Voici une sélection, ce 27 septembre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Depuis un certain temps, nous pointons du doigt les erreurs du
gouvernement avec la même clarté que celle avec laquelle nous soutenons les
décisions que nous jugeons justes. PRO n'est pas là pour tout approuver ni pour
tout contester : son but est de défendre le changement et les valeurs
auxquelles croient des millions d'Argentins. Dans sa gestion de la politique du
handicap, le gouvernement a commis une erreur. Et il a récidivé en incluant
dans le projet de budget 2027 des modifications qui affaiblissent les outils
fondamentaux de garantie des prestations et des pensions. Le handicap doit être
abordé comme une véritable politique d'État, avec clairvoyance, responsabilité
et des réponses durables. L'équilibre budgétaire est essentiel, mais il ne
saurait en aucun cas signifier l'abandon des personnes handicapées et de leurs
familles. Soutenir et préserver le changement implique également de fixer des
limites. Pour PRO, c'en est une.
> La mer, c'est bien plus que des hydrocarbures : c'est des protéines, des emplois côtiers, une chaîne de valeur complète qui fonctionne actuellement bien en deçà de son potentiel. On prévoit une augmentation de 200 % des exportations de poisson, avec la création estimée de 40 000 emplois. Sommes-nous prêts à aborder ce sujet dans une Argentine si centrée sur l'agriculture ?
● Brésil
♦ União Brasil
> La commission de la santé analyse le projet de loi de Fausto Jr.
visant à élargir l'accès aux soins de santé mentale.
Le projet de loi n° 6507/2025, présenté par le député fédéral Fausto Jr.
(União-AM), est actuellement examiné par la Chambre des députés et sera analysé
par la Commission de la santé. Ce texte vise à créer une politique nationale de
télésanté mentale afin d’élargir, grâce aux technologies numériques, l’accès de
la population aux services psychologiques, psychiatriques et thérapeutiques via
le Système unifié de santé (SUS).
L’initiative prend de l’importance durant le Mois jaune, une période consacrée
à la sensibilisation et à la prévention du suicide, et vise à répondre à l’un
des principaux défis en matière de santé mentale dans le pays : la
difficulté d’accès aux professionnels spécialisés, notamment dans les régions
reculées et difficiles d’accès.
En Amazonie, cette proposition a un impact particulier. Les communautés
riveraines, les peuples autochtones et les habitants des municipalités de
l'intérieur sont souvent confrontés à de longues distances et à des difficultés
de transport pour accéder aux services de santé spécialisés.
« Le Brésil traverse une crise silencieuse en matière de santé mentale.
L’éloignement géographique ne peut plus être un facteur d’exclusion en matière
d’accès aux soins, surtout lorsqu’il s’agit de prévention du suicide, de
toxicomanie et de troubles mentaux graves », déclare Fausto Jr.
Service en l'absence du spécialiste.
Selon le projet, la politique nationale de télésanté mentale sera fondée sur
les principes d'universalité, d'exhaustivité et d'équité, avec une attention
particulière portée aux populations en situation de vulnérabilité.
Cette initiative vise à intégrer les soins en présentiel et à distance, tout en
préservant la confidentialité des informations des patients. Elle a notamment
pour objectifs d'élargir l'accès aux téléconsultations, de réduire les listes
d'attente et d'assurer un suivi continu des personnes en traitement.
La proposition comprend également des programmes de formation pour les
professionnels travaillant dans le domaine de la télésanté et le développement
de plateformes numériques intégrées pour la planification des rendez-vous et
les dossiers médicaux électroniques.
Un meilleur accès pour ceux qui vivent loin des grands centres urbains.
Selon Fausto Jr., la technologie peut contribuer à réduire les inégalités
régionales en matière d'accès aux soins de santé mentale et compléter les soins
en présentiel offerts par le SUS (système de santé publique brésilien).
En Amazonie, le défi est encore plus grand en raison des caractéristiques
géographiques de l'État. Dans de nombreuses localités, se rendre chez un
spécialiste peut prendre des heures, voire des jours.
La prévention commence par l'accès aux soins.
Selon le législateur, Septembre jaune devrait servir non seulement à
sensibiliser l'opinion publique au suicide, mais aussi à discuter de mesures
concrètes susceptibles de renforcer la prévention et les soins en santé
mentale.
« La télésanté mentale est un outil concret pour élargir l’accès aux soins,
assurer un suivi continu et apporter une aide aux personnes qui rencontrent
actuellement des obstacles pour consulter un spécialiste. Ce projet est axé sur
la dignité, l’innovation et la justice sociale », conclut Fausto Jr.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Le Canada est prévisible, fiable et attaché à ses principes dans un monde
qui ne l’est absolument pas.
> [Allocution lors de la 81e Assemblée
générale des Nations Unies]
Merci d’être présents en cette période cruciale pour le système international
et, par extension, pour le monde entier.
L’une des difficultés avec lesquelles nous devons tous composer réside dans le
fait que le système multilatéral ne reflète pas la réalité de notre époque et
qu’il ne résistera pas à l’épreuve du temps. Mais à la fois, la nécessité de la
collaboration multilatérale est bien réelle.
Le monde de l’après-guerre touche à sa fin, mais la logique sous-jacente qui
justifiait la collaboration multilatérale est plus irréfutable que jamais.
L’urgence de lutter contre les changements climatiques s’intensifie.
L’intelligence artificielle progresse plus vite que notre capacité à la
contrôler.
Les pandémies peuvent se propager parmi les continents en quelques semaines.
Les chocs financiers peuvent perturber les marchés en quelques heures.
Les conflits armés peuvent déstabiliser des régions entières et forcer des
millions de personnes à fuir leur domicile.
Des points de passage obligé dans le monde peuvent paralyser des chaînes
d’approvisionnement.
Et aucun pays, aussi puissant soit-il, ne peut relever ces défis à lui
seul.
La collaboration n’est donc pas un simple idéal. C’est plutôt une nécessité
pratique. La question n’est pas de savoir si le multilatéralisme peut survivre,
mais de déterminer comment il devra évoluer pour concorder avec la réalité
actuelle.
À bien des égards, c’est une période qui ne se présente qu’une ou deux fois par
siècle, et durant laquelle notre prospérité collective dépend de ce que nous
choisissons de bâtir et de la manière dont nous le faisons.
Ce qui nous attend, ce n’est ni un multilatéralisme utopique qui ne fait que
préserver le statu quo, ni une realpolitik froide qui le démantèle
complètement.
Le Canada et de nombreux autres pays ont plutôt opté pour une approche réaliste
fondée sur des valeurs. Il s’agit d’une approche à la fois pragmatique et
fondée sur des principes. Elle repose sur des principes, car elle défend les
valeurs fondamentales que sont la liberté, les droits de la personne, le
développement durable et la solidarité. Et elle est pragmatique, car elle
reconnaît que tous les partenaires ne partagent pas nécessairement l’ensemble
de ces valeurs.
En termes simples, nous devons forger des alliances mesurées, fondées sur des
liens étroits avec des pays qui partagent nos valeurs, tout en restant
réalistes vis-à-vis de ceux qui ne les partagent pas.
À cet égard, nous devons agir de manière proactive, en acceptant le monde tel
qu’il est, plutôt que d’attendre passivement qu’il devienne celui que nous
souhaitons. Nous devons notamment accepter le fait que les progrès sont parfois
progressifs et que les intérêts peuvent souvent diverger. Nous devons
concentrer nos efforts sur les domaines où nos positions convergent et où nous
pouvons avoir la plus grande incidence possible. On peut bien parler de progrès
dans nos discours, mais le dialogue et l’action sont les seuls moyens de les
concrétiser.
Nous avons mis en avant certains aspects de notre nouvelle approche cette
semaine, lors de la 81e session de l’Assemblée générale des
Nations Unies.
Le Canada croit à la coopération.
Dans un monde fragmenté, la coopération n’est pas un idéal – c’est une
nécessité.
Il y a cinq jours, à Strasbourg, j’ai présenté les arguments du Canada en
faveur d’une alliance pour l’avenir avec l’Union européenne, une alliance
suffisamment ouverte pour que d’autres puissent s’y joindre.
Notre objectif n’est pas l’autosuffisance. C’est la résilience collective.
C’est dans ce même esprit que nous avons lancé la coalition Partenaires pour le
multilatéralisme. Ce n’est pas un autre bloc ou une autre bureaucratie.
C’est un nouveau forum qui fait le pont entre les institutions universelles,
les coalitions pratiques et les capacités qui existent au-delà des
gouvernements. Il permettra de bâtir la confiance, de réunir ceux qui sont
prêts à agir et d’accélérer le développement de solutions prometteuses qui
pourraient, à terme et en toute légitimité, être déployées à plus grande
échelle.
Le Canada sait que l’efficacité de l’action internationale ne passe pas
nécessairement par l’unanimité. Les États ayant des intérêts communs peuvent
faire progresser des priorités partagées, auxquelles d’autres se rallieront à
mesure que leur intérêt deviendra évident. La réussite appelle la réussite,
tout comme la vertu appelle la vertu.
Ce soir, aux côtés du premier ministre du Royaume-Uni, du président de la
France et du secrétaire général des Nations Unies, je coprésiderai une réunion
sur la solution à deux États et la mise en œuvre de la résolution 2803 du
Conseil de sécurité des Nations Unies.
À Gaza, d’immenses souffrances humaines perdurent. Juste à côté, les Israéliens
continuent de vivre sous la menace existentielle que représentent le Hamas,
l’Iran et ses agents interposés.
Le consensus international de longue date en faveur d’une solution à deux États
– un consensus auquel ont adhéré tous mes prédécesseurs depuis la création de
cette organisation – n’aura plus aucun sens si la situation actuelle perdure.
C’est pourquoi le Canada met tout en œuvre pour contribuer à changer le cours
des choses.
À cette fin, je tiens à annoncer, entre autres mesures, une aide internationale
de 100 millions de dollars en faveur de la Palestine, dont
80 millions de dollars sont destinés à l’aide humanitaire, afin d’alléger
les souffrances humaines immédiates, et 20 millions de dollars au
renforcement des capacités en matière de paix et de sécurité, notamment dans le
cadre de notre rôle de chef de file dans la formation des forces de police en
Cisjordanie.
Le Canada et ses partenaires reconnaissent la menace directe que le soutien
apporté par le gouvernement israélien au projet de colonisation E1
représente pour la paix. Et c’est à contrecœur que nous avons annoncé notre
intention de mettre en place des restrictions commerciales visant les produits
fabriqués dans ces colonies israéliennes illégales.
Il s’agit là d’une mesure pragmatique et concrète qui vise à préserver la
possibilité d’une solution à deux États et, à terme, d’une paix durable pour
les Israéliens et les Palestiniens.
Le Canada croit au développement durable. Il croit aussi que nous avons la
responsabilité de protéger notre patrimoine commun.
À titre de coprésident de l’Alliance OceanEye, je me suis joint à la présidente
de la Commission européenne pour rallier nos partenaires autour d’une vision
plus claire et commune des océans dont nous dépendons tous. C’est essentiel
pour rendre les mers plus sûres, pour assurer la durabilité de l’économie
océanique et pour préserver la stabilité du climat. On ne peut pas protéger ce
qu’on ne peut pas observer.
C’est pourquoi le Canada investit 82 millions de dollars pour renforcer
l’observation mondiale des océans. C’est aussi pourquoi nous venons de ratifier
le Traité sur la haute mer, afin d’étendre la protection aux eaux
internationales qui couvrent près de la moitié de la planète.
L’an prochain, le Canada accueillera la conférence Notre océan, qui réunira des
gouvernements, des dirigeants autochtones, des scientifiques et des communautés
côtières autour d’un même objectif : passer de l’ambition à l’action pour
protéger nos océans et en assurer la durabilité.
Les partenaires collaborent avec le Canada parce que nous sommes prévisibles,
fiables et attachés à nos principes dans un monde qui ne l’est absolument pas.
Nous mettons en œuvre nos principes au sein de groupes parfois restreints, mais
formés selon les problèmes à résoudre plutôt qu’en fonction de la géographie ou
de la taille. Cette géométrie variable ne constitue pas une solution de
remplacement au multilatéralisme, mais plutôt un instrument de celui-ci.
En résumé, il s’agit d’instaurer un climat de confiance et de démontrer
l’efficacité des mesures auprès de ceux qui sont prêts à agir. Il faut ensuite
intégrer ces mesures au système multilatéral afin de les renforcer, de les
élargir et de les déployer à grande échelle.
En réalité, le choix ne se résume pas à tenter de préserver l’ordre
international mis en place après la Seconde Guerre mondiale ou à y
renoncer.
En tant que sixième pays donateur en importance des Nations Unies et en tant
que réaliste attaché à ses valeurs, le Canada continuera de travailler dans
toutes les instances à promouvoir et à garantir à ses citoyens la dignité, la
paix, le développement durable et la prospérité auxquels ils ont droit.
> [Allocution au terme de sa rencontre avec Emmanuel
Macron à Saint-Pierre-et-Miquelon]
Merci, Monsieur le Président, cher Emmanuel. Merci de votre invitation, de
votre accueil et de votre leadership.
Seulement quelques kilomètres séparent le Canada et la France à leur point le
plus rapproché.
Nos valeurs sont encore plus proches.
Cet après-midi, nous avons déposé des couronnes en hommage aux femmes et aux
hommes de Saint-Pierre-et-Miquelon qui ont rejoint la France libre.
En 1941, alors que la tyrannie se répandait en Europe, les habitants de ces
îles ont été appelés à choisir leur camp.
Ils ont rejeté la collaboration. Ils ont voté, à une écrasante majorité, en
faveur de la France libre.
Ils ont agi par principe.
L’histoire se souvient de ceux qui agissent. De ceux qui défendent leur
souveraineté. De ceux qui restent fidèles à leurs valeurs.
C’est sur ces fondements que se bâtissent les nations – et les amitiés qui
traversent le temps.
Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sont profondément ancrées
dans ce territoire français.
Ce sont aussi les nôtres au Canada, puisque la France – l’une des nations
fondatrices du Canada – nous les a transmises.
Aujourd’hui, nos sociétés sont secouées par de nouvelles tempêtes : les
bouleversements causés par les changements climatiques, la transformation du
commerce mondial, l’érosion des normes démocratiques, et de nouvelles menaces à
notre souveraineté.
Comme vous nous l’avez rappelé aujourd’hui, Monsieur le Président, la
souveraineté d’un pays ne se limite pas à sa capacité à assurer les besoins
alimentaires et énergétiques de sa population, ou encore à défendre ses
frontières.
Elle nécessite également un accès sûr à l’intelligence artificielle (IA), à
l’espace, à des semi-conducteurs, à des minéraux critiques, à des solutions de
paiement et à une énergie propre.
C’est dans ce contexte, en s’inspirant de votre exemple, Monsieur le Président,
que le Canada et l’Europe établiront une alliance pour l’avenir qui renforcera
notre résilience collective, afin que nous puissions vivre nos vies comme nous
l’entendons, en nous appuyant sur les valeurs que nous partageons de part et
d’autre de la baie de Fortune.
