mardi 3 novembre 2026

Propos centristes. France – Protection des enfants / Lutte contre les déserts médicaux / Revendications lycéennes et étudiantes / Prix des carburants / Présidentielle / Le Pen au pouvoir, crise majeure dans l’UE…


Voici une sélection, ce 3 novembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Prix des carburants] Les prix à la pompe commencent à baisser. Nous y arrivons et ne relâchons pas nos efforts. En octobre, nous avons d’abord décidé de libérer 10 millions de barils de nos réserves stratégiques en France pour faire baisser rapidement la pression sur les volumes et sur les prix. Nous nous sommes ensuite rendus au Moyen-Orient pour sécuriser nos approvisionnements. Nos partenaires se sont engagés, des volumes substantiels sont sécurisés. En parallèle, nous avons travaillé main dans la main avec les distributeurs. Ils jouent le jeu et nous tenons à les en remercier. Le résultat est là : plus d’une dizaine de centimes de baisse par litre de gazole. Cela sans toucher aux taxes. Sans démagogie. Des solutions concrètes qui portent leurs fruits. Cette guerre, nous ne l’avons pas voulue et ce n’est pas aux Français d’en payer le prix à chaque plein. C’est la raison pour laquelle nous poursuivons les efforts diplomatiques pour le retour de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Une bonne nouvelle donc, qui nous encourage à poursuivre car les prix restent élevés. Et nous restons humbles et vigilants, compte tenu des incertitudes géopolitiques qui demeurent dans la région.

> [Lutte contre les déserts médicaux] Où que l’on vive en France, on doit pouvoir accéder à un médecin. Dès aujourd’hui, grâce à la réforme des études de médecine générale que nous avons faite en 2022, près de 3 000 docteurs juniors renforcent l’accès aux soins dans nos territoires. Plus de médecins, moins d’attente. On avance.

> Je me suis entretenu avec Ilija Srdanović, tête de la Liste étudiante en Serbie. Je l'ai félicité pour sa large victoire électorale aux élections législatives, marquées par un taux de participation historique. Je lui ai redit l'amitié de la France pour la Serbie et notre détermination à continuer de l'accompagner sur son chemin européen.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Protection des enfants] Nous nous étions engagés à réformer en profondeur notre modèle de protection de l’enfance. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie : le Sénat vient d’adopter le projet de loi.
Ce texte apporte des réponses concrètes à des défaillances identifiées depuis trop longtemps :
- L’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs, pour permettre aux victimes de saisir la justice tout au long de leur vie.
- La création d’une ordonnance de sûreté pour mettre rapidement un enfant à l’abri.
- Des contrôles d’honorabilité renforcés pour les adultes au contact des enfants, notamment dans le périscolaire.
- Des actes d’enquête obligatoires pour les crimes sexuels commis contre les mineurs.
- Une meilleure prise en compte de l’intérêt de l’enfant dans les décisions de placement, en privilégiant notamment les proches de confiance.
Le texte doit désormais être examiné en commission mixte paritaire. Confiance aux parlementaires pour poursuivre ce travail et parvenir à un accord à la hauteur de l’enjeu : la protection de nos enfants.

> [Lutte contre les déserts médicaux] Depuis hier, près de 3 000 docteurs juniors ont rejoint les cabinets médicaux, en priorité dans les territoires où les Français ont le plus de difficultés à trouver un médecin. Cette nouvelle année de formation leur permet d’apprendre concrètement à exercer en cabinet, tout en apportant du temps médical supplémentaire aux patients qui en ont le plus besoin. Merci aux maîtres de stage qui les accueillent, les forment et les accompagnent. Après dix années de lutte contre les déserts médicaux, les efforts portent leurs fruits : +32 % d’installations de médecins en 2025, notamment dans les zones sous-denses, et près de 2 000 postes d’internes supplémentaires depuis 2017. Cette mobilisation s’inscrit pleinement dans les engagements de France Santé, avec un objectif : permettre à chaque Français d’accéder plus facilement à un médecin, partout sur le territoire.

> [Prix des carburants] 15 centimes de moins par litre de gazole en 48 heures. Près de 30 % des stations ont même baissé leurs prix d’au moins 20 centimes. La libération de nos stocks stratégiques produit ses effets. Et avec 10 millions de barils de gazole mis sur le marché sur trois mois, cette baisse va se poursuivre.

> [Prix des carburants] Le prix du gazole baisse jusqu’à 18 centimes par litre, voire davantage. Soit environ 10 euros d’économie sur un plein. Cette baisse est rendue possible par une décision exceptionnelle : la libération de 10 millions de barils de gazole issus de nos stocks stratégiques, vendus à leur prix d’acquisition, près de quatre fois inférieur au prix du marché. Elle bénéficie également aux consommateurs de fioul domestique, de gazole non routier et de gazole pêche. La Corse et les Outre-mer sont aussi concernés. Une garantie : cet avantage doit être intégralement répercuté sur le prix payé par les consommateurs. L’État y veillera. Cette baisse vient s’ajouter à l’aide de 100 euros destinée aux grands rouleurs, accessible à 5,5 millions de Français.

> Dès février, nous allons relever le plafond du Livret A, aujourd’hui fixé à 22 950 euros, pour le porter entre 25 000 et 30 000 euros. Son taux, actuellement de 1,7 %, sera également amené à augmenter. Le montant définitif du plafond sera fixé après une dernière concertation avec les banques, le Ministre Lescure et la Caisse des dépôts. Objectif : mobiliser davantage l’épargne des Français pour financer les besoins de la Nation. Aujourd’hui, 70 % de notre dette est détenue par des acteurs européens et 40 % par des Français. Notre problème n’est pas tant de relocaliser cette dette que d’en maîtriser le coût. Le Livret A, détenu par près de 84 % des Français, est un outil populaire. Nous voulons mobiliser davantage ces fonds pour financer le logement social, le nouveau nucléaire et l’adaptation de nos bâtiments publics et infrastructures au changement climatique. Avec les mêmes avantages : une épargne disponible à tout moment et défiscalisée. Mettre l’épargne des Français au service des besoins de notre pays, c’est aussi renforcer notre souveraineté.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> [Agression d’enseignants dans une maternelle / Intervention à l’Assemblée] Cette agression est évidemment insoutenable et intolérable dans une école de la République. Le ministre de l’éducation nationale doit se rendre sur place. Il est absolument intolérable que, pour un motif futile, une arme blanche ait été pointée vers une directrice, puis vers une enseignante –
⁠ elles sont deux à avoir été visées. Elle a également fait usage d’une arme heureusement factice mais dont on pouvait penser qu’elle était réelle.
Je vous confirme que cette personne est en situation administrative irrégulière sur le territoire françaisElle fait l’objet d’une interdiction administrative du territoire depuis 2019 après avoir été reconduite en Tunisie en raison de propos tenus à l’encontre de fonctionnaires de police.
Le nécessaire avait donc été fait mais, malgré cette interdiction administrative de territoire, elle a de nouveau été interpellée en France en 2023. La mesure d’interdiction ayant été renouvelée de manière constante, cette personne pointe au commissariat régulièrement et fait l’objet d’une assignation à résidence, qui est respectée. Elle a par ailleurs obtenu l’asile en 2022 en Italie
Voilà pour son statut administratif : elle est en situation irrégulière, elle est assignée à résidence, elle bénéficie de l’asile en Italie. Nous tirerons évidemment toutes les conséquences de cette situation et tout sera fait pour procéder à son éloignement.
J’appelle toutefois l’attention sur le fait qu’elle bénéficie de protections, puisqu’elle est mère d’un enfant français.
Comptez sur ma détermination pour reconduire cette personne et, d’une manière générale, pour assurer la protection des écoles, comme nous le faisons quotidiennement en partenariat très étroit avec le ministre de l’éducation nationale. Voilà, on ne peut pas être plus transparent !

