Voici une sélection, ce 29 octobre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> L’attaque meurtrière perpétrée par la Russie contre la gare de Dnipro
constitue une nouvelle agression brutale contre des civils ukrainiens. Elle
démontre clairement que Moscou n’a aucun intérêt pour la paix. J’adresse mes
plus sincères condoléances aux victimes et à leurs familles. Lors du Sommet
UE-Canada et de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à
Atlanta, j’exhorterai nos partenaires à renforcer notre soutien à l’Ukraine et
à faire progresser la question de la responsabilité, notamment par le biais du
Tribunal spécial et de la Commission des réclamations. La Russie doit être
tenue responsable.
> J'ai rencontré à Paris les ministres de la Défense français, allemand, italien, polonais et britannique pour discuter du soutien à l'Ukraine, de la défense européenne et des conflits au Moyen-Orient. Un nouvel élan diplomatique est déployé en Ukraine, mais les actions de Poutine témoignent d'une tout autre réalité. Ces derniers jours, la Russie a de nouveau lancé des attaques massives contre Kiev et coulé des navires civils en mer Noire. Il y a peu d'espoir d'une paix imminente en Ukraine. Notre mission est d'aider l'Ukraine à résister aux attaques et à accroître le coût pour la Russie. Ce mois-ci, l'UE a adopté les sanctions les plus lourdes contre la Russie depuis le début du conflit, et d'autres sont en préparation.
> Les attaques russes contre des navires civils en mer Noire sont injustifiables et exercent une forte pression sur les approvisionnements alimentaires mondiaux. La dernière frappe meurtrière de drone contre un cargo près des eaux roumaines constitue une nouvelle escalade. Le ministre roumain des Affaires étrangères, Dan Neculaescu, et moi-même avons discuté hier de la détérioration de la situation sécuritaire régionale et nous restons en contact étroit.
> Les États membres de l'UE sont résolus à protéger la Cour pénale internationale et un monde régi par le droit international. À La Haye, j'ai rencontré la présidente de la CPI, Tomoko Akane, pour lui témoigner le soutien indéfectible de l'UE à la Cour, à ses juges et à leur travail. Le Conseil européen a exprimé ses profonds regrets suite à l'annonce par les États-Unis de sanctions contre la CPI et a exhorté à leur annulation. L'UE consacrera les six prochains mois au dialogue afin de trouver une solution et d'étudier les mesures supplémentaires que nous pouvons prendre pour aider la Cour. Le prix Sakharov récompense le travail essentiel de la CPI qui donne la parole aux victimes des crimes les plus graves. La Cour doit pouvoir continuer à rendre la justice en toute indépendance, libre de toute pression ou intimidation.
> J'ai eu une discussion approfondie avec mon collègue turc sur divers sujets. Les relations de bon voisinage et la poursuite du processus de règlement de la question chypriote sont d'une importance capitale. J'ai évoqué le vote libyen d'hier sur un protocole d'accord maritime avec la Turquie et souligné qu'il porte atteinte aux droits souverains d'États tiers. Concernant l'escalade dangereuse des tensions en mer Noire menée par la Russie, j'ai insisté sur la nécessité d'accroître la pression sur Moscou pour qu'elle mette fin au conflit. L'UE et la Turquie soutiennent toutes deux un accord de liberté de navigation en mer Noire. Nous avons également abordé la situation dans le Caucase du Sud et au Moyen-Orient. Les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite et le Yémen constituent des tactiques terroristes classiques et doivent cesser. Dans le détroit d'Ormuz, l'Iran rend la navigation dangereuse et coûteuse. La liberté de navigation doit être rétablie sans péage ni redevance.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> Chaque semaine, sous la présidence d’Ursula von der Leyen, le Collège des
commissaires réunit l’ensemble des commissaires européens afin de prendre des
décisions sur les enjeux qui façonnent l’avenir de l’Europe. Aujourd’hui, nous nous sommes concentrés sur deux priorités essentielles à la
sécurité des Européens : la résilience climatique et nos frontières
extérieures.
- Cadre pour la résilience climatique
Les vagues de chaleur et les sécheresses de cet été ont coûté des vies
humaines, alimenté des incendies de forêt et fait chuter le niveau de certains
des plus grands fleuves d’Europe à des niveaux historiquement bas. Les dommages
liés au changement climatique coûtent également à l’Europe environ 50 milliards
d’euros par an. Le nouveau cadre pour la résilience climatique intégrera la
résilience dans toutes les grandes politiques de l’UE. Une nouvelle législation
offrira aux États membres un référentiel commun pour le réchauffement futur et
simplifiera la planification grâce à un plan national unique, appuyé par de
nouveaux outils de cartographie et de gestion des risques climatiques. La
préparation est un investissement, et non seulement une dépense : chaque
euro investi dans l’adaptation peut rapporter plus de dix fois sa valeur en
dommages évités.
- Un Frontex renforcé L’Europe a réalisé de réels progrès en matière de
migration
Les passages irréguliers de frontières ont diminué de plus de moitié ces deux
dernières années, et le taux de retour a dépassé les 30 %. Cependant,
l’évolution du contexte géopolitique et sécuritaire met à l’épreuve nos
frontières extérieures. C’est pourquoi nous proposons de renforcer Frontex, en
consolidant sa capacité à protéger nos frontières et en faisant de lui l’acteur
central de l’UE pour les retours. Cette proposition permettrait de porter ses
effectifs permanents à 30 000 agents, d’accélérer les retours grâce à un
nouveau système numérique et de permettre un déploiement rapide en cas de
pressions soudaines. Les personnes ayant droit à une protection doivent la
recevoir, et celles qui n’ont pas le droit de séjourner sur le territoire
doivent être renvoyées efficacement, dans le plein respect des droits
fondamentaux et grâce à des partenariats solides avec les pays tiers. Qu’il
s’agisse d’intempéries ou de la sécurité de nos frontières, les Européens
attendent d’une Union qui les protège. Cette semaine, nous avons pris des
mesures concrètes pour y parvenir.
> Comment résoudre les litiges dans un monde en pleine mutation sous l'effet de la numérisation, de l'intelligence artificielle et de l'intensification des activités économiques transfrontalières.
Un règlement efficace des litiges est fondamental pour la confiance dans nos systèmes juridiques. Et cette confiance est le fondement de l'activité économique et de la stabilité sociale. Nous nous concentrons à juste titre sur la réglementation, les marchés de capitaux, les compétences, l'innovation et la politique industrielle. Mais les entreprises ont également besoin d'avoir l'assurance que leurs accords reposent sur des bases juridiques solides et que, lorsqu'un litige survient, celui-ci peut être résolu de manière équitable, efficace et prévisible.
Pour que le marché unique atteigne pleinement son potentiel, les entreprises doivent pouvoir opérer au-delà des frontières sans complexité inutile lors du règlement des litiges ou de l'exécution des jugements. C’est pourquoi il est essentiel de renforcer la coopération judiciaire, de simplifier les procédures transfrontalières et d’améliorer l’efficacité de l’exécution des décisions de justice. Ce sont des mesures concrètes pour un système judiciaire plus performant et une Europe plus compétitive.
> L'accès à la justice ne devrait jamais dépendre
de votre lieu de résidence, de vos moyens financiers ou de votre connaissance
des ressources disponibles. Pourtant, pour trop de personnes, les obstacles se
dressent avant même d'accéder au tribunal : frais de justice, procédures
longues et complexes, ou tout simplement méconnaissance de leurs droits. Ces
obstacles se multiplient lorsqu'une affaire franchit une frontière.
En Europe, chacun devrait pouvoir se faire entendre et obtenir réparation
lorsque ses droits sont en jeu. La justice concerne les personnes, leur dignité
et leur confiance dans la protection de leurs droits. À l'occasion de la
Journée européenne de la justice, nous réaffirmons notre engagement en faveur
d'une justice accessible, équitable et efficace pour tous.
Nous continuerons de renforcer la coopération judiciaire transfrontalière et de
soutenir des systèmes judiciaires indépendants et efficaces dans toute l'UE.
> On parle souvent de l'importance de garantir à
nos citoyens un accès à une information indépendante et fiable. Mais on oublie
parfois l'infrastructure invisible qui rend cela possible et la
pérennise : des institutions comme le CSO (Office central des statistiques
d'Irlande), la Bibliothèque nationale d'Irlande et le Conseil d'information des
citoyens.
J'ai eu le plaisir de prendre la parole lors d'un événement organisé par
ces trois institutions essentielles, qui a mis en lumière les liens vitaux
entre information, données et démocratie. Chacune joue un rôle exemplaire en
fournissant une information fiable, des données robustes et un accès aux
archives publiques, permettant ainsi aux citoyens de se fier à ces informations
et de prendre des décisions éclairées, tout en exerçant leurs droits.
La confiance est ici le maître mot. Lorsque les citoyens ont confiance dans
l'information à leur disposition, ils sont plus à même de faire confiance aux
institutions qui les servent. C'est pourquoi ces institutions sont bien plus
que de simples prestataires de services publics. Elles constituent un élément
essentiel de l'infrastructure qui sous-tend nos démocraties.
Protéger cette infrastructure est une responsabilité partagée à l'échelle
européenne. Nous devons préserver l'indépendance de l'information, garantir la
transparence et la responsabilité, rendre l'information véritablement
accessible et concevoir des services publics numériques qui répondent aux
droits et aux besoins des citoyens, tout en reconnaissant que l'expertise et le
jugement humains demeurent essentiels.
C'est ainsi que nous bâtissons une démocratie juste, inclusive et digne de
la confiance de nos citoyens.
> Coca-Cola, Nestlé et Danone s'engagent à modifier
les mentions relatives au recyclage sur leurs bouteilles en plastique ! Je
salue leur engagement, suite à un dialogue avec la Commission européenne et le
réseau de coopération pour la protection des consommateurs (CPC) des autorités
nationales de la consommation, visant à rendre les mentions relatives au
recyclage sur leurs bouteilles plus claires et plus précises.
Conséquences pour les consommateurs :
- « Je suis une bouteille fabriquée à partir de plastique 100 % recyclé »
devient « Cette bouteille est 100 % recyclée. Bouchon et étiquette exclus. »
- « Recyclez-moi à nouveau » devient « Recyclez-moi », sans laisser croire que
la bouteille a déjà été recyclée.
- Le marketing n'exagérera plus les avantages environnementaux des bouteilles.
Coca-Cola et Nestlé ont déjà commencé à mettre en œuvre leurs engagements, et
les autorités nationales veilleront à leur application. Voilà ce que peut
accomplir un dialogue constructif entre les entreprises et les autorités de la
consommation. Les consommateurs méritent des informations claires sur les
produits qu'ils achètent.
> À Strasbourg, j'ai pris la parole au Parlement
européen sur l'état de droit à Malte, neuf ans après l'assassinat de la
journaliste Daphne Caruana Galizia. Daphne a consacré sa vie à dénoncer la
corruption et à demander des comptes aux puissants. Son meurtre a privé
Matthew, Paul et Andrew d'une mère et a fait taire une voix courageuse en
Europe.
Neuf ans plus tard, sa famille continue de se battre pour obtenir justice. Ce
combat n'est pas terminé. Tous les responsables doivent répondre de leurs
actes. Daphne n'était pas seule. Jan Kuciak en Slovaquie et Veronica Guerin
dans mon pays, l'Irlande, ont également été tués pour avoir dit la vérité.
