lundi 19 octobre 2026

La Chronique de Jean-Louis Pommery. Oui, comme prévu, tout le monde ou presque avait intérêt à ce que cela dégénère


Comme nous l’évoquions à la vielle des manifestations du 17 octobre, il semble que beaucoup de monde «non seulement, souhaitait que ces manifestations dégénèrent et sèment le chaos mais avait intérêt à ce qu’elles se passent mal.»

Et nous ajoutions:
«En revanche, l’énorme majorité de ceux qui vont manifester ou qui sont concernés par les sujets de ce mouvement, ne souhaitent pas la violence mais qu’on les écoute.
Pourtant, ils risquent de se retrouver utilisés et leurs mécontentements exploités par tous ceux qui espèrent que ça va mal se passer.»

Et au vu des réactions, notamment des politiques – et plus particulièrement des candidats à la présidentielle – qui tentent de récupérer l’émoi des Français devant les violences, les saccages et les pillages qui ont eu lieu, nous avions malheureusement raison de pointer cette convergence d’intérêt.

D’autant que cette situation n’est pas sans lien avec certains de ceux qui s’offusquent aujourd’hui du chaos qu’ils ont participé à mettre en place pendant des mois à l’Assemblée, dans les médias, les meetings et les manifestations.

Leurs propos violents, leurs insultes, leurs volontés de délégitimer le Président de la République et le Gouvernement ont créé un climat délétère, récupéré par tous les factieux comme les gilets jaunes et l’ultra-gauche ou les voyous comme les pilleurs.

A l’opposé, les déclarations de personnages comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen ont légitimé ce passage à la violence – comme lors du mouvement des gilets jaunes – de la part des factieux et des voyous.

A l’extrême-gauche, on blâme la police et à l’extrême-droite, le gouvernement pour se défausser de sa responsabilité dans cet incessant appel au chaos.

Ne nous trompons pas, l’appel à l’ordre d’une Le Pen est identique à l’appel au désordre d’un Mélenchon, dans le sens où chacun d’entre eux tente de récupérer à son profit les conséquences de ce qu’ils ont semé.