samedi 7 novembre 2026

La Quotidienne centriste du 7 novembre 2026. Trump entre en résistance contre les démocrates et la démocratie


La nomination de l’idéologue d’extrême-droite, Stephen Miller, comme son chef de cabinet, montre que Trump est entré en résistance contre les démocrates qui contrôleront le Congrès à partir de janvier prochain et, plus largement contre les règles et les principes de la démocratie républicaine libérale.

Comme l’écrit le New Yorker, «son nouveau chef de cabinet pourrait bien nous montrer à quel point la dernière étape du Trumpisme pourra être horrible et douloureuse», un homme que le magazine qualifie de «son idéologue le plus fidèle et le plus agressif».

Voilà sans doute la première réponse de l’extrémiste populiste à son naufrage électoral du 3 novembre alors que certains commentateurs avaient imprudemment affirmé qu’il était sonné et prêt à travailler avec les démocrates.

Ce qui prouve une nouvelle fois cette incapacité pour beaucoup de monde de comprendre qui est vraiment Donald Trump et quels sont ses desseins.

Pour le New York Times, «la promotion de M. Miller, qui a dirigé la répression de l’immigration par l’administration, témoigne d’un redoublement d’efforts de la part du président en faveur de politiques que les électeurs ont rejetées de manière décisive lors des élections de mi-mandat».

Une promotion qui «témoigne d’un redoublement agressif de la part de M. Trump» envers ses opposants mais aussi la majorité des électeurs qui ont voté contre lui.

Et de poursuivre: «le choix du président a envoyé un signal clair sur la posture qu’il entend adopter au cours de ses deux dernières années de mandat et sur le peu de changements qu’il entend faire en réponse à la déroute politique la plus décisive depuis un demi-siècle».

Pour savoir comment Trump entend gouverner les deux prochaines, il suffit d'écouter les propos de Miller lors d’une interview à CNN:
«Nous vivons dans un monde, dans le monde réel qui est gouverné par la puissance, qui est gouverné par la force, qui est gouverné par le pouvoir. Ce sont les lois d’airain du monde depuis la nuit des temps».

Et sa réaction après la déroute trumpienne, n'est guère équivoque: «la mission est désormais plus claire que jamais : lutter de toute notre âme pour soutenir notre président».

L’hôte de la Maison blanche a donc décidé l’affrontement plutôt que la collaboration.

Il possède moult pouvoirs importants pour mener une guerre larvée ou ouverte contre le Congrès.

Reste à savoir, non pas s’il va tenter de paralyser ce dernier, mais comment il va faire et qui va le suivre, notamment la Cour suprême où siègent six juges sur neuf qui partagent largement ses idées.

 

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