> [Lutte contre le racisme / Intervention à l’Assemblée] Le gouvernement met tout en œuvre pour lutter contre le racisme sous toutes ses formes, des propos racistes tenus sur les réseaux sociaux jusqu’à la dérive du racisme vers une forme de terrorisme. Nous veillons à ce que les personnes qui tiennent ces propos soient poursuivies et nous saisissons la justice pour ce faire.
Ce gouvernement est celui qui a interdit le rassemblement d’Objectif Remigration ce week-end ainsi que le colloque qu’il devait tenir. Nous n’avons pas de leçons à recevoir sur la lutte contre le racisme. La lutte contre le racisme est une cause nationale. Elle doit nous unir et pas nous diviser, ce que vous faites systématiquement.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Dans la continuité de nos échanges réguliers, je me suis entretenue avec mon homologue saoudien. Dans un contexte de tensions régionales fortes, nous avons évoqué la situation sécuritaire au Moyen Orient. La coopération de défense franco-saoudienne est au service du rétablissement de la liberté de circulation maritime, de la sécurité et de la stabilité dans la région.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Prix des carburants] Le 2 octobre dernier, le président de la République Emmanuel Macron réunissait les dirigeants du G7 pour coordonner la libération de 100 millions de barils de stocks stratégiques dans le but de faire baisser les prix des carburants.
Le Premier ministre a alors demandé de mettre sur le marché français 10 millions de barils de stocks stratégiques de diesel sur les trois prochains mois.
Le 1er novembre, avec la libération de ces stocks stratégiques, les prix du gazole ont commencé à reculer dans 6 000 des 10 000 stations-service françaises, de 12 centimes par litre en moyenne. Sur ces 6 000 stations, 4 000 ont baissé leurs tarifs de plus de 15 centimes par litre.
Ces baisses concernent également les gazoles routiers, le fioul domestique, le gazole non routier (GNR) et le gazole pêche, un soutien concret pour des secteurs très exposés (pêcheurs, agriculteurs, BTP)
100% des stations-service en France métropolitaine, Corse et Outre-mer ont accès aux stocks stratégiques, ce qui permettra une baisse progressive des prix du gazole sur la totalité des stations-service françaises.
Ce dispositif totalement inédit rendu possible grâce à la coordination internationale du président de la République et sa mise en place à l’échelle nationale par le Premier ministre est une action immédiate et efficace pour le pouvoir d’achat des Françaises et Français.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Discours lors de l’évènement Agir pour l’Egalité] Cette rencontre s'ouvre sur un chiffre qui devrait tous nous alerter : 123 ans. C'est le temps qu'il faudrait, selon les Nations Unies, pour atteindre la parité dans le monde. 123 ans. Quatre générations de femmes et de filles à qui l'on demande d'attendre, encore et toujours d'attendre. Ce chiffre est révoltant et il l'est d'autant plus que nous faisons face aujourd'hui à une remise en cause des droits des femmes. Alors même que les progrès en faveur de l'égalité de genre ont mis des dizaines d'années à se construire, à se consolider, le risque de retour en arrière est désormais bien réel. 
Et c'est précisément pour lutter contre cette bascule que la France porte, depuis 2019, une diplomatie féministe. J'ai d'ailleurs tenu à l'inscrire dans le temps long en lançant l'année dernière la stratégie internationale de la France pour une diplomatie féministe 2025-2030. Pourquoi ? Pour que nous continuions à mettre l'égalité des droits, les opportunités entre tous les êtres humains et le respect des libertés fondamentales au cœur de notre action internationale. 
Le risque d'une régression globale et là, je le disais. Il se manifeste sous nos yeux en Afghanistan, un pays où l'on a méthodiquement entrepris d'effacer les femmes de la société. Depuis le 15 août 2021 et le retour des talibans au pouvoir, les Afghanes ont été exclues de la vie publique. D'abord à l'école, ensuite à l'université, puis au travail, y compris au sein des organisations humanitaires qui leur viennent en aide. Privées de circuler, de s'exprimer, d'accéder à la justice. Privées surtout d’un droit élémentaire, celui d'exister dans l'espace public. Ces atteintes généralisées aux droits de l'Homme détruisent les perspectives des femmes et des filles afghanes, mais elles entravent également la possibilité d'une pacification et d'une stabilisation durable de l'Afghanistan. 
Face à cela, la France ne détourne pas les yeux. Elle s'engage pleinement pour faire reconnaître les droits des femmes afghanes. Alors non, je le dis clairement, ouvrez grand vos oreilles, la France ne reconnaît pas les talibans et n'a aucune intention de le faire. Nous n'accepterons jamais leur politique de répression et d'exclusion systématique à l'égard des femmes. Leur vision rétrograde n'est pas la nôtre. Elle est à des années-lumière de l'idée que nous nous faisons ici de la dignité de la personne humaine. Le président de la République a été très clair. Il a fait de l'amélioration de la situation des femmes et des filles une condition absolument indispensable de la reconnaissance éventuelle du régime en place. Car les droits des femmes sont des droits humains, ils ne sont pas négociables.
Sur le plan juridique, alors que le régime des talibans a mis le système judiciaire au pas pour restreindre les droits des femmes, la France s'est mobilisée. En novembre 2024, avec l'Allemagne, le Chili, le Costa Rica, l'Espagne, le Luxembourg et le Mexique, nous avons engagé une démarche auprès de la Cour pénale internationale, démarche qui a constitué une étape majeure. Grâce à elle, la Cour pénale internationale a délivré des mandats d'arrêt contre plusieurs responsables du régime : le chef suprême des talibans, le président de la Cour suprême, les ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur. Il y a quelques semaines encore, deux nouveaux mandats d'arrêt ont été émis, d'où l'importance de soutenir inlassablement le travail et l'indépendance de la Cour pénale internationale. 
En octobre 2025, la France a également obtenu avec ses partenaires européens la création d'un mécanisme international et indépendant par le Conseil des droits de l'homme à Genève. Ce mécanisme sera chargé de documenter et d'enquêter sur les crimes les plus graves commis en Afghanistan, en particulier sur les violations des droits des femmes et des filles. Nous travaillons actuellement pour rendre ce mécanisme opérationnel au plus vite. 
Ensuite, la France se mobilise pour protéger et accueillir. D'abord par l'aide humanitaire : depuis août 2021, la France a alloué plus de 187 millions d'euros selon le principe de fourniture d'aide par et pour les femmes. Concrètement, ce sont 100 000 consultations médicales dispensées, 3 000 enfants de moins de 5 ans en situation de malnutrition aiguë prise en charge et 35 000 filles qui ont eu accès à des services éducatifs de qualité. Depuis 2021, la France a conduit 6 opérations d'acheminement humanitaire qui ont permis l'envoi de près de 100 000 tonnes d'aide humanitaire essentielle. 
L'aide humanitaire d'abord, l'asile ensuite : d'une part en délivrant des visas via nos ambassades situées dans les pays voisins, nous avons permis à 17 000 Afghanes, militantes, journalistes, artistes, juges et avocates menacées de rejoindre la France depuis la chute de Kaboul. 17 000. D'autre part par les accords de réinstallation. En 2025, grâce aux engagements pris dans le cadre de l'initiative « Avec elles, pour les femmes et les filles réfugiées », 450 femmes afghanes ont bénéficié d'une procédure de réinstallation en France, en lien avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
Troisièmement, par les bourses : pour permettre à ces femmes de redevenir actrices de leur propre vie en leur permettant d'étudier en France, depuis 2021, 60 bourses ont ainsi été octroyées. 
Au-delà de l'accueil, l'enjeu est bien sûr celui de la réinsertion et de la reconstruction de la vie de ces femmes. Les services de l'État, en lien avec les associations, se mobilisent pour faciliter l'accès à des soins de santé, à un soutien psychologique, à l'apprentissage du français, mais aussi à l'emploi. Les actions menées par l'État sont essentielles, mais nous avons besoin de vous, votre soutien à vous tous qui êtes réunis aujourd'hui, entreprises, fondations, ONG : votre soutien est décisif pour l'insertion de ces femmes. Et vous savez que vous avez ici une interlocutrice de très grande qualité : Isabelle Rome, que je vous propose d'applaudir pour son action résolue dans ce combat. 
Au fond, la diplomatie féministe consiste à donner toutes les capacités, le pouvoir aux femmes qui agissent dans le monde pour la protection du droit des femmes et des filles. Ce matin, vous entendrez les voix des premières concernées. Deux jeunes Afghanes, Atifah Azizpor et Freshta Akbary. Le témoignage de Fawzia Koofi, qui a siégé à la tête du Parlement afghan et s'est assise avec trois autres femmes face aux talibans à la table des négociations. Nargis Nehan, ancienne ministre. Hamida Aman, qui diffuse depuis la radio Begum des cours aux filles auxquelles on a fermé l'école. Et enfin Roya Sadat, dont un texte puissant sera lu ici-même. 
Alors écoutez-les, elles ne sont pas des victimes que l'on plaint. Ce sont des femmes qui résistent, qui enseignent, qui témoignent et qui construisent déjà, au péril de leurs vies, l'Afghanistan de demain. Notre responsabilité est grande. Faire en sorte qu'elles ne soient jamais seules, qu'aucune de celles qui frappent à notre porte n'attende en vain et que le jour venu, lorsque l'Afghanistan rouvrira ses écoles et ses universités, il ne soit pas dit que le monde les avait oubliées. 