La France et le Canada peuvent toujours compter l’un sur l’autre.
Nous avons intensifié notre coopération sur les grands enjeux technologiques et
géopolitiques de notre époque.
C’est pourquoi nous travaillons ensemble dans le domaine des technologies
émergentes comme le quantique, et que nous approfondissons notre partenariat
dans le secteur spatial.
Nos pays sont tous les deux conscients des profondes répercussions de l’IA sur
l’ensemble de nos citoyens. Et nous partageons la même conviction : les
pays à l’avant-garde de l’IA, dont le Canada et la France, doivent unir leurs
forces pour assurer un encadrement adéquat et veiller à ce que l’IA soit sûre
et efficace.
Et, sous votre leadership, Monsieur le Président, dans le cadre de la Coalition
des volontaires pour l’Ukraine et des efforts visant à instaurer une solution à
deux États au Moyen-Orient, nous agissons main dans la main pour relever les
défis géopolitiques les plus importants dans le monde actuel.
De solides liens culturels et linguistiques nous unissent – et le Canada est
fier d’accueillir le Sommet de la Francophonie de 2028.
Nos langues, nos cultures et nos entreprises nous rapprochent de bien des
façons.
Et aujourd’hui, nous resserrons ces liens.
Aujourd’hui, grâce à nos discussions, nous renforçons notre coopération dans
des domaines clés.
Nous avons chargé nos agences spatiales et nos ministères de la Défense
d’élaborer et de partager des infrastructures communes, notamment des systèmes
de lancement spatial et des installations de réception au sol.
Nous chargerons également, et ceci est important, la Commission mixte de
coopération régionale entre le Canada atlantique et Saint-Pierre-et-Miquelon
d’étendre ses activités dans plusieurs domaines prioritaires : les pêches,
la croissance économique, la transition énergétique, la résilience climatique,
les câbles de télécommunications, entre autres.
Nous avons également convenu de collaborer sur des mesures à court terme pour
répondre au défi énergétique, grâce au leadership du président au sein du G7.
Par ailleurs, nous sommes tous deux déterminés à mener à bien la transition
énergétique à moyen terme.
Je tiens également à saluer la Chambre de commerce du Canada et la Chambre de
commerce et d’industrie en France, qui ont conclu un partenariat stratégique
visant à resserrer les liens entre nos milieux d’affaires et à mieux servir nos
citoyens.
Tout ce que nous bâtissons ici repose sur un choix fait il y a bien longtemps.
Il y a près de 85 ans, les habitants de ces îles ont agi par conviction.
Leurs valeurs ont guidé leurs actions. Ils ont choisi les bons
partenaires.
Le moment est venu de resserrer les liens entre le Canada et
Saint-Pierre-et-Miquelon. Entre le Canada et la France. Entre le Canada et
l’Union européenne.
Des liens fondés sur les valeurs que nous partageons.
Vive Saint-Pierre-et-Miquelon! Vive la France! Vive le Canada!
> [Discours sur la surveillance et la gouvernance
des océans lors de la 81e Assemblée générale des Nations Unies]
Nous étions réunis il y a moins d’une semaine à Strasbourg pour discuter de la
façon dont les nations peuvent ensemble accomplir des choses qu’aucune d’entre
elles ne pourrait faire à elle seule, et c’est dans le même esprit que nous
sommes ici aujourd’hui.
Permettez-moi de commencer par mentionner que le Canada est bordé par trois
océans et qu’il a le plus long littoral au monde.
Cela fait partie de notre patrimoine. Et nous connaissons les obligations et
responsabilités qui en découlent, à savoir que nous devons nous efforcer de
connaître ces océans et de bien sûr les protéger.
Nous consacrons de nombreuses ressources à la science et aux technologies
océanographiques, et de concert avec les autres membres du Conseil de
l’Arctique, nous travaillons à la conservation des océans.
Grâce au leadership de la présidente von der Leyen et de l’Union
européenne, nous allons véritablement de l’avant dans le cadre de l’alliance
OceanEye.
J’allais dire que nous égalons l’engagement de l’Union européenne en prévoyant
verser 82 millions de dollars sur cinq ans dans le cadre de l’initative
OceanEye pour accroître notre capacité à observer les océans, et c’est encore
le cas, mais l’Union européenne vient d’augmenter son engagement. Cela reflète
l’esprit de cet événement, qui souligne l’urgence d’agir.
L’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que la moyenne mondiale.
Nous savons que sa glace s’amincit et nous voyons que des passages s’ouvrent
dans ses eaux. Mais nous admettons que nous n’en avons pas de portrait complet.
Bien sûr, c’est là l’esprit d’OceanEye : nous ne pouvons pas protéger ce
que nous ne pouvons pas voir; nous ne pouvons pas gérer ce que nous ne
connaissons pas.
Notre engagement aujourd’hui porte sur le mouillage d’installations qui
recueilleront des données en temps réel dans l’Arctique tout au long de
l’année, y compris en plein hiver, lorsque presque tous les autres modes
d’observation sont inutiles.
Nous enverrons des planeurs sous-marins autonomes dans les eaux recouvertes de
glace de la région et ils y observeront pendant des mois les eaux que peu
d’instruments peuvent atteindre.
Et nous allons élargir notre surveillance de la mer du Labrador et du détroit
de Davis, lesquels abritent des courants cruciaux qui façonnent la météo, le
déplacement des glaces et les pêches de long de la côte atlantique du Canada.
Au-delà des eaux de l’Arctique et de l’Atlantique Nord, le Canada va plus que
doubler sa contribution au réseau mondial Argo, le plus grand réseau mondial de
surveillance du climat des océans.
Nous continuerons à travailler avec d’autres partenaires en Antarctique et à
fournir des données au moyen d’un système partagé.
L’esprit de cet événement consiste à passer à l’action, et je souhaite donc
parler brièvement de ce que nous faisons en matière de conservation.
Le Canada protège une plus grande partie des océans que jamais auparavant. Il y
a 10 ans, nous n’avions protégé que 1 % de notre zone marine.
Aujourd’hui, nous en protégeons plus de 15 %, soit plus d’un million de
kilomètres carrés.
Nous nous engageons, dans le cadre de notre nouvelle stratégie nationale sur la
nature, à doubler ce pourcentage d’ici la fin de la présente décennie afin
qu’il atteigne 30 % des terres et eaux du Canada, au moyen de nouvelles
zones de protection marines le long de diverses côtes, entre autres dans
l’Arctique.
C’est une course contre la montre, donc nous utiliserons autant que possible
les données recueillies en temps réel pour éclairer les décisions.
Par ailleurs, nous ratifions officiellement l’accord sur les zones ne relevant
pas de la juridiction nationale, également connu sous le nom de Traité sur la
haute mer.
Au printemps prochain, le Canada accueillera le monde entier à Halifax à
l’occasion de la conférence Notre océan : nous espérons vous y voir en
grand nombre.
Nous avons l’intention d’être présents chaque fois qu’il sera question de
l’avenir des océans et de continuer à faire grandir nos ambitions.
Dans un instant, l’astronaute canadien Joshua Kutryk et l’astronaute
française Sophie Adenot nous parleront de l’importance d’observer les
océans depuis l’espace.
Je terminerai en citant la première femme canadienne dans l’espace,
Roberta Bondar, qui a dit un jour que «voler dans l’espace, c’est voir la
réalité de la Terre».
Nous sommes réunis ici parce que nous savons que la réalité de la Terre, c’est
qu’il s’agit d’une planète bleue, et nous devons mieux la connaître pour la
protéger, la gérer et la préserver pour les générations futures.
> [Intervention sur la solution à deux États
Israël/Palestine]
La position du Canada face à la solution à deux États en faveur d’une paix
durable au Moyen-Orient est la même depuis longtemps, et elle reste ferme.
Notre politique à cet égard date d’aussi longtemps que cette institution.
Durant huit décennies, mes prédécesseurs se sont levés devant les Nations Unies
pour affirmer leur adhésion.
Notre position s’appuie sur des valeurs qui sont chères aux Canadiennes et aux
Canadiens : le droit de deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et
la sécurité, et la protection des civils, des enfants et des personnes
vulnérables.
Elle s’appuie également sur les principes fondamentaux de l’autodétermination
et des droits de la personne énoncés dans la Charte des Nations Unies.
Il y a un an, sous l’impulsion de l’Arabie saoudite et de la France, le Canada
s’est joint à ses partenaires internationaux pour reconnaître l’État de
Palestine.
Pour le Canada, cette reconnaissance n’a pas été accordée sans condition :
l’Autorité palestinienne doit réformer sa gouvernance, démilitariser son État
et tenir des élections législatives. Le Hamas doit se désarmer complètement et
ne jouer aucun rôle dans la future gouvernance de la Palestine. Le Canada se
réjouit des progrès accomplis dans le cadre de ces réformes, notamment des
élections au Conseil législatif prévues cet automne.
Nous sommes ici parce que nous avons une vision claire de la réalité sur le
terrain et de la situation actuelle. Un an plus tard, la perspective d’une
solution à deux États reste lointaine.
En Cisjordanie, l’expansion des colonies illégales, la montée de la violence
extrémiste et les contraintes budgétaires nuisent à la capacité de l’Autorité
palestinienne de gouverner.
À Gaza, d’immenses souffrances humaines perdurent. Depuis la dernière Assemblée
générale, plus de 8 500 personnes de plus ont perdu la vie, et autant
ont été blessées. Toute une génération est marquée à vie par des traumatismes
psychologiques et physiques. Gaza compte aujourd’hui le plus grand nombre
d’enfants amputés de l’histoire moderne. Ses hôpitaux, ses écoles et ses
cliniques de maternité ont tous été détruits, et aucun n’a été reconstruit.
Quant à la population israélienne, elle continue de vivre dans l’insécurité et
subit des menaces existentielles constantes de la part de l’Iran et de ses
agents interposés.
Le consensus international de longue date à l’appui d’une solution à deux États
n’a aucun sens tant que ces conditions persistent.
Par conséquent, nous sommes fiers de collaborer avec les partenaires présents
dans cette salle pour contribuer à changer le cours des choses et pour tout
mettre en œuvre afin d’améliorer ces conditions.
En plus des 500 millions de dollars que nous avons engagés depuis 2023 en
réponse à la crise, nous annonçons une aide de 100 millions de dollars
supplémentaires destinés à soulager les souffrances humaines immédiates et
urgentes et à soutenir le renforcement des capacités en matière de sécurité.
Nous continuerons à jouer un rôle de premier plan dans la formation des forces
de sécurité de l’Autorité palestinienne dans le cadre de l’opération PROTEUS,
et nous sommes prêts à étendre ce soutien à Gaza dès que les conditions le
permettront.
Nous collaborerons avec des partenaires, notamment sur le plan financier, afin
de préparer les élections et d’ancrer solidement les principes démocratiques
dans les institutions cet automne.
De plus, de concert avec nos partenaires, nous reconnaissons la menace directe
que le soutien apporté par le gouvernement israélien au projet de
colonisation E1 représente pour la paix. Et c’est à contrecœur que nous
avons annoncé notre intention de mettre en place des restrictions commerciales
visant les produits fabriqués dans ces colonies israéliennes illégales.
Nous nous joindrons à d’autres pour adopter d’autres mesures pragmatiques et
concrètes visant à préserver et à faire progresser la possibilité d’une
solution à deux États et à instaurer une paix durable pour les Israéliens et
les Palestiniens.
> Nous soutenons 10 000 stages liés à l’IA afin de permettre à un plus grand nombre de jeunes Canadiennes et Canadiens de saisir les occasions offertes par l’IA.
> De nouveaux contrats pour les fournisseurs canadiens. De bons emplois pour les travailleurs canadiens. Des salaires qui restent dans les communautés canadiennes. Pour la première fois depuis quarante ans, les voitures voyageurs de VIA Rail seront construites au Canada.
> Le Canada bénéficie d’un réseau de relations économiques sans égal dans le monde, qui lui permet d’avoir un accès en franchise de droits à 1,5 milliard de consommateurs à l’échelle mondiale. C’est pourquoi nous bâtissons des ports, des corridors commerciaux, des routes et des ponts — autant d’infrastructures qui permettront aux entreprises canadiennes d'élargir leur bassin de clients à travers le monde pour vendre plus facilement les produits qu’elles cultivent, produisent et transforment.
> Nous protégeons les logements locatifs abordables existants pour veiller à ce que les Canadiennes et les Canadiens puissent rester dans les communautés où ils se sentent chez eux.
> Grâce à la Loi visant à bâtir un Canada fort, les investisseurs sauront que lorsque le Canada décide d’entreprendre un projet, les Canadiennes et les Canadiens vont le mener à bien.
> Les investissements étrangers au Canada ont atteint leur plus haut niveau depuis 20 ans. Nous transformons ces capitaux internationaux en possibilités pour les travailleurs canadiens en mobilisant plus de 1 000 milliards de dollars d’investissements dans l’ensemble de notre économie, qu’il s’agisse des ports, des routes, des voies ferrées, des mines ou des grands projets énergétiques. Voilà à quoi ressemble le fait de consolider notre force au pays.
> Le Canada et la Grèce sont des Alliés de l’OTAN et entretiennent un partenariat depuis plus de 80 ans. Aujourd’hui, aux Nations Unies, le premier ministre Mitsotakis et moi nous sommes penchés sur les moyens de renforcer la collaboration entre le Canada et la Grèce. Pour consolider notre partenariat en matière de défense et de sécurité. Pour créer de nouvelles possibilités dans le domaine de l’intelligence artificielle. Pour resserrer les liens du Canada avec l’Union européenne.
> Le Vietnam est le premier partenaire commercial du Canada au sein de l’ANASE. Cette semaine, nous avons resserré ces liens afin de créer plus de débouchés pour les entreprises canadiennes sur l’un des marchés de consommation qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Plus d’exportations. Plus de clients. Plus de possibilités pour les travailleurs canadiens ici, chez nous.
> La Jordanie est un partenaire précieux dans le cadre des efforts visant à instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient. Le roi Abdallah II et moi avons discuté aujourd’hui aux Nations Unies de la nécessité de protéger les civils, de prévenir toute nouvelle escalade dans toute la région et de faire parvenir davantage d'aide humanitaire à Gaza.
> Plus tôt aujourd’hui, le Royaume du Danemark, le Groenland et les États-Unis ont conclu un accord important pour renforcer la sécurité du Groenland et du Grand Nord. Cet accord respecte le droit de la population du Groenland à l’autodétermination ainsi que la souveraineté du Danemark et il renforce notre sécurité collective dans le cadre de l’OTAN. Le Canada est un pays de l’Arctique et un fiable allié des membres de l’OTAN. Étant donné les investissements historiques du Canada sur son territoire et ses solides partenariats, notamment avec ses alliés dans le Nord, ses partenaires peuvent compter sur notre pays pour qu’il contribue à la sécurité, à la souveraineté et à la stabilité du Nord.
● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)
> J'espère que le dialogue
suspendu depuis longtemps entre la Corée du Nord et les Etats-Unis pourra
redémarrer sans délai.