Chaque disparition est une attaque contre nous tous. La liberté de la presse
n'est pas un luxe. Elle est le cœur de la démocratie. Grâce au Bouclier
européen de la démocratie, au Règlement sur la liberté des médias en Europe et
à notre cadre anti-SLAPP, nous œuvrons pour garantir aux journalistes la
possibilité d'exercer leur métier en toute sécurité, librement et sans crainte.
Concernant Malte, le rapport annuel sur l'état de droit reconnaît certains
progrès. Mais il reste encore beaucoup à faire pour protéger les journalistes,
renforcer le système judiciaire et lutter contre la corruption au plus haut
niveau. Je rends hommage à la société civile maltaise qui, depuis neuf ans,
refuse de laisser l'histoire de Daphne tomber dans l'oubli. Nous devons à
Daphne, et à tous les journalistes qui poursuivent son travail, de veiller à ce
que la vérité ne soit jamais étouffée.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> À partir de 2028, 24 nouveaux Canadairs se mettront au service de la
protection de l'Europe contre les feux de forêt : 12 pour la flotte rescEU
et 12 pour les pays de l'UE. Négociés en 2021, ces appareils renforceront notre
capacité d'intervention face à des incendies de plus en plus longs et intenses.
Ensemble pour la sécurité des populations.
> Le Canada est un donateur humanitaire qui partage pleinement nos valeurs. Valeurs, principes et priorités communs : respect du droit international humanitaire, réforme efficace du système humanitaire et renforcement des partenariats avec les acteurs du développement et le secteur privé.
> Droits des femmes, protection des personnes LGBTIQ, sécurité en ligne : le Canada et l’UE sont sur la même longueur d’onde et nous entendons faire progresser ces questions ensemble.
> L’UE et le Canada renforcent leur coopération en matière de préparation sanitaire.
> Alors que le conflit au Soudan fait rage, la faim s'aggrave et la crise s'intensifie. Des millions de vies sont en danger. J'appelle les donateurs et les partenaires humanitaires à renforcer leurs opérations de secours. Nous devons agir sans délai.
> Le Yémen est confronté à l'une des plus graves
crises humanitaires au monde. 22 millions de personnes ont besoin d'aide, 5,2
millions sont déplacées et plus de 2,2 millions d'enfants de moins de cinq ans
souffrent de malnutrition aiguë. L'UE renforce son soutien humanitaire avec un
financement supplémentaire de 22,5 millions d'euros.
La guerre est de retour dans le pays. Les pertes civiles et les attaques contre
les infrastructures civiles doivent cesser. Le droit international humanitaire
doit être respecté par toutes les parties.
> [Discours à la conférence sur l'Europe résiliente]
J’espère que, lorsque vous êtes arrivé aujourd’hui, vous avez levé les yeux
vers le toit de ce palais. Quatre statues de pierre s’y dressent. Elles
représentent les quatre éléments : le feu, l’eau, l’air et la terre.
Ce palais fut construit il y a trois cents ans pour le comte Kaiserstein,
commandant militaire de Prague. Sa mission était d'assurer la sécurité de la
ville, et sur son toit, il avait placé des forces qu'aucune armée ne pourrait
jamais contrôler.
Aujourd'hui, ces quatre statues évoquent une évaluation des risques. Le feu,
dans les forêts de la Suisse bohémienne. L'eau, dans les rivières sorties de
leur lit il y a deux ans. L'air, où les drones menacent désormais nos
aéroports. Et la terre, notre continent, qui se réchauffe plus vite que tout
autre.
Assurer la sécurité d'une ville aujourd'hui exige bien plus qu'un seul
commandant. Il faut des pompiers, des secouristes, des médecins, des maires et
des bénévoles. Il faut des gens comme vous.
Vous vous souvenez de septembre 2024. Les rivières ont débordé en République
tchèque. Des milliers de personnes ont dû quitter leur foyer. Nombre d'entre
vous ont travaillé sans relâche. Vous le savez par expérience : quand les
eaux commencent à monter, il est trop tard pour se préparer. C'est pourquoi
nous sommes réunis aujourd'hui : pour que l'Europe soit prête avant la
prochaine alerte.
Il s'agit là d'une des priorités les plus urgentes de l'Europe, et elle est au
cœur de mon travail depuis mon premier jour en tant que commissaire.
L’Europe est confrontée à des menaces croissantes sur tous les fronts :
inondations et incendies de forêt, guerres à nos frontières, attaques hybrides
et cyberattaques, sabotage, urgences sanitaires, et qui sait ce que
l’intelligence artificielle nous réserve ?
Une crise peut rapidement se propager à d'autres secteurs. Une cyberattaque
peut paralyser un hôpital. Une inondation peut couper l'électricité et l'eau
potable. L'année dernière, en Espagne et au Portugal, des millions de personnes
ont été privées d'électricité. Le trafic ferroviaire s'est arrêté et les
hôpitaux ont dû utiliser des groupes électrogènes de secours.
Les conflits s'étendent et l'instabilité s'accroît dans le voisinage de
l'Europe. Prenons l'exemple du Moyen-Orient. Cette guerre a dévasté des
communautés et forcé des millions de personnes à fuir leurs foyers ; ses
répercussions se font sentir dans tous les foyers européens, notamment à
travers la hausse des prix des produits alimentaires et de l'énergie.
La guerre menée par la Russie contre l'Ukraine entre dans sa cinquième année et
la menace se rapproche dangereusement. Des attaques hybrides frappent des pays
de l'UE. Cet été, un drone transportant des explosifs a été découvert à
l'aéroport de Leipzig, non loin de la frontière tchèque.
La nature, elle aussi, accentue le problème. L'Europe se réchauffe deux fois
plus vite que la moyenne mondiale. Cet été a été le plus chaud jamais
enregistré en Europe occidentale. Les feux de forêt se sont transformés en
véritables brasiers qui font rage simultanément en plusieurs endroits, souvent
à proximité de grandes villes, comme à Bordeaux et à Madrid cet été.
En 2022, des incendies ont ravagé le parc national de la Suisse bohémienne.
Plus de 6 000 pompiers tchèques ont été mobilisés. Certains d’entre vous
en faisaient partie. Lorsque vous avez fait appel à eux, l’Europe a répondu
présente. Des avions bombardiers d’eau sont arrivés d’Italie et de Suède, ainsi
que des hélicoptères des pays voisins.
Voilà la solidarité européenne en action. Lorsqu'un pays est submergé par les
difficultés, les Européens franchissent leurs frontières pour venir en aide à
leurs voisins.
À l'autre extrême, nous sommes confrontés à des inondations dévastatrices,
comme celles qu'ont connues la République tchèque et ses voisins d'Europe
centrale en septembre 2024. Ces cinq dernières années, les phénomènes
météorologiques extrêmes ont coûté à l'Europe environ 45 milliards d'euros par
an. Une somme qui aurait pu être investie dans les écoles, les hôpitaux et les
routes.
Ces menaces évoluent plus vite que nos systèmes, nous devons donc les anticiper
et nous préparer à l'avance.
C’est le principe de notre stratégie européenne de préparation : anticiper
et se préparer avant même que l’alerte ne soit donnée. Pour ce faire, nous
devons changer de mentalité et instaurer une culture de la préparation sur tout
le continent.
Le principe est simple : en cas de crise, la société doit continuer à
fonctionner. L’électricité reste fournie, les hôpitaux continuent de soigner
les patients, les médicaments restent disponibles. Les citoyens doivent savoir
quelles provisions conserver chez eux et où trouver des informations fiables.
Lorsque les services d’urgence civils sont débordés, l’armée est prête à
intervenir.
Cela m’amène à parler de « préparation dès la conception ». Avant de
dépenser un euro ou d’élaborer une nouvelle politique, nous nous posons deux
questions : cette mesure rend-elle l’Europe mieux préparée ? Et
restera-t-elle efficace sous pression ?
Nous appliquons déjà ce principe à notre budget européen actuel. Dans notre
proposition pour le prochain budget à long terme, nous souhaitons que la
préparation et la sécurité soient intégrées de manière systématique à tous les
grands programmes.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Permettez-moi de me concentrer
sur trois points.
Il nous faut d'abord une vision claire de la situation à venir. Nous publierons
prochainement notre première évaluation complète des risques et des menaces.
Pour la première fois, nous pourrons visualiser sur une seule et même carte les
menaces à la sécurité, les risques naturels, les urgences sanitaires et les
risques technologiques.
Nous collaborons avec les États membres sur les exigences minimales de
préparation de l'UE. La République tchèque ne court pas les mêmes risques que
la Finlande ou l'Espagne, mais l'Europe doit disposer d'un niveau de protection
minimal. De la chambre d'hôpital au robinet de la cuisine, les services
essentiels doivent rester opérationnels en cas de crise.
Deuxièmement, nous devons disposer des fournitures essentielles avant même
qu'elles ne soient nécessaires. Pendant la pandémie, nous avons vu des pays
européens se livrer à une surenchère pour obtenir les mêmes masques. L'année
dernière, nous avons lancé nos stratégies européennes de constitution de stocks
et de contre-mesures médicales afin d'éviter que cela ne se reproduise. Cela
signifie que les stocks de médicaments essentiels, d'équipements médicaux, de
vaccins, de traitements et de tests seront constitués plus rapidement lors de
la prochaine crise sanitaire.
Troisièmement, nous devons anticiper la menace croissante que représentent les
feux de forêt et les vagues de chaleur. Plus tôt cette année, nous avons adopté
une approche européenne de lutte contre les feux de forêt qui couvre toutes les
étapes, de la prévention à l'intervention et au rétablissement.
Le mois dernier, la présidente von der Leyen a annoncé la création d'un nouveau
groupe consultatif composé de pompiers et de gestionnaires de crise
expérimentés, ainsi qu'un plan européen de préparation aux vagues de chaleur.
Nous devons tirer les leçons de ceux qui ont combattu les incendies, dirigé les
évacuations et coordonné les secours. Des personnes comme vous.
Même les meilleurs services d'urgence ne peuvent y parvenir seuls. La
préparation est l'affaire de tous : entreprises, collectivités et
citoyens, nous sommes tous des maillons de la chaîne.
Le comte Kaiserstein était soldat. Aujourd'hui, assurer la sécurité d'une ville
repose sur la collaboration étroite entre civils et militaires. Nous devons
renforcer la coopération entre les autorités civiles et militaires, notamment
face aux menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Lorsqu'une situation d'urgence dépasse les capacités des intervenants civils,
il est impératif que chacun sache qui est responsable et qui contacter. Nous ne
pouvons pas régler cela en pleine crise.
Nous avons également besoin de la participation des entreprises. Elles
produisent et transportent une grande partie des fournitures dont nous
dépendons en cas de crise. Nous mettons en place un nouveau groupe de travail
avec l'industrie, chargé de sécuriser les approvisionnements et de produire des
équipements à usage civil et militaire.
Nous avons aussi besoin que les citoyens soient prêts. Je tiens à féliciter la
République tchèque pour son guide de préparation aux situations d'urgence de 72
heures. Il explique aux citoyens la marche à suivre en cas de coupure de
courant ou de pénurie d'eau. C'est précisément le type de préparation dont nous
avons besoin partout en Europe. Être prêt apporte confiance et sérénité.
Nous savons qu'une autre crise surviendra. Mais nous ignorons où et quand. Les
inondations de 2024 nous ont appris ce qui fonctionne : l'alerte précoce,
une communication claire et une solide préparation locale. Appliquons ces
leçons à toute l'Europe.