> Félicitations à notre compatriote François Alabrune, élu aujourd'hui et dès le premier tour juge à la Cour internationale de Justice. C'est une victoire majeure pour la France, qui couronne la mobilisation inlassable de notre réseau diplomatique depuis des mois que je remercie sincèrement. Il n'y a pas de paix durable sans la justice. La France continuera de soutenir l'ordre international fondé sur le droit et les institutions comme la Cour qui en sont les gardiennes.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Protection des enfants] Le projet de loi relatif à la protection des enfants a été adopté au Sénat. Ce texte porte des avancées essentielles pour garantir des parcours plus stables aux enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, replacer l’accueil à dimension familiale au cœur de leur accompagnement et renforcer les contrôles des personnes exerçant auprès des mineurs. Il ouvre également de nouveaux droits aux jeunes confiés, notamment la possibilité d’ouvrir un compte bancaire dès 14 ans sans autorisation parentale.

> [Prix des carburants] Les prix du carburant baissent à la pompe grâce à la mobilisation des réserves stratégiques de l'État. Nous renforçons également notre soutien aux professionnels qui prennent chaque jour la route pour soigner et accompagner les Français.

> [Lutte contre les déserts médicaux / Intervention à l’Assemblée] La majorité et le président de la République ont engagé plusieurs réformes de l’accès aux soins. La fin du numerus clausus se concrétise : hier, plus de 1 000 internes se sont déployés partout sur notre territoire.
Cela représente une augmentation de 24 % du nombre d’internes mobilisés –⁠ 200 de plus dans votre région. Arrivent également 627 internes de psychiatrie, pour une hausse de 32 %.
La réforme de la quatrième année de médecine générale conduit à l’arrivée des docteurs juniors. Nous l’avons soutenue et ses résultats se matérialisent. Cette dernière année de formation permettra à ces médecins, titulaires d’une thèse, d’acquérir les compétences nécessaires à leur installation future. Dans 80 % des cas, ils travailleront dans des territoires situés en zones sous-denses. Les inquiétudes étaient nombreuses et, dès ma nomination, j’ai voulu que l’ensemble des acteurs –
⁠ étudiants, maîtres de stage, élus – prennent part à la concrétisation de cette réforme. Je les remercie pour leur travail. Chaque année, de nouveaux docteurs juniors exerceront dans nos territoires : plus de 3 000 ont commencé hier et 500 les rejoindront en mai, pour des raisons personnelles liées par exemple à des congés de maternité ou de formation.
Nous prenons aussi d’autres mesures. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit de consacrer 12 millions d’euros aux contrats d’engagement de service public. Cet effort supplémentaire prolongera notre mobilisation contre les déserts médicaux, de même que les maisons France Santé qu’a voulues le premier ministre et que le PLFSS soutiendra également.

 

David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> [Prix des carburants] Le prix du gazole baisse : jusqu’à 18 centimes par litre TTC à partir d'aujourd'hui. Pour protéger le pouvoir d’achat des Français, le Gouvernement a décidé de libérer 10 millions de barils de gazole, sans coût pour les finances publiques. Chaque centime de baisse devra être répercuté à la pompe. Nous y veillerons.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> [Protection des enfants] Une étape décisive pour nos enfants a été franchie : le Sénat a adopté le projet de loi de protection de l’enfance.
Trois avancées majeures :
- Imprescriptibilité : permettre aux victimes de crimes sexuels commis dans l’enfance d'avoir accès à la justice tout au long de leur vie.
- Ordonnance de sûreté : mettre immédiatement l’enfant à l’abri d’un adulte dangereux.
- Contrôles d’honorabilité : vérifier systématiquement qui encadre nos enfants, jusque dans le périscolaire.
Prochaine étape : la commission mixte paritaire pour une adoption définitive.

> Commander un repas sur une application pour attirer un livreur dans un guet-apens raciste. Appeler à le faire « disparaître ». Voilà où mène la haine raciste. J’ai immédiatement fait procéder à un signalement auprès du procureur de la République. Nous ne laisserons rien passer.

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Le Président de la République a battu Marine Le Pen à deux reprises. Lui imputer la montée du RN, c’est oublier un peu vite les responsabilités de chacun et les causes profondes de cette progression.

 

Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée de la Mer et de la Pêche)
> [Prix des carburants] Libération des stocks stratégiques : une bonne nouvelle pour nos pêcheurs !
Dès le 1er novembre, le Gouvernement libère 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques pour faire baisser le prix du carburant de pêche jusqu’à 18 centimes par litre pendant trois mois.
Cette mesure s’inscrit dans la continuité des dispositifs d'aides mis en place depuis le début de la crise :
- Les aides carburant ont été prolongées jusqu’à fin décembre 2026, au maximum de ce que permet le cadre européen.
- Un Prêt à taux zéro Pêche est accessible via Bpifrance.
Avec ces mesures, nous continuons d’agir pour permettre aux pêcheurs de continuer à sortir en mer et préserver l'ensemble de la filière.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Un grand merci aux agents pour leur intervention rapide et efficace qui a permis de récupérer la quasi-totalité des singes volés au zoo de Lescar tout en mettant fin à une tentative d'extorsion en bande organisée. La protection de notre faune et la lutte contre le trafic d'espèces sauvages exigent une action constante et résolue.

> [Prix des carburants] Jusqu'à 18 centimes de baisse par litre de gazole dès aujourd'hui grâce à l'action du Président de la République et du Premier ministre pour débloquer une partie de nos stocks stratégiques. Une économie d'environ 10 euros par plein qui profite à tous, y compris pour le fioul domestique, le gazole de pêche et le gazole non routier.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> La France soutient François Alabrune, candidat français et francophone à la Cour internationale de Justice. Sa candidature incarne notre engagement en faveur d'une justice internationale indépendante et impartiale, du multilatéralisme et de la primauté du droit. Dans un contexte international marqué par les crises, défendre le droit international est plus que jamais essentiel !

> Au Quai d’Orsay, lors de la table ronde « Diplomatie féministe : de l’ambition à l’action », nous avons rappelé que les droits des femmes se défendent partout et collectivement. Depuis 2019, la France porte cette ambition en soutenant les activistes et en défendant les droits des femmes sur la scène internationale. Face aux nouvelles formes de violences, notamment numériques, cette mobilisation doit s’amplifier. Aucun pays ne peut agir seul : c’est tout le sens de notre diplomatie féministe.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> [Prix des carburants] Le prix du gazole baisse dès aujourd’hui, jusqu’à 18 centimes par litre. 10 millions de barils ont été libérés, sans coût pour les finances publiques. Nous veillerons à ce que chaque centime de baisse soit répercuté à la pompe. Je rappelle que nous avons renforcé les aides aux grands rouleurs en l’élargissant à plus de 5 millions de personnes et que nous avons déplafonné la prime carburant jusqu’à 1 000 €. Cette prime est totalement exemptée de charges salariales, patronales et d’impôts. Le brut = le net. C’est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français et des travailleurs. Je poursuis en parallèle les concertations avec les partenaires sociaux pour construire des réponses concrètes et rapides aux revendications exprimées par les Français.

> Dernièrement, une recrudescence de messages particulièrement menaçants et à caractère raciste circulent sur les réseaux sociaux envers des livreurs à vélo. Je condamne très fermement ces contenus. Aucun travailleur de ce pays ne devrait craindre d’être menacé ou agressé dans l’exercice de son travail, en raison de son origine, sa nationalité, sa couleur de peau, ou sa religion. J’appelle les plateformes numériques à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la sécurité des livreurs et aux propriétaires de réseaux sociaux à retirer ces contenus contraires à la loi et qui appellent à la haine.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Une avancée majeure pour la protection des enfants ! Merci aux sénateurs qui viennent d’adopter le texte qui prévoit notamment l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis contre les mineurs que j’ai proposée. Création d’une ordonnance de sûreté pour protéger les enfants sans attendre les résultats d’une enquête, actes d’enquête systématiques pour les crimes commis contre les enfants, accueil privilégié chez des tiers de confiance pour les enfants placés : nous allons enfin avoir les armes pour protéger rapidement et efficacement les enfants. Une grande victoire.

> À Barcelone, je suis invité au Congrès « Word in Progress » où je suis intervenu aux côtés du ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares. Ultra-violence lors des manifestations récentes dans plusieurs villes d’Europe, menaces des extrêmes sur le modèle européen, lutte contre la criminalité organisée et les trafics de migrants, remises en cause du multilatéralisme : autant d'enjeux qui ne pourront être traités sans une réponse judiciaire forte, un État de droit défendu, une action européenne et un renforcement de notre souveraineté, y compris technologique.