Nous jetterons les bases pour que le dialogue entre les Etats-Unis et la
Corée du Nord donne lieu à un accord entre les parties concernées pour mettre
fin à la guerre sur la péninsule coréenne et se diriger vers un régime de paix.
(…)
Heureusement, la détermination du président Trump a récemment créé une
opportunité de changement durement acquise. (…)
En tant que partie prenante directe en vue d'une paix sur la péninsule coréenne
et en tant que pacemaker, mon gouvernement ne ménagera aucun effort pour ouvrir
et maintenir la voie vers le dialogue. (…)
Nous continuerons de respecter le Nord sur la scène internationale et de
rechercher la coopération partout où cela est possible. Nous espérons que des
opportunités se présenteront à nous pour travailler ensemble au sein de la
communauté internationale dans des domaines comme la santé publique, la réponse
aux catastrophes et la crise climatique.
> Nous jouerons un rôle moteur pour faire de l'IA un outil destiné à résoudre les défis communs auxquels nous sommes confrontés tels que la crise climatique, la santé publique, l'insécurité alimentaire et les problèmes liés aux réfugiés.
> Le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran a mis
en exergue l'âpre réalité qui est que l'instrumentalisation des voies cruciales
pour l'approvisionnement en énergie et la logistique peut susciter de profondes
répercussions dans la vie des gens ordinaires à travers le monde. (…)
Les attaques contre des navires de commerce et les menaces contre la vie et la
sécurité de membres d'équipage ne sauraient être justifiées quelles que soient
les circonstances.
> Nous soutenons la réforme du Conseil de sécurité
de l'ONU pour que celui-ci fonctionne de manière plus efficace, démocratique et
responsable. (…)
Nous devons réduire les doublons entre les organisations et les programmes,
accélérer la prise de décision et orienter les ressources limitées là où elles
sont le plus nécessaires.
> L'accord
commercial entre la Corée du Sud et le Mexique constituera une base solide pour
approfondir les coopérations économiques et renforcer la complémentarité des
structures industrielles et économiques des deux pays. (…)
Le Mexique est le partenaire le plus important de la Corée du Sud en
Amérique centrale et en Amérique du Sud. De nombreuses entreprises
sud-coréennes, notamment SK, Kia, Samsung et LG, ont investi au Mexique,
contribuant au développement économique et à la création d'emplois. (…)
Malgré ces résultats éblouissants de la coopération, les liens économiques
entre les deux pays n'ont pas encore abouti à un accord commercial plus global.
(…)
L'instabilité des conditions commerciales en Amérique du Nord, notamment dans
le cadre de l'Accord Etats-Unis-Mexique-Canada, constitue un défi clair à
relever. (…)
Si les entreprises des deux pays travaillent main dans la main, cela se
transformera en une occasion à saisir pour prendre une position avantageuse sur
le marché mondial.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> Les rêves d’aujourd’hui dessinent les lignes de demain. Le chemin par
excellence pour les réaliser demeure l’école, qui offre à chaque enfant les
outils nécessaires pour construire son avenir, accéder au monde du travail et
contribuer à l’édification de la Grande Côte d’Ivoire.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Il reste environ six semaines avant le jour du jugement. Les
démocrates se rapprochent de la ligne d'arrivée. Les républicains sont pris de
panique dans tout le pays. Les Américains savent que l'économie de Trump et des
républicains a été un échec total et que les démocrates sont de leur côté. Les
démocrates sont déterminés à faire baisser le coût de la vie. Les démocrates
sont déterminés à garantir l'accès aux soins de santé pour chaque Américain. Et
les démocrates sont déterminés à mettre fin à cette guerre inconsidérée en
Iran, qui a fait exploser les prix de l'essence, des produits alimentaires et
du diesel pour les Américains du Midwest et d'ailleurs. À six semaines du jour
du jugement, les démocrates de la Chambre des représentants se rapprochent de
la ligne d'arrivée et les républicains sont pris de panique.
> Le président vient d'inviter Vladimir Poutine au sommet du G20 à Miami. Mais on est censé croire que Trump va sanctionner la Russie pour sa guerre brutale contre l'Ukraine ? Soyons sérieux.
> Le prix de l'essence a atteint 4,48 $ et continue de grimper en flèche. Pourquoi les Républicains soutiennent-ils cette guerre inconsidérée au Moyen-Orient ? Ces extrémistes se moquent bien de rendre votre vie plus abordable. Ça suffit !
> La politique
économique des Républicains a été un désastre. Ils avaient promis de baisser
les coûts dès le premier jour, or les coûts n'ont pas baissé, ils ont augmenté.
(…)
Ils ne se soucient pas de l'intérêt
général. Ils n'ont absolument rien fait pour améliorer le coût de la vie pour
les Américains. Au lieu de cela, ils passent leur temps à collecter des fonds
auprès de leurs grands donateurs MAGA, qu'ils ont récompensés par une
importante réduction d'impôts grâce à la loi controversée « One Big Ugly Bill
», tout en supprimant Medicaid, les soins de santé et l'aide alimentaire.
> Donald Trump est bel et bien en jeu dans les élections. Ses politiques économiques désastreuses sont en jeu. Les droits de douane Trump, qui ont fait grimper le coût de la vie des Américains de plusieurs milliers de dollars par an, sont en jeu. Sa loi controversée qui a privé environ 14 millions d'Américains de Medicaid est en jeu. L'affaire Epstein est en jeu. L'incapacité de cette administration à tenir sa promesse de ne pas déclencher de guerres au Moyen-Orient, mais de les arrêter, est en jeu, car elle a fait exactement le contraire avec cette guerre inconsidérée en Iran. Donc, assurément, les politiques républicaines sont en jeu. La vision démocrate d'une vie plus abordable pour les Américains l'est aussi.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> Trump démantèle avec jubilation les programmes et les protections qui
permettent aux familles américaines travailleuses de vivre en sécurité et en
bonne santé, tout en les pénalisant par une flambée des prix de l'essence et
des produits alimentaires. Avec ce plan de coupes budgétaires, l'administration
Trump prive illégalement les enfants, les élèves du primaire et du secondaire,
les petites entreprises et la recherche sur la santé et la qualité de l'air de
près d'un milliard de dollars. Les Américains réclament de l'aide. Au lieu de
mettre fin à la guerre contre l'Iran et au chaos tarifaire qui font grimper les
prix, Trump déroule le tapis rouge à nos adversaires tout en volant des fonds
destinés aux familles américaines. Les sénateurs démocrates contesteront les
coupes illégales de Trump à chaque étape et poursuivront le combat pour aider
les familles américaines, réduire les coûts des soins de santé et garantir la
sécurité de nos communautés.
> La Cour suprême pro-Trump frappe encore, donnant raison à Trump et à sa tentative de fraude électorale. La base de données SAVE, remaniée par DOGE et développée par Elon Musk, est truffée d'erreurs. Cette décision pourrait radier à tort des milliers d'électeurs américains des listes électorales et les empêcher de voter lors de cette élection. Le programme de Donald Trump a échoué. Ses tentatives de fraude échoueront. Et les électeurs lui demanderont des comptes en novembre.
> Trump avait promis que sa guerre durerait « 4 à 5 semaines ». Nous en sommes maintenant au 7e mois. Les sénateurs démocrates exigent un nouveau vote pour mettre fin à la guerre de Trump en Iran, l'une des plus grandes catastrophes de politique étrangère de notre histoire. Les Américains en subissent les conséquences dramatiques. Nous avons perdu au moins 19 militaires, des centaines ont été blessés et des dizaines de milliers sont toujours en danger.
> Alors que les familles américaines sont contraintes de payer des factures d'énergie exorbitantes, Trump et les grandes compagnies pétrolières s'enrichissent de milliards. Les sénateurs démocrates continueront de mener la lutte contre la corruption de Trump et de veiller à ce qu'il ne puisse pas dépouiller le peuple américain.
> Si vous êtes un dirigeant autoritaire étranger, Trump ne se contentera pas de vous inviter à visiter l'Amérique, il vous déroulera le tapis rouge…
> On peut clairement constater que l'interdiction désespérée et répressive des médias imposée par Trump est manifestement anticonstitutionnelle lorsqu'elle est bloquée par un juge qu'il a lui-même nommé. Aucun président ne devrait recourir à la censure pour se soustraire à ses responsabilités, priver les Américains de la vérité et entraîner notre pays sur la voie de l'autoritarisme.
> Les agriculteurs américains sont pris en étau par l'administration Trump. La gaffe de Trump en Iran a fait exploser le prix des engrais et du diesel, et ses droits de douane ont renchéri le matériel agricole et fermé des marchés à nos agriculteurs.
> Plus d'une semaine après avoir demandé une réunion d'information confidentielle au Sénat sur les risques liés à l'IA, notamment la cybersécurité et la nécessité d'arrêter l'acheminement des puces et des équipements de fabrication d'IA vers la Chine, le silence est total. Peut-être que Trump n'est pas inquiet car sa famille a des centaines de millions (voire des milliards) d'argent investi dans l'économie de l'IA.
> Alors que les coûts des soins de santé s'envolent et que des millions d'Américains se retrouvent sans assurance maladie, quelle est la solution proposée par JD Vance et Donald Trump ? Priver des centaines de milliers de personnes supplémentaires de leur assurance maladie.
Barack Obama (ancien président des Etats-Unis)
> Je suis ravi de voir que de plus en plus de gens parlent de l'avenir de
l'IA, aussi bien au sein du secteur technologique qu'en dehors. (…)
Il n'existe peut-être pas de solution unique et parfaite, mais nous avons le
pouvoir de décider de l'évolution de cette technologie.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat)
> Nous avons l'habitude de considérer les modèles open source comme un
bienfait absolu. Mais dans le cas de l'IA, ils peuvent en réalité présenter des
dangers supplémentaires.
> Nous n'avons jamais été aussi près de mettre fin à l'épidémie de VIH qu'aujourd'hui.
> À mesure que les nouvelles technologies transforment notre monde, nous devons nous poser des questions difficiles sur la sécurité, l'éthique, la responsabilité et la confiance.
> Il y a de quoi être découragé en ce moment. Mais céder au pessimisme ambiant ne nous mènera nulle part.
> Nos symboles nationaux sont importants et appartiennent à tous, pas à un seul homme. Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés ce week-end pour protéger le Kennedy Center. Continuez comme ça !
Cory Booker (sénateur du New Jersey)
> Todd Blanche s'est rendu auprès d'un trafiquant sexuel d'enfants condamné.
Une semaine plus tard, Ghislaine Maxwell était transférée dans un camp à
sécurité minimale. Pendant ce temps, des familles immigrées, pour la plupart
n'ayant jamais été condamnées, croupissent dans des cages surpeuplées de l'ICE,
exposées à la négligence médicale et à la mort.
> Des élus des deux partis spéculent en bourse. Des juges de la Cour suprême acceptent des cadeaux faramineux de milliardaires ayant des affaires en cours devant la Cour. Les enfants du président s'enrichissent. Pendant ce temps, les Américains qui travaillent dur voient leur coût de la vie exploser. Nous ne pouvons tolérer cette malversation. L'État n'est pas un distributeur automatique de billets pour les puissants.
> Le prix du diesel vient d'atteindre un niveau record. Chaque famille, agriculteur et chauffeur routier américain va en subir les conséquences. Donald Trump est au pouvoir depuis 613 jours. Cette situation s'est produite sous sa présidence, à cause de ses choix irresponsables. Et pourtant, il a rejeté la faute sur l'administration précédente. Les travailleurs méritent des solutions, pas des boucs émissaires.
> La guerre irresponsable menée par Trump contre l'Iran est un désastre absolu. Aucun des objectifs qu'il avait promis n'a été atteint. Ce président s'est révélé incapable de gagner la guerre qu'il a déclenchée et d'en sortir le bourbier dans lequel il nous entraîne. Ce sont les familles américaines, déjà en difficulté face à l'inflation galopante, qui en paient le prix.
> Il y a six mois, Trump et les Républicains nous assuraient que la hausse des prix à la pompe due à cette guerre serait « temporaire ». Aujourd’hui, ces mêmes voix affirment que les prix baisseront « dans les semaines et les mois à venir ». Les familles américaines qui travaillent ont besoin que cette guerre prenne fin, pas d’une nouvelle série de promesses vaines.
> L'essence coûte 5 dollars. Nous sommes en guerre à l'étranger. Les coûts des soins de santé explosent. Pourtant, le Congrès se préoccupe du sport universitaire et de la remise en cause des droits des athlètes. C'est inadmissible.
> L'intelligence artificielle sans sagesse, discernement et jugement humains sera catastrophique. Nous avons trois tâches urgentes : empêcher que les prédictions les plus pessimistes ne se réalisent, stopper les méfaits qui nous affectent déjà et veiller à ce que les avantages de l'IA profitent à tous les Américains, et non pas seulement à une poignée de milliardaires et de trillionnaires.
> Les décisions irréfléchies et à courte vue de Donald Trump ont une fois de plus plongé l'Amérique dans un bourbier coûteux au Moyen-Orient. Républicains et démocrates, partout dans le pays, sont exaspérés par l'inflation, la flambée des prix du diesel et de l'essence qui accablent les familles de travailleurs à cause de ses agissements.
> Kash Patel a utilisé le pouvoir du FBI contre la liberté de la presse. Lorsque des journalistes faisaient leur travail, il ne s'en prenait pas seulement aux reporters, mais aussi à leurs conjoints et même à une mère. Il s'agit là d'intimidation et d'une atteinte à la liberté d'expression.
> L'administration Trump vient d'exclure plus de 750 000 personnes de l'Affordable Care Act. Les familles ne devraient jamais avoir à choisir entre se soigner et se loger. Nous devons protéger l'ACA, lutter contre cette atteinte à la couverture santé et garantir à chaque citoyen de ce pays l'accès aux soins dont il a besoin.
> Trump est obsédé par la dorure, les arches gigantesques et veut apposer son nom sur nos passeports, notre monnaie, et même sur le Kennedy Center – une institution qui porte le nom d'un président assassiné et qui a été financée par le peuple américain. Il la prend en otage pour satisfaire son ego, tandis que des familles peinent à se soigner et à payer le prix de l'essence. C'est une parodie de la présidence.
> Les familles d’agriculteurs de tout le pays souffrent. Ils produisent nos aliments. Ils élèvent notre bétail. Ils travaillent cette terre depuis des générations. Et aujourd'hui, la flambée des prix du carburant, des engrais et du matériel agricole les pousse au bord du gouffre. Certains ignorent s'ils pourront survivre à cette saison. Une trahison de Donald Trump envers ceux-là mêmes à qui l'on avait promis une protection. Des droits de douane inconsidérés. Des coûts plus élevés. Des promesses non tenues.
● Inde
♦ Congrès national indien
Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> Le vote est le fondement de notre pays, et je tiens à l'expliquer.