Imaginez l’Europe dans dix ans…
À Brno, une jeune fille apprend à l'école la marche à suivre lorsque la sirène
retentit, tout comme elle apprend à nager. À Ostrava, une famille garde un sac
de survie pour 72 heures près de la porte, aussi naturellement qu'une trousse
de premiers secours dans la voiture. Un jeune pompier de Liberec s'entraîne
avec des collègues portugais et grecs. Et lorsque les eaux montent à nouveau,
chaque hôpital et chaque mairie savent exactement quoi faire.
Nous devons faire de la préparation un réflexe pour tous sur notre continent.
C'est pourquoi le travail du Centre pour une société informée est si
important. Vous rassemblez les gouvernements, les entreprises et la société
civile pour construire cette Europe.
Il y a trois cents ans, le comte Kaiserstein a installé du feu, de l'eau, de
l'air et de la terre sur son toit. Nous ne maîtriserons jamais ces forces, mais
nous pouvons nous y préparer. C'est cela, être préparé : non seulement
savoir ce qui pourrait mal tourner, mais aussi savoir comment réagir avant que
cela ne se produise.
> Mon message au Parlement tchèque: Une Europe plus forte est une Europe qui protège chacun·e. Prêt·e·s pour la prochaine crise. Unis·es face à la catastrophe. L’égalité des droits pour tous et toutes. De l’égalité salariale à l’inclusion des Roms, nous luttons contre les discriminations et veillons à ce que personne ne soit laissé·e pour compte.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Chère Serbie, vous avez fait entendre votre voix ! Après près de deux ans
de manifestations pour la démocratie, l'État de droit et la lutte contre la
corruption, les Serbes se sont mobilisés en nombre historique. Félicitations à
la Liste étudiante pour sa victoire ! Ce sont là les valeurs fondamentales de
notre Union européenne. Un nouveau chapitre s'ouvre pour la Serbie. La porte de
l'UE est ouverte et nous sommes prêts à avancer ensemble. (…)
J'ai parlé avec Ilija Srdanović pour féliciter la Liste étudiante pour son
impressionnante victoire électorale. Nous avons évoqué l'importance de bâtir la
confiance. Le peuple serbe a donné un mandat clair au changement. Ses
revendications en faveur de l'État de droit, de la lutte contre la corruption
et de la liberté de la presse sont autant de réformes susceptibles de
rapprocher la Serbie de l'UE. Nous sommes prêts à soutenir le nouveau
gouvernement serbe dans sa démarche d'intégration européenne.
> Le Monténégro entrevoit la fin de ses négociations d'adhésion à l'UE. Ceci est le fruit d'années de travail de toutes les forces pro-européennes, au sein du gouvernement comme dans l'opposition. À Podgorica, j'ai rencontré le président0, le président du Parlement, le Premier ministre et des représentants de l'opposition afin de les inciter à maintenir leur engagement commun pour l'intégration du Monténégro à notre Union. Tous les acteurs politiques doivent poursuivre leur collaboration pour mener à bien ce processus.
> Des semaines et des mois décisifs attendent les Balkans occidentaux. Il est crucial pour le Monténégro d'atteindre l'objectif de son adhésion à l'UE. Il est crucial pour l'Albanie de poursuivre son chemin vers l'UE. Des élections décisives auront lieu en Serbie ce week-end. Et le Kosovo devra faire un choix déterminant concernant l'état de droit et la justice internationale. C'est pourquoi les discussions d'aujourd'hui avec les dirigeants régionaux arrivent à point nommé.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
(premier vice-président)
Dan Barna (vice-président)
> Des navires commerciaux
civils sont attaqués par des drones, soit à proximité des eaux territoriales de
l'UE, à savoir celles de la Roumanie et de la Bulgarie, soit même dans les eaux
territoriales roumaines. Je crois que le temps de la parole est révolu : l'UE
et l'OTAN doivent agir de toute urgence. Le centre de sécurité maritime en
Roumanie et en Bulgarie ne peut plus attendre. Ce n’est pas aujourd’hui que les
fonds devraient être mis à disposition, mais cela devrait déjà être fait. Je
demande aux États alliés de protéger le transport maritime en mer Noire par
tous les moyens nécessaires. Je félicite les pilotes roumains et espagnols qui
abattent des drones russes au-dessus de la mer Noire et qui protègent ainsi
l'ensemble de notre Union. Pour eux et pour chaque citoyen, l'Union doit être à
la hauteur »
Emma Ytterell (députée)
> Les Européens paient le
prix de la dépendance aux énergies fossiles à travers leurs factures d’énergie
et notre vulnérabilité face aux pays qui utilisent l’approvisionnement
énergétique comme une arme. Investir dans l’électricité propre, les réseaux
modernes et l’efficacité énergétique, c’est investir dans notre sécurité et
dans le pouvoir d’achat de nos citoyens.
Un objectif européen ambitieux d’électrification donnerait un cap clair aux
entreprises et contribuerait à stimuler les investissements dans des
transports, un chauffage et une industrie plus propres. Lors de la COP31,
l’Europe doit également pousser les gouvernements à tenir leurs promesses. Nous
avons besoin de mesures concrètes pour sortir progressivement des énergies
fossiles et d’un soutien aux pays qui subissent les conséquences les plus
graves du changement climatique. »
Ilhan Kyuchyuk (député)
> La sécurité en mer Noire
fait partie intégrante de la sécurité de l'Union européenne. L'Europe doit
prendre des mesures immédiates et concrètes pour protéger les vies humaines, la
stabilité régionale et la sécurité alimentaire face à l'escalade, qui affecte
également la navigation en mer Noire. Les citoyens bulgares et roumains ne
doivent pas être laissés seuls face à cette crise. Un soutien économique urgent
est nécessaire. Tous les instruments disponibles dans le cadre financier
pluriannuel de l'UE doivent être mobilisés, malgré les contraintes pesant sur
les ressources disponibles. Les possibilités offertes par la politique agricole
commune devraient également être examinées, car des financements restent
disponibles dans ce cadre. Les citoyens bulgares et roumains, qui sont
directement exposés aux conséquences de l'instabilité dans la région de la mer
Noire, ne doivent pas être laissés seuls à porter le fardeau de cette crise.
L'Union européenne doit être à leurs côtés et leur apporter le soutien nécessaire.
Nikola Minchev (député)
> Les conséquences des
récentes attaques vont au-delà de ces incidents tragiques. Ces actions
délibérées mettent en péril la sécurité des routes maritimes et accroissent la
pression économique sur l'ensemble du flanc oriental de l'Europe. L'objectif
est clair : frapper les exportations ukrainiennes, mais aussi installer un
sentiment de danger imminent dans l'esprit d'un nombre croissant de citoyens
européens, affaiblir leur volonté de soutenir la victime de cette guerre et
nourrir la résignation à une paix fondée sur la capitulation.
Il est grand temps que le président et le Premier ministre bulgares cessent de
fermer les yeux sur le visage et le nom de l'agresseur dans cette guerre, et
trouvent en eux la force de nommer la Russie clairement et sans équivoque.
Compte tenu de l'évolution des relations géopolitiques, l'Europe doit investir
plus que jamais dans sa défense commune, et les États membres doivent prendre
une part active à ce processus. Et si nous avons retenu les leçons de
l'histoire, nous devons défendre avec la même fermeté l'idée d'une paix juste
et rejeter les discours creux sur une paix par la capitulation.
Helmut Brandstätter (député)
> L’immense majorité des
citoyens serbes a voté contre la corruption et le leadership autoritaire
d’Aleksandar Vučić. La nouvelle majorité parlementaire va désormais œuvrer à la
mise en place de structures démocratiques. Le Parlement européen doit apporter
son soutien partout où cela nous est demandé. Les négociations d’adhésion à
l’UE doivent reprendre dans les meilleurs délais.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Le chef du FDP Wolfgang Kubicki a exhorté la CDU/CSU à
faire adopter la loi sur la protection des investissements au plus tard en
novembre, malgré l'opposition du SPD. Les projets de nationalisation de Berlin
« nuisent déjà considérablement au climat des investissements ».
> L'Allemagne est et restera un pays à forte imposition. « L'État n'a pas de problème de recettes, mais de dépenses », a expliqué le secrétaire général Martin Hagen. Il existe un potentiel important d'économies permettant de financer des allégements fiscaux.
> « Nous sommes solidaires des manifestations. Notre devoir, en tant que gauche, est d'unir ces luttes… » Ce que fait Die Linke est et demeure irresponsable. Ils veulent voir notre pays brûler.
Wolfgang Kubicki (président)
> Il n'existe qu'une seule loi efficace pour promouvoir la démocratie : la
croissance économique.
> Supprimer les lourdeurs administratives est la priorité absolue.
> Dans un État de droit, l'incompétence sociale-démocrate est inexcusable. Lars Klingbeil a mis beaucoup trop de temps à comprendre que seul le pouvoir législatif peut modifier les lois, mais il a raison. S'il est véritablement attaché à l'État de droit, il devrait simultanément soumettre au Bundestag une proposition de loi d'amnistie pour les entreprises qui doivent continuer à opérer dans une extrême précarité juridique jusqu'à l'adoption de la loi. Il va de soi qu'il doit assumer la responsabilité politique de ce fiasco.
> Il ne s'agit clairement pas de manifestations étudiantes. Que pourrait-il bien signifier, sinon : « Nous voulons porter la révolution dans la rue » de Die Linke ? Un jeu dangereux avec le feu. Voilà vos partenaires de rêve, chers SPD et Verts.
> [Opinion :Convoquez le Bundestag!]
L'incompétence du ministère fédéral des Finances en matière de hausse des taxes
sur le tabac est sans précédent et dépasse le cadre des responsabilités de Lars
Klingbeil. La convocation d'une session extraordinaire du Bundestag est
désormais la seule solution envisageable.
Le chaos qui règne autour de la taxe sur le tabac est probablement sans
précédent dans l'histoire législative allemande. La tentative d'augmenter cette
taxe le 1er janvier 2027 n'a engendré qu'un désastre législatif. Contrairement
aux annonces, la hausse des taxes sur les cigarettes n'entrera pas en vigueur
en 2027, mais dès cette semaine. Les e-liquides et les cigarettes électroniques
restent pour l'instant exonérés de taxe. Quel fiasco !
Mais plus important encore : ce chaos engendre d'énormes incertitudes et
risques juridiques. Il est presque touchant que le ministère fédéral des
Finances ait déclaré que les impôts n'augmenteraient pas pour le moment. Le
seul problème est que, dans un État de droit fondé sur la séparation des
pouvoirs, de telles annonces officielles, contraires à la lettre de la loi, ne
peuvent lier un tribunal. Et le fait que le ministre fédéral des Finances
puisse désormais donner des directives au parquet est une nouveauté pour moi.
Mais que sais-je ? Mes deux examens de droit et mon diplôme d'économie ne
valent évidemment rien pour une administration du type de celle de Klingbeil.
Le chef de département, nommé par le SPD et responsable des taxes d'accise,
peut se targuer d'un diplôme en sciences politiques et d'une carrière d'artiste
hip-hop. Du moins, on pourrait presque le croire.
- Plus qu'un faux pas
Mais il ne faut pas simplifier à l'excès. Il s'agit de bien plus qu'une simple
erreur. Et cela dépasse le cadre de la responsabilité de Lars Klingbeil. Bien
sûr, il en porte la responsabilité première. Mais la loi n'a pas seulement été
approuvée par le ministère fédéral des Finances. Elle a été examinée par le
Conseil des ministres, débattue au Bundestag, révisée en commission, puis
adoptée en deuxième et troisième lecture, soumise au Bundesrat, et enfin
transmise à la présidence de la République fédérale, où elle a été signée par
ce dernier. Dès lors, sa promulgation était imminente.
