Le candidat le plus proche du Centrisme s’appelle Gabriel Attal et les sondages disent qu’il ne sera pas au second tour.
Si tel est le cas et s’il tient parole, il se désistera pour le candidat de l’axe central le mieux placé.
La baisse constante de ses scores dans les sondages peut toutefois inciter une autre candidature du Centre.
On pense ainsi à Jean-Louis Borloo – qui est plutôt un droitiste modéré comme c’est le cas de Thierry Breton, tous deux ayant manifesté un intérêt pour cette présidentielle.
Mais tel n’est pas le cas pour l’instant.
Et si la situation actuelle perdure, il est fort possible que le Centre n’ait pas de candidat.
Rappelons que ce n’était déjà pas le cas en 2017 et 2022 mais l’on peut considérer qu’Emmanuel Macron était proche du Centre et s’est parfois présenté comme centriste.
Ce serait donc la deuxième fois depuis la création de la V° République qu’il n’y aurait pas de candidat centriste ou proche des thèses centristes, la première étant lors de la présidentielle de 1995.
Un courant de pensée en France, pour compter dans le débat politique, doit avoir un candidat à la présidentielle.
L’absence du Centre serait donc préjudiciable.
Mais, si elle marquerait sa faiblesse, elle aurait aussi pour objectif de barrer la route aux extrêmes et empêcher un deuxième tour Mélenchon-Le Pen.
Cette absence serait tout à fait justifiée et légitime dans les circonstances que nous, connaissons en France mais aussi en Europe et dans le monde.
Gabriel Attal a raison de continuer à se battre pour sa candidature.
Néanmoins, au début de l’année, voire au plus tard fin février, s’il n’est pas en tête des candidats de l’axe central, il devra s’effacer pour sauver la démocratie républicaine libérale.
Mais, soyons clair, cela vaut aussi pour tous les autres candidats de cet axe central, que ce soit Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, David Lisnard et Dominique de Villepin.
Quand les circonstances l’imposent, les centristes doivent toujours être responsables au-delà de leurs ambitions politiques.
Car c’est cela aussi qui caractérise le Centre.
Reste que cette probable absence devra être un motif de réflexion des centristes français pour comprendre les raisons de la désaffection d’un électorat qui avait porté Emmanuel Macron deux fois au second tour de la présidentielle et qui semblait donner au Centre une assise qu’il n’avait pas connu depuis longtemps dans le pays.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.