> A Barcelone, j'ai rencontré le président de Catalogne, Salvador Illa, après avoir échangé avec le maire de Barcelone, Jaume Collboni. Nous avons notamment échangé sur les menaces inacceptables contre la démocratie constatées lors des récents troubles à l'ordre public en Europe et sur la responsabilité spécifique des plateformes par lesquelles des incitations à la violence ont été propagées.

> Nous allons réformer l’École nationale de la magistrature (ENM). Une école modernisée, davantage ouverte à la société, permettant aux enfants des classes populaires et aux ultramarins d’être davantage représentés, ouverte au monde économique et aux attentes des victimes et des justiciables : refonte du concours, stage en entreprise obligatoire, cours et stages commun avec l’INSP (ex : ENA)…

> Il y a un extrême gauchisme d’atmosphère très inquiétant pour notre État de droit, alimenté par M. Melenchon et LFI qui portent une responsabilité immense dans ces scènes de violences qui touchent les forces de l’ordre, les sapeurs-pompiers et les journalistes.

> Après 2 ans et demi au ministère de la Justice, nous aurons construit ou lancé 6 000 nouvelles places de prison supplémentaires. Un effort inédit, notamment grâce aux prisons modulaires, construites trois fois plus vite et deux fois moins cher.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> [Prix des carburants] vous pouvez observer une baisse du prix du gazole à la pompe, qui atteint 18 centimes par litre, parfois plus.
Cette baisse a été rendue possible grâce à la libération de 10 millions de barils de nos stocks stratégiques, achetés avant la crise et vendus aux opérateurs à leur prix d’achat.
Cet avantage sera intégralement répercuté sur le prix payé par les consommateurs. Les distributeurs s’y sont engagés et font preuve de responsabilité dans la période.
9 Français sur 10 sont déjà à moins de 15 minutes d’une station qui applique cette baisse.
Les autres suivront dans les prochains jours.
Nous réunirons mardi prochain les distributeurs à Bercy afin d’assurer le bon suivi de cette opération.
> [Pouvoir d’achat / Intervention à l’Assemblée] À chaque fois que vous [le RN] parlez de baisse de la TVA, je dois rappeler que ce que vous voulez donner par ce biais aux consommateurs, vous le ferez payer aux contribuables ! Je vous laisserai leur présenter l’addition.
Au-delà des grands slogans de campagne, nous agissons pour le pouvoir d’achat. La libération des stocks stratégiques est une mesure efficace. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.) À l’heure où nous parlons, 6 000 stations-services ont baissé le prix des carburants de plus de 12 centimes, dont 3 000 qui l’ont baissé de plus de 20 centimes. Nous avons aussi déployé le chèque grand rouleur, ouvert à 5,5 millions de personnes. Déjà 2,5 millions de Français se sont inscrits et bénéfieront de 100 euros. Tout cela est cumulable.
S’y ajoutera le versement du chèque énergie, le 1er janvier. Vous voyez que nous proposons des solutions !
Nous promouvons aussi des mesures de liberté. L’Assemblée a voté la prolongation de la possibilité pour les salariés d’utiliser des titres-restaurant dans les commerces de bouche.
Nous avons mis en place la donation intergénérationnelle, qui permet de transmettre 50 000 euros sans taxe d’une génération à une autre et qui limite à 6 % la taxe jusqu’à 100 000 euros.
Nous proposons aussi de libérer l’épargne salariale jusqu’à 5 000 euros sans charges sociales, ni fiscalité.
Cela a été voté au Sénat et l’Assemblée pourra en débattre et prendre position.
Mais la vraie mesure en faveur du pouvoir d’achat serait que ce pays se dote d’un budget !

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Cette semaine, les groupes de travail se réunissent autour de trois sujets soulevés par les lycéens lors de la consultation nationale : le contrôle continu, l’organisation du temps scolaire au lycée et la démocratie lycéenne. Aujourd’hui à midi, 1,3 % des lycées étaient bloqués. Nos élèves ont besoin d’aller en cours pour préparer le baccalauréat et la suite de leurs études. Les empêcher d’entrer dans leur lycée, c’est les priver d’un droit fondamental, celui de s’instruire. Dans certains de ces lycées, des personnels de l’Éducation nationale ont de nouveau été victimes de violences. Je condamne ces actes inacceptables et adresse tout mon soutien à celles et ceux qui les ont subis. Chaque fois qu’un membre de l’institution scolaire est pris à partie dans l’exercice de ses fonctions, nous saisissons la justice.

> Dans une école maternelle de Nice, la directrice et une enseignante ont été victimes de menaces avec arme et d’agressions physiques. La mère de famille mise en cause a été interpellée à son domicile. Je remercie les forces de l’ordre pour leur action. J’adresse tout mon soutien à la directrice, à l’enseignante et à l’ensemble de la communauté éducative. Le recteur et le directeur académique se sont immédiatement rendus sur place. Cette agression est intolérable. Elle intervient dans un contexte de banalisation de la violence dans notre société, que nous devons collectivement rejeter : s’en prendre à ces deux femmes dans l’exercice de leurs fonctions, c’est s’en prendre à l’École tout entière. Le respect de l’autre commence par le respect dû à celles et ceux qui y travaillent. Une plainte a été déposée. Nous ne laisserons rien passer. (…)
En fin de semaine, je me rendrai à l’école maternelle Clément-Roassal, à Nice, où la directrice et une enseignante ont été agressées hier. Je veux leur témoigner personnellement mon soutien, ainsi qu’à l’équipe de l’école. Le parquet de Nice a ouvert une enquête, notamment pour tentative de meurtre sur une personne chargée d’une mission de service public. Face à des faits d’une telle gravité, nous veillerons à ce qu’elles reçoivent, dans la durée, la protection et l’accompagnement dont elles ont besoin.

> [Revendications lycéennes] 56% : c'est la part des lycéens qui ont signalé la qualité insuffisante des locaux ou matériels de leur lycée sur la plateforme de consultation nationale.
Ces témoignages auront un impact concret : la liste des 200 établissements qui cumulent le plus de contributions sur ce sujet est envoyée aujourd’hui aux régions, aux recteurs et aux établissements concernés.
Dans ces lycées, un conseil de la vie lycéenne et un conseil d’administration dédiés à ces retours seront organisés dans les prochains jours, afin de mettre en place un plan d’action immédiat.

> [Revendications lycéennes] Chacun est libre de manifester. Mais nul ne peut empêcher les élèves d’aller en cours.
Pendant plusieurs semaines, des centaines de milliers de lycéens ont été privés des enseignements auxquels ils ont droit en raison des blocages. Les empêcher à nouveau de suivre leurs cours les mettrait en grande difficulté, en particulier ceux qui passeront des examens à la fin de l’année.
Au-delà du baccalauréat, il s’agit aussi de prévenir le décrochage scolaire et de permettre aux lycéens de poursuivre leurs études dans le supérieur.
Nos élèves ont besoin d’aller en cours.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> [Revendications lycéennes / Parcoursup] Le remplacement de Parcoursup en 2028. Dès 2027, de premières améliorations seront engagées pour rendre les procédures plus simples, plus transparentes et mieux accompagner les lycéens. Notre ambition va au-delà ! Il s'agit de transformer en profondeur l’accès à l’enseignement supérieur pour mieux répondre aux attentes des jeunes et de la société. Ce n'est pas l'ajustement technique d'une plateforme, c'est un débat politique qu'il faut mener maintenant pour préparer le remplacement de la plateforme. N'ayons pas peur du débat ! Mais il doit être clairement posé.
Réformer Parcoursup, oui. Mais pas au détriment de plus d’un million de lycéens qui préparent leur avenir. Notre responsabilité est claire : garantir la stabilité et la confiance tout en préparant les transformations nécessaires.
20 500 candidats pour 745 places en première année de droit à Paris 1. Si nous refusons la sélection et le tirage au sort, quelle alternative proposons-nous ? C’est l’une des questions essentielles auxquelles devra répondre la réforme de Parcoursup.
Quelle promesse faisons-nous à notre jeunesse ? Notre ambition est de concilier les aspirations des étudiants, l’excellence académique et les besoins économiques de notre pays. C’est cet équilibre que nous devons continuer à construire.
Le baccalauréat doit rester une véritable promesse d’avenir pour notre jeunesse. Mais quel bac ? Avec quelle exigence ? Au-delà de l’accès à l’enseignement supérieur, nous devons nous poser une question essentielle : comment garantir à chaque jeune les conditions de sa réussite ?
Le remplacement de Parcoursup est engagé. Mais une question essentielle demeure : quel système voulons-nous construire pour demain ? Notre priorité : un dispositif plus clair, plus juste et mieux adapté aux attentes des jeunes, sans renoncer aux avancées réalisées ces dernières années.