Tout s'est déroulé conformément aux principes constitutionnels. La
responsabilité incombe à tous les organes constitutionnels concernés – à
l'exception de la Cour constitutionnelle fédérale. Par conséquent, il serait
tout à fait erroné et négligent de minimiser ou de banaliser ce processus. Il
est hors de question de l'ignorer lorsqu'il s'agit de procédures aussi
importantes sur le plan constitutionnel que l'élaboration des lois.
À mon avis, même une procédure de correction « non bureaucratique »
ou « informelle » en vertu de l’article 61 du Règlement
intérieur des ministères fédéraux est exclue, car la loi a déjà été promulguée.
Elle est en vigueur, le mal est fait. Aucune loi modificative ne peut être
adoptée en dehors du cadre constitutionnel. Il ne s’agit en aucun cas d’une
erreur de rédaction ou d’une faute d’impression. Le législateur a peut-être
voulu que certains taux d’imposition ne s’appliquent qu’à compter du
1er janvier. Mais il est tout aussi clair qu’il a voulu que la loi entre
en vigueur immédiatement après sa promulgation. La phrase « La loi entre
en vigueur le lendemain de sa promulgation » est trop claire et sans
ambiguïté. L’incompatibilité de ces deux intentions (supposées) du législateur
relève manifestement d’un problème de compréhension du processus législatif, et
non d’une erreur d’impression ou autre. S’il était vrai que cette contradiction
pouvait être résolue arbitrairement dans un sens ou dans l’autre, nous
pourrions également nous passer des articles 70 et suivants de la Loi
fondamentale.
- Un passage douloureux sous les projecteurs
Non, il n'y a qu'une seule issue à ce désastre : celle prévue par la
Constitution. Bien sûr, c'est extrêmement embarrassant pour toutes les
personnes concernées et une exposition médiatique douloureuse. Mais
voulons-nous vraiment renégocier les principes de notre législation simplement
parce que le débat risque de devenir trop délicat pour tous ? Espérons que
personne ne le pense vraiment.
Le gouvernement se trouve donc face à un dilemme : laisser les choses suivre
leur cours et attendre la prochaine session parlementaire, acceptant ainsi
sciemment que l'incertitude et les ambiguïtés juridiques ne cessent de croître.
Je ne conteste pas les économies d'impôt dont bénéficient les producteurs de
substituts du tabac, mais l'argent que Lars Klingbeil gaspille aujourd'hui, il
le prendra ailleurs, dans les poches des consommateurs, demain. Ne nous
leurrons pas. Et que font les autres producteurs de tabac ? Se fient-ils à
une déclaration du ministère fédéral des Finances et agissent-ils à l'encontre
du texte de loi ? C'est tout simplement inacceptable !
Par conséquent, la convocation d'une session extraordinaire du Bundestag serait
la seule solution envisageable. Elle enverrait également un signal fort aux
citoyens, reconnaissant les erreurs commises et acceptant d'en assumer les
conséquences. La présidente du Bundestag pourrait convoquer une telle session.
Elle y est tenue à la demande du président fédéral, du chancelier fédéral ou
d'un tiers des députés. Tous sont appelés à exercer ce droit, par respect pour
la Constitution, par humilité envers les citoyens et dans l'intérêt de la
sécurité juridique de notre pays.
● Autriche
♦ Neos
> Il y a quatorze ans, quarante citoyens engagés se sont réunis dans la
vallée d'Helenental. Unis par une même idée : assez de stagnation politique !
L'Autriche a besoin de changement, de progrès et de véritables réformes. Le 27
octobre 2012, cette idée s'est transformée en mouvement politique. De là est
née l'une des plus grandes réussites politiques de la Seconde République. De
quarante à plus de quatre mille membres, nous influençons aujourd'hui les
politiques à tous les niveaux, nous assumons des responsabilités à Vienne et,
pour la première fois, au sein du gouvernement fédéral. Ce qui nous motivait
alors nous motive encore aujourd'hui : une éducation de qualité, une
bureaucratie allégée, une Europe forte et de réelles perspectives pour toutes
les générations. Quatorze ans de NEOS. Quatorze ans de réformes. Et ce n'est
que le début ! Car une chose est sûre : l'Autriche ne se réinventera pas toute
seule. Nous agissons !
> L'intégration signifie aussi donner aux femmes la possibilité de mener une vie indépendante et autonome. C'est pourquoi notre réforme de la protection sociale met l'accent sur une intégration plus précoce, des cours d'allemand et de meilleures perspectives d'emploi. À l'avenir, les mères devraient pouvoir s'adresser au Service public de l'emploi (SPE) pour un placement professionnel au plus tard au deuxième anniversaire de leur enfant. Des cours d'allemand et d'autres mesures d'intégration devraient être disponibles encore plus tôt. Autonomiser les femmes, c'est aussi offrir un meilleur avenir à leurs enfants !
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Face à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, la Belgique
se mobilise concrètement. Dans le cadre de B-FAST, un avion A400M de notre
Défense acheminera un laboratoire mobile à Bunia pour soutenir les essais
cliniques visant à développer un vaccin sûr et efficace contre le virus Ebola
de Bundibugyo. Ce laboratoire permettra aux chercheurs d’analyser des
échantillons directement sur place et de faire avancer la recherche, au plus
près des populations touchées. Cette opération, menée avec le soutien de
l’Union européenne, s’inscrit dans une longue histoire de coopération
scientifique entre nos deux pays. Il y a cinquante ans, des chercheurs belges
et congolais contribuaient à identifier le virus Ebola. Aujourd’hui, nos
institutions de recherche, notamment l’Institut de médecine tropicale et
l’Université d’Anvers, poursuivent ce travail main dans la main avec leurs
partenaires congolais. En parallèle, notre aide humanitaire et notre
coopération au développement soutiennent la prévention, la sensibilisation des
communautés et le renforcement des services de santé locaux.
> Je suis horrifié par les dernières attaques brutales perpétrées par la Russie contre des civils en Ukraine. J'adresse mes plus sincères condoléances aux familles endeuillées. Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés et mes pensées vont aux secouristes confrontés à de telles scènes d'horreur. La Belgique est également solidaire de tous les Ukrainiens qui subissent cette terreur au quotidien, cherchant simplement à vivre leur vie. Ces atrocités sont totalement injustifiables. Moscou ne peut pas imposer la paix par les bombardements. Si la Russie souhaite réellement la paix, elle doit le prouver par des actes. D'ici là, la pression sur la Russie doit rester forte et notre soutien à l'Ukraine doit demeurer indéfectible.
> Je félicite le mouvement étudiant serbe pour sa victoire aux élections législatives, fruit d'une des plus fortes participations démocratiques de l'histoire de la Serbie. Je salue également l'acceptation des résultats des élections par le président Vučić, une étape importante vers une transition pacifique et ordonnée du pouvoir. Cette dynamique ouvre un nouveau chapitre pour la Serbie et pourrait contribuer à une plus grande stabilité dans la région. La Belgique est disposée à approfondir sa coopération avec la Serbie et à soutenir le pays sur la voie de son intégration européenne.
> Toutes mes félicitations au président Lula pour sa réélection ! Le Brésil est un partenaire clé pour la Belgique et l’UE, et un acteur majeur au sein du Mercosur. Je me réjouis de me rendre au Brésil l’année prochaine afin d’approfondir notre partenariat économique et de renforcer notre coopération en matière de lutte contre le changement climatique.
> J’exprime notre sincère solidarité à nos voisins français qui sont confrontés ce soir à une fusillade vraisemblablement à connotation raciste voire terroriste. L’effroi est total face à cette violence gratuite et aux victimes innocentes qui ont dû la subir. Rien ne peut justifier d’ôter la vie et de bouleverser durablement tant d’autres. Totale affection aux familles affectées et plein soutien aux forces de l’ordre mobilisées. Les discours flattant les sentiments les plus obscurs finissent toujours par générer le pire.
> Je sais les inquiétudes qui traversent la communauté juive de Belgique. Je tiens à les entendre et à poursuivre ce dialogue dans la confiance. Personne ne devrait avoir peur de dire qui il est, de porter un signe de sa foi ou d’envoyer ses enfants à l’école. Nos compatriotes juifs doivent pouvoir vivre librement et en sécurité dans leur pays, qui est le nôtre. Face à l’antisémitisme, je serai toujours clair : aucune complaisance, aucune banalisation. Vous pouvez compter sur mon engagement.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Faisons de la décarbonation
un avantage compétitif pour notre industrie! L’ETS (Emissions Trading System ou
Système d'échange de quotas d'émission de l'UE) doit décarboner notre industrie et
renforcer sa compétitivité. Nous devons tenir notre trajectoire climatique tout
en donnant à nos entreprises les moyens de gagner la bataille industrielle.
Une entreprise européenne qui
investit pour décarboner doit pouvoir rester compétitive sur les marchés
mondiaux. La protection doit être ciblée sur les produits réellement exposés à
la concurrence internationale, tout en conservant le signal-prix du carbone sur
le marché européen.
Garder l’ambition, tenir les échéances et mettre l’argent là où il décarbone :
c’est cela, un ETS qui travaille pour l’industrie européenne.
> Billets d’avion annulés : l’Europe simplifie les
remboursements et renforce les droits des passagers
Quand un vol est annulé, récupérer son argent ne devrait pas devenir un
parcours du combattant.
Un remboursement plus clair, des démarches simplifiées et des protections
renforcées pour les voyageurs qui en ont besoin, autant de bonnes nouvelles
pour le consommateur.
L’Europe se doit de simplifier la vie de ses citoyens au quotidien.
> Ces dernières heures ont été marquées par des signaux qui font du bien. Au Brésil, la réélection de Lula constitue un signal important pour celles et ceux qui luttent contre l’extrémisme, défendent la démocratie, la justice sociale et le respect des institutions. En Serbie, la mobilisation citoyenne et de la jeunesse en faveur de la transparence, de la responsabilité politique et du respect des principes démocratiques témoigne d’une aspiration forte au changement. Face aux signaux inquiétants qui se multiplient à travers le monde, ces avancées sont sources d’espoir. Partout, la montée des extrémismes, la progression du populisme et les remises en cause des institutions démocratiques nous rappellent que nos libertés ne sont jamais définitivement acquises. Dans ce contexte, certains signaux font du bien. Vraiment du bien. Ils nous invitent à ne pas céder à la résignation et à continuer de défendre farouchement les principes d’une démocratie vivante, fondée sur les libertés fondamentales, le pluralisme et le dialogue.
> Ce qui s’est passé à Trappes est horrible. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et à cette enfant de 12 ans dont la vie a basculé. Face à cette violence raciste, nous devons être unis et sans ambiguïté. Le racisme n’est pas une opinion parmi d’autres. C’est un délit mais aussi une haine qui détruit des vies et menace ce qui nous unit. Ne lui laissons jamais de place.
> La Belgique emprunte désormais à des taux plus élevés que la Grèce. Les taux dépassant les 4,38% ! J’ai l’impression que certains n’ont pas bien compris les conséquences de ce ce chiffre. Si on ne fait rien, dans 10 ans, la charge de la dette représentera 53 milliards d’euros!! C’est plus de 3 fois le budget de la Défense.