(Une diapositive a été projetée) Car c'est du vote, censé être protégé par la
Commission électorale, que notre Constitution tire son pouvoir. C'est du vote
que la Constitution tire son pouvoir, c'est de la Constitution que sont faites
nos lois, et c'est de nos lois que découlent nos institutions ; c'est une
chaîne qui définit l'Inde moderne. Il est essentiel de comprendre que si le
vote est anéanti, alors notre Constitution est anéantie ; elle perd son
pouvoir, elle ne fonctionne plus. Si notre Constitution est anéantie, nos lois
sont illégales, et si nos lois sont illégales, nos institutions n'ont plus
aucun sens. La question centrale est donc la suivante : il ne s'agit pas
seulement d'une attaque contre le vote. Il s'agit d'une attaque contre l'idéal,
contre l'infrastructure fondamentale, contre la liberté d'expression de chaque
Indien. Et nous le répétons sans cesse : le vote pose problème. La
Commission électorale est la garante institutionnelle de ce vote. Il est de sa
responsabilité de le protéger, et c'est de là que tout découle. Si le vote est
détruit, la Constitution ne fonctionne plus, les lois sont illégales, les
institutions ne valent plus rien. Ce sont ces gens-là (il désigne la diapositive
où apparaissent de nombreux dirigeants politiques, comme le Premier ministre,
le ministre de l'Intérieur, le président de la Commission électorale et des
hommes d'affaires, etc.) qui ont fait cela, et je ne parle pas en l'air. Je
l'ai prouvé, et croyez-moi, il y a déjà largement assez d'informations pour en
être absolument certain… Pas à 99 %… à 100 % : les élections indiennes, les
élections à la Lok Sabha, les élections de 2024, les élections à la Vidhan
Sabha, sont toutes truquées. Les principaux responsables sont ceux que nous
appelons les conspirateurs. D'ailleurs, M. Gyanesh Kumar, qui est assis là… Les
commissaires électoraux l'interrogent. J'ai moi-même posé des questions, mais
elles ont été ignorées. Le peuple indien y a cru, mais les institutions
indiennes n'en ont pas tenu compte. Or, aujourd'hui, deux commissaires
électoraux, choisis par les dirigeants, sont en fonction. Gyanesh Kumar a été
choisi par le Premier ministre indien, et par personne d'autre. Il a été choisi
par Amit Shah, et aujourd'hui, deux commissaires électoraux affirment que M.
Gyanesh Kumar est responsable du chaos et des dommages causés à notre système
électoral. Je tiens donc à souligner que le vol de votes entraîne le vol de
lois, car si les votes sont volés, c'est toute la structure juridique qui
s'effondre. Et du vol de lois naît le vol des institutions ! Voilà le cercle
vicieux qui s'est mis en place. Aujourd'hui, le vote a disparu ; le système
législatif a disparu. Autrement dit, si les votes ont été volés et que les
députés siègent au Parlement grâce à des votes volés, alors toute loi qu'ils
promulguent est illégale. Je le répète : si les votes sont volés et que les
députés qui siègent au Parlement y sont entrés grâce à des votes volés, alors
toute loi qu'ils promulguent est illégale. Et toute réforme institutionnelle
qu'ils mettent en œuvre est également illégale. Or, je suis certain, je n'ai
aucun doute, que dans les six prochains mois… (Désignant la diapositive) Ce
sera clair et net devant vous, car l'information est déjà disponible.
J'aimerais donc revenir brièvement sur certains points de cette séquence, car
elle comporte des éléments intéressants. Le 21 décembre 2023, une loi étrange
est adoptée, et les jeunes de ce pays doivent en prendre connaissance. Cette loi
confère l'immunité au commissaire électoral. Aucune enquête ne peut être menée
contre lui et il est protégé par le système judiciaire indien… Décembre 2023.
Le 7 février, nous tenons une conférence de presse sur le Maharashtra et nous
affirmons clairement que des fraudes électorales sont en cours, preuves à
l'appui. Suite à cela, j'adresse une note de désaccord au Premier ministre
indien, dans laquelle je déclare : « L'aspect fondamental d'une
commission électorale indépendante, libre de toute ingérence du pouvoir
exécutif, réside dans le processus de désignation des commissaires électoraux
et du président de la commission électorale. » Mon avis est ignoré et cet
homme est nommé… par qui ? Par le Premier ministre indien. Nous montrons
ensuite le vol de votes de Mahadevpura et il est important de comprendre que la
pression monte progressivement, car nous recevons de plus en plus
d'informations. Des informations fuient de l'intérieur et nous les recevons. La
pression s'accentue donc sur l'institution, qui commence à comprendre qu'un
problème se profile. Nous organisons ensuite la « Voter Adhikar
Yatra », du 16 août au 1er septembre 2025 ; le 18 septembre, nous
lançons le « Vol de votes d'Aland » et nous montrons ici une certaine
méthodologie. Ces lettres commencent à arriver après le vol de votes d'Aland et
à peu près en même temps que le vol de votes de l'Haryana. Les commissions
électorales étaient au courant, elles comprenaient ce qui se passait, mais
elles ont décidé de ne rien faire et c'est à ce moment-là que ces lettres ont
commencé à arriver. Après plus d'un an de pression intense, nous avons réalisé
« Haryana Vote Chori », qui est, franchement, la présentation la plus
accablante, compte tenu du niveau d'irrégularités constatées. Et maintenant,
ces deux messieurs la rendent publique. Comprenez bien ce qu'ils disent :
ils affirment que le vote n'existe plus en Inde. Voilà ce qu'ils disent, et ils
ajoutent que l'homme qu'ils tiennent pour responsable de cette situation,
« M. Gyanesh Kumar », a été nommé par le Premier ministre indien. Si
leurs courriers sont restés lettre morte, c'est parce que M. Gyanesh Kumar
était protégé par un ou plusieurs de ses protecteurs, à savoir le Premier
ministre, le ministre de l'Intérieur et d'autres, dont nous vous avons montré
les photos. En substance, ce que nous disons, c'est que la vérité sur le
système électoral indien a été révélée. Je vous assure que nous disposons de
suffisamment d'éléments pour ne laisser aucun doute à ce sujet. Nous nous
trouvons donc dans une situation inédite pour notre pays. Depuis 1947, nous
n'avons jamais connu une telle situation : nos élections sont fondamentalement
viciées ; les lois votées par le Parlement sont contestables, car le droit de
vote a été bafoué, et la mainmise sur les institutions est également sujette à
caution. C'est la première fois de son histoire indépendante que l'Inde se
trouve dans une telle situation. Alors, que disons-nous ? Premièrement, nous
exigeons la démission immédiate de M. Gyanesh Kumar. Et je m'adresse à M. Gyanesh
Kumar : comprenez bien… vous êtes une personne très instruite… comprenez ce qui
se passe. Votre acte est un affront à la nation indienne. Il ne s'agit pas
d'une simple fraude électorale, mais d'une attaque contre la Constitution
indienne, contre le système juridique de notre pays. Vous êtes celui qui était
censé garantir la protection du vote, et je vous assure que nous disposons
d'informations suffisantes pour le prouver avec certitude. Vous devez donc y
réfléchir sérieusement, car il y aura des conséquences. Nous ne laisserons pas
la démocratie indienne être détruite sans réagir. Nous ne l'accepterons pas.
Les responsables seront punis… ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain… ils
seront punis. Les deux commissaires électoraux ont fait preuve de sagesse et je
les en remercie : ils ont tout avoué. Monsieur Gyanesh Kumar devrait
réfléchir sérieusement à sa position et devenir témoin à charge. C'est mon
conseil, ce serait un acte de patriotisme. Nous savons ce qui s'est passé et
nous allons le révéler. D'ailleurs, il sait aussi que nous le savons. Je
voudrais conclure en disant que le Premier ministre et Amit Shah feront tous
deux l'objet d'une enquête pour leurs agissements. Il ne fait aucun doute que
le Premier ministre et Amit Shah sont à la tête de ce complot et qu'ils seront
poursuivis pour ce qu'ils ont fait à notre pays. C'est un acte contre l'État
indien. C'est un acte contre le peuple indien, et nous ne pouvons rester
silencieux ; nous refusons de rester silencieux face à cela. Des traîtres
à la nation… car ce sont des traîtres à la nation. (Affichage d'une diapositive
montrant de nombreux dirigeants politiques et hommes d'affaires avec la photo
du président de la Commission électorale, Gyanesh Kumar). Une personne qui
s'attaque au droit de vote, qui détruit fondamentalement les institutions
démocratiques de l'Inde, n'est rien d'autre qu'un traître à la nation, il n'y a
pas d'autre mot, c'est le mot. Et je ne le dis pas à la légère. Je ne le dis
donc pas à la légère. Vous l'avez vu depuis 2023 (diapositive affichée)…
pendant trois ans, je l'ai dit et je l'ai toujours dit en me basant sur des
faits. Je n'ai pas eu recours à des conjectures, je n'ai pas fait appel à mon
imagination, je me suis appuyé sur des faits, et chaque personne dans ce pays le
sait. Ce que je dis ici, c'est que le Premier ministre et le ministre de
l'Intérieur ont attaqué et détruit l'architecture démocratique de ce pays.
● Israël
♦ Yesh Atid
Yair Lapid (Président)
> Le fait que des Israéliens atterrissent aux Pays-Bas et que leurs
bagages soient fouillés pour rechercher et confisquer des produits provenant
des colonies est un échec politique sans précédent. Tout comme le fait que
l'île Maurice refuse l'atterrissage des avions israéliens à sa frontière. Tout
comme le fait que l'Assemblée générale de l'ONU se vide lorsque le Premier
ministre israélien prend la parole. Tout comme le fait qu'Ed Sheeran doive
s'excuser auprès de ses fans pour ne pas être suffisamment anti-israélien. Il y
a toujours eu des antisémites, l'argent qatari et iranien a toujours incité à
la haine contre nous, mais Israël a su par le passé bloquer et empêcher de tels
actes. Avec un travail politique et une gestion de la propagande efficaces, il
est possible d'endiguer la vague anti-israélienne et de redevenir un pays
apprécié dans le monde. Cela n'arrivera pas avec ce gouvernement. Le
redressement commencera dans un mois.
> L'histoire du Sept d'Octobre peut être racontée de bien des manières. L'une d'elles commence avec un grand-père et une grand-mère partis à la rescousse de leur famille : leur fils, leur belle-fille et leurs deux jeunes petites-filles, prisonniers d'une dimension parallèle au kibboutz Schwartz, infesté de terroristes. Ces grands-parents sont Noam et Gali Tivon, et leur histoire sera diffusée dès la semaine prochaine sur la chaîne américaine Paramount Network, touchant ainsi 80 millions de téléspectateurs en Amérique du Nord. À travers le récit de cette famille de Nahal Oz, des dizaines de millions de personnes à travers le monde seront confrontées aux horreurs des Sept d'Octobre. Un seul film suffira à accomplir pour la propagande israélienne ce que ce gouvernement n'a pas réussi à faire en trois ans.
> J-30 avant les élections cruciales de l'histoire du pays. Chaque jour, je présenterai une mesure qui sera prise par le prochain gouvernement. Première mesure : nous mettrons en place une commission d'enquête d'État sur le massacre du 7 octobre.
> Voici le document complet des principes des
dirigeants des partis Tikoun et Tikva Veille du Shabbat et fête de Souccot, 16
Tichri 5777 (26 septembre 2026)
Nous, dirigeants des partis Tikoun, nous réunissons un mois avant le jour des
élections, conscients du caractère crucial de ces scrutins pour l'avenir de
l'État. Malgré nos divergences idéologiques, l'établissement d'un gouvernement
Tikoun et sa reconstruction, sioniste et étatique, constituent notre objectif
commun et primordial. Il est de notre devoir de travailler ensemble à sa
réalisation.
En conséquence, nous convenons et signons :
1. Les dirigeants des partis s'engagent à tout mettre en œuvre, chacun à sa
manière, pour accroître le nombre d'électeurs, mobiliser les électeurs de
toutes les régions du pays, obtenir la majorité aux élections et établir un
gouvernement qui préservera et renforcera Israël en tant qu'État juif et
démocratique.
2. À compter d'aujourd'hui et jusqu'à la formation du gouvernement, aucun
d'entre nous, ni personne agissant en notre nom, n'attaquera un parti
partenaire du bloc ou son dirigeant.
3. Les dirigeants des partis s'engagent à agir conjointement immédiatement
après les élections afin de former un gouvernement de redressement et de
reconstruction.
4. Les dirigeants des partis mettront en place trois groupes de travail
conjoints dans les 48 heures :
Groupe A — œuvrera à accroître la participation électorale du bloc, à
préparer le jour du scrutin et à garantir l'intégrité des élections.
Groupe B — élaborera les grandes orientations du prochain
gouvernement, notamment l'égalité des charges, la création d'une commission
d'enquête d'État sur le massacre du 7 octobre, la limitation du nombre de
mandats du Premier ministre, l'adoption d'une constitution et un plan d'action
pour les 100 premiers jours du gouvernement.
Groupe C — un groupe de porte-parole qui travaillera de concert pour
atteindre des objectifs communs et lutter contre la désinformation et les
campagnes de diffamation.
Nous sommes unis et déterminés à apporter redressement et espoir à l'État
d'Israël. Nous appelons chaque citoyen qui croit en ce pays, en ses valeurs et
en sa force, à se joindre à nous pour voter le jour des élections afin de
décider ensemble de l'avenir de nos enfants. Les soussignés s'engagent les uns
envers les autres et envers les citoyens d'Israël à respecter ce document dans
son intégralité.
(Au nom des soussignés, Gadi Eisenkot | Naftali Bennett | Yair Golan | Avigdor
Lieberman | Yair Lapid)
● Japon
♦ Parti démocrate constitutionnel
> Le 25 septembre, le Parti
démocrate constitutionnel a tenu une réunion conjointe de son Comité de
recherche sur le système fiscal et de son Comité de recherche sur la réforme du
système de sécurité sociale et d'emploi, et a mené des auditions auprès des ministères
et agences gouvernementales concernés.
La position du parti sera clarifiée en vue de la session extraordinaire de
la Diète.
D'emblée, Hiroto Kumagai, président du Conseil de recherche sur le système
fiscal, a indiqué comprendre que, suite aux travaux de la commission du budget
et autres procédures, la session extraordinaire de la Diète, qui débutera le 5
octobre, devrait aborder des projets de loi relatifs à une réduction du taux de
la taxe sur la consommation et à des aides destinées à alléger la charge des
travailleurs. Il a ensuite déclaré qu'il était nécessaire de clarifier la
position du parti avant ces délibérations et a exprimé son intention de tenir
des auditions auprès des ministères et agences concernés et d'engager des
discussions entre les membres de la Diète.
L'exclusion des personnes à faible revenu ou sans revenu du programme fait
l'objet de critiques.