> [Revendications étudiantes] Ce qui est important aujourd'hui, moi, je crois, c'est vraiment que tout le monde retourne sur les bancs des lycées ou sur les bancs des amphithéâtres. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a eu finalement, en tout cas dans les universités, il y a eu quatre semaines de cours, puis après les choses se sont un peu délitées dans les endroits où c'était bloqué. Ça ne représente qu'une petite partie des étudiants, mais quand même importante. Et pourquoi c'est fondamental dans les universités ? C'est qu'en fait, on a beaucoup d'étudiants qui arrivent en première année de licence. Ils ont eu quatre semaines de cours, tout s'est arrêté. Et en fait, derrière, on va avoir des décrocheurs qui vont être en grande difficulté. Donc, moi, j'appelle vraiment à ce que tout le monde reprenne. Ça ne veut pas dire que la contestation, elle doit mécaniquement s'arrêter. Le dialogue, il est ouvert. On continue à discuter avec les organisations étudiantes. Je ne demande pas à ce que tout le monde rentre dans le rang, et cetera, et tout ça. Je dis juste simplement "arrêter le blocage". Parce que le blocage, en fait, il nuit aussi directement aux étudiants. On peut continuer à discuter. Vous avez le droit de ne pas être d'accord. Vous avez le droit de ne pas être d'accord. Mais par contre, il faut que les universités, il faut que les lycées, rouvrent, et que ça fonctionne normalement.

> Qu'il y ait des tentatives de récupération politique de mouvements de jeunesse, ça, oui. La réponse, très clairement, oui. Il y a des tentatives de récupération. Est-ce que les jeunes sont instrumentalisés ? Je pense que c'est plus compliqué que ça. Je pense qu'il y a un vrai malaise de la jeunesse aujourd'hui sur un certain nombre de grandes questions. Il y a des demandes très concrètes aussi. Et je pense qu'il faut qu'on essaye d'y répondre, il faut qu'on essaye de travailler avec eux. Mais il y a aussi des questions qui sont des questions de fond, qu'on aborde assez peu, je pense, là, parce que c'est le moment de la tension, et c'est le moment des demandes, justement, très spécifiques, mais je pense qu'il y a des questions autour d'un monde qui est en train de basculer vers un monde autour de l'intelligence artificielle.

> 4 milliards de prêts et 1 milliard qui va directement dans l'immobilier universitaire dès l'année prochaine. 5 milliards, excusez-moi, c'est des grosses miettes. Je pense qu'il faut que tout le monde réalise un petit peu de quoi on est en train de parler. On est en train de parler d'un effort budgétaire très significatif qui est mis sur la table ; et puis, à côté de ça, il y a un effort pour les bourses, il y a un effort pour de l'ouverture de places. Et encore une fois, et le Premier ministre l'a dit : on peut discuter, on peut rediscuter des différentes questions, on peut discuter de la manière dont on va faire la répartition, on peut discuter du pluriannuel. Mais les discussions, elles sont ouvertes. Je crois que la question d'utiliser le terme de miettes, je pense que nos concitoyens, quand même, réalisent ce dont on est en train de parler. 5 milliards d'euros, ce n'est pas des miettes.

> [Revendications étudiantes] Je l'ai dit à plusieurs reprises : je pense qu'on peut discuter sur la question des places. Où est-ce qu'on les ouvre et comment on les ouvre ? Et à quelle date ? On peut discuter sur la question… Vous savez, on a fait un gros effort. On a dit qu'on allait réindexer les bourses. C'est une demande des syndicats étudiants depuis, peut-être pas des décennies, mais pas loin, depuis très, très, longtemps. Donc, on a dit qu'on allait le faire. Il y a peut-être des efforts de rattrapage en plus qu'on peut regarder. Donc, les choses ne sont pas figées. Je pense qu'on est vraiment dans une posture, à la fois, où on veut que les cours reprennent. C'est fondamental pour les étudiants.

> Avec l'augmentation du nombre de jeunes qui vont vers le baccalauréat, d'une part, et d'autre part, le fait que le bac est quelque part moins difficile en termes de taux de réussite que précédemment, on a des bacheliers qui arrivent aujourd'hui dans les premiers cycles de l'enseignement supérieur, qui ont des profils, je vais dire ça avec pudeur, très variés. Donc, avec des gens qui, parfois, ont un background académique qui est parfois très limité, et c'est très difficile pour eux, et c'est très difficile aussi pour les enseignants du supérieur. Donc ça, je pense qu'il faut qu'on travaille là-dessus. Moi, ma position, et c'est ce qu'on avait fait en 2017, effectivement, en arrivant, c'était de dire, en gros, oui, on continue à garantir que tout bachelier a une place, mais par contre, selon votre parcours initial, vous allez avoir une formation particulière. Vous ne commencez peut-être pas votre licence directement. Vous avez une première année qui va être une première année, quelque part, de musculation ou de propédeutique pour vous préparer à vos études. Ou votre première année, vous allez être accompagné. Ou votre licence, vous allez la faire en quatre ans. Et ça, je pense que c'était vraiment l'optique que j'ai vraiment portée et à laquelle je crois toujours aujourd'hui. Maintenant, j'ai entendu les débats à l'Assemblée, parce que maintenant, avec ce mouvement et avec les questions qui sont posées, il y a la question de pour ou contre la sélection qui revient, qui est un débat très clivant. Et j'ai entendu à l'Assemblée, mercredi dernier, on a fait un 50-1, donc un débat à l'Assemblée, et j'ai entendu en stéréo entre, d'une part, des gens qui disaient qu'il faut ouvrir 250 000 places pour que tout le monde puisse faire sa licence de droit à Paris 1 et de l'autre côté de l'hémicycle, j'ai entendu tout le monde dire : «Il faut une sélection beaucoup plus dure». Ces questions, et c'est vrai que nous, la position que nous avions et la position qui est autour de Parcoursup, c'est une position d'équilibre, qui consiste à dire qu'effectivement les universités peuvent faire une sorte de sélection avec Parcoursup, mais par contre, à la fin, l'État garantit que tout bachelier a bien une place. Donc, vous voyez, peut-être qu'il faut aller plus loin, peut-être qu'il faut sortir de cette ambiguïté et assumer une sélection plus forte ou pas. Je pense que cette question, moi, maintenant, j'attends aussi, il y a beaucoup de parlementaires qui se sont exprimés, j'attends d'écouter aussi les parlementaires pour avoir leur position et regarder comment on va faire évoluer les choses. Il y a de nouveau un débat au Sénat dans quelques jours, dans deux jours, enfin, mercredi prochain, de nouveau au Sénat.

> C'est une difficulté d'avoir des étudiants qui, parfois, ont des grosses lacunes et qui arrivent en première année de licence avec un tout petit bac et où on a beaucoup de mal. Vous savez, je prends souvent cet exemple qui est une caricature, mais un bachelier professionnel qui commence une licence, il a 5%, 5% de chance de la réussir. 5%. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il n'est pas suffisamment formé. (…) Il y a une variété de baccalauréats qui sont tous très différents les uns des autres, donc il n'y a pas une réponse à ça. Si vous prenez des bacheliers généraux qui ont une mention, il n'y a aucun problème, ils font de très bonnes études, tout se passe très bien, etc. Maintenant, la question, effectivement, c'est comment est-ce qu'on est sûr que tous les bacheliers qui vont dans le supérieur réussissent ? Parce qu'aujourd'hui, ce qui se passe dans le supérieur, avec les choix qu'on a faits, avec un bac qui a été donné très généreusement pendant trop longtemps, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on a une sélection parfois par l'échec à l'université et ça, c'est intolérable, parce que c'est une fausse promesse, c'est un mensonge qu'on fait parfois aux étudiants. Donc, je pense qu'il faut qu'on travaille là-dessus, qu'il faut dire la vérité, et quitte à ce que, éventuellement, on réinjecte des moyens, qu'on fasse mieux, qu'on fasse… Mais qu'on doit la vérité à tout le monde. On ne peut pas simplement se cacher en disant, écoutez, s'il n'y a pas de problème, tout le monde a son bac, donc tout le monde après va à l'université, puis on verra, et après, on a des taux d'échec qui sont considérables.