> Attribuer le prix Sakharov 2026 à la Cour pénale internationale est un signal fort ! Alors que la CPI subit des pressions et des sanctions américaines, l’Europe rappelle un principe essentiel : la justice internationale doit rester indépendante. Aucun dirigeant, aucune puissance ne doit être au-dessus du droit.
> Face à l’urgence climatique, la résolution COP31 fixe le cap : accélérer la sortie des énergies fossiles et renforcer les financements climatiques. Mais aussi protéger nos entreprises qui investissent dans la transition face à la concurrence déloyale de celles qui ne respectent pas les mêmes exigences. L’ambition climatique doit aller de pair avec la justice économique.
> L’attentat terroriste raciste de Trappes nous rappelle avec gravité que le racisme tue. Toutes mes condoléances aux proches de la victime, tout mon soutien aux blessés qui se battent pour vivre, et toute ma solidarité envers toutes celles et ceux qui ont peur pour leur intégrité.
♦ DéFI
Sophie Rohonyi (présidente)
> Les citoyens ne veulent pas gagner plus que leurs voisins mais voir leurs
efforts récompensés. Le salaire poche n’a pas changé, mais bien le minerval, l’abonnement
bus, la vignette auto, le double saut d’index, les pensions rabotées… Et rien
face aux prix de l’énergie!
François de Smet (député)
> Le nationalisme est irrationnel
DéFI ne combat pas les Flamands (nous avons même des néerlandophones dans nos
rangs). Nous combattons le nationalisme. Parce que c'est une idéologie
destructrice et irrationnelle. «C'est le dernier assainissement classique, a
dit Bart De Wever, après il faudra réformer l'Etat» ... c'est-à-dire continuer
à démanteler l'Etat fédéral.
Car pour la N-VA, il est inimaginable de mieux gérer une compétence au fédéral,
même si on lui prouve par A+B que ce serait dans l'intérêt commun. Or il serait
aussi possible de démontrer que la défédéralisation à outrance voulue par le
nationalisme flamand a clairement participé à la fragilisation financière de
l'Etat fédéral.
C'est le cas en santé : douze ministres, la prévention et les soins dans des
mains séparées. C'est le cas en Justice: le procureur du roi Julien Moinil
s'est encore plaint au Parlement d'avoir des ministres de la justice différents
selon que les auteurs soient majeurs ou mineurs. Sans parler de la perte
évidente de moyens dans la multiplication des administrations en allocations
familiales.
La N-VA veut parler réforme de l'Etat ? Eh bien, chiche. Nous, on proposera de
remettre de l'ordre en renforçant notre Etat fédéral. Et nous dirons non à
toute nouvelle division absurde de compétences.
> Les attaques de l'Arizona sur la recherche
Monsieur le Ministre,
On savait que ce gouvernement n'aimait pas les artistes, mais on découvre qu’il
n'aime pas non plus les ingénieurs. Sur la table de budget se trouve le projet
de supprimer la dispense partielle de précompte professionnel dont bénéficient
les chercheurs. Ce serait une catastrophe pour l’ensemble du secteur de la
recherche.
Savez-vous que pour les universités, cette dispense représente jusqu’à 10 % de
leurs moyens structurels. Pour les cinq universités francophones et le FNRS, la
perte est estimée à quelque 65 millions d’euros par an. Pour donner un ordre de
grandeur, ce montant dépasse ce que rapportera la fameuse hausse du minerval en
Fédération Wallonie-Bruxelles. L’UMons évoque déjà un plan social touchant
toutes les catégories de personnel. C’est aussi, à l’évidence, un nouveau
démantèlement fédéral.
Votre objectif est à l’évidence de renvoyer ce financement indirect des
universités aux Communautés. Mais il s’agit d’un transfert de charge sans
transfert de moyens, vers des entités fédérées dont la situation budgétaire est
déjà très tendue.
Monsieur le ministre, quel étrange signal de la part d’un gouvernement qui
entend renouer avec la croissance, alors que nous savons que le lien entre
recherche et entreprises est un facteur déterminant !
Si vous voulez de la croissance, vous avez besoin d’innovation. Et pour avoir
de l’innovation vous avez des chercheurs. Renoncez à cette mesure sinon vous
coulerez la recherche scientifique dans ce pays, et ce qui nous reste
d'attractivité et de croissance.
> Réplique au Premier ministre, qui multiplie les métaphores joyeuses et entraînantes («mur des ténèbres», «plaie infectée») pour parler de la situation budgétaire, en essayant de faire croire que tout est de la faute des autres... ce qui n'est pas exact. Tant le gouvernement Michel et son tax shift non financé que le gouvernement Arizona lui-même ont aussi, à leur niveau, créé ce «mur» contre lequel nous sommes.
> Ni taxes supplémentaires ni nouvelles coupes dans les services publics: on peut trouver de l'argent en étant simplement plus efficaces. Récupérer la TVA plutôt que de la hausser d'un point; investir dans la prévention afin d'économiser en soins et en vies.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> À quoi pense le gouvernement ? Les PME danoises méritent de meilleures
conditions. Or, le gouvernement souhaite exactement le contraire. Il veut
raccourcir les délais de TVA jusqu'à 40 jours. Cela signifie que les
entreprises devront payer la TVA à l'État avant même d'avoir perçu leurs
propres recettes. C'est un fardeau totalement injuste pour les entreprises qui
créent des emplois et contribuent à la croissance du Danemark. Chez Venstre,
nous nous battons pour de meilleures conditions. Le gouvernement fait
exactement le contraire. Partagez et aimez si vous aussi vous vous opposez à
cette proposition gouvernementale qui ruinera les petites entreprises !
> Sécurité juridique à l'ordre du jour ! Il était difficile de rester insensible lorsque plusieurs citoyens ont témoigné aujourd'hui à Christiansborg de leur combat contre Skat. Leurs voix tremblaient et certains ont dû s'interrompre pour reprendre leurs esprits. À l'initiative du Parti libéral, nous avions, avec les Conservateurs et l'Alliance libérale, invité des personnes prises au piège du système fiscal à raconter leur combat et le prix qu'elles ont payé. Ce fut un moment poignant. Nous avons entendu des histoires de personnes contraintes de quitter leur logement, de contracter des prêts onéreux, de dépenser des sommes astronomiques en frais de justice et de reporter leur retraite. Mais aussi des témoignages sur l'impuissance ressentie face à un système aux ressources quasi illimitées. Un système censé protéger les droits des citoyens, mais contre lequel ils ont dû se battre. Un grand merci à tous les participants et tout particulièrement à Anders, Rasmus, Ove, Michael, Jacob et Rie pour avoir pris la parole et partagé leurs histoires. Au sein du Parti libéral, nous sommes inconditionnellement aux côtés des citoyens. Personne ne devrait payer plus d'impôts qu'il n'en a gagné, ni mettre sa vie entre parenthèses à cause d'un système défaillant.
♦ Radikale
Venstre
> Puis vint le jour tant attendu. Le jour où nous avons officiellement
suspendu tout projet d'expansion des élevages porcins industriels. Et que cette
pause temporaire marque le début d'une démarche durable en faveur d'un meilleur
bien-être animal – et pas seulement celui des porcs.
> Nous sommes persuadés que vous verrez des publicités pour les paris sportifs juste avant les matchs de football, et ce, jusqu'en bas de l'écran. Nous renforçons donc la loi afin que vous ne soyez plus obligé de voir des publicités pour les jeux d'argent 10 minutes avant et après les événements sportifs !
> Interdit aux moins de 18 ans. Le Danemark est l'un des rares pays à ne pas imposer de limite d'âge pour l'utilisation des cabines de bronzage. Nous voulons changer cela. En effet, les cancers de la peau et les cancers des grains de beauté figurent parmi les formes de cancer les plus fréquentes au Danemark. Il est donc impératif de tout mettre en œuvre pour protéger les jeunes des rayonnements UV intenses des cabines de bronzage. Aujourd'hui, le gouvernement a déposé une proposition de loi visant à fixer à 18 ans l'âge minimum pour l'utilisation des cabines de bronzage. Heureusement, cette proposition semble bénéficier d'un large soutien.
● Espagne
♦ Ciudadanos
> Nos plus sincères condoléances aux familles des victimes de l'accident
ferroviaire et tout notre soutien aux blessés. Merci aux services d'urgence
pour leur travail. Il est essentiel de faire la lumière sur les circonstances
de l'accident et de traduire les responsables en justice.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
> Nous défendons la marque Nolimpia car nous nous préparons à l'éventualité
de devoir à nouveau défendre le pays contre le rêve mégalomane d'un homme
politique, contre des Jeux olympiques qui gaspillent l'argent public. Le
mouvement Momentum a fait irruption dans la vie publique hongroise avec la
campagne de Nolimpia 2017 et est passé d'une petite communauté d'une centaine
de personnes à un parti comptant plusieurs milliers de membres. Les fondateurs
et les membres de Momentum à l'époque estimaient qu'il était de leur devoir de
protéger le pays du rêve mégalomane de Viktor Orbán et du gaspillage inutile de
plusieurs milliards de forints. Le succès de la campagne de Nolimpia était le
succès de la communauté Momentum 2017. À l'époque, nous pensions que tous les
hommes politiques hongrois comprenaient qu'il est inacceptable de dépenser
l'argent de l'État pour des infrastructures sportives gigantesques et
l'organisation d'un événement sportif de deux semaines dans l'un des pays les
plus pauvres de l'UE. Nous pensions que l'organisation des Jeux olympiques
serait reléguée au second plan dans l'agenda politique hongrois jusqu'à ce que
nous atteignions au moins le niveau de vie et les performances économiques
moyens de l'UE. Malheureusement, nous nous sommes trompés. Il est devenu
évident ces derniers temps que ce à quoi Orbán et le Fidesz ont renoncé en
2017, Gergely Karácsony le convoite à nouveau. Le maire est convaincu de
vouloir accueillir les Jeux olympiques en 2036 et est prêt à y consacrer des
sommes colossales, financées par les contribuables hongrois, avec le soutien du
gouvernement. Et le mouvement Momentum, comme il l'est depuis près de dix ans,
est désormais prêt à protéger le pays du rêve mégalomane d'un homme politique
et du gaspillage insensé de milliards de fonds publics. Cela pourrait bien
nécessiter une nouvelle campagne contre les Jeux olympiques prochainement. Nous
avons déposé une demande d'enregistrement de la marque « Nolimpia »
afin de la préserver au cas où notre communauté devrait se mobiliser à nouveau
et lancer une campagne « Nolimpia ». Cette campagne nécessitera bien
sûr non seulement le nom de Nolimpia, mais aussi une communauté organisée, une
expérience en matière d'organisation de campagnes et un travail acharné et
constant. Si l'intérêt du pays l'exige, nous sommes prêts. Nous avons confiance
que Gergely Karácsony tiendra parole et convoquera un référendum sur la
question à Budapest sans aucune pression particulière. S'il refuse de le faire
et souhaite assumer des obligations financières liées à l'organisation des Jeux
olympiques sans ce référendum, la communauté Momentum se chargera de
l'organiser.
Szilas Kincso (présidente)
> Nous espérons que le gouvernement agira plus rapidement concernant la
Convention d'Istanbul que concernant le décret sur le rythme cardiaque. D'après
les informations disponibles, le ministère de la Justice a entamé des
négociations avec des organisations féministes au sujet des modifications
législatives nécessaires pour éradiquer les violences faites aux femmes. C'est
une excellente nouvelle, et je suis convaincue que l'association NANE,
l'association des brevets et l'Association hongroise de défense des droits des
femmes ont présenté au ministère des propositions solides et professionnelles.