Ishibashi Michihiro, président du Comité de recherche sur la réforme du
système de sécurité sociale et d'emploi, a expliqué avoir tenu de nombreuses réunions,
même pendant la suspension des travaux parlementaires, et avoir assisté à la
Conférence nationale avec le président Kumagai lors de la session
extraordinaire de la Diète. Il a indiqué que le Parti démocrate constitutionnel
avait souligné que le dispositif, auparavant qualifié de « crédit d'impôt
remboursable », était en réalité une prestation liée au revenu, et que
leurs efforts pour en modifier l'appellation avaient abouti à son changement de
nom en « Allocation de soutien à la réduction de la charge des
salariés ». Il a également critiqué l'exclusion des personnes à faibles
revenus et des chômeurs dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil,
ainsi que le manque de précisions concernant les modalités du dispositif,
notamment les critères d'éligibilité et le montant de l'allocation. Il a
expliqué que cela ne permettrait pas de protéger efficacement la population, en
particulier les personnes à faibles revenus et les chômeurs, déjà fragilisés
par la forte inflation actuelle, et a justifié son refus de soutenir la
proposition du gouvernement jusqu'à présent.
Les questions relatives aux produits alimentaires seront également
examinées.
Le président Ishibashi a également déclaré qu'en réponse à la nouvelle
proposition du gouvernement, « nous vérifierons dans quelle mesure les préoccupations
et les problèmes que nous avons soulevés jusqu'à présent seront pris en compte ».
De plus, il a demandé des explications précises concernant l'impact sur les
agriculteurs et les restaurateurs en ce qui concerne les produits alimentaires,
ainsi que sur les prêts proposés comme mesures de soutien, et a indiqué son
intention de discuter des politiques nécessaires lors de futures réunions
conjointes.
> Le
25 septembre, Yoshitaka Saito, président de la commission des affaires de la
Diète, a rencontré Isozaki, président de la commission des affaires de la Diète
du Parti libéral-démocrate, au sein du bâtiment de la Diète. Ils ont échangé
leurs points de vue sur le calendrier de la session extraordinaire de la Diète
et sur son fonctionnement.
S'adressant aux journalistes après la réunion, le président de la
commission des affaires de la Diète, M. Saito, a indiqué que le président de la
commission des affaires de la Diète du PLD, M. Isozaki, avait proposé la
convocation d'une session extraordinaire de la Diète le 5 octobre. La
convocation serait communiquée au Comité de gestion de la Chambre le 29
septembre, la date limite d'inscription au parti étant fixée au lendemain, le
30 septembre. M. Saito a souligné que le court délai entre la notification et
la date de convocation ne laisserait pas suffisamment de temps aux groupes du
parti pour se préparer et prendre des décisions concernant leur personnel,
ajoutant : « N'est-ce pas un peu tard ? »
Le rapport mentionne également que des discussions ont eu lieu concernant
la nomination de parlementaires non impliqués dans le scandale des fonds
occultes à des postes tels que présidents de commissions permanentes, présidents
de commissions spéciales et administrateurs. Il réaffirme que, comme cela a été
évoqué entre la majorité et l'opposition, « à ce stade, nous ne pouvons
approuver la nomination de personnes n'ayant pas été élues à des postes de président
de commission à la Chambre des conseillers avec le soutien et l'aval de tous
les groupes politiques ». En revanche, concernant les postes d'administrateurs,
le rapport indique qu'il pourrait être possible d'approuver certaines
nominations ultérieurement, après des discussions approfondies entre les partis
d'opposition.
Concernant la demande du Parti libéral-démocrate de soumettre des questions
« plus tôt et plus en détail », le gouvernement a déclaré qu'il avait toujours
répondu promptement et avec soin, et a indiqué qu'il entendait poursuivre son
approche habituelle.
Concernant le déroulement de la session extraordinaire de la Diète, il a
demandé que « la Diète soit gérée avec soin, conformément aux pratiques établies
et aux discussions accumulées, comme par le passé ». Il a souligné que, compte
tenu de l'exemple de l'année dernière, notamment des questions fondamentales et
des délibérations approfondies au sein de la Commission du budget à la suite
des questions représentatives, « nous souhaitons que les délibérations, y
compris celles de la Commission du budget, soient menées de manière approfondie
».
Au sein de la Chambre des conseillers en particulier, il a déclaré que,
historiquement, les partis au pouvoir comme les partis d'opposition s'étaient
efforcés de coopérer pour enrichir les délibérations et mener des discussions
dignes d'une instance de réexamen. Il a ajouté : « Je souhaite que
les partis majoritaires à la Chambre des conseillers, et notamment le Parti libéral-démocrate,
chérissent cette position, et nous souhaitons également l'adopter. » Il a
poursuivi en affirmant qu'il s'agissait de « la raison d'être de la
Diète » et que des délibérations approfondies étaient nécessaires pour que
la Diète soit aussi bénéfique que possible à la population. Il a enfin exhorté
le Premier ministre à écouter attentivement les voix de l'opposition et du
peuple au sein de la Diète.
Interrogé sur l'appel lancé par M. Murai, président de la commission des
affaires de la Diète du Parti libéral-démocrate, en faveur d'une « réforme et
d'une plus grande efficacité de la Diète » à la Chambre des représentants, ce
dernier a souligné que l'efficacité et la réduction du temps de délibération ne
sont pas synonymes, et a ajouté : « Si le simple fait de raccourcir
le temps ou de limiter les possibilités de présence du Premier ministre est
considéré comme un gage d'efficacité, alors c'est totalement inacceptable à la
Chambre des conseillers. Nous continuerons d'exiger que les délibérations se
déroulent comme auparavant. »
Concernant l'intégration de députés non inscrits sur les listes
parlementaires au sein du gouvernement et la nomination de plusieurs d'entre
eux à des postes de vice-ministres et de secrétaires parlementaires, il a
souligné que « même si leur position peut différer de celle de certains membres
de la Chambre des conseillers, ayant reçu la confiance du peuple par les urnes,
ils doivent désormais, en tant que ministres, rendre des comptes plus que
jamais ». Il a déclaré que les qualifications des ministres constituent un
élément important des délibérations et qu'il entend les interroger en
commission.
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Le Frp souhaite faciliter la reconstitution de la couche arable – le Parti
du Centre estime que c'est une erreur ! Sur un mètre carré de bonne couche
arable, on peut cultiver du blé pour produire environ une miche de pain par an,
et ce, indéfiniment. La couche arable nous nourrit aujourd'hui et nourrira
également les générations futures. C'est pourquoi le Parti du Centre considère
qu'affaiblir la protection des sols pour gagner de la place pour l'asphalte,
les centres commerciaux et le développement est une solution à court terme. Une
fois la couche arable reconstituée, il est difficile de la récupérer. À l'heure
où le monde est plus troublé que jamais et où la préparation et
l'autosuffisance sont des priorités, nous pensons que la solution réside dans
une meilleure préservation des sols sur lesquels nous pouvons réellement
produire notre nourriture.
> Les aéroports sont essentiels à la préparation aux situations d'urgence ! Il faut les préserver et les renforcer, plutôt que de proposer des coupes budgétaires.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
> Manifester est une chose. Intimider les équipages bénévoles des canots
de sauvetage en est une autre. Ces bénévoles risquent leur vie pour sauver
celle des autres. Les prendre pour cible n'est pas un acte patriotique. C'est
contraire aux valeurs britanniques.
> L'intelligence artificielle superintelligente se développe à une vitesse extraordinaire, et même les leaders du secteur technologique tirent la sonnette d'alarme. Les gouvernements doivent agir sans tarder, en renforçant les mécanismes de protection et les garde-fous internationaux afin de se préparer aux risques à venir.
> La Grande-Bretagne se sent brisée car elle est freinée dans son développement. Le peuple se sent impuissant et incapable de demander des comptes aux puissants.
> Augmenter le seuil d'imposition personnel. Faire confiance aux citoyens pour gérer leur argent, sans leur dire que l'État sait mieux que les autres. 680 £ par an, de l'argent enfin disponible pour les ménages.
> Les Libéraux-démocrates ont exonéré plus de 3 millions de personnes d'impôt sur le revenu grâce à l'abattement personnel. Une récompense pour le travail et l'ambition, qui aide les plus modestes. Nous allons donc relever l'abattement personnel à 15 000 £, exonérant ainsi 2 millions de personnes supplémentaires d'impôt et offrant à la plupart des contribuables une réduction d'impôt de 680 £.
> Rétablir nos relations avec l'Europe est le seul moyen de remettre notre économie sur les rails. Nous nous battons pour y parvenir. Pour que la Grande-Bretagne retrouve la place qui lui revient. Au cœur de l'Europe.
> Personne ne devrait être filmé et sexualisé à son insu sans son consentement. Or, les lunettes connectées facilitent grandement cette pratique. Les Libéraux-démocrates réclament une réglementation qui évolue avec les technologies et protège les droits des citoyens.
> Depuis des années, nos rivières, nos lacs et nos mers sont déversés dans des eaux usées immondes tandis que les dirigeants s'enrichissent de milliards. Il est temps de mettre fin à la gestion lucrative de l'eau, de mettre un terme aux privatisations désastreuses et de donner la priorité aux communautés et à notre environnement.
> Nous gagnons là où ça compte vraiment : aux urnes. Tandis que Farage prône une politique à la Trump, les Libéraux-démocrates se concentrent sur des solutions concrètes pour améliorer la vie des gens.
> Trop de mères et de bébés sont laissés pour
compte en raison de soins maternels insalubres. Les ministres ne peuvent plus
fermer les yeux. Nous demandons un accompagnement individualisé en maternité
afin que chaque mère bénéficie d'un soutien sûr et bienveillant. (…)
Trop longtemps, la crise de la maternité a laissé trop de familles dans
l'embarras. C'est pourquoi nous avons adopté notre motion visant à faire de
l'Angleterre l'endroit le plus sûr pour avoir un bébé.
Ed Davey (leader)
> [Discours à la Conférence d'automne 2026 «Le combat de notre vie»] Il se
passe quelque chose de grave et de dangereux dans notre pays.
Des centaines de voyous, vêtus de chemises noires et de cagoules, défilent dans
nos rues. D'abord à Douvres. Puis à Portsmouth.
Leur but ? Intimider. Semer la peur. Attiser le racisme.
Ils se prétendent patriotes, mais ils détruiraient notre pays. Nous ne devons
pas les laisser faire.
Mesdames et Messieurs les conférenciers, nous avons déjà vu cela. Le racisme
dans les rues britanniques n'est malheureusement pas un phénomène nouveau. Bien
que l'immense majorité de nos concitoyens partagent nos valeurs de décence, de
tolérance et de respect – les valeurs qui font la grandeur de notre pays –, une
petite minorité a toujours été déterminée à les détruire.
Les fascistes de Mosley dans les années 30. Le Front national dans les années
70. Nick Griffin et le BNP il y a à peine vingt ans.
À chaque fois, ils ont tenté de semer la discorde entre voisins, d'opposer les
communautés, de transformer nos rues en champs de bataille. Mais nous ne les
avons pas laissés faire. Le peuple britannique a dit non.
L'East End a tenu bon sur Cable Street. Lewisham et Wood Green leur ont fait
perdre le contrôle du parti. Les électeurs ont rejeté le BNP.
À chaque génération, on voit apparaître ces hommes qui se prétendent patriotes,
qui affirment parler au nom de la « vraie Grande-Bretagne ». Et à chaque
génération, la vraie Grande-Bretagne refuse de les accepter.
Mais cette fois-ci, quelque chose semble différent, n'est-ce pas, Conférence ?
Car les chemises noires qui défilent aujourd'hui n'agissent pas isolément.
Elles ne sont que la partie la plus visible d'une menace d'extrême droite
extrêmement bien financée, qui s'étend bien au-delà des frontières du
Royaume-Uni.
C’est l’homme le plus riche du monde – Elon Musk – qui promeut cette idée grâce
à toute la puissance de sa plateforme de médias sociaux.
Et oui, chers collègues, il faut le dire. Il s'agit d'un mouvement d'extrême
droite alimenté et attisé par des politiciens et des partis qui se prétendent
de sérieux prétendants à la direction de notre pays. Des politiciens cyniques
comme Nigel Farage.
Non seulement il est prêt, mais il est avide d'attiser les flammes de la haine
et de l'intolérance pour s'enrichir. Pour accéder au pouvoir. Il cherche à
créer une nation de division et de peur – car c'est ce qui le motive.
Eh bien, Conférence, ce n'est pas notre pays. Ce n'est pas ce que nous sommes.
C'est le pire de l'Amérique de Trump. Nous ne devons pas la laisser devenir la
Grande-Bretagne de Farage.
Et cette rhétorique, elle ne se limite pas aux mots. Elle a des conséquences
bien réelles, dans nos rues et dans nos quartiers. Des attaques honteuses
contre les bénévoles de la Royal National Lifeboat Institution, à mon amie, une
jeune Britannique d'origine indienne, à qui des militants du Parti réformiste
ont dit que, s'ils arrivaient au pouvoir, ses passeports et ceux de sa famille
seraient confisqués.
Et maintenant, ces mêmes activistes sont soutenus par deux milliardaires du
secteur des cryptomonnaies à hauteur de 72 millions de livres sterling.
Conférence, s'il y avait le moindre doute auparavant, il n'y en a plus
maintenant. Nous sommes engagés dans le combat de notre vie. Et c'est un combat
que nous devons gagner. Pas de pression, les amis !
Mais la bonne nouvelle, c'est que nous sommes déjà en train de gagner.
Je regarde autour de moi dans cette salle et je vois tant de conseillers
municipaux, tant de présidents de conseils locaux, tant de députés – à
Westminster, à Holyrood et à Cardiff Bay. Et vous tous qui avez contribué à
leur élection. Nous gagnons même dans le Devon – quoi que vous ayez pu entendre
! Vous êtes de plus en plus nombreux chaque année.
Nous tous, engagés à bâtir un Royaume-Uni d'équité, de décence et de
solidarité.
Nous sommes pleinement unis pour condamner le racisme sous toutes ses formes.
Mais la condamnation seule ne suffit pas. Nous devons comprendre pourquoi il se
produit afin de pouvoir le vaincre.
Les gens en ont assez.
Ils constatent qu'une politique promet le changement mais ne tient pas ses
promesses. Leurs factures ne cessent d'augmenter. Leurs enfants n'ont toujours
pas les moyens d'acheter un logement. Leurs proches attendent toujours trop
longtemps pour obtenir un rendez-vous chez le médecin.
Quand les gens cessent de croire que la politique peut changer leur vie, ils
deviennent cyniques. En colère. Et ils n'ont pas tort.
Quand nos jeunes ne voient pas d'avenir pour eux-mêmes dans nos communautés,
ils baissent les bras. Et ils se tournent vers leurs écrans. Des écrans qui
offrent l'illusion de l'excitation, l'illusion du lien social, l'illusion
d'appartenir à une communauté. Mais des écrans qui ne font qu'accentuer le
sentiment de vide et de solitude qu'aucun défilement incessant ne saurait
combler.
Faut-il s'étonner que les populistes aient trouvé matière à exploiter ?
Leur seul objectif est de tout détruire. Et quand les gens aspirent
désespérément au changement, « tout détruire » finit par apparaître comme la
seule option honnête qui reste. Les gens se sentent impuissants et cherchent
quiconque semble prêt à leur dire la vérité sur l'état catastrophique de la
situation.