> [Repas étudiant à un euro] Bien sûr, on continue. On tient cet engagement, parce que c'est un engagement. Et donc, on le tient. Le niveau d'investissement, cinquante millions d'euros qui ont été consacrés en 2026 en plus sur le repas à un euro, on sera à 150 l'année prochaine. Donc, vraiment un effort qui est considérable. 800 personnes qui ont été embauchées, parce qu'en fait, ça a eu deux effets. Le repas à un euro, c'est évidemment, à la fois, ça coûte plus cher à l'État parce qu'il faut compenser derrière le coût du repas. Le coût réel d'un repas, il n'est pas loin de dix euros. Mais c'est aussi que ça fait un appel d'air considérable. Et donc, on a beaucoup d'étudiants qui viennent manger. Et je dois dire que ça en dit long, aussi, sur la situation et sur la précarité réelle d'un certain nombre d'étudiants. Donc, gros investissement. Et évidemment, parfois, situation tendue. Je voudrais saluer le travail, simplement, des personnels, des CROUS, des restaurants universitaires, qui bossent dur pour nourrir tout le monde.

> Les frais d'inscription, je pense que c'est un sujet. En fait, il manque de l'argent pour l'université, c'est sûr et certain. Je pense que c'est clair, je le sais et c'est très tendu budgétairement. Il y a deux options et je pense qu'elles doivent être tranchées pour le débat présidentiel, deux options. La première option, c'est de dire effectivement : "On va chercher, on va rajouter 1 milliard ou 1,5 milliard par an de budget public, d'argent des contribuables pour faire fonctionner nos universités mieux qu'elles ne le font aujourd'hui. Ça, c'est la première option. La deuxième option consiste à dire : on fait des droits d'inscription proportionnels avec une grosse partie d'étudiants qui sont boursiers, qui ne paient rien, et puis après pour les autres, en fonction du revenu des parents, on met dans l'inscription. Je pense que cette question, elle doit être posée. La pire des solutions pour moi, ce serait qu'on continue comme on fait maintenant, c'est-à-dire qu'on ne choisit ni l'une ni l'autre et on reste dans des budgets qui sont trop tendus. Ces questions-là, je pense qu'elles doivent être sur la table pour le prochain débat. Elles sont très urticantes, mais j'ai envie de dire, le fait que ce soit très tendu en ce moment, ça permet aussi peut-être de poser les vraies questions.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Pour LFI, quiconque se situe à droite du PS (et encore) est considéré comme raciste et d’extrême-droite. Et pour imposer son récit, Monsieur Melenchon trie désormais les bons et les mauvais journalistes, dans un réflexe anti-démocratique inquiétant.

> [Prix des carburants] C’est une excellente nouvelle pour le pouvoir d’achat et le résultat d’un choix inédit du Président et du Gouvernement: grâce à la vente de 10 millions de barils de nos stocks stratégiques, le prix du diesel baisse significativement, jusqu’à 18 ct/l !

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Parler de « clientélisme racialiste » quand on est Jean-Luc Mélenchon, qu’on se fait l’apôtre de la « creolisation », qu’on se revendique maghrébin, que l’on a repris à son compte le « grand remplacement » pour faire la « nouvelle France », et que l’on est coutumier de déclarations antisémites, c’est audacieux.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
> Un second tour entre Mélenchon et Le Pen serait terrible pour le pays. Une solution : l’union. Et le meilleur outil pour la bâtir : la primaire !

> Des millions de Français refusent de se réveiller avec un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. Notre pays ne s’en remettrait pas. Et il n'y a qu’une solution : l’union. Et cette union, c’est par une grande primaire ouverte que Gabriel Attal propose de la construire.

> Face au cataclysme que représente un second tour entre les extrêmes, nos petites différences ne pèsent rien. Choisissons l’union ! Et cette union, c’est par une grande primaire ouverte que nous la construirons.

> Depuis des années, le débat politique se résume à une question : qui taxer davantage ? Gabriel Attal veut changer de logique : créer plus de richesses pour augmenter les salaires de 50 %. Son plan : passer d'une économie qui consomme à une économie qui produit et innove, en libérant nos entreprises et en investissant massivement dans les technologies d'avenir comme l'intelligence artificielle.

 

Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Le problème n’est pas le niveau du SMIC, mais le fait que trop de Français y restent bloqués toute leur vie. Je propose de réduire les charges qui pèsent sur les salaires pour rapprocher drastiquement le net du brut.

> Je vois des Français épuisés par les blocages et les grèves à répétition. Il y a urgence à apaiser le pays et à permettre à nos lycéens de reprendre les cours. Pour cela, il faut agir, concrètement et proposer des solutions aux revendications.

> [Présidentielle] Les Français détestent les accords d'arrière-cuisine et les petits arrangements entre partis. La seule méthode transparente pour choisir notre candidat et débattre enfin des vrais sujets, de l'École, des salaires, de l'innovation, c'est le vote. Alors oui, il faut une primaire.

> [Présidentielle] Face au cataclysme que représente un second tour entre les extrêmes, nos petites différences ne pèsent rien. Choisissons l’union. Je ne perdrai pas une minute à répondre aux attaques et aux commentaires des uns et des autres. Mon seul objectif est de rassembler.

> [Présidentielle] Des millions de Français refusent de se réveiller avec un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. Notre pays ne s’en remettrait pas. Et nous avons qu’une solution : l’union. Et cette union, c’est par une grande primaire ouverte que nous la construirons.

> Stopper la concurrence déloyale, simplifier la vie de nos exploitations et garantir un revenu digne à ceux qui nous nourrissent : nous serons toujours aux côtés de notre agriculture.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Au World in Progress, à Barcelone, pour échanger sur les défis de la transition énergétique aux côtés de Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et de Tim Gould, économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie. Au cœur des échanges : sécurité d’approvisionnement, prix de l’énergie et décarbonation dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.

 

Marc Ferracci (député)
> Taxer les données, c’est taxer l’avenir. Le 30 octobre, l’Assemblée a adopté à une voix près un amendement socialiste qui crée une taxe de 5,5 centimes par gigaoctet sur les données envoyées aux internautes français. Le gouvernement s’y est opposé. Le texte doit encore passer au Sénat. L’Usine Digitale pointe une France qui préfère taxer les flux de données plutôt que miser sur l’intelligence artificielle (IA). Pendant ce temps, nos concurrents investissent. C’est un contresens. L’IA ne signe ni la fin du travail ni un simple gadget. Elle transforme déjà les métiers, à commencer par ceux des jeunes actifs, dont les tâches de début de carrière sont les premières automatisées. Je propose l’inverse de la taxe. Accélérons l’adoption de l’IA dans nos entreprises. Protégeons les personnes plutôt que les emplois. Faisons de son usage un sujet de négociation dans chaque entreprise. À cette condition, l’IA créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira. Le plein-emploi de demain se construira avec l’IA, pas contre elle.

 

Violette Spillebout (députée)
> Un enjeu essentiel : faire en sorte que les établissements privés sous contrat répondent aux mêmes exigences de prévention, de sécurité et de protection des élèves que le public. C’est tout le sens du travail que je porte depuis plusieurs mois, à travers le rapport de 2025 puis la proposition de loi contre les violences scolaires en 2026 : renforcer les contrôles, mieux prévenir les violences et garantir que les financements publics s’accompagnent de responsabilités claires.

> Sur l’Éducation, il ne faut plus seulement des annonces : il faut des preuves. Nous avons fait voter en commission des amendements très clairs : non aux suppressions de postes d’enseignants, oui à un fonds d’urgence pour les lycées, et oui au recrutement de psychologues et d’infirmiers scolaires. Maintenant, le Gouvernement doit reprendre ces mesures et les traduire concrètement dans le budget. Les lycéens attendent des réponses sur leurs conditions d’étude, leur santé mentale et leur avenir. Il faut être au rendez-vous.

> Il faut de l’apaisement. Face à la violence subie ces dernières semaines par nos commerçants, nos pompiers, nos forces de l’ordre, la réponse pénale demandée par Gérald Darmanin est rapide et ferme. Ça passe par l’écoute des revendications légitimes, par les mesures budgétaires, et par des sanctions exemplaires contre les casseurs et les pilleurs. Et aussi, oui, par la tenue de l’objectif de construction de places de prison.

 

Paul Midy (député)
> J’ai voté contre les taxes sur les flux numériques : une absurdité économique ! Vendredi, une taxe sur les gigaoctets proposée par un député socialiste a été adoptée à l’Assemblée nationale. Pas moins de 10 milliards d’euros de taxe supplémentaire à raison de 5,5 centimes par Go transmis !
Cette nouvelle taxe correspond à : 5,5 centimes par Go transmis, 0,77 € de taxe pour un film de deux heures en 4K, 8,25 € de taxe pour télécharger un jeu de 150 Go
J’ai évidemment voté contre cette taxe qui pèserait in fine sur nos entreprises françaises et sur tous les consommateurs.
Aujourd’hui lundi, non contents d’avoir voté 10 milliards de taxes supplémentaires, rebelote : un député RN propose à son tour une taxe sur les flux numériques ! J’ai aussi voté contre. Arrêtons le massacre et rejetons ces taxes absurdes.