Selon le communiqué de l'association des brevets, « les représentants du
ministère n'ont pas pris de position claire concernant la ratification de la
Convention d'Istanbul, mais ils nous ont informés que les ministères
travaillent activement sur une législation relative aux violences faites aux
femmes, conformément à l'esprit du texte. » Il y a quelques jours, j'ai écrit à
la ministre de la Justice, Márta Görög, pour lui demander de m'informer, près
de six mois après la formation du nouveau gouvernement, de la date prévue pour
la transposition en droit hongrois de la convention signée par le Fidesz en
2014, mais qu'il a délibérément choisi de ne pas ratifier. La ministre n'a pas
encore répondu, bien que la consultation des organisations féministes soit une
initiative positive. Nous espérons toutefois que le gouvernement agira plus
rapidement sur ce sujet que sur la régulation du rythme cardiaque, qu'il n'est
toujours pas parvenu à abolir. À cet égard, la déclaration de PATENT ne m'a
malheureusement pas rassuré. J'ai du mal à comprendre ce qui empêche le
gouvernement de déclarer, ne serait-ce que par une déclaration d'intention, son
intention de ratifier les dispositions de la Convention d'Istanbul. Je
comprends la charge de travail du personnel du ministère, mais cela n'explique
pas pourquoi le ministre, ou tout autre membre responsable du gouvernement,
évite si honteusement le sujet de la Convention d'Istanbul. La question de la
prévention des violences faites aux femmes attend depuis seize ans que
quelqu'un la prenne au sérieux. Il n'y a plus rien à attendre. Nous exigeons
une position claire du gouvernement sur la question de la ratification de la
Convention d'Istanbul.
> Depuis son élection à la mairie, Gergely Karácsony n'a cessé de se plaindre du manque d'argent à Budapest, imputable au gouvernement. C'est pourquoi, selon lui, aucun investissement majeur n'est réalisé, pourquoi le métro, les routes et les bâtiments publics se dégradent, pourquoi les fonds manquent pour la sécurité publique, la propreté et les services sociaux, et pourquoi la capitale ne se développe pas. Cependant, après le changement de gouvernement, Karácsony n'a pas réussi à négocier de meilleures conditions avec le nouveau gouvernement que celles proposées par le Fidesz. Il a accepté une aide exceptionnelle et dérisoire de 120 milliards, suffisante pour éviter la faillite de la capitale avant la fin de l'année. Mais il a omis de préciser que seulement 30 milliards sur les 120 milliards sont parvenus sur les comptes de Budapest, le gouvernement ayant immédiatement prélevé 90 milliards au titre de « contribution de solidarité ». Car Karácsony n'a pas réussi à négocier cette taxe scandaleuse, véritable pillage, instaurée par le Fidesz avec le gouvernement Tisza. Alors, que fait Gergely Karácsony ? Il tente de spolier les districts et sollicite l'aide du gouvernement pour y parvenir. La suppression des frais de stationnement n'est que le début : selon les derniers projets de Karácsony, il prélèverait des milliards supplémentaires sur les budgets des districts pour combler les déficits de la capitale. Une « stratégie » absurde : au lieu d'augmenter la taille du gâteau – c'est-à-dire le budget global de Budapest – il préfère s'accaparer une part plus importante de ce même gâteau déjà petit. Car le budget total de Budapest, capitale et districts compris, est ridiculement bas : environ 1,5 milliard de forints. Pendant ce temps, Vienne, la capitale voisine, dispose de plus de quatre fois plus d'argent proportionnellement à sa population. Et pourtant, le PIB autrichien n'est « que » légèrement supérieur au double de celui de la Hongrie. Il est évident qu'en raison des prélèvements du gouvernement et du système budgétaire inéquitable des collectivités locales, Budapest reçoit bien moins d'argent que ne le justifierait sa puissance économique. Au lieu de s'atteler à résoudre cette situation, le maire de Budapest, Gergely Karácsony, a choisi de se maintenir au pouvoir pendant les trois prochaines années en pillant les quartiers. Un comportement indigne de la part d'un dirigeant élu pour représenter les intérêts de Budapest.
● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> Les chiffres publiés aujourd'hui par le CSO témoignent d'une réelle
accélération de la construction de logements. Près de 27 000 nouveaux
logements ont été achevés au cours des neuf premiers mois de l'année, un record
absolu. Des progrès très encourageants, mais nous devons et sommes déterminés à
poursuivre sur cette lancée.
> Félicitations Lula pour votre réélection à un quatrième mandat historique. L'Irlande poursuivra sa coopération étroite et positive avec le Brésil dans les années à venir.
> Ordre du jour chargé du Conseil des ministres aujourd'hui, incluant : Le forum sur l'éducation inclusive La mise à disposition de terrains pour le logement et les infrastructures essentielles Un meilleur accès au financement pour les petits constructeurs Un milliard d'euros supplémentaire pour le Fonds pour l'avenir de l'Irlande.
> Ce fut un plaisir d'accueillir Svetlana Tsikhanouskaya aujourd'hui aux bâtiments du gouvernement. L'Irlande soutient pleinement une Biélorussie démocratique. Nous devons nous tenir fermement aux côtés du peuple biélorusse et défendre son droit à choisir son gouvernement et son avenir.
> L’Irlande rurale est au cœur de notre identité nationale et de l’avenir de notre pays. Notre plan « Avenir rural 2026-2031 » définit une vision ambitieuse pour l’Irlande rurale, un lieu où chacun peut s’épanouir, où les entreprises peuvent prospérer et où les jeunes peuvent envisager l’avenir avec confiance.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> La civilisation occidentale s'effondre de l'intérieur, victime d'un manque
de valeurs partagées, d'égalité des chances, de limites et de responsabilités
clairement définies, et d'investissement dans la culture et l'identité
collective. Il est temps de sortir de cette torpeur.
> La loi budgétaire a supprimé la zone franche pour les moins de 35 ans. En contrepartie, elle a instauré des plaques d'immatriculation personnalisées pour tous et distribué des micro-primes disséminées ici et là. Une fois de plus, il est confirmé que ce pays n'est pas fait pour les jeunes. À chaque fois qu'un étudiant quitte l'université, nous offrons 200 000 € de frais de scolarité à un autre. Mais non, nous continuons comme si de rien n'était.
> Ce plan est une immense déception. Un pacte intergénérationnel aurait dû être conclu entre les jeunes et les aînés. D'un côté, le logement, les salaires et l'accès à l'université ; de l'autre, un véritable financement des soins de santé. Au lieu de cela, comme d'habitude, on donne trop peu à tout le monde et personne n'est satisfait.
> Alors que Salvini continue de promettre des taxes sur les banques qui retombent immédiatement sur les citoyens, sur le marché de l'énergie, certains continuent d'engranger des milliards de profits grâce aux factures des Italiens.
> Les mots abondent sur l'Ukraine, les faits se font rares. Depuis un an, nous n'avons rien envoyé alors que le pays traverse sa période la plus critique. Abandonner l'Ukraine est la seule politique véritablement consensuelle, à droite comme à gauche. Ce qui manque, c'est le courage de reconnaître les choix qui marquent l'histoire et qui méritent aussi leur part d'impopularité. Mais le bipopulisme ne voit que les élections, qu'elles soient régionales, municipales, européennes ou nationales. Les confrontations électorales deviennent ainsi une fin en soi, et non un moyen de gouverner.
> Ce n'est pas interdit. C'est simplement immoral, incohérent et irresponsable. Comme faire l'éloge de Poutine. Mais vous, les « communistes », vous encensez maintenant tout et n'importe quoi – fascistes, extrémistes islamistes, terroristes – c'est antidémocratique. Bravo au Parti démocrate d'avoir aidé ces gens à entrer au Parlement. Vous ne valez pas mieux que ceux qui soutiennent Casapound.
> La réponse du gouvernement à la hausse des prix des carburants s'est avérée insuffisante en termes de ressources financières, tardive dans sa mise en œuvre et mal gérée par Matteo Salvini. Écoutez ici notre proposition au gouvernement visant à lever 3 milliards d'euros et à les allouer immédiatement aux ménages et aux entreprises pour lutter contre l'augmentation du prix de l'essence et du diesel.
> La fermeture de la Cisjordanie et l'annonce par Netanyahu d'une « vaste opération » confirment, après le massacre de Gaza où des milliers de civils croupissent encore sans avenir, que le gouvernement israélien de droite entend poursuivre ses agissements criminels. Guerre après guerre, destruction après destruction, atrocité après atrocité. Espérons que la démocratie israélienne saura réagir. C'est véritablement le dernier avertissement.
> Camions immobilisés. Stations-service à sec. Familles tremblantes devant les premiers supermarchés aux rayons vides. Dans le Sud, agriculteurs et chauffeurs routiers manifestent car la flambée des prix du carburant rend le travail de plus en plus coûteux et les revenus de plus en plus faibles. Et quelle est la réponse du gouvernement ? En 2015, Salvini avait appelé à une grève générale de trois jours en Italie, sans travail, sans consommation et sans impôts, pour « chasser le gouvernement ». Maintenant que l’Italie est véritablement paralysée, agriculteurs et chauffeurs routiers qui réclament des solutions concrètes à la hausse des prix du carburant se voient rappeler qu’ils risquent même la prison. Pour eux, manifester n’est justifié que si cela leur permet de gagner des voix. Une fois au pouvoir, cela devient un crime. Pendant ce temps, le problème persiste. Depuis des mois, nous proposons une baisse structurelle des taxes d’accise sur les carburants, financée par une hausse des taxes sur le tabac, les spiritueux et les jeux d’argent. Le gouvernement a préféré une réduction temporaire. Elle a expiré, et nous sommes revenus à la case départ. Dix ans plus tard, la constance de la droite est son seul point fort. Et les résultats sont là pour le prouver.
♦ Spazio pubblico
Pina Picierno (leader)
> Le résultat des élections israéliennes offre une alternative possible à
Netanyahou, et les amis démocrates et libéraux d'Israël doivent tout faire pour
soutenir pleinement cette alternative.
> Comme je l'ai toujours dit, le problème n'est pas de trouver des médiateurs présumés et imaginaires ; ceux qui continuent à dire des bêtises à ce sujet éludent simplement la question centrale par commodité, qui est de faire face à la volonté impérialiste d'un meurtrier comme Poutine.
> Je travaille avec Carlo Calenda et Azione sur une liste pro-européenne et démocratique, en dehors des deux pôles populistes. L'alternative au souverainisme de droite et au camp Lavrov existe et existera.
> Les rues de Belgrade sont remplies d'étudiants et de citoyens qui réclament le changement et n'hésitent pas à élever la voix contre le régime d'Aleksandar Vučić. Il y a une force profonde dans cette génération qui choisit de se mobiliser pour son avenir, pour la démocratie et pour un pays où elle se sent représentée. À la veille des élections, j'espère que la voix des citoyens serbes sera entendue et respectée, et que demain sera un jour d'espoir pour la Serbie.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> Des millions de personnes sont confrontées quotidiennement à la
discrimination et au racisme, un climat hostile règne pour quiconque défend
l'égalité des droits, et les institutions censées nous protéger sont soumises à
une pression immense. L'histoire nous montre que la lutte pour l'égalité des
droits et le développement n'a jamais été un long fleuve tranquille. Il est
donc encourageant de voir aujourd'hui des responsables politiques, des
décideurs, des scientifiques et des représentants de la société civile réunis
au Forum mondial contre le racisme et la discrimination de l'UNESCO. Je les
exhorte à poursuivre leurs efforts : c'est seulement en dialoguant et en
partageant nos idées que nous pourrons avancer ensemble vers un monde plus
juste pour tous.
