus
jamais, finalement, dans notre système, on aura des défaillances de ce type-là.
Et c'est pour ça qu'une loi a été votée qui a renforcé un certain nombre
d'angles morts, et elle arrivera également, au Sénat, et j'espère qu'on ira
jusqu'au bout.
> Le
silence sert toujours les agresseurs. La première des responsabilités que nous
avons, c’est d’accompagner les milliers de professionnels qui accompagnent les
enfants. Pour cela, il faut renforcer les contrôles des antécédents judiciaires
: c’est ce qu’on fait avec le certificat d’honorabilité ou le renforcement de
la loi.
Il faut aussi donner aux enfants le moyen de pouvoir dire, de savoir à qui
dire. On va travailler sur la diffusion des informations concernant le Service
National d’Accueil Téléphonique de l’Enfance en Danger, le 119.
Le drame de la petite Lyhanna a été un véritable électrochoc dans notre
société. Il faut aussi rappeler que pendant la période des vacances, il y a des
violences qui se font aussi malheureusement dans les familles. 80 % des
violences se passent dans le cadre familial. Un enfant est victime de violences
sexuelles toutes les trois minutes.
Pour briser ces tabous, il faut accompagner les professionnels des colonies
de vacances, préparer la rentrée du périscolaire en contrôlant les antécédents,
et renforcer la formation des animateurs et des éducateurs. Surtout, faire que
la parole des enfants soit crue et que la confiance soit rétablie vis-à-vis des
familles.
> Notre pays doit protéger l’ensemble des enfants,
qu’ils soient à l’intérieur de leurs familles ou accueillis par l’Aide Sociale
à l’Enfance (ASE). C’est ce que nous portons avec la loi menée par Gérald
Darmanin, le garde des Sceaux, et la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Il faut plus de structures d’accueil et de recrutements des assistants
familiaux, lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants, qui est faite
plus particulièrement dans des endroits où les enfants sont vulnérables, donc
des proies. La sanction judiciaire a vocation à être ferme.
> Si Meta a validé des publicités pédocriminelles générées par IA, c’est un (nouveau) scandale. L’IA ne peut pas servir d’excuse. Quand on monétise une plateforme, on assume aussi la responsabilité de protéger les enfants. Que ces géants du numérique rendent (enfin) des comptes.
> L'année dernière, d'après les derniers chiffres américains, il y a plus de 105 millions de contenus pédocriminels en ligne qui circulent. C'est autant de dangers et de risques pour nos enfants. Aujourd'hui, oui, il y a des réseaux qui sont ramifiés. C'est accéléré. Ce n'est pas une violence nouvelle, mais c'est accéléré par le numérique et donc ça n'a plus de frontières. Voilà la réalité.
> Il a obtenu son BAFA dès 16 ans grâce à la réforme que j’avais portée. 3 ans plus tard, il est toujours là, engagé auprès des enfants. Voilà pourquoi je me bats : faire confiance aux jeunes, encourager l’engagement et préparer la relève. Une réforme utile dont je suis fière !
> Franchement, en tout cas pour moi, il y a une sacralité de l'enfant, et prendre soin de l'enfant, c'est prendre soin des gens qui l'encadrent et qui l'entourent, prendre soin de son esprit, c'est les «colos», de son vivre-ensemble, de ses rencontres. Prendre soin aussi de sa capacité à lui transmettre de l'espoir sur notre planète, en lui montrant que la beauté de cette nature, elle lui appartient aussi. Les enfants, ce ne sont pas les citoyens de demain, ils sont là, en fait ils nous regardent, et finalement nos actes, nos gestes, la manière dont on les accueille, la manière dont on aménage notre territoire, la manière dont finalement on se préoccupe de leurs besoins, en réalité, va leur permettre de grandir avec plus ou moins de force d'âme, et cette force d'âme, c'est à nous de l'insuffler dès le plus jeune âge.