> 15 milliards d’euros d’impôts de production en moins ces dernières années ! Taxer les entreprises avant même qu’elles réalisent des bénéfices, c’est freiner l’investissement, nos usines et l’emploi. Allons au bout de la suppression de la CVAE pour produire plus et réindustrialiser notre pays !

 

Jean-François Rousset (député)
> [Lutte contre les déserts médicaux / Intervention à l’Assemblée] Depuis hier, une promesse se réalise : des docteurs juniors exercent partout où il manque des médecins. Ce sont de jeunes docteurs qui ont soutenu leur thèse et sont donc responsables. Ils vont exercer pendant un an dans nos territoires. Cette année supplémentaire est nécessaire pour valider leur cursus de médecine générale, la médecine générale devenant une spécialité à part entière.
La loi qui le permet, en préparation depuis 2020 et adoptée en 2022, apportera une réponse dans tous nos territoires. Dans le cadre du travail parlementaire, avec la présidente de la communauté professionnelle territoriale de santé du Sud Aveyron, nous avons amélioré ce texte en proposant d’ouvrir l’encadrement aux maîtres de stage volontaires, de permettre qu’il soit partagé entre plusieurs d’entre eux et qu’il soit possible d’exercer en maison de santé comme en cabinet secondaire.
Le terrain nous donne raison. Hier, dans la maison de santé qui se trouve près de chez moi, il n’y avait aucun médecin ; aujourd’hui, ils sont trois : une généraliste maîtresse de stage, un interne dans son cabinet principal et un docteur junior, entourés d’infirmières, d’infirmières en pratique avancée, de sages-femmes et de kinésithérapeutes –
⁠ et ils vont acheter un échographe. Les patients sont rassurés, les élus satisfaits et je suis convaincu que beaucoup de docteurs juniors resteront au terme de leur première année.
Mais nous pouvons sans doute faire mieux. En Aveyron comme ailleurs, on attendait un peu plus de docteurs juniors –
⁠ une vingtaine dans mon département. Quels moyens le gouvernement mobilisera-t-il pour recruter davantage de maîtres de stage dans les territoires ruraux et atteindre pleinement, d’ici un an, les objectifs qu’il s’est fixés ?

 

● MoDem 
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)

> [Présidentielle] Depuis la rentrée, la situation s’est dégradée. D’un côté, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen voient leurs intentions de vote se solidifier. Cette cristallisation s’explique : tous deux expriment clairement une vision, quoi qu’on en pense. 
De l’autre, l’espace central est saturé par des calculs et arrière-pensées, et ses candidats, obsédés par le fait de savoir qui dépassera qui, oublient de parler aux Français.
Ajoutez à cela la crise lycéenne, un sentiment d’impuissance publique généralisé… et vous obtenez le résultat inquiétant que l’on constate aujourd’hui : 
Dans un paysage politique où le débat est polarisé entre les deux extrêmes, nous, démocrates et républicains, n’existons, n’« émettons » plus. Il faut un sursaut. (…)
Le bon candidat sera celui qui saura déterminer les contours d’une coalition politique pour les deux tours de la présidentielle et les législatives qui suivront, non pas contre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, mais surtout pour porter un projet alternatif d’espérance. Il doit incarner une vision qui réponde aux grands enjeux de notre temps, trouver les mots de la réconciliation et affirmer la fierté de ce que nous pouvons faire tous ensemble. 
Dans la République, on peut s’affronter sans être condamnés à se détester à ce point. (…)
Puisque l’espace centriste n’a pour l’instant pas de candidat, nous devons, en attendant et en repartant de la base, travailler sur le fond. C’est ce que nous allons faire avec le groupe MoDem de l’Assemblée nationale, le parti et tous ceux qui le souhaitent, comme Élisabeth Borne, afin de répondre à des sujets précis : comment concilier l’État de droit et la démocratie avec une action publique puissante ? Comment redonner du sens à notre pacte social, notamment pour les jeunes ? Comment retrouver notre souveraineté, à commencer par la réduction de notre dette ? Comment réussir les grandes transitions, écologique, démographique et numérique?
Il faut que ceux de bonne volonté qui jugent la situation très grave et voient de possibles chemins de réconciliation et de reconstruction se fassent entendre. 

Et nous ne serons pas crédibles si nous disons que nous partons d’une feuille blanche sans assumer un bilan objectif de ces dix ans. C’est un devoir de vérité et de loyauté envers les Français. Nous sommes tous coresponsables, pas seulement le chef de l’État, trop facile bouc émissaire. (…)
Même si la primaire pose des difficultés, je ne vois pour l’instant pas d’autre solution pour faire émerger un candidat. Le périmètre doit néanmoins être le bon. Une primaire uniquement de la droite et du centre nous enfermerait dans des schémas anciens. L’élection présidentielle qui nous attend est nouvelle. Selon moi, cela va des sociaux-démocrates à la droite républicaine.
Dans cet espace, même s’il y a de vraies différences, nous refusons par exemple de nous désengager de l’Europe et du soutien à l’Ukraine, le prétendu « pacifisme patriote » qui n’est qu’une soumission aux empires, la dérive de la dette… Nous refusons aussi toute compromission avec Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen. 
J’en exclus donc ceux qui préparent la grande alliance avec l’extrême droite, comme Sarah Knafo ou David Lisnard. Mais, pour être réussie, cette primaire doit être loyale et sans arrière-pensées.

 

Romain Daubié (député)
> [Energie / Intervention à l’Assemblée] La France a fait le choix d'avoir une énergie décarbonée sans renoncer à sa souveraineté. Ce choix repose sur un mix énergétique, renouvelable et nucléaire, le nucléaire étant propre, pilotable et compétitif. Le groupe des Démocrates soutient pleinement cet équilibre. 
Ce choix a également un nom, EPR2, à Penly, à Gravelines et chez moi dans l'Ain, à Buget. Des milliers d'emplois, des compétences retrouvées, une électricité décarbonée pour nos industries et nos familles jusqu'à la fin du siècle et surtout un prix de l'électricité stable qui ne dépend pas d'une guerre à l'autre bout de la planète ou d'un blocus maritime. 
EDF est prête, nos territoires sont prêts. Tout reste suspendu à la Commission européenne qui a ouvert une enquête sur les aides d'État envisagées et qui pourrait imposer à EDF de céder une partie de sa future production à ses concurrents. Je ne souhaite pas revivre l'arène. Ne demandons pas à EDF de porter seul plus de 70 milliards d'euros pour ensuite céder le fruit de son travail. La décision finale d'investissement doit être prise avant la fin de l'année pour une mise en service en 2038. 
Mes questions sont simples. Le gouvernement refuse-t-il toutes conditions qui affaibliraient EDF ? Quels points restent à arbitrer ? Quelles actions sont mises en place pour obtenir des décisions plus rapidement que celles obtenues par la Pologne ou la République tchèque, en tout état de cause, avant la décision d'EDF prévue à la fin de l'année ? 

 