> L'Ukraine se défend depuis des années contre l'agression russe avec tous les moyens dont elle dispose, non seulement pour sa propre liberté et sécurité, mais aussi pour celles du reste de l'Europe. Au Catshuis de La Haye, j'ai reçu le président Zelensky, accompagné de la ministre de la Défense Yeşilgöz-Zegerius et du ministre des Affaires étrangères Berendsen, afin de discuter des besoins les plus urgents de l'Ukraine. Le ministre des Affaires étrangères Sjoerdsma s'est joint à la discussion par visioconférence depuis Kyiv. La Russie intensifie ses attaques contre les civils et les infrastructures critiques, précisément à l'approche de l'hiver. C'est pourquoi le gouvernement renforce son soutien : un programme d'aide militaire hivernale comprenant notamment de la défense aérienne et des drones, ainsi qu'un programme pluriannuel pour l'énergie, l'eau potable et la santé. J'appelle tous les alliés à assumer leurs responsabilités. Car il faut faire davantage, surtout maintenant. L'Ukraine peut continuer à compter sur les Pays-Bas.
> Accélérer la construction de logements est une des priorités de ce gouvernement. Cela nécessite une capacité suffisante sur le réseau électrique. C'est pourquoi il est positif que Netbeheer Nederland travaille sur de nouveaux systèmes d'approvisionnement énergétique. Aujourd'hui, j'ai visité un poste de transformation de 50 kV en construction à Valkenburg, en Hollande-Méridionale. Cette centrale jouera un rôle crucial dans l'alimentation électrique du nouveau quartier résidentiel de Valkenhorst et l'extension du Parc des biosciences. J'ai discuté avec les responsables et les entreprises sur place de tous les aspects de ce projet complexe et des mesures que le gouvernement peut prendre pour le faciliter. Le gouvernement salue les efforts considérables déployés par les gestionnaires de réseau. En collaboration avec les instances gouvernementales et le secteur privé, ils unissent leurs forces pour bâtir un réseau énergétique pérenne. Ainsi, nous pourrons construire des logements, renforcer notre économie et réussir la transition énergétique durable.
> Toutes mes félicitations à Lula pour sa réélection à la présidence du Brésil. Le Brésil et le Royaume des Pays-Bas entretiennent des relations diplomatiques depuis 200 ans. Nous nous réjouissons de poursuivre notre excellente coopération, notamment dans les domaines de la sécurité, du commerce et du climat.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Le vice-ministre du Développement, Michał Baranowski, ouvre la voie
aux entreprises polonaises au Vietnam. Il s'agit d'un nouvel élément d'une
politique systémique visant à soutenir l'expansion des entreprises polonaises
sur de nouveaux marchés.
> Kaczyński a décidé de s'opposer à l'extrême droite. Or, il s'engage dans une voie dont la Pologne tente de se détacher depuis des années. Jusqu'à récemment, Czarnek était à l'origine des déclarations les plus radicales au sein du parti Droit et Justice (PiS). Aujourd'hui, son président alimente lui-même le sentiment anti-UE. Et nous ne pouvons pas supposer qu'il ne s'agit que de paroles en l'air qui disparaîtront d'elles-mêmes. Par conséquent, la Coalition du 15 octobre doit protéger la Pologne des décisions prises sans consulter les citoyens. Le projet Pologne 2050 propose deux référendums si l'on envisage de nous sortir de l'UE : d'abord, un vote sur le lancement du processus de retrait, puis sur un accord négocié. Le projet Pologne 2050 a été soumis à la Diète (Sejm) depuis longtemps, mais il est toujours bloqué en commission. Nous renouvelons notre appel à la reprise des travaux. N'attendons pas que les fanatiques de droite décident que la Pologne est un acquis. L’extrême droite peut parler de souveraineté du matin au soir, mais en affaiblissant notre place en Europe, elle ouvre la porte à un mirage russe.
> C'est une excellente nouvelle pour notre sécurité ! Le premier centre de maintenance des missiles PAC-3 hors des États-Unis vise à renforcer nos défenses et le flanc est de l'OTAN.
> Aujourd'hui, c'est la Journée d'Internet ! L'occasion de rappeler les actions menées par Polska 2050 pour mieux nous servir. Voici d'autres points que mObywatel devra aborder : le soutien à la loi mettant en œuvre le Code d'accès à Internet (DSA) et les efforts visant à garantir l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de 15 ans. Car le potentiel d'Internet mérite d'être exploité et ses menaces exigent une réponse.
> Polska 2050 soutient la séparation des fonctions de procureur général et de ministre de la Justice.
> Sans Polska 2050, beaucoup de choses seraient tout simplement impossibles ! Des tranches d’imposition plus élevées, le financement des soins médicaux par la taxe d’accise et l’aide à la personne font partie des mesures récemment adoptées par le Parlement. Nous avons souvent dû adopter une approche ferme avec nos partenaires de coalition et consacrer beaucoup de temps à les convaincre du bien-fondé de nos idées. Mais cela en valait la peine, car au final, ce sont les Polonais qui en bénéficieront.
> La Pologne a besoin de stabilité aujourd'hui, pas d'une nouvelle querelle politique. Nous resterons au sein de la coalition, nous ferons notre part et nous serons la voix de la raison entre les deux camps éternellement en conflit.
> Encore une décision prise pour le peuple ! Le Sénat a approuvé la proposition Polska 2050 visant à affecter les recettes supplémentaires issues des taxes d'accise sur l'alcool au financement des soins des patients. Cela représente près de 3 milliards de zlotys supplémentaires pour le Fonds national de santé (NFZ) en 2027-2028. Nous avons défendu cette mesure car nous contribuons tous au financement des traitements des maladies liées à l'alcool. Par conséquent, l'argent des taxes sur l'alcool doit être réinvesti dans la santé.
> Excellente nouvelle ! Le Sénat a approuvé la hausse des tranches d'imposition, une mesure que Polska 2050 défend depuis toujours. Environ 3,5 millions de contribuables devraient bénéficier de cette réforme. Les plus avantagés paieront jusqu'à 3 600 PLN d'impôts en moins par an. Depuis des mois, nous nous efforçons de convaincre nos partenaires de coalition qu'il est temps de lever le gel des tranches d'imposition. Aujourd'hui, notre proposition a reçu le soutien des deux chambres du Parlement. Nous attendons désormais la signature du président pour que vous puissiez conserver davantage d'argent dans votre portefeuille dès janvier 2027 !
> Polska 2050 ne compte pas renoncer aux droits des résidents ! Nous avons obtenu leur voix grâce à la loi sur les locations de courte durée et nous nous battons maintenant pour la renforcer. Nous souhaitons que les résidents des coopératives puissent fixer les règles relatives aux locations de courte durée par un vote à la majorité simple des membres présents à l'assemblée générale de la coopérative, sans avoir besoin de l'accord de plus de la moitié des résidents éligibles. Il faut faciliter la prise de décision pour les résidents, et non créer de nouveaux obstacles.
> Finies les exploitations des jeunes par les géants du numérique. Notre objectif est clair : interdire les comptes de réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans. Vérification de l’âge ? Oui, mais sans compromettre la vie privée. Pas de carte d’identité, pas de numéro PESEL. La plateforme n’a besoin que d’une seule autorisation : l’âge requis doit être respecté.
> Les gouvernements changent, mais le parquet doit
rester indépendant ! Polska 2050 soutient la proposition de séparer les
fonctions de ministre de la Justice et de procureur général. (…)
Le ministre de la Justice et le procureur général ne peuvent être la même
personne. Point final. Une proposition de loi commune et transpartisane visant
à séparer ces fonctions a été déposée à la Diète (Sejm). Polska 2050 compte
parmi ses signataires. Nous souhaitons un parquet indépendant du résultat des
prochaines élections. C'est pourquoi nous proposons des règles claires :
Le procureur général est nommé par la Diète à la majorité des trois cinquièmes,
avec l'accord du Sénat. Le candidat doit être un procureur en exercice,
apolitique, justifiant d'au moins dix ans d'expérience. Le mandat est limité à
six ans. Fini les nominations partisanes ! Le parquet doit être dirigé par
des professionnels indépendants.
♦ Unia Centrum
> Tadeusz Mazowiecki nous a quittés il y a 13 ans. Premier ministre non
communiste de Pologne après 1989, cofondateur de la transition démocratique, il
était un homme convaincu que la politique devait servir la compréhension, la
responsabilité et le bien commun. Tadeusz Mazowiecki fut l'un des leaders qui
ont façonné la démocratie polonaise durant une période de bouleversements
historiques. Son attachement à la liberté, au dialogue et au respect d'autrui
demeure une source d'inspiration. En tant que groupe Unia Centrum, dans la
continuité de l'Unia Wolności (Union de la Liberté), nous honorons sa mémoire
et les valeurs qui ont guidé son action publique. Nous sommes convaincus que la
responsabilité, l'honnêteté et le respect des principes démocratiques doivent
être les fondements de la vie publique. Se souvenir de Tadeusz Mazowiecki,
c'est non seulement se remémorer ses réalisations, mais aussi s'engager à
poursuivre l'œuvre pour une Pologne démocratique, ouverte et solidaire. Hommage
à sa mémoire.
> En tant que Club parlementaire Centrum, nous avons soumis une motion au président de la Diète (Sejm) en vue d'un débat sur la limitation du nombre de mandats parlementaires. Nous proposons trois mandats pour les députés et les sénateurs, soit un total de 12 ans. C'est suffisamment de temps pour accomplir de grandes choses en Pologne et mettre en œuvre les réformes nécessaires. Si l'on parle de limitation du nombre de mandats dans les collectivités locales, il est temps de commencer par nous-mêmes. Certains députés siègent rue Wiejska depuis plus de 30 ans. N'est-il pas temps que cela change ?
> Vous ne voulez pas avorter ? Alors n'avortez pas ! C'est simple !
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Le PSD augmente les dépenses publiques beaucoup plus rapidement que le PS
de Costa. Ce sont les Portugais qui paient : ce sont des impôts qu'on ne peut
baisser et qui augmenteront encore. Le PSD ne gère pas l'État aussi bien que le
PS, il le fait moins bien.
> L'Initiative libérale (IL) propose depuis des années des mesures qui auraient résolu la crise du logement. Le Parti social-démocrate (PSD) a voté pour certaines d'entre elles lorsqu'il était dans l'opposition, mais dès son arrivée au pouvoir, il a cessé de voter pour. Si le Parti social-démocrate brésilien (PSDB) avait mis en œuvre les mesures de l'IL dès son arrivée au pouvoir en 2024, nous constaterions déjà les effets d'une résolution de la crise. Il ne l'a pas fait. À quoi sert le PSD s'il soutient les mesures de l'IL lorsqu'il est dans l'opposition, mais qu'une fois au pouvoir, il devient comme le Parti socialiste (PS) ?
