jeudi 1 octobre 2026

Présidentielle 2027. Les sondages nous éclairent ou créent la confusion?


Foi de Toluna (lire ici), la dynamique Mélenchon est en marche et leader LFI sera bien présent au second tour face à Marine Le Pen. 

Au passage, l'institut enterre quasiment Attal qui pourrait même être devancé par Glucksmann.

Que nenni, répond IFOP (lire ici) qui place nettement Philippe devant Mélenchon.

Et Attal, loin d'être has-been est à égalité avec l'extrémiste populiste de gauche pour une place au second tour !

Au-delà d'une photographie du moment qui ne sera sans doute pas celle du jour de l'élection, il y a un plantage, ou de Toluna, ou de lFOP.

Comment deux instituts réputés sérieux peuvent donner des résultats aussi différents?

Là où ça se complique, c’est qu’il est quasiment impossible à le savoir pour le citoyen.

D'autant que si l'on étudie la fiabilité des instituts lors des précédentes élections, tous ont donné des résultats corrects, proches de la réalité, lors de leurs dernières publications avant le scrutin même s’ils ont pu parfois déraper pendant la campagne.

Est-ce ici un dérapage de Toluna ou de IFOP?

En tout cas, contradiction il y a et elle n’est pas marginale.

Ainsi, IFOP donne jusqu’à 8 points de plus que Toluna à Edouard Philippe alors que leurs enquêtes ont été réalisées presque concomitamment.

Les résultats des sondages ne sont pas anodins puisqu’ils fournissent aux médias une base pour mettre en avant des candidats, pour donner à certains candidats plus de visibilité qu’à d’autres et à sélectionner ceux qui participent à des débats.

De même, ils influencent les électeurs qui s’aident des sondages pour choisir ceux pour qui ils vont voter.

Ici, on est malheureusement plus dans la confusion que dans l’éclairage.

 

 


La Quotidienne centriste du 1er octobre 2026. Incendier les lycées et empêcher les cours pour soi-disant mieux apprendre


Que l’école connaisse une crise systémique, c’est une évidence.

Qu’elle manque de moyens, c’est une réalité.

Qu’elle faillisse à sa mission de former des citoyens, pas de doute.

Qu’il faille remédier à ces faillites, c’est urgent… depuis la création de l’enseignement dans la République!

Parce que le premier problème de l’école, ce n’est pas elle, ce n’est même pas le gouvernement en place, c’est d’abord et avant tout la société.

L’école, elle fait ce qu’elle peut dans le cadre dans lequel cette même société a décidé de la faire agir et fonctionner.

C’est donc vers celle-ci qu’il faut se tourner pour changer les choses.

Ce n’est pas en incendiant les établissements scolaires et en empêchant les élèves d’assister aux cours que l’école sera plus performante dans sa mission, au contraire.

C’est pourquoi on peut douter de la justification, mieux apprendre dans de meilleures conditions, de ceux qui bloquent les lycées et, désormais, les universités.

D’autant que nombre des manifestants ne sont ni lycéens, ni étudiants.

Et la récupération politicienne de l’extrême-gauche – une constante de sa part – montre que ce n’est pas le bien-être des élèves qui est la motivation première mais bien une volonté de créer le chaos dont Mélenchon espère profiter lors de l’élection présidentielle.

C’est dommage car l’école mérite mieux et nous sommes tous responsables de ses manques et des échecs.

Et ce n’est que par une mobilisation de la société tout entière, non pas ponctuellement mais sur la longue durée que l’on parviendra à faire de l’école le lieu de la transmission du savoir, de l’enseignement et de la formation du citoyen à la hauteur de cette mission démocratique et républicaine.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]