Nous devons le comprendre, Mesdames et Messieurs les participants à la
Conférence. Car la lutte contre ces forces est véritablement le combat de notre
vie. Il faudra bien plus qu'un manifeste. Il faudra un mouvement, ancré dans la
décence, l'équité et la solidarité. Dans les valeurs britanniques. Dans les
valeurs libérales. Et ce mouvement ne peut se contenter de dialoguer entre
lui-même.
Nous ne gagnerons pas le combat de notre vie en nous repliant sur nous-mêmes,
en ne parlant qu'à des personnes qui partagent déjà nos idées.
Il suffit de regarder le Parti conservateur d'aujourd'hui. Kemi Badenoch
empêche désormais toute personne soucieuse des droits de l'homme ou de la lutte
contre le changement climatique de se présenter sous l'étiquette conservatrice.
Des millions d'électeurs conservateurs, honnêtes et modérés, comprennent son
message et se détournent de nous, se tournant de plus en plus vers nous. Voilà
ce qui arrive quand on ne parle qu'à soi-même. On ne se contente pas d'éloigner
les gens, on finit par faire fuir ses propres électeurs.
Le véritable libéralisme repose sur la reconnaissance de la valeur de chaque
être humain – et pas seulement de ceux qui partagent notre apparence ou nos
croyances.
Une société libre est complexe. Elle est pleine de désaccords. Et en tant que
libéraux, nous n'effaçons pas nos différences. Nous les affrontons. À l'image
de la façon dont les gens de tout le pays surmontent leurs différences chaque
jour.
Non pas en s'interpellant sans s'écouter, mais en tissant de véritables liens
humains. De personne à personne. De voisin à voisin. De rue en rue. Car lorsque
la personne avec laquelle vous êtes en désaccord cesse d'être une simple image
sur votre fil d'actualité et devient un être humain avec un visage, un foyer et
une vie…
C’est à ce moment-là que nous progressons. Et chers collègues, si tout cela
vous semble étrangement familier, c’est normal ! Car c’est précisément ce que
notre parti a toujours défendu.
La politique communautaire que nous pratiquons au quotidien. La vraie politique
communautaire. Voilà la solution. Car la politique communautaire n'est pas une
manœuvre habile pour gagner quelques voix de plus lors des élections. C'est un
engagement à l'année pour tisser des liens humains. Pour faire pleinement
partie des communautés que nous servons.
En allant de porte en porte, de la rue principale à la salle des fêtes, de la
gare à l'école, pour montrer aux gens que la démocratie peut réellement leur
être utile, qu'elle peut améliorer leur vie et leur communauté.
Il ne s'agit pas d'agir envers les gens, ni même de faire des choses pour eux,
mais d'agir avec eux et de leur donner les moyens d'agir davantage par
eux-mêmes.
Chers amis, j'ai pu constater de près le pouvoir transformateur de la politique
locale. Kingston compte de nombreux conseillers municipaux libéraux-démocrates
brillants. Mais il y en a une que je trouve particulièrement remarquable.
Certains d'entre vous la connaissent peut-être…
Ma merveilleuse épouse Emily.
Emily pilote le plus important programme de construction de logements sociaux
de Kingston depuis un demi-siècle. Mais ce qui fait d'elle une libérale
brillante, ce n'est pas seulement le nombre de logements qu'elle construit,
c'est aussi sa manière de procéder. Lorsqu'Emily a pris ses fonctions, un plan
de rénovation du plus grand ensemble de logements sociaux de l'arrondissement
existait déjà. Mais ce plan avait été élaboré par l'ancien conseil municipal
conservateur, qui n'avait absolument pas consulté les habitants.
On leur faisait subir quelque chose, et non pas avec eux.
Emily a donc refusé. C'est leur maison. Ils doivent avoir leur mot à dire. Et
elle a insisté pour un vote à l'échelle du lotissement. Cette décision a tout
changé. Elle a obligé les représentants de la mairie et le promoteur à se
rendre sur place. Elle les a obligés à dialoguer avec les locataires et à les
écouter.
Et devinez quoi ? Cela a permis de construire des maisons de meilleure qualité,
mieux conçues.
Et les habitants ont voté massivement pour eux. Mais surtout, ils étaient
ravis. Ils n'en revenaient pas qu'on leur ait demandé leur avis, qu'on leur ait
donné la parole, qu'on leur ait confié le pouvoir. Les premières familles ont
emménagé dans leurs nouveaux logements, et Emily en a visité quelques-uns.
L'une d'elles lui a dit quelque chose qui nous émeut encore aujourd'hui. À
propos de leur nouvel appartement, cette personne a dit : « Nous ne méritons
pas ça. »
Voilà à quel point l'ancien système les avait plongés dans le désespoir. Mais
maintenant, ils ont retrouvé espoir.
Voilà, mes amis, ce qu'est la vraie politique communautaire. Le vrai
libéralisme.
Et je suis si fière d'être mariée à quelqu'un qui met le libéralisme en
pratique – pour les personnes les plus vulnérables et défavorisées de ma
circonscription. Emily, je suis si fière de toi.
J'y pense chaque fois que j'entends des gens dire que la politique ne peut rien
changer.
C'est possible. Ça l'est.
Chaque jour, dans les conseils municipaux, les permanences parlementaires et
les parlements de tout le pays, les Libéraux-démocrates prouvent que voter peut
faire la différence. Que votre voix peut changer les choses. Qu'avec un
engagement politique communautaire libéral, nous pouvons répondre au désespoir
et à l'impuissance des citoyens.
Pas avec un slogan, pas avec un bouc émissaire, mais avec du travail acharné.
Avec le combat de notre vie.
Comme je vous l'ai déjà dit, chers collègues, si vous voulez une phrase qui
résume ce que le libéralisme signifie pour moi, la voici : être libéral,
c'est donner du pouvoir aux sans-pouvoir et demander des comptes aux puissants.
Et il n'y a pas que les conseils municipaux ou les promoteurs immobiliers que
nous devons tenir responsables, n'est-ce pas, Conférence ?
Ce sont les compagnies des eaux qui polluent nos rivières tout en versant des
sommes colossales en dividendes et en primes.
Les barons des médias sociaux – ils empoisonnent l’esprit de nos enfants tout
en semant la division et la haine.
Les politiciens corrompus – qui s'enrichissent en prenant tout le monde pour
acquis.
Et il existe une nouvelle force que nous ne pouvons ignorer. Il est urgent de
la contrôler. L'intelligence artificielle transforme déjà nos vies, de manière
perceptible et imperceptible.
Bien gérée, elle pourrait guérir des maladies, faciliter le travail et
permettre des découvertes inimaginables. Mais mal gérée, elle concentre plus de
pouvoir entre les mains d'un nombre restreint de personnes que jamais
auparavant dans l'histoire de l'humanité.
Et cela constitue une menace non seulement pour notre pays et nos communautés,
mais aussi pour l'avenir de toute notre espèce.
Certains des scientifiques et ingénieurs qui développent cette technologie
avertissent qu'une IA super-intelligente pourrait – et je cite leurs termes
exacts – « nous anéantir tous ». Il ne s'agit pas de science-fiction.
C'est un avertissement bien réel, lancé par ceux qui savent.
Pas seulement le combat de notre vie. Le combat pour la vie elle-même.
Et pourtant, à l'heure actuelle, l'avenir de cette technologie se joue entre
les mains d'une poignée d'hommes parmi les plus riches et les plus puissants de
Californie et de Pékin. Ils se livrent à une course effrénée, sans aucun
garde-fou ni personne pour les freiner. Conférence, nous n'accepterions jamais
cela face à une autre menace existentielle. Et nous ne devons pas l'accepter
non plus lorsqu'il s'agit d'IA.
Prenons l'exemple des armes nucléaires. Nous n'avons pas laissé la bombe
atomique entre les mains de quelques milliardaires. Nous avons créé l'Agence
internationale de l'énergie atomique. Des nations qui collaborent pour
contrôler une technologie capable de nous anéantir.
En matière de changement climatique, notre parti a toujours été à l'avant-garde
de la lutte pour une action internationale, une action mondiale. Nous avons
mené les travaux en Europe, en négociant un accord historique qui a jeté les
bases de l'Accord de Paris.
Nous avons agi ainsi parce que – en tant que libéraux – nous savons que des
questions aussi existentielles que les armes nucléaires ou le changement
climatique ne peuvent être laissées entre les mains d'une poignée de puissants.
Il doit en être de même pour l'IA.
Je ne suis pas le seul à comparer l'IA au changement climatique. Donald Trump
l'a fait lui aussi. Il affirme que les deux sont des « canulars ». Mais Trump
prétend également que la seule chose dont nous avons besoin pour nous protéger
de l'IA est un « président intelligent ».
Je ne sais pas pour vous, chers membres de la conférence, mais je me sens déjà
plus en sécurité !
Peut-on compter sur Trump pour nous sauver tous ? Non ! Peut-on compter sur
Mark Zuckerberg ? Sur Sam Altman ? Sur Elon Musk ? Non !
Mais je crains que le plan proposé par Andy Burnham – un partenariat avec le
ministère de la Guerre de Trump – soit loin d'être à la hauteur de cette
menace. Il risque seulement de nous rendre plus dépendants d'une administration
Trump à la solde des géants de la tech.
Il nous appartient donc, mes amis, de relever ce défi. Nous avons besoin d'un
traité international pour suspendre immédiatement le développement de l'IA
super-intelligente, avant qu'il ne soit trop tard. Nous avons besoin d'une
nouvelle Agence internationale de sécurité de l'IA – comme celle qui existe
pour le nucléaire – afin d'empêcher quiconque de développer cette technologie
de manière irresponsable.
Une solution libérale – car le problème est fondamentalement une question de
pouvoir. Il est trop concentré et nous devons le démanteler. Mais nous devons
aussi prendre en compte l'autre moitié de notre équation libérale.
Donner plus de pouvoir aux gens.
Il ne s'agit pas de faire les choses à leur place, sous prétexte que « l'État
sait mieux que quiconque », comme je crains qu'Andy Burnham ne soit tenté de le
faire. Ni de les laisser se débrouiller seuls, comme Kemi Badenoch et Nigel
Farage semblent déjà le promettre.
Mais donner aux gens les moyens d'atteindre leur plein potentiel – pour
eux-mêmes. Voilà la mission des libéraux.
Encore une fois, tout ne commence pas par des politiques. Tout commence par un
état d'esprit. Et j'y pense surtout quand je pense à notre fils, John. Emily et
moi, on nous avait dit, quand John était petit, qu'il passerait sa vie en
fauteuil roulant, définitivement.
On nous a dit qu'il fallait l'accepter. Mais nous avons refusé. Nous avons
cherché une thérapie pour soulager ses muscles. Nous avons appris des exercices
pour l'aider à maîtriser son corps. Emily a passé deux ans à lui apprendre
patiemment à ramper.
Je viens de vous parler des efforts qu'Emily déploie pour ses locataires, alors
imaginez ce qu'elle fera pour notre fils. Petit à petit, et grâce à beaucoup
d'aide, nous avons permis à John de se tenir debout et de marcher avec un peu
d'aide.
Lors de nos promenades en famille, il fait du tricycle – et il adore ça.
Permettez-moi de vous dire ceci, chers collègues. Trop de nos services sociaux
n'accordent pas aux personnes comme John les moyens d'agir. Cette culture n'y
est pas. Ils considèrent que prendre soin des autres est quelque chose qu'on
leur impose. Mais Emily et moi avons eu une chance incroyable. Nous avons eu la
chance de trouver des thérapeutes pour John qui, eux, croyaient en son
autonomisation.
Je suis député. Emily est conseillère municipale et avocate. Nous avons reçu un
soutien considérable de la part de notre famille et de nos amis. Malgré cela,
nous avons dû nous battre pour John, à chaque étape.
Et je sais que, pour la plupart des gens qui n'ont pas cette chance, le combat
est bien plus difficile.
Je les vois chaque semaine lors de ma permanence parlementaire. Ces parents qui
se battent pour leurs enfants ayant des besoins éducatifs particuliers. Ils
luttent contre un système censé les soutenir, eux et leurs enfants. Mais au
lieu de cela, il les accable et les plonge dans le désespoir, le sentiment
d'être piégés et impuissants.
Demandez à n'importe quel parent dans cette situation – et je sais que vous
êtes nombreux ici – et il vous le dira. Nous ne voulons pas de charité. Nous ne
voulons pas d'un système qui fasse tout à notre place. Nous connaissons nos
enfants mieux que quiconque et nous les aimons comme personne d'autre ne pourra
jamais les aimer. Ce que nous voulons, c'est un système qui nous donne les
moyens, à nous et à nos enfants, de les aider à s'épanouir.
Voilà en quoi consiste véritablement le soin. Il ne s'agit pas seulement de
gérer les personnes, mais de libérer leur potentiel.
Voilà ce pour quoi je me bats. Un pays libéral. Un pays solidaire. C'est le
combat de notre vie.
Et tout commence dès le début. À la naissance.
Ce moment précieux et miraculeux où tout bascule. Il devrait être synonyme de
joie absolue. Mais aujourd'hui, dans l'un des pays les plus riches du monde,
donner naissance n'est pas toujours sans danger.
Enquête après enquête, le même schéma effroyable se dessine : des mères et des
bébés se retrouvent avec des séquelles invalidantes, voire pire, à cause d'un
système de maternité saturé.
Les sages-femmes font de leur mieux, mais elles sont épuisées, et dans des
bâtiments inadaptés.
Cela fait honte à notre pays. Et nous ne l'accepterons pas.
Nous offrirons aux mères les soins individualisés dont elles ont besoin, nous
sécuriserons chaque maternité et nous mettrons fin à ce scandale une fois pour
toutes. Mesdames et Messieurs les conférenciers, je crois que la
Grande-Bretagne devrait être l'endroit le plus sûr au monde pour accoucher. Et
elle devrait aussi être le meilleur pays au monde pour fonder une famille.
Mais cette promesse ne peut se réaliser tant que les familles sont écrasées par
la hausse des factures et une économie qui leur paraît truquée. Elles ne
peuvent être ni fortes ni libres tant qu'une crise du coût de la vie les
accable chaque jour.
Ce jeune couple, qui a suivi tous les conseils à la lettre – travaillé dur,
économisé autant que possible – est toujours incapable d'obtenir un prêt
immobilier. Ils continuent de louer un appartement qui absorbe tous leurs
revenus. Leur rêve de devenir propriétaires s'éloigne inexorablement.
Le retraité qui avait peur d'allumer un ventilateur cet été, a maintenant peur
d'allumer le chauffage cet hiver.
Les gens qui disent : « Je travaille plus dur que jamais. J'ai réussi à obtenir
une promotion et une augmentation de salaire. Mais d'une certaine manière, j'ai
plus de difficultés qu'avant. »
Et nous savons ce qui nous a amenés à ce point, n'est-ce pas, Conférence ?
Les terribles dégâts économiques causés par l'accord de Brexit des
conservateurs – soutenu, ne l'oublions jamais, par Nigel Farage. Un accord qui
a érigé des barrières commerciales, qui a paralysé les entreprises britanniques
sous le poids des coûts et de la bureaucratie, et qui a fait grimper les prix
dans nos supermarchés.
Un accord qui a privé nos jeunes d'opportunités. L'accord raté du Brexit. Tout
le chaos conservateur qui s'en est suivi.
Et puis, au lieu de remédier à la situation, le Parti travailliste n'a fait
qu'aggraver les choses avec des hausses d'impôts néfastes, son propre chaos et
ses luttes intestines. Et même aujourd'hui, Andy Burnham refuse d'ouvrir la
porte au marché unique européen.
Nous sommes les seuls à avoir le courage de le dire, n'est-ce pas, Conférence ?
Rétablir nos relations avec l'Europe est le seul moyen de remettre notre
économie sur les rails. Et c'est précisément ce que nous faisons :
remettre la Grande-Bretagne à la place qui lui revient, au cœur de l'Europe.
C'est aussi le combat de notre vie.
L'an dernier, j'ai présenté notre plan pour une nouvelle union douanière, afin
de réduire drastiquement les formalités administratives liées au Brexit.
Aujourd'hui, je vais plus loin, car la situation l'exige.
Non seulement une union douanière, mais aussi l'adhésion au marché unique.
Lever les barrières commerciales. Relancer notre économie. Et renforcer notre
sécurité collective. Plus qu'un simple plan de croissance. Un plan de défense.
Pour vaincre Poutine. Pour protéger notre continent et notre pays.
Le combat de notre vie, véritablement.
Et cette croissance économique nous permettra aussi de nous attaquer au coût de
la vie. Cela commence par l'impôt sur le revenu. Regardez ce qui s'est passé
ces dernières années, à cause du manque de croissance.
En quête désespérée de nouvelles sources de revenus, les gouvernements –
conservateurs comme travaillistes – ont puisé dans le budget des citoyens.
Comment ? En gelant l’abattement fiscal personnel. En augmentant l’impôt
sur le revenu de manière détournée. En prélevant chaque année des centaines de
livres supplémentaires sur les fiches de paie des citoyens ordinaires. Un impôt
déguisé pour financer le désastre économique de Johnson et Farage.
Lorsque nous étions au pouvoir, notre parti a fait tout le contraire. Nous
avons augmenté l'abattement personnel de 4 000 £, ce qui a permis à
plus de 3 millions de personnes d'être totalement exonérées d'impôt sur le
revenu. C'était une mesure profondément libérale, qui récompensait le travail
et l'ambition, et qui aidait les plus modestes à être les mieux payés. Nous
faisions confiance aux citoyens pour gérer leur argent, sans leur imposer la
volonté de l'État.
Et c'est notre approche libérale dont nous avons de nouveau besoin aujourd'hui.
J'annonce donc notre plan visant à relever l'abattement fiscal personnel à
15 000 £. Cela permettra à 2 millions de personnes
supplémentaires d'être totalement exonérées d'impôt et offrira à la plupart des
contribuables une réduction d'impôt de 680 £.
De l'argent réel, de retour dans les poches des gens.
Vous avez peut-être entendu Robert Jenrick tenir des propos similaires lors de
la conférence de Reform, entre deux tentatives de défense suite au dernier
scandale de financement de Farage. Mais voici la différence majeure :
Jenrick ne l'a pas dit explicitement, mais les chiffres de Reform montrent que
le financement de ce projet se ferait au détriment de 22 milliards de livres
sterling d'aides essentielles destinées aux personnes handicapées.
Réfléchissez-y. Les réformateurs proposent une réduction d'impôts, mais
seulement si cela pénalise les personnes handicapées. Nous disons non. Nous
pouvons baisser les impôts et soutenir les plus vulnérables de notre pays.
Parce que nous financerons cette baisse d'impôt de manière juste et honnête.
Pas par un endettement accru. Pas par des réductions de dépenses illusoires qui
ne se concrétisent jamais. Pas en augmentant vos impôts déguisément.
Nous financerons cela grâce aux dividendes de la croissance. La croissance qui
découle de notre nouveau partenariat audacieux avec l'Europe. Des échanges
commerciaux plus étroits engendrent la croissance. La croissance génère des
recettes fiscales.
Et nous reverserons ces revenus à ceux qui les ont créés en premier lieu – le
peuple britannique, grâce à son travail quotidien.
Voilà la différence entre nous et le parti Réforme. Leur réduction d'impôts est
financée par la cruauté. La nôtre est financée par la croissance d'une économie
plus forte.
Nous l'avons déjà fait. Nous pouvons le refaire.
Et nous pouvons aller plus loin, en nous attaquant à une seconde injustice –
une injustice que nous n'avons pas traitée lorsque nous étions au gouvernement.
À l'époque, nous nous sommes, à juste titre, concentrés sur le relèvement de
l'abattement personnel – mais nous avons laissé davantage de personnes basculer
dans la tranche d'imposition à 40 %.
Et les taxes déguisées post-Brexit ont incité de plus en plus de gens à payer
ce taux d'imposition plus élevé.
Il y a trente ans, seulement 2 millions de personnes y étaient soumises.
Aujourd'hui, elles sont 9 millions. Un régime fiscal conçu pour les courtiers
en bourse pénalise désormais les enseignants et les infirmières. C'est injuste.
C'est inadmissible.
Et, fait révélateur, le parti Reform a déclaré qu'il ne ferait rien à ce sujet.
Mais nous, nous agirons. Car notre plan de croissance nous permettra de relever
le seuil de 40 pence à 56 000 £, ce qui exemptera des centaines de
milliers de personnes de l'impôt à taux élevé.
Développer notre économie avec l'Europe. Soutenir nos excellentes entreprises
britanniques. Redonner du pouvoir d'achat aux citoyens.
Voilà notre vision d'une économie meilleure. Une vision libérale où chacun en
ressent les bienfaits.
Mais, chers collègues, il y a un changement plus important et plus fondamental
dont nous devons parler.
Un changement dans la nature même de la politique.
Car les problèmes que connaît notre pays, les crises auxquelles nous sommes
confrontés – la crise de la maternité, la pénurie de logements, le scandale des
eaux usées, le coût de la vie, le sentiment que rien ne fonctionne comme il le
devrait – ne sont en aucun cas imputables au peuple britannique. Pas une seule
seconde.
Voilà les échecs des gouvernements. Des gouvernements travaillistes. Des
gouvernements conservateurs. Des gouvernements du SNP à Holyrood. Ce sont les
échecs des gouvernements qui n'écoutent pas, qui prennent les gens pour acquis
et qui les déçoivent.
Mais voici la bonne nouvelle : il n’existe aucune défaillance des
gouvernements britanniques qui ne puisse être corrigée par le talent du peuple
britannique. Absolument aucune.
Nous avons les ingénieurs et les entrepreneurs, les enseignants et les
soignants, les scientifiques, les petits commerçants qui ouvrent à six heures
du matin et ferment à dix heures du soir.
Ce n'est pas le travail acharné qui manque à notre pays. Ce n'est pas le talent
qui nous fait défaut. Ce qui nous manque, c'est un système qui permette aux
gens d'exploiter pleinement leurs talents.
Notre Royaume-Uni est un grand pays. Un pays vraiment formidable. Mais c'est un
pays freiné dans son développement. Freiné par des gouvernements qui l'ont
abandonné et par un système défaillant.
Et c'est nous qui donnerons au peuple britannique le pouvoir et la liberté de
faire progresser notre pays.
Pas la réforme, avec sa politique de griefs et de reproches.
Non pas un parti conservateur usé qui n'a tiré aucune leçon de son échec.
Ce n'est pas un parti travailliste qui ne comprend tout simplement pas de
nombreuses régions du pays.
Mais nous, les libéraux, voilà notre tâche.
Pour transformer notre système politique défaillant afin de redresser notre
pays. Pour remporter le combat de notre vie.
Je ne vous dirai pas que ce sera facile. C'est un combat contre le désespoir et
le cynisme. Contre les populistes qui profitent de la division. Contre les
forces qui voudraient déchirer notre pays.
Et ces forces disposent désormais de 72 millions de livres sterling. Elles vont
déployer tous leurs moyens contre nous – et contre les valeurs qui nous sont
chères.
Mais, Conférence, nous ne reculerons pas.
Nous nous lèverons et nous battrons pour le pays que nous aimons.
Car ce combat ne se résume pas aux prochaines élections. Il s'agit de l'avenir
de notre pays. Du type de Grande-Bretagne dans laquelle nos enfants grandiront
– et pourront-ils en être fiers ?
Il ne s'agit pas simplement d'un choix entre des programmes politiques. Il
s'agit de choisir entre détruire notre grand pays et chercher un bouc
émissaire, ou le redresser en faisant confiance au peuple britannique.
Entre une politique de la victimisation et une politique d'émancipation, tel
est le choix. Et c'est à nous de le gagner.
Alors, lorsque nous quitterons cette salle, souvenons-nous pourquoi.
Pour les familles qui font leurs calculs à la table de la cuisine et qui ont
besoin que ce soit un peu plus facile.
Pour la mère qui tient son nouveau-né dans ses bras, et qui devrait pouvoir
envisager l'avenir avec espoir.
Pour John, et tous ceux qui lui ressemblent, qui méritent des soins leur
permettant de s'épanouir.
Pour cette jeune femme à sa porte, dont l'identité britannique ne devrait faire
l'objet d'aucun débat.
Construisons un pays qui travaille pour eux. Donnons plus d'argent aux gens et
plus de pouvoir entre leurs mains.
Changeons notre système politique pour bâtir un pays plus riche, plus sûr et
plus libéral au sens le plus profond du terme – non pas une étiquette, mais une
promesse.
Qui vous êtes, d'où vous venez et votre apparence ne détermineront jamais si
vous avez votre place ici ni jusqu'où vous pouvez aller.
Mes amis, c'est un combat pour l'avenir de notre pays.
Un combat pour la liberté, l'égalité et la communauté.
Un combat pour les valeurs qui nous sont chères.
C'est le combat de notre vie.
Et nous allons gagner.
> J’espère sincèrement que le Premier ministre prend au sérieux la réforme du système de soins et qu’il le prouvera en poursuivant les discussions transpartisanes entamées en juillet. Il ne peut s’agir d’une simple avalanche de gros titres à Downing Street sans actions concrètes. Je ferai tout mon possible pour placer les aidants familiaux au cœur de toute solution.
> Les concepteurs d'une IA superintelligente nous ont avertis qu'elle pourrait tous nous anéantir. Nous ne pouvons pas laisser l'avenir de l'humanité entre les mains de Trump ou des milliardaires de la tech. Un traité international est indispensable pour freiner ce développement avant qu'il ne soit trop tard.
> Nous allons réduire l'impôt sur le revenu en augmentant l'abattement personnel, et ainsi exempter 750 000 personnes ordinaires du paiement du taux supérieur de 40%.
> Andy Burnham doit tenir tête à Trump comme Mark Carney, et non pas le flatter comme Keir Starmer.
● Suisse
♦ Le Centre
> Deux fois non aux solutions rigides
Le Centre salue le large rejet dans les urnes de l’initiative sur la neutralité
et de l’initiative sur l’alimentation. Ce double NON préserve la capacité
d’action de la Suisse en matière de politique étrangère et de sécurité, et
évite la mise en place de prescriptions rigides pour notre agriculture et notre
alimentation.
Aujourd’hui, la population
suisse a largement refusé l’initiative sur la neutralité et l’initiative sur
l’alimentation. Le Centre salue ce résultat clair.
Le rejet de l’initiative sur la neutralité préserve la marge de manœuvre de la
Suisse en matière de politique étrangère et de sécurité. Dans un contexte
international incertain, notre sécurité ne se renforce pas par l’isolement,
mais par une neutralité armée crédible, une défense solide et une coopération
ciblée avec nos partenaires.
Le rejet de l’initiative sur l’alimentation confirme, pour Le Centre, que des
objectifs importants comme la sécurité de l’approvisionnement et la protection
des ressources doivent être poursuivis au moyen de mesures réalisables plutôt
que de prescriptions constitutionnelles rigides et irréalistes.
Renforcer notre sécurité, pas notre isolement
La Suisse est déjà neutre. L’initiative sur la neutralité ne l’aurait pas
rendue plus neutre ni plus sûre. Elle aurait au contraire limité sa capacité
d’action en matière de politique étrangère et de sécurité.
«Le rejet de l’initiative sur la neutralité permet à la Suisse de rester neutre
comme elle l’a toujours été, sans renoncer à sa capacité d’action. Notre
sécurité exige une neutralité crédible, une défense forte et la possibilité de
coopérer avec nos partenaires.» Philipp Matthias Bregy - président Le Centre]
Dans un environnement international de plus en plus instable, la sécurité de la
Suisse est une priorité claire. Notre pays doit renforcer sa capacité de
défense, se préparer aux nouvelles menaces et coopérer avec ses partenaires.
Les exercices communs, l’échange de connaissances et la coopération dans des
domaines comme la cybersécurité contribuent à notre sécurité, sans pour autant
remettre notre neutralité en question.
Des objectifs importants, mais une mauvaise voie
Le rejet de l’initiative sur l’alimentation ne remet pas en question
l’importance de la sécurité de l’approvisionnement, d’une agriculture indigène
forte, d’une eau potable propre et d’une utilisation responsable des
ressources. Le Centre partage ces objectifs.
«Dire non à l’initiative sur l’alimentation, ce n’est pas dire non à la
durabilité. Nous voulons renforcer la production indigène et la sécurité de
l’approvisionnement avec des solutions adaptées aux réalités de l’agriculture
suisse, plutôt qu’avec des objectifs rigides inscrits dans la Constitution.» (Yvonne
Bürgin - présidente du groupe parlementaire du Centre)
L’initiative proposait toutefois des moyens irréalistes pour atteindre ces
objectifs. La Suisse a besoin de conditions-cadres qui permettent à son
agriculture de produire durablement des denrées de qualité. La sécurité de
notre approvisionnement doit être renforcée par des mesures réalisables, et non
par des objectifs constitutionnels rigides et davantage de prescriptions
étatiques.
Agir avec responsabilité pour atteindre les objectifs
Pour Le Centre, le mandat est clair : la Suisse doit rester neutre, sûre et
capable d’agir. Elle doit également garantir durablement son approvisionnement
alimentaire et offrir de bonnes perspectives à son agriculture. Ces objectifs
exigent de la responsabilité, de la coopération et des solutions capables de
réunir une majorité.
> Un pas de plus pour notre souveraineté numérique ! Le Conseil national accepte la motion « Construire une infrastructure numérique souveraine en Suisse à l’ère de l’intelligence artificielle ». Le Conseil fédéral doit maintenant en proposer les bases légales.
> Tirer les leçons de la crise de Credit Suisse et renforcer notre place financière. Le Conseil des États soutient la proposition de Peter Hegglin : une couverture à 90 % des participations étrangères. Un succès important pour Le Centre.
> Notre sécurité a besoin d'un financement solide. Le Centre soutient les investissements nécessaires dans notre capacité de défense – avec une solution qui assume ses responsabilités et limite la charge supplémentaire pour la population et l'économie.
♦ Vert’libéraux
> La Suisse dit non à l’initiative sur l’alimentation – pas à une
agriculture durable. La sécurité alimentaire passe par des sols sains, une eau
propre et une production alimentaire résiliente, plutôt que par des objectifs
rigides. Nous continuerons à y travailler.
> La Suisse dit non à l’initiative sur la neutralité. Elle conserve ainsi la marge de manœuvre nécessaire à sa sécurité. Il faut maintenant renforcer la coopération avec nos partenaires européens, tout en restant neutres, indépendants et engagés.
● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> [Discours aux Nations Unies] (…) Depuis près de cinq ans, les généraux
russes tentent d'exécuter l'ordre insensé de Poutine de s'emparer de notre
territoire oriental, la région de Donetsk. Rien que cette année, de janvier à
août, l'armée russe a perdu 248 964 hommes sur le champ de bataille en
Ukraine. En huit mois seulement. 248 000 morts et blessés graves.
Vingt-et-un pays au monde ont une population inférieure au nombre de soldats
russes perdus durant ces huit mois. (…)
Récemment, nous avons transféré deux prisonniers de guerre nord-coréens en
République de Corée… Ces hommes sont difficiles à capturer vivants. L'un d'eux,
réalisant qu'il allait être fait prisonnier, a tenté de se suicider. Il fut
stupéfait que le destin lui ait épargné la mort. Voilà comment ils endoctrinent
les Nord-Coréens. Ils leur retirent leur liberté. Ils leur retirent leur droit
de choisir. Et ils leur inculquent l'idée qu'ils doivent mourir, quoi qu'il
arrive. Voulez-vous vraiment donner à une telle force le temps d'apprendre à
faire la guerre ? (…)
Nous savons que Poutine a récemment réitéré sa promesse aux représentants du
président américain de s'emparer de notre région de Donetsk. Il a déclaré
n'avoir besoin que de quelques mois de plus… C'est probablement la 17e ou 18e
fois en 5 ans qu'il fait cette promesse. C'est toujours la même chose :
« Encore quelques mois… » Et puis, il repousse encore l'échéance.
Poutine échouera cette fois encore. (…)
Pour la première fois de son histoire, la Russie apprend que sa fierté – son
industrie pétrolière – est au bord de l’effondrement. Mais le pétrole en
lui-même n’est pas la cible de l’Ukraine. Ni l’essence, ni le diesel. Ni les
usines, ni les ports en tant que tels… Notre cible, c’est la capacité de la
Russie à financer cette guerre, à la prolonger, à la rendre plus brutale et
plus destructrice. (…)
Depuis le début de l'année, la Russie a déjà utilisé plus de 2 100
missiles de différents types contre l'Ukraine. Plus de 950 d'entre eux étaient
des missiles balistiques. En huit mois, elle a également utilisé 63 000
drones d'attaque de différents types contre l'Ukraine, dont plus de 7 700
drones à réaction, véritables armes destructrices et dangereuses. Votre pays
survivrait-il si, par malheur, il devait faire face à une telle
situation ? (…)
Aucun responsable russe n'aurait jamais imaginé que « l'armée générale
Hiver », qui a combattu aux côtés de la Russie pendant des siècles,
changerait un jour de camp et soutiendrait ceux qui se défendent contre la
Russie. Nous ferons en sorte que cela se produise cet hiver si la Russie
continue de cibler notre système énergétique et notre chauffage. Les Ukrainiens
savent que cet hiver pourrait être très rigoureux. Mais en réponse, nous
n'aurons d'autre choix que de rendre la vie dure à la Russie également. C'est
précisément pourquoi nous disons que des mesures de désescalade sont
nécessaires avant l'hiver. (…)
Mettre fin à la guerre menée par la Russie, c'est enfin ralentir le
développement rapide des armes de destruction massive – un processus qui s'est
poursuivi tout au long de ce conflit et qui constitue déjà une menace mondiale.
Et nous devons le ralentir avant d'atteindre la prochaine étape. Car dès
l'année prochaine, il est fort possible que l'intelligence artificielle – et
non plus seulement les humains – commence à décider du cours des opérations sur
le champ de bataille. Nous avons besoin de paix avant d'en arriver là.
> Nos troupes déployées dans le secteur de Lyman, dans la région de Donetsk, dans le cadre de l'opération Vivaldi, ainsi que le groupement des forces aéroportées engagé dans une autre opération de défense active, ont obtenu des résultats importants. Les forces d'occupation continuent d'être neutralisées et les objectifs fixés sont atteints. Le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Mykhailo Drapatyi, a présenté un rapport aujourd'hui. Au total, cette semaine, sur l'ensemble des secteurs d'opérations de combat en front, nos unités ont neutralisé 10 660 soldats russes, tués ou blessés. Chaque perte russe est confirmée par des preuves vidéo. Les combats les plus intenses se déroulent dans les secteurs de Pokrovsk, Kostiantynivka et Lyman. Des missions sont également menées dans les régions de Zaporijia, Kharkiv et Soumy. Au vu des résultats de cette semaine, les combattants du 3e corps d'armée et de la 68e brigade aéroportée Oleksa Dovbush du 8e corps des forces aéroportées des forces armées ukrainiennes méritent une reconnaissance particulière. Merci à tous pour ces résultats, soldats ! Chaque semaine de succès sur le front ukrainien, qui devient le nôtre, empêche la Russie de lancer une offensive d'envergure contre l'Ukraine. Le commandant en chef et moi-même avons également défini nos prochaines actions. Gloire à l'Ukraine !
> La semaine dernière, les Russes ont lancé plus de 2 200 drones d'attaque contre l'Ukraine, ainsi qu'environ 1 650 bombes aériennes et 38 missiles de divers types, dont un nombre important de missiles balistiques. La nuit dernière, des personnes ont tragiquement perdu la vie lors de frappes russes. Trois personnes ont été tuées dans la région de Zaporijia. À Kyiv, un homme a été tué par une frappe de drone. J'adresse mes condoléances aux familles et aux proches des victimes. Des bâtiments résidentiels, des infrastructures énergétiques et d'autres infrastructures civiles ont été attaqués dans les régions d'Odessa, Kharkiv, Soumy, Mykolaïv, Kherson, Poltava, Jytomyr et Kyiv durant la nuit. Ce matin, les Russes ont frappé un centre de données à Kyiv à deux reprises. Trois personnes ont été blessées lors de la première frappe, dont deux enfants. Nous travaillons sans relâche avec les Européens, les Américains, les Canadiens, les Japonais, les Australiens et d'autres partenaires pour renforcer notre défense et promouvoir une véritable diplomatie. Malheureusement, la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud, les pays du G20 et les pays du Sud ne prennent pas une position ferme et constante. En effet, chacun de ces pays exerce une influence sur la Russie et peut contribuer à instaurer la paix. Garantir une sécurité digne et assurée en Ukraine, c'est renforcer la sécurité et la stabilité dans le monde. Je remercie tous ceux qui s'engagent et aident l'Ukraine.
> De toute évidence, les Russes ne se préparent pas à mettre fin à leur guerre, du moins pas pour l'instant. Poutine trouve toujours un prétexte fallacieux : refuser les rencontres, les réunions trilatérales, les discussions, la fin du conflit, l'arrêt des massacres… C'est la même chose depuis des années, et tous nos partenaires le ressentent. Il cherche des excuses pour poursuivre la guerre. Son discours est toujours le même, comme l'a démontré notre récente rencontre avec le président américain. Les États-Unis partagent ce point de vue. La Russie doit se résoudre à investir son argent non pas dans la mort, mais dans autre chose : elle doit avoir la volonté de mettre fin à cette guerre. Nous y travaillons ensemble, avec les États-Unis, l'Europe, le Canada, le Japon et de nombreux autres pays à travers le monde qui soutiennent l'Ukraine. Dans les prochains jours et tout au long du mois d'octobre, une intense activité diplomatique sera déployée pour faire évoluer la situation. Mais au-delà de cela, la loi Lindsey Graham et les autres mécanismes de pression doivent être intensifiés.
> L'année prochaine, la Russie prévoit de consacrer 12 milliards de dollars à la seule production de drones à réaction et de munitions rôdeuses. Bien entendu, cela ne concerne pas uniquement l'Ukraine. Le taux d'interception des drones à réaction ukrainiens est actuellement de 55 %. En septembre, les Russes ont lancé plus de 2 730 drones de ce type, dont plus de 1 500 ont été abattus ou neutralisés. Malheureusement, une part importante atteint encore ses cibles. Mais progressivement, l'Ukraine renforcera ses défenses, pour atteindre un niveau au moins équivalent à celui dont nous disposons déjà contre les drones conventionnels, dont plus de 90 % sont neutralisés. Cette situation concerne également nos partenaires. De nombreux services de renseignement disposent d'informations selon lesquelles les Russes souhaitent étendre leur guerre, leurs activités, à d'autres pays, voire à d'autres régions. C'est pourquoi nous devons nous défendre ensemble, de manière préventive. Et c'est précisément la raison pour laquelle nous discutons avec nos partenaires de sanctions plus strictes.
> Le comportement de la Russie, son choix, est de poursuivre l'escalade. La Russie continuera ses attaques hybrides contre divers pays européens, et pas seulement les membres de l'OTAN. Des attaques hybrides et des frappes de drones sont menées contre la Moldavie, qui n'est membre ni de l'OTAN ni de l'Union européenne, ainsi que contre l'Allemagne et la Roumanie. Nous avons proposé notre aide à de nombreux pays, en priorité à ceux qui nous soutiennent dans ce conflit. La signature d'un accord sur les drones ne se limite pas à la vente de drones ou de missiles. Il s'agit également de coproduction et de partage d'expérience. Cet échange d'expériences en est un élément essentiel.
> Le président Trump et moi-même avons eu une réunion au cours de laquelle nous avons abordé des questions générales. Nos équipes de négociation respectives ont ensuite tenu une réunion séparée et approfondie. L'accord est le suivant : nous informerons la partie européenne et discuterons de ces détails avec elle ; les Américains s'entretiendront avec les Russes ; et dans dix jours, nous reviendrons avec des conclusions et des résultats, sous une forme ou une autre. Concernant une réunion trilatérale Ukraine-États-Unis-Russie, la partie américaine a proposé de la préparer et de se réunir au niveau technique. Nous attendons que les États-Unis proposent une date. Les États-Unis ont proposé les Émirats arabes unis comme lieu de cette réunion. Des accords concrets existent concernant les licences Patriot. Lors de notre réunion, le président Trump a souligné qu'il avait pris sa décision finale : l'Ukraine recevra les licences nécessaires pour produire des missiles Patriot.
> Concernant le déficit budgétaire de 27 milliards de dollars, la majeure partie de cette somme est destinée à nos drones, missiles et équipements pour nos soldats. Un tiers de ce financement est alloué aux drones pour janvier, février et mars 2027. Si nous ne passons pas commande et ne payons pas ces drones en octobre et novembre, nous serons confrontés à de graves difficultés. Nous avons discuté de cette question en détail avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, afin d'identifier les programmes disponibles et les moyens d'aider l'Ukraine. Leurs réactions ont été positives et constructives. Chacun comprend l'importance cruciale de combler ce déficit. Chacun comprend également que l'Ukraine ne peut être laissée seule et qu'il est impératif d'investir davantage dans les drones et missiles de fabrication ukrainienne, car la majeure partie de ce déficit correspond précisément aux fonds nécessaires à l'armement. Chacun comprend la difficulté de traverser cette période marquée par des frappes incessantes. L'Ukraine ne sera pas abandonnée. L'UE nous soutient et le FMI poursuivra ses programmes. J'ai reçu un accueil favorable de nos partenaires et je leur en suis reconnaissant. J'ai remis l'ensemble de ce cadre au Premier ministre ukrainien. En collaboration avec le ministre des Finances et le chef du Service de renseignement extérieur, il examinera tous les détails, car une partie de ce financement pourrait provenir de l'accord sur les drones. Une réunion se tiendra ensuite prochainement, soit en Ukraine, soit à Bruxelles.
> J'ai rencontré à New York les dirigeants de plus de 30 grandes entreprises américaines et des membres du Groupe consultatif économique. Ce groupe de participants était très diversifié, et je remercie chacun d'entre eux pour l'attention qu'ils ont portée à l'Ukraine, leur soutien et leurs chaleureux témoignages à l'égard de notre peuple. La sécurité et la résilience économique sont étroitement liées. Nous avons surtout discuté des moyens d'aider l'Ukraine à traverser cet hiver, de soutenir notre économie et de protéger notre population. De nouveaux investissements seront réalisés dans les technologies de défense et la production conjointe, et nous avons également conclu des accords sur des projets énergétiques communs. Le renforcement de notre résilience dans différents domaines constitue la priorité de notre État et de nos partenaires à l'approche de l'hiver. Nous avons également évoqué la création d'un fonds souverain, l'assurance contre les risques de guerre et les options de financement déjà accessibles aux investisseurs américains. Nous apprécions grandement tous ceux qui travaillent déjà avec l'Ukraine et nous espérons voir se multiplier ce type de partenariats. Merci !
> J'ai eu une discussion approfondie avec Ursula @vonderleyen sur les moyens de garantir la résilience financière de notre pays cette année et l'année prochaine. Nous sommes reconnaissants à l'UE pour sa décision concernant le prêt de 90 milliards d'euros, et l'Ukraine respecte ses engagements au titre de ce prêt afin de couvrir autant que possible le déficit budgétaire. Nous avons convenu que nos équipes travailleraient également sur d'autres solutions pour apporter un soutien financier. Nous avons également abordé la question des sanctions. À l'heure où la Russie mène des attaques brutales contre notre population – et où, même en ce moment, pendant l'Assemblée générale des Nations Unies, des alertes aériennes sont en cours dans de nombreuses régions en raison de drones et de missiles balistiques – toute annonce concernant la levée des sanctions contre des oligarques russes serait contre-productive et se retournerait contre nous. Les guerres prennent fin par la détermination et la force, et non par des concessions à l'entourage de l'agresseur. Je remercie Ursula pour sa volonté d'œuvrer à l'ajout de noms russes aux listes de sanctions de l'UE. Ce sont ces types de mesures qui nous rapprochent d'une paix juste et d'une sécurité garantie. Merci !
> J'ai rencontré Emmanuel Macron. Nous avons principalement évoqué la sécurité et le plan d'aide hivernale pour l'Ukraine. Nous sommes également prêts à leur fournir des systèmes de défense aérienne SAMP/T et des missiles supplémentaires grâce aux financements disponibles dans le cadre du prêt de l'UE. Nous poursuivons nos efforts sur la possibilité de produire ces systèmes de défense aérienne et ces missiles en Ukraine, ainsi que sur le programme antimissile balistique FREYJA, développé conjointement avec nos partenaires. Nous attendons les premiers résultats cette année. Nous mettons tout en œuvre pour renforcer la protection de notre population. Merci, Emmanuel ! Merci, France !

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