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Je condamne fermement toute implication de la Fédération de Russie dans
des actes de sabotage sur le territoire roumain. De tels actes sont
inacceptables et constituent une grave violation de la souveraineté et de la
sécurité de notre pays. Aucune entité étrangère n'a le droit d'agir ainsi sur
le territoire de la Roumanie ou d'autres États européens. Depuis des années, la
Russie utilise un arsenal diversifié de moyens pour affaiblir les démocraties
européennes. Les tentatives d'influence sur les processus électoraux, les
campagnes de désinformation, la guerre de l'information, les cyberattaques et
les actes de sabotage font tous partie de la guerre hybride que la Russie mène
contre l'Europe. Ces dernières semaines, la Fédération de Russie a franchi un
nouveau cap dans l'escalade et la provocation contre le transport maritime
civil en mer Noire. Soyons clairs : il ne s'agit pas d'incidents isolés et
sans lien entre eux, mais d'actions faisant partie d'une campagne préméditée et
coordonnée, visant à semer la division au sein de nos sociétés et à dissuader
les États européens de s'engager pour leur propre sécurité et leur défense
commune. Nous ne devons pas nous voiler la face quant à la nature de cette
menace. La guerre hybride est menée depuis des années, sous différentes formes,
avec le même objectif : affaiblir les États européens et la solidarité qui les
unit de l'intérieur. L'intensification de ces actions exige une vigilance
accrue et une évaluation permanente des risques. L'État roumain agira avec détermination
pour prévenir de tels incidents, identifier les personnes impliquées et
protéger ses citoyens et ses infrastructures critiques. Parallèlement, nous
continuerons de travailler en étroite collaboration avec nos alliés de l'OTAN
et nos partenaires de l'Union européenne. Je salue l'efficacité de tous les
professionnels du SRI, du MAI, du DIICOT et de la DGIA qui ont permis
d'identifier les auteurs de l'incendie de la plateforme industrielle de Carfil,
ainsi que les véritables responsables de cet acte de provocation. Il est
essentiel que les institutions de l'État roumain identifient ces attaques et,
dans la mesure du possible, les préviennent. L'enquête sur le sabotage de
Carfil démontre une fois de plus la fréquence à laquelle les réseaux sociaux
sont utilisés par des entités hostiles pour attirer des personnes dans le but
de les manipuler, allant jusqu'à les impliquer dans des actions illégales. Il
est essentiel que chacun prenne conscience de ces dangers et fasse preuve de la
plus grande vigilance face aux contenus diffusés en ligne. Je remercie tous nos
partenaires extérieurs pour leur collaboration avec les structures roumaines.
Notre réponse doit être commune, coordonnée et crédible, fondée sur la
solidarité et la capacité d'agir de concert.
> En cette Journée de l'Armée roumaine, j'ai choisi d'être solidaire des soldats de la 86e Base Aérienne, véritable fer de lance de nos forces. Ils sont, littéralement, en première ligne de défense et l'ont démontré sans hésitation il y a quelques jours à peine, en abattant avec précision deux drones hostiles qui avaient pénétré notre espace aérien. L'Armée est une institution symbolique de la Roumanie et, ce n'est pas un hasard, l'institution en laquelle les Roumains ont le plus confiance. Dans un monde marqué par l'incertitude, l'Armée continue d'inspirer ces valeurs dont la société a tant besoin : le sérieux, la discipline et le sens du devoir. Ce sont des valeurs affirmées et défendues de génération en génération, avec un grand courage et, bien souvent, au prix de leur vie. Nous devons notre liberté à ces héros, et leur sacrifice ne sera jamais oublié. Nos militaires – actifs, réservistes ou retraités – sont des professionnels d'élite, aguerris à des missions difficiles, dont les carrières sont marquées par des actes de bravoure qui leur ont valu le respect et l'admiration de nos alliés. La guerre menée aujourd’hui par la Russie contre l’Ukraine engendre des menaces sans précédent en mer Noire, qui s’étendent jusqu’aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive de la Roumanie, mettant en péril notre sécurité et notre liberté de navigation. Aux côtés de nos alliés de l’OTAN et de nos partenaires de l’UE, nous agirons avec fermeté pour dissuader et, si nécessaire, neutraliser toute menace à nos frontières. Joyeux anniversaire à l’armée roumaine ! Joyeux anniversaire, Roumanie !
> La Roumanie a beaucoup changé ces dernières années. Membre de l'Union européenne et de l'OTAN, notre économie s'est développée et notre société a évolué. Nous pouvons être fiers de ce parcours, sans pour autant ignorer les problèmes qui restent à résoudre. Parallèlement, la Roumanie a besoin des compétences et de l'expérience acquises par les Roumains partis étudier ou travailler à l'étranger. De part et d'autre, il existe une réelle volonté de s'impliquer. Le défi consiste à concrétiser ces intentions. Je suis convaincu que les discussions doivent se concentrer sur des projets clairs, un calendrier d'actions, des objectifs réalistes et des propositions concrètes adressées aux pouvoirs publics. Nous avons besoin de davantage de collaboration et de mécanismes permettant de mettre en œuvre les bonnes idées.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire)
> Aujourd'hui, j'ai rencontré un Premier ministre fort. L'incertitude règne
actuellement dans la politique suédoise. Mais la réalité n'attend pas Magdalena
Andersson. Les victimes de la criminalité, les enseignants et les entrepreneurs
ont besoin d'un gouvernement capable d'agir. Or, les partis de gauche semblent
se contenter d'avoir trouvé une salle de réunion à Lidingö. C'est trop faible.
Il y a quatre ans, Ulf Kristersson avait déjà relevé le défi. La coopération
Tidö avait été lancée et le reste appartient à l'histoire : le nombre de
fusillades a été divisé par deux, la Suède est passée de la dernière à la
première place du classement européen de la croissance et le budget de
l'éducation est le plus important de l'histoire moderne. Rien de tout cela
n'aurait été possible sans notre équipe bleue et jaune et notre chef. Un patron
qui agit avant même que le gâteau ne soit commandé. J'espère que chaque député,
même avec une once de libéralisme en lui, accordera bientôt quatre années
supplémentaires à Ulf.
> La situation concernant les menaces et les violences dans les écoles de Stockholm a atteint un niveau critique, au point que les enseignants sont maltraités sur leur lieu de travail. Rien qu'en septembre, plus de 300 incidents de menaces et de violences ont été signalés – et le nombre réel est probablement bien plus élevé. Aujourd'hui, Gulan Avci et moi-même, responsable de notre groupe à Stockholm, avons rencontré Simon Sandström, responsable de la sécurité de l'Association suédoise des enseignants. Ils exigent un changement. Nous, les libéraux, en faisons autant. Le gouvernement de gauche de Stockholm doit maintenant entendre l'alarme lancée par les enseignants. Ceux qui se rendent au travail pour éduquer la prochaine génération ne devraient jamais risquer de rentrer chez eux ensanglantés. Un changement culturel profond est nécessaire dans les écoles afin que ce groupe professionnel essentiel de la société puisse retrouver un environnement de travail digne de ce nom. Merci à Simon et à l'Association suédoise des enseignants d'avoir pris le temps de nous rencontrer et de défendre cette cause juste. Nous vous soutenons pleinement.
♦ Centerpartiet
> Aujourd'hui, Elisabeth
Thand Ringqvist a fait rapport au président de la Chambre des représentants sur
sa mission exploratoire. Pendant une semaine, elle a rencontré tous les chefs
de partis afin d'étudier les possibilités d'un gouvernement de centre-droit.
Les discussions ont révélé un consensus sur les principaux défis auxquels la
Suède est confrontée.
« Aujourd’hui, il y a une majorité pour les politiques centristes, mais il n’y
a pas de majorité pour un gouvernement centriste », déclare Elisabeth Thand
Ringqvist.
Il y a une semaine, le président de la Chambre a chargé Elisabeth Thand
Ringqvist d'étudier la possibilité d'un gouvernement de centre-droit avec
Magdalena Andersson comme Première ministre. Elle a invité tous les chefs de
parti à des discussions, et tous ont donné leur accord. Parallèlement, Martin
Ådahl, porte-parole du Parti du centre pour les questions économiques, s'est
entretenu avec les porte-parole des sociaux-démocrates, des
démocrates-chrétiens, des Verts et des Libéraux au sujet des perspectives économiques.
« J’ai écouté toutes les parties, posé les mêmes questions à chacun et fait
part de mes conclusions au Président de la Chambre. L’objectif était de lui
présenter un tableau aussi complet que possible de la situation », explique
Elisabeth Thand Ringqvist.
Les discussions ont montré que les parties partagent un point de vue commun
sur plusieurs des défis fondamentaux auxquels la Suède est confrontée.
« Nous devons privilégier la croissance et la création d’emplois afin
de financer les réformes nécessaires du système de protection sociale,
notamment dans l’éducation et la santé. Parallèlement, nous devons assumer la
responsabilité des finances publiques », déclare Elisabeth Thand
Ringqvist.
Il existe également des obstacles manifestes. Les positions divergentes des
partis limitent les possibilités de formation d'un gouvernement de
centre-droit, et aucun parti n'a communiqué d'informations nouvelles concernant
une éventuelle participation du Parti de gauche au gouvernement. Le soutien à
une telle participation reste très faible.
« Le soutien aux idées centristes est important, mais la situation
parlementaire actuelle rend difficile la formation d'un gouvernement centriste.
Il constitue néanmoins le socle sur lequel doit s'appuyer le travail de
formation d'un gouvernement », affirme Elisabeth Thand Ringqvist.
Depuis les élections, le Parti du Centre a pris plusieurs initiatives pour
faire avancer la formation du gouvernement, notamment en annonçant qu'il était
prêt à permettre l'émergence d'un gouvernement social-démocrate monopartite, à
condition que sa politique soit ancrée au centre. Le processus est désormais de
nouveau entre les mains du Président de l'Assemblée.
« La Suède a besoin d'un gouvernement. Ma porte et celle du Parti du Centre
restent ouvertes au dialogue avec plusieurs partis, afin qu'un nouveau
gouvernement puisse être mis en place au plus vite », conclut Elisabeth Thand
Ringqvist.
Elisabeth Thand Ringqvist (présidente)
> Le président du Parlement a annoncé aujourd'hui qu'il me propose comme
Premier ministre et que cette proposition sera désormais examinée par le
Riksdag.
À l'issue de ma mission exploratoire lundi, mon message était clair : un
large soutien se dégage en faveur d'une politique de centre, mais les
conditions nécessaires à la formation d'un gouvernement de centre ne sont pas
réunies. Les blocages entre les partis persistent. Il est toujours nécessaire
de clarifier les alternatives gouvernementales auxquelles, notamment les
sociaux-démocrates, sont prêts à participer. Cela faciliterait la poursuite du
processus de formation du gouvernement.
Ma mission n'a jamais consisté à devenir moi-même Premier ministre, mais à
étudier les possibilités d'un gouvernement de centre-droit dirigé par Magdalena
Andersson. Il nous a donc semblé naturel que le président de la Chambre propose
Magdalena Andersson comme Premier ministre ou donne à Ulf Kristersson
l'occasion d'explorer cette possibilité.
À l'issue de nos discussions, le président de l'Assemblée a estimé que la
prochaine étape pour la formation d'un gouvernement consiste à me proposer
comme Premier ministre. J'ai toutefois précisé qu'il existe d'autres
possibilités.
Le Parti du Centre continuera d'assumer ses responsabilités et de contribuer de
manière constructive à la formation d'un gouvernement en Suède. C'est pourquoi
j'ai accepté d'être considéré comme candidat au poste de Premier ministre pour
un gouvernement de centre-droit composé du Parti du Centre, des
sociaux-démocrates, des démocrates-chrétiens, des Verts et des Libéraux.
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