mercredi 4 novembre 2026

Editorial du CREC. Etats-Unis, une victoire éclatante de la démocratie que Trump peut difficilement bâillonner


Oui, c’est une véritable rouste que vient de prendre Donald Trump lors de ces élections de mi-mandat où le Parti républicain a perdu la maîtrise du Congrès avec sans doute des scores très importants en faveur des démocrates, les dernières projections donnant 55 sièges au Sénat (majorité à 51) et 258 à la Chambre des représentants (majorité à 218).

Mais, au-delà du triomphe du Parti démocrate, dont le spectre politique va du Centre (parfois centre-droit) à la Gauche (parfois gauche radicale) qui se dessine dans des proportions que n’avaient pas prévues les sondages, c’est d’abord une victoire de la démocratie.

Le peuple américain dont on commençait à désespérer a dit non à Trump comme l’ont montré les enquêtes sorties des urnes, non à sa corruption, non à son incompétence, non à ses velléités autocratiques, non à politique économique désastreuse, non à ses guerres, non à sa mégalomanie narcissique.

Et des élections démocratiques ont pu se tenir malgré toutes les tentatives du camp présidentiel pour empêcher leur honnêteté.

Cela dit, la tâche des démocrates ne va pas être facile parce qu’il va leur falloir, à la fois, s’opposer au blocage que Trump a déjà indiqué qu’il allait mettre en place en utilisant systématiquement son véto contre toutes leurs initiatives au Congrès, contenter une population qui a vu ses conditions de vie, sauf pour les très riches, se dégrader depuis deux ans et redresser les Etats-Unis dans sa puissance et dans son image ainsi que de rétablir la démocratie républicaine libérale dans toute sa plénitude.

D’autant que si Trump, devant la débâcle qu’il vient de subir, a affirmé qu’il respecterait le résultat de la volonté populaire, il est à parier que ce ne sera évidemment pas le cas et qu’il va tout faire pour le contester et mener une campagne de dénigrement contre les démocrates et de parler d’élections truquées une fois digérée la rouste.

Reste que devant son énormité, sa tâche sera heureusement très difficile voire impossible ainsi que son maintien au pouvoir dans deux ans.

Néanmoins, la réjouissance que procure cette victoire de la démocratie ne doit pas faire baisser la garde et il serait irresponsable de ne pas se préparer à toutes les attaques possibles et imaginables de l’extrémiste populiste pour contrecarrer sont bon fonctionnement.

Pour cela, il y a les pouvoirs qu’il possède en tant que président qui sont importants et, ne l’oublions surtout pas, une Cour suprême à sa botte même si celle-ci ne l’a pas toujours suivi dans sa destruction de l’Etat de droit.

La victoire est là, le combat continue.

 

 


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