> Vous
savez, la confiance, elle ne se décrète pas, elle se prouve. Et elle se prouve
jour après jour. Elle se prouve par la qualité de la formation des animateurs
et des directeurs des colonies de vacances, elle se prouve après des scandales
et pour le coup des vrais drames, celui du périscolaire parisien qui a ébranlé
tout le périscolaire dans notre pays, parce que ce sont des choses qui sont
ignobles. On a parlé de viol, on a parlé d'agressions sexuelles sur des enfants
qui sont tout petits, on a eu les chiffres l'année dernière de violences faites
sur des nourrissons.
Il faut rappeler aussi qu'au-delà des institutions et des lieux, il y a un
contrôle à faire, et ce contrôle, il est de droit. Il doit être extrêmement
ferme, extrêmement exigeant, et c'est la demande des professionnels. Ce n'est
pas jeter la suspicion que de parler de ces contrôles, c'est, au contraire, la
confiance qu'on établit en lien direct avec les parents. Ces contrôles, c'est
d'abord le contrôle des procédures en cours, le fameux FIJAIS. Moi j'ai fait
ces contrôles dans la protection de l'enfance, dans pour le coup la petite
enfance, donc les crèches, les assistantes maternelles, et nous avons, juste en
Corse, délivré 2.675 attestations, parce que c'est des gens qu'on doit
contrôler, qui sont des professionnels ou des bénévoles, et qui n'ont rien.
Mais il faut aller plus loin, plus loin parce qu'aujourd'hui on sait qu'il
y a des secteurs où ces contrôles n'existent pas, où ils sont amoindris. C'est
ce que nous faisons avec le renforcement de la loi, c'est ce que j'appelle de
mes vœux. Un enfant n'a pas à changer de degré de protection en fonction de
l'heure de la journée ou du mois de l'année, qu'il soit au sport, qu'il soit en
colo, qu'il soit à l'école ou qu'il soit en réalité dans un autre moment du
périscolaire, on lui doit la sécurité.
Dire aussi qu'on le croit, parce que malheureusement la parole se libère,
mais les numéros du 119 en Corse aujourd'hui sentent en baisse, donc peut-être
qu'il faut rappeler ce numéro, il est fait pour toutes les familles, tous les
enfants, tous les témoins de situations pour le coup de violence, et il mérite
d'être connu. Le 119 en Corse, en tout cas en Haute-Corse, c'est 37 appels en
2024, 41 appels en 2025. En Corse du Sud, 47 appels en 2024, 33 appels en 2025,
donc ayez confiance. Mais surtout, si vous êtes témoin, ne considérez pas que
c'est de la délation. Si vous êtes témoin ou si vous êtes victime, appelez,
parce que c'est comme ça qu'on réussit à arrêter, le silence sert toujours
l'agresseur.
> Ce n’est pas le hasard qui a permis cette arrestation. C’est le réflexe d’une mère de famille qui a signalé un comportement inquiétant. Grâce à elle, un récidiviste a été arrêté et des centaines de milliers de contenus pédocriminels découverts.
> Les colonies de vacances sont un pilier de notre éducation populaire. Oui aux colos et à la confiance, mais oui aussi à des contrôles renforcés pour mieux protéger. La majorité des pros est exemplaire : écartons définitivement ceux qui n’ont rien à faire auprès de nos enfants.
> Lorsque j'ai pris ma mission, il y avait déjà autour de la question des atteintes à l'enfance, une forte anxiété. Je n'ai pas découvert l'ampleur de ces problèmes. Pour autant, j'ai vécu chacun de ces drames comme un ébranlement. Parce qu'on ne peut pas s'habituer à ces choses-là. Ces violences, de surcroît, montrent qu'aucun milieu social, aucune zone géographique n'est épargnée. Que personne n'est à l'abri et qu'il n'y a pas d'espace où les enfants sont totalement épargnés.
> La protection des enfants se conçoit comme un ensemble organisé sur trois niveaux : la prévention, la protection immédiate dans tous les temps de la vie et l'accompagnement des victimes.

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