dimanche 12 juillet 2026

La Quotidienne centriste du 12 juillet 2026. Coupe du monde de football: nationalisme et racisme font bon ménage


On connait bien le racisme ordinaire dans le football qui s’exprime toutes les semaines dans les championnats nationaux.

Mais il y a celui qui touche les grands événements comme les rencontres internationales et, plus particulièrement, la Coupe du monde.

Et qui viennent souvent, circonstance aggravante, d’élus du peuple, de politiques dont on attendrait de la responsabilité, de la dignité et du respect.

On se rappelle qu’en 1998, lorsque la France remportait sa première Coupe du monde, Jean-Marie Le Pen se désolait qu’il y ait trop de noirs dans l’équipe.

Car, nationalisme et racisme font bon ménage dans le sport le plus populaire sur la planète.

La soi-disant ferveur du supporteur permet tous les dérapages qui ne sont, en réalité, que des révélateurs.

On vient de le voir, à nouveau, dans cette édition du Mondial notamment à propos des footballeurs français.

Les propos ignominieux tenus par une sénatrice paraguayenne sur Kylian Mbappé après la défaite de son pays en 8e de finale ont marqué les esprits tellement ils étaient odieux et se sont répétés avec un soutien dans son pays.

Se sont ajoutés, depuis que l’on connait la demi-finale qui opposera la France à l’Espagne, ceux de l’ancien premier ministre ibérique de droite, Mariano Rajoy, qui a affirmé que l’équipe de France «ne compte aucun joueur français dans ses rangs» – sous-entendu les noirs ne sont pas de «vrais» Français – alors que comme l’a rappelé l’ambassade de France en Espagne:
«Sans vouloir entrer dans une polémique, il convient de rappeler les faits : tous les joueurs de l’équipe de France sont français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les 3 qui sont nés à l’étranger sont français aussi.»

Or donc, ce n’est pas la nationalité de naissance qui fait un Français mais la couleur de sa peau, un racisme de bas étage qui qualifie celui qui l’exprime comme un nationaliste raciste.

Des propos d’autant plus lunaires que l’équipe d’Espagne compte également des joueurs de couleur dont son meilleur élément, Lamine Yamal.

Si l’on donc on suit les propos de monsieur Rajoy, tous les joueurs noirs dans tous les pays où la majorité de la population est d’une autre couleur, ne seraient pas en réalité des «vrais» nationaux.

Ajoutons que ce racisme peut avoir un écho en Afrique.

Ainsi, l’ancien premier ministre sénégalais et ennemi de la France, Ousmane Sonko, a déclaré lors de la rencontre France Sénégal du premier tour que, «Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique».

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


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