● Parti radical
> Mois de l’Économie sociale et solidaire : le Parti radical appelle à renforcer le tissu associatif face aux défis de demain
Acteur majeur de la cohésion sociale et du développement territorial, l’économie sociale et solidaire (ESS) demeure trop souvent méconnue. Le Parti radical appelle à soutenir durablement les associations, confrontées à trois défis majeurs : le financement, le renouvellement du bénévolat et les transitions écologique, numérique et inclusive.
Fondée sur une gouvernance démocratique et une activité qui ne vise pas le seul partage des bénéfices, conformément à la loi du 31 juillet 2014, l’ESS représente une part importante de notre économie, appelée à croître dans le futur : près de 10 % du PIB, 13 % de l’emploi privé, 2,6 millions de salariés (emplois occupés à 66% par des femmes) et 12.5 millions de bénévoles qui contribuent à la vitalité de nos territoires.
Sous cette appellation, un pan méconnu de notre économie qui peut paraitre marginal. Or, les chiffres-clés de l’ESS parlent pour eux, l’ESS représente une part importante de notre économie, appelée à croître dans le futur, 10% du PIB, 13% % des emplois privés 10% du total des emplois, environ 2.6 millions de salariés
L’appellation ESS englobe des réalités très différentes : les structures à vocation commerciale, Mutuelles, Entreprises Sociales, coopératives, les Fondations, et les associations. C’est sous cette dernière forme, les associations, au nombre de 1,3 millions, 2 millions de salariés (soit 77% des emplois de l’ESS), 3% du PIB, que ce pan de l’ESS connait des défis majeurs pour les prochaines années :
Le premier enjeu est celui du financement. La baisse des subventions par les collectivités locales et territoriales, dont les ressources sont amputées par la loi de finance 2026, affectent particulièrement les associations. Au plan national, 45% des demandes auraient reçu des subventions en baisse, 20% en très forte baisse et 5% refusées. Par ailleurs, le prochain cadre financier européen fait craindre une diminution importante du Fonds social européen plus (FSE +) qui impactera le financement de l’ESS. Le Parti Radical appelle à repenser les modalités de financement et à mieux mobiliser la commande publique, le financement participatif, l’investissement à impact social et les dispositifs de soutien au développement de l’ESS.
Le deuxième enjeu est le renouvellement de l’engagement bénévole. Le vieillissement d’une partie des bénévoles et l’évolution des attentes des jeunes générations invitent à adapter les formes de participation. Le Parti radical soutient le renforcement du parcours citoyen dès l’école, notamment au travers des Juniors Associations, une meilleure mobilisation du service civique, ainsi que l’étude de dispositifs de formation et d’insertion. La plateforme publique jeveuxaider.gouv.fr doit également gagner en visibilité et être mieux articulée avec les initiatives des collectivités territoriales.
Le troisième enjeu est celui des transitions : écologique, numérique et inclusive. Pour agir efficacement en faveur de l’écologie, réussir leur transformation numérique et renouveler des instances de gouvernance plus représentatives de la diversité de la société, les associations ont besoin d’un accompagnement spécifique, adapté à leurs moyens et à leurs missions.
« Financement, bénévolat, transitions écologique et numérique, sont des enjeux déterminants pour les structures associatives de l’ESS, qui, implantées au sein des territoires (83% hors Ile de France), sont primordiales pour assurer les services essentiels des collectivités. Le Parti radical réaffirme son soutien aux réformes nécessaires à la pérennité du fonctionnement des structures associatives de l’ESS » indique Sylvie Roisné, secrétaire nationale à la croissance économique, à l’emploi, à l’économie sociale et solidaire.
Pour que le slogan que revendique l’ESS « Pour une République sociale et solidaire » devienne réalité, donnons aux associations les moyens d’agir.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Bernard Guetta (député)
> [Opinion : La fin du siècle américain] Ce ne sont pas ces élections de mi-mandat qui marqueront l’Histoire. Bien au-delà de leur importance pour le futur immédiat des cinq continents, cet automne restera comme celui de la fin du siècle américain ouvert par Woodrow Wilson lorsqu’il avait rompu avec l’isolationnisme de son pays en intervenant en 1917 dans l’Europe déchirée.
Les Etats-Unis n’avaient cessé, depuis, de piloter le monde, défaisant le nazisme, cantonnant le soviétisme jusqu’à sa chute, rebâtissant les démocraties européennes ou prêtant la main aux plus épouvantables des dictatures latino-américaines.
Dollar et CIA, Maison-Blanche et Département d’Etat, pour le meilleur et trop souvent le pire, Washington aura été le quartier-général de ces cent dix dernières années mais l’heure du changement d’ère vient de sonner ces tout derniers jours.
Lundi 26 octobre d’abord, on a vu arriver à Téhéran des représentants de la Turquie, du Pakistan et de l’Arabie saoudite venus y débattre des possibles reconfigurations du Proche-Orient alors même qu’Iraniens et Saoudiens sont en conflit ouvert.
L’Iran a bombardé l’Arabie pendant la deuxième guerre israélo-américaine. Il la fait aujourd’hui bombarder par ses alliés Houthis du Yémen. Il œuvre au renversement de sa monarchie depuis la chute du Chah mais les places-fortes du sunnisme et du chiisme avaient oublié, ce jour-là, jusqu’à la compétition séculaire des deux religions de l’Islam et, plus spectaculaire encore, les Saoudiens avaient également oublié le Pacte du Quincy.
Sur ce navire militaire ancré dans le canal de Suez, Abdelaziz ibn Saoud et Franklin Roosevelt avaient conclu en février 1945 un accord oral aux termes duquel la protection des Etats-Unis était acquise à l’Arabie saoudite en échange de son pétrole. Ce pacte avait largement façonné le monde d’après-guerre mais devenus auto-suffisants, les Etats-Unis de Donald Trump ont refusé de soutenir le royaume contre les attaques houthies. Ils ont proprement lâché l’Arabie saoudite qui se rapproche donc de la Turquie, deuxième armée de l’Alliance atlantique, et du Pakistan, seule puissance nucléaire du monde musulman.
C’est sans les Etats-Unis que la monarchie saoudienne cherche à assurer sa sécurité et quelques jours avant cette rencontre, ces trois mêmes pays s’étaient concertés, à Istanbul, avec l’Egypte, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
A des Etats-Unis qui n’ont plus rien de fiable à ses yeux, l’Arabie saoudite veut opposer d’autres alliances, notamment avec la France, car la protection américaine lui fait défaut. Cela pèsera lourd dans le bilan de Donald Trump et il ne se passe rien d’autre entre la Maison-Blanche, l’Europe et le Canada.
France mise à part, toute l’Europe se satisfaisait depuis Yalta d’avoir consenti à sa vassalisation en échange du parapluie américain. A la seule condition que les pays européens de l’Alliance atlantique consentent à mieux financer l’Otan, cela aurait encore pu durer longtemps mais Donald Trump avait un autre rêve, celui de s’entendre avec Vladimir Poutine sur le dos de l’Ukraine et des Européens.
Les résultats de cette trahison ne sont guère probants mais ils esquissent déjà une nouvelle alliance démocratique. Abreuvés d’insultes et économiquement ébranlés par une guerre douanière qui a également pesé sur la popularité de Donald Trump en enchérissant les prix des supermarchés américains, le Canada et les Européens se sont rapprochés comme l’ont fait Saoudiens, Turcs et Pakistanais. Ils ont scellé à Montréal une « Alliance pour l’avenir », ouverte à toutes celles des autres démocraties qui ne veulent plus non plus mettre tous leurs œufs dans le panier washingtonien.
C’est l’alliance occidentale de l’ère américaine qui se défait là, exactement comme la Maison-Blanche ébranle les alliances asiatiques des Etats-Unis en faisant peser une incertitude sur la défense de Taïwan.
Trump passera mais rien ne rendra plus aux Etats-Unis leur fiabilité perdue. Leur siècle s’est achevé.

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> Quand on a été toute sa vie contre le projet européen, pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne […] et que maintenant on enrobe tout ça dans une renégociation du budget [de l’Union européenne] pour noyer le poisson… En fait, ça va produire la même chose : une crise européenne majeure, s’il y a Marine Le Pen. (…)
Avec Marine Le Pen au pouvoir, la France « remettrait en cause tous les grands équilibres européens construits depuis 75 ans par toutes les majorités successives depuis le général de Gaulle ». « Si c’est ça qui se passe, ça veut dire qu’on aurait, j’espère que ça n’arrivera pas, à la tête de l’État quelqu’un qui ne croit pas en l’Europe. Quelqu’un qui a passé toute sa vie avec son parti, même au Parlement européen, soit à déserter l’Europe, soit à détricoter l’Europe sur la question écologique, sur la question climatique.

> Depuis le printemps, 22 pays européens ont connu des mouvements lycéens et étudiants. Derrière ces revendications, une inquiétude : quelle place notre société vieillissante réserve-t-elle à sa jeunesse ? Nous devons redonner aux jeunes le pouvoir de peser sur leur avenir. C’est pourquoi, je propose d’instaurer le droit de vote à 16 ans aux élections locales. Comme un geste de confiance et de rééquilibrage. Un sas d’entrée dans la citoyenneté.

> Nos débats, en France et ailleurs en Europe, sont devenus un peu des débats de vieux. Pardon de le dire comme ça, c'est pas pour opposer les générations. (…)  Il faut évidemment qu'on règle nos sujets de retraite parce que ça finance tout le reste du modèle de société, y compris l'investissement, l'éducation. (…)
Depuis les années 70, l'augmentation de nos dépenses publiques parce qu'on dépense plus pour l'action publique, c'est 90% pour le modèle social, et notamment pour les retraites. (…)
 La part, par exemple en France comme dans d'autres pays européens, de l'éducation, de notre richesse nationale, a plutôt reculé.

Il faut que dans nos débats, dans nos actions, dans nos propositions, on ait des politiques de jeunesse beaucoup plus centrales.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> 63 % des jeunes de 18 à 21 ans déclarent avoir subi au moins une violence sexuelle. Seuls 22 % s’adressent à un professionnel ou à un dispositif d’aide. Ces chiffres doivent être un électrochoc. Nous ne pouvons ni détourner le regard ni nous résigner !

 

 


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