Par Jean-François Borrou
Il fallait entendre ce responsable de la CGT tenter de justifier sur une chaine d’information en continu les demandes de manifester le 31 octobre dans les centres des agglomérations et dans les zones commerciales des villes au risque de provoquer casse et pillage comme ce fut le cas le 17 octobre, ce que tente d’éviter le gouvernement et que redoutent les Français majoritairement.
Selon lui, manifester «dans la campagne» (sic!) n’est pas acceptable parce qu’il faut défiler «près des lieux où on est entendu»…
Une justification pour le moins bancale d’un syndicat largement noyauté par l’extrême-gauche et en perte de vitesse d’années en années, quand on sait que les pouvoirs publics proposent, pour Paris, de manifester à l’intérieur même de la capitale!
On a donc bien compris que pour ceux qui appellent à descendre dans la rue, il faut inspirer la peur quand – et c’est le cas des gilets jaunes – pour certains d’entre eux, c’est la violence qu’ils souhaitent voir s’installer.
Dire, dès lors, que l’extrême-gauche et la nébuleuse des gilets jaunes largement infiltrée par l’extrême-droite cherchent à créer le chaos et à favoriser les casseurs et les pilleurs qui n’attendent que de pouvoir se rendre sur les lieux de leurs méfaits, plus ou moins cachés parmi les manifestants qui veulent défiler pacifiquement pour leurs revendications.
Jean-François Borrou
[Dans cette rubrique, nous publions
les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas
nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat
et de faire progresser la pensée centriste.
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées
centristes.]
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