Alors que le 24 février, cela fera quatre ans que Poutine a envahi l’Ukraine causant des centaines de milliers de morts et ravageant nombre de campagnes et de villes, il ne faudrait pas oublier les autres conflits qui ensanglantent quotidiennement la planète et leurs victimes.
Du Soudan à la Birmanie en passant par l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda sans oublier ce qui se passe au Moyen-Orient, de Gaza en Syrie et alors que se profile une possible confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran avec Israël en soutien des Américains, voici quelques exemples qui démontrent de manière indiscutable la faillite de la communauté internationale à bâtir un monde paix et de sécurité.
Sans doute que la création des Nations Unies en 1945 avait pu susciter nombre d’espoirs sur un ordre mondial où les armes et la violence seraient bannies à jamais mais l’histoire de l’Humanité tout comme l’échec flagrant de la Société des nations entre les deux guerres mondiales, avaient déjà montré que la volonté des promoteurs de l’organisation internationale qui souhaitaient cette nouvelle donne dans les rapports entre les différents pays étaient beaucoup trop optimiste, voire complètement utopique…
Les humains ont démontré de manière non-équivoque que se battre et se tuer entre soi étaient des activités dont ils ne pouvaient malheureusement pas se passer.
De ce point de vue, le constat par Donald Trump de cet échec de l’ONU est réel.
La création de son «conseil pour la paix», en revanche, ne fera guère avancer les choses et, peut-être même, les empirera sachant que l’extrémiste populiste de la Maison blanche recherche avant tout son intérêts comme ses alter-ego, Poutine en Russie et Xi en Chine et pas du tout la paix et la sécurité mondiales.
Devant cette faillite, il faut évidemment se désoler de notre inconséquence et de notre irresponsabilité.
Mais il faut, au-delà du constat, réagir et agir pour qu’à défaut d’une paix «pacifique», nous puissions garantir une paix armée en dissuadant les va-t-en-guerre de passer à l’acte le plus possible.
Le réarmement de l’Europe démocratique est une première réponse.
Il faudrait également une grande réforme de l’ONU même si l’on ne voit pas très bien comment celle-ci pourrait devenir plus efficace au vu de son statut et de sa faiblesse vis-à-vis des grandes puissances et de son incapacité à trouver, sauf exceptions, des consensus pour prévenir des hostilités puis les faire cesser.
Quoiqu’il en soit, ne pas oublier que tous les jours des hommes, des femmes et des enfants sont fauchés à travers le monde par des balles dont souvent on ne comprend pas très bien pourquoi elles sont tirées, est un devoir de tout démocrate humaniste qui doit, également, sans relâche, sensibiliser l’opinion publique et chercher des solutions même si la tâche semble insurmontable